Valyria

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Valyria
Informations
V.O. Valyria
Nature ville disparue
Localisation
Mm valyria.jpg

Carte Valyria2.png

Carte de la région de Valyria :
1-5-7-8 : cité en ruines
2 : Contrées de l'été constant
3 : mer Fumeuse
4 : Oros
6 : Tyria
9 : mer d'Été

Valyria est une ville disparue depuis près de quatre cents ans et l'ancienne capitale de l'empire valyrien appelé les Possessions. La ville était située sur une péninsule bordant l'ouest de l'actuelle baie des Serfs et occupée actuellement par la mer Fumeuse et les Contrées de l'été constant. Depuis cette cité, les Valyriens ont fondé une civilisation qui a marqué de son empreinte une grande partie du grand continent est et qui s'est étendue jusqu'à Peyredragon. Les maisons Targaryen, Baratheon[1], Velaryon[2] et Celtigar[3] sont issues de cette civilisation.

Histoire

Valyria n'était qu'une civilisation mineure de bergers avant la découverte des dragons vivant dans les Quatorze Flammes, une chaîne de montagnes volcaniques de la péninsule occupée par les Valyriens. Ils apprirent à élever et domestiquer les dragons pour en faire de terribles montures de guerre. Ils s'installèrent d'abord sur toute la péninsule, fondant un empire, les Possessions, composé de grandes cités reliées par un réseaux de routes rectilignes menant à Valyria[4][5].

L'Empire ghiscari tenta d'arrêter l'expansion de cette jeune civilisation lors de cinq grandes guerres, toutes gagnées par Valyria grâce à ses dragons[6]. La dernière guerre se conclut par la chute de l'Empire ghiscari et par la destruction de sa capitale, Ghis, près de cinq mille ans avant la Conquête, Valyria s'appropriant la plupart des colonies ghiscaries d'Essos, des îles du Basilic ou de Sothoryos[7][8][9][10].

Icone loupe.png Voir article détaillé : Guerres ghiscaries.

Les Valyriens apprirent des Ghiscaris la pratique de l'esclavage et l'abondance des ressources minières (cuivre, étain, fer, argent et or) des Quatorze Flammes poussa le jeune empire à s'étendre sur une grande partie du continent dans le seul but de mener toujours plus d'esclaves pour travailler (et mourir) dans les mines[11][12].

Valyria se tourna ensuite vers l'ouest et établit une première colonie à l'embouchure de la Rhoyne, l'antique Volantis, puis d'autres en amont du fleuve (Volon Therys, Valysar et Selhorys). Elle cohabita ainsi plusieurs siècles avec le peuple du fleuve, les Rhoynars, mais l'avancée des Valyriens le long du cours de la Rhoyne provoqua de plus en plus de tensions avec les Rhoynars. Commença alors une longue période de guerre entre les deux peuples, qui dura près de deux cent cinquante ans et qui atteignit son point culminant au terme de la seconde guerre des Épices avec la destruction de Sarhoy, puis de Chroyane et l'exil de la princesse Nymeria.

Icone loupe.png Voir article détaillé : Guerres rhoynaises.

Valyria établit également de nouveaux comptoirs commerciaux sur les côtes du détroit, Pentos notamment, qui absorbèrent peu à peu l'ancien royaume d'Andalos. Refusant de disparaître, le peuple andal retourna dans sa région d'origine de la Hache, puis prit la mer et s'exila en Westeros[13]. D'autres cités valyriennes furent bâties comme avant-postes militaires (Volantis et Essaria), comme comptoirs commerciaux (Tyrosh, Myr et Pentos), comme site de villégiature (Lys) ou du fait de schismes religieux (Norvos, Qohor et Lorath), mais toutes restèrent autonomes vis-à-vis de Valyria[14] tout en servant de relais à la puissance de leur maîtresse (ainsi, des Volantains figurent dans les forces valyriennes ayant vaincus les Rhoynars[15]).

Cependant, Valyria ne fut pas une civilisation à proprement parler expansionniste. En effet, elle fut rarement en conflit avec le royaume de Sarnor, pourtant voisin et avec qui elle préféra commercer[16] (ainsi qu'avec l'empire Doré de Yi Ti[17]), tout comme elle ne chercha pas à punir Braavos, suite au dévoilement d'Uthero[18] ou à étendre ses colonies en mer d'Été[9][10]. De même, les guerres Esclavagistes virent les Estiviens mettre fin aux raids des Possessions sur leurs îles sans réaction apparente de Valyria[19].

La civilisation valyrienne fut détruite lors d'un cataclysme appelé le Fléau de Valyria en l'an -102[N 1], Valyria étant alors à l'apogée de sa puissance et la plus grande cité du monde[3] : les Possessions s'étendaient alors sur la majeure partie du continent oriental située à l'ouest des Os[20], jusqu'au détroit, et même au-delà, avec l'île de Peyredragon, limite occidentale de l'empire depuis deux cents ans[21][20] mais, curieusement, pas jusqu'au continent même de Westeros[22]. Mais en quelques heures seulement, Valyria, la capitale millénaire de l'empire, fut totalement anéantie et la péninsule valyrienne fut brisée, la transformant en un réseau d'îles entourées par la mer Fumeuse. Près de quatre cents ans après, cette zone est toujours considérée comme hantée par des démons et la plupart des gens évitent de s'y rendre[23].

Icone loupe.png Voir article détaillé : Fléau de Valyria.

Culture

La langue de Valyria était le haut valyrien et ses habitants, les Valyriens, célèbres pour leurs chevelures argentées et leurs yeux mauves, caractéristiques que l'on ne trouve chez aucun autre peuple connu.

Le gouvernement des Possessions semble être apparenté à une république dominée par une oligarchie d'une quarantaine de puissantes familles[24][3], disposant chacune de ses propres dragons[25], mais où tout propriétaire terrien avait le droit de vote[8]. Les Seigneurs Dragons pouvaient choisir parmi eux un archonte afin de gouverner pendant un temps limité, et il fut très rare qu'une seule et même famille régnât sur Valyria[8], mais on peut trouver dans les Possessions des sphinx valyriens, énormes statues à corps de dragons et à tête d'hommes ou de femmes, semblant honorer des monarques[22]. On retrouve sensiblement cette forme de démocratie oligarchique (à quelques variantes près) dans les cités libres, Tyrosh ayant même conservé le titre d'archonte[26].

Ces familles pratiquaient une endogamie poussée jusqu'à l'inceste, frères et sœurs se mariant entre eux, sans doute pour préserver la « pureté » du sang (en revanche, la polygamie n'était pas pratiquée)[3].

Concernant les religions, les Valyriens jouissaient d'une totale liberté de culte, les Seigneurs Dragons laissant prospérer au sein des Possessions une multitude de sectes et de croyances diverses, s'estimant eux-mêmes au-dessus des dieux. Cela permettait également d'éviter toute révolte de grande ampleur en divisant les sujets de Valyria. Nombre de Valyriens croyaient ainsi en plusieurs dieux au gré de leurs besoins, d'autres n'en n'adoraient qu'un seul, ou au contraire, n'en honoraient aucun, ce qui provoquaient de violents affrontements. Si bien que trois des cités libres, Lorath, Norvos et Qohor, furent fondées par des sectes dissidentes n'acceptant plus la tolérance religieuse prônée par Valyria[27]. Il est admis que les trois dragons d'Aegon I Targaryen portaient le nom de trois divinités valyriennes (Balerion, Meraxès et Vhagar)[28][29], tout comme celui de la reine Rhaenyra Targaryen (Syrax)[30].

Outre le fait d'avoir été une civilisation esclavagiste, les Valyriens sont également célèbres pour leur utilisation de la magie, qui semble être en relation avec le sang et le feu (devise de la maison Targaryen)[31]. On doit à cette sorcellerie l'acier valyrien dont les secrets de fabrication se sont perdus avec la chute de la civilisation valyrienne[32], les chandelles de verre qui permettaient aux sorciers de Valyria de communiquer entre eux à distance, et l'architecture caractéristique de Peyredragon. On prétend en effet que les sorciers valyriens façonnaient la pierre par magie et qu'ils donnaient à leurs forteresses l'aspect de dragons entremêlés afin de terrifier d'éventuels agresseurs[21]. Ils utilisaient également des sorts et des cors magiques pour dresser leurs dragons[33].

Survivance

Héritage

Les cités libres survécurent au Fléau et devinrent autant de nations indépendantes continuant à parler des dialectes issus du haut valyrien, tout comme les cités esclavagistes de la baie des Serfs (qui gardent tout de même l'accent caractéristique de la langue ghiscarie). On trouve encore des vestiges valyriens dans les anciennes Possessions, comme le Long Pont et le Mur Noir de Volantis[34] ou la forteresse de Peyredragon[21]. Les célèbres routes valyriennes sont encore utilisées au temps de la saga et constituent même les principales voies de circulation dans l'ouest d'Essos. Il subsiste également d'innombrables armes en acier valyrien (mais seulement deux cent vingt-sept à Westeros selon les Inventaires d'Archimestre Thurgaud)[12] ainsi qu'un certain nombre de textes anciens (dont Les Feux des Possessions de Galendro) et d'objets d'art (tels les deux sphinx ornant l'entrée de la salle du conseil au Donjon Rouge[35]).

Certaines familles d'origine valyrienne survécurent dans les cités libres, comme Lys et surtout Volantis et c'est d'ailleurs de cette cité que partit la seule tentative sérieuse de restaurer l'empire lors du Siècle de Sang.

Icone loupe.png Voir article détaillé : Siècle de Sang.

Une centaine d'années après le Fléau, les Targaryen utilisèrent les trois derniers dragons pour envahir Westeros et perpétuer une partie des traditions valyriennes.

Icone loupe.png Voir article détaillé : Conquête.

Tentatives de conquête et d'exploration

Peu de temps après le Fléau, Aurion, un Seigneur Dragon de Valyria, qui avait échappé à la catastrophe en étant en visite à Qohor, se proclama aussitôt premier empereur de Valyria. Il leva une armée de trente mille Qohoriens afin de s'approprier les ruines des Possessions. Nul ne sait ce qu'il est advenu de lui et de son armée[20].

Au cours du siècle suivant le Fléau, le roi du Roc Tommen II Lannister, sur les conseils de son fou, prit la tête d'une expédition navale vers Valyria pour s'emparer de ses richesses et de ses secrets. Il disparut après une escale à Volantis, et, avec lui, l'épée d'acier valyrien de sa maison, Rugissante. En l'an 291, à bord du Lion éjoui, Gerion Lannister se lance dans une quête pour retrouver Rugissante, mais il subit le même sort mystérieux que son ancêtre[36][37][38].

À la fin du Siècle de Sang, alors que Volantis accumule les défaites, les triarques envoyèrent une flotte revendiquer les ruines de Valyria, mais elle disparut elle aussi en mer Fumeuse[39]

Après son exil des îles de Fer en l'an 296, Euron Greyjoy prétend avoir navigué sur la mer Fumeuse pour explorer l'antique Valyria[40]. Il y aurait trouvé le cor Dompte-dragon[41].

Cartes

Sont ici rassemblées les cartes couvrant Valyria et les Contrées de l'été constant, à l'exception de certaines des Possessions telles les cités libres.

Carte politique

Valyria-carte-pol.jpg

Légende

Carte topographique

Valyria-carte-geo.jpg

Carte géographique

Valyria-carte-glo.jpg

Légende

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. Les origines de la saga, l'encyclopédie écrite par mestre Yandel, est légèrement ambiguë sur la date du Fléau : "Twelve years before the Doom of Valyria (114 BC), Aenar Targaryen [...] moved [...] to Dragonstone [...]." (Les origines de la saga, La Conquête.). La formulation de la phrase ne permet pas de trancher de manière définitive si 114 av.C. correspond à l'exil des Targaryen (ce qui ferait que le cataclysme serait à dater de 102 av.C.), ou bien au Fléau lui-même (ce qui ferait que l'exil des Targaryen serait à dater de 126 av.C.).

Références

  1. Appendices AGOT.
  2. A Clash of Kings, Chapitre 11, Davos.
  3. 3,0, 3,1, 3,2 et 3,3 Les origines de la saga, La Conquête.
  4. A Game of Thrones, Chapitre 24, Daenerys.
  5. Les cartes du monde connu, Essos.
  6. A Storm of Swords, Chapitre 28, Daenerys.
  7. A Storm of Swords, Chapitre 24, Daenerys.
  8. 8,0, 8,1 et 8,2 Les origines de la saga, L'ascension de Valyria.
  9. 9,0 et 9,1 Les origines de la saga, Sothoryos.
  10. 10,0 et 10,1 Les origines de la saga, Les îles du Basilic.
  11. A Feast for Crows, Chapitre 23, Arya.
  12. 12,0 et 12,1 Les origines de la saga, Les colonies de Valyria.
  13. Les origines de la saga, L'arrivée des Andals.
  14. Les origines de la saga, Les cités libres.
  15. A Dance with Dragons, Chapitre 19, Tyrion.
  16. Les origines de la saga, Les prairies.
  17. Les origines de la saga, Yi Ti.
  18. Les origines de la saga, Braavos.
  19. Les origines de la saga, Les îles d’Été.
  20. 20,0, 20,1 et 20,2 Les origines de la saga, Le Fléau de Valyria.
  21. 21,0, 21,1 et 21,2 A Clash of Kings, Chapitre 01, Prélude.
  22. 22,0 et 22,1 A Dance with Dragons, Chapitre 06, Tyrion.
  23. A Storm of Swords, Chapitre 09, Daenerys.
  24. So spake Martin, 26 juin 2001, "SF, Targaryens, Valyria, Sansa, Martells, and More" sur www.westeros.org.
  25. So spake Martin, 28 juil. 2012, "Asshai.com Interview in Barcelona" sur www.westeros.org.
  26. Les origines de la saga, Les Filles Querelleuses.
  27. Les origines de la saga, Norvos.
  28. A Clash of Kings, Chapitre 13, Daenerys.
  29. A Storm of Swords, Chapitre 58, Daenerys.
  30. Le Prince vaurien.
  31. A Feast for Crows, Chapitre 46, Samwell.
  32. A Game of Thrones, Chapitre 28, Eddard.
  33. A Dance with Dragons, Chapitre 72, Daenerys.
  34. A Dance with Dragons, Chapitre 28, Tyrion.
  35. A Game of Thrones, Chapitre 21, Eddard.
  36. A Storm of Swords, Chapitre 33, Tyrion.
  37. A Dance with Dragons, Chapitre 34, Tyrion.
  38. Les origines de la saga, Les terres de l'Ouest.
  39. A Dance with Dragons, Chapitre 15, Tyrion.
  40. A Dance with Dragons, Chapitre 57, Le prétendant de fer.
  41. A Dance with Dragons, Chapitre 64, Victarion.