Saison 7, épisode 7 : The Dragon and The Wolf

Visuel L'estivale 2017 (Riusma pour La Garde de Nuit)

Ce résumé vous est proposé par Jon, fanboy de la première heure de Kit Harington, et fervent défenseur de la cohérence interne de la série. (Non.)

Et c’est parti pour le dernier épisode de cette saison, qui nous aura apporté son lot de déceptions et d’incohérences… (Oui, dès le previously j’ai été mis de mauvaise humeur par le rappel de l’absurde balade au Nord de l’épisode 6, ça m’a mis dans de bonnes prédispositions, vous voilà prévenus !)

Welcome to the jungle

L’épisode s’ouvre sur un plan de Ver Gris à la tête des Immaculés, qui sont enfin arrivés à Port-Réal – à croire que ce sont les seuls à ne pas avoir eu le mémo disant que le téléporteur était en open-bar cette saison. Pendant que Bronn et Jaime font un concours de « kikidit le plus de fois « cock » dans la conversation » en haut des remparts, les Dothrakis arrivent en hululant – ils n’ont pas de connaissance en siège, mais ils pourront toujours expérimenter la technique « rendre fous les assiégés », aussi appelée « technique de l’alarme de voiture toute la nuit », au besoin. Au passage, on ne sait pas ce que toute cette horde a fait depuis la dernière fois qu’on l’a vue à l’épisode 5 : une petite balade dans la campagne ouestrienne, agrémentée de pique-niques champêtres ? Mais passons, après tout, on nous a parlé une fois dans la saison de problèmes de ravitaillement, considérons que ça sert de caution « Si si, on y a pensé, la preuve »…

You close your eyes, and hope that this is just imagination

Nous voilà à présent en route vers Fossedragon (dont on vous parlait justement dans l’article concernant la mort des dragons). Nous allons avoir droit à une sacrée concentration de personnages durant cet épisode, et les rencontres commencent sur le chemin, avec en particulier les retrouvailles du trio Tyrion – Bronn – Pod (et sa « magic cock », un point de plus pour Bronn !), et du duo Sandor – Brienne (très fiers de leur petite dernière, Arya, qui rentre déjà en 6ème, ça pousse si vite les enfants, mais ils l’ont bien élevée, les grands viendront pas l’embêter).
Une fois dans l’arène, la tension monte, tout le monde observe les gardes Lannister qui se postent tout autour : c’est vrai qu’on se sent un peu comme dans une souricière, était-ce vraiment une bonne idée de venir se jeter dans la gueule du lion ? Trop tard pour faire marche arrière en tout cas, la délégation Lannister arrive, avec son nouveau lot de retrouvailles, qui se font cette fois par de significatifs échanges de regards : Gregor et Sandor, Cersei et Tyrion, Euron et Theon, et Jaime et Brienne, pour apporter un peu d’amour dans ce monde de haine. Le Limier ne se contente pas d’un regard noir, il va se confronter à son frère (pas aussi impressionnante que dans mes souvenirs la Montagne d’ailleurs…) puis part bouder.
C’est enfin l’arrivée de celle qu’on attendait tous : Daenerys débarque à dos de dragon pour finir l’étalage de sa puissance. Et c’est là qu’on se rend compte que les problèmes de proportion n’ont pas du tout été résolus : Drogon a l’air énorme et de pouvoir à peine tenir dans l’arène. C’est probablement le but, pour montrer au téléspectateur à quel point il est impressionnant, mais on oublie au passage que l’endroit a été construit justement pour les dragons, et devrait être adapté en conséquence… (« Mais si on y a pensé, Tyrion dit que c’était l’habitat de Balerion, la preuve ! »)
Première passe d’armes entre Cersei, pas impressionnée du tout, et Daenerys : « We’ve been here for some time. » – « My apologies. » Un point partout, balle au centre, j’aime beaucoup. Puis Tyrion prend la parole… et se la fait couper par Euron, et j’aime tout de suite beaucoup moins ; heureusement, le Fer-né se fait vite remettre à sa place, mais j’ai un peu mal tellement il est ridicule… (Pour comparer avec la personnalité qu’est supposé avoir Euron, voir notre article sur le roi des îles de Fer). Cersei et Tyrion, heureusement, rattrapent le coup, ce qui nous permet de supporter le discours de notre inexpressif Nordien préféré (ou pas) – qui nous apprend au passage que les tensions actuelles durent depuis cinquante ans. La voilà l’explication à tous nos troubles spatio-temporels ! En fait, le temps est passé, c’est juste que tous les personnages sont très bien conservés…
Après tous ces discours, on passe enfin aux choses sérieuses : Sandor apporte la pièce de résistance. Après quelques sueurs froides pendant lesquelles rien ne se passe (« Oh non, pitié, faites qu’on n’ait pas eu à subir tout ça pour rien, s’il-vous-plaît-s’il-vous-plaît-s’il-vous-plaît »), le cadavre passe à l’attaque, et fait son petit effet. Professeur Jon nous fait un petit cours sur comment tuer les morts, mais la classe est très dissipée, trop occupée à regarder l’animation. C’est ça de vouloir faire des classes interactives, ça réduit l’attention des élèves…
En tout cas, le spectacle a fonctionné, Euron décide de partir se réfugier sur ses îles, et Cersei, enfin impressionnée, accepte la trêve… à condition que le roi du Nord prolonge cette trêve ad vitam æternam, et ne prenne pas parti. Bien évidemment, Jon gâche de nouveau tout, il a déjà ployé le genou devant tatie, et en plus il veut la ken, alors il peut pas la trahir comme ça, ça se fait pas ; Cersei apprécie pas trop de s’être faite basher pour une meuf avec les cheveux blancs, du coup elle part bouder, et elle fera pas la paix, na ! Brienne essaie de convaincre Jaime de pas partir avec sa sœur (« Eh, j’ai plein de prétendants maintenant hein, je pourrais en choisir un autre que toi ! ») mais ça ne fonctionne pas vraiment (« Non mais moi je la ken elle en fait je sais pas comment te dire c’est gênant… »). On récupère quand même une belle réplique de Brienne au passage, à base de « Fuck loyalty », venant d’elle c’est quand même très intéressant, c’est à noter (qu’on ne me dise pas que je ne relève que les trucs mauvais).

Give it to me, I’m worth it

C’est au tour de Tyrion d’essayer de rattraper les conneries de Jon, il va donc aller parler à Cersei en tête à tête (logique, ils s’aiment très forts). Avant d’entrer, il parle un peu à Jaime qui a l’air de l’avoir pardonné, c’est déjà ça. La conversation entre Tyrion et Cersei se révèle assez intéressante, malgré une conclusion plutôt décevante. En particulier quand Tyrion explique à Cersei que la différence principale entre elle et Daenerys est que cette dernière s’est choisi un conseiller pour « check her worst impulses », mais également quand Cersei reconnaît presque ses faiblesses en admettant que si Tywin avait été là, les choses se seraient passées différemment.
En attendant que Tyrion répare ses bêtises (ou meure), Jon se remet à chiner Daenerys, qui lui pardonne de nouveau tout (c’est très très mièvre). Ils sont interrompus par le retour du nain, suivi par toute la délégation Lannister (ils aiment bien marcher dans cet épisode, surtout que dans la série, Fossedragon est trèèèèès loin), et Cersei conclut la scène de façon très forte, en proposant une coalition offensive contre l’armée des Morts. Grosse classe.

Trahison, disgrâce

Petit interlude à Winterfell, et la palme de la réplique la plus foutage de gueule revient à Littlefinger : « It’s not easy for ravens to fly in theses storms. » AH BON ? VRAIMENT ? Quelqu’un a pensé à le dire aux scénaristes de l’épisode 6, ou comment ça se passe ?
Bref, Sansa est un peu vénère parce que LES SCÉNARISTES FONT N’IMPORTE QUOI, euh pardon, parce que Jon arrête pas de faire des trucs dans son coin sans la prévenir, du coup Littlefinger en profite pour l’encourager à se rebeller, à prendre la couronne du Nord – et à se débarrasser d’Arya au passage, parce que sinon elle va la tuer pour être Lady of Winterfell (parce que c’est évident que ça a toujours été le but dans la vie d’Arya.)

I’ll be watching you

Point stratégie à Peyredragon où les experts essaient de nous faire croire qu’ils ont cassé leur téléporteur. Ça sera la caution réalisme, et on passera de nouveau sur les problèmes d’approvisionnement, ou sur le fait que la flotte de Daenerys avait été détruite par Euron il y a quelques épisodes…
Theon et Jon ont enfin une conversation tous les deux, et Jon finit par pardonner Theon-tout-mignon : « You’re a Greyjoy, and you’re a Stark ». Il l’encourage alors à aller sauver Yara. Fort de cette nouvelle confiance en lui, Theon part se confronter à ses hommes, pas du tout motivés par son super plan. Il se bat donc avec leur leader, combat qui finit par des coups de genou complètement inoffensifs dans l’entrejambe de Theon, ce qui déstabilise totalement son adversaire et lui permet de prendre l’avantage, en se tapant une barre au passage, parce que j’avoue, c’est drôle. Les hommes sont désormais convaincus, ils prennent leurs trois barques et partent sauver Yara (sans faire plus de plan que ça, mais après tout, les plans foirent toujours dans cette série, donc c’est pas si absurde d’y aller en mode YOLO (enfin sauf Jon et Béric, mais chut)).

But I’m a creep, I’m a weirdo

Interlude n° 2, Sansa convoque Arya dans la grande salle de Winterfell. Résonnent alors de façon sinistre les accusations de meurtre et de trahison… à l’encontre de Littlefinger. Eh ouais, déso-pas-déso mon coco, t’as cru pouvoir continuer à manipuler Sansa comme tu voulais, mais l’élève a enfin dépassé le maître, et tu t’es fait avoir comme un bleu. De façon assez jouissive, Sansa confond alors lord Baelish, en rappelant certains de ses principaux méfaits, pendant qu’il panique de plus en plus (pour plus de détails sur les fourberies de Littlefinger, on a aussi un article là-dessus). Abandonné de tous, soumis aux accusations impitoyables de Sansa, avec le témoignage occasionnel de Bran-la-Corneille, il finit par supplier son ancienne « protégée »… et se fait trancher la gorge par Arya (OKLM). Une bonne chose de faite !

Goodbye my lover

Point stratégie à Port-Réal cette fois, très vite interrompu par Cersei… qui vient expliquer à Jaime qu’il ne sert à rien et qu’il est vraiment débile s’il croyait qu’elle était sérieuse avec son histoire d’alliance à trois. En vrai, Euron est parti récupérer la Compagnie Dorée à Essos, et ils vont attendre tranquillement que ça se batte dans le Nord avant d’affronter les vainqueurs. (Je me demande un peu si ça veut dire que tout était prévu, et que Cersei croyait en effet à l’existence des zombies ? Et toutes leurs réactions sont fake ? Ça me paraît un peu gros mais bon…) Jaime a beau argumenter sur la folie que ça représente, puis sur le fait qu’ils ont donné leur parole, Cersei est inflexible, elle a déjà pris toutes ses décisions… sans lui en parler à lui, son chef des armées (et occasionnellement, amant). Et ça, ça lui plaît moyennement à Jaime, donc lui aussi, il va aller bouder. Cersei aime pas trop qu’on aille bouder quand elle parle, et la Montagne aime pas trop qu’on fasse des trucs que Cersei aime pas trop, et pendant un moment je me suis vraiment demandé si Cersei allait ordonner la mort de son frère, mais elle le laisse finalement partir (ça fait quand même deux frères menacés puis épargnés en un épisode, le fratricide serait-il la limite à la folie de la reine ?). Jaime s’émancipe donc enfin, et part à cheval, seul, sous les premiers flocons. Il était temps que ça arrive.

I ain’t your mama

Interlude n° 3, Samwell arrive à Winterfell, et rend visite à Creepy-Bran. Après une scène très drôle que je n’arrive pas à résumer de façon qui me convienne (vous allez être obligés de regarder 1h30 d’épisode pour savoir. Cela vaut-il le coup ? Peut-être), les deux compères jouent à « Complétons nos informations » : Bran annonce à Sam que Jon est en fait le fils de Rhaegar et Lyanna, et s’appelle donc Sand. Sam se souvient alors de la fameuse histoire de mariage annulé et de l’autre mariage dans la foulée, et en informe Bran, qui nous gratifie de la vision. Tous deux réalisent alors que l’histoire officielle est fausse, et que toute la rébellion de Robert et les troubles qui ont suivi sont basés sur une erreur. Enfin, nous avons droit à la fin de la scène de la Tour de la Joie, et aux mots qui précédent le célèbre « Promets-moi » : Jon s’appelle finalement Aegon Targaryen (comme son demi-frère donc, oui).
En miroir de ces belles images d’amour, Jon se rend enfin dans la chambre de sa tatie pour ken (après lui avoir fait perdre un dragon et une alliance, il fallait bien qu’il serve à quelque chose…). Tyrion observe de loin, et je suis bien en peine pour interpréter ça.

Highway to Hell

Enfin, après une petite scène toute mignonne entre Arya et Sansa en haut des murailles de Winterfell, Bran envoie ses corbeaux pour une petite visio-conférence avec Fort-Levant. Béric et Tormund, en haut du Mur, voient l’armée des Morts émerger de la lisière, et tandis que résonnent les trois coups de cor, la dragon-liche monté par le Roi de la Nuit arrive et vient cracher son feu bleu sur le Mur. Tout le monde panique et essaie de s’enfuir en courant pendant que de gros blocs de glace dégringolent, et je pose la question : vraiment, personne n’a anticipé l’attaque de dragon ? Personne ne s’est dit qu’il fallait peut-être monter des balistes en haut du Mur ? C’est fort dommage, car le Mur tombe, et désormais, l’armée des Morts est en marche…

This is the end, beautiful friend

Pour conclure sur cet épisode, on peut lui reconnaître qu’il a bien préparé la prochaine saison, tout le monde est en place pour l’acte final. J’ai beau trouver la chute du Mur un peu facile, et espérer que la situation évolue différemment dans les livres, je comprends qu’après sept saisons, il fallait que les Morts traversent. On a aussi quelques moments intéressants et quelques moments drôles qui parsèment l’épisode, et j’ai trouvé moins d’incohérences que d’habitude, ce qui nous fait un bilan plutôt positif. Big Up à ma fav de la saison, Cersei, que j’ai trouvée très intéressante et très juste dans sa folie douce d’épisode en épisode (et Big Down à mon antifav de toujours, Jon, qui fait bourde sur bourde. Jon, vraiment, JPP de toi, s’il-te-plaît change de nom à la prochaine saison et fais-toi appeler Aegon, je veux plus être ton homonyme, merci).
On vous prépare un article récapitulatif sur la saison pour conclure L’Estivale, et probablement un épisode spécial du podcast le Son du Mur. Merci de nous avoir suivis tout l’été dans ce projet !