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Saison 8, épisode 5 : The Bells

Saison 8, épisode 5 : The Bells

Bienvenue dans le résumé du pénultième épisode de Game of Thrones. Un épisode qui promettait la fin de la guerre des Deux Reines (on oublie Sansa pour cette semaine, nul doute qu’elle reviendra en force pour la conclusion !). Qu’en fut-il ? Roulements de tambour, s’il-vous-plaît.

Peyredragon, le calme avant la tempête

L’épisode s’ouvre sur Varys, couchant par écrit ce qu’il a appris sur Jon (ne comptez pas sur moi pour l’appeler Aegon, je refuse d’accepter qu’il puisse porter le même prénom que son demi-frère), et expliquant donc à un destinataire inconnu toute l’histoire Rhaegar-Lyanna, et comment la légitimité au trône de Daenerys est compromise. Le message est clair, pour ceux qui ne l’auraient pas saisi lors de l’épisode précédent : Cersei n’est plus qu’un obstacle dont il faut se débarrasser, le véritable noyau de l’intrigue finale se situe entre nos deux dragonneaux.
Varys, qui retrouve enfin sa place de personnage intéressant, accueille alors Jon, qui vient donner des nouvelles de son armée. Il tâte « subtilement » (en vrai, j’ai quand même apprécié de revenir à la métaphore des deux faces de la pièce, et de l’appliquer à Jon) le terrain à propos de l’accession au trône du jeune homme, qui continue bien sûr à refuser, mais la graine est plantée.
Tyrion, qui assiste de loin à cet échange, se décide enfin à aller parler à sa reine. Daenerys, très lucide, fait pour une fois, je trouve, preuve d’une grande compréhension politique, quand elle explique que Jon l’a trahie en parlant à ses sœurs, et que Tyrion aurait dû la consulter avant d’aller comploter avec Varys.
Ce dernier, sentant son heure arriver, s’y prépare en enlevant ses bagues et en… brûlant la lettre ? Pourquoi ? A-t-il décidé qu’elle était finalement inutile ? En a-t-il envoyé une copie ? A-t-il un allié qui lit dans les flammes les papiers qu’on y brûle ? Était-ce en fait son journal intime, qu’il voulait garder secret après sa mort ? Réponse la semaine prochaine… (Ou jamais, plus probablement, mais bon.) Il laisse également derrière lui une gamine qu’il semblait être en train de former à la « petit oiseau-itude », donc on est en droit de penser qu’on verra des retombées des actions de Varys dans le prochain épisode, malgré sa mort… Car oui, en effet, Daenerys l’a envoyé chercher, et le condamne à mort. Ses dernières paroles, chargées de sens (« I hope I deserve this »), nous renvoient une dernière fois à l’enjeu de l’état mental de la reine.

Avant de quitter Peyredragon, on assistera encore à quelques scènes finissant de mettre en place les personnages pour la suite.
Tout d’abord, Ver Gris qui, quand Daenerys lui offre son seul souvenir de Missandei (son collier d’esclave, on a fait plus glamour en même temps…), le jette au feu. Il n’est pas là pour être sentimental, Ver Gris, il est là pour être tout fâché.
C’est alors Jon qui arrive, un peu penaud. Daenerys lui fait la leçon, très consciente des obstacles qui l’attendent (« I don’t have love here, I only have fear »). Mais Jon semble toujours nager dans le désarroi, et après un petit bisou, lui met un gros bash.
Enfin, un dernier conciliabule a lieu entre la reine et sa Main. Daenerys a bien compris la stratégie de Cersei, se servir de sa compassion comme d’une faiblesse, mais elle refuse désormais de se laisser arrêter ainsi. Tyrion, qui continue à défendre la ville, arrive à la convaincre d’accepter de cesser l’assaut si jamais la ville venait à se rendre – reddition qui serait symbolisée par le son des fameuses cloches qui donnent son titre à l’épisode. On sent bien qu’il va y avoir une douille quelque part dans cette affaire. Néanmoins, on peut admirer le fait que Daenerys donne ainsi encore une nouvelle chance à son conseiller, qui pourtant enchaîne les erreurs depuis un moment – comme elle lui rappelle une nouvelle fois en lui signalant que Jaime a été capturé en tentant de se rendre aux côtés de Cersei…

Sous les remparts

Tandis qu’une masse de réfugiés arrive à Port-Réal, Jon et Tyrion rejoignent le camp de leur armée, où les attend Davos, auquel Tyrion demande « un service qui ne va pas lui plaire mais qui mettra en valeur ses capacités de contrebandier ». On suppose que ça a trait à Jaime, car il ne fait aucun doute que Tyrion ne compte pas le laisser là.
Et en effet, Tyrion se rend là où Jaime est prisonnier, et se débarrasse des gardes (en les chassant, pas en les tuant, bien sûr). Daenerys risque de peu apprécier cet esprit d’initiative lorsqu’elle l’apprendra, mais Jaime reste sans doute la personne la plus importante pour Tyrion, qui ne peut le laisser sans rien faire – et qui continue même à penser qu’il arrivera à convaincre Cersei de se rendre. Jaime a une bien meilleure compréhension de la psyché de leur sœur, il sait qu’elle ne se rendra pas, et que quand un enfant est en jeu, plus aucun compromis n’est possible pour elle. Il accepte toutefois le plan de Tyrion d’essayer de la convaincre de s’enfuir avec lui. Tyrion a conscience de jouer sa vie sur cette action, mais si cela pouvait sauver Port-Réal, le risque serait récompensé. Après un gros câlin fraternel (pas les mêmes que ceux avec Cersei hein (hélas ?)), le nain quitte le manchot ; il est probable qu’ils ne se revoient jamais, et ça me rend très triste, il faut avouer qu’ils sont quand même très choupinous tous les deux.

Pendant ce temps, Sandor et Arya sont arrivés et ont traversé le camp et le contrôle de police sans problème, parce que c’est Arya Stark.

Le lendemain matin, les armées s’alignent. On voit Port-Réal (et ses cloches), et la flotte de Fer qui s’étend derrière elle ; on en profite pour nous remontrer les si efficaces scorpions disposés sur les navires et sur les remparts. Les rues de la ville se vident, les derniers réfugiés essaient d’entrer au Donjon Rouge. Arya et Sandor, qui ont apparemment passé aussi facilement l’entrée de la ville que celle du camp de Daenerys, malgré leurs armes (Arya est plus un soldat qu’un assassin maintenant), se frayent un passage pour passer les portes in extremis, tandis que Jaime, qui avait caché sa main en or mais l’agite maintenant à tout va, se fait coincer du mauvais côté et part explorer les ruelles attenantes.

La Compagnie Dorée s’installe devant les remparts (c’est apparemment la nouvelle mode chez les stratèges de mettre les armées en protection devant les murailles), et fait face à l’armée disparate de Daenerys, où se mélangent hommes du Nord, Dothrakis et Immaculés. Tyrion fait un dernier rappel des consignes en cas de sonnerie de cloches.

La fureur du dragon

Drogon sort du soleil pour foncer sur la flotte d’Euron. Soudainement, les scorpions qui étaient incroyables de précision et d’efficacité la semaine dernière ne sont plus que de grosses machines inutiles, et en quelques secondes tous les bateaux sont brûlés. C’est ensuite, avec autant de facilité, aux scorpions de la muraille que Drogon s’attaque. Puis il traverse la ville, éclate de l’intérieur les remparts qui s’effondrent sur la Compagnie Dorée, et crame le reste de l’armée. Jon lance l’assaut – mené par une charge de Dothrakis, qui sont enfin utilisés à bon escient, achève la Compagnie Dorée, et pénètre dans la ville en écrasant au passage les quelques défenseurs Lannister.
Drogon fait un petit tour des remparts, pour finir de réduire les défenses de la ville en cendre, sous le regard de Cersei, qui assiste impuissante à ce qu’on peut qualifier d’énorme débâcle. Les troupes Lannister se rendent, jettent leurs armes, et partout dans la ville montent des cris de reddition : « Ring the bells! Ring the bells! »
Après quelques instants de flottement, et de nombreux jeux de regards (en particulier ceux de Daenerys, Cersei, et Tyrion, qui semblent tous trois attendre suspendus la suite des événements), les cloches se mettent à sonner. Daenerys a gagné, elle a conquis la ville, et, au grand plaisir de Tyrion, le massacre a été évité !

La folie du dragon

Daenerys, heureuse de sa victoire, s’envole sur Drogon pour retourner à son camp, préparer la reddition des vaincus et célébrer son accession, enfin, après toutes ces années, au Trône. Elle… Daenerys ? C’est de l’autre côté ton camp ! Mais où tu vas comme ça ? Daenerys ? Tu… ? …


Daenerys a donc finalement complètement craqué. Elle lance un regard noir au Donjon Rouge et, non seulement, ne cesse pas les hostilités, mais en plus, plutôt que foncer directement sur la tour où l’attend son ennemie, elle décide de cramer tous les fuyards qui croisent son chemin, et de mettre complètement à feu et à sang la ville. En parallèle, son fidèle Ver Gris craque également, et attaque les hommes désarmés qui lui font face, relançant les affrontements. Eh oui, c’est qu’il est tout fâché Ver Gris. C’est un véritable massacre qui commence, sous les yeux choqués de Jon, qui va finalement se mettre à essayer d’aider les citadins en panique (tout comme Davos, qui lui s’y met bien plus vite).
Sous les yeux de Cersei, la ville brûle, et on aperçoit même quelques flammes vertes annonciatrices de feu grégeois. Cersei, qui semble finalement touchée par ce qui arrive, et laisse échapper quelques larmes, avant d’être convaincue par Qyburn de quitter la tour.

RDV au Donjon Rouge

Jaime, pendant ce temps, a eu le temps de quitter la ville sans encombre, puis de rejoindre la petite crique isolée où se situe la sortie du passage secret. Là, comme le hasard fait bien les choses, débarque Euron, qui avait sauté de son bateau en feu. Jaime lui propose d’aller ensemble chercher Cersei pour s’enfuir, mais Euron préfère la bagarre, alors ils se tapent dessus. Euron finit par porter un coup qui semble très très fatal, mais finalement Jaime se relève et le tue. Avant de mourir, Euron se réjouit d’avoir tué le Régicide (mais aussi d’avoir été tué par le Régicide, car cela le rend doublement régicide ? J’avoue n’avoir pas tout compris à la logique, mais on va dire que c’est parce qu’Euron est fou de toute façon et que donc c’est pas grave). Jaime, malgré sa blessure, emprunte le souterrain.

Sandor et Arya, eux, ont réussi à accéder au Donjon Rouge et, sous les éboulements de plus en plus inquiétants, Sandor finit par convaincre Arya de partir, de survivre, et de ne pas devenir comme lui, quelqu’un d’assoiffé de vengeance. Elle le remercie et le laisse. Il monte donc les escaliers, et arrive enfin à son but : le CleganeBowl va commencer ! Qyburn, qui veut s’y opposer, se fait tuer par Gregor, qui semble y tenir autant que son frère. Cersei les laisse donc, et s’enfuit. La bagarre tant attendue est légèrement déséquilibrée, car Zombie-Gregor, qu’on découvre enfin sans son armure, semble assez insensible à toute attaque de la part de Sandor. Alors qu’il est sur le point de réitérer le fameux « crounch » d’Oberyn, le Limier parvient enfin à le déséquilibrer un instant en lui transperçant l’œil. Mais, réalisant que même cela ne cause qu’un ralentissement temporaire de la Montagne, Sandor finit par employer la dernière ressource qu’il lui reste : il se jette sur Gregor, et l’entraîne avec lui du haut de la tour, pour aller s’écraser bien loin en contrebas.

Plus bas, bien plus bas, Cersei, toute seule, toute triste, est rejointe par son Jaime. Les retrouvailles sont bien plus émouvantes que n’avait été la séparation, avec un câlin tout mignon tout touchant. Malheureusement, leur sortie s’est effondrée, ils sont coincés dans les souterrains. Cersei craque enfin, mais Jaime est là pour elle, pour la soutenir et la réconforter. Et c’est ainsi, enfin retrouvés tous les deux, que le Donjon Rouge leur tombe sur la tête.

Bye bye Port-Réal

C’est par les yeux d’Arya, enfin échappée du Donjon Rouge, et soudainement redevenue semble-t-il humaine, et de Jon, enfin sorti de sa léthargie, qu’on assiste au massacre de Port-Réal. Tout brûle, tout s’effondre, tout le monde meurt, les soldats tuent, les soldats violent, l’apocalypse s’est déchaînée sur la capitale. Jon, finalement, voyant les flammes vertes qui se manifestent de plus en plus, déclenche la retraite.
Arya, un peu plus tard, émerge des décombres sous une neige de cendres, seule au milieu des ruines (avec un cheval, parce que ça fera une meilleure scène finale). Elle chevauche à travers les ruines, nous laissant constater cette image de désolation qui est tout ce qu’il reste de la ville.

Conclusion

Si l’épisode avait très bien commencé, avec un Varys enfin réveillé et une Daenerys que j’ai trouvée très juste durant le premier tiers, j’avoue avoir été ensuite un peu déçu par certains aspects. En particulier, alors que Daenerys semblait avoir réussi à se stabiliser du côté sain de la pièce, je trouve que son basculement du côté folie arrive comme un cheveu sur la soupe, et vient prendre à contre-pied le développement psychologique qui était jusque là en cours. Si elle a toujours dit qu’elle n’hésiterait pas à brûler des innocents pour accéder au trône et gagner la guerre, elle décide ici de brûler des innocents alors qu’elle a déjà gagné ; dans quel but, pourquoi, qu’est-ce que cela lui apporte ? Pour moi, la seule utilité de la retourner ainsi était de faire enfin basculer Jon en antagoniste, mais on aurait probablement pu utiliser de moins gros sabots pour amener cette dissension.
Je passe sur les scorpions qui passent, au gré des épisodes, d’armes incroyables à inutiles, et sur les stratèges qui semblent changer de camp en fonction du script, rendant toutes les batailles « trop faciles », parfois pour un camp, parfois pour l’autre ; ainsi que sur Arya qui une nouvelle fois survit miraculeusement.
J’ai tout de même apprécié un certain nombre de scènes de cet épisode : le premier tiers porté par Varys et Daenerys, je l’ai dit, mais également la dernière scène de Jaime et Tyrion, ou encore les retrouvailles et la fin de Jaime et Cersei, très touchants dans leur vulnérabilité.

La semaine prochaine, la conclusion de la série nous fera vraisemblablement assister à un dernier affrontement entre Daenerys et Jon, mais qui seront les alliés de la Reine Dragon, après cette démonstration de folie – à part Ver-Gris-le-gros-rageux ? Comment Jon abordera-t-il cette opposition à laquelle il rechigne depuis si longtemps ?

12 Comments

  1. Super résumé, au top.

  2. Pour repondre a la question, pourquoi Daenerys a-t-elle fait ca: Ben, parce que c’est une Targaryen, et qu’apparemment ils ont une chance sur deux d’etre fous, malheureusement… Sinon pour le prochain episode et la bataille finale a venir entre la tante et son neveu, je vois bien a un moment Daenerys dire  »Dracarys » a Drogon devant Jon, mais le dragon ne pas s’executer vu que Jon est de la famille… mais bon je suis pas scenariste alors c’est pas sur 🙂

    • Oui mais ça c’est une croyance populaire, le coup des Targaryen fous. Ils ne sont pas plus fous que les rois que nous avons eus. C’est une croyance que le peuple aime se raconter, pour expliquer que certains souverains sont mauvais.
      Sinon, Daenerys est le maître de Drogon. Si jamais elle lui demande de cramer Jon, il n’hésitera pas une seconde. Il existe plein de Targaryen qui ont été tués/brûlés/dévorés par des dragons (coucou Rhaenyra)

    • Sauf que là, on a le petit souci de « Oui, mais les Targaryen ils sont ignifugés (TaGueuleC’estMagique) » (uniquement dans la série, on est d’accord). Pendant une des scènes de la bataille de Winterfell, je pensais qu’il réutiliseraient cette propriété, mais ils ne l’ont pas fait ; peut-être qu’ils l’utiliseront dans le dernier épisode.

    • Jon s’est déjà cramé toute façon ^^ (saison 1). Lui n’est pas ignifugé.

  3. Valar Morghulis Gardiens et Gardiennes !
    Je me permets de vous posez une question !
    Est ce que le dénouement de cette saison finale était anticipé depuis la première saison ? Est ce qu’ils projetaient déjà de mettre Daenerys sur le Trône lorsque le rôle de Daenerys a été créé ? Ou bien, est ce qu’ au contraire, cela fut anticipé au fur et à mesure ?

    • Franchement difficile à dire. Que le Donjon Rouge serait détruit, on le sait depuis le final de saison 2. De même, on sait que GRRM a révélé trois « Holy shit moments » à D&D : la crémation de Shôren, Hold the Door, et le troisième devait arrivé à la fin. Cependant difficile de dire si c’est bien la destruction de la ville. En fait, difficile de dire si D@D ont bien suivit les plans de Martin.

      Parce que cet événement est tellement mal amené, comme tant d’autres, qu’il sent bon l’improvisation. En mode « oui on doit détruire le Donjon Rouge, faut juste qu’on trouve comment maintenant. » Si ça avait été pensé depuis le début, je pense qu’ils auraient dû introduire beaucoup plus tôt, vers la saison 4 par exemple, que Daenerys pouvait en venir à de tels extrémités, ou alors montrer une évolution du personnage qui amène à ce génocide. Mais c’est tellement mal emmené que ça va totalement à l’encontre de son personnage qui, si il est assez borderline, a quand même une forte morale de protéger les innocents (remembres quand elle enferme ses dragons après que Dragon ait tué un enfant en saison 4).

      Aussi, toute cette saison sent l’improvisation totale, entre la menace des WW dont, ils l’ont dit en interview, ils n’ont trouvé comment le résoudre que lors de l’écriture de la saison 7 (résolution décevante d’ailleurs car elle n’a aucune conséquence sur l’histoire de la série, genre il y aurait jamais eu cette histoire de morts l’histoire aurait été exactement la même).

      De même, si cet événement était prévu à l’avance, on peut se demander pourquoi Kinvara disait à Daenerys qu’elle était l’élue des dieux en saison 6 (et pourquoi elle le dit à Volantis en saison 5).

      Je sais pas si c’était prévu, mais pour moi vu comment c’est emmené ça sent l’improvisation à plein nez. Et c’est dommage.

  4. Depuis qu’elle est à Westeros, Daenerys a perdu 2 de ses enfants, la grande majorité de son peuple Dothraki qui la vénérait (alors qu’ici personne ne l’aime), son meilleur ami et sa meilleure amie. En plus de ça son mec la trahie et peut potentiellement lui prendre tout ce pourquoi elle se bat depuis toujours… Targaryen ou pas, n’importe qui pourrait tomber dans la folie dans ces circonstances… ça n’excuse pas son geste horrible bien sûr, mais ça peut l’expliquer…

  5. Point de détail, anecdotique mais très probable :

    Varys tentait manifestement d’empoisonner Daenerys. D’où les « grands risques, grandes récompenses » promises et son souci des repas de la reine. D’où aussi le fait qu’il enlève ses bagues, qu’il serait possible de revoir dans le dernier épisode si quelqu’un cherchait un étrangleur de façon opportune… On ne sait jamais. D’où le fait aussi qu’un Tyrion confronté a du craquer facilement en vendre Varys en panique.

  6. Désolé ! Je suis un simple spectateur de la série. Devant l’incompréhension de Daenerys qui tue toute le ville, je me suis dit que plus rien ne tient la route. Bien que GRR Martin a peu été consulté durant la saison 8, je ne peux me dire qu’il a donné son opinion sur la fin et les scénaristes essayent maladroitement d’y arriver.
    En lisant des articles sur l’histoire de Westeros, je me suis rendu compte que le geste de Daenerys est « absolument normal » et il y a de fortes chances que vous auriez fait comme elle. Voilà pourquoi. Qui a créé Port-Réal ? Ses ancêtres. Cette ville lui appartient de droit légitime. Qui a été son père ? Aerys II. On dit qu’il était fou… mouais, c’est souvent ce que disent les vainqueurs. Qu’il soit un dictateur sanguinaire. Oui ! C’est donc une révolte de Robert Barathéon avec les autres famille, mais aussi « le peuple » qui a renversé le père de Daenerys et l’a assassiné. D’ailleurs on ne parle nulle part que le surnom de Robert Barathéon était « l’usurpateur », donc illégitime. Quand il a eu le pouvoir… il ne resta plus un seul Targaryens (ont-ils été exterminés ?).
    Comme Deanerys revient réclamer son héritage, le peuple et les nobles le refusent. Elle a essayé d’être gentille, mais on lui joue dans le dos. Et bien l’histoire du monde fait exactement ce qu’il a fait. Quand Montford prend Bézier au XIIIe siècle au Moyen-âge dans sa lutte contre les cathares, il dit après sa conquête : tuer les tous, dieux reconnaîtra les siens. Je pourrais donner d’autres exemples historiques (et GRR Martin se base beaucoup sur l’histoire), mais à quoi bon. Deanerys, fait comme Tanos dans les Advengers. Il veut détruire le monde pour le reconstruire. Sans faire de religion, il n’empêche que Dieu extermina l’humanité avec un déluge pour le reconstruire.
    Dans ce sens, le peuple de Port-Réal, a trahi sa famille, l’a renversée. Et maintenant qu’elle revient réclamer son dû, on lui refuse sa légitimité… alors, elle règle des comptes familiaux en tuant ceux qui ont tué son père, « comme cela se faisait à l’époque ».
    À bien regardé, même si cela est vraiment mal amené et que les scénaristes veulent finir l’histoire en tentant de suivre l’idée originelle de GRR Martin, le fait d’incendier Port-Réal et de tuer tout le monde est normal. Elle applique le conseil de Machiavel dans le Prince. Il ne faut pas se faire aimer pour régner, il faut être craint. Bon, son erreur vient que Daenerys n’a pas lu ce livre… et a confondu le mot « crainte » avec le mot « peur ».

  7. Je suis très déçu par cette saison 8 sur laquelle je portais beaucoup d’attente, étant la dernière qu’on verrait jamais et ayant énormément de questions sans réponses, au vu des nombreuses théories qui couraient avant son commencement, et qui continuèrent pendant (l’espoir faisait vivre). J’y croyais encore fermement jusqu’à la fin de l’épisode 2. Mais à mesure qu’on a avancé dans cette si courte saison, les espoirs se sont tous éteints. La saison 7 annonçait déjà clairement cette catastrophe scénaristique avec sa perte en qualité, en cohérence, en profondeur, en construction… qui m’avait fait bondir. Déjà en 2017 les 7 épisodes étaient trop rapides et illogiques, la temporalité disparue (bonjour le sauvetage Au Delà du Mur en une nuit).

    Bref, cet épisode 5 The Bells est le plus décevant de tous, égalité avec l’épisode 3 The Long Knight, qui devancent à peine l’épisode 4 The Last of the Starks. Cette triade est vraiment le cataclysme final pour Game of Thrones.
    La saison 8 est une absolue catastrophe, en excluant les épisodes 1 & 2 assez respectables comparés aux suivants. Le troisième twist de la série est sans doute le pire et le moins réaliste. Daenerys, le sauveur et le champion des peuples, des innocents, des opprimés, bien qu’impitoyable, impulsive et faisant usage de violence pour apporter justice et liberté, tombe brutalement dans la « folie » sanguinaire-incendiaire en un seul épisode (alors que le précédent nous laissait croire à un probable usage de feu contre des civils pour prendre le Donjon Rouge tout au plus) et cela ne tient pas la route une seule seconde. Jusqu’à preuve du contraire personne n’est diagnostiqué fou pour un seul acte impulsif en pleine guerre.
    Malgré l’immense vague de défenseurs de sa folie Targaryen dans ses gènes depuis la naissance qui assènent à longueur de commentaires sur YouTube, Reddit et les réseaux sociaux, que c’est in-character avec force citations et éléments annonciateurs des précédentes saisons, je n’y crois pas. J’ai beau essayer, ça ne tient pas, et je ne comprends pas que les gens puissent y croire eux aussi. C’est trop simpliste, trop facile, complètement contradictoire. Malgré quelques décisions et actes violents dans le passé, c’est l’inverse même de son personnage, et la facilité de la tentative de justification « cohérente » avec son sang pur Targaryen et ses récentes pertes personnelles fortement tragiques (Viserion, Rhaegal, Jorah, Missandei), l’animosité de tous ceux qu’elle a sauvés + les trahisons de Sansa, Tyrion, Varys, Jon… dans ce contexte de guerre et de conquête courant sur tout au plus quelques mois ne justifient pas un passage si rapide dans la folie meurtrière digne des pires tyrans d’œuvres manichéennes.
    Daenerys passe d’héritière légitime dont le seul but était de reprendre sa couronne usurpée depuis la saison 1 à la mort de Viserys, de héros certes brutal mais doté d’une conscience, d’un idéal et d’un sens moral irréprochables, à tyran génocidaire pour le pur plaisir de faire souffrir des innocents en paiement de la mort de ses proches, qui abandonne soudain l’idée de reprendre son trône et sa capitale au moment même où elle est enfin victorieuse de cette guerre après avoir attendu cela toute savie, pour soudain tout détruire? C’est purement inconsistant. Jamais ça n’aura de sens.
    Il est des héros qui ont commis des crimes pour parvenir au plus grand bien ou à leurs fins, et Daenerys était de ces héros, capable de tuer pour obtenir ce qu’elle veut et rendre justice, sans qu’elle soit dépourvue de remords (elle en avait après la crucifixion des esclavagistes par exemple). Mais on est bien au delà. De héros gris aux méthodes parfois critiquables, à tyran absolu que tout le monde veut voir morte et que ses anciens alliésne pourront plus jamais suivre, c’est une insulte et un crime impardonnable pour l’histoire de cette série et de ses personnages.
    La fin justifie les moyens et il eut été logique et acceptable qu’elle fasse des victimes collatérales dans l’assaut direct du Donjon Rouge (ce que je croyais sincèrement qu’elle était partie faire), mais dans cet épisode 5, il n’y a aucune fin qui justifie les moyens après que les cloches aient sonné. C’est un vide total, une absence de justification. Sa vengeance, elle l’aurait abattue après la bataille sur Cersei, Qyburn et Euron (si il n’avait été victime lui aussi d’un Deus Ex Machina aquatique) comme elle le fit pour les Tarly (qui étaient des traîtres à leur maison lige et qui ont eu le choix entre mort et Mur). Les civils et innocents qu’elle a toujours protégé et défendu sont les victimes de D&D et de leur piètre compréhension et écriture des personnages ces deux dernières saisons.
    Comme vous l’aurez deviné, je suis à la fois très en colère et très triste pour cette fin de série mythique, comme jamais auparavant, clairement ressenti comme une immense trahison et irrespect de la communauté qui l’aime et la suit depuis 2010-2011. C’est la pire déception/fiasco de l’histoire télévisée et de la fantasy, et c’est multiplié par cent compte tenu de la qualité et du potentiel immense qu’avait Game of Thrones.

    • Veuillez excuser ma coquille « The Long Night » !! la honte x) c’est l’émotion ^^

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