Share This Post

Accueil – Créations / Recommandations littéraires

Recommandations de février : Aux sources de la fantasy

Recommandations de février : Aux sources de la fantasy

Alors que la fantasy est à l’honneur à la BnF, la Garde de Nuit vous propose aujourd’hui de revenir aux grandes inspirations de notre genre littéraire favori. Des classiques de la fantasy aux textes mythologiques qui inspirent les auteurs, nous vous proposons un voyage dans le temps avec des récits qui nous ont enchantés.

L’Iliade, d’Homère

Et nous remontons encore plus loin dans le temps avec un des best sellers de l’antiquité gréco-latine, qui a inspiré dès cette époque ancienne tout une littérature tant tragique, qu’épique et parodique.
Le texte est sa retranscription en vers à l’époque hellénistique (celle qui suit la conquête d’Alexandre le Grand, donc déjà relativement tardive par rapport à son origine). En un temps où ni la télévision, ni internet n’existaient, on appréciait cependant déjà d’écouter, de raconter et de chanter des histoires au long cours, en plusieurs épisodes, avec des coups de théâtre et autres retournements de situation brutaux.
L’Iliade fait partie de l’épopée troyenne avec l’Odyssée et d’autres textes qui ont été perdus. Elle ne couvre que quelques jours d’une guerre qui dure déjà depuis une dizaine d’années : les Achéens ont mis le siège devant la ville de Troie dix ans plus tôt, pour aller récupérer Hélène, la femme du roi Ménélas enlevée par Pâris. La guerre a donc été déclenchée pour défendre l’honneur d’un guerrier – qui plus est un roi – bafoué. L’Iliade s’ouvre sur un sordide marchandage de butin, dont font partie deux jeunes filles convoitées par les chefs achéens, en particulier Agamemnon (le chef de l’expédition) et Achille (le meilleur des guerriers) : la première, Chryséis, a échu à Agamemnon, mais elle est la fille d’un prêtre d’Apollon qui vient la réclamer contre une riche rançon. Agamemnon préfère garder la fille et menace le père vilainement. Invoqué, le dieu Apollon se fâche et punit les Achéens en leur envoyant une bonne dysenterie qui fait des ravages. On va chercher le grand prêtre Calchas et on le charge d’invoquer les dieux pour savoir quoi faire. Calchas qui craint la colère d’Agamemnon fait jurer à Achille – qui est le plus fort ! – de le défendre en cas de pépin et annonce à Agamemnon qu’il n’y a pas à tortiller : il doit rendre Chryséis à son père. Le roi Agamemnon n’est pas content du tout, mais les autres chefs achéens, Achille en tête, lui reprochent vertement son égoïsme et menacent de le laisser tomber tout seul devant Troie pour finir sa guerre. Le roi accepte donc mais exige en échange qu’Achille lui refile sa captive Briséis qu’il avait gagnée dans le partage du butin.
Achille est furieux, mais il n’a pas d’autre choix que de s’incliner. Il part bouder avec son armée, invoque sa mère Thétis (une divinité marine) pour se plaindre, et celle-ci invoque à son tour Zeus et lui fait promettre que les Troyens remporteront la guerre. Mais Zeus n’est pas seul en jeu…

Et celle-ci reprend et progressivement, à mesure que les dieux s’en mêlent et que l’esprit de vengeance prend le dessus, les « exploits guerriers » se transforment en traîtrises, coups bas, massacres sans merci, pour culminer avec l’outrage aux cadavres.
Les scènes épiques alternent avec des récits de massacres et de longues discussions entre héros, car on se parle beaucoup dans l’Iliade, même quand on s’insulte et s’invective. Les dieux ne sont pas plus sages que les hommes, ici, mais ils sont immortels et ont des pouvoirs magiques, et leurs interventions servent à relancer encore plus fort le conflit qui aurait pu s’arrêter avec une trêve, la mort d’un héros ou encore la lassitude des combattants. L’escalade de la violence est particulièrement palpable mais la « démesure » (l »hybris » en grec) se paye au prix fort et contrairement à ce qu’on pourrait croire, personne n’en sort grandi. Les émotions des uns et des autres s’expriment sans fard dans l’Iliade, et si à première vue l’idéal de la gloire guerrière semble magnifiée (comme dit Achille, il vaut mieux vivre brièvement mais couvert de gloire avec un nom qui reste dans les mémoires, que vieux et anonyme), le récit et sa fin interrogent clairement sur la valeur réelle de cette gloire. L’Iliade est une tragédie sanglante.

A titre purement personnel, j’ai trouvé dans la saga du Trône de Fer un lointain descendant d’Achille : le bourrin et parfois assez touchant Victarion Greyjoy.
Il faut s’habituer au style assez particulier de la lecture (traduction/adaptation de vers avec un langage très poétique et imagé au départ), mais le voyage dans ces temps lointains vaut largement le détour.

Emmalaure

Les Quatre Branches du Mabinogi, ou Mabinogion, traduit par Pierre-Yves Lambert

Bien moins populaire en Europe que la légende arthurienne qu’elle aura grandement alimentée, ou sa cousine la mythologie irlandaise (elle-même souvent éclipsée par le retentissement des mythes gréco-romains), la mythologie galloise n’est pour autant pas inexistante. A défaut de comporter un grand nombre de textes nous étant aujourd’hui accessibles, quelques vestiges de cette mythologie ont survécu à l’épreuve du temps grâce à des manuscrits médiévaux chrétiens.

Et donc, ça raconte quoi, ces « Quatre Branches », au juste ? Les récits se montrent divers et variés. Ils sont divisés en quatre « Branches » (procédé narratif propre aux celtes et repris récemment par l’auteur Jean-Philippe Jaworski pour sa saga Rois du Monde), chacune traitant d’un héros d’une famille spécifique, bien qu’inévitablement interconnectées par les personnages et événements. Les récits de chaque branche suivront des héros différents, souvent fils de rois ou de Dieux (la transcription étant faite par des moines chrétiens, les divinités celtes se voient souvent humanisées et transformées en simples surhommes, héros ou souverains) – de leur plus tendre enfance jusqu’à leurs premiers exploits héroïques, le passage symbolique à l’âge adulte constituant le cœur de ces histoires. Tout cela dans un Pays de Galles celte britonnique encore épargné de toute influence anglo-saxonne.

Parmi ces histoires, nous trouverons entre autres, dans des récits courts additionnels aux Quatre Branches, les premières mentions du roi Arthur dans un récit narratif, accompagné de sa belle bande de bras cassés, dont ses fidèles compagnons Kay et Bedivere qui, eux aussi, survivront à l’épreuve du temps et seront parmi les Chevaliers de la Table Ronde les plus connus à ce jour. Nous trouverons également les homologues gallois et sources originelles des célèbres récits de Chrétiens de Troyes, Yvain ou le Chevalier au Lion (ici Owain), et Erec et Enide (ici Geraint et Enide) – bien que pour ce dernier, il y ait encore débat quant à savoir lequel aurait inspiré l’autre, la retranscription galloise étant très tardive.
Ajoutons à cela le récit du roi Brân, figure légendaire et mythique souvent associé aux corbeaux de la Tour de Londres, sous laquelle sa tête, faisant face au continent, serait enterrée – et oui, vous ne rêvez pas, un roi corbeau nommé Bran, il s’agit bien là d’une source d’inspiration évidente pour George R. R. Martin!
Du fait de leur nature mythique, les récits du Mabinogion constituent une ressource inestimable pour tout auteur de fantasy. Ils auront d’ailleurs inspiré les célèbres Chroniques de Prydain, de Lloyd Alexander, cycle fantasy jeunesse ayant lui-même été (très librement, et partiellement) adapté au cinéma en 1985 par Disney, en Taram et le Chaudron Magique, de Ted Berman et Richard Rich.

La traduction de Pierre-Yves Lambert de la collection « L’aube des peuples » de Gallimard constitue actuellement le principal support du Mabinogion en français. Cependant, si vous vous voyez rebutés par une narration typée « d’époque » et à la connotation très mythologique, il vous faudra sans hésiter chercher du côté des réécritures anglo-saxonnes, dont celle de la célèbre Evangeline Walton, autrice de la Mabinogion Tetralogy, une tétralogie adaptant comme son nom l’indique les quatre principaux récits gallois pour un lectorat plus moderne. Notons cependant que cette réécriture ne contient pas les récits additionnels aux Quatre Branches, c’est à dire ceux où apparaissent Arthur, Owain ou Geraint.

Néanmoins, une lecture intéressante pour tout amateur de mythologie, de légende arthurienne, et de fantasy old school.

Jean Neige

La Mort du roi Arthur, traduit par Emmanuèle Baumgartner et Marie-Thérèse de Medeiros

Couverture de « La Mort du Roi Arthur » aux éditions Honoré Champion.

Quelque part entre continuité avec l’ouvrage proposé par FeyGirl (ci-dessous) et le retour aux sources brutes de la Fantasy, je vous propose La mort du roi Arthur et vous vous dites soudainement : quoi, on va commencer par la fin ? Eh bien pourquoi pas ? Je fais partie de ces lecteurs qui aiment lire les derniers mots d’un livre avant de le commencer, de comprendre tout en lisant les ramifications qui mènent à ce constat. Avoir un léger flash-forward donne toujours à la lecture une activité neuronale décuplée en cours de lecture. Du moins c’est ainsi que j’aime appréhender les choses (deviner à quoi correspondait « In their hands, daggers. » à la fin d’A Dance With Dragons a été un joyeux jeu de piste en 2011).

Et de « prémonitions » il est bien question au cours de ce dernier tronçon de la vulgate du XIIIème siècle comme on la nomme. Pour les non-habitués au jargon arthurien, la vulgate, également appelé Lancelot-Graal, est la somme « rédigée » par Gauthier Map (entre autres), trouvée en 52 versions médiévales, et qui reprend en prose et au cours de 5 romans, l’histoire du roi Arthur, de Merlin, de Lancelot et de la Table Ronde, autant de noms qui ne sont pas simplement fondateurs de notre fantasy bien-aimée, mais qu’on retrouve à peu près toutes les semaines dans notre vocabulaire quotidien (surtout en cette période de récompenses cinématographiques). Bref, ce cinquième roman, crépusculaire, s’attarde donc sur le caractère eschatologique du monde d’Arthur dans un sombre feu d’artifice de violence et de bravoure.

Le roman s’ouvre sur l’inscription par écrit de la quête du Graal (achevée, donc), telle que la rapporte Bohort, avant que le roi Arthur ne pose une question qui annonce la couleur pour la suite : combien de chevaliers Gauvain a-t-il tué au cours de ses aventures ? Voilà  qui résonne comme un signe annonciateur de la bataille de Salesbière à venir, celle où Arthur sera mortellement blessé par Mordret et où les chevaliers s’entretueront selon le parti choisi. Mais pour en arriver là, il y a encore du chemin à parcourir, il faut réveiller la blessure secrète de la Table Ronde, à savoir l’amour de Lancelot et de la reine Guenièvre, faire un détour chez la dame d’Escalot (qui inspirera aussi bien les préraphaélites que Lorenna McKennit sous le nom de Lady of Shalott) et enfin et surtout, provoquer la guerre entre Lancelot et Arthur avant de découvrir la trahison de Mordred. De fait, le lecteur y découvrira des épisodes plus ou moins connus, s’attachera à certains personnages même sans avoir suivi les précédents volumes et verra cette histoire se conclure dans le doux-amer si cher à Tolkien et Martin, alors que l’âge des héros plonge dans les profondeurs de la nuit.

La version que j’en propose peut toutefois sembler un peu indigeste. Conçue comme un outil de travail autant qu’un support de lecture, l’édition chez Honoré Champion présente le texte médiéval et sa traduction en face-à-face, ce qui peut être un peu perturbant. Une précédente version est également disponible en ligne sur le site de l’université Rennes 2, imparfaite sans doute, mais qui a le mérite d’être accessible et gratuite. Pour les aficionados du papier, il existe une parution aux Lettres Gothiques en format poche du texte, même si je serai bien incapable de dire de quelle qualité est cette édition.

A l’heure donc, de la sortie de Kaamelott au cinéma ou de l’adaptation de Gauvain et le chevalier vert, il peut sembler de bon aloi de se replonger dans les textes originaux qui ont nourri l’enfance de plus d’un lecteur et par conséquent donné l’inspiration à bien des auteurs aujourd’hui reconnus.

Crys

Macbeth, de Shakespeare

Macbeth, de William Shakespeare

Que vient faire Shakespeare aux sources de la Fantasy me demanderez-vous ?

Plaçons donc le décor : L’orage gronde, et trois sorcières apparaissent. Les « weird sisters », sœurs fatales, annoncent son destin à Macbeth, le héros qui donne son titre à la pièce, et lancent un engrenage fatal, fait de prophéties auto-réalisatrices, de trahisons, de meurtres et de folie.

Les weird sisters ouvrent la pièce, et sont l’une des plus anciennes briques du mur de la Fantasy. Probablement inspirées des Moires grecques, et évoquant par ailleurs des images issues du folklore celte, elles incarnent dans la littérature anglo-saxonne une figure marquante qui a frappé l’imaginaire des auteurs, de part l’utilisation du destin et de la prophétie qu’elles amènent dans le récit, mais aussi de part leur forme lugubre. Certains auteurs de fantasy revendiquent directement une inspiration dans leurs oeuvres, comme Terry Pratchett qui rend hommage à ces trois sorcières dans son roman Trois sœurcières, ou comme J. K. Rowling qui fit du trio les The Weird Sisters un groupe de rock très apprécié des sorciers et explique qu’une grande partie de l’inspiration autour de la prophétie qui motive Voldemort lui vient de Macbeth. Mais on retrouve également bien des parallèles avec Macbeth dans bien des oeuvres sans qu’ils soient forcément assumés ou conscients (et notamment, Stannis Baratheon ou Cersei Lannister dans notre oeuvre préférée évoquent parfois l’écho de Macbeth et Lady Macbeth).

Et donc Macbeth ça raconte quoi ? Tragédie qui se déroule en Écosse médiévale, elle raconte le parcours du général Macbeth, qui commet un régicide pour s’emparer du trône, poussé par son épouse Lady Macbeth et par une prophétie des trois sorcières qui lui ont dit qu’elles l’ont vu Roi. Petit à petit, la culpabilité rongera Macbeth et son épouse, les poussant vers la folie au fil des pages. Récit de folie et d’une descente aux enfers, la pièce est aujourd’hui l’une des plus populaires de Shakespeare et mérite une lecture ! Ce n’est pas un classique pour rien !

Nymphadora

La Romance de Ténébreuse, de Marion Zimmer Bradley

La Romance de Ténébreuse, de Marion Zimmer Bradley

La Romance de Ténébreuse, de Marion Zimmer Bradley

Marion Zimmer Bradley (1930-1999) fait partie de cette génération d’autrices qui a révolutionné les littératures de l’imaginaire, à une époque où beaucoup de romans étaient encore écrits par des hommes, pour des hommes (pour caricaturer). Rappelez-vous ces protagonistes féminines secondaires et cantonnées dans les rôles de princesses à sauver ou de femmes fatales, pour le plaisir de très virils héros masculins !

M.Z. Bradley est connue pour La Romance de Ténébreuse (1962-1999) et Les Brumes d’Avalon (1986-1999).

La Romance de Ténébreuse est composée de 21 romans, qui n’ont pas été écrits dans l’ordre chronologique, et qui relatent le destin des descendants des passagers d’un vaisseau spatial échoué sur une planète isolée, Ténébreuse.
Coupés de reste de l’humanité, manquant de tout et oubliant leurs origines, ces humains recréent une civilisation féodale qui évolue avec le temps. Quelques-uns d’entre eux ont des pouvoirs mentaux surnaturels, le laran, probablement grâce à un métissage avec les premiers habitants disparus de la planète. Les personnes possédant le laran constituent la noblesse de Ténébreuse, et ce pouvoir dangereux est l’enjeu d’alliances matrimoniales et de luttes de pouvoir.
Après des millénaires, une expédition terrienne atterrit sur Ténébreuse et redécouvre ce peuple…

Pourquoi ce cycle a marqué la Fantasy ? Parce que malgré un univers patriarcal, l’autrice a régulièrement choisi de mettre en scène des protagonistes forts aussi bien masculins que féminins, et dans certains romans le personnage principal est une femme (mais pas tous, et ce n’est pas une littérature anti-homme).
Si vous ne souhaitez pas lire tous les romans de ce cycle, je vous recommande Reine des Orages et La Belle Fauconnière, qui tous deux se déroulent pendant la période d’isolement de Ténébreuse.

A noter pour la petite histoire, pour les fans de GRRM : M.Z. Bradley encourageait les fanfictions et a elle-même publié des recueils de nouvelles écrites par des fans (beaucoup traduits en français, sous le chapeau Chroniques de Ténébreuse). Mais un jour une fan a écrit une histoire qui était la même que celle que voulait publier M.Z. Bradley. La fan a refusé de se retirer, aussi M.Z. Bradley a mis un veto sur toutes les fanfictions. Cet événement est cité par GRRM, dans son refus de voir publier des fanfictions.
A noter suite : cinq romans complémentaires ont été publiés par son amie Deborah J. Ross, grâce à des notes laissées par l’autrice. Deborah respecte totalement le canon, mais a une tonalité romantique absente de l’œuvre originale (livres non traduits, dans un anglais très accessible).

FeyGirl

Conclusion

Si rien de tout cela ne vous parle, n’hésitez pas à consulter l’annuaire de toutes les recommandations publiées sur le blog de la Garde de Nuit.

Compte collectif de La Garde de Nuit.

1 Comment

  1. J’ai découvert la romance de Ténébreuse lorsque j’étais adolescente. Cette saga (qui n’est pas forcément destinée à être lue dans l’ordre) m’a fascinée et je m’en souviens encore.
    Pour ceux qui ne la connaissent pas je vous conseille de commencer par les deux romans centraux : l’héritage d’Hastur et l’Exil de Sharra. Les héros sont deux adolescents issus de la noblesse ténébrane. Ils ont 15/16 ans environ.
    Le premier, Régis Hastur est destiné à succéder à son grand-père à la tête du Conseil Comyn (la noblesse qui dirige la planète). Mais il n’a pas hérité du laran (pouvoir télépathique lié aux comyn). De plus, il ne rêve que d’une chose s’échapper de sa planète, se libérer de sa caste pour découvrir la Terre.
    Le second, Lewis Alton est né bâtard, non pas parce que ses parents n’étaient pas mariés, mais parce que sa mère était une terrienne. Une tare terrible pour la caste dirigeante deTénébreuse. Lorsque l’histoire commence les deux jeunes gens (qui sont cousins) se rencontrent et Régis ne sait pas s’il doit saluer Lewis. Son cousin le rassure, il peut lui adresser la parole sans crainte, Lewis vient d’être légitimé par le Conseil. Ambiance…
    Le choc des cultures, le sentiment d’être déchiré entre deux identités, les jeux de pouvoirs, la magie (à travers les pouvoirs télépathiques des héros) qui peut s’avérer à double tranchant, les tentatives de lancer un pont entre deux mondes, le rôle des femmes (pas si faibles que cela…) sont des thèmes récurrents de ces romans. L’homosexualité est également présente dans les romans de Marion Bradley, sans jugement de valeur.

Leave a Reply