[Colloque Imaginales 2020] Généalogie du barbare et de la Frontière – W. Blanc

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  • Ce sujet contient 8 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Nymphadora, le il y a 1 année et 4 mois.
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  • #134200
    Ezor
    • Pisteur de Géants
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    Première intervention du troisième jour du colloque « Game of Thrones » des Imaginales, dont la thématique générale était : « Game of Thrones, nouveau modèle pour la Fantasy? »

    « Généalogie du barbare et de la Frontière dans Game of Thrones » – par William Blanc

     

    Introduction

    William Blanc rappelle les origines du Mur dans la saga avec le mur d’Hadrien qui séparait au IIe siècle le monde civilisé romain de ceux considérés comme barbares. Les sauvageons endossent ce rôle dans l’univers de G.R.R.Martin. On retrouve chez eux les deux caractéristiques du “barbare”: la liberté et la frontière.

    La frontière est physiquement marquée par le Mur, la suite de l’intervention reviendra sur cela, et la liberté se retrouve évidemment dans le nom de “peuple libre” qu’ils se donnent, par opposition aux “agenouillés” du sud. Les règles sociales diffèrent aussi fortement du Westeros “civilisé” où les distinctions sociales sont marquées par l’habillement, le protocole ou le sexe. A l’inverse, chez les sauvageons, les costumes sont tous identiques (dans la série), le roi d’Au-delà-du-Mur portant exactement la même tunique grossière que les autres sauvageons, ce qui ne permet pas de le différencier de ses “sujets”. La notion même de royauté est questionnée, car lorsque Jon l’appelle “sire”, ce titre est accueilli avec dérision (série et livre). Enfin, on note que chez les sauvageons, des femmes (les spearwives ou piqueuses en vf) peuvent tenir des rôles de chasseresses ou de guerrières, traditionnellement réservés aux hommes au sud, ce qui permet dans une certaine mesure leur émancipation, leur autonomie vis-à-vis des hommes. Ces exemples reprennent des images bien connues, traditionnellement rattachées aux barbares.

     

    A-Généalogie des stéréotypes sur le peuple libre

    1-L’archétype du barbare antique : une image associée à la liberté

    On retrouve les origines de la figure du barbare dès le Ier siècle ap. JC chez des auteurs tels que Tacite, qui décrit les barbares germaniques comme des communautés où les décisions sont bien souvent prises après consultation de tous les individus. Deux siècles plus tard, Justin, autre auteur romain, sera l’un des premiers à associer les Scythes, peuple d’Europe de l’Est (actuelle Ukraine) à une forme de matriarcat ou de liberté féminine, en avançant que les femmes des Scythes ont créé un empire Amazone. Les barbares sont donc associés à la liberté, à une forme de proto-démocratie et à l’idée que les femmes sont les égales des hommes en terme de courage et d’importance politique. Les barbares sont donc en quelques sortes les ancêtres des démocraties modernes

    2-L’archétype du barbare comme ancêtre des démocraties modernes

    Ces stéréotypes sont par la suite repris au XVIIIe siècle par les philosophes des Lumières pour présenter les débuts des idées démocratiques (Montesquieu affirmait que la monarchie parlementaire anglaise venait de ces racines germaniques), mais également chez d’autres penseurs politiques, chez les premiers auteurs de fantasy, et aux USA avec Herbert Adams (auteur américain de la fin du XIXe) qui reprend à son compte cet imaginaire pour promouvoir la supériorité de la race germanique, digne de la liberté et la démocratie, face notamment aux afro-américains et italo-américains (un propos nettement raciste, dans son cas). Mais il y a chez tous ces auteurs l’idée que l’on peut tirer une origine germanique à la démocratie moderne, et l’importance données à la nature et la forêt dans ce système social. Cette même forêt que l’on retrouve au nord du Mur de Westeros, avec la frontière entre le grand-nord, où une nature intouchée reste sauvage, et le sud du Mur, où s’étendent plaines, châteaux et villes, symboles de civilisation.

    3-L’archétype du matriarcat barbare

    Une forme de matriarcat primitif est aussi très souvent associée aux peuples barbares par de nombreux penseurs. Lewis Morgan, ethnologue américain du XVIIe, associe cet aspect avec les amérindiens (et particulièrement les Iroquois) où hommes et femmes avaient la possibilité de s’exprimer et de peser sur la société.

     

    B-Les barbares chez les auteurs de fantasy américaine : un imaginaire spécifique de la frontière

    1-Par-delà la rivière noire: l’apologie de la frontière chez Howard

    Le personnage de Conan est bien sûr prépondérant quand il s’agit de parler de barbares dans la Fantasy, et Howard (auteur américain comme GRRM) va lui aussi faire un mix entre barbare, frontière, Amérindiens et western. Dans sa nouvelle “Par delà la rivière noire”, Howard place l’action de son personnage Conan à la frontière de l’Aquilonie, au milieu du peuple picte – pictes qui reprennent l’imagerie des iroquois dans les visuels dérivés de cette nouvelle.

    Howard fait l’apologie, dans une lettre à Lovecraft, de la liberté de ces premiers instants fantasmés de l’homme, des “premiers jours de la Frontière”, par opposition avec la civilisation qui, selon lui, n’a fait qu’asservir les hommes depuis.

    2-De Danse avec les loups à Game of Thrones

    Kit Harington (interprète de Jon Snow dans la série) explique d’ailleurs que la dernière scène de son personnage partant avec son loup et les sauvageons au nord du Mur est pour lui une libération de Jon qui se détache du Mur pour retourner vers la pureté. Jon avait été condamné comme criminel au Mur dont il devait être le prisonnier, il acquiert au contraire sa liberté au milieu des sauvageons, le peuple qu’il a choisi.

    William Blanc analyse cela en expliquant que, GRRM comme les showrunners, sont avant tout des auteurs américains très influencés par cette image de la frontière, que l’on retrouve dès le XIXe s. chez Frederick Jackson Turner, pour qui la liberté américaine est non pas d’origine germanique, mais issue du contact avec la Frontière à l’Ouest qui apportera la liberté (en particulier, les femmes y ont plus de libertés avec entre autre le droit de vote plus tôt).

    La thèse de Jackson se retrouve à Westeros avec un sud très féodal et inégalitaire, une frontière (le Mur), qui présente une forme d’égalitarisme militaire, et un peuple plus libre au delà.

    3-Une frontière américaine qui change d’image

    Mais dans Game of Thrones, il y a une grande différence avec l’image traditionnelle de la “frontière”, car cette image a changé pendant l’adolescence de George R.R. Martin, avec la guerre du Viet-Nam : la personne qui incarnait la Frontière et la liberté était le cow-boy avant cela, et devient l’amérindien après. Les films Les Bérets verts (1968) et Little big Man (1970) soulignent ce tournant, et montrent comment l’Ouest est réinventé à partir de cette période. Le rôle du transfuge, du personnage blanc qui passe chez les amérindiens, devient primordial (Un homme nommé cheval, Danse avec les loups…). Ce dernier film sort en 1990, quand George R.R Martin commence à écrire le Trône de fer, et on a une forme de ressemblance entre Danse avec les loups et le parcours de Jon Snow. Le loup est aussi, dans les deux cas, un symbole d’une nature restée vierge, pure – on le retrouve aussi dans l’oeuvre de Jack London, qui lui aussi utilise loup et frontière.

     

    Conclusion

    Il y a néanmoins une différence majeure entre la frontière telle qu’on peut la voir dans les western et celle de la fantasy: dans les westerns, la frontière disparaît, avec une victoire de la modernité et une assimilation des peuples conquis.

    Dans la fantasy, la frontière reste en place (cf. la fin de la saison 8 avec les sauvageons qui retournent au Nord avec de la végétation qui renaît dans la neige). La fantasy est une forme de western, mais où la frontière ne disparaît pas : elle est refondée. C’est un remède aux maux de la modernité qui est proposé au lecteur/spectateur.

     

     

    William Blanc est historien médiéviste, membre de l’EHESS, et travaille actuellement sur le médiévalisme dans la culture populaire. Il a participé à de nombreux ouvrages et conférences dont “le dictionnaire de la fantasy” sous la direction d’Anne Besson ou la rétrospective sur J.R.R.Tolkien à la Bibliothèque Nationale de France.

    --Ezor--

    Spoiler:

    #134205
    Emmalaure
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 868

    Merci pour ce compte-rendu, Ezor ! La synthèse donne vraiment envie d’approfondir le sujet et d’en lire davantage.

    En revanche, sur la frontière qui demeure en place dans la fantasy, je me demande ce que proposera GRRM pour sa propre saga à la fin. Parce que chez lui, il me semble que la frontière et les murs représentent avant tout une ségrégation entre les hommes qu’il est nécessaire de faire tomber parce qu’elle est mortifère : le Mur est d’origine magique et les Sauvageons sont considérés en sous-hommes (et ils risquent l’extinction pure et simple en restant au nord du Mur), et il faut le comparer aux autres murs/frontières de la saga : de Volantis sépare les « vrais/purs » citoyens des esclaves, étrangers et métèques (et porte en germe sa propre guerre civile), les murs de Meereen sont à la fois une protection et une prison (et ils n’empêchent pas les horribles violences perpétrées à l’intérieur d’eux).

    Les fleuves et rivières ont aussi un rôle de frontière dans ASOIAF, mais pour le coup, pas entre barbares et civilisés. Dans la saga, GRRM reprend l’imaginaire chrétien et antique européen d’une frontière entre monde des morts et monde des vivants : c’est patent dans le cas du Conflans (encadré par Verfurque, Bleufurque, Rufurque), qui est le terrain de guerre des trois premiers tomes ; mais on a aussi des fleuves ou rivières comme terrains de bataille (Nera, Trident, Verfurque, ou plus loin la Skahazadraan près de Meereen, ou la Rhoyne qui la Farouche Pucelle descend et qui va change le destin des personnages à son bord) où l’action peut bifurquer dans un sens ou dans l’autre.

    Le sujet est hyper vaste, en fait !

    #134206
    Liloo75
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2199

    Merci @ezor pour cette présentation belle présentation.

    Au début du colloque je me suis demandée si c’était le même intervenant que celui qui avait animé la conférence sur la Fantasy au cinéma à la BNF. Quand il a commencé à parler de frontière et de western, j’ai eu la certitude que c’était lui.

    Je suis assez d’accord avec le parallèle qui est fait entre le Mur et les sauvageons d’un côté, et cette idée de frontière que l’on retrouve dans la conquête des EU au XIXeme siècle dans l’ouest américain, d’autre part.

    J’ai essayé d’expliquer cette idée à mon entourage, sans convaincre…je ne dois pas être aussi douée que W Blanc 😉

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #134208
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8078

    Merci

    Un peu dubitatif sur le lien fort avec la « Frontière » des États-Unis car cette dernière était mouvante (au grand dam des Amérindiens), montrant l’avancée géographique de la « civilisation » (et de la formation étatique, Deadwood est passionnant à cet égard). Puis, sous Kennedy, la Frontière est allée vers la Lune, bref toujours en mouvement, en expansion, le tout dans le cadre de la destinée manifeste du pays.

    Waouh ce dessin de la destinée manifeste (1872) avec l’avancée des colons et du télégraphe alors que les Indiens et les bêtes sauvages fuient, ça pique..

    Spoiler:
     

     

    Alors que le Mur de Westeros est statique. Comme le Mur d’Hadrien, le limes romain ou la muraille de Chine. Il a vocation à séparer « pour toujours » (et à se protéger), ce qui est loin d’être une étape dans l’avancement de la civilisation

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 4 mois par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #134209
    Eridan
    • Fléau des Autres
    • Posts : 4409

    Le sujet est hyper vaste, en fait !

    Oui, et c’est ça que j’ai adoré dans son intervention ^^ L’approche est originale et pertinente, et elle ouvre tout un pan de réflexions que j’ai vu assez peu développé jusque là. Bref, j’ai beaucoup aimé.

    En revanche, sur la frontière qui demeure en place dans la fantasy, je me demande ce que proposera GRRM pour sa propre saga à la fin. Parce que chez lui, il me semble que la frontière et les murs représentent avant tout une ségrégation entre les hommes qu’il est nécessaire de faire tomber parce qu’elle est mortifère : le Mur est d’origine magique et les Sauvageons sont considérés en sous-hommes (et ils risquent l’extinction pure et simple en restant au nord du Mur), et il faut le comparer aux autres murs/frontières de la saga : de Volantis sépare les « vrais/purs » citoyens des esclaves, étrangers et métèques (et porte en germe sa propre guerre civile), les murs de Meereen sont à la fois une protection et une prison (et ils n’empêchent pas les horribles violences perpétrées à l’intérieur d’eux).

    Je crains malheureusement que les frontières et les murs n’aient pas tous vocations à disparaître. Le personnage qui brise le plus les frontières, à mon sens, ce n’est pas tant Jon au Mur avec les sauvageons que Daenerys notamment dans la baie des serfs … Et on voit ce qui arrive quand elle tente d’abolir la frontière (plus sociale que physique) qui existe entre les esclaves et les citoyens des cités esclavagistes : Le chaos et une difficile adaptation de part et d’autre des populations. Détruire une frontière, c’est renverser l’ordre et l’équilibre social, c’est renoncer à la sécurité (fut-elle basée sur des mensonges ou des inégalités). Et derrière, il y a forcément une période de violence, d’adaptation … de réinvention d’un nouveau modèle, d’un nouveau système, d’une nouvelle société … et finalement, de nouvelles frontières. 😉

    La frontière peut paraître injuste, mais elle est aussi par là-même la garante d’un ordre établi plus ou moins juste et d’une forme de sécurité plus ou moins illusoire. (Plusieurs réflexions de Tyrion sur les murs ou sur l’esclavage vont dans ce sens, il faudra que je les retrouve un jour. ^^ ) Même si certains diront qu’elle invite à la transgression (comme toute limite), elle reste généralement efficace. Par la même, les personnes qui remettent en cause les frontières, comme Daenerys ou Jon, sont mal accueillis car leurs idéaux de justice ou d’équité, pour ce qu’ils ont de noble, brisent complètement les traditions, remet en cause l’ordre établi, crée de l’insécurité (ou du moins, le sentiment de sécurité).

    Après avoir entendu W.Blanc, je pense que la saga va bouleverser certaines frontières, en laisser d’autres intactes … et « malheureusement » en redéfinir d’autres. ^^

    #134210
    Ezor
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1043

    Rendons à César ce qui lui appartient, les résumés de cette journée sont co-rédigés avec @DNDM et relus par @Eridan et @Yunyuns.

    Emmalaure, je te rejoins sur ton analyses des murs dans la saga, un peu moins sur les rivières qui sont plutôt une frontière « naturelle » (que ce soit entre les morts et vivants comme dans ton exemple ou plus généralement une limite facile entre deux pays un peu partout dans le monde réel ou imaginaire). Ce ne sont pas des constructions humaines et j’ai du mal à y voir des symboles de ségrégations plus ou moins fortes entre populations. Leur rôle est important comme il l’était IRL (défense naturelle, commerce etc…) mais j’y vois plus un symbole de progression et de changement que de Frontière.

    --Ezor--

    Spoiler:

    #134218
    Werther
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 151

    D’accord avec Gray.

    Je crois qu’il y a un petit problème de terminologie et de traduction. En anglais il y a deux termes pour ce qu’en français on nomme la « frontière ». Pour moi, le Mur est plus une border, une ligne rigide, séparant deux mondes. L’intervenant utilise plutôt le concept de frontier faux ami qui, dans l’imaginaire américain, n’est pas une ligne séparatrice, mais une région, un « confins » à conquérir et utilisé dans la fameuse idéologie de la Destinée manifeste puis reprise plus tard par Kennedy dans son discours sur la fameuse New Frontier qui désigne toute une politique (conquête spatiale mais également la lutte contre la ségrégation, la relance économique ou la politique de défense nationale). On est quand même loin du mur.

    #134233
    DNDM
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2180

    Concernant le notion de « frontière », je pense que c’était un raccourci de sa communication, et que là encore ça sera plus détaillé dans les Actes, mais que dans les faits si je ne dis pas de bêtises il est totalement dans l’idée que Werther avance ci-dessus. C’était beaucoup moins le Mur que les Sauvageons / l’idée de nature sauvage qui l’intéressait, et c’était l’origine de l’image du barbare et des grands espaces qu’il interrogeait, en montrant que dans le cas d’Howard puis des Sauvageons de GrrM cette origine commençait dans la forêt noire germanique mais passait ensuite par la case amérindiens / wild wild west, que ces barbares étaient au final très typiques des indiens de l’époque conquête de l’ouest, par certains aspects de fond (liberté, protodémocratie, égalité Homme /femmes).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #134235
    Nymphadora
    • Vervoyant
    • Posts : 5503

    C’est marrant parce que le parallèle avec la frontière et les amérindiens, j’avais de mon côté plus tendance à le faire en regardant du côté des enfants de la forêt. Pour moi, dans la saga, l’incarnation qui, dans mon esprit, s’approche le plus de la tradition de l’amérindien est l’enfant de la forêt, de part sa proximité à la nature, sa façon de transmettre l’histoire (« ceux qui chantent le chant de la terre »),… et la conquête de Westeros par les Andals, ces hommes armés qui viennent de l’autre côté de la mer, repoussant les Enfants de la forêt toujours plus au Nord a un fort goût de conquête de l’ouest.

    ~~ Always ~~

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