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Interview de Florence Lottin (directrice éditoriale de Pygmalion)

Interview de Florence Lottin (directrice éditoriale de Pygmalion)

Nous avons pu interviewer Florence Lottin, directrice éditoriale de Pygmalion depuis 2015, notamment en charge de la publication en France des œuvres de George R.R. Martin et de Robin Hobb (et plein d’autres choses encore). A l’occasion ce 29 mai de la sortie de « Feu et Sang, Partie 2 » et de « Les Mystères du Trône de Fer, les mots sont du vent » (par notre DNDM national !), nous revenons avec elle sur son parcours, sur son travail d’édition, sur les projets futurs de Pygmalion, et sur l’épineuse question du découpage français.

Itinéraire d’une lectrice

Commençons par le commencement. Pourriez-vous nous résumer en quelques mots votre parcours et ce en quoi consiste votre travail d’éditrice exactement ?

Après des études d’histoire, l’édition m’a semblé une évidence. Plusieurs stages ont confirmé ce sentiment et j’ai eu la chance d’obtenir un poste. J’ai travaillé onze années aux éditions J’ai lu et dirige depuis 2015 les éditions Pygmalion.
Je pourrais écrire longuement sur le travail d’éditeur tant il est riche mais il est surtout très différent de ce que l’on pourrait imaginer : ce que nous avons le moins le temps de faire est de lire ! Sommairement, le métier consiste à déterminer une ligne éditoriale, en choisissant les textes à publier, nous dessinons l’identité de la maison. Le travail pur est lui très différent selon qu’il s’agisse d’une traduction, d’un texte français ou d’un document. Mais tous ont besoin d’être lancé et défendu auprès des commerciaux, des libraires et des lecteurs. C’est un métier de partage, notre ambition est de faire découvrir des plumes qui nous ont marqués.

Couverture d’Interview avec un vampire – Anne Rice

Je suppose qu’on ne fait pas ce genre de travail sans apprécier un minimum les littératures de l’imaginaire. Quelles sont vos références en la matière et vos œuvres préférées ?

Je ne sais si je peux parler de « référence » mais comme nombre de lecteurs de genre, je suis tombée dedans jeune :). Vers douze, treize ans si ma mémoire est bonne. Et c’est Anne Rice qui a tout changé. Le fantastique a véritablement été une sorte de révélation et je me suis mise à dévorer les bouquins de ce type, allant des classiques (Bram Stoker, Jacques Cazotte, Théophile Gauthier…) aux contemporains (Laurell K. Hamilton, Stephen King, Graham Masterton, Dean Koontz…). S’il s’agit de ma littérature de cœur, cela m’a dirigée vers les autres catégories de l’imaginaire, la fantasy et la SF. Mais mon œuvre favorite restera Entretien avec un vampire.

Quelle œuvre êtes-vous la plus fière d’avoir éditée ? Y a-t-il une œuvre que vous rêveriez d’éditer ?

Difficile de faire un choix parmi ses enfants ! En arrivant chez Pygmalion, je vous laisse imaginer mon émotion de devenir l’éditeur premier de Robin Hobb et George R.R. Martin. La classe absolue.
Mais si je dois mentionner des fiertés particulières, je dirais : Jamaiplu de Josiane Balasko, La Mort est une femme comme les autres de Marie Pavlenko, La Nuit des Cannibales de Gabriel Katz, Les Mystères du Trône de Fer de Thierry Soulard (oui, il vient d’arriver et, si ça a été sport, je suis très fière de ce livre)… Et pour citer ma vie « antérieure », Diana Gabaldon, évidemment, Rebecca Kean de Cassandra O’Donnell et Les Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning.
Si je devais choisir une œuvre que j’aurais rêvé d’éditer, ce serait Le Mystère du lac de Robert McCammon. Un bijou.

Florence Lottin, dans son bureau (Pygmalion)

Et le Trône de Fer alors ? Qu’est-ce que ça fait d’être l’éditrice de l’un des plus gros succès littéraires de la décennie ?

Je me suis spoilée dans ma réponse précédente. Je ne peux que répéter : la classe internationale 🙂 Publier le roi, c’est indéfinissable.

Question bateau mais qui permet de mieux vous connaître : quels sont vos personnages préférés dans l’œuvre ?

Arya et Tyrion. Oui, nous sommes nombreux à les aimer mais que voulez-vous.

Et Feu et Sang alors ? Qu’en avez-vous pensé ?

Si certains ont pu être désappointés par un tel texte, j’ai admiré l’exercice de style. George R.R. Martin est un auteur fabuleux qui sait jongler avec tous les genres. Ce projet est passionnant car il prouve la richesse de sa plume autant que la richesse de son monde. En créant de bout en bout un ouvrage d’histoire narrant la conquête des Targaryen, George R.R. Martin nous fait un cadeau, qu’on en apprécie ou non le traitement.

Editer un livre tel que le Trône de Fer

Comment se gèrent les droits d’acquisition de livres aussi attendus ? Les droits de TWOW sont-ils déjà achetés ?

Les droits se gèrent assez simplement en fait, comme toute autre cession internationale. Nous faisons notre proposition à l’agent et nous nous mettons d’accord. Oui, les droits du tome 6 sont déjà achetés.

Une fois le livre écrit, comment se passe la relation entre l’éditeur américain et son homologue français ? J’imagine que vous êtes soumis à la plus stricte confidentialité ?

Nous n’avons pas réellement de contact avec l’éditeur américain. C’est l’agent de l’auteur qui transmet à tous les éditeurs étrangers le texte finalisé lorsqu’il est prêt (ou quasi) chez son éditeur d’origine. C’est également l’agent qui nous fait parvenir, avant de nous adresser le texte, un accord de confidentialité, en effet. Ça a été le cas pour Feu et sang. L’agent y est contraint pour éviter toute fuite avant la parution américaine.

Comment gérez-vous le processus de traduction (en termes de choix du ou des traducteurs, en termes de délais, d’échanges et de relecture, …)?

Très personnellement, je préfère qu’un seul traducteur travaille un texte. Certains éditeurs, pour aller plus vite, peuvent faire le choix de confier la traduction à plusieurs traducteurs mais cela me semble toujours plus risqué d’un point de vue qualitatif. Notre choix se porte donc systématiquement sur une seule personne qui mènera le travail à bien et, dans le cas d’une série, sur le traducteur « historique », le plus à même de maîtriser un univers dans sa totalité. Concernant les délais accordés, ils sont estimés en fonction de la taille du texte, de sa complexité et du planning du traducteur. Lorsque ce dernier a terminé, nous effectuons une relecture complète et poussée pour lui proposer quelques ajustements et corrections sur lesquels nous discutons et dans le respect du travail effectué. Après cet échange, une fois toutes les parties d’accord, nous lançons la mise en page.

Une partie du texte de TWOW a déjà été traduite (Mercy, Arianne II) : est-ce que vous avez reçu d’autres chapitres ? Si oui, avez-vous aussi lancé le traducteur dessus ?

Il nous a paru important de proposer aux fans qui ne lisent pas l’anglais cette traduction « officielle » de ce chapitre provisoire dévoilé par l’auteur lui-même. Nous en avons eu l’autorisation de la part de l’agent. Mais nous n’avons reçu aucun nouvel élément. Je pense que si cela devait arriver, les fans qui suivent le blog de l’auteur seront au courant avant nous 🙂

Qu’en est-il du choix des couvertures : avez-vous une liberté de création ? Comment se passe concrètement la conception d’une couverture ?

Chaque éditeur est libre de ses choix graphiques. Toutefois, nous les soumettons à l’agent, évidemment, pour obtenir l’accord de l’auteur. Parfois, cela va vite, parfois, s’il y a des réserves, nous ajustons. Le choix que nous avons effectué pour Feu et sang n’a pas été validé immédiatement mais l’agent et l’auteur savent que nos créations ont pour vocation de servir le livre au mieux.
Le choix de la couverture peut varier selon les éditeurs mais, chez Pygmalion, au moment de la programmation, donc très en amont, l’éditeur prépare un « brief » pour notre studio de création. Nous avons le luxe incroyable d’avoir un studio en interne. Donc, ce brief raconte rapidement le livre et donne des indications graphiques que ce soit en termes de cible (quel lectorat) ou d’inspiration (le style de tel ouvrage conviendrait). Ensuite, le directeur artistique s’en inspire pour nous proposer des pistes que nous choisissons de façon collégiale. Une fois prête, la couverture est soumise à l’agent pour un titre étranger ou à l’auteur pour un titre français. La couverture peut être retravaillée jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait.

Combien de temps faut-il pour mettre un livre sous presse ?

La mise en page doit être lancée trois mois avant la date de parution. Le texte a donc été relu et modifié pour être le plus abouti à ce moment-là. Ensuite, nous avons un mois environ pour qu’un correcteur professionnel relise et pour que nous fassions les derniers ajustements (comprenant la correction, l’intégration de ces corrections et relecture de l’auteur/l’éditeur). Puis, le bon à tirer est donné. Il faut compter ensuite un mois d’impression environ. Le livre terminé doit arriver en stock deux semaines avant sa date de sortie pour que notre distributeur ait la possibilité de préparer dans de bonnes conditions ce que l’on appelle les « cartons d’office », les envois aux libraires, afin que ces derniers puissent mettre l’ouvrage en vente à la date prévue.

couverture provisoire de The winds of Winter

Et du coup, si TWOW devait sortir le 1er janvier 2020 aux USA, vers quelle date pourrions-nous espérer voir la sortie en français ?

Cela dépend essentiellement de la date à laquelle le texte nous est donné par l’agent. Nous avons la chance, pour George R.R. Martin et Robin Hobb, de les recevoir avant la parution américaine. Ce n’est pas toujours le cas, le plus souvent nous n’avons les textes qu’une fois les ouvrages parus à l’étranger mais peu d’entre eux demandent des publications mondiales. Par exemple, nous avions reçu Feu et sang fin avril (mais ce n’était pas la version définitive) et avons pu lancer la traduction immédiatement. Car il faut également que le traducteur soit disponible. De plus, en raison de l’importance de chaque volume, et de leur complexité, le traducteur a besoin d’un peu de temps pour bien travailler et, même pour la moitié du texte, quatre mois, c’est très court ! Mais, comme de coutume, dès réception du manuscrit, nous ferons le maximum pour que les fans français n’attendent pas trop longtemps.

La série télévisée Game of Thrones a vraisemblablement fait exploser les ventes du Trône de Fer. Quels sont les chiffres des ventes, et comment cela se compare-t-il à l’ « avant GOT » et à d’autres titres de fantasy ?

Les ventes les plus importantes de la saga se faisaient sur les éditions poches au départ, comme beaucoup de livres de fantasy. En grand format, les ventes moyennes d’un tome de la série étaient de 4 500 exemplaires. Aujourd’hui, elles sont de 60 000 exemplaires. En poche, le résultat est encore plus spectaculaire : de 25 000 au titre, les intégrales atteignent 500 000 exemplaires.
Si l’impact du show est clairement visible sur les livres du Trône de Fer, il n’y en a pas eu sur d’autres séries fantasy, ou du moins, pas de notables.

Couverture de la version poche des Chroniques du chevalier errant. (Crédit : éditions J'aiLu)

Couverture de la version poche des Chroniques du chevalier errant.
(Crédit : éditions J’ai Lu)

Des œuvres complémentaires telles que Feu et Sang se vendent-elles dans des proportions similaires ?

Oui, Les Chroniques du chevalier errant ou Feu et sang ont bénéficié de l’effet Game of Thrones.

Passons maintenant à la question qui fâche… Beaucoup de fans de la saga s’interrogent : pourquoi avoir choisi de découper les tomes américains en plusieurs volumes ? En ce qui concerne Fire and Blood, notamment, à notre connaissance, le français est la seule langue importante où ce livre a été scindé en deux ?

Cette question revient très fréquemment et est parfaitement légitime. L’explication ne satisfera jamais réellement nos lecteurs mais nous ne pouvons qu’énoncer la vérité. Si le principe de découpage a été instauré avant l’équipe actuelle, nous l’appliquons également. Plusieurs raisons à cela.
Tout d’abord, les délais. Nous choisissons de ne faire appel qu’à un seul traducteur pour des questions de qualité et de continuité, comme nous le disions, à la différence d’autres pays européens. Découper, c’est une façon d’offrir une version française plus vite. Dans le cas contraire, des ouvrages aussi volumineux que ceux de George R.R. Martin ne seraient publiés que l’année suivant la parution originale, au mieux. Et c’est la raison pour laquelle Feu et sang a été scindé. Il nous était impossible, en ne faisant appel qu’à un seul traducteur, de publier dans les mêmes délais que le reste du monde.
Ce choix est également économique. Acheter les droits étrangers de séries aussi populaires représente un coût élevé tout comme la traduction. Publier directement l’intégralité d’un volume nous obligerait à le faire avec un prix de vente incroyablement élevé, voire empêcherait la parution, purement et simplement, car avant même la sortie, nous saurions que tous les coûts engagés ne pourraient être amortis. J’ai bien conscience que certains pourraient nous opposer la comparaison avec d’autres pays européens, mais aucun n’est comparable car les marchés sont différents dans chaque pays. Par exemple, la population de l’Allemagne est bien plus importante que la nôtre et le marché du livre y est plus dynamique.
Nous comprenons la frustration des lecteurs et en sommes désolés. Nous essayons dans la mesure du possible de proposer des textes à des prix attractifs selon le marché actuel, mais nous devons prendre en considération les contraintes financières auxquelles nous sommes soumis. Cette décision de découpage est validée par l’agent et l’auteur en tout cas, nous n’aurions jamais pris une telle décision sans cela.

Une seconde question qui fâche : pourquoi avoir choisi d’éditer Feu et Sang sans ses illustrations ?

La principale raison est très simple, nous n’avons reçu les fichiers définitifs et dealé l’autorisation de les exploiter qu’après la date limite de bon à tirer pour publier en novembre. La première partie a été faite de façon un peu particulière, nous n’avions pas la version finale puisque nous avons lancé la traduction à partir du manuscrit remis à l’éditeur et non du texte corrigé. Les modifications nous arrivaient au fur et à mesure que nous tentions de préparer l’ouvrage. De ce fait, cela explique pourquoi les illustrations nous sont arrivées tardivement. Afin de ne pas risquer d’erreur en insérant à la va vite, nous avons pris le parti de ne pas les mettre dans les deux volumes séparés mais de les intégrer dans une intégrale reliée qui paraîtra en novembre 2019. Une fois encore, je comprends la frustration des lecteurs mais dans ce cas précis, il était très difficile de faire autrement.

Illustrations de Fire and Blood, par Doug Wheatley (de gauche à droite : Aegon I Targaryen et ses soeurs-épouses, Rhaenys et Visenya Targaryen sur le Trône de Fer ; Rhaenys sur son dragon Meraxès ; Jaehaerys I Targaryen et sa soeur-épouse Alysanne Targaryen, sur le Trône de Fer)

Illustrations de Fire and Blood, par Doug Wheatley (de gauche à droite : Aegon Ier Targaryen et ses sœurs-épouses, Rhaenys et Visenya Targaryen sur le trône de fer ; Rhaenys sur son dragon Meraxès ; Jaehaerys Ier Targaryen et sa sœur-épouse Alysanne Targaryen, sur le trône de fer)

Jamais deux sans trois questions qui fâchent… Le tome U.S. de Fire and Blood en version reliée, illustré, coûte 25 €. Feu et Sang Partie 1, non illustré, en version brochée, coûte 20 €. On imagine que la seconde partie coûtera le même prix. 40 € contre 25 € : comment justifier une telle différence de prix ?

L’explication est la même que celle des découpages : l’achat de droits et la traduction nous coûtent très cher et, si les agents ont bien conscience des spécificités de chaque pays, le marché français n’est pas le marché américain. Les potentiels de ventes n’ont rien de commun. Eux n’ont pas à faire traduire l’ouvrage, mais leur tirage initial est forcément beaucoup plus important que le nôtre, leur permettant d’avoir un coût de fabrication par exemplaire bien moindre.

Les projets en cours ?

Couverture du tome Les mots sont du vent, par Thierry Soulard (crédits : Pygmalion)

Quels sont les futurs projets en lien avec le Trône de Fer ? Feu et Sang partie 2 évidemment, mais également l’intégrale illustrée de Feu et Sang ? L’anthologie Book of Swords ?

Feu et sang partie 2 paraîtra le 29 mai, simultanément avec un ouvrage passionnant : Les Mystères du Trône de Fer. Les Mots sont du vent de Thierry Soulard, pour lequel je remercie La Garde de Nuit pour leur relecture attentive et précieuse. De nombreux spécialistes étrangers se sont penchés sur la saga. En tant qu’éditeur français du Trône de Fer, il me semblait important que nous nous y lancions à notre tour et que nous mettions en avant l’œuvre littéraire de George R.R. Martin. Et pour l’année prochaine, un autre Mystère du Trône de Fer est déjà prévu, d’Aurélie Paci et Thierry Soulard. Il sera question d’histoire cette fois-ci.
Nous publierons également l’anthologie Épées et magie (Book of Swords) en septembre et avons lancé la traduction de Book of Magic pour publication en 2020.
En fin d’année arrivera également au catalogue de Pygmalion Rêve de Fèvre. Oui, précédemment publié sous le titre Riverdream mais nous avons souhaité un titre plus en adéquation avec le titre original. Et une couverture de Marc Simonetti !
Et donc, je l’ai dit, l’intégrale de Feu et sang en novembre.

D’autres projets en lien avec les œuvres de G.R.R. Martin ?

Nous préparons encore quelques surprises mais chut :).

L’éditeur britannique a décidé de sortir des versions illustrées des premiers tomes. A-t-on une chance de voir ce genre d’édition sortir en France ?

J’étudie en effet la question car ces éditions sont magnifiques. Je n’ai pas suffisamment avancé pour vous le garantir mais on peut l’envisager.

La traduction de Jean Sola divisant les fans français. Est-il prévu une nouvelle traduction plus consensuelle des premiers tomes ?

Rien n’est prévu à l’heure actuelle.

Une dernière question… Sait-on jamais… Des nouvelles de TWOW ?

Aucune malheureusement…

7 Comments

  1. Interview très intéressante. Merci pour ce travail.

  2. Ça lâche en scred l’annonce d’un prochain livre par DNDM et Babar, tranquille… 😉

  3. Rhoooo le bébé de Babar (et DD, ça en fait des bébés en 1 an) annoncé : D
    SAIBO !
    Sinon très intéressante cette interview ! Quoi qu’on pense des découpages, on sent la passion qui l’anime.

  4. Interview très intéressante ( Bon , les réponses aux questions qui fâchent me font un peu tiquer mais elles sont …allez…(un petit peu) convaincantes.
    Quant à la surprise du chef…mazette, un nouveau livre en préparation sur les mystères du Trône de Fer…et ce, avec DNDM et Babar aux commandes…j’en salive d’avance. Au boulot, les jeunes ! 😊

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