ACOK 09 – Tyrion II

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  • #151459
    Sandrenal
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    ACOK 09 – Tyrion II
    Au fil des pages – liste des sujets

    ACOK 08, Catelyn I ACOK 10, Arya III

    Après avoir assuré la relecture de 2 chapitres de Tyrion d’AGOT dans lesquels il n’était pas du tout à son avantage, ça fait plaisir de le revoir à un meilleur niveau.

    Dans Tyrion I, la nouvelle Main du roi par intérim a pris ses fonctions sur un terrain miné : son titre est fragile, le Roi et la Régente le détestent, le Conseil est rempli de gens douteux et la capitale se prépare à la guerre. Varys a présenté sa fameuse énigme à Tyrion sur la réalité du pouvoir qui va constituer une sorte de fil rouge à la situation politique à Port-Réal dans ACOK. Et Tyrion nous annonçait son intention de rendre la justice.

    I. La justice du nain

    Le chapitre s’ouvre donc sur un petit banquet privé entre Tyrion et l’un des personnages les plus détestés d’AGOT : Janos Slynt. Dès la première phrase, Tyrion reprend le mépris social exprimé par Tywin sur Janos :

    En bon fils de boucher, Janos Slynt rigolait comme un hachoir à côtelettes.

    Le premier objectif de Tyrion dans ce dîner est très clair : il entend obtenir des réponses sur ce qui s’est passé à Port-Réal entre la mort de Robert et sa propre arrivée dans la capitale. Et pour atteindre cet objectif, Tyrion utilise 2 armes très classiques : le vin et la flatterie. Sur le vin d’abord, Tyrion saoule Janos qui lui facilite bien la tâche.

    Il était parfaitement saoul

    Au passage, j’ai relevé une phrase très amusante lorsqu’on a ADWD à l’esprit :

    Contrairement à Lord Janos, il tenait fort bien le vin

    Tyrion flatte son interlocuteur, le met à l’aise, lui demande de l’appeler par son prénom, change brusquement de sujet (c’est du Mazarin en application). Janos Slynt a l’intention de quitter la capitale et de s’installer dans son nouveau fief, Harrenhal, que la réputation n’effraie pas. (Au passage, il aurait été amusant de voir Janos débarquer à Harrenhal au milieu de l’armée Lannister et demander à Tywin de le laisser s’installer… La solution de Tyrion est très clémente finalement). Tyrion passe en revue avec Janos les candidats à la succession de celui-ci à la tête du Guet et en arrive finalement à sa première question : qui a lancé le Guet sur les bâtards de Robert ?

    A propos, qui vous avait lancé aux trousses de la bâtarde de cette putain ?

    Janos refuse évidemment de répondre malgré son degré d’alcoolisation. Il laisse en revanche échapper quelques informations à propos de la mort d’Eddard en confirmant la version de Cersei.

    L’Araignée… ! Hoqueta-t-il. Sait tout qu’on dit. Ben, savait pas ça.

    c’est le roi qu’a donné l’ordre, m’sire

    Ayant tiré de Janos tout ce qu’il pouvait en tirer (c’est-à-dire pas grand chose au final), Tyrion change de ton, l’informe qu’il ne mettra jamais les pieds à Harrenhal et qu’il ira renforcer la Garde de nuit à la place. Après un moment de panique, Janos retrouve de l’assurance (bien mal placée) :

    Verrons ce que Joffrey dira de tout ça. Et Littlefinger, et la Reine, oh oui. Janos Slynt en a de bons amis, des tas

    Janos est appréhendé à la sortie de la pièce par Ser Jacelyn Prédeaux, nouveau commandant du Guet. Tyrion le charge d’envoyer au Mur tous les successeurs potentiels que Janos lui avait recommandé et de donner pour instruction au capitaine du navire d’éliminer Allar Deem, celui qui a tué la bâtarde de Robert et sa mère.

    La justice de Tyrion s’est exercée de manière bien limitée. Il a atteint les exécutants mais pas les commanditaires. Il en est d’ailleurs parfaitement conscient.

    en être réduit à ces pantalonnades de justice l’exaspérait

    Ce qui est tout à son honneur car cela prouve que sa soif de justice est sincère et ne répond pas uniquement à des mobiles politiques.

    II. Tyrion joueur ou pièce ?

    La sortie de Janos Slynt est suivie de l’entrée en scène de Varys. Tyrion a tiré de sa conversation avec Janos une étrange conclusion :

    C’était ma sœur. […] C’est Cersei qui a dépêché les manteaux d’or à ce foutu bordel.

    Je me demande bien d’où Tyrion a bien pu tirer cette certitude. Lorsque Janos cite ses amis puissants, il cite le roi en premier, Littlefinger en deuxième et Cersei en dernière. La confirmation que donne Varys est plus implicite qu’explicite et est de toute façon suspecte. Varys révèle à Tyrion avoir réussi à sauver un autre bâtard de Robert.

    Tyrion se félicite d’avoir privé Cersei de ses moyens de lui nuire. Il reste cependant lucide sur la loyauté de son nouveau Commandant du Guet qui lui a été recommandé par Varys

    Vous le trouverez courageux, docile, homme d’honneur… et des plus reconnaissant.

    Envers qui là est la question

    Varys relance Tyrion sur sa fameuse énigme sur l’origine du pouvoir. Tyrion répond logiquement que « tout dépend de l’homme qui manie l’épée » parce que c’est celui-ci qui détient le pouvoir de vie et de mort. Varys nous donne alors sa réponse : le pouvoir est une question d’apparence et d’illusion. Celui qui parvient à manier les hommes qui manient l’épée, à se faire obéir d’eux pour une raison ou une autre détient réellement le pouvoir. L’énigme de Varys constitue le fil rouge de l’action de Tyrion dans ACOK.

    Au passage, Varys cherche subtilement à faire de Littlefinger une cible pour Tyrion.

    Qui a véritablement tué Eddard Stak selon vous ? Joffrey qui donna l’ordre ? Ser Ilyn Payne qui abattit l’épée ? Ou bien quelqu’un d’autre ?

    Au passage aussi, Varys nous informe que

    les ombres peuvent tuer

    Renly ne tardera pas à l’apprendre…

    Tyrion pose alors la question la plus importante qu’il puisse poser à Varys

    Qu’êtes-vous Varys ? […]

    Je ne suis qu’un loyal serviteur du royaume. […]

    ce sont les hommes qui font les eunnuques. Qui vous a coupé, Varys ? Quand et pourquoi ? Qui êtes-vous à la vérité ?

    Eddard s’était posé ces questions un peu tard et il ne les avait pas poussées aussi loin. La question des origines et des motivations de Varys est en effet fondamentale et il est tout au crédit de Tyrion de la poser. Il reçoit cependant la même réponse qu’Eddard. Varys se présente comme un serviteur du royaume, ce qui n’est probablement pas faux de son point de vue, et change immédiatement de sujet en livrant à Tyrion des informations sur des traîtres. J’ai eu l’impression à la relecture que Varys teste Tyrion à ce moment. Il lui donne un véritable traître (le commandant de la galère qui entend rallier Stannis), des otages qui cherchent à fuir (les Redwyne) et une boutade assez maladroite au regard des circonstances (Balon Swann). Un fou comme Joffrey aurait ordonné de tous les exécuter. Tyrion ne fait exécuter que le commandant de la galère.

    Une fois Varys éclipsé, Tyrion médite sur sa situation. Et comme dans son précédent chapitre et dans ceux qui suivent, il est hanté par le souvenir de son prédécesseur.

    n’était-il pas bien protégé ? Eddard Stark devait le croire aussi.

    Il rejoint ensuite ses appartements où Bronn l’attend. Tyrion lui demande alors s’il tuerait un bébé si l’ordre lui en était donné. Bronn répond simplement qu’il lui ferait payer plus cher. Ce qui inspire à Tyrion cette réflexion :

    Et que voudriez-vous que j’en foute, lord Slynt de votre Deem ? songea Tyrion. J’en ai cent à moi.

    La tendance certaine de Tywin à user des individus à la moralité douteuse, voire carrément monstrueux trouve ici un écho chez Tyrion. Bronn n’est pas la Montagne mais il n’est pas un parangon de vertu non plus. Son amoralité et sa vénalité en font un outil parfait pour Tyrion qui reproduit à une plus petite échelle (sans mauvais jeu de mot) la manière de gouverner de Tywin. Il utilisera Bronn et ses montagnards jusqu’à la fin d’ASOS pour faire son sale boulot, tout comme Tywin utilise Gregor Clegane, Amory Lorch ou Vashé Hèvre pour faire le sien.

    Pour conclure, je dirais que si Tyrion est bien plus à son avantage maintenant qu’à la fin d’AGOT, il n’accomplit au final qu’assez peu de choses dans ce chapitre. Il se débarrasse de Janos Slynt et de ses fidèles mais ne le remplace que par un homme de Varys. Il ne châtie que des sous-fifres sans atteindre les commanditaires. Il ne parvient pas à obtenir de Janos les réponses qu’il souhaitait. Dans les points positifs, il achève de limer les griffes de Cersei et de Joffrey et il est très lucide sur sa situation de dépendance envers Varys.

    Varys est l’autre personnage principal de ce chapitre. La position politique de Varys ne doit jamais être particulièrement confortable. Personne ne l’apprécie, personne ne lui fait totalement confiance, beaucoup le craignent. Comme Littlefinger, son principal atout est de savoir se rendre indispensable. Tyrion ne touchera pas à Littlefinger parce qu’il pense ne pas pouvoir se passer de lui. Et ni Tyrion, ni Robert précédemment ni Tywin par la suite ne touchent à Varys parce qu’il serait trop difficile à remplacer. Pourtant, Varys a joué un jeu dangereux avec Tyrion dans le chapitre précédent. Tyrion aurait parfaitement pu faire tuer Varys après l’épisode avec Shae. Il aurait été bien embêté pour le remplacer mais il en avait le pouvoir et il a certainement été tenté. Mais dans ce chapitre, Varys se rend indispensable. Il remplace Janos par un homme compétent, il donne beaucoup d’informations, des conseils utiles (l’énigme) et il se met au service de Tyrion.

    La question des motivations de Varys qui devient cruciale dans ADWD refait surface dans ce chapitre et le refera périodiquement par la suite.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines par Sandrenal.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines par R.Graymarch.
    #151470
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Ce chapitre est assez jouissif, il faut bien le dire. On est du côté de Tyrion, on se délecte de la manière dont il manipule Janos Slynt. Cela dit, comme écrit plus haut par Sandrenal, Janos Slynt est facile à détester. Je me demande quelle lecture on aurait de la scène si on était du côté de Slynt, ou de sa famille.

    Côté bouffe, l’auteur se fait encore une fois plaisir en détaillant le menu

    This evening they had supped on oxtail soup, summer greens tossed with pecans, grapes, red fennel, and crumbled cheese, hot crab pie, spiced squash, and quails drowned in butter. Each dish had come with its own wine. Lord Janos allowed that he had never eaten half so well.

    Sandrenal, tu n’as pas mentionné que si Tyrion envoie Slynt au Mur, avant ça, il s’arrange pour avoir des noms (de mauvais et un bon). Il avance masqué devant Slynt qui ne voit rien. J’avoue avoir complètement oublié l’existence d’Allar Deem (mais en anglais « dim », c’est pas quand on a du mal à voir ?^^). Il faut dire que son évocation est fugace. Mais apparemment terrible

    “Deem is little loved in the streets, I am told.”

    “He’s feared. That’s better.”

    Ah mais un peu comme Tywin alors ?? Hum. C’est assez marrant de voir cet adage machiavélien rappelé ici par Janos Slynt devant Tyrion

    Ensuite comme indiqué plus haut, Janos Slynt se fait embobiner, passe dans l’insulte, monte sur ses grands chevaux… pour rien. Le grossier symbole de sa maison (on n’aime pas les parvenus quand on est un Lannister) est même jeté au sol et laissé là un bon moment.

    Après, c’est la longue entrevue avec Varys et comme Tyrion, on reste circonspect (ce qui rend tout ça fort intéressant).
    Je note quand même que l’été revient souvient, que ce soit dans le menu au dessus, dans le nom du bateau Summer’s dreams ou dans le dialogue ci-dessous

    “You might be disappointed by the result,” Varys replied. “The storms come and go, the waves crash overhead, the big fish eat the little fish, and I keep on paddling. Might I trouble you for a taste of the wine that Lord Slynt enjoyed so much?”

    Tyrion waved at the flagon, frowning.

    Varys filled a cup. “Ah. Sweet as summer.” He took another sip.

    J’ai été étonné de trouver les frangins Redwyne là et je me demande comment ils « gèrent » leur visite à la capitale. Apparemment, ils veulent partir. (Moonrunner c’est un joli nom de bateau aussi)

    On nous parle de Timett et de ses exploits puis à nouveau de la comète et des illuminés religieux qu’elle suscite. Enfin la blague de Balon Swann. En effet, elle est bien innocente mais c’est sûr que Joffrey l’aurait mal pris. Un petit tour pour finir avec Bronn qui, comme rappelé plus haut n’est pas un chevalier blanc, mais au moins il ne prétend pas être vertueux.

     

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #151488
    Emmalaure
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Merci Sandrenal pour ta présentation !
    C’est vrai que le duel entre Janos et Tyrion a quelque chose de jouissif, dans la mesure ou Tyrion mène la danse tout du long avant de mettre son adversaire à terre et lui renvoyer la monnaie de sa pièce : personne n’avait vu venir l’exécution d’Eddard ? Janos n’aura pas vu venir la « sienne » non plus.
    On remarque qu’à la fin de l’entretien, Tyrion n’est tout de même pas satisfait de sa justice, qui ne touche que les sous-fifres et pas ceux qui donnent les ordres : il accueille Varys en lui demandant pourquoi il ressent de l’amertume, et Varys va effectivement jouer assez subtilement sur ce sentiment pour l’orienter vers Littlefinger et Cersei. Tyrion, dans le courant de son premier duel verbal, traite mentalement Janos Slynt de « fool » (fou), ce qui rappelle Arya se vengeant sur Tourte Chaude et Yoren lui demandant si « elle veut tuer le fou ». En d’autres termes, Janos est un pion sur l’échiquier et rien d’autre.
    J’ai relevé au passage un jeu de mots auquel je n’avais jamais fait attention (et pourtant !) et qui justifie l’appellation d’Araignée pour Varys (il n’existe pas en VF, donc je le mets en VO); il se situe quand Tyrion demande à Varys ce qu’il est :

    « What are you, Varys? » Tyrion found he truly wanted to know. « A spider, they say. »
    « Spies and informers are seldom loved, my lord. »

    Tyrion rappelle à Varys son surnom de « spider » (araignée) et le premier mot de Varys comme réponse est « spies » (les espions) : en anglais, espion et araignée ont droit à leur proximité sonore (même si étymologiquement, ils n’appartiennent pas aux mêmes familles de mots).

    #151491
    Athouni
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 262

    Merci Sandreval.

    Pour la part, ce chapitre est celui dans lequel Tyrion tente de faire justice (conformément à la fin de ACOK – Tyrion I). L’exercice est amère car Tyrion est en mesure de ne rendre qu’une justice de classe qui laisse impuni les véritables commanditaires. Le dialogue avec Janos est jubilatoire mais problématique tant toute la structure de classe pèse lourdement en faveur de Tyrion. La chose n’échappe pas à Tyrion lui-même qui profite de ses privilèges de classe pour berner le peu éduqué Janos Slynt – une caricature de parvenu que nous détestons en tant que lecteur. Martin nous brosse dans le sens du poil mais l’amertume ne tarde pas à l’emporter notamment avec les dernières lignes du chapitre où Bronn réduit en miettes toute illusion d’un camp moral (celui qui ne tue pas des nourrissons) qui s’opposerait aux brutes sanguinaires type Deem. D’ailleurs Tyrion cessera rapidement d’essayer de rendre justice et se fera beaucoup plus pragmatique n’hésitant pas lui-même à recourir à des expédients ni justes ni honorables (assassinat de Silver Tongue) pour se maintenir au pouvoir – c’est qu’il aime ça Tyrion, le pouvoir.

    De la justice à la vengeance, c’est ça le parcours de Tyrion à Port-Réal. Et pour la justice, c’est bientôt peu ou prou terminé…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 6 jours par Athouni.

    « When dead men come hunting in the night, do you think it matters who sits the Iron Throne »

    #151508
    darkdoudou
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 489

    Merci Sandrenal pour ta présentation, je rejoins beaucoup tout ce qui est dit plus haut sur le côté jouissif de voir Tyrion s’occuper d’un « méchant » et lui donner une mauvaise surprise, et aussi l’amertume et les limites de l’exercice pendant l’entrevue avec Varys puis Bronn.

    Tyrion a repris les fonctions de Ned Stark et le lecteur se satisfait de le voir reprendre l’enquête avec plus de rapidité et de meilleures armes. La femme qui a été tuée par Allar Deem suivant l’ordre de Janos Slynt (et de la Reine ?) est bien celle que Ned avait rencontrée dans un chapitre précédent. Là où Ned Stark s’était privé peu à peu de toutes ses troupes et avait été trompé quand il avait voulu acheter le guet, Tyrion semble prendre un chemin différent en gardant ses troupes, et en mettant à la tête du Guet une personne « most grateful ».

    Contre Janos le piège est bien tendu et marche bien. Le gros poisson a dévoré le petit poisson. Mais Varys, Littlefinger, et Cersei sont de plus gros morceaux à digérer

     

    #151562
    Yfos
    • Pas Trouillard
    • Posts : 651

    Merci pour cette présentation sur les premiers pas de Tyrion comme Main.

    les ombres peuvent tuer

    La citation se poursuit par

    Et un tout petit homme projette souvent une ombre démesurée.

    Cela me rappelle la fin du 1er chapitre de Jon dans AGOT

    Mais, au moment où il poussa la porte, la lumière en provenance de l’intérieur déginganda sa silhouette en travers de la cour et, quelques secondes, lui décerna une prestance véritablement royale. »

    Varys n’est pas le premier à penser que l’ombre de Tyrion porte loin.

     

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