ACOK 55 – Tyrion XII

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  • #161594
    Liloo75
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    Un Lannister paie toujours ses dettes

     

    Dans le dernier chapitre de Tyrion, nous avions assisté à la préparation de la bataille de la Néra. Tyrion sait que Stannis va attaquer par la mer.

    Il a fait mettre le prince Tommen à l’abri, il a envoyé ses hommes des clans des montagnes harceler les armées ennemies dans le Bois-du-Roi. Et il a pris des mesures qui ne vont pas le rendre très populaire, comme décider que toutes les installations commerciales entre les murs de Port-Réal et les berges de la Néra seront détruites, afin de faciliter la défense de la ville. Il a également fait réquisitionner tous les navires marchands.

    Le feu grégeois est prêt à être utilisé. Les pyromants annoncent qu’ils en disposent en quantité suffisante, et même plus que prévu.

    Au sein de la Garde royale, Tyrion a choisi Sandor Clegane et Balon Swann pour encadrer les troupes royales lors de l’assaut.

    Le chapitre se déroule en une soirée au cours de laquelle Tyrion est convié chez Cersei. La première partie commence sur le rythme d’une petite musique de chambre, puis est suivie d’un second acte qui se rapproche plus d’une tragédie wagnérienne.

     

     

    I/ Confidences, amabilités et faux-semblants

     

    Le chapitre s’ouvre sur Tyrion, se préparant pour dîner avec sa sœur. Celle-ci l’a invité, et il prend garde de ne pas la contrarier. S’il revêt l’écarlate Lannister, il délaisse sa chaine de Main du roi. Cersei n’aime guère se rappeler que c’est son frère qui gouverne, en l’absence de Tywin.

    Chemin faisant, Tyrion croise Varys. Celui-ci est porteur de nouvelles du Nord. De mauvaises nouvelles. Le (re)lecteur a compris que Theon a suivi les conseils de son cher Schlingue, et qu’il a fait exécuter les enfants du meunier, les faisant passer pour Bran et Rickon.

    Tyrion, pensant que les deux petits Stark sont morts, s’en trouve réellement affecté.

    Varys mime la désolation : « D’une tristesse si désolante. Et eux, si jeunes et innocents ». Il semble se moquer comme d’une guigne du sort des enfants Stark, on sent une certaine fausseté dans ses propos. Mais il joue la comédie devant Tyrion. Car celui-ci est vraiment touché.

    Tyrion se souvient des hurlements des loups après la chute de Bran. Il s’imagine leur désarroi aujourd’hui. Tyrion est proche des Stark, nous le verrons plus loin avec Sansa. Sa réaction lors de la prise de Winterfell était déjà éloquente.

    Néanmoins, il retrouve vite ses esprits, et décide que c’est lui qui annoncera la nouvelle à Cersei.

     

    • Confidences et amabilités

    La nouvelle de la mort des enfants Stark déclenche toute une série de confessions de la part de Cersei.

    Tyrion la provoque en lui demandant si c’est bien cela qu’elle voulait : la mort de Brandon Stark.

    Cersei ne cherche même pas à cacher ce qui s’est passé. Jaime a poussé Brandon, par amour pour elle. Mais elle se dédouane aussitôt : Jaime a agi sans réfléchir aux conséquences, soulignant le manque de discernement de son frère (c’est l’hôpital qui se moque de la charité). Si cela ne tenait qu’à elle, elle aurait trouvé un autre moyen de le faire taire, en l’effrayant par exemple. Oui, c’est facile après coup, de réécrire l’histoire, mais sur le moment, au sommet de la grande tour de Winterfell, n’est-ce pas elle qui a hurlé : « Il nous a vus ! » ?

    Et si désormais Brandon est mort, seul Theon Greyjoy en porte la responsabilité.

    Tyrion joue alors avec elle :

    – Espérons que lady Catelyn le croie.

    Cersei se rend compte que Catelyn détient son jumeau, et qu’elle pourrait se venger sur lui. L’idée ne lui a pas traversé l’esprit. Elle non plus n’a pas envisagé toutes les conséquences…

    Elle riposte en affirmant qu’elle tient Sansa, la fille ainée de Catelyn. Tyrion lui rappelle qu’ils la tiennent tous les deux et qu’ils ont tout intérêt à veiller sur elle, afin qu’il ne lui arrive rien de fâcheux. Indirectement, Tyrion se fait à nouveau le défenseur des Stark.

     

    Généreuse, Cersei profite de cette entrevue pour mettre en garde son frère contre Varys. Elle lui avoue que lorsqu’elle était jeune reine, Varys s’est débrouillé pour se rendre indispensable auprès d’elle, lui laissant accroire qu’il était son seul allié. C’est un peu le jeu que joue actuellement Varys vis-à-vis de Tyrion.

    D’ailleurs le double-jeu de Varys ne va pas tarder à se révéler. Cersei est au courant que le Limier ne veille plus sur Joffrey. Tyrion se justifie en disant qu’il avait besoin de lui pour défendre la cité. Et que ser Osmund (nouvellement élevé au rang de garde royal grâce à Cersei), et ser Meryn veillent sur le roi. Ici, le lecteur averti a envie de rire avec Tyrion :

    Ils ne sont bons à rien d’autre.

    Un peu plus loin, Tyrion dira clairement à Cersei qu’il sait que Joffrey est le fils de Jaime :

     Si tu veux que Joffrey soit le fils de son père, permet lui d’assumer son rôle.

    Elle ne paraît pas contrariée, et ne le contestera pas. Néanmoins, elle désapprouve le fait de placer le roi en première ligne lors de la bataille à venir contre Stannis. Même si c’est la volonté du gamin. Il me fait penser à Petit Walder qui veut participer à la chasse aux loups pour gagner une peau de bête.

     

    • Faux-semblants

    Le dîner est somptueux. Cersei et Tyrion donnent l’illusion d’une entente cordiale. Ils apparaissent presque complices. Toutefois, Tyrion reste sur ses gardes. Il ne porte rien à sa bouche que Cersei ait déjà goûté.

    Puis viennent les plaisanteries. Cersei évoque l’enlèvement de Tommen avec légèreté, comme si cela n’avait pas vraiment d’importance pour elle.

    Elle va même jusqu’à reconnaître l’utilité des sauvages de son frère, les hommes des clans. Elle regrette qu’il les ait éloignés de la cité. Vient ensuite un échange sur la conspiration des Epois. Cersei s’interroge sur les raisons qui poussent tant de gens à avoir des griefs contre les Lannister. On se demande bien pourquoi, hein ?

    Tyrion est réaliste, il sait que les gens se rangeront du côté du vainqueur. Et pour le moment, avec ses 20 000 hommes Stannis en impose plus que le Donjon Rouge et ses 7 000 soldats.

     

    • Et la conversation tourne vinaigre…

    Cersei n’aime pas du tout l’idée de voir Joffrey en première ligne lors des combats à venir. Et quand Tyrion tente de la rassurer en lui disant que si la ville est perdue, Joffrey sera rapatrié en lieu sûr, il ne fait qu’exacerber son inquiétude. Cersei n’avait pas envisagé, pour le moment, que la capitale puisse tomber aux mains de Stannis. Elle doit avoir foi en son père et espérer son retour imminent. Voire la réussite de l’ambassade de Petyr Baelish, qui doit rallier les Tyrell à la couronne grâce à une promesse de mariage. Même si Cersei semble se méfier de lui et de sa réelle fidélité aux Lannister :

    Je me suis toujours défiée de Littlefinger. Pourvu que la somme soit rondelette, il passerait à Stannis en moins d’un clin d’œil.

    La question revient sur Tommen. Cersei ne sait pas où il se trouve, et cette fois-ci elle en est réellement contrariée. Tyrion ne s’aperçoit pas tout de suite que la comédie est terminée. L’humeur de Cersei a tourné.

    Cela commence par une remarque anodine sur les tartes aux myrtilles (heureusement, il n’est pas question de tourte aux parfums des Iles d’Eté…). Puis elle en vient à le menacer et à le traiter de « benêt ». Comme tous les hommes il ne serait mû que par ce qu’il a entre les jambes. On sent la tension monter. Et Cersei lâche alors la phrase qu’elle avait probablement préparée, en plat principal, pour ce repas :

    Je tiens ta petite pute.

     

    II / Le masque tombe : menaces réciproques et regrets

     

    Tyrion est décontenancé, mais il tente de garder son sang-froid. Il s’autorise un trait d’humour :

    Je croyais les mâles plus à ton goût.

    Mais au fond de lui, c’est le grand malaise, il craint qu’il ne soit arrivé malheur à sa chère Shae :

    Il se sentait les tripes grouiller d’anguilles.

    Il se demande aussitôt s’il a été trahi par Varys. Ou bien si c’est sa propre imprudence qui est la conséquence de tout cela.

    On comprend alors la véritable raison d’être de ce dîner. Cersei veut faire payer à Tyrion tout ce qu’il lui a fait subir : l’éloignement de Myrcella, l’enlèvement de Tommen, et maintenant voilà qu’il projette de placer le roi face à l’ennemi. Cersei tient à ses enfants par-dessus tout. Par ses actes, Tyrion s’en est pris à eux, il les a utilisés à des fins politiques. Et il doit payer :

    Un Lannister paie toujours ses dettes.

    Cette réplique aussi, Cersei a dû la préparer.

     

    • Menaces réciproques

    Cersei le soupçonne de vouloir placer Tommen sur le trône (après s’être débarrassé de Joffrey), et de d’avoir l’intention de le manipuler selon son goût. Tommen étant réputé plus malléable que Joffrey, cela se tient. Tyrion aurait pu élaborer ce type de machination. D’ailleurs, l’enlèvement de Tommen par ser Jacelyn Prédeaux n’avait-il pas pour but caché d’avoir la main sur l’héritier du trône ?

    Il avoue lui-même en pensées :

    Ma foi, l’idée ne laisse pas que d’être tentante, en effet.

    Néanmoins, Tyrion aime ses neveux (surtout Tommen et Myrcella), et je ne pense pas qu’il ait eu l’intention de les utiliser pour parvenir au pouvoir par leur intermédiaire. Mais, dans l’esprit de Cersei, les événements s’emboitent de façon relativement cohérente.

    Tyrion se défend. Stannis est aux portes de la capitale, et Cersei a besoin de lui et de ses mercenaires. Elle lui fait remarquer que les mercenaires sont attachés à l’or plus qu’à la personne de Tyrion. Ce en quoi, elle a probablement raison.

    Cersei menace Tyrion, qu’il arrive malheur à l’un de ses enfants, alors sa petite chérie périra à petit feu.

    Quand Tyrion comprend que Cersei le croit capable de faire tuer le roi, il est choqué. Car même s’il ne porte pas Joffrey dans son cœur, il n’a jamais envisagé d’éliminer son neveu. Stupéfait, il veut savoir comment sa sœur le perçoit.

    Cersei lui annonce sans ambages qu’il n’est pour elle qu’un « bout d’homme contrefait ».

    Tyrion demeure coi. Il se demande comment Jaime aurait réagi. Puis il pense à son père et décide d’adopter l’attitude froide et distante de Tywin.

    Il feint l’indifférence sur le sort réservé à Shae. S’il ne donne pas l’impression de tenir à elle peut-être sera-t-elle épargnée ?

     

    Puis, la fille est présentée à Tyrion, et là c’est la grosse surprise : les frères Potaunoir ont mis la main sur Alalaya. Et ils l’ont salement malmenée. Néanmoins Tyrion exulte. Sa Shae est indemne et les hommes de sa sœur sont de sombres idiots.

    Cersei promet de libérer Alalaya si Tyrion lui rend Tommen après la bataille. Tyrion est soulagé de découvrir que celle qui a été enlevée est Alalaya, et non pas Shae. Le stratagème imaginé par Varys consistant à utiliser le bordel de Chataya et à faire monter Tyrion à l’étage avec la fille de la patronne a bien fonctionné. Cela signifie également qu’il devait y avoir des espions à la solde de Cersei dans cet établissement. Et qu’Alalaya a été prise pour la chérie de Tyrion, comme prévu.

    Mais tout à sa joie devant la sottise des Potaunoir, Tyrion s’oublie et menace Tommen, et Cersei par ricochet. Il lui annonce sur un ton théâtral que tout le mal qu’elle fera subir à Alalaya, il le fera supporter à Tommen. Il passera à l’acte lui-même s’il le faut. Cersei est furieuse, et veut le frapper, mais cette fois-ci il intercepte la main qui veut le gifler.

    Se pensant vainqueur, il commet une bien grande imprudence. Dans un élan d’étourderie, de manque de sang-froid ou de jugement, il enfonce le clou, se prend pour Tywin en personne et menace Cersei sans ambiguïté :

    Le mal que tu as fait ce soir, je te le revaudrai. J’ignore encore comment, mais laisse-moi le temps. Un jour viendra où, te croyant heureuse et en sûreté, tu sentiras brusquement ta joie prendre un goût de cendre, et tu sauras alors que la dette est payée.

    Ceci est une grave erreur. Tyrion n’est pas Tywin, il n’a pas les moyens de mettre ses menaces à exécution. Il oublie encore qu’il n’est Main que par intérim. Et Cersei n’est pas prête à pardonner cette sentence. A chaque fois qu’il arrivera un malheur dans sa vie, elle y repensera et en rejettera la faute sur Tyrion (à la mort de Joffrey, puis celle de Tywin). Tyrion va payer cher ces quelques mots qui lui ont procuré du plaisir sur le moment. Inconscient, imbu de lui-même, ignorant tout de la prophétie de Maggy la Grenouille, il ne sait pas qu’il vient de se condamner.

    Car Cersei vit depuis des années dans la hantise de la réalisation de cette prophétie. Elle attend avec crainte son valonqar, son « petit frère » en haut valyrien, qui doit un jour resserrer ses doigts autour de son cou. Déjà que Tyrion est le frère cadet de Cersei, il ne fait ici que la renforcer dans l’idée qu’il est son pire cauchemar.

     

    • Regrets

    Quand Tyrion retrouve Shae dans la tour de la Main, elle porte à son cou la chaine de Main du roi de Tyrion. La même chaine qu’elle portera lorsqu’il la trouvera dans le lit de son père, devenu Main du roi de fait et en droit. Foreshadowing ?

    Cette vision déclenchera sa fureur et la mort de Shae, puis indirectement celle de Tywin.

    Pour le moment, Tyrion est plus préoccupé par le fait de trouver le passage secret par lequel Varys a conduit Shae jusqu’à la tour de la Main, que par Shae elle-même. En effet, Varys a mené Shae jusqu’à la chambre de Tyrion en passant par des voies détournées : des échelles, un tunnel, et un sol avec une mosaïque représentant un dragon. Voilà tout ce dont se souvient Shae.

    C’est probablement le même chemin que Varys fera emprunter à Tyrion pour l’aider à fuir le Donjon Rouge, après sa condamnation. Ce même passage qui le mènera jusqu’à la chambre de son père avec les conséquences que l’on sait.

    Shae veut aider Tyrion à se détendre. Elle le déshabille, mais celui-ci a une panne. Peut-être vient-il de comprendre qu’il a commis une erreur fatale en menaçant Cersei et l’un de ses fils aussi ouvertement ? Tout cela pour défendre une femme qui ne l’aime certainement pas. Tout comme les mercenaires, Shae est là pour son argent avant tout :

    Crétin, ce n’est qu’une pute. Cersei avait raison, tu penses avec ta queue, crétin ! crétin !

    Effectivement, Tyrion peut se morigéner. Ses menaces inconsidérées ne resteront pas sans conséquences. Tyrion n’a pas fini de payer son sentiment de supériorité et sa langue bien pendue.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines et 3 jours par Liloo75.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines et 3 jours par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #161597
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8120

    Je suis persuadé que je n’ai pas du tout apprécié de la même manière ce chapitre en primo-lecture où on est (je suis) du côté de Tyrion, le pauvre incompris. Là, on a vu qu’il a un comportement parfois mesquin, voire méchant, qu’il s’acharne sur une proie facile et pas trop malveillante (Pycelle), qu’il se fait balader par Varys (il s’en doute un peu, voire le redoute), qu’il n’a pas de pression sur Petyr, qu’il est assez odieux avec Shae (qui peut être très énervante). Et surtout on voit que Cersei fait des trucs pour la sauvegarde de la ville, alors que Tyrion pense « tous des incapables, je dois tout faire et en plus ils me détestent », tout en se permettant le luxe de faire capoter des plans de Cersei pour… faire la même chose (l’enlèvement de Tommen) ou d’empoisonner sa soeur pour décider à sa place. Cela change ma perspective, bien entendu.

    Au début, on dirait que tout va bien, Tyrion veut même être pote avec Cersei (des arrière-pensées ?)

    His sister misliked being reminded that he was the King’s Hand, and he did not wish to inflame the relations between them any further.

    Ce filou de GRRM nous apprend ensuite la mort de Bran et Rickon. Je dois reconnaître que l’info est parfaitement distillée. En plus ça nous permet d’en apprendre plus sur l’état d’esprit de Cersei. Force est de constater qu’elle est assez directe

    “You wanted the Stark boy dead, I believe.”

    Cersei made a sour face. “It was Jaime who threw him from that window, not me. For love, he said, as if that would please me. It was a stupid thing to do, and dangerous besides, but when did our sweet brother ever stop to think?”

    “The boy saw you,” Tyrion pointed out.

    “He was a child. I could have frightened him into silence.” She looked at the letter thoughtfully.

    “Why must I suffer accusations every time some Stark stubs his toe? This was Greyjoy’s work, I had nothing to do with it.”

    “Let us hope Lady Catelyn believes that.”

    Her eyes widened. “She wouldn’t—”

    “—kill Jaime? Why not? What would you do if Joffrey and Tommen were murdered?”

    “I still hold Sansa!” the queen declared.

    “We still hold Sansa,” he corrected her, “and we had best take good care of her. Now where is this supper you’ve promised me, sweet sister?”

    Le souper est un véritable festin (sympa quand le peuple crève de faim), on apprend que ça vient de lady Castlefoyer et on nous met plus tard au parfum sur Tommen (bien amené, encore une fois, chapeau l’auteur). Tyrion se méfie et ne mange que les plats de Cersei (hum). On a aussi des infos sur les clans de la montagne et aussi sur les Épois (Varys les a tous trouvés, qu’est ce qu’il est efficace !! 😀 ). Cadeau crackpot pour les fans, sur le « swan » (cygne) too rich for his (Tyrion) taste. Vu qu’on parle de Balon Swann après, c’est rigolo

    Cersei reprend l’ascendant et dit la vérité à Tyrion qui refuse un peu de la voir

    “You put too much trust in that eunuch.”

    “He serves me well.”

    “Or so he’d have you believe. You think you’re the only one he whispers secrets to? He gives each of us just enough to convince us that we’d be helpless without him. He played the same game with me, when I first wed Robert. For years, I was convinced I had no truer friend at court, but now . . .”

    Sauf que Cersei prouve ses dires en amenant une info venant de Varys. Bam.

    Tyrion a un plan pour faire batailler Joff, ce qui est plutôt malin (en plus, il recherche ça). Cersei est complètement contre (son bébé !!) et habilement, Tyrion compare avec Jaime au même âge. On évoque ensuite la crainte de voir le donjon rouge tomber, puis les destins de Gyles, Boros et Tommen.

    Arrive enfin le moment où Cersei parle de la pute de Tyrion et de son plan (à lui) pour prendre le pouvoir (empoisonner Cersei, forcément ça allait pas l’aider à voir son petit frère d’un bon oeil). L’auteur filou omet de nous nommer voire décrire la fille en question. Qui en primolecture a pensé « ouf, c’est pas Shae » à la fin ? Avouez ! ^^

    Le seul truc qui empêche vraiment Cersei et Tyrion de s’éliminer c’est Jaime. Même avant sa « transformation », j’aime beaucoup le fait que Jaime est le trait d’union entre les trois (surtout qu’il réagit souvent comme un petit con^^).

    Tyrion se sent blessé que Cersei puisse croire qu’il peut faire du mal à ses neveux mais il va en tirer partie

    <i>If she thinks me such a monster, I’ll play the part for her.</i>

    Et donc

    “I have never liked you, Cersei, but you were my own sister, so I never did you harm. You’ve ended that. I will hurt you for this. I don’t know how yet, but give me time. A day will come when you think yourself safe and happy, and suddenly your joy will turn to ashes in your mouth, and you’ll know the debt is paid.”

    J’y ai cru en primolecture. En relecture, il a été infect avec elle malgré ce qu’il prétend. Intéressant, il devient le monstre qu’elle voit en lui (avec quelques raisons)

    Tyrion sort comme il peut, un peu soulagé de voir que Shae n’a pas été découverte (pauvre Alayaya…). Il rentre chez lui et qui est là pour batifoler ? Shae ! Splendide timing, et élégance des propos

    Shae sat cross-legged in the canopied bed, nude but for the heavy golden chain that looped across the swell of her breasts: a chain of linked golden hands, each clasping the next.

    Tyrion had not expected her. “What are you doing here?”

    Laughing, she stroked the chain. “I wanted some hands on my titties . . . but these little gold ones are cold.”

    Tyrion n’est pas trop dans le mood. Quand Shae parle de Lollys, elle est encore moins élégante

    “All they did was <i>fuck</i> her.”

    Tyrion est très prudent et demande comment Shae est entrée

    “Lord Varys made me wear a hood. I couldn’t see, except . . . there was one place, I got a peep at the floor out the bottom of the hood. It was all tiles, you know, the kind that make a picture?”

    Du coup, Tyrion est parano (on le comprend un peu) et cherche partout (en vain) avant de revenir à Shae mais il n’a toujours pas la « tête » à ça

    “Your shoulders feel as hard as rocks,” she murmured.

    Normal il voulait être Castral Roc peu avant. Et c’est sur ce constat inquiétant d’échec que Tyrion s’endort sans doute un peu inquiet car Cersei cherche à l’atteindre. Et Stannis aussi !

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #161758
    Sandor Debout
    • Frère Juré
    • Posts : 76

    La petite guéguerre familiale Lannister continue. Effectivement en relecture, et avec ASOS en tête, on voit toutes les erreurs de Tyrion. Certes il ne pouvait pas prévoir la tournure des événements, mais, aveuglé par son inimitié envers Cersei, par sa colère et par son pseudo-avantage intellectuel, il prend tout de même de gros risques.

    C’est peut être son plus gros échec finalement, ne pas avoir réussi à composer avec sa sœur. S’il l’avait eue de son côté, il serait sorti grandi (si si) de la bataille de la Nera. Il aurait peut-être même gardé son nez, ce qui peut toujours servir…

    #161773
    Sandrenal
    • Pas Trouillard
    • Posts : 520

    Mais tout à sa joie devant la sottise des Potaunoir, Tyrion s’oublie et menace Tommen, et Cersei par ricochet. Il lui annonce sur un ton théâtral que tout le mal qu’elle fera subir à Alalaya, il le fera supporter à Tommen.

    Outre que Tyrion fait une menace qu’il n’a aucune intention de mettre à exécution, ce qui est déjà une erreur, il oublie complétement de penser sur le temps long. A terme, Tywin est censé revenir et reprendre la position de Main du roi. Et Tyrion devra lui rendre des comptes. Avoir menacé Tommen pour protéger une prostituée pèsera lourd pour Tywin au moment de faire le bilan.

    #161965
    Odeon
    • Pas Trouillard
    • Posts : 624

    Un chapitre qui montre assez comment l’exemple de leur père est désastreux pour la relation Tyrion/Cersei.

    Au lieu de calmer la situation en disant à Cersei la vérité « n’aie pas peur pour Tommen et Joffrey, ce sont mes neveux et jamais je ne leur ferais de mal » Tyrion se dit qu’une bonne menace est la plus sure des garanties et envenime encore plus les relations avec sa sœur.

    Bien joué …

    On pourrait presque faire une analyse Girardienne de leur relation. Tyrion et Cersei portant tous deux leur désir mimétique sur la personne de Tywin, ils ne peuvent qu’en venir qu’à s’entretuer pour la place. Mais bon, ce serait pousser un peu loin les thèses de René Girard. ^^

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 1 jour par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort .

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