ADWD 49 – Jaime I

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    SansaQueenBread
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    ADWD 49 – Jaime I
    Au fil des pages – liste des sujets

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    Dans ce chapitre, Jaime badine avec l’amante de lord Bracken, obtient la reddition de lord Nerbosc, parle d’histoire avec son nouvel otage et retrouve Brienne, porteuse d’un message urgent…je me demande bien lequel. Bonne lecture !

    Bienvenue à Corneilla, pour un énième match Nerbosc-Bracken

    Le chapitre commence par une description du château des Nerbosc et de ses alentours. George met l’accent sur son âge, en mentionnant ses tours carrées, construites avant que l’on sache qu’elles étaient plus vulnérables aux armes de sièges que leurs homologues plus récentes, rondes ou en demi-lune. En nous expliquant l’histoire du Val du Bois Noir, il renforce encore ce sentiment d’ancienneté. Il met également en évidence les ravages des êtres humains sur leurs environnement, en précisant que les constructions ont remplacé la végétation. Il dénonce également  les dommages de la guerre sur le paysage, comme si, une fois que les hommes avaient fini de démolir la nature, leur cible suivante la plus logique sont leurs propres congénères :

    Lorsque Jaime Lannister et son escorte, sinuant à travers le moutonnement des collines, pénétrèrent dans le Val, il ne restait plus grand-chose des champs, des fermes et des vergers qui avaient jadis entouré Corneilla – rien que de la boue et des cendres et, ici ou là – les coquilles noircies de maison et de moulins. Dans cette désolation croissaient mauvaises herbes, ronces et orties, mais rien qu’on pût qualifier de récolte. Partout où Jaime portait son regard, il voyait la main de son père, même dans les ossements qu’ils apercevaient parfois en bordure de route.

    En effet, Tywin Lannister a ordonné à Gregor Clegane, Varshé Hèvre, Amory Lorch et d’autres comme eux de saccager, brûler et piller le Conflans, en tuant tous les êtres vivants sur leur passage, afin de déstabiliser Robb et les Tully. C’est aussi lui qui a poussé les Bracken à se retourner contre les Nerbosc, après les Noces Pourpres. Et voilà que c’est Jaime, l’un des principaux responsables de la guerre des 5 rois (en tant que père informel de Joffrey), qui vient pacifier les derniers belligérants. L’ironie est assez amère.

    L’attitude des deux ennemis parachève la critique de George et la stupidité de la situation. C’est un siège assez timide, que personne n’a envie de troubler. C’est juste une nouvelle bisbille entre 2 familles nobles qui se haïssent et qui n’ont aucun scrupule à faire souffrir et mourir ceux qui les servent pour marquer des points contre camp. Jaime lui-même, qualifie les éventuelles escarmouches de « sottises », ce qui traduit bien l’absurdité des évènements.

    Notre bon lord Commandant commence à être soûlé du Conflans et de ses habitants et veut expédier la chose pour rentrer à Port-Réal, afin de pouvoir s’expliquer avec Cersei, s’il en a la possibilité. Quoi qu’il en soit, la rupture avec sa sœur est assez nette. Il est toujours aussi furieux qu’elle ait pris d’autres amants et il a décidé qu’il n’avait pas envie de mourir pour tenter de réparer ses bêtises.

    Apportez un seau d’eau froide à lord Jonos !

    Une fois arrivé, Jaime va faire une petite visite à lord Bracken. Le truc, c’est qu’il est en train de coucher avec une femme. Lorsque le lord Commandant l’interpelle, il se lève et dégaine son épée avant de savoir qui ose le déranger. Lorsqu’il comprend, « la pointe de son épée retomba » (très classe, George. Quelle épée, exactement ? ^^). Jaime la prend initialement pour une prostituée et, quand il est détrompé, en profite pour lancer un scud à sa sœur, qu’il semble considérer comme une « catin » (plutôt vachard, mais c’est toujours plus sain que de vouloir coucher avec elle, concentrons-nous sur le progrès ^^). Hildy « appartenait » à l’un des hommes de Nerbosc. Il la considère comme une prise de guerre après avoir fendu le crâne à son précédent protecteur (ah les joies de la société médiévale ^^). Les 2 hommes attendent qu’elle s’habille et qu’elle s’en aille pour parler boutique mais elle prend son temps et badine avec Jaime. L’une de ses remarques, en particulier, fait mouche :

    En riant, Hildy jeta à Jaime un coup d’œil impudent.

    -Avez-vous une petite femme, ser ?

    Non, j’ai une sœur.

    -De quelle couleur est ma cape ?

    -Blanche, répondit-elle, mais votre main est d’or massif. Ça me plaît, chez un homme. Et vous préférez quoi chez une femme, m’sire ?

    -L’innocence.

    -Chez une femme, j’ai dit. Pas chez votre fille.

    Il songea à Myrcella. Il faudra aussi que je le lui dise. Les Dorniens pourraient ne pas apprécier. Doran Martell l’avait promise à son fils avec l’idée qu’elle était du même sang que Robert. Des nœuds et des entrelacs, se dit Jaime en regrettant de ne pouvoir trancher tout cela d’un prompt coup d’épée.

    Sans le savoir, la jeune femme vient de toucher un point sensible chez Jaime, puisqu’il est forcé de repenser aux conséquences de ses actes précédents. Sa volonté de mettre fin aux mensonges et de reconnaître Myrcella se heurte aux conséquences politiques d’une telle vérité, ce qui le fruste considérablement.  Jaime a perdu sa main, son habileté aux armes et son sentiment d’invulnérabilité. Il est donc forcé de peser soigneusement ses agissements, afin de réfléchir à leurs conséquences. Cette situation le met très mal à l’aise.

    Jaime et Bracken, des alliés froids

    Une fois Hildy partie, ser Jaime et lord Bracken commencent à aborder les choses sérieuses. Le Lord Commandant interroge son hôte sur le Silure, discute de la reddition de Tytos et échange sur les promesses de terres promises par lord Tywin à Jonos s’il se rendait et tournait casaque. Ce dernier n’hésite pas à faire passer les Nerbosc pour les pires criminels qui soient. Néanmoins, leurs échanges sont tendus, voire glaciaux. La guerre des Cinq Rois vient de se terminer et les blessures sont encore toutes fraîches. Les Bracken ont beaucoup souffert à cause des Lannister. De son côté, Jaime se méfie de Jonos, puisqu’il s’est rebellé contre son souverain légitime (mouais, pour la légitimité j’ai vu mieux) et parce qu’il s’est rallié très vite aux Lannister après les Noces Pourpres, ce qu’il trouve peu honorable.

    Jaime, l’apprenti diplomate chez les Nerbosc

    Après avoir pris congé de Bracken, Jaime se rend devant les portes de Corneilla, sous une bannière de paix. On lui ouvre et il rencontre lord Nerbosc, à cheval, qui lui fait un accueil poli, quoiqu’un peu froid. Le seigneur de la place est dans une situation difficile mais il ne voulait pas s’incliner devant son rival. La venue de Jaime lui permet de trouver une échappatoire. À son honneur, Jaime ne l’humilie pas devant ses gens et préfère négocier avec lui dans sa loggia.

    J’aimerais m’attarder un instant sur l’arbre-cœur de la forteresse, auquel Jaime s’intéresse :

    C’était un barral ancien et colossal, dix fois plus grand que celui du Jardin de Pierre de Castral Roc. Mais celui-ci était nu et mort.

    « Les Bracken l’ont empoisonné, expliqua son hôte. Depuis mille ans, il n’a pas produit une feuille. Dans mille autres, il se sera changé en pierre, disent les mestres. Les barrals ne pourrissent jamais.

    -Et les corneilles ? demanda Jaime. Où sont-elles ?

    -Elles arrivent au crépuscule et restent posées là toute la nuit. Par centaines. Elles couvrent l’arbre comme un noir feuillage, chaque branche et chaque brindille. Elles viennent depuis des millénaires. Comment, pourquoi, nul ne saurait le dire, et pourtant l’arbre les attire chaque soir.

    Cet arbre est-il un détail pittoresque ou joue-t-il un rôle plus important ? Les corneilles qui viennent s’y percher et s’y repartent font-elles partie des espions des vervoyants. Sont-elles habitées par l’esprit des enfants de la forêt. Font-elles partie des mille yeux de Freuxsanglant. C’est une question fascinante qui reste sans réponse, pour l’instant.

    Une fois la curiosité de Jaime satisfaite, on entre dans le cœur du sujet. Lord Nerbosc interroge  le lord Commandant sur Edmure. Il désapprouve la reddition de son suzerain, la prenant pour un manque de courage et d’honneur. Jaime pense que c’est injuste, mais n’ose pas dire qu’il s’est abaissé à menacer un enfant dans le ventre de sa mère. Ironiquement, Edmure a subi le même chantage que Ned Stark, mais bien qu’il soit toujours en vie, son statut a été grandement diminué, même aux yeux des siens. Inversement, l’exécution sommaire du seigneur de Winterfell a soudé ses vassaux (sauf les Bolton) et ses sujets autour de son souvenir et de sa famille, balayant toute rumeur de déshonneur. Jaime interroge Tytos sur le Silure mais ser Brynden est toujours introuvable.

    Ensuite, toute est une affaire de négociations et les choses sont rondement menées. Même l’abandon de terres est réglé plutôt rapidement. Là où ça coince, c’est sûr le choix de l’otage demandé pour garantir la loyauté de lord Nerbosc. Celui-ci ne veut pas que ce soit sa fille et on apprend au passage qu’il a perdu deux fils. Nous savions déjà que Lucas Nerbosc était fichu, mais un autre est mort de maladie. Ils finissent par se mettre d’accord sur Hoster. Tytos suggère aussi à Jaime de demander un otage à Bracken, une de ses filles. Il en profite pour jeter un scud à son ennemi, qui n’a pas d’héritier mâle et qui serait peut-être cocu par l’une de ses maîtresses. Elle aurait couché avec quelqu’un d’autre et fait passer son fils pour le bâtard de Jonos. Ça manque de classe, mais, sachant que l’autre l’assiège depuis six mois, on peut comprendre le maître des lieux.

    Au départ du Lord Commandant, un résultat mitigé

    Jaime refuse une invitation à dîner, sentant bien que ce serait malvenu et se prépare à partir. Hoster le rejoint rapidement. Il se présente poliment et sourit, ce que Jaime n’apprécie pas, pensant que le jeune homme ne comprend pas la gravité de la situation. Agacé, il le remet en place et s’adresse à son père pour lui répéter que son fils sera exécuté si Tytos se rebelle. Pour accentuer la menace, il rappelle qu’il n’est pas le plus grand bouffon mort du monde (Ryman Frey).  L’ambiance est plombée, le climat est devenu glacial et lord Nerbosc l’appelle de nouveau « Régicide ».  Sur ce, le lord Commandant prend congé. Il s’arrête assez longtemps auprès de lord Bracken pour confirmer la reddition du château, lui faire connaître ses nouveaux domaines et ordonner d’envoyer un otage à Port-Réal. Ensuite, il s’en va.

    Jaime a réussi à faire baisser le pavillon à lord Nerbosc, mais je trouve qu’il a fait un faux pas, en menaçant explicitement Hoster de décapitation. Le père de celui-ci connaissait déjà les conséquences d’une rébellion. Il a pu choisir ce fils-là parce qu’il était préparé à le sacrifier, et la rudesse de Jaime a pu le rendre vindicatif. Pareillement, demander un otage à lord Bracken était malavisé. Vers la fin de la Danse des Dragons, Nerbosc et Bracken se sont réconciliés temporairement, décidant que c’était Aegon II qu’ils détestaient le plus. Jaime a pu leur fournir une raison de le faire à nouveau. Il en a fait trop. Je trouve donc son résultat mitigé.

    La querelle Nerbosc-Bracken, un sujet de réflexion pour tous les nobles

    Jaime et son escorte se rendent à l’Arbre-Sous pour y passer la nuit. Lorsque Jaime remarque que les 2 familles rivales appellent les deux collines qui ressemblent à des tétons par un nom différent, il questionne Hoster à ce sujet. Pas rancunier, le jeune homme lui raconte l’histoire des deux maîtresses d’Aegon IV, qui ont donné naissance à Aegor et Brynden Rivers. La conversation dérive ensuite sur les racines du conflit entre les deux antagonistes, qui se perdent dans les limbes de l’histoire. Devant l’érudition d’Hoster, Jaime pense à Tyrion, ce qui l’adoucit une seconde, jusqu’à ce qu’il se rappelle du meurtre de Tywin par son frère.

    Cette histoire et les vaines tentatives de paix sont une leçon pour toutes les familles nobles et sur les ravages que ce genre de rivalités imbéciles provoque dans le royaume. La haine entre Aegor Rivers et son frère Brynden, chacun issu de l’une des deux factions, est sans doute l’une des principales causes des rébellions Feunoyr, qui ont ensanglanté le royaume à plusieurs reprises, en coûtant des milliers de morts à chaque fois. C’est à la fois une critique de la féodalité et de ses dérives et une invitation à être plus civilisé.

    Néanmoins, Jaime et Hoster semblent en avoir tiré les mauvaises leçons. L’adolescent affirme que son père juge cette situation inévitable, qu’il l’accepte et la considère comme une constante immuable. Jaime, lui, propose la méthode de son propre père : éradiquer l’ennemi pour s’en débarrasser à jamais. Il nomme pour preuve les Reyne, les Castamere et Rhaegar Targaryen. Hoster lui demande alors si c’est pour cette raison qu’ils ont tué tous les Stark. Jaime répond qu’Arya et Sansa sont saines et sauves, qu’Arya va épouser Ramsay Bolton et que Sansa oubliera peut-être qu’elle est une Stark et qu’elle aura la sagesse d’épouser un homme du commun. Elle perdra son statut, mais, selon lui, elle ne risquera pas de voir ses enfants massacrés par un chevalier, puisqu’elle ne sera plus une cible. C’est franchement gonflé comme argument, vu ce que les Lannister ont fait subir aux habitants du Conflans.

    Jaime oublie aussi une autre chose, c’est qu’il n’est pas si facile d’éradiquer une famille.  Rickon et Bran ont survécu, et la vraie Arya reste libre. Quand à Sansa, ce chapitre suggère fortement qu’elle ne restera pas cachée sous un rocher :

    -Les filles de lord Eddard vivent encore. L‘une d’elles vient tout juste d’être mariée. L’autre… » Brienne ou es-tu ? L’as-tu retrouvée ? «…si les dieux sont bons, elle oubliera qu’elle a été une Stark. Elle épousera quelque forgeron épais ou un aubergiste à la trogne grasse, lui garnira sa maison d’enfants et n’aura jamais raison de craindre qu’un chevalier s’en vienne briser leur crânes contre un mur.

    -Les dieux sont bons », déclara son otage sur un ton incertain.

    Continue à le croire.

    George est plutôt clair. Non seulement Sansa n’oubliera pas qu’elle est une Stark, mais elle reviendra pour réclamer son statut et demander vengeance. Et cela ne devrait pas surprendre Jaime. Même après le massacre des enfants de Rhaegar, les plus jeunes enfants d’Aerys II ont échappé à la capture et Dany vit toujours, possède 3 dragons et est bien déterminée à se venger. La leçon est simple : le seul moyen de vraiment gagner la guerre, est de ne pas la commencer. Au passage, on note le fait que Brienne reste dans un coin de l’esprit de Jaime.

    L’Arbre-sous, ou la faillite du pouvoir royal

    Lorsqu’ils arrivent à l’Arbre-sous, il est clair que le village est toujours habité, mais les habitants se sont réfugiés dans la tour de guet. Jaime comprend vite fait la situation et les tente de les amadouer en leur disant qu’il est au service du roi. Le problème, c’est que ceux qui l’ont précédé aussi l’étaient aussi, et qu’ils n’ont plus confiance. Le meurtre, le viol, l’incendie, la mort des moutons, ce sont des hommes prétendant être légitimes qui l’ont exercée et ils refusent de courir le risque cette fois-ci.

    Cet échange illustre l’échec du pouvoir féodal et royal et, encore une fois, les ravages de la guerre. Lorsque plusieurs dirigeants existent et que leurs fidèles sillonnent le pays, les gens normaux ne sont plus en sécurité.

    Jaime lâche vite l’affaire, s’oppose à un assaut et ordonne de dormir dans le village, sans rien voler.

    Brienne ! Je m’appelle Brienne et je vous attire dans un piège !

    Après avoir mangé avec ses écuyers et son otage, s’être interrogé sur le sens des pièces clouées au vieil arbre (foreshadowing pour une nouvelle Dunk and Egg sur le sujet ?) et avoir posté des sentinelles, Jaime reçoit une visite inattendue, vers minuit : Brienne. C’est à ce moment-là que nous avons la certitude qu’elle a survécu à sa rencontre avec lady Cœurdepierre et de la fraction la plus vindicative de la Fraternité-Sans-Bannières. Évidemment, elle a très mauvaise mine, à cause de la morsure qu’elle a reçue et de ses autres épreuves. Podrick et ser Hyle Hunt ne sont pas là, sans doute retenus en otage. Elle prétend avoir retrouvée Sansa, à  une journée de cheval, captive du Limier. Si Jaime ne vient pas seule avec elle, elle mourra.

    Nous savons, bien sûr, que c’est un piège, tout comme nous apprenons plus tard que Jaime est tombé droit dedans, tout à son désir de rédemption. Il est d’ailleurs ironique que Brienne touche son épée, Féale, en mentionnant sa quête. Si la Fraternité capture Jaime à cause de sa confiance en Brienne, il la considèrera aussi comme félonne, comme l’a fait lady Cœurdepierre avant lui. En tentant de respecter ses différents serments, Brienne est bien partie pour les trahir tous, comme Jaime avant elle.

     

    J’espère que vous avez apprécié cette analyse. N’hésitez pas à me faire part de vos retours.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 5 jours par SansaQueenBread.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 4 jours par R.Graymarch. Raison: George
    #204452
    R.Graymarch
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    Retour à Jaime, mais quelle surprise !!

    Forcément, ça fait un bail donc il faut nous remettre dans le bain. Jaime est toujours dans le Conflans et il va tenter de régler le siège de Corneilla. Le lieu décrit est fertile et très ancien (apparemment quand on fait des tours carrés, c’est impossible de changer après coup même quand il se passe des siècles voire des millénaires).

    Le siège est famélique

    No great hosts encircled Raventree, as Riverrun had been encircled. This siege was a more intimate affair, the latest step in a dance that went back many centuries. At best Jonos Bracken had five hundred men about the castle. Jaime saw no siege towers, no battering rams, no catapults. Bracken did not mean to break the gates of Raventree nor storm its high, thick walls. With no prospect of relief in sight, he was content to starve his rival out. No doubt there had been sorties and skirmishes at the start of the siege, and arrows flying back and forth; half a year into it, everyone was too tired for such nonsense. Boredom and routine had taken over, the enemies of discipline.

    Les Nerbosc sont les seuls à résister encore. Une fois qu’ils auront cédé, tout reviendra dans la paix du roi, enfin de Cersei. Et bim, Jaime pense à sa soeur et au fait qu’il n’est pas allé la sauver

    Even if he had gone back, he could not hope to save her. She was guilty of every treason laid against her, and he was short a sword hand.

    Jaime entre dans le camp Bracken et directement dans la tente de Jonos qu’il euh dérange en charmante compagnie. Y a que moi qui trouve que la scène est un peu dérangeante ? Jonos est un mec imbuvable, Hildy dragouille Jaime et ce dernier balance des punchlines…

    “You took me unawares, my lord. I was not told of your coming.”

    “And I seem to have prevented yours.” Jaime smiled at the woman in the bed.

    Les deux hommes restent seuls et parlent… du Silure, respecté par tout le monde on dirait

    “Ser Brynden knows better than to come running to me. I am fond of the man, I won’t deny that. That won’t stop me clapping him in chains if he shows his face near me or mine. He knows I’ve bent the knee. He should have done the same, but he always was a stubborn one. His brother could have told you that.”

    Jonos pense gagner mais Jaime veut aller plus vite. Jaime refuse un verre et expose ses plans (vu que Jonos lui demande)

    “You spoke of terms. What sort of terms?”

    “The usual sort. Lord Blackwood shall be required to confess his treason and abjure his allegiance to the Starks and Tullys. He will swear solemnly before gods and men to henceforth remain a leal vassal of Harrenhal and the Iron Throne, and I will give him pardon in the king’s name. We will take a pot or two of gold, of course. The price of rebellion. I’ll claim a hostage as well, to ensure that Raventree does not rise again.”

    “His daughter,” suggested Bracken. “Blackwood has six sons, but only the one daughter. He dotes on her. A snot-nosed little creature, couldn’t be more than seven.”

    Jonos expose ses revendications territoriales : elles sont nombreuses. Et aussi l’existence de l’Arbre-sou, enclave de la Couronne

    “Pennytree. That was ours once too, but it’s been a royal fief for a hundred years. Leave that out. We ask only for the lands stolen by the Blackwoods. Your lord father promised to restore them to us if we would subdue Lord Tytos for him.”

    “Yet as I was riding up, I saw Tully banners flying from the castle walls, and the direwolf of Stark as well. That would seem to suggest that Lord Tytos has not been subdued.”

    “We’ve driven him and his from the field and penned them up inside Raventree. Give me sufficient men to storm his walls, my lord, and I will subdue the whole lot of them to their graves.”

    “If I gave you sufficient men, they would be doing the subduing, not you. In which case I should reward myself.”

    Jonos insiste pour avoir quelque chose mais Jaime n’est pas enclin à les lui donner en insistant sur le fait qu’il a pris les armes contre le roi. Pour Jonos, c’est pas si simple (ça se tente^^)

    “It’s said that a Lannister always pays his debts. We fought for you.”

    “Not half as long as you fought against us.”

    “The king has pardoned us for that. I lost my nephew to your swords, and my natural son. Your Mountain stole my harvest and burned everything he could not carry off. He put my castle to the torch and raped one of my daughters. I will have recompense.”

    “The Mountain’s dead, as is my father,” Jaime told him, “and some might say your head was recompense enough. You did declare for Stark, and kept faith with him until Lord Walder killed him.”

    “Murdered him, and a dozen good men of my own blood.” Lord Jonos turned his head and spat. “Aye, I kept faith with the Young Wolf. As I’ll keep faith with you, so long as you treat me fair. I bent the knee because I saw no sense in dying for the dead nor shedding Bracken blood in a lost cause.”

    “A prudent man.” Though some might say that Lord Blackwood has been more honorable. “You’ll get your lands. Some of them, at least. Since you partly subdued the Blackwoods.”

    That seemed to satisfy Lord Jonos.

    Jaime se rend chez les Nerbosc. Je me souviens (sauf erreur de ma part) qui était casté en Tytos il y a des années de ça. A posteriori, ça lui allait bien

    Lord Tytos Blackwood met him in the outer ward, mounted on a destrier as gaunt as himself. Very tall and very thin, the Lord of Raventree had a hook nose, long hair, and a ragged salt-and-pepper beard that showed more salt than pepper. In silver inlay on the breastplate of his burnished scarlet armor was a white tree bare and dead, surrounded by a flock of onyx ravens taking flight. A cloak of raven feathers fluttered from his shoulders.

    Il est plutôt respectueux et on voit qu’il veut bien se rendre mais pas aux Bracken. Jaime, il a la classe quand même

    Blackwood hesitated a moment. “Is it your wish that I dismount and kneel before you here and now?”

    A hundred eyes were looking on. “The wind is cold and the yard is muddy,” said Jaime. “You can do your kneeling on the carpet in your solar once we’ve agreed on terms.”

    “That is chivalrous of you,” said Lord Tytos. “Come, ser. My hall might lack for food, but never for courtesy.”

    Grosse ambiance en rentrant avec un barral mort (empoisonné par les Bracken, bien entendu) où convergent des tas de corneilles. Il est élégant, Tytos

    “For honor’s sake I must ask about my liege lord.”

    “Ser Edmure is on his way to Casterly Rock as my captive. His wife will remain at the Twins until their child is born. Then she and the babe will join him. So long as he does not attempt escape or plot rebellion, Edmure will live a long life.”

    “Long and bitter. A life without honor. Until his dying day, men will say he was afraid to fight.”

    Unjustly, Jaime thought. It was his child he feared for. He knew whose son I am, better than mine own aunt. “The choice was his. His uncle would have made us bleed.”

    Cela nous amène au Silure

    “What have you done with Ser Brynden, if I may ask?”

    “I offered to let him take the black. Instead he fled.” Jaime smiled. “Do you have him here, perchance?”

    “No.”

    “Would you tell me if you did?”

    It was Tytos Blackwood’s turn to smile.

    On s’est bien compris. Jaime en arrive au fait (la reddition), mais Tytos fait une digression

    “Is this where I get down on my knees?”

    “If it please you. Or we can say you did.”

    Jaime fait les revendications en oubliant beaucoup des terres demandées par Jonos. Tytos négocie, Jaime l’écoute et fait des contre-propositions. Idem pour les otages. Jaime reprend le fait qu’il a six fils sauf que deux sont morts

    “Once. Robert was my youngest and never strong. He died nine days ago, of a looseness of the bowels. Lucas was murdered at the Red Wedding. Walder Frey’s fourth wife was a Blackwood, but kinship counts for no more than guest right at the Twins. I should like to bury Lucas beneath the tree, but the Freys have not yet seen fit to return his bones to me.”

    “I’ll see that they do. Was Lucas your eldest son?”

    “My second. Brynden is my eldest, and my heir. Next comes Hoster. A bookish boy, I fear.”

    “They have books in King’s Landing too. I recall my little brother reading them from time to time. Perhaps your son would like a look at them. I will accept Hoster as our hostage.”

    Tytos arrive même à proposer un otage Bracken. Tytos propose à Jaime de souper mais ce dernier refuse, toujours classe (il revient de loin par rapport à AGOT)

    “Will you do me the honor of taking supper with me?”

    “Some other time, my lord.” The castle was starving; no good would be served by Jaime stealing food from their mouths. “I cannot linger. Riverrun awaits.”

    “Riverrun? Or King’s Landing?”

    “Both.”

    Lord Tytos did not attempt to dissuade him.

    Jaime est présenté à Hoster, ce dernier est enjoué mais Jaime le recadre tout de suite, puis Tytos

    “My lord, let there be no misunderstanding here. Lord Beric Dondarrion, Thoros of Myr, Sandor Clegane, Brynden Tully, this woman Stoneheart … all these are outlaws and rebels, enemies to the king and all his leal subjects. If I should learn that you or yours are hiding them, protecting them, or assisting them in any way, I will not hesitate to send you your son’s head. I hope you understand that. Understand this as well: I am not Ryman Frey.”

    “No.” All trace of warmth had left Lord Blackwood’s mouth. “I know who I am dealing with. Kingslayer.”

    “Good.” Jaime mounted and wheeled Honor toward the gate. “I wish you a good harvest and the joy of the king’s peace.”

    De retour, Jonos est assez content avec ce qu’il va obtenir. Moins sur les otages^^

    Le voyage avec Hoster Nerbosc vers l’Arbre-sous permet au Nerbosc de réciter sa leçon d’histoire (bien joué, George). En bref, la situation est compliquée, il n’y a pas vraiment de raison de se battre et toutes les tentatives de paix et d’union (maritale) ont échoué. Au passage, il y a une différence de traitement sur les conflits entre Lannister et Nerbosc

    “How, my lord? The old wounds never heal, my father says.”

    “My father had a saying too. Never wound a foe when you can kill him. Dead men don’t claim vengeance.”

    “Their sons do,” said Hoster, apologetically. “Not if you kill the sons as well. Ask the Casterlys about that if you doubt me. Ask Lord and Lady Tarbeck, or the Reynes of Castamere. Ask the Prince of Dragonstone.” For an instant, the deep red clouds that crowned the western hills reminded him of Rhaegar’s children, all wrapped up in crimson cloaks.

    “Is that why you killed all the Starks?”

    “Not all,” said Jaime

    Ce qui permet à Jaime de penser à Brienne, futé l’auteur. Retour au village, qui est barricadé. Qu’à cela ne tienne, l’armée campe dehors. Et là, qui est capturée ? Brienne !!!

    “My lady. I had not thought to see you again so soon.” Gods be good, she looks ten years older than when I saw her last. And what’s happened to her face? “That bandage … you’ve been wounded …”

    “A bite.” She touched the hilt of her sword, the sword that he had given her. Oathkeeper. “My lord, you gave me a quest.”

    “The girl. Have you found her?”

    “I have,” said Brienne, Maid of Tarth. “Where is she?”

    “A day’s ride. I can take you to her, ser … but you will need to come alone. Elsewise, the Hound will kill her.”

    Donc Brienne vit, mais le Limier, Sansa ? Quelque chose ne tourne pas rond (« interloupe »). Vivement TWOW qu’on en sache plus (faut juste être patients)

    Excellent chapitre sinon où Jaime (qui a la partie plus facile vu que Nerbosc veut se rendre) agit avec grande diplomatie, ça change !

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    Merci pour ces commentaires !

    … ] Hildy ..prend son temps et badine avec Jaime. L’une de ses remarques, en particulier, fait mouche : …il est forcé de repenser aux conséquences de ses actes précédents. Sa volonté de mettre fin aux mensonges et de reconnaître Myrcella se heurte aux conséquences politiques d’une telle vérité, ce qui le fruste considérablement. Jaime a perdu sa main, son habileté aux armes et son sentiment d’invulnérabilité. Il est donc forcé de peser soigneusement ses agissements, afin de réfléchir à leurs conséquences. Cette situation le met très mal à l’aise.

    Est-ce la seule raison de l’introduction (si j’ose dire…) du personnage d’Hildy ?
    Elle fait penser à Shae : prête à se « caser » auprès d’un haut personnage.
    Qui connaissait le verbe « tabourer » ? Son sens est clair mais Mr. Google l’ignore et je n’ai trouvé que « sabouler »  (Malmener sans ménagement, secouer) qui soit proche.
    Dans la même scène : « Sa Seigneurie avait la tête enfouie entre ses seins.. » Quelle souplesse !
    A mettre aux erreurs de traduction ?
    Peu après, Jaime déclare « qu’il n’a couché qu’avec une seule catin… » Qu’est-ce qui lui prend de dire ça ? Pense-t-il que les accusations d’inceste de Stannis ont été oubliées ?

    J’aimerais m’attarder un instant sur l’arbre-coeur de la  forteresse auquel Jaime s’intéresse :
    C’était un barral ancien et colossal, dix fois plus grand que celui du Jardin de Pierre de Castral Roc. Mais celui-ci était nu et mort. « Les Bracken l’ont empoisonné, expliqua son hôte. Depuis mille ans, il n’a pas produit une feuille. Dans mille autres, il se sera changé en pierre, disent les mestres. Les barrals ne pourrissent jamais. -Et les corneilles ? demanda Jaime. Où sont-elles ? -Elles arrivent au crépuscule et restent posées là toute la nuit. Par centaines. Elles couvrent l’arbre comme un noir feuillage, chaque branche et chaque brindille. Elles viennent depuis des millénaires. Comment, pourquoi, nul ne saurait le dire, et pourtant l’arbre les attire chaque soir.
    Cet arbre est-il un détail pittoresque ou joue-t-il un rôle plus important ? Les corneilles qui viennent s’y percher et s’y repartent font-elles partie des espions des vervoyants. Sont-elles habitées par l’esprit des enfants de la forêt. Font-elles partie des mille yeux de Freuxsanglant. C’est une question fascinante qui reste sans réponse,pour l’instant .

    A-t-on d’autres exemples de barrals ainsi morts sur pied ? D’ailleurs, comment empoisonner un tel arbre ?
    Un hasard que cet arbre se trouve dans le fief Nerbosc dont  Brynden Rivers  fut un bâtard  ?
    Bien des questions, en effet !

    … Jaime reçoit une visite inattendue, vers minuit : Brienne. C’est à ce moment-là que nous avons la certitude qu’elle a survécu à sa rencontre avec lady Cœurdepierre et de la fraction la plus vindicative de la Fraternité-Sans-Bannières. Évidemment, elle a très mauvaise mine, à cause de la morsure qu’elle a reçue et de ses autres épreuves. Podrick et ser Hyle Hunt ne sont pas là, sans doute retenus en otage. Elle prétend avoir retrouvée Sansa, à une journée de cheval, captive du Limier. Si Jaime ne vient pas seule avec elle, elle mourra. Nous savons, bien sûr, que c’est un piège, tout comme nous apprenons plus tard que Jaime est tombé droit dedans, tout à son désir de rédemption. …En tentant de respecter ses différents serments, Brienne est bien partie pour les trahir tous, comme Jaime avant elle.

    Effectivement, Jaime se rapproche du comportement chevaleresque et Brienne… mais n’est-ce pas nous spoiler de nous dire que Jaime va tomber dans le piège ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 4 jours par Obsidienne.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 4 jours par R.Graymarch.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #204495
    R.Graymarch
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    Dans la même scène : « Sa Seigneurie avait la tête enfouie entre ses seins.. » Quelle souplesse ! A mettre aux erreurs de traduction ?

    Je suppose que Jonos avait sa tête entre les seins de Hildy, ce qui ne nécessite pas une grande souplesse ^^

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    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #204502
    Obsidienne
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    Dans la même scène : « Sa Seigneurie avait la tête enfouie entre ses seins.. » Quelle souplesse ! A mettre aux erreurs de traduction ?

    Je suppose que Jonos avait sa tête entre les seins de Hildy, ce qui ne nécessite pas une grande souplesse ^^

    Tout en la possédant ? Ou alors, la damoiselle est fort grande !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 4 jours par Obsidienne.

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    #204510
    Yfos
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    Merci d’avoir accompagné Jaime dans son seul chapitre d’ADWD.

    Le dernier avant sa mort puisque, au vu de son dernier chapitre, Brienne ment et vient entraîner Jaime dans le camp de Lady Coeur de Pierre?

    . Il met également en évidence les ravages des êtres humains sur leurs environnement, en précisant que les constructions ont remplacé la végétation. Il dénonce également  les dommages de la guerre sur le paysage, comme si, une fois que les hommes avaient fini de démolir la nature, leur cible suivante la plus logique sont leurs propres congénères

    On constate en effet les ravages sur la végétation mais c’est également la population qui en subira rapidement les conséquences: ce sont les récoltes qui ont été détruites et il n’est pas certain que les nouvelles plantations et leur récolte que conseille Jaime (ses interlocuteurs n’avaient pas besoin qu’il le leur dise) seront possibles.

    Il y a eu également des morts. Pendant que les hommes avaient suivi leur lord, Clegane a attaqué les villages sans défense. Cela faisait d’ailleurs partie de la stratégie de Tywin et on avait vu dans un chapitre de Catelyn que Edmure avait accepté que ses vassaux partent défendre leur fief, réduisant ainsi la force de son armée.

    Notre bon lord Commandant commence à être soûlé du Conflans et de ses habitants

    J’ai l’impression que les hommes de Bracken aussi en ont un peu marre de tout ça et de leur chef. Ils demandent simplement à Jaime

    « Devons-nous vous annoncer ?»

    Ils auraient pu essayer d’intervenir, parler fort, trouver quelque chose pour avertir leur seigneur de l’arrivée du Lord Commandant.

    Un partie du discours de Lord Bracken peut se comprendre. Il a loyalement soutenu son suzerain jusqu’à la fin et ne s’est rendu que lorsque tout a été perdu. Il ne cache pas son opinion quant aux Frey (et, même s’il ne dit pas, quant aux Lannister impliqués dans les Noces Pourpres). Une douzaine de membres de sa famille y ont été tués, sans compter les soldats (Tywin a oublié beaucoup de morts lorsqu’il a expliqué que cette solution était beaucoup moins sanglante que la guerre).

    Par contre, attaquer les Nerbosc immédiatement après sa reddition dans le but de leur prendre (ou récupérer) des terres, c’est moins glorieux.

    De ses explications, on voit que les Bracken descendent des premiers hommes mais eux ont adopté les Sept.

    À côté de lui Lord Nerbosc apparaît beaucoup plus sympathique mais, vu les relations entre les deux familles je m’interroge. S’il y avait pensé le premier, n’aurait-il pas agit comme son adversaire ? Se rendre et en profiter pour lui prendre des terres.

    L’accord est rapide mais on voit que Jaime a appris à négocier. Bracken a demandé beaucoup, Nerbosc offre peu et il trouve un moyen terme. À ce sujet, je n’ai pas compris ce que Lord Tytos voulait dire par

    « le moulin du seigneur, en ce cas. Meuleblé est à nous »

    Ce n’est pas le cas de l’autre ? Le moulin du seigneur a toujours été disputé ? Ou alors Meuleblé appartient aux Nerbosc en direct alors qu’ils ne font que percevoir des taxes sur l’autre.

    apparemment quand on fait des tours carrés, c’est impossible de changer après coup même quand il se passe des siècles voire des millénaires.

    C’est la faute aux Bracken : malgré toutes les guerres, ils ne sont jamais parvenu à détruire ces tours et les Nerbosc n’ont donc jamais eu l’occasion de les reconstruire.

    Vers la fin de la Danse des Dragons, Nerbosc et Bracken se sont réconciliés temporairement, décidant que c’était Aegon II qu’ils détestaient le plus. Jaime a pu leur fournir une raison de le faire à nouveau.

    Étant donné que Bracken a assiégé plusieurs mois les Nerbosc, siège autour duquel est mort un des fils de la famille, et leur a extorqué plusieurs terres j’en doute.

    Néanmoins, Jaime et Hoster semblent en avoir tiré les mauvaises leçons. L’adolescent affirme que son père juge cette situation inévitable, qu’il l’accepte et la considère comme une constante immuable. Jaime, lui, propose la méthode de son propre père

    Hoster constate que les cent paix ont échoué. Et pourtant

    « Il y a du sang de Nerbosc dans chaque Bracken et du sang de Bracken dans chaque Nerbosc »

    Difficile d’être optimiste après ça, surtout après ce que les Nerbosc viennent de subir. Jaime dit que son père considère qu’il faut éradiquer l’ennemi mais lui suggère que les familles pourraient se réconcilier.

    Et, clairement, il ne veut pas la mort de tous les Stark puisqu’il a envoyé Brienne à la recherche de Sansa. Comme il ne peut pas le dire, il dit lui souhaiter une autre survie : cachée sous une identité de femme du peuple.

    Lors du passage de Jaime à l’arbre-sous on voit également les ravages causés par Gregor. Pas trace de morts. Peut-être ont-ils été enterrés ? Peut-être qu’à l’arbre-sous, fief royal, il y avait encore des troupes pour défendre les habitants : les Tully n’étant pas leurs suzerains, les soldats ne sont pas partis rejoindre celle d’Edmure. Ils reconstruisent maintenant leur village en plus grand. Des réfugiés sont-ils venus s’y installer ?

    Bracken dit que ce village est devenu fief royal vers l’an 200. Cela m’a étonnée. J’aurais pensé que c’était Aegon V qui en avait décidé ainsi.

    Après avoir mangé avec ses écuyers et son otage, s’être interrogé sur le sens des pièces clouées au vieil arbre (foreshadowing pour une nouvelle Dunk and Egg sur le sujet ?

    L’arbre-sous s’appelait déjà ainsi avant les aventures de Dunk et Egg puisque ser Arlan est présenté comme Ser Arlan de l’Arbre-sous et ce serait coup de chance qu’ils y passent puisque Dunk ignore totalement où se trouve ce village. Et je préférerais que Martin finisse un autre texte avant une éventuelle nouvelle au sujet de ce village.

    afin de pouvoir s’expliquer avec Cersei, s’il en a la possibilité. Quoi qu’il en soit, la rupture avec sa sœur est assez nette. Il est toujours aussi furieux qu’elle ait pris d’autres amants et il a décidé qu’il n’avait pas envie de mourir pour tenter de réparer ses bêtises.

    Il s’en éloigne en effet de plus en plus. Il n’y pense que de manière négative et trouve même que Hildy a quelque chose d’attrayant alors que auparavant, il ne pensait qu’à sa soeur.

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