[Auteur] Haruki Murakami

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  • #175111
    Schrö-dinger
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    Bien le bonjour,

    Afin de retrouver un peu plus facilement les messages le concernant, je crée ce sujet, dédié à l’auteur japonais Haruki Murakami.

    Parmi ses œuvres les plus connues, Kafka sur le rivage et la trilogie 1Q84. Ses nouvelles ont également un certain succès et plusieurs ont déjà été adaptées au cinéma, la nouvelle Les Granges brûlées, présente dans le recueil L’éléphant s’évapore a été adaptée sous le titre Burning par le sud coréen Lee Chang-dong et la nouvelle Drive my car, que l’on peut trouver dans le recueil Des hommes sans femmes, a donné le film du même titre, Drive my car, réalisé par le japonais Ryūsuke Hamaguchi.

    C’est un auteur qui m’a parfois plu (Kafka sur le rivage, 1Q84), parfois plutôt déplu (La ballade de l’impossibleLe Meurtre du Commandeur). Mais que le ressenti soit positif ou négatif, à mon sens, il est difficile de rester complètement indifférent à sa plume.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #174746
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Bonjour,

    j’ai terminé hier Le meurtre du Commandeur, livre 1 de Haruki Murakami. Je ne sais pas trop quoi penser de ma lecture au final. J’ai acheté ce livre sur les conseils d’une libraire qui m’a dit : « Si vous avez aimé Les 7 morts d’Evelyn Hardcastle, vous aimerez celui-ci ».

    Le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît par MurakamiRésumé : Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui pourra-t-il se confier ?

    Je n’ai jamais lu de livres de cet auteur, ça ne m’a jamais tenté, je savais que son style d’écriture n’allait pas me plaire (comment je l’ai su, je ne m’en souviens pas) mais cela s’est avéré vrai. J’ai trouvé son style désagréable à lire, sautant d’un moment dans le passé à une scène des années plus tard, spoilant à tout va, ce que je déteste : « Il ne le savait pas encore mais cet événement allait changer sa vie pour le pire…. » (ce genre de truc m’insupporte). 

    Le personnage principal ne me plait pas non plus, avec ses réflexions de trentenaire sur les seins de sa sœur morte à douze ans, ses réactions étranges à certaines situations… Je ne sais pas si c’est mon cerveau d’occidentale, mais je n’étais pas dedans.

    Spoiler:
    Le gars entend des bruits étranges venant de sous des pierres dans son jardin, il va voir et se demande si une personne pourrait être emmurée ou enterrée dessous mais à aucun moment il n’ouvre la bouche pour demander si quelqu’un à besoin d’aide, la base il me semble.

    En plus, il fait des déductions qui viennent de nulle part, complètement illogiques :

    Spoiler:
    il pense que voir le corps de sa sœur dans un cercueil l’a rendu claustrophobe, mais que cette peur ne s’est déclarée que des années plus tard quand il a été enfermé pendant 3h à l’arrière d’un camion de déménagement…. Personne ne se dirait autre chose que « j’ai été enfermé pendant 3h dans le noir complet sans savoir si j’allais être secouru et ça m’a rendu claustrophobe », ça n’a rien à voir avec un événement, certes traumatisant, qui remonte à des années et se déclencherait sans autre signe avant coureur dans des circonstances complètement différentes !

    Bref, le plus déroutant c’est que l’histoire en elle-même pourrait me plaire si elle était écrite différemment. Je suis donc décidée à trouver d’occaz le tome 2 pour au moins avoir le fin mot de l’histoire, sauf si quelqu’un parmi vous a lu la duologie et me le déconseille fortement.

    Je ne comprend pas le foin qu’on fait sur le génie de cet auteur, son style n’est vraiment pas fluide, ses personnages très étranges et le pire, le tome 1 se termine sur rien. Pas de cliffhanger, pas de grand retournement, de révélation, ni même l’entrée en scène d’un élément perturbateur ou de nouveaux protagonistes, rien. C’est presque, le jour se termine, le gars va se coucher. FIN

    Je ne sais pas mais c’est un ressort scénaristique de base de créer une attente non ?

    En tout cas, si quelqu’un pouvait me donner son avis, je suis preneuse, ou même un début d’explication.

    MELT527
    La lecture est une invitation à l'oisiveté ; l'oisiveté, la mère de tous les vices. Donc, la lecture est un vice. J'étais très vicieux. Robert Brisebois

    #174787
    DNDM
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    Je n’accroche pas du tout à Murakami non plus. J’ai fini 1q84 à grand’peine,en m’endormant plusieurs fois dessus, sans comprendre ce qu’il y avait de révolutionnaire, et en maudissent tout ceux qui avaient créé la hype autour de ce livre. Je me suis ennuyé sur les quelques recueils de nouvelles de lui que j’ai tenté. Pas pour moi  (ou pas le moment, peut être, j’ai longtemps détesté Stephen King et ces derniers temps j’ai trouvé des livres de lui qui me plaisaient beaucoup plus).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #174790
    Schrö-dinger
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Étrange écrivain que ce Murakami, je peux comprendre qu’on ait vraiment du mal … je dois avouer que j’ai beaucoup aimé 1Q84 😬 ainsi que Kafka sur le rivage ! Mais je serai bien en peine d’expliquer pourquoi … par contre j’ai lu récemment la ballade de l’impossible qui m’a moins plu et je n’ai même pas noté les deux tomes du Meurtre du Commandeur sur Babelio alors je ne crois pas que ce soit bon signe … pareil avec les nouvelles, j’étais super intrigué par le recueil L’éléphant s’évapore car une des nouvelles a été utilisée pour le film sud-coréen Burning de Lee Chang-Dong mais je me suis beaucoup ennuyé.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #174793
    Obsidienne
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    Dans ma hâte de découvrir son dénouement, j’ai dévoré 1Q84 … quelle déception !

    Ca fait partie des  romans où l’auteur se laisse emporter par sa fertile imagination, complexifie son histoire et termine par une pirouette … qui vous laisse sur votre faim d’une vraie fin, cohérente …

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #175134
    MELT527
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    Dans ma hâte de découvrir son dénouement, j’ai dévoré 1Q84 … quelle déception ! Ca fait partie des romans où l’auteur se laisse emporter par sa fertile imagination, complexifie son histoire et termine par une pirouette … qui vous laisse sur votre faim d’une vraie fin, cohérente …

    ça fait partie des raisons pour lesquelles j’ai eu beaucoup de mal ces dernières années à me remettre à la lecture. Les livres sont chers (encore plus maintenant) et passer 4, 5 ou 8 heures à lire un livre ou une saga et se sentir trahie et volé par une fin bâclée, je me retrouvais à avoir mal au ventre à l’idée de lire un livre (oui je sais je prend les choses à cœur).

    Aujourd’hui, j’essaye de voir le bon côté des choses dans chacune de mes lectures, même si c’est juste en déduire qu’un auteur n’est pas fait pour moi ou découvrir les différences d’écriture entre un auteur russe et un américain. Mais certaines fois, ça me met encore un peu en colère, surtout avec un auteur qui est tant plébiscité partout, je ne vois pas d’où vient l’enthousiasme des gens pour cet auteur. J’ai juste l’impression qu’il écrit sur ce qu’il lui vient en tête au moment où il est devant son ordinateur sans essayer de se cadrer.

    Pour Le meurtre du commandeur, j’ai vraiment eu l’impression qu’il écrivait une scène hyper prenante au début puis disait « et voici comment le personnage en est arrivé là », pour se donner une excuse pour parler de plein de trucs inutiles pendant 60% du roman, avant de remettre une couche pendant 10 pages et relancer la machine à rêves pour 100 pages de plus. M’étonnerait pas qu’il utilise la technique de l’écriture automatique ou qu’il se contente de régurgiter les rêves qu’il a fait la semaine précédente.

    Je me sentais volée avec un livre de 456 pages à 25 euros qui n’était que le premier d’une duologie (donc il faut doubler le nombre de pages et le prix) pour qu’un type me raconte ce qu’il lui est passé par la tête en 2021. Je me dis aussi que c’est un peu du foutage de gueule son livre sur le fait d’être un auteur intègre et tout quand tu vois que ça le dérange pas de faire payer 50 euros pour une histoire qui n’en est pas une.

    Désolée, je suis un peu aigrie, mais je suppose qu’avec tout le bien que tout le monde pense de lui, j’en attendais sans doute beaucoup (trop).

    MELT527
    La lecture est une invitation à l'oisiveté ; l'oisiveté, la mère de tous les vices. Donc, la lecture est un vice. J'étais très vicieux. Robert Brisebois

    #175064
    FeyGirl
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    Je vais nager à contre-courant et professer mon admiration pour 1Q84, que j’ai lu plusieurs fois (c’est le seul roman de l’auteur que j’ai lu).

    Roman-fleuve très marqué par la culture japonaise, il retranscrit les sociétés nippones, la moderne et l’intemporelle, de manière très palpable. L’auteur prend son temps et s’attache à décrire les petits gestes du quotidien ; il rend ses protagonistes très réalistes et proches de nous par la banalité des actes, malgré le fantastique de leurs aventures.

    Ici, le symbolisme est fort et assumé, les antagonistes sont puissants, le monde parallèle est étrange et inquiétant, très marqué par les contes (les Little People, le thème de la chrysalide) mais aussi l’actualité (la pègre et les sectes sont une réalité au Japon). On est plus dans un roman d’ambiance de d’aventures.

    Bref, vous l’aurez compris, j’apprécie ce roman ancré dans une culture qui propose un voyage est fascinant.

    Je pense lire Kafka sur le rivage. Sinon, j’ai entendu dire que les autres romans de l’auteur sont très différents, je ne sais pas si je les aimerais. Il faudrait que je prenne le temps de les découvrir.

    #175077
    Obsidienne
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    Je vais nager à contre-courant et professer mon admiration pour 1Q84, que j’ai lu plusieurs fois (c’est le seul roman de l’auteur que j’ai lu). Roman-fleuve très marqué par la culture japonaise, il retranscrit les sociétés nippones, la moderne et l’intemporelle, de manière très palpable. L’auteur prend son temps et s’attache à décrire les petits gestes du quotidien ; il rend ses protagonistes très réalistes et proches de nous par la banalité des actes, malgré le fantastique de leurs aventures. Ici, le symbolisme est fort et assumé, les antagonistes sont puissants, le monde parallèle est étrange et inquiétant, très marqué par les contes (les Little People, le thème de la chrysalide) mais aussi l’actualité (la pègre et les sectes sont une réalité au Japon). On est plus dans un roman d’ambiance de d’aventures. Bref, vous l’aurez compris, j’apprécie ce roman ancré dans une culture qui propose un voyage est fascinant.

    Eh, oui ! Et c’est bien pour ça que je l’ai dévoré ! Cependant, la fin-non-fin-pirouette ne t’a-t-elle pas déçue ?

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #175123
    La main de Thys
    • Éplucheur avec un Économe
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    Bonjour à tous ! Je trouve ca très intéressant d’avoir un topic dédié à Murakami, qui est un auteur qui, en bien ou en mal, ne laisse personne indifférent.

    Jusqu’ici j’ai lu à deux reprises la trilogie 1Q84, qui m’a énormement plu, meme si paradoxalement j’ai eu chaque fois beaucoup de mal à en venir à bout. Je reviendrai sur la raison de ces difficultés plus tard ^^ Et quelques nouvelles courtes que j’avais trouvé par hasard dans une très jolie édition, dont Birthday Girl (très poetique, je vous le conseille si vous aimez vous perdre dans les vies de personnages complexes et hors des codes), le Braquage de la Boulangerie (très étrange, très Murakami, presque psychédélique), et d’autres don’t je n’ai pas les noms en tête.

    J’aimerais lire Kafka sur le rivage  dont j’ai entendu beaucoup de bien, je pense que je l’ajouterai à ma longue liste de lectures en attente…

    Les hommes sont comme les nuages. Ils sont chassés en avant par un vent mystérieux et invisible face auquel ils sont impuissants. Ils croient maîtriser leur route et se moquent de la faiblesse des nuages, mais leur vent à eux est mille fois plus fort que celui qui souffle là-haut.

    #175137
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    (Note de modération : Discussion Murakami créée et vos messages y ont été rangés 😉 )

    ~~ Always ~~

    #175252
    FeyGirl
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    Eh, oui ! Et c’est bien pour ça que je l’ai dévoré ! Cependant, la fin-non-fin-pirouette ne t’a-t-elle pas déçue ?

    Eh bien, de mon côté, je n’ai pas du tout le sentiment d’une non-fin ou d’une pirouette. Je m’explique :

    Spoiler:
    : les 2 héros se retrouvent enfin, et a priori ces deux-là vont continuer leur chemin ensemble, avec l’enfant à venir.

    Quant à leur arrivée dans un autre monde parallèle, alors qu’ils pensaient entrer chez eux, c’est une fin typique en SFFF. On a par exemple des romans où le héros pense rentrer dans son époque (histoires de voyages dans le temps), mais il se retrouve encore dans une autre époque. Dans ce cadre, ce n’est pas une pirouette, mais une facétie de l’auteur (de mon point de vue). Bref : c’est du déjà-vu, mais quand c’est bien fait c’est une fin quand même, une fin peu ouverte, surprenante, et pas illogique par rapport à l’univers créé par l’auteur.

    #175292
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Eh, oui ! Et c’est bien pour ça que je l’ai dévoré ! Cependant, la fin-non-fin-pirouette ne t’a-t-elle pas déçue ?

    Eh bien, de mon côté, je n’ai pas du tout le sentiment d’une non-fin ou d’une pirouette. Je m’explique :

    Ma lecture remonte trop pour que je me souvienne précisément de la fin, sauf qu’elle était très, très loin de répondre aux innombrables questions suscitées par la péripéties de l’histoire .

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Obsidienne.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #175331
    FeyGirl
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    Certains éléments restent ouverts (de mémoire, tout ce qui concerne les Little People et la secte), mais ça ne m’a pas dérangé, car on est dans un roman d’atmosphère, mais aussi dans le genre « fantastique » (plus précisément, il se rapproche du « réalisme magique »). Dans ce genre littéraire, on a rarement tous les éléments expliqués, encore moins explicités. Dans ce type d’histoire, le surnaturel reste (au moins en partie) non compris par les personnages et le lecteur. C’est la différence majeure avec la Fantasy.

    Ça ne veut pas dire que c’est toujours réussi, bien au contraire. Mais ici, j’ai tellement apprécié l’ambiance, que les quelques questions sans réponses ne m’ont pas gênée.

    Je ne cherche pas à convaincre, car c’est sans doute une question de sensibilité.

    #175509
    MELT527
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    Bonjour à tous ! je vois que le sujet Murakami fait des émules !

    De mon côté, j’ai interrogé à droite et à gauche de grands lecteurs qui pourraient avoir lu du Murakami et je retrouve beaucoup des mêmes réponses dans ce topic : c’était un vrai voyage au japon, une immersion, très lent, j’ai eu du mal à finir, l’expérience ne laisse pas indifférent…

    Beaucoup m’ont dit aussi qu’il y avait de grands écarts de qualité entre certains de ses romans et que Le Meurtre du Commandeur n’était pas vraiment représentatif de sa plume et de son talent. Je dois dire que je n’aime pas ne pas comprendre ce qui charme des milliers de gens dans un auteur ou une œuvre et que je suis du genre à m’acharner jusqu’à ce que je comprenne.

    Je ne suis pas vraiment motivée pour me lancer dans la trilogie 1Q84, mais j’ai trouvé Kafka sur le rivage donc si @is7175 et @emile sont motivés, nous pourrions le lire en lecture commune en septembre ou octobre ?

    L’auteur prend son temps et s’attache à décrire les petits gestes du quotidien ; il rend ses protagonistes très réalistes et proches de nous par la banalité des actes, malgré le fantastique de leurs aventures.

    J’avoue que ça par contre, ça ne me plaisait pas vraiment. Qui se soucie de savoir qu’il a lavé son coude droit avant sa jambe gauche ? moi ça me sortait de ma lecture quand il s’attardait sur des détails insignifiants alors qu’il était en pleine introspection ou que l’atmosphère était enfin un peu inquiétante…

    Spoiler:
    la seule scène qui m’a fait monter un peu le stress (le palier avant la peur), c’est la scène de nuit où apparait pour la première fois le commandeur… je me suis dis « ça y est, ça commence » et la scène était bien faite pour donner la trouille, et hop le soufflé retombe, le gars reprend sa vie comme si de rien n’était, n’oublie pas de se laver derrière les oreilles ou de voir sa copine… Décevant.

    MELT527
    La lecture est une invitation à l'oisiveté ; l'oisiveté, la mère de tous les vices. Donc, la lecture est un vice. J'étais très vicieux. Robert Brisebois

    #175540
    FeyGirl
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    @Melt527 : sur le principe, je serais d’accord pour une LC pour Kafka sur le Rivage, mais si la description des gestes du quotidien t’ennuie, je crains que cet auteur ne soit pas pour toi.

    De mon côté, j’aime comment il le fait : une évocation de ces petites choses que nous connaissons si bien, mais aussi de subtiles différences liées à la culture japonaise. Chez cet auteur, ça sert à déployer un personnage, installer une ambiance, etc.

    #175565
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    sur le principe, je serais d’accord pour une LC pour Kafka sur le Rivage, mais si la description des gestes du quotidien t’ennuie, je crains que cet auteur ne soit pas pour toi.

    je suis presque sûre qu’en effet ça ne sera jamais un coup de cœur mais je pense que pour se faire une vraie idée d’un auteur, la moindre des choses serait de lire un de ses romans les plus apprécié. Malheureusement pour lui je ne lirai que sa duologie la moins aimée et son roman le mieux noté. Mais je ne peux pas faire moins je pense.

    Que ceux intéressés donnent leurs disponibilités, moi je m’adapterai.

    MELT527
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    #177463
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Le Meurtre du Commandeur, livre 2 : La Métaphore se déplace par MurakamiBonjour à tous,

    je viens de commencer Le Meurtre du Commandeur – Livre 2, j’en suis au quart à peu près. Pour l’instant, j’ai toujours le même problème avec l’écriture, trop de blabla pas intéressant, des pensées du personnage qui me mettent super mal à l’aise, une intrigue qui ne semble pas du tout avancer.

    ça me frustre énormément parce qu’écrit par un.e autre auteur.rice avec une plume différente, j’aurai sûrement apprécié l’histoire, mais là, c’est un peu dur.

    J’ai l’impression de regarder un film d’auteur sur un sujet super intéressant mais avec des circonvolutions élitistes qui fait du compliqué juste parce qu’il aime s’écouter parler.

    Un gros dommage. Il faudrait une fanfiction sur cette duologie qui enlève le superflu.

    MELT527
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    #178035
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Bonjour,

    je viens de terminer le tome 2 de la duologie Le Meurtre du Commandeur. Je peux sincèrement dire que je suis contente de l’avoir terminé mais que ce sera sans doute ma seule incursion avant trèèèèès longtemps dans la bibliographie de l’auteur.

    Je n’ai pas aimé l’expérience, du tout. Le style de l’auteur surtout. Cette manière de répéter les choses alors qu’elles sont écrites littéralement 2 lignes au-dessus (comme dans un épisode de Derrick), tous ces détours sur des sujets et des détails que je trouve inintéressants au mieux et complètement hors de propos au pire. Mais aussi toutes ces références aux seins, c’était lourd et malaisant et trop fréquent.

    Je n’ai habituellement aucun problème avec la sexualité, je lis même des choses très osées, mais là ça me mettait franchement mal à l’aise surtout quand il parlait de sa sœur et de Marié.

    Autre chose qui m’a déplut, c’était les réactions du narrateur (je viens de me rendre compte qu’il n’avait pas de nom) devant les manifestations surnaturelles ou mystérieuses. Il prend tout comme ça vient, ne remet pas en question sa santé mentale (si pendant deux secondes ou moins), ne fait aucun test ou n’essaye jamais de « provoquer » quelque chose. Il est juste là et attend que tout de déroule, qu’on lui dise quoi faire. Je suis très antipathique envers les gens qui restent passifs.

    Et que dire de ces moments où il décrète quelque chose sans aucune logique ou espèce de preuve ou d’argument. Ces moments ou il dit « je sais que je ne dois pas faire ça », s’appuyant à tout va sur des pressentiments, des instincts puissants ou de mystérieuses voix intérieures. Il ne faisait rien de mal, ne faisait pas d’erreur, n’était jamais jaloux ou en colère, jamais de gueule de bois ou d’échec d’aucune sorte. Un être aussi parfait que mou. Je n’aurais jamais supporté quelqu’un comme ça dans la vraie vie. C’est barbant et faux.

    Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.

    Dans ce sens, la quatrième de couverture n’avait pas tort, j’ai fait plus de suppositions sur l’auteur que sur l’histoire. Mais cela ne m’a pas dressé un portrait très flatteur de lui.

    Je lirai sans doute Kafka sur le rivage, puisqu’il est dans ma bibliothèque mais sans doute pas avant l’année prochaine au mieux, je vais laisser les détails de celui-ci s’estomper pour repartir sans a priori.

    Je suis presque déçue de ne pas l’aimer, c’est un auteur qui semble beaucoup apprécié et qui a écrit de nombreux romans mais bon.

    Je continuerai à lire cette discussion si certains partagent leur expérience de lecture sur cette duologie ou sur d’autres romans de HM.

    A bientôt

    MELT527
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