[Série] Westworld

Ce sujet a 42 réponses, 16 participants et a été mis à jour par  Freuxpensant, il y a 2 semaines et 4 jours.

30 sujets de 1 à 30 (sur un total de 43)
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  • #15284

    Jean Neige
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    Si vous avez un tant soit peu suivi l’actualité Séries en 2016, vous n’avez probablement pas pu passer à côté de Westworld. Créée par Lisa Joy et Jonathan Nolan, et produite par HBO, elle nous plonge au cœur d’un immense parc interactif, dans un futur proche (~ 2050) où des individus qui ont les moyens peuvent se payer une virée dans une immense reconstitution du Grand Ouest américain… peuplé par des androïdes. En effet, à la manière d’un jeu de rôle Grandeur Nature, les lieux reconstitués sont peuplés par des équivalents de PNJs (« Personnages Non Joueurs »), et qui ne sont autre que des robots, programmés pour jouer un rôle continuellement, et condamnés à répéter le même rôle jour après jour, sans aucun souvenir des expériences vécues avec les invités, bonnes comme mauvaises…

    La saison 1 s’est immédiatement prouvée comme devenant un potentiel très très gros morceau en matière de série de ces dernières années, à tel point que je croyais avoir à faire à un classique instantané. Fortement inspiré d’Asimov et d’autres piliers de la SF, cette première saison nous plongeait au cœur même de la conscience artificielle (et par extension, humaine, parce que, surprise, la science-fiction c’est toujours une excuse pour parler de nous) à travers une structure narrative complexe, façonnée par des mises en abîme et des désordres chronologiques.

    La série a été acclamée à la fois pour, bien sûr, son scénario, mais de façon plus générale sa mise en scène soignée, son casting, sa musique… Elle avait donc tout pour plaire, et, nous l’espérons, continuera à garder ce standard de qualité. Quelques critiques furent émises sur la prévisibilité de la fin de la saison, ou de l’aspect « classique » du thème abordé, mais je doute qu’il s’agisse de l’intérêt de Westworld que de jouer sur l’originalité : ce qui est primordial, ici, c’est avant tout la structure narrative brillante utilisée pour nous amener à cette conclusion (toute prévisible qu’elle soit), et ce en nous faisant adopter le point de vue des androïdes et de l’éveil de leur conscience. Je recommande également à tout ceux ayant pu voir la saison 1 de la revoir pour l’observer d’un autre œil, il s’agit d’une série où le revisionnage n’est pas seulement un bonus mais une véritable expérience non négligeable.

    (Et de manière générale, on a trop tendance à penser que la prévisibilité est une mauvaise chose dans un scénario – ce qui n’a jamais été forcément l’essentiel selon le propos, si le reste tient la route et que l’histoire peut s’affranchir d’une trame inattendue, rien ne lui empêche. Et malgré tout, la série est très loin d’être dénuée de suspense, et la façon dont est déroulée la saison est tellement magistrale qu’on vient quand même à n’être certain de rien quand bien même nous savons ce qui se passera probablement. Et le grand public passe parfois à côté de grande perles à force de se focaliser sur une envie de surprise. Game of Thrones en est la preuve, c’est surprenant, mais pas en bien.)

    La saison 2 vient de commencer sa diffusion il y a quelques semaines, nous en sommes à trois épisodes. Après une superbe entrée en matière avec l’épisode 1, qui m’a direct fait rentrer dans le bain et m’a surpris de par son approche inattendue, nous avons été servi par deux épisodes relativement moins bons (et par conséquent, probablement les moins bons de la série, mais bon je ne suis pas objectif, trouvant la première saison parfaite sur la plupart des points).
    L’épisode 2, à cause d’un aspect de transition beaucoup trop marqué, et globalement beaucoup d’informations qui n’ont pas forcément un intérêt primordial, et ensuite un épisode 3 très orienté action, peu de dialogues, et qui, même s’il est divertissant, fait un peu pâle figure à côté de ce à quoi nous sommes servis habituellement (le cliffhanger final m’a fait jubiler par contre). J’avais un peu un sentiment d’approche « à la Game of Thrones » comme on la connaît (malheureusement) trop ces dernières saisons, et j’espère sincèrement qu’il ne s’agit que d’un sentiment passager et que Nolan et Joy vont à nouveau nous montrer le plein potentiel de leur talent.

    Mention spéciale à toute l’introduction pré-générique de l’épisode 3, en revanche, qui m’a beaucoup plu et surpris.

    Qu’avez-vous pensé de la série de façon générale, ou des derniers épisodes sortis ?

    La parole est à vous !

    « There was a woman, first time I'd found someone who was truly alive. At least, that's what I thought. She was... the part of me I'd lost somewhere along the way, the part that was missing, that I'd been longing for. » – Spike Spiegel, Cowboy Bebop

    #15288

    R.Graymarch
    • Pisteur de Géants
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    Fortement inspiré d’Asimov et d’autres piliers de la SF,

    Dont un film du même nom (Westworld) de 1973 avec Yul Brynner, comme lien encore plus immédiat.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    Venez jouer avec nous à Chanson d'Encre et de Sang https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/ces-presentation-du-jeu/
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    #15297

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
    • Posts : 704

    Fortement inspiré d’Asimov et d’autres piliers de la SF,

    Dont un film du même nom (Westworld) de 1973 avec Yul Brynner, comme lien encore plus immédiat.

    En effet, comment ai-je pu oublier. Film réalisé par Michael Crichton, qui est également l’auteur du célèbre livre Jurassic Park (adapté plus tard par Steven Spielberg). On remarquera notamment les similarités entre les deux œuvres (l’idée du parc ambitieux qui tourne mal…).

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    #15302

    O’Cahan
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 228

    Le film n’est pas l’objet de ce topic, mais ma foi je l’ai quand même trouvé assez mauvais (même si très révolutionnaire pour son temps je l’entends bien) que ce soit acteurs, scénarios, costumes (les déguisements dignes, et encore, du plus basique catalogue pour enfants de noël cf parc moyen-âge). Le parc antique est vu à peu près 4 minutes à l’écran pour qu’on y voit des gens allongés sur une pelouse synthétique à manger des grappes de raisin. 30 minutes (sur un film d’1h25) est accordé à la course-poursuite entre le « héros » humain et le « méchant » robot (Yul Brynner), c’est tout de même un peu trop.

    Et pour le coup, je trouve que la série propose une réflexion plus poussée des relations humains/robots et de manière plus générale, la qualité est au rendez-vous, même si ce début de saison 2 me déçoit.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home." Vincent Freeman
    "Enseigner la vie sans la vivre était le crime de l’ignorance le plus détestable." Gohar

    #15409

    Pandémie
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 389

    Ben personnellement, je suis à contre-courant sur cette série, j’ai regardé la moins de la moitié des épisodes de la saison 1 lors de leur sortie , puis les épisodes restants enregistrés ont disparu de mon cloud. Et j’ai jamais eu envie de regarder la suite. Ok, l’esthétique est incroyable, les acteurs très bons… Mais Nolan, on le voit venir tout de suite depuis Memento, le Prestige, etc., on sait très qu’il manipule les points de vue et propose une intrigue à la chronologie non linéaire afin de leurrer le spectateur. Il ne se renouvelle pas, et du foot à cloche-pieds les yeux bandés avec une balle carrée en commençant par les penaltys et en finissant par la 1ère mi-temps, ça reste du foot.

    Déstructurer un truc simple pour faire croire que c’est complexe et profond pour masquer la simplicité ou les lacunes, ça marche un moment, et les deux Nolan, j’en ai ma claque (genre le 3ème Batman).

    Les réflexions sur l’humanité et les robots, je les trouve bien plus intéressantes à la source, chez Asimov par exemple.

    Et l’univers montré dans la série centré sur les parcs, ça me sort de la thématique.. T’as des androïdes parfaits aux USA et t’en fais des parcs d’attractions… C’est ça et le gouvernement, l’armée et la CIA n’auront pas envie de cette technologie pour remplacer des opposants politiques et contrôler un état, les gens n’auront pas envie de remplacer un être cher… Le thème des parcs est trop superficiel pour être réel.

    #15410

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    C’est ça et le gouvernement, l’armée et la CIA n’auront pas envie de cette technologie pour remplacer des opposants politiques et contrôler un état, les gens n’auront pas envie de remplacer un être cher… Le thème des parcs est trop superficiel pour être réel.

    On peut pas prétendre que ça n’est pas évoqué, c’est au cœur de l’intrigue de la saison 1 (l’acquisition des données; ainsi que comprendre les lignes de codes à la base de la conception des hôtes) et désormais de la saison 2. Mais vu l’emplacement du parc (quasiment confirmé en saison 2), on comprend pourquoi la CIA ne traîne pas trop par ici.

    PS: Il me semble que Jonathan n’a écrit que l’histoire courte à la base de Memento, c’est Christopher qui s’est chargé du scénario.

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    #15411

    Grendel
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Perso, j’adore cette série. Je me suis régalé lors de la première saison, et j’ai repris la deuxième avec beaucoup de plaisir.

    Je n’ai pas encore vu le troisième épisode, mais je n’ai pas du tout le même ressenti que toi concernant le deuxième. Au contraire, j’ai trouvé chaque scène extrêmement bien faîte et prenante… c’est une série, par son intelligence, qui ne cesse de m’émerveiller, et c’est une des rares qui me fait cet effet.

    Après, je suis peut être bon public, pour le coup… mais je n’en demande pas moins.

     

    Pandémie : L’histoire est centrée sur les parcs… ce qui est fait des robots en dehors… on n’en sait pas grand chose, il me semble…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 1 semaine par  Grendel.

    https://zupimages.net/up/18/25/11bd.jpg

    #15413

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    Déstructurer un truc simple pour faire croire que c’est complexe et profond pour masquer la simplicité ou les lacunes, ça marche un moment, et les deux Nolan, j’en ai ma claque (genre le 3ème Batman).

    Il ne s’agit pas juste de « déstructurer » pour rendre ça profond artificiellement. Je ne pense pas que ça soit forcément ultra-profond, bien au contraire. Ceux qui jugent la série trop complexe se trompent, à mon sens. Ce qui est fascinant, c’est surtout la façon dont le propos et la structure narrative sont en parfaite cohésion. ça n’a rien à voir avec « foutre le bordel pour rendre ça faussement intelligent »: il y a un motif à la structure qu’on nous sert, au labyrinthe qu’on nous présente; l’agencement narratif prend tout son sens lorsqu’en fin de saison, on réalise la méthode utilisée pour éveiller la consciences des hôtes.
    On est loin des Inception ou Le Prestige où la structure n’est là que pour confondre et rendre ça mystérieux de façon très artificielle. Ici la déstructuration est au cœur même du sujet, on est littéralement plongés du point de vue des robots, et on adopte une perception « mécanique » de l’histoire.

    Bref, je ne me résout pas à trouver les mêmes défauts que dans les scénarios qu’il a pu co-écrire avec son frère.

    Je n’ai pas encore vu le troisième épisode, mais je n’ai pas du tout le même ressenti que toi concernant le deuxième. Au contraire, j’ai trouvé chaque scène extrêmement bien faîte et prenante… c’est une série, par son intelligence, qui ne cesse de m’émerveiller, et c’est une des rares qui me fait cet effet. Après, je suis peut être bon public, pour le coup… mais je n’en demande pas moins.

    Oh, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une question de « bon public », j’ai ressenti la même chose que toi vis à vis de beaucoup de scènes de cet épisode. Mais j’ai fini par avoir une impression de « trop-plein » au niveau des flashbacks, un aspect un peu répétitif.

    Et les scènes dans le présent avec Dolores et Teddy ne m’ont pas entièrement convaincu. Durant leur interactions, je ressens toujours une gêne, qui même si elle est probablement voulue, ne durera pas je l’espère, en voyant ces scènes pseudo-mélo qui nous rappellent qu’ils ne sont pas forcément conscients et qu’ils suivent encore une ligne narrative (pour moi on est totalement dans le « Journey into Night » de Ford, chacune de leur scènes ensemble me rappelle celle sur la plage lors du final saison 1)… mais du coup ben on est obligés de nous, spectateurs, assister à ça. C’est là où je crains un peu la limite du concept.

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    #15467

    Pandémie
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    On peut pas prétendre que ça n’est pas évoqué, c’est au cœur de l’intrigue de la saison 1 (l’acquisition des données; ainsi que comprendre les lignes de codes à la base de la conception des hôtes) et désormais de la saison 2. Mais vu l’emplacement du parc (quasiment confirmé en saison 2), on comprend pourquoi la CIA ne traîne pas trop par ici.

    Pandémie : L’histoire est centrée sur les parcs… ce qui est fait des robots en dehors… on n’en sait pas grand chose, il me semble…

    C’est évoqué mais pas centré dessus. Perso, moi, aborder une société « américaine futuriste dystopique robotique » par l’angle des parcs d’attraction, c’est comme aborder la société française de la fin du XXème siècle par le biais de la victoire des Bleus à la coupe du Monde 98. Ce n’est sociologiquement pas inintéressant en soi, mais c’est centré sur un élément assez anecdotique quand même.

    C’est pourtant la même marque de fabrique. Dans Mémento, c’est la mémoire, dans Inception, ce sont les rêves, dans le Prestige, c’est la prestidigitation, dans Interstellar, c’est le temps, et dans Westworld, ce sont les robots (et l’insomnie dans Insomnia, l’IA dans Person of Interset, etc.). Alors certes, c’est assez cohérent par-rapport au propos, mais c’est une ficelle connue des Nolan dont personnellement je trouve qu’ils abusent et qui sur moi ne fonctionne plus (elle tourne encore ou pas la toupie ). Toi tu as eu le trop plein en 2ème saison, moi je l’ai eu dès le début.

    #15472

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    C’est évoqué mais pas centré dessus. Perso, moi, aborder une société « américaine futuriste dystopique robotique » par l’angle des parcs d’attraction, c’est comme aborder la société française de la fin du XXème siècle par le biais de la victoire des Bleus à la coupe du Monde 98. Ce n’est sociologiquement pas inintéressant en soi, mais c’est centré sur un élément assez anecdotique quand même.

    C’est pourtant la même marque de fabrique. Dans Mémento, c’est la mémoire, dans Inception, ce sont les rêves, dans le Prestige, c’est la prestidigitation, dans Interstellar, c’est le temps, et dans Westworld, ce sont les robots (et l’insomnie dans Insomnia, l’IA dans Person of Interset, etc.). Alors certes, c’est assez cohérent par-rapport au propos, mais c’est une ficelle connue des Nolan dont personnellement je trouve qu’ils abusent et qui sur moi ne fonctionne plus (elle tourne encore ou pas la toupie ). Toi tu as eu le trop plein en 2ème saison, moi je l’ai eu dès le début.

    Justement, « américaine », rien ne l’indique, encore une fois.

    Le staff est international et le placement de l’île quasiment confirmé comme étant en mer de Chine. On a appris que Delos appartenait initialement à un écossais, en saison 2, et, quand bien même le casting de la série est américain, rien n’indique que quoi que ce soit tourne particulièrement autour de la société américaine (et oui, on pourra me rétorquer que quand on est une « multinationale dans un futur quasi-dystopique », c’est dur de ne pas être impacté par l’économie américaine, mais quand bien même, rien n’indique que la société décrite soit américano-centrée).

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    #15489

    O’Cahan
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    Ben, le simple fait que l’intérêt se soit porté sur le « Westworld », aka le mythe qui a forgé l’identité américaine (selon Turner), reste quand même un élément assez significatif.

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    #15498

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    Ben, le simple fait que l’intérêt se soit porté sur le « Westworld », aka le mythe qui a forgé l’identité américaine (selon Turner), reste quand même un élément assez significatif.

    Oui, totalement, mais je ne raisonnais pas en termes de symbolique, seulement sur les faits établis par la série, dont l’intrigue (côté monde réel) n’est pas américano-centrée. Donc parler de « société américaine dystopique » reste à mes yeux relativement erroné.
    Et en soit, ça va bien au-delà du prisme américain, on nous parle des failles (ou « péchés » comme ils peuvent le dire en saison 1) de nos sociétés modernes de façon générale.

    De ce point de vue là, le choix des autres parcs est très intéressant, d’ailleurs, y’a un côté très Divine Comédie (spoilers épisode 3) :

    Spoiler:
    Après avoir utilisé, comme tu l’évoques, les mythes qui ont forgé l’identité américaine comme moyen pour exprimer les dérives de l’être humain, les deux autres parcs semblent aller dans le même sens, mais à travers des aspects différents.

    Le « Raj World » (aucune idée de son nom officiel, si ce n’est les publications sur les réseaux sociaux qui reprenaient le slogan « Welcome to The Raj ») semble pétrir ses guests dans le luxe, la chasse, sans parler de la vibe ultra colonialiste (ou même néo-colonialiste…) de voir deux blancs riches bien fringués se faire guider par les hosts locaux pour aller chasser un tigre du Bengale… Cela n’est pas sans m’évoquer la luxure et l’abondance de richesses à Pariah en saison 1; on a une impression d’approche « dantesque » de toutes les pires facettes de l’être humain: le recours à la violence et la barbarie dans West, la paresse et l’oisiveté dans Raj…

    On ne sait pas encore quand se déroule « Shogun World », ce qui pourrait pas mal changer la donne. Si on est en pleine période Sengoku, nul doute qu’on risque de voir des combats voire batailles assez sanglantes, ce qui resterait dans la même veine de ce que la série a déjà pu aborder en première saison. Ou, en revanche, en période Edo, la création d’une élite et la privation de liberté, mais je doute que la série ait le temps de développer cet aspect (sans parler du fait que les parcs ne sont pas là pour décrire une réalité historique de façon fidèle et exhaustive).

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    #15687

    Pandémie
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    Ouais, enfin Dysneyworld à Paris ou à Shangai, ça ne m’apprend pas grand-chose sur la France et la Chine, et même si il y a un des arcs sur d’autres thèmes, ça reste la vision fantasmée de ces thèmes par des occidentaux, d’autant même que le sujet de la série sur le créateur et la créature ou les robots est une thématique très occidentale. De plus, ces parcs restent des milieux clos déconnectés de la réalité de l’univers. C’est intéressant sur un film de 2h30, ou quelques épisodes, mais ça tourne très vite en rond. Surtout si on connaît bien les ficelles des Nolan et qu’on a lu plein d’histoires de SF. Si c’est pour nous faire les neuf cercles de l’enfer, je rappelle que les deux derniers, c’est supercherie et trahison et que ça risque bien de résumer une série finissant à la Lost. Ou pas. Mais du coup, je n’ai rien à perdre et tout à gagner à attendre la fin pour voir.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 1 semaine par  R.Graymarch.
    #15766

    DNDM
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    J’ai pas encore commencé la saison 2 (et j’aurais pas le temps de le faire avant un moment), mais pour faire simple et court: pour moi, Westworld a réussi a apporter quelque chose de nouveau au sous-genre SF Humanoïdes & Humanité, et franchement, c’était pas gagné. Donc rien que pour ça, bravo.

    Ici, bientôt, des liens vers des théories pour vous expliquer que Douceur va finir sur le trône de Fer et que le seul vrai conflit du Trône de Fer se joue entre Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau.
    Présentation & (Pub)lications

    #15775

    O’Cahan
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    Déjà, Occident =/= Etats-Unis, puisqu’on parlait des Etats-Unis à la base ^^ Après tu parles de visions fantasmées de ces thèmes, ben justement visions fantasmées subverties par ce qui s’y passe.

    Quant à l’univers clos et qui tourne en rond, dans mes souvenirs, la saison 1 n’en pâtissait pas (pour moi), pour ce qui est de la saison 2, ça commence malheureusement à y ressembler.

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    #15776

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    Quant à l’univers clos et qui tourne en rond, dans mes souvenirs, la saison 1 n’en pâtissait pas (pour moi), pour ce qui est de la saison 2, ça commence malheureusement à y ressembler.

    J’espère sincèrement que ça réussira à prendre son envol. Malgré tout je doute que ce soit permanent. Si cette saison est condamnée à tourner en rond, on se sera probablement tapés une saison de transition, mais je ne pense pas que les suivantes en soient forcément victimes. Ce sera plutôt la série dans son ensemble qui aura un sale défaut incorrigible, une « saison temps mort » (même si j’espère sincèrement que ça va décoller un peu).

    Mais je pense que y’a un potentiel de renouvellement assez important pour la suite si on continue à s’ouvrir progressivement sur le monde extérieur (la série est conçue pour durer 5 saisons, à l’inverse de LOST qui était, on va pas se le cacher, complètement écrite sur le tas et s’étirait pour rien).

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    #15785

    O’Cahan
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Si rien ne se passe d’ici cette fin de saison, ou tout du moins si aucun véritable enjeu n’apparaît, je doute de poursuivre la série jusqu’à une potentielle cinquième saison o_O. Mais nous ne sommes encore qu’au 3ème épisode, il reste du temps.

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    #16231

    Yoda Bor
    • Éplucheur avec un Économe
    • Posts : 42

    Au delà de tout questionnement sur les robots, la position du parc, les lignes temporelles et tout ça, ce que j’aime dans la nouvelle saison c’est voir Maeve et Dolores avoir en fait le même objectif mais utiliser des moyens radicalement différents pour y parvenir.
    Spoiler épisode 203

    Spoiler:
    Quand Dolores créé des alliances pour mieux les détruire quelques heures plus tard, Maeve, elle, a un groupe bien plus restreint autour d’elle mais se donne la peine de le maintenir, d’ne garder les membres vivants alors même que certains sont ses ennemis.

    J’aime la dualité de ces deux personnages et leur duel à distance m’intéresse vraiment;

    #16660

    Lady Clegane
    • Frère Juré
    • Posts : 81

    Cette saison est encore meilleure que la précédente (que j’avais déjà trouvée excellente). Je la trouve hyper prenante, la qualité est toujours au RDV, la tension se ressent dans chaque scène, vraiment rien à redire. J’étais super hypée et les derniers épisodes ont comblé mes attentes, voire même plus ! On s’interroge, on s’émeut, on cherche à comprendre, j’adore que tout se présente comme un jeu de pistes et un puzzle à reconstituer.

    There is only one god and his name is Death, and there is only one thing we say to Death: "Not today".

    #18159

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
    • Posts : 704

    Beaucoup aimé cet épisode. Bien meilleur que ce qu’on a pu nous servir avec le 3, mieux convaincu que par le 2 (même si j’aimerais le revoir dans d’autres conditions, celui-là), je pense donc pouvoir dire que c’est celui que j’ai préféré depuis le 1er.

    Spoilers à foison de l’épisode 4 :

    Spoiler:
    De façon générale je trouve que le défaut de cette saison reste (même avec les épisodes où l’intrigue, de façon générale, stagne), le rythme des scènes qui est beaucoup trop rapide, on a pas le temps de souffler.
    Et là, un peu comme avec l’épisode 1, ce défaut se ressent moins, on a quelques temps morts bienvenus qui ravivent la tension et l’intérêt du spectateur, notamment la répétition des interactions William/Delos, qui même si agaçantes au premier abord s’avèrent des plus intéressantes lorsque l’on essaie de chercher toutes les différences d’une scène à l’autre.

    Les « grosses questions », à l’image des scènes, sont vite pliées (Elsie? hop, là voilà – La fille de William? hop, c’est machine qui fuyait le tigre). Les thématiques restent également prévisibles et y’a une couche de mystère/ambiguïté un peu forcée pour des directions prévues par les fans depuis le début de la saison et les révélations sur l’enregistrement des « expériences » des invités.

    Aussi, j’ai trouvé la partie avec William et Lawrence assez longue. Antagoniste sans trop de charisme. Circonspect quant à ces soudains souvenirs qui lui donnent envie de sauver la situation, mouais, après c’est un peu rattrapé par son interaction de fin avec la gamine de Lawrence.

    Mais ça reste très intéressant. Des scènes vraiment bien tournées, Lisa Joy s’est surpassée niveau mise en scène (les interactions William/Delos, l’arrivée de Bernard et Elsie au labo, les souvenirs de Bernard dans la caverne, ou encore le petit instant « scenery porn » avec les cavaliers face au soleil couchant qu’était quand même assez joliment filmé). Bref, hâte d’en voir plus, mais j’ai un beau regain d’intérêt.

    PS: Rien compris de la scène avec Stubbs et les indiens par contre (image sombre, petite télé, pièce sombre). WTF ? Pourquoi ils disparaissent ? Stubbs est un androïde aussi? Nani the fuck? Faudrait que je remate ça.

    « There was a woman, first time I'd found someone who was truly alive. At least, that's what I thought. She was... the part of me I'd lost somewhere along the way, the part that was missing, that I'd been longing for. » – Spike Spiegel, Cowboy Bebop

    #18258

    euzkadi de dorne
    • Frère Juré
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    Exact!! Et Ed harris….Quel acteur magnifique en vrai salaud…Magnifique aussi!!

    #18316

    Jean Neige
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    Les réflexions sur l’humanité et les robots, je les trouve bien plus intéressantes à la source, chez Asimov par exemple.

    (Je reviens juste rapidement sur ça, parce qu’avec le recul je me suis rendu compte de ce qui me gênait dans cette remarque.)

    De base: comment comparer un livre et une série ? Je trouve que ça n’a strictement aucun sens. Quelques soient les liens entre les deux œuvres ce sont des arts complètement différents.

    Évidemment, il n’y a pas de doutes sur le fait que Nolan et Joy tirent leur inspiration d’Asimov, très grandement. Mais le simple fait d’apporter ces réflexions, même avec peu d’ajout, est déjà un apport pour le monde télévisuel (voire cinématographique).

    Qu’on trouve ça plus intéressant chez Asimov, c’est une chose, mais la transposition de ces bases, même en moins élaborées, dans une série télévisée c’est quelque chose de vraiment non négligeable. De plus, je préfère amplement qu’on nous serve Westworld, une continuation de ce qu’a entrepris Crichton au cinéma, une œuvre avec son propre univers, son lot de nouvelles idées, qu’une adaptation toute bête d’Asimov (déjà parce que bon courage pour adapter ça, il y a un risque de trahir immensément le matériel original; un risque de déception; et surtout on a déjà vu ce que ça a donné d’adapter l’univers d’Asimov au cinéma, coucou Will Smith).

    « There was a woman, first time I'd found someone who was truly alive. At least, that's what I thought. She was... the part of me I'd lost somewhere along the way, the part that was missing, that I'd been longing for. » – Spike Spiegel, Cowboy Bebop

    #18366

    euzkadi de dorne
    • Frère Juré
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    Euh il y a une série basée sur FONDATION qui va se faire . Ce n’est pas d’Asimov ça?

     

    #18369

    Jean Neige
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    Euh il y a une série basée sur FONDATION qui va se faire . Ce n’est pas d’Asimov ça?

    C’est justement Jonathan Nolan qui devait s’en occuper, pour HBO, il a lancé le projet. Pour l’instant le projet est mis de côté (ou alors pas avec lui), à cause de son travail sur Westworld.

    Mais je me demande si du coup avec le succès de Westworld ce ne sera carrément pas annulé. Ou, encore une fois, tout simplement repris par quelqu’un d’autre.

    « There was a woman, first time I'd found someone who was truly alive. At least, that's what I thought. She was... the part of me I'd lost somewhere along the way, the part that was missing, that I'd been longing for. » – Spike Spiegel, Cowboy Bebop

    #18403

    Pandémie
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    Les réflexions sur l’humanité et les robots, je les trouve bien plus intéressantes à la source, chez Asimov par exemple.

    (Je reviens juste rapidement sur ça, parce qu’avec le recul je me suis rendu compte de ce qui me gênait dans cette remarque.) De base: comment comparer un livre et une série ? Je trouve que ça n’a strictement aucun sens.

    Sérieusement, dire ça sur ce site, t’as peur de rien.

     Quelques soient les liens entre les deux œuvres ce sont des arts complètement différents. Évidemment, il n’y a pas de doutes sur le fait que Nolan et Joy tirent leur inspiration d’Asimov, très grandement. Mais le simple fait d’apporter ces réflexions, même avec peu d’ajout, est déjà un apport pour le monde télévisuel (voire cinématographique).

    Ben c’était le sens de ma remarque, je n’ai jamais pensé qu’il fllait adapter strictmeent Asimov pour avoir une bonne ouvre. Au contraire. Mais moi,  à l’inverse je trouve que l’apport au thème est négligeable. Les robots, ou plus largement le mythe de Frankenstein, la créature et son créateur, tout ça a déjà été largement et abondamment traité par la littérature, le cinéma et la télévision, et en mieux. Ce que j’ai vu de Westworld porte surtout sur la forme, les moyens et les castings démesurés de HBO pour les séries, ainsi que l’esthétique et la narration nolanesque. Si on enlève ça, et surtout si on en a marre, ben y a pas grand-chose de pas déjà vu sur le fond.

    #18405

    Jean Neige
    • Pas Trouillard
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    Sérieusement, dire ça sur ce site, t’as peur de rien.

    Joue pas avec les mots, je ne parle pas d’adaptation stricto sensu, mais de réflexions qui n’ont pas été poussées autant dans un média que dans un autre. ^^ C’est comme dire « le livre 1984 d’Orwell est meilleur que le film Brazil », la comparaison sera jamais pertinente puisque tu ne peux pas réajuster des critères de qualité entre deux médias fondamentalement différents. A part si, comme dans une adaptation, tu as une constante qui est l’histoire (et encore, GoT, par exemple, a d’immenses défauts qui n’ont rien à voir avec le travail d’adaptation…)
    (pour le coup, là c’est nos divergences d’opinion, mais je ne trouve pas qu’on retrouve ce fond dans d’autres séries, en tout cas jamais ainsi – je suis d’accord après que le fond est bien inférieur à la forme dans la série, mais même ce fond relativement commun en littérature voire parfois au cinéma ne m’a jamais semblé être abordé dans une série télévisée)

    « There was a woman, first time I'd found someone who was truly alive. At least, that's what I thought. She was... the part of me I'd lost somewhere along the way, the part that was missing, that I'd been longing for. » – Spike Spiegel, Cowboy Bebop

    #18475

    Lady Clegane
    • Frère Juré
    • Posts : 81

    J’ai sprinté pour rentrer chez moi et le voir en vitesse, eh bien ça valait vraiment le coup. Cet épisode est renversant, encore une fois ! En vrac :

    Spoiler:
    J’ai vraiment apprécié les très nombreux échanges entre James Delos et William, voilà qui confirme la théorie selon laquelle on peut transférer l’esprit humain dans un robot. A l’époque où le progrès nous promet des traitements pour vivre de plus en plus longtemps (dans notre société réelle), je trouve ça bien de montrer que la course à l’immortalité n’est pas toute rose, voire même inutile. Ici Delos va mourir seul en s’autodétruisant et en sachant que tous ses proches sont morts avant lui, il nage dans la folie la plus pure au lieu d’avoir laissé la maladie le tuer avec dignité (enfin autant que possible). Ça fait moins rêver d’un coup, la vie éternelle … William est plus touchant que jamais, j’ai aimé son speech sur la vie, la mort et le fait qu’on est tous voués à mourir un jour inévitablement (il va même plus loin : « le monde se porterait mieux sans moi »). Quand il balance toute la vérité à Delos (la mort de sa femme, de sa fille, de son fils), c’est assez cruel comme démarche et pourtant c’est libérateur aussi, tant James semble perdu dans son propre corps qui dysfonctionne. Je l’assimile presque à une euthanasie.

    Dans l’ensemble, je suis contente de voir le MIB de plus en plus contrasté, on le sent plus pensif cette saison et il n’est peut-être pas aussi binaire qu’il ne paraît, c’est juste un personnage complexe et torturé. Bon après, c’est bien mignon de le voir sauver son pote Lawrence en mode justicier, mais je crois quand même qu’il y a un intérêt personnel derrière tout ça, il ne fait jamais quelque chose si ça ne lui rapporte rien. J’ai adoré la scène où les hommes acceptent de le suivre et le reconnaissent comme leader naturel. En plus ce plan avec la musique, le coucher de soleil et les chevaux qui cavalent à l’unisson, c’était trop beau.

    Sinon je vais vous paraître timbrée, mais je me demande s’il y a pas plusieurs Bernard, ça fait plusieurs fois que j’y pense depuis ce début de saison. On a toujours l’impression de croiser un Bernard différent qui n’est plus bien sûr de ses souvenirs et qui prend à chaque fois des chemins contradictoires, soit il est complètement déprogrammé soit il y en a d’autres comme lui qui traînent dans le parc. J’ai du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants autour de lui …

    Histoire de râler, deux petits bémols quand même : le retour d’Elsie un peu trop facile et expéditif, et le « hello Dad » lancé par Grace à William. Dans le premier cas on ne sait pas ce qu’a trafiqué Elsie pendant tout ce temps, ni même comment elle peut être encore en vie puisque Ford avait ordonné son exécution (et que Bernard était complètement sous contrôle à ce moment là), j’espère en voir un peu plus en flashback pour que ça n’ait pas totalement l’air de sortir de nulle part. Grace est donc la fille de William, là aussi j’attends d’en voir plus et je suis un peu déçue, parce que cette révélation arrive pile poil après que le MIB n’ait parlé de sa fille avec Lawrence. Là aussi j’attends quelques explications, étant donné que sa fille est censée s’appeler Emily (bon c’est pas impossible de changer de nom, mais pourquoi ?) et que ça tombe vraiment trop comment un cheveu sur la soupe. Que fait-elle dans le parc ? Que cherche-t-elle ? Pourquoi elle avait l’air de s’attendre à tomber directement sur son père ? Qui l’a soignée après l’attaque du tigre, les Indiens ? Réponses au prochain épisode, j’espère.

    There is only one god and his name is Death, and there is only one thing we say to Death: "Not today".

    #19031

    de-mil
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Bon, j’ai pas commencé la saison 2, mais j’ai vu la saison 1 et… je vais lui mettre un « meh + » ?

    Bon, je ne vais pas m’étendre sur ce que j’ai aimé, parlons plutôt de ce que je n’ai pas aimé. Plusieurs chose mais en fait une en particulier, tout le twist de « aha, en fait ça se passait 30 ans plus tôt ». Pourquoi j’ai pas aimé ? Parce que xkcd 169.

    Vous allez me dire « mais c’est un peu le principe de tous les twists en série et au cinéma, non ? » Et bien, oui et non. Si on prend l’exemple type du film à twist (6e sens), le montage ne nous trompe pas, il nous présente le point de vue Malcolm Crowe. Qui, lui, se trompe. Et même si c’est pas toujours aussi propre, dans les exemples qui me viennent à l’esprit, il y a toujours au moins une partie des personnages qui se trompe autant que le spectateur. Là… non. C’est juste un twist pour le twist. En fait, je dirais même que l’histoire serait plus intéressante sans ce twist, si la timeline était présenté clairement. Le problème ? Si c’était le cas le twist sur l’identité de l’homme en noir, on l’aurait vu venir dés le début.

    « Ah mais si, » me répondrais-vous, « ça a un sens pour Dolores ». Oui, pour la Dolores des temps modernes. Qui disparait de la série pendant la moitié de la saison. Et qui se retrouve dans la même tenue que son soi du passé au même endroit pour pas les mêmes raisons sans que ce soit expliqué comment. « Nan mais tu ne comprends pas, elle se souviens des événements d’il y a 30 ans et elle suit la même route ». Merci de le signaler, Protagoras, et cette explication aurait été presque satisfaisante… si il n’y avait pas des gens dont le boulot est le la remettre dans sa boucle. D’ailleurs, c’est même très explicitement montré qu’une équipe est envoyé par la sécurité, dans le présent, pour la récupérer. Et on voit des gens venir la récupérer, dans le passé. Mais ils ne la récupère pas parce qu’elle est avec des humains. On doit en déduire que dans le présent elle est avec d’autres humains ? Et que ces humains suivent exactement la même route que William et Logan, malgré le fait que cela implique des décisions arbitraires et 30 ans de changements de scénario ?

    Bref, beaucoup de bordel pour un twist de merde. Et de manière général la série me donne l’impression que le bordel de la timeline est là juste pour empêcher le spectateur de se rendre compte des incohérences et du manque d’originalité des intrigues. (Ah, et parce que « la conscience est un labyrinthe et la poésie est un couteau à pain ».) Et le pire c’est que ce manque d’originalité ça ne me dérange pas, mais le twist pour le twist, oui. Donc au fond, je pense que j’aurais préféré me faire méchamment spoilé la série, ça m’aurait permis d’en apprécier une plus grande partie. Voilà. C’est ça ma conclusion : série qui est mieux une fois spoilée.

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    #20018

    Lady Clegane
    • Frère Juré
    • Posts : 81

    Encore un superbe épisode cette semaine, c’est dans des scènes comme celles-ci qu’on se rend compte que le cinéma n’a plus rien à envier au petit écran en terme de spectacle et de réalisation. Cette série est un vrai bijou, je suis subjuguée comme rarement, j’en suis encore chamboulée quelques heures après. Avalanche de spoilers :

    Spoiler:
    Je suis ravie d’avoir enfin découvert le Shogunworld, et quelle découverte ! Je m’attendais à bien, mais là c’est du très très haut level : les combats sont super bien chorégraphiés, la mise en scène géniale et l’intrigue en elle-même très intéressante. J’ai trouvé très fort que Westworld et Shogunworld fonctionnent finalement en miroir avec des personnages et des scénarios similaires, c’est une belle surprise qu’on ne pouvait pas voir venir. J’aime beaucoup l’ambiance de ce parc, c’est sombre, esthétique et super bien travaillé. Maeve est de plus en plus touchante et badass à la fois, la relation Akane/Sakura réveille quelque chose en elle qui la rend de plus en plus humaine, mais aussi surhumaine … J’imagine que le fait qu’elle puisse influencer les gens par la seule force de son mental découle directement de sa rencontre avec Akane (sa version « équivalente » dans le Shogunworld). C’est une capacité qu’elle déclenche pile à ce moment là, donc il y a forcément un lien. Est-ce une nouvelle étape de sa liberté et de son accès à la conscience ? Elle dit à peu près la même chose que Dolores sur sa voix intérieure et sa volonté de s’en servir. La phrase de Sizemore sur les dangers de rencontrer un « autre soi » et d’entrer en interaction avec m’intriguent : vers quoi tout ça peut déboucher ? On voit bien déjà qu’Armistice et son double du Shogunworld sont complètement gaga à la vue l’une de l’autre, et rentrent dans une espèce de mimétisme.

    Du côté de Dolores et Teddy, je me doutais qu’elle le trahirait (ou qu’elle lui ferait payer sa trahison), il y avait forcément anguille sous roche pour qu’elle ait l’air oublier si vite l’incident de Fort Forlorn Hope. Là où on pourrait voir de la manipulation, je vois plutôt une envie de la part de Dolores de vivre une première (et dernière) relation intime avec « son » Teddy, qu’elle finira par faire déprogrammer juste après. On peut imaginer qu’elle sacrifie leur romance pour une plus grande cause, on sait pas trop s’il se souviendra encore des sentiments qu’il a pour elle, ni à quel point elle va le modifier. Il peut aussi ne plus éprouver d’amour ni rien et devenir juste une grosse machine à tuer (et dépasser les bornes, d’où le fait que Bernard l’aurait buté). On peut comprendre les deux points de vue, celui de Teddy se respecte mais celui de Dolores aussi, difficile de savoir qui trahit réellement l’autre tant leurs objectifs sont différents. Cette scène est très forte, j’ai vraiment adoré. J’y vois aussi un parallèle avec William : là il commence à devenir plus sensible et contrasté, Dolores devient impitoyable et prête à tout pour arriver à ses fins.

    Bref vivement la semaine prochaine, cette série est tellement captivante !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 4 semaines par  Lady Clegane. Raison: coquille

    There is only one god and his name is Death, and there is only one thing we say to Death: "Not today".

    #20030

    euzkadi de dorne
    • Frère Juré
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    Oui avec la mention que l’entreprise avait perdu 30% des hôtes et la noyade collective , on sent qu’une certaine élite des hôtes s’est débarrassée des non-libres.

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