ACOK 28 – Daenerys II

Forums Le Trône de Fer – la saga littéraire Au fil des pages ACOK 28 – Daenerys II

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  • #156012
    Eridan
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    ACOK 28 – Daenerys II
    Au fil des pages – liste des sujets

    ACOK 27, Arya VI ACOK 29, Bran IV

    Je n’avais pas prévu de rapporter pour ce chapitre, du coup, je vous ai rédigé un texte rapide et pas forcément très fouillé. Je compte sur vos commentaires pour étayer cette réflexion parcellaire.

    1. Les « prétentions douteuses de Qarth »

    Daenerys arrive à Qarth, où elle est accueillie en grandes pompes. Les Qarthiens font étalage de leur prestige, mais aussi de leurs prétentions démesurées. En quelques paragraphes, nous voici alertés : c’est ici une ville d’opulence, de magnificence, d’apparences … et de mensonges. La suite n’aura de cesse de le démontrer.

    Néanmoins, parmi toutes les prétentions avancées, il y en a une qui se révèle vraie : Qarth est « la porte du nord et du sud, le pont de l’est et de l’ouest ». Pyat Pree fait référence au fait que la position de la ville en fait une plaque tournante du commerce mondial, mais ce sera aussi un carrefour pour l’histoire de Daenerys.

    Daenerys est frappée par la différence entre la pureté immaculée de la Cité des os et la multitude de couleurs de Qarth.

    Les Qarthiens sont des gens grands et pâles, un détail surprenant pour des gens vivant dans une position aussi méridionale (ils sont encore plus au sud que Dorne ou Valyria). Pendant longtemps, le fandom a estimé que cette carnation était la preuve que les Qarthiens étaient un peuple plus récent que ce qu’ils prétendaient. TWOIAF apporte quelques réponses

    Au milieu de cette opulence et de ce luxe, Daenerys a le sentiment qu’elle et son peuple sont des barbares. Jorah lui-même préfère arriver en ville attifé comme un chevalier, plutôt qu’habillé en dothraki. Une fois de plus, on oppose la « civilisation » des sédentaires à la sauvagerie des nomades. Cette impression poussera bientôt Daenerys à abandonner la mode dothrakie, qu’elle avait adopté pour s’intégrer à son peuple, afin d’adopter (pour un temps) la mode qarthienne.

    1. Le bal des courtisans

    Les intrigants commencent à danser autour de Daenerys.

    Sur les trois « rois mages » qui étaient venus admirer la renaissance des dragons dans le désert, deux vont se précipiter pour obtenir les faveurs de Daenerys.

    C’est d’abord Xaro qui s’approche, et comme un signe, la jument de Daenerys bronche à son approche, parce qu’il est monté sur un chameau … mais aussi comme un foreshadowing pour la suite : cet homme n’est pas franc, il ne faut pas lui faire confiance.
    C’est ensuite Pyat Pree qui se présente, mais Daenerys se méfie des mages depuis Mirri Maz Duur. Le premier défend les intérêts des Treize, le second veut l’attirer auprès des Nonmourants. Daenerys ne favorise ni l’un, ni l’autre et n’accorde que peu de crédit à leurs boniments (sans doute une habitude héritée des années d’errance avec Viserys).

    Xaro ne lâche pas l’affaire et il va médire sur les conjurateurs. Bien qu’il soit de parti pris, on apprend entre les lignes des vérités qui se confirmeront vite :

    • « Maison de mage est bâtie de mensonges et d’os » : le dicton qarthien se révèle juste. La magie repose beaucoup sur les illusions et sur la mort. On se souviendra du sortilège d’illusion de Mélisandre, utilisant les os et donnant à Mance l’apparence de Clincfrac.
    • comme beaucoup de mages à travers le monde, les conjurateurs de Qarth sont sur le déclin. Leur pouvoir décroît.

    Jaloux et méfiant comme toujours, Jorah Mormont met Daenerys en garde contre tout le monde. Le grognon a toutefois raison : « Les parfums charmeurs ne servent parfois qu’à couvrir des relents fétides. » On retrouve cette fameuse idée que le parfum est l’arme des menteurs, qui ne sert qu’à dissimuler une réalité moins plaisante (c’était déjà le cas avec Robert, Illyrio ou le sera pour Reznak).

    En passant, on s’aperçoit que Daenerys accorde une confiance aveugle à Jorah … et qu’elle éprouve pour lui des sentiments confus.

    Finalement, les prétendants se retirent. Et la mystérieuse Quaithe Larve-nouë l’ensorceleuse d’ombres est la dernière à partir. Seule des trois à ne pas avoir cherché à séduire Daenerys, elle est aussi la seule à la mettre en garde, contre les convoitises que ses dragons vont susciter. Ce n’est pas pour autant qu’elle trouvera grâce aux yeux de Jorah ou de Daenerys.

    1. Le don de la rumeur

    Daenerys a adopté de bons réflexes sa première préoccupation une fois arrivée chez Xaro est d’assurer sa sécurité, puis d’envoyer des émissaires en reconnaissance ou en quête d’un navire pour la suite. Après un bain rêveur (j’y reviendrai plus bas), Jorah lui amène Quhuru Mo, un capitaine estivien. Celui-ci l’informe de la mort de Robert et des rumeurs l’entourant. La principale (et correcte) est celle de l’accident de chasse, mais les autres sont tout aussi savoureuses : trahi par la reine, par ses frères, par sa Main.

    Daenerys est ravie, mais pas surprise des luttes internes, entre Stark et Lannister, qui lui rappellent celles qui ont suivi la mort de Drogo. Au passage, on remarque qu’elle est encore toute imprégnée des contes d’enfant servi par Viserys et qu’elle n’a toujours pas compris qu’on pouvait être un homme d’honneur et tourner le dos à Aerys II.

    Chose étrange pour un négociant, Quhuru Mo ne demande pas à être payé, il se satisfait d’avoir pu voir des dragons. Le flamboiement de ses yeux vient confirmer ce que disait Quaithe à propos des dragons et de la convoitise qu’ils inspirent.

    (Sitôt entré dans l’histoire, Quhuru Mo et sa Brise Canelle en sortent pour partir un an en voyage. Mais courage, amis. Nous les retrouverons nous-aussi d’ici deux ans environ … à Braavos.)

    1. Daenerys et la violence

    De nouveau, dans ce chapitre, on remarque le rapport trouble que Daenerys entretient avec la violence. Le premier indice est donné par sa réaction, face aux fresques des murs de la ville.

    […] l’intérieure osait des reliefs dont rougit d’abord Daenerys, qui se reprocha bientôt sa sottise : à quoi rimaient ces pudibonderies de pucelle ? Si elle supportait sans ciller les scènes de carnage du mur précédent, pourquoi s’offusquer maintenant de couples enlacés ?

    Les scènes de carnages ne l’émeuvent pas, alors qu’en lisant leur description, on ne pouvait que remarquer qu’elles étaient d’une insigne violence.

    Elle se fixe comme but de retourner dans les sept Couronnes et est prête pour ça à livrer la guerre à Robert l’Usurpateur, mais dans le même temps, elle s’est fait de Westeros l’image d’un pays de cocagne (à travers les souvenirs édulcorés de Viserys) et veut absolument embellir son pays, rendre les gens heureux. Elle déclare en particulier :

    « Or, elle ne souhaitait nullement réduire Port-Réal en ruines calcinées que hanteraient des spectres inconsolables. »

    Foreshadowing ou pas, nul ne peut le dire !

    Si Daenerys est une jeune fille idéaliste qui veut faire le bien, elle n’en demeure pas moins convaincue de la nécessité de la violence et prête à l’employer pour servir ses intérêts. Elle se montre toutefois beaucoup plus pragmatique et réaliste que Viserys, bien convaincue que le royaume ne la suivra pas docilement pour soutenir ses droits légitimes.

    1. A Game of Traductions

    J’ai longtemps hésité avant d’aborder le sujet … Et il me semble important d’aborder la question, parce qu’on est sur un chapitre assez typique où la traduction change beaucoup de choses par rapport à l’œuvre d’origine, parfois en bien, parfois en mal … Les lecteurs français ne lisent pas du tout la même chose que les lecteurs anglophones, et ça mérite d’être souligné :

    Il y a des choses « anodines » comme le fait que les statues de griffins ( « griffons » ) sont inexplicablement remplacé par des « tarasques » (mot qui sonne plus français, mais qui a déjà été utilisé dans d’autres contextes pour traduire d’autres mots).

    Il y a des ajouts relativement bien trouvé : si les inspirations orientalistes de la ville n’étaient pas suffisantes, le traducteur français va même jusqu’à transformer des « tours » (towers en vo) en « minarets ».

    Il y a aussi des surprises incongruités :
    « En vérité, je vous le dis, Mère des Dragons, Fille du Typhon, Robert Baratheon est mort. »
    Le début rappelle la traduction courante du amēn legō humin grec, une formule attribuée à Jésus Christ dans les évangiles et qui, en anglais, donne Truly I say to you. Or dans la vo, il n’y a pas cette référence biblique :
    A gift of news. Dragonmother, Stormborn, I tell you true, Robert Baratheon is dead.”

    Parmi les ajouts peu graves, le traducteur introduit la notion de « mois », complètement absente de la vo.
    « Je ne sais plus rien des Sept Couronnes depuis six mois. »
    « Oui, Votre Grâce, mais, auparavant, voilà moins de six mois, j’ai fait escale à Villevieille. »

    Ce concept n’existe pas à Westeros, où on découpe l’année en « lunaisons ». Après, ça ne change pas fondamentalement le sens du texte et ça ne perturbe pas spécialement la compréhension, puisque ça reste fidèle à l’esprit de la vo. (Mais sur le principe, je pinaille.)
    It has been half a year since I last heard tidings from the Seven Kingdoms.”
    This is so, Your Grace, but before, not half a year past, we called at Oldtown.”

    Eeeeet pour finir ^^’ … il y a aussi des ajouts franchement dommageables à mon sens :
    « Le Nègre s’agenouilla. »
    Évidemment, la vo n’utilise pas ce terme, trop connoté, trop péjoratif (et a priori, anachronique) pour un auteur américain dans un livre publié en 1999. La vo se contente d’un neutre “The black man knelt.”

    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 4 semaines par R.Graymarch.
    #156029
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8108

    Un chapitre informatif, rien de plus. L’intrigue avance mais surtout on sait que Daenerys n’est plus en danger immédiat. Gros contraste avec le désert inhospitalier et confirmation que ses dragons lui valent beaucoup de notoriété, et de convoitise.

    Le début du chapitre ressemble à une entrée de princesse, on dirait Prince Ali dans Aladdin. Ca change de la quasi mort dans le désert.

    On the walls of Qarth, men beat gongs to herald her coming, while others blew curious horns that encircled their bodies like great bronze snakes. A column of camelry emerged from the city as her honor guards. The riders wore scaled copper armor and snouted helms with copper tusks and long black silk plumes, and sat high on saddles inlaid with rubies and garnets. Their camels were dressed in blankets of a hundred different hues.
    Pyat Pree l’avait prévenue, Dany n’y croyait pas trop mais doit se rendre à l’évidence : ça en jette
    Les trois murs de la cité sont en effet intéressants. De plus en plus hauts avec des couleurs différentes… Et comme l’a noté plus haut Eridan, Dany est plus choquée par les ébats que les tueries, ce qui l’étonne rétrospectivement
    Three thick walls encircled Qarth, elaborately carved. The outer was red sandstone, thirty feet high and decorated with animals: snakes slithering, kites flying, fish swimming, intermingled with wolves of the red waste and striped zorses and monstrous elephants. The middle wall, forty feet high, was grey granite alive with scenes of war: the clash of sword and shield and spear, arrows in flight, heroes at battle and babes being butchered, pyres of the dead. The innermost wall was fifty feet of black marble, with carvings that made Dany blush until she told herself that she was being a fool. She was no maid; if she could look on the grey wall’s scenes of slaughter, why should she avert her eyes from the sight of men and women giving pleasure to one another?
    Ensuite, on a une longue description en effet assez orientalisante avec un dégueuli de couleurs dans lesquelles s’insère la jument argentée de Daenerys
    Au milieu de tout ça, Daenerys se sent barbare (rabaissée par tant de splendeurs civilisationnelles)
    Dany felt shabby and barbaric as she rode past them in her lionskin robe with black Drogon on one shoulder. Her Dothraki called the Qartheen “Milk Men” for their paleness, and Khal Drogo had dreamed of the day when he might sack the great cities of the east. She glanced at her bloodriders, their dark almond-shaped eyes giving no hint of their thoughts. Is it only the plunder they see? she wondered. How savage we must seem to these Qartheen.
    Mais le conte de fées reprend et on se bat pour lui offrir les meilleures choses.

    Pyat Pree et Xaro Xhoan Daxos se battent pour elle mais à cause de Mirri Maz Durr, Daenerys se méfie du warlock. De son côté, Jorah est en effet méfiant, mais là il a plutôt raison
    “There is a saying in Qarth. A warlock’s house is built of bones and lies.”
    /
    “The crow calls the raven black,” muttered Ser Jorah in the Common Tongue of Westeros. The exile knight rode at her right hand, as ever. For their entrance into Qarth, he had put away his Dothraki garb and donned again the plate and mail and wool of the Seven Kingdoms half a world away. “You would do well to avoid both those men, Your Grace.”
    /

    “I would not linger here long, my queen. I mislike the very smell of this place.”

    Dany smiled. “Perhaps it’s the camels you’re smelling. The Qartheen themselves seem sweet enough to my nose.”

    “Sweet smells are sometimes used to cover foul ones.”

    Daenerys accepte l’offre de Xaro et… il n’avait pas menti. Son palais est d’un luxe infini, même comparé à chez Illyrio. Notez que le palais « avale » Daenerys et sa troupe
    Xaro Xhoan Daxos had offered Dany the hospitality of his home while she was in the city. She had expected something grand. She had not expected a palace larger than many a market town. It makes Magister Illyrio’s manse in Pentos look like a swineherd’s hovel, she thought. Xaro swore that his home could comfortably house all of her people and their horses besides; indeed, it swallowed them.
    Après la venue de Quaithe la mystérieuse qu’on ne comprend pas, Daenerys reste sur ses gardes et envoie ses troupes à différents endroits. Elle reste méfiante, ce qui est prudent et envoie aussi Jorah au port. Ce dernier met du temps avant d’accepter mais cède à la fin. Je me demande à quel point il joue double jeu

    “We will keep our own watch so long as we are here. See that no one enters this wing of the palace without my leave, and take care that the dragons are always well guarded.”

    “It shall be done, Khaleesi,” Aggo said.

    “We have seen only the parts of Qarth that Pyat Pree wished us to see,” she went on. “Rakharo, go forth and look on the rest, and tell me what you find. Take good men with you—and women, to go places where men are forbidden.”

    “As you say, I do, blood of my blood,” said Rakharo.

    “Ser Jorah, find the docks and see what manner of ships lay at anchor. It has been half a year since I last heard tidings from the Seven Kingdoms. Perhaps the gods will have blown some good captain here from Westeros with a ship to carry us home.”

    The knight frowned. “That would be no kindness. The Usurper will kill you, sure as sunrise.” Mormont hooked his thumbs through his swordbelt. “My place is here at your side.”

    “Jhogo can guard me as well. You have more languages than my bloodriders, and the Dothraki mistrust the sea and those who sail her. Only you can serve me in this. Go among the ships and speak to the crews, learn where they are from and where they are bound and what manner of men command them.”

    Reluctantly, the exile nodded. “As you say, my queen.”

    Daenerys se délasse et se demande si le Donjon rouge est aussi confortable (j’ai ri)
    She wondered whether Aegon’s Red Keep had a pool like this, and fragrant gardens full of lavender and mint. It must, surely. Viserys always said the Seven Kingdoms were more beautiful than any other place in the world.
    Dany, je pense que tu préférerais les jardins aquatiques^^
    On perçoit les souhaits de Daenerys quant à son règne sur Westeros. L’avenir nous dira (on espère) si ses idéaux auront fait long feu ou pas. En tout cas, elle se dit que son frère était probablement mal préparé, ou dans un mauvais état d’esprit.

    Dany had no wish to reduce King’s Landing to a blackened ruin full of unquiet ghosts. She had supped enough on tears. I want to make my kingdom beautiful, to fill it with fat men and pretty maids and laughing children. I want my people to smile when they see me ride by, the way Viserys said they smiled for my father.

    But before she could do that she must conquer.

    ————-

    Viserys had believed that the realm would rise for its rightful king . . . but Viserys had been a fool, and fools believe in foolish things.

    Her doubts made her shiver. Suddenly the water felt cold to her, and the little fish prickling at her skin annoying.

    Jorah amène Quhuru Mo qui apporte la nouvelle de la mort de Robert, au milieu de beaucoup de rumeurs en effet. Jorah connait Ned et il ne croit pas au fait que ce soit un traître (il faut dire qu’il a lui-même subi l’honneur du monsieur^^)

    “Ned Stark a traitor?” Ser Jorah snorted. “Not bloody likely. The Long Summer will come again before that one would besmirch his precious honor.”

    Daenerys est ravie que ses ennemis se combattent

    It pleased her to hear that the Usurper’s dogs were fighting amongst themselves, though she was unsurprised. The same thing happened when her Drogo died, and his great khalasar tore itself to pieces. “My brother is dead as well, Viserys who was the true king,” she told the Summer Islander. “Khal Drogo my lord husband killed him with a crown of molten gold.” Would her brother have been any wiser, had he known that the vengeance he had prayed for was so close at hand?

    Ensuite, elle s’y croit un peu malgré Jorah qui tente la prudence. Sur le coup, Jorah est beaucoup plus raisonnable. C’est pas gagné, loin de là. Même avec des dragons qui fascinent tout le monde. Sans doute un peu trop.

     

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #156055
    Tizun Thane
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1098

    Pas grand chose à dire de ce chapitre en relecture, qui nous présente Qarth.

    (Sitôt entré dans l’histoire, Quhuru Mo et sa Brise Canelle en sortent pour partir un an en voyage. Mais courage, amis. Nous les retrouverons nous-aussi d’ici deux ans environ … à Braavos.)

    Puis de Braavos à Villevieille, où il transporte Sam et Vère/Gilly.

    De là, il me paraît probable qu’il embarque l’archimestre Marwyn jusqu’à … Daenerys. Je me demande si cette brève rencontre sera utilisée dans TWOW.

    En tout cas, c’est une chouette présentation des Estiviens, peuple marin un peu gâché par ce « nègre » dont j’avais oublié l’existence. Même avec une volonté archaïsante, le choix de traduction me choque un peu (et il en faut beaucoup pourtant!).

    Plus généralement sur ce chapitre, j’ai adoré notre vieil ours de Jorah. Il a mauvaise réputation dans la communauté, le pauvre à cause de ses travers (nombreux), et Daenerys lui reprochera de lui conseiller toujours de se méfier de tout le monde, pour qu’elle n’ait confiance qu’en lui…

    Mais quand même, dans ce chapitre, les conseils de Jorah sont particulièrement pertinents. Il faut effectivement se méfier de tout le monde à Qarth, même de Quaithe (son degré de louchitude explose tous les détecteurs).

    En somme, Qarth, nid d’espions! ^^

    #156080
    Samyriana
    • Pas Trouillard
    • Posts : 501

    Merci pour vos analyses!

    En effet, peu de choses à commenter sur l’avancement de l’intrigue… La réaction de Daenerys devant les murailles m’a fait sourire: combien sommes nous/avons nous été à pouvoir regarder des batailles à la télévision sans broncher avec nos familles mais à rougir devant une scène un peu olé olé? Je l’ai interprété dans ce sens. Après, cela contraste effectivement avec la manière dont Daenerys est à l’aise avec les moeurs dothrakies, notamment sur l’accouplement au clair de lune.

    J’ai également bien aimé la phrase de Jorah:

    « — Récit de marin n’est pas forcément véridique, énonça-t-il d’un ton sentencieux. »

    Il me semble qu’on retrouve une phrase de ce genre plus tard dans la saga, quand la rumeur des dragons de Daenerys atteint Port-Réal. Les mots sont du vent…

    La relation entre Jorah et Daenerys est vraiment intéressant. Elle se rend bien compte des sentiments qu’elle lui inspire (je suis personnellement plutôt choquée qu’un homme de son âge éprouve autant d’attirance pour une jeune fille de 14 ans, mais j’imagine que j’ai un point de vue anachronique sur l’univers de TWOIAF). Jorah est très très protecteur envers elle, mais dans cette situation il est bien avisé. On sent tout de même déjà sa volonté d’être le seul homme auprès d’elle, le seul à avoir son écoute. C’est un peu « nous deux contre le reste du monde », et ça devient pesant à la longue, mais on y reviendra.

    Sur la question de sa loyauté, je pense qu’il est déjà pris dans un conflit interne très fort, un beau dilemme cornélien.

    En somme, Qarth, nid d’espions! ^^

    J’adore cette conclusion !

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #156094
    Liloo75
    • Fléau des Autres
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    La relation entre Jorah et Daenerys est vraiment intéressant. Elle se rend bien compte des sentiments qu’elle lui inspire (je suis personnellement plutôt choquée qu’un homme de son âge éprouve autant d’attirance pour une jeune fille de 14 ans, mais j’imagine que j’ai un point de vue anachronique sur l’univers de TWOIAF). Jorah est très très protecteur envers elle, mais dans cette situation il est bien avisé. On sent tout de même déjà sa volonté d’être le seul homme auprès d’elle, le seul à avoir son écoute. C’est un peu « nous deux contre le reste du monde »

    C’est amusant, mais personnellement, ce qui m’a étonnée dans ce chapitre ce sont les sentiments ambivalents de Daenerys vis à vis de Jorah.

    Je n’avais pas remarqué qu’elle nourrissait déjà des sentiments quasi amoureux pour Jorah. Elle l’appelle « Mon grand ours » en pensée. Elle dit vouloir l’aimer mieux qu’elle ne le fait. Elle lui prend les mains, l’embrasse chastement sur la joue, mais l’embrasse tout de même…

    Je n’avais pas le souvenir d’une Daenerys ayant autant d’affection pour son protecteur. J’avais en mémoire une autre scène, plus lointaine (dans ASOS), lorsqu’ils sont en route pour Astapor et que Jorah la pousse à acheter les immaculés. Un soir, à bord du Balerion, il se laisse aller à la serrer contre lui et à l’embrasser. Daenerys se laisse aller à cette étreinte, puis le repousse parce qu’il est inconvenant d’embrasser sa reine…

    Je me souviens d’un moment d’une intense sensualité. En substance, le texte relate ceci :

    « Oh », fut tout ce qu’elle eut le loisir de dire, que l’étreignant de toutes ses forces, il l’embrassait à pleine bouche. Il sentait le sel et un parfum subtil, et les ornements de son pourpoint s’incrustèrent dans ses seins nus qu’il écrasait contre sa poitrine. Une de ses mains lui serrait l’épaule pendant que l’autre lui dévalait dans le dos jusqu’au bas des reins.

    Pour en revenir au présent chapitre, j’ai relevé que Daenerys peut faire preuve de sentiments très naïfs, souvent inspirés par les récits de son frère. Lorsqu’elle imagine, par exemple, son peuple heureux et souriant en la voyant déambuler, comme son père était aimé jadis. Une image d’Épinal, qui semble sortir d’un rêve de petite fille.

    Ou encore, alors qu’elle se baigne dans le bassin de la demeure que Xaro a mis à sa disposition, et qu’elle se demande si elle retrouvera le même luxe au Donjon rouge. Là aussi, elle réssuscite un Westeros fantasmé, tel que son frère le lui a décrit. En lisant ce passage, j’ai eu la même pensée que Gray, Daenerys préférerait sans doute la volupté des Jardins aquatiques de Dorne, plutôt que la forteresse du Donjon rouge 😉

    Pour cela, il lui suffirait d’épouser le fils de Doran Martell, un certain Quentyn.

    J’ai noté également que Daenerys a gardé en tête tous les stéréotypes que son frère lui a inculqués : les hommes du nord ont forcément un cœur dur, et les Lannister sont tous des félons (non, pas tous Dany, certains sont des hommes d’honneur malgré les apparences).

     

    A contrario, elle est capable de faire preuve d’une grande clairvoyance, comme lorsqu’elle choisit de faire garder sa demeure par les hommes de son Khalasar, plutôt que de faire confiance à son bienfaiteur pour sa sécurité.

    De même, nous voyons qu’elle a pleinement conscience que ses dragons ne lui suffiront pas à conquérir un vaste territoire. Elle sait qu’il lui faut des navires et des hommes en armes. Le peuple ne va pas se soulever pour réclamer le retour des Targaryen sur le trône. Ce trône il lui faudra le gagner.

    Enfin, j’ai trouvé très pertinente sa remarque sur les conséquences de la mort de Robert Baratheon. Elle sait que Robert était le ciment des 7 Couronnes. Une fois disparu, les seigneurs vont s’entre déchirer pour obtenir une parcelle de pouvoir.

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 3 semaines par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #156097
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 797

    ….je suis personnellement plutôt choquée qu’un homme de son âge éprouve autant d’attirance pour une jeune fille de 14 ans…

    Daenerys, si elle n’a guère plus de  14 ans, n’est clairement plus une jeune fille, ni dans son corps ni dans sa tête !

    Elle a assumé sa sexualité avec Drogo, jusqu’à la vivre en public sans réticence !

    Quant à l’attirance…

    « L’amour est enfant de Bohème, il n’a jamais connu de loi » !

    La chose la plus juste qui ait jamais été dite sur ce sujet !
    N’importe qui peut tomber sincèrement amoureux de n’importe qui ! Ensuite, la question est de savoir comment l’exprimer, le vivre… ou le cacher…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #156240
    Ysilla
    • Terreur des Spectres
    • Posts : 1587

    En somme, Qarth, nid d’espions!

    Et j’ajouterais en m’inspirant de l’incipit du roman Salambô de Flaubert :

    C’était à Mégara, faubourg de Carthage Qarth, dans les jardins d’Hamilcar de Xaro  Xhoan Daxos.

    tant la parenté phonétique et visuelle est évidente entre  la cité qarthienne et la cité phénicienne.

    Je ne sais pas si GRRM a lu le roman de Flaubert ; mais peut-être a-t-il lu celui de Franck Gill Slaughter, intitulé en v.o. The Purple Quest: a Novel of Seafaring Adventure in the Ancient World (1965) et traduit en français, par Le Sang du dragon (sic) – il s’agit d’une curieuse et pure coïncidence pour désigner la fameuse pourpre -. On y trouve des descriptions de Carthage qui certes, n’égalent pas les flamboyantes et indépassables pages de Flaubert mais le ton, la couleur ne sont pas sans évoquer les lignes que GRRM consacre à Qarth.

    J’ai longtemps hésité avant d’aborder le sujet … Et il me semble important d’aborder la question, parce qu’on est sur un chapitre assez typique où la traduction change beaucoup de choses par rapport à l’œuvre d’origine.

    Absolument d’accord avec toi : déjà en première lecture, l’emploi du mot nègre m’avait fait sursauter. Je me souviens encore des remarques lexicales de mon prof de français à la fin des années 70, quand nous abordions l’étude du passage sur Le Nègre de Surinam dans le Candide de Voltaire. C’est dire si le vocabulaire de feu J. Sola avait bien vingt à trente années de retard sur l’usage du terme au moment où il a traduit.

    Comme toi, en deuxième lecture, j’ai été dérangée par les mots minarets, tarasques auxquels j’ajouterai l’invraisemblable hors-sujet fustanelle. Ils sont tellement hors-contexte qu’à la relecture, ça a perturbé mon immersion dans le texte. Pour rappel, la fustanelle est la jupe courte plissée des patriotes grecs en lutte contre l’envahisseur ottoman au XIXème siècle, devenu symbole de l’indépendance hellénique. Le texte de la v.o. parle seulement de beaded silk skirts, c’est à dire de jupes de soie (couvertes) de perles,  que j’imagine plutôt longues que courtes, Daenerys ne faisant pas allusion aux gambettes nues des Qarthiens.

    J’ai été étonnée par ailleurs de trouver si peu d’informations sur Qarth et ses habitants hors ASOIAF. J’avais le faux souvenir d’une entrée pour Qarth dans TWOIAF, mais non, des informations éparses et rares. C’est un peu court pour la plus grande cité du monde connu, dixit Pyat Pree, histoire de n’en pas révéler davantage sur des éléments importants pour la suite ?

    Pour en revenir à l’arrivée de Daenerys à Qarth, j’y ai vu un parallèle avec son séjour à Pentos dans la maison d’Illyrio Mopatis. Comme d’habitude, GRMM excelle dans les faux parallélismes pour montrer l’évolution d’un personnage.

    C’est la première fois, depuis le départ de Pentos, que Daenerys est accueillie dans une cité-état et c’est aussi une première pour le lecteur que de découvrir dans le détail une cité à côté de laquelle le Port-Réal que nous parcourons avec Tyrion dans ACOK fait pâle figure. Daenerys elle-même établit une comparaison prosaïque entre les demeures du marchand de Pentos et celui de Qarth :

    Xaro Xhoan Daxos lui avait offert de l’héberger chez lui tant que durerait son séjour à Qarth. Elle s’était attendue à une demeure spacieuse, mais à tout sauf à un palais plus vaste que nombre de bourgs marchands. À côté, l’hôtel de maître Illyrio passerait pour un bouge à porchers.

    Le passage renvoie à AGOT 4, Daenerys I où Daenerys est baignée par les esclaves de Mopatis :

    Après avoir empli la baignoire avec l’eau chaude montée de la cuisine, elles y versèrent des essences capiteuses et, une fois dévêtue par leurs soins, Daenerys s’y plongea, au risque de s’ébouillanter, mais sans cri ni grimace.

    Sauf qu’à Qarth le bain est froid :

    Après le départ des hommes, Daenerys se laissa dévêtir de ses soieries souillées par le voyage et, d’un pas nonchalant, gagna le bassin de marbre extérieur qu’ombrageait un portique. Elle en trouva l’eau d’une fraîcheur exquise.

    Comme dans AGOT 4, la scène est l’occasion de songeries sur Westeros : Le Donjon Rouge d’Aegon possédait-il un bassin semblable ? possédait-il des jardins semblables, embaumés de lavande et de menthe ? se demanda-t-elle. Sûrement. Viserys le disait toujours, il n’est rien au monde de si beau que les Sept Couronnes.

    Dans AGOT 4 :

    Un jour, sœurette, nous rentrerons dans tous nos biens », disait-il volontiers. Ses mains, fébriles dès qu’il en parlait… « Bijoux, soieries, Peyredragon et Port-Réal, le Trône de Fer et les Sept Couronnes, tout ce qu’ils nous ont pris, tu verras, tout !

    À noter qu’à l’époque, là où Viserys fantasmait un Westeros accueillant et opulent, Daenerys ne rêvait que de rejoindre la maison à la porte rouge de son enfance.

    Autre parallèle entre les deux chapitres, la figure de l’ours employée par Daenerys :

    À propos de Jorah Mormont :

    Mon grand ours, se dit-elle. J’ai beau être sa reine, je n’en demeurerai pas moins à jamais son ourson, et il ne cessera jamais de veiller sur moi. 

    Et dans AGOT 4, à propos de Willem Darry :

    Elle se rappelait vaguement ser Willem : un grand diable d’ours gris, à demi aveugle, […]de lui ne connut-elle que la bonté. Il l’appelait « petite princesse », parfois « dame », ses mains avaient la douceur du vieux cuir.

    Or, dans l’intervalle, Viserys est mort et Daenerys a grandi et changé :

    Je ne suis plus la fillette effarée de Pentos, Jorah. Je n’ai certes que quinze ans…, mais je suis aussi vieille que les sorcières du dosh khaleen et aussi jeune que mes dragons. J’ai mis au monde un enfant, allumé le bûcher d’un khal, traversé la mer Dothrak et le désert rouge. Bel et bien mien est le sang du dragon.

    La dernière phrase sonne comme un écho des mots de Viserys, toujours dans AGOT 4 :

    À nous, la demeure du dragon, telle était sa rengaine, dans nos veines coule le feu.

    À noter que si dans AGOT 4, Daenerys, presqu’encore enfant, se demandait si elle avait l’air d’une princesse pour en douter aussitôt, dans le chapitre de Qarth, elle est nommée non seulement Khaleesi, mais aussi reine :

    La jeune reine a plus de sagesse que d’ans, murmura Xaro Xhoan Daxos.

    et surtout par beaucoup « mère des dragons », épithète donnée originellement par les Dothraki de son khalasar (ACOK 13, Daenerys I). Ainsi est-elle nommée par Xaro et même par l’Estivien Quhuro Mo, pourtant fraîchement débarqué à Qarth.

    Si elle s’affirme de plus en plus comme souveraine, c’est sur Jorah Mormont que portent ses doutes :

    Lui arrive-t-il jamais de me considérer vraiment comme sa reine ?

    Le corollaire de la prise d’assurance de Daenerys est une arrogance que je n’avais pas perçue en première lecture. Elle ne doute quand même de rien. Pour un peu, elle en deviendrait presqu’aussi désagréable que Viserys à réclamer de gens pour qui elle n’est rien, de l’aide pour conquérir un royaume qui ne leur est rien non plus. Et je dis ça, sachant qu’elle est un de mes personnages préférés.

    Et si les grands de Qarth tiennent à me faire des présents, qu’ils me donnent épées et navires pour reconquérir ce à quoi j’ai droit.

    Ces deux individus m’aideront à recouvrer ma couronne, rétorqua-t-elle. Xaro possède une immense fortune.

    Il est vrai qu’elle réserve sa prétention aux Qarthiens qui ne lui accordent du crédit que pour ses dragons et pas pour ses qualités propres. Elle se montre plus lucide lors de ses monologues intérieurs:

    Ses dragons eux-mêmes ne pourraient suffire à la tâche. Car, pour se figurer que le royaume se soulèverait pour soutenir ses droits légitimes, il fallait être fou comme Viserys. Seuls les fous se persuadent de pareilles folies.

    Ce n’est pas sans motif que l’étoile sanglante m’a conduite à Qarth. J’y trouverai ce qui me fait défaut, si l’ai l’énergie de prendre ce que l’on m’offre et l’esprit d’éviter chausse-trapes et rets.

    ou dans ses entretiens privés avec Jorah Mormont :

    Les Sept Couronnes ne tomberont pas en vos mains comme autant de pêches mûres, Khaleesi. Il vous faut une flotte, de l’or, des armées, des alliances…

    – Je sais tout cela. »

    Cependant, Daenerys a beau prétendre n’avoir rien de commun avec Viserys, elle en a tout de même recueilli une forme d’héritage psychologique sauf qu’elle est mesure de prendre ce que son frère était réduit à quémander, comme le montreront les chapitres ultérieurs.

    "L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe...Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire."

    #160506
    darkdoudou
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    A contrario, elle est capable de faire preuve d’une grande clairvoyance, comme lorsqu’elle choisit de faire garder sa demeure par les hommes de son Khalasar, plutôt que de faire confiance à son bienfaiteur pour sa sécurité. De même, nous voyons qu’elle a pleinement conscience que ses dragons ne lui suffiront pas à conquérir un vaste territoire. Elle sait qu’il lui faut des navires et des hommes en armes. Le peuple ne va pas se soulever pour réclamer le retour des Targaryen sur le trône. Ce trône il lui faudra le gagner. Enfin, j’ai trouvé très pertinente sa remarque sur les conséquences de la mort de Robert Baratheon. Elle sait que Robert était le ciment des 7 Couronnes. Une fois disparu, les seigneurs vont s’entre déchirer pour obtenir une parcelle de pouvoir.

    Moi aussi j’ai apprécié le bon sens dont fait preuve Daenerys dans ce chapitre, et la prudence qu’elle éprouve vis-à-vis de ceux qui lui offrent des cadeaux (timeo danaos et dona ferentes).

    J’aime bien la manière dont elle donne des ordres, elle a bien compris quel est le trésor le plus important à garder :

    « Nous monterons nous-mêmes notre garde, aussi longtemps que nous vivrons ici. Assurez-vous que nul n’accède à cette aile du palais sans mon autorisation, et que la surveillance des dragons ne se relâche pas une seconde.

    Ensuite elle envoie Rakharo explorer la ville et Jorah au quai, ce sont des bonnes idées qui apporteront des fruits.

    J’aime bien aussi quand elle se pose des questions sur la conquête de Westeros. D’une manière réaliste elle sait bien que les soutiens ne vont pas se précipiter, et qu’il faudra affronter ceux qui ont abattu son père. Et elle demande un signe aux dieux :

    Que mes projets de conquête aient leur aval, et les dieux y pourvoiront, ils m’enverront un signe. Autrement… autrement…

    Et hop, qui est-ce qui revient du marché avec des bonnes nouvelles ? C’est l’ami Jorah et Quhuro Mo.

    — […] Et c’est de là que je vous rapporte un fabuleux présent.
    — Un présent ?
    — Sous forme de nouvelles. En vérité, je vous le dis, Mère des Dragons, Fille du Typhon, Robert Baratheon est mort.

    C’est bien la première fois dans la saga que je vois les dieux répondre aussi vite à une question !

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