ACOK 40 – Catelyn V

  • Ce sujet contient 8 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 1 mois et 3 semaines.
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    darkdoudou
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    ACOK 40 – Catelyn V
    Au fil des pages – liste des sujets

    ACOK 39, Arya VIII ACOK 41, Daenerys III

    Ce chapitre est très long et bien touffu je trouve. Il y a d’abord le retour de Catelyn à Vivesaigues et les nouvelles de la guerre, avec notamment un nouveau compte rendu de la victoire de Croixboeuf mettant en valeur le loup-garou Vent Gris. Ensuite il y a une scène étonnante entre Catelyn et Brienne qui finissent par s’accorder. Puis Edmure explique pourquoi des Lannister ont été pendus en donnant des détails sur la tentative d’évasion de Jaime. Lady Stark essaie ensuite de s’opposer au plan d’Edmure d’affronter Tywin Lannister qui approche mais y renonce faute d’appuis. Enfin Catelyn va voir son père mourant qui la prend pour Lysa et finit par passer la nuit avec les os de Lord Eddard.

    J’ai eu du mal à trouver des axes de lecture synthétiques et plutôt que chercher à être exhaustif j’ai traité trois thèmes qui m’ont inspiré : un approfondissement sur les deux femmes puissantes que sont Brienne et Catelyn, un détour par les petites gens, et la réification comme prétexte pour reparler de Brienne et surtout de Catelyn.

    Deux femmes puissantes

    Brienne montre des compétences plutôt masculines dans la petite troupe :

    Durant tout le voyage, la chevalière avait fait bande à part et passé le plus clair de son temps à étriller les chevaux ou leur retirer les cailloux des sabots, seconder Shadd pour la cuisine et vider le gibier, chasser aussi, et avec autant d’adresse que quiconque. À quelque tâche que vous la priiez de prêter la main, vous la trouviez docile, adroite et serviable sans récrimination.

    Catelyn aussi ne manque pas de courage :

    — Non, mais vous avez de la bravoure. Pas la bravoure militaire, peut-être, mais… je ne sais… une espèce de bravoure féminine.

    L’intelligence des deux femmes est aussi manifeste. Catelyn comprend tout au premier regard : la stratégie guerrière de Robb et du Silure, les préparatifs guerriers pour la bataille à venir, l’instigateur de la tentative d’évasion de Jaime (Tyrion), et même la raison pour laquelle Edmure était absent du château pendant la tentative d’évasion. De même et c’est presque surprenant, Brienne comprend tout de suite qui est « le garçon » qu’évoque Courtnay Pentrose dans sa lettre :

    Il se dit inquiet pour la vie du garçon. Mais de quel garçon il s’agit, tu le sais, toi ?
    — D’Edric Storm, intervint Brienne. Le bâtard de Robert. »

    Il est vraisemblable que Brienne a compris immédiatement quel est l’enjeu autour de ce garçon suite à la proclamation de l’inceste royal pour Stannis. Ou peut-être c’est Renly qui l’a évoqué devant elle ?

    A Vivesaigues, les deux sont mises en accusation par quatre hommes : Edmure dirigeant de fait du Conflans, le maître d’armes ser Desmond Grell, Utherydes Van l’intendant et ser Robin Ryger le capitaine des gardes.

    Ser Robin Ryger prit la parole. « Vous serait-il possible, madame, de nous dire au juste ce qui est arrivé à lord Renly ? Il court là-dessus des contes extravagants.
    — On va jusqu’à prétendre que c’est toi, Cat, la meurtrière, dit Edmure. D’autres accusent une femme du Sud. » Son regard s’attarda sur Brienne.

    Les deux femmes comprennent immédiatement qu’on leur demandent de répondre des crimes, elles ne sont pas devant des juges mais ce n’est pas loin. Dans cette situation elles répondent calmement et habilement, chacune donnant un témoignant disculpant l’autre.

    « Mon roi fut bien assassiné, répliqua posément celle-ci, mais pas par lady Catelyn. Je le jure sur mon épée, par les dieux anciens et nouveaux.
    […] Au moment du meurtre, Brienne se trouvait auprès de Renly, tout comme moi, mais nous n’y prîmes nulle part. »

    En quelques mots elles ont réduit à néant l’accusation pourtant grave, ensuite Catelyn peut facilement changer de sujet pour demander des comptes à son frère sur l’évasion de Jaime et la stratégie guerrière choisie.

    La scène d’allégeance est pour moi le temps fort du chapitre. C’est à la fois quelque chose d’habituel à Westeros pour Catelyn et Brienne d’assister à de tels serments, mais normalement c’est entre deux hommes que ça se passe, l’un qui se voue au service de l’autre et l’autre qui accueille le serment.

    « Je suis à vous, madame. Votre homme lige ou… ce qu’il vous plaira que je sois. Je serai votre bouclier, je garderai votre Conseil, je donnerai ma vie pour vous, s’il est de besoin. Je le jure par les anciens dieux et par les nouveaux.
    — Et en promettant, moi, que vous aurez toujours une place auprès de mon feu, le pain et le sel à ma table, je m’engage à ne vous requérir d’aucun service susceptible d’entacher votre honneur. Je le jure par les anciens dieux et par les nouveaux. Relevez-vous. »

    Dans leur bouche le serment qui est une formule répétitive prend tout son sens. Catelyn et Brienne ont passé peu de temps ensemble mais ont appris à se respecter l’une l’autre et reconnaissent mutuellement leur valeur. Dans une société d’hommes les deux arrivent à se faire respecter dans des positions de dirigeante et de guerrière. Passons maintenant à certains personnages secondaires.

    Les petites gens

    Je n’ai toujours pas saisi pourquoi Catelyn Stark a la réputation d’être pleine de dédain pour le petit peuple. Pour ma part je trouve qu’elle accorde beaucoup d’attention à ceux qui l’entourent sans se focaliser sur la naissance.

    Martyn Rivers est déjà connu de Catelyn qui l’a remarqué aux Jumeaux. Chef des patrouilleurs en l’absence du Silure, il semble accomplir correctement sa mission en repérant la petite troupe, en transmettant les messages et en escortant Catelyn à Vivesaigues. Il apporte aussi des informations pertinentes sur les déplacements Lannister. Catelyn reconnaît sa valeur même s’il n’est qu’un bâtard, plus en tout cas que celle de son demi-frère bien-né Perwyn Frey qui a fait partie de l’escorte de Catelyn.

    Wendel Manderly a tout du bon vivant. Déjà son gabarit lui permet de prêter des habits à Brienne, prouesse rare. Ensuit il se réjouit facilement de choses qui paraissent presque insignifiantes à Catelyn : la victoire de Croixboeuf, celle du gué, le spectacle des Lannister pendus. Lui est bien-né même s’il est d’un rang inférieur à Catelyn.

    Shadd enfin est un homme du peuple au service des Stark. Chargé de la cuisine et des approvisionnements dans la troupe de Catelyn, il est mentionné régulièrement par elle dans ses pensées et est même qualifié de guerrier d’élite.

    Pourquoi parlé-je de ces personnages secondaires ? En plus de redécouvrir à chaque approfondissement la richesse de l’univers de la saga, ils sont aussi des exemples que Catelyn est capable d’estimer des personnes situées plus bas qu’elle sur l’échelle de la noblesse. Inversement, elle se montre sans complaisance pour le futur seigneur de Vivesaigues, son petit frère :

    Elle lui savait le cœur faible et ne l’en aimait que plus tendrement, mais il avait parfois plus faible encore la cervelle, décidément…

    La bataille qui se déroule entre Catelyn et Edmure se situe aussi sur le sujet des petites gens : faut-il ou non abriter et sauver le peuple ? Edmure a déjà pris sa décision et ses dispositions avant le retour de Catelyn. Le plan est d’arrêter Tywin sur la Ruffurque en utilisant les défenses naturelles du fleuve. Ce plan permet de préserver le Conflans et ses habitants qui ont été durement touchés.
    Pourtant Catelyn essaie de remettre en cause le choix d’Edmure qui a été validé par d’autres lords ; elle cherche à trouver des appuis pour revenir au plan initial de Robb de tenir Vivesaigues et de laisser passer Tywin. Mais elle ne voit aucune autorité qui permet de contrebalancer : Robb, le Silure, Hoster Tully et Ned Stark (! ) sont indisponibles ou joignables. Et bien sûr Catelyn ne connaît pas l’ensemble du plan de Robb et du Silure même si elle en comprend une partie, de guerre lasse elle abandonne finalement .

    La dernière petite personne que je veux évoquer, c’est le damné godelureau qui a fait oublier à Lysa Tully ses devoirs. Qui peut-il être ?

    Quelque jeune écuyer, quelque obscur chevalier, selon toute probabilité… encore qu’à en juger d’après sa véhémente récusation par lord Hoster ne fût pas exclu quelque fils de marchand, quelque apprenti de bas étage, voire un chanteur. Lysa avait toujours montré un penchant outrancier pour les chanteurs.

    Les signes de réification

    J’ai essayé de chercher dans ce chapitre des signes précurseurs de Lady Cœurdepierre. Bien sûr le plus évident est le tête-à-tête entre Catelyn et Ned Stark où il est question deux fois de la pierre, d’abord pour évoquer les yeux de Eddard quand il était vivant, puis la statue qui va le représenter dans les cryptes de Winterfell.

    On avait eu beau rattacher la tête au torse par un beau fil d’argent, rien ne ressemble à un crâne comme un autre crâne, et, dans ces cavités vides, elle cherchait vainement les prunelles gris sombre de son seigneur, ces prunelles qui pouvaient avoir la douceur des brumes ou la dureté de la pierre.

    J’ai été frappé dans cette scène de l’absence de larmes chez Lady Stark et aussi au fait que, confrontée aux os de son époux mort elle n’exprime aucune émotion, ne tremble pas. Catelyn a un rapport complètement intellectuel avec la mort et ne trouve aucune ressemblance entre Ned Stark vivant et ses os. A la fin du chapitre elle décide pourtant de passer la nuit avec le squelette et il semble que la seule chose qui chagrine Catelyn est de ne pouvoir communiquer avec les trépassés :

    Elle reporta son regard sur les os, tout ce qui restait de son seigneur et de son amour. « À présent, laissez-moi, tous. Je désire passer cette nuit seule à seul avec Ned. » Les femmes en gris inclinèrent la tête. Les sœurs du Silence n’adressent pas la parole aux vivants, se souvint-elle avec chagrin, mais d’aucuns prétendent qu’elles savent parler aux morts. Que n’avait-elle aussi ce privilège…

    Ironiquement Catelyn a choisi de passer la nuit avec un mort alors que peu de temps avant elle se réjouissait de retrouver un bon lit qui pourrait lui enlever ses idées noires :

    La perspective de dormir à nouveau dans un lit de plumes, avec un bon feu dans l’âtre, n’était pas faite pour lui déplaire ; une fois reposée, le monde lui paraîtrait sans doute moins lugubre.

    J’ai trouvé également aussi des signes de réification dans l’entretien entre Catelyn et Brienne. D’abord il semble que c’est Brienne qui s’est blindée le coeur :

    lui adressiez-vous la parole, elle répondait poliment, mais jamais elle ne bavardait, jamais ne riait, jamais ne pleurait non plus. En somme, elle avait eu beau chevaucher chaque jour en leur compagnie, dormir chaque nuit parmi eux, elle n’était pas pour autant devenue des leurs.
    […] Elle vit entourée de murs plus hauts que ceux de Winterfell.

    Catelyn essaie de l’apaiser :

    Désireuse d’offrir le peu de réconfort que peut procurer le simple contact, elle lui pressa la main. « Je sais combien c’est dur… Brienne se dégagea brutalement. « Personne ne le sait.

    Brienne avant de demander son congé à Lady Stark est clairement engagée sur le chemin de la mort. Catelyn qui s’en rend compte va s’employer à la ramener du côté des vivants :

    Elle soupira. « Nul ne saurait vous reprocher la mort de Renly. Lui, vous l’avez servi bravement, mais qui servez-vous, lorsque vous cherchez à le suivre dans la mort ? personne. »

    Suite à son serment allégeance où elle a retrouvé un but à son existence, Brienne qui était plutôt amorphe jusque là se reprend et c’est Catelyn qui a l’air a son tour de ne plus vivre : Catelyn n’éprouve aucune joie de l’annonce des victoires, elle n’éprouve aucune surprise devant les nouvelles de la guerre. Les seules émotions qu’elle ressent sont pendant sa rencontre avec son père qui est à l’article de la mort.

    Conclusion

    il y a plusieurs sujets que je n’ai pas abordés : la stratégie globale choisie par Edmure Tully qui a demandé à Roose Bolton de reprendre Harrenhal, les interrogations concernant l’implication de Stannis dans les épisodes futurs,le rôle des loups géants comme envoyés des dieux, le sort du quatrième faux émissaire : l’empoisonneur envoyé par Tyrion a-t-il été pendu ou non ?
    Et il y a certainement encore bien d’autres sujets que je n’ai pas identifiés.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois et 3 semaines par darkdoudou. Raison: orthographe, coquilles
    #158489
    Eridan
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    Merci Darkdoudou pour ce retour. J’aime bien cet angle d’analyse des femmes intelligentes et fortes : elles se montrent raisonnables et posées, là où les hommes se révèlent assez vaniteux dans ce chapitre.

    En passant, on commence à voir en quoi le recours à la magie noire de stannis et son intransigeance peuvent être néfastes : les stark devraient être ses alliés naturels, comme le rappelle Utherydes Van … Mais entre l’ombre tueuse et les menaces contre Robb, il a creusé un sacré fossé.

    l’empoisonneur envoyé par Tyrion a-t-il été pendu ou non ?

    Apparemment, oui : « I hanged those beside the four who freed him, and threw the rest in thedungeons. // C’est ceux-là que tu vois pendus avec les trois précédents. »
    La version française a apparemment voulu corriger une erreur, qui n’en était pas vraiment une.

    Il est vraisemblable que Brienne a compris immédiatement quel est l’enjeu autour de ce garçon suite à la proclamation de l’inceste royal pour Stannis. Ou peut-être c’est Renly qui l’a évoqué devant elle ?

    Brienne est vassale et habituée d’Accalmie : Cortnay Penrose parle d’elle devant Stannis. Elle connaît sûrement Edric Storm qui vit à Accalmie depuis toujours et est le seul « garçon » suffisamment important pour être évoqué dans la lettre de Cortnay.

    En quelques mots elles ont réduit à néant l’accusation pourtant grave

    Il faut aussi dire que les « accusateurs » n’ont pas spécialement envie ou intérêt à aller chercher plus loin. Cette version leur convient et les rassure. Ils n’iront pas chercher d’autres explications.

    Je n’ai toujours pas saisi pourquoi Catelyn Stark a la réputation d’être pleine de dédain pour le petit peuple. Pour ma part je trouve qu’elle accorde beaucoup d’attention à ceux qui l’entourent sans se focaliser sur la naissance.

    Ca tient beaucoup à son attitude vis-à-vis de Jon snow ou dans la manière très froide dont elle envisage le sort des petites gens dans ce chapitre précisément. Elle a également une attitude relativement dure et froide, peu de tendresse, beaucoup de formalisme avec beaucoup de monde. (Après, les réputations et les appréciations … ^^)

    La dernière petite personne que je veux évoquer, c’est le damné godelureau qui a fait oublier à Lysa Tully ses devoirs. Qui peut-il être ?

    Mon petit doigt me dit qu’on peut deviner ^^

    Catelyn nous éloigne pas mal de la réponse avec ses chanteurs. Pourtant, elle qui connaît si bien son entourage d’habitude devrait à un moment au moins avoir un soupçon. Mais non.

    « I have no skill with swords, but that does not mean that I do not dream of riding to King’s Landing and wrapping my hands around Cersei Lannister’s white throat and squeezing until her face turns black. »
    Si je n’ai pas de talent de bretteur, cela signifie-t-il que je ne rêve pas de courir à Port-Réal refermer mes deux mains sur la blanche gorge de Cersei Lannister et serrer, serrer, serrer ! jusqu’à ce que son visage ait viré au noir ?

    Cersei mourant étouffée … ça ne vous rappelle pas une certaine prophétie ? ^^
    sinon, la mort par étouffement peut aussi rappeler lady Cœurdepierre, mais comme elle procède avec des cordes, je doute que ce soit volontaire.

    #158500
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    J’ai noté qu’on n’a aucune notion du temps passé depuis le dernier chapitre de Catelyn. Elle se fait reconnaître par un éclaireur Frey (bravo les probas) et le commande direct. Elle lui ment sur sa provenance (et on apprend qu’elle a traversé des zones dévastées (de guerre) sans encombre, bravo les probas bis). C’est elle qui confirme la mort de Renly mais apprend la victoire à Croixboeuf. Cette victoire ne l’enthousiasme pas.

    Ser Wendel Manderly gave a whoop of pleasure, but Catelyn only nodded. Tomorrow’s trials concerned her more than yesterday’s triumphs.

    On apprend que Martyn Rivers, sur les ordres d’Edmure, attendait Catelyn. On relie ce chapitre à celui d’Arya

    Lord Tywin has left Harrenhal and marches west with all his power.

    Chose étonnante, la victoire de Robb nous est transmise en chanson par Rymond le rimeur (quel aptonyme^^)

    Du coup, on s’embarrasse sans doute assez peu de la vérité

    It’s said the direwolf showed him the way, that Grey Wind of his. The beast sniffed out a goat track that wound down a defile and up along beneath a ridge, a crooked and stony way, yet wide enough for men riding single file. The Lannisters in their watchtowers got not so much a glimpse of them.” Rivers lowered his voice. “There’s some say that after the battle, the king cut out Stafford Lannister’s heart and fed it to the wolf.”

    “I would not believe such tales,” Catelyn said sharply. “My son is no savage.”

    “As you say, my lady. Still, it’s no more than the beast deserved. That is no common wolf, that one. The Greatjon’s been heard to say that the old gods of the north sent those direwolves to your children.”

    Catelyn remembered the day when her boys had found the pups in the late summer snows. There had been five, three male and two female for the five trueborn children of House Stark . . . and a sixth, white of fur and red of eye, for Ned’s bastard son Jon Snow. No common wolves, she thought. No indeed.

    Ensuite, c’est l’entrevue avec Brienne. Catelyn se fait une bonne idée de la personne sur certains points

    There are walls around this one higher than Winterfell’s.

    Brienne est assez bornée et rappelle son voeu (trois fois.. j’ai pensé à Saint Pierre, qui lui, le brise trois fois)

    “I swore a vow. Three times I swore. You heard me.”

    J’ai noté aussi que Brienne avait dû emprunter des vêtements à un homme, de grande stature

    Brienne’s own things had been left behind during their flight, and she had been forced to clothe herself in odd bits of Ser Wendel’s spare garb, since no one else in their party had garments large enough to fit her.

    Dur de ne pas penser à la prophétie quand quelqu’un (certes a priori pas le valonqar) parle de serrer la gorge de Cersei

    I have no skill with swords, but that does not mean that I do not dream of riding to King’s Landing and wrapping my hands around Cersei Lannister’s white throat and squeezing until her face turns black.

    Catelyn ment en disant que les dieux font les rois. Et Brienne lui rappelle Robert (et Jaime)

    The gods don’t care about men, no more than kings care about peasants

    Ca rejoint ce que disait Jorah à Daenerys.

    La réponse à Catelyn est à garder pour plus tard

    “A good king does care.”

    J’ai bien aimé aussi quand Catelyn se demande pourquoi elle a soutenu Brienne. Ce n’était pas forcément que pour lui rendre service

    Manipulation involontaire (?)

    “I am not made to be a mother. I need to fight.”

    “Then fight . . . but for the living, not the dead. Renly’s enemies are Robb’s enemies as well.”

    Brienne stared at the ground and shuffled her feet. “I do not know your son, my lady.” She looked up. “I could serve you. If you would have me.”

    Catelyn was startled. “Why me?”

    The question seemed to trouble Brienne. “You helped me. In the pavilion . . . when they thought that I had . . . that I had . . .”

    “You were innocent.”

    “Even so, you did not have to do that. You could have let them kill me. I was nothing to you.”

    Perhaps I did not want to be the only one who knew the dark truth of what had happened there, Catelyn thought.

    J’avoue trouver très condescendante l’expression « A kind of woman’s courage », surtout venant d’une femme. Ca sent le matrixage par la société qui exclue les femmes de cette vertu.

    Après les voeux, on a une balade parmi les bannerets du Conflans qui ont été rappelés par Edmure, avant de voir enfin Edmure. On s’échange des nouvelles d’Accalmie, on parle d’Edric Storm

    Ou Catelyn se trompe, ou elle a une vision très étroite du « même sang » (et vu qu’elle est bien obsédée par la pureté des liens, je mise sur le second)

    He risks all for a baseborn boy whose blood is not even his own, Catelyn thought.

    Car Robert et Stannis sont du même sang, donc Edric a autant de sang en commun avec son père qu’avec son oncle. Certes, ce n’est pas son héritier direct comme Shôren mais tout de même « not even his own », ouch

    On revient encore sur les rumeurs autour de la mort de Renly. On voit quand même qu’Edmure et ses hommes ont des manières

    If Edmure thought her a curious sort of lady, at least he had the grace not to say so.

    Edmure a pendu de faux émissaires. Dont une brute et un imitateur. Cat reconnait la patte de Tyrion. Edmure se fait pécho quand on parle de ses virées nocturnes (huhu).

    Vous vouliez un peu de délit de sale gueule ? Catelyn est là pour en mettre une bonne couche sur Cleos Frey

    He swears he knew naught of the plot. Who can say? The man is half Lannister, half Frey, and all liar.

    Pour en revenir à Stannis, Catelyn pense que c’est de la magie noire

    Stannis has made common cause with a power greater and darker.

    Quand Catelyn apprend qu’Edmure veut protéger son peuple, elle en pense du mal

    Only my sweet brother would crowd all these useless mouths into a castle that might soon be under siege. Catelyn knew that Edmure had a soft heart; sometimes she thought his head was even softer. She loved him for it, yet still . . .

    Du coup, je peux ressortir “A good king does care.” car Edmure entre dans cette définition (il ne règne pas mais dirige quand même). Apparemment, c’est plus facile de sortir des phrases creuses hors contexte que de les appliquer à une vraie situation de terrain. Je trouve Catelyn très hautaine envers son frère ainsi que les habitants du Conflans.

    On passe ensuite à la tactique pour le futur si Tywin passe par là pour défendre son territoire (Catelyn est pour le laisser passer et Edmure pour défendre son territoire). Ils en parlent au Bois sacré. Edmure donne des exemples de bon comportement de certains Frey (comme quoi les généralités, ça pique des fois). On ajoute un peu de mépris ?

    She had not known that Ser Stevron was dead, nor of Bolton’s marriage.

    Her brother’s voice was full of brusque confidence, but Catelyn found herself wishing that Robb had not taken her uncle Brynden west with him. The Blackfish was the veteran of half a hundred battles; Edmure was the veteran of one, and that one lost.

    Catelyn va ensuite voir son père qui perd les pédales et la prend pour Lysa il y a 15 ans. J’ai beaucoup souri sur les « singers », je pensais que Catelyn était plus au courant que ça

    She wondered who Lysa’s “wretched stripling” had been. Some young squire or hedge knight, like as not . . . though by the vehemence with which Lord Hoster had opposed him, he might have been a tradesman’s son or baseborn apprentice, even a singer. Lysa had always been too fond of singers.

    Puis on finit avec les os de Ned et les soeurs du silence. Pas grand chose à en dire mais Tyrion a respecté sa parole sur ce point.

     

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #158548
    Lapin rouge
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    Que signifie « matrixage » ?

    Car Robert et Stannis sont du même sang, donc Edric a autant de sang en commun avec son père qu’avec son oncle. Certes, ce n’est pas son héritier direct comme Shôren mais tout de même « not even his own », ouch

    Si tu cites tout le passage, ça paraît plus clair :

    Edmure looked at her curiously. « Stannis has sworn that the garrison might go free, unharmed, provided they yield the castle within the fortnight and deliver the boy into his hands, but Ser Cortnay will not consent. »
    He risks all for a baseborn boy whose blood is not even his own, Catelyn thought. « Did you send him an answer? »

    Pour moi, celui qui risque tout pour un garçon qui n’est pas de son sang, c’est Cortnay Penrose, pas Stannis.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #158549
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    OK, j’avais pas vu que le « he » se référait à Cortnay, je pensais que c’était Stannis

    Que signifie « matrixage » ?

    lavage de cerveau ? Par le biais de l’éducation, des traditions etc

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    #158561
    Hizieł
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    Merci darkdoudou pour l’ouverture du sujet et ton analyse du chapitre !

    Vous vouliez un peu de délit de sale gueule ? Catelyn est là pour en mettre une bonne couche sur Cleos Frey

    He swears he knew naught of the plot. Who can say? The man is half Lannister, half Frey, and all liar.

    Autant je suis d’accord pour trouver honteux qu’on s’attaque aussi effrontément à mon petit protégé ser Cleos Frey (non mais oh, on est où là) , autant là-dessus, Catelyn est innocente : ici c’est Edmure qui commet l’outrage (avant d’enchaîner en annonçant qu’il l’a mis en cellule).

    « And Cleos Frey? »

    « He swears he knew naught of the plot. Who can say? The man is half Lannister, half Frey, and all liar. I put him in Jaime’s old tower cell. »

    Mais par contre, je relève comme vous l’écart entre ce que dit Catelyn à Brienne « A good king does care » et ce qu’elle pense juste après en constatant la décision d’Edmure de laisser entrer les petites gens dans l’enceinte de Vivesaigues.

     

    Amusant par ailleurs de voir que  Robb n’a pas perdu sa volonté d’envoyer sa mère aux Jumeaux : il lui en avait fait part de vive voix au tout début d’ACoK pour l’éloigner des hostilités, en prétextant que ça permettrait à Catelyn de se lier avec les filles de Lord Walder afin de guider le choix matrimonial de Robb par la suite ; demande qu’elle avait immédiatement déclinée : « Tu es assez grand, Robb, pour élire sans mon aide ta préférée parmi les filles de Lord Walder » [Catelyn I, ACoK].

    Et dans ce chapitre, Utherydes Van apprend à Catelyn qu’avant de partir Robb a laissé ces mêmes instructions à destination de sa mère, n’ayant même pas fait l’effort de changer le « prétexte éculé » (dixit Catelyn) de sa demande. Je ne sais pas s’il s’imaginait ne serait-ce qu’un instant que ça marcherait cette fois-ci, mais en tout cas sans surprise pour nous, Catelyn la balaie d’un revers de main.

    #158564
    Eridan
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    Amusant par ailleurs de voir que Robb n’a pas perdu sa volonté d’envoyer sa mère aux Jumeaux : il lui en avait fait part de vive voix au tout début d’ACoK pour l’éloigner des hostilités, en prétextant que ça permettrait à Catelyn de se lier avec les filles de Lord Walder afin de guider le choix matrimonial de Robb par la suite ; demande qu’elle avait immédiatement déclinée : « Tu es assez grand, Robb, pour élire sans mon aide ta préférée parmi les filles de Lord Walder » [Catelyn I, ACoK].

    Et dans ce chapitre, Utherydes Van apprend à Catelyn qu’avant de partir Robb a laissé ces mêmes instructions à destination de sa mère, n’ayant même pas fait l’effort de changer le « prétexte éculé » (dixit Catelyn) de sa demande. Je ne sais pas s’il s’imaginait ne serait-ce qu’un instant que ça marcherait cette fois-ci, mais en tout cas sans surprise pour nous, Catelyn la balaie d’un revers de main.

    Je pensais à ça, justement : si Catelyn était partie à la chasse à l’épouse comme Robb le voulait, il y a fort à parier qu’elle y aurait été aux Jumeaux lorsqu’y serait parvenu l’annonce du mariage de Robb et Jeyne dans l’ouest. La présence de Catelyn aurait sûrement été tourné à leur avantage par les Frey, qui ne s’en seraient sans doute pas privés, entre l’offense subie et l’opportunité (Edmure nous dit dans le chapitre qu’il a commis la couillonnade de dégarnir les Jumeaux des quelques rares fidèles Stark qui surveillaient les Frey et assuraient leur allégeance). Bref, Catelyn fait sans doute bien de ne pas se mettre à la disposition de Walder Frey.

    #158632
    Papillon de Naath
    • Éplucheur avec un Économe
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    Même si ça y ressemble, je ne suis pas sûre que la réaction de Catelyn soit une réaction de dédain quand elle apprend qu’Edmure a laissé des petites gens se réfugier au château. Peut-être pense-t-elle au contraire que ces pauvres gens vont se retrouver piégés et affamés dans l’enceinte du château alors qu’ils auraient mieux fait de fuir Vivesaigues?

    #158633
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8048

    Fuir pour où ? Je ne pense pas qu’il y ait d’endroit sûr à proximité. Et c’est le devoir du seigneur de protéger ses gens (qui en échange le nourrissent)

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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