ADWD 21 – Schlingue II

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    Céleste
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    ADWD 21 – Schlingue II
    Au fil des pages – liste des sujets

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    Après avoir quitté les salles aquatiques du Dieu Noyé à Blancport, on retrouve un chapitre de Theon ou plutôt de Schlingue. Schlingue est toujours Schlingue, toutefois, il nous a promis dans son chapitre d’introduction que Ramsay pouvait tout lui prendre sauf son esprit.

    Les troupes du Nord se retrouvent bloquées au sud de Moat Cailin car le château est occupé par des troupes fer-nés laissées par Victarion Greyjoy. Moat Cailin étant prenable seulement par le nord, il revient à Ramsay de libérer le passage pour son père. Dans le but de de limiter les pertes, Ramsay envoie Schlingue déguisé en Theon Greyjoy afin de convaincre les fer-nés de quitter les lieux.

    Theon Greyjoy est un rôle à jouer

    Schlingue est déguisé comme un lord, il joue le rôle de Theon Greyjoy.

    Ils lui donnèrent un cheval et une bannière, un pourpoint de laine douce et une chaude cape de fourrure, et le lâchèrent. Pour une fois, il ne puait pas.

    « Tu te feras passer pour un prince »

    Schlingue se réfère à Theon Greyjoy comme à l’autre homme. Ramsay a créé une inversion des identités :

    « Mais nous connaissons la vérité. Schlingue tu es, et Schlingue tu resteras, en dépit de tous les beaux parfums que tu pourras porter. Ton nez pourrait t’abuser. Souviens-toi de ton nom. Souviens-toi de qui tu es.

    L’identité Theon lui est étrangère, elle est devenue la fausse identité, l’autre, cet autre homme, la vraie étant identité étant Schlingue. Il est désormais la créature de Ramsay née à Fort-Terreur. Il est Schlingue jouant le rôle de Theon Greyjoy.

    Mais plus que cela Theon est l’identité dangereuse, pour éviter les sévices qui sont pires que la mort alors il doit se rappeler son nom, il est Schlingue. C’est quelque chose de tellement ancré chez lui qu’il reproduira ce discours auprès de fake Arya plus tard, perpétuant ainsi les sévices subis.

    Ramsay compte sur la peur des sévices, le conditionnement et le mantra « souviens toi de ton nom » pour que Schlingue lui revienne en tant que Schlingue. Il a conscience des risques de fuites alors il le prépare mentalement et lui donne un mauvais cheval pour limiter les risques. Toutefois, Ramsay joue à un jeu dangereux car faire jouer à Theon son propre rôle le fera revenir inexorablement.

    Les pensées dangereuses du chemin passé

    Dés le début du chapitre on peut trouver des signes de la présence de Theon.

    Il raisonne, il ne fuit pas, non pas par conditionnement ou par peur mais parce qu’il estime après évaluation de la situation qu’il ne pourra pas réussir à fuir :

    Il ne s’enfuirait pas. Il ne le pouvait pas.
    Je lui livrerai le château. Je le ferai. Je le dois.

    Le château en question est Moat Cailin, un lieu que l’on sait des plus sinistres et dans la continuité de Fort-Terreur, mais qui apparaît comme une femme accueillante et sensuelle au travers de la perception de Schlingue :

    Le jour était gris, humide et brumeux. Le vent soufflait du sud, moite comme un baiser. Au loin, on distinguait les ruines de Moat Cailin, enveloppées de mèches de brouillard matinal.

    Et plus loin :

    Plus près des tours, les cadavres jonchaient le sol de tous côtés. Des sanguinaires avaient éclos dans leurs blessures béantes, des fleurs blafardes aux pétales charnus et humides comme des lèvres de femme

    C’est probablement un signe de la personnalité charnelle de Theon qui refait un peu surface et une amélioration de la situation de Schlingue depuis sa perspective des cachots de Fort-Terreur.

    Arpenter ce chemin, lui fait revivre le passé et ravive son identité Theon Greyjoy :

    Je suis déjà passé par ici. Cette pensée était dangereuse, et il la regretta immédiatement

    Les souvenirs refont surface et ils sont douloureux car ce sont les souvenirs avec Robb Stark dont il était très proche et qu’il a trahi pour redevenir un fer-né :

    S’il fermait les yeux, il voyait en son for intérieur les bannières claquer avec bravoure sous un vif vent du nord. Tout cela est parti désormais, tout est tombé. La brise sur ses joues soufflait du sud, et les seules bannières qui flottaient au-dessus des décombres de Moat Cailin arboraient une seiche dorée sur champ noir.

    Trahir à nouveau grâce à Ramsay

    La chose les plus tordue et sadique que Ramsay a pu faire dans ce chapitre c’est faire en sorte que Theon trahisse les fer-nés tout en restant Schlingue sa fidèle créature.

    « Je suis fer-né », répondit Schlingue – un mensonge. Certes, le garçon qu’il avait été auparavant avait été fer-né, mais Schlingue était venu au monde dans les cachots de Fort-Terreur. « Regardez mon visage. Je suis le fils de lord Balon. Votre prince. » Il aurait prononcé le nom, mais ces mots, semblait-il, restaient pris dans sa gorge. Schlingue, je m’appelle Schlingue, cela commence comme chaînes. Il devait oublier cela un petit moment, toutefois. Aucun homme ne se rendrait jamais à une créature telle que Schlingue, si désespérée que sa situation puisse être. Il devait feindre d’être à nouveau un prince.

    En pensant « fer-né », Schlingue ne pense plus à « cet autre homme » ou « l’autre » mais au « garçon » qui vivait dans les Iles de fer. Ensuite, ce garçon n’était plus fer-né. Ce qui me fait me dire qu’avec sa quête de réappropriation d’identité et cette impression de remonter le temps dans ses chapitres, il serait cohérent que Theon finisse par mourir (métaphoriquement ou non) là où l’enfant fer-né est mort pour devenir pupille de Ned Stark, c’est à dire sur le chemin entre les Iles de Fer et Winterfell et pourquoi pas diriger les fer-nés. Mais on en reparlera sûrement dans le chapitre d’Asha et ceux de twow si jamais on en fait la relecture.

    Schlingue demande à voir le commandant et lorsqu’il voit dans quel état de souffrance il se trouve, il propose de l’achever. En argumentant, on se rend compte en tant que lecteur que Theon ne se comporte pas comme un fer-né avec cette proposition. On ne doit pas faire couler le sang d’un fer-né, il doit mourir noyé.
    Et si les fer-nés de Moat Cailin ont eu avec le temps, la flemme ou le dégoût de les descendre les morts dans les douves,

    « On traînait les corps dans les caves. Les cryptes sont toutes inondées, là en bas. Personne veut plus s’ donner tant de mal, maintenant, alors on les laisse où qu’y’ tombent.
    — La cave vaudrait mieux, pour eux. Les donner à l’eau. Au Dieu Noyé. »

    il ne sont pas prêts à verser le sang :

    « Tuez-le, ordonna Schlingue au garde. Il a perdu l’entendement. Il est rempli de sang et de vers. »
    L’homme le considéra, bouche bée. « Le capitaine lui a confié le commandement.

    Je ne sais pas si Theon a conscience de cela mais la discussion autour des chevaux et le fait qu’il dise « Je vais le tuer pour vous. » me laisse penser qu’il le comprend. Les fer-nés de préférence ne montent pas à cheval, Theon en tant que pupille de Ned Stark était un très bon cavalier. Toutefois pour d’autres raisons, il n’est dorénavant plus à l’aise sur un cheval, comme un fer-né en quelque sorte.

    Le drame finit par arriver, Theon réussit à monter les fer-nés les uns contre les autres comme le ferait le dieu des tempêtes et le bouclier de Ralf Kenning apparaît alors comme un présage :

    « Son bouclier dépeignait la main nuageuse du dieu des orages, »

    Schlingue est fier de ce qu’il a accompli et demande aux fer-nés de le suivre désarmer. Ils pensent être sauvés et pouvoir rentrer chez eux mais ce qui les attend c’est une mort cruelle et ça n’empêchera pas Schlingue de bien dormir.

    La promotion que Schlingue reçoit, de vivre et dormir avec les chiens de Ramsay, est perçue comme une grande amélioration de sa situation alors qu’il s’agit d’une profonde humiliation.

    Schlingue a joué le rôle de Theon Greyjoy, mais cela a laissé des traces, des souvenirs sont revenus, son esprit est vif et aiguisé, il analyse les situations et raisonne afin d’éviter le pire. Il reste Schlingue pour le moment mais donne l’impression d’attendre son heure.

    Arya Stark et le Dieu Multiface

    Arya est présente sans l’être dans les chapitres de Theon. Ce dernier comprend à la fin du chapitre que Jeyne Poole se fait passer pour Arya Stark. La couleur de ses yeux est l’élément qui permet de révéler le mensonge et ce n’est pas la seule fois que la couleur des yeux d’un personnage sera déterminant pour révéler son identité.

    Les thématiques des chapitres d’Arya sont également présentes : l’identité, la Mort.

    Theon appel la mort de ses vœux, elle apparaît comme une délivrance de sa situation :

    Une mort rapide ici serait cent fois préférable à un retour vers Ramsay après un échec.

    Après son succès :

    Si je meurs, je mourrai. Schlingue priait seulement pour que l’archer sût viser, afin que la mort soit prompte et nette. Une mort d’homme, pas celle qu’a connue Ralf Kenning

    Theon offre le don de miséricorde à Ralf Kenning, ce qui le rapproche de ce que ferait un prêtre du dieu MultiFace.

    Et pour finir une phrase qui veut dire tout et son contraire ^^. Sept est un nombre sacré, oui, mais souvent on se contente de s’arrêter à six, le septième peut signifier la mort, l’Étranger. Comme pour Béric ou Varamyr.

    Schlingue connaissait ce coût. Sept, se répéta-t-il, sept doigts. Un homme peut se contenter de sept doigts. Sept est un nombre sacré.

     

    Moat Cailin, les hommes-poissons, les paludiers et les fer-nés

    Habituellement, on associe Moat Cailin et les paludiers aux Edlf, ce chapitre même est associé à la présence de Freuxsanglant. Et je ne remets pas cela en cause.

    Cela dit et après avoir relu les chapitres de Brienne et ses esquicheurs, refait un passage par les Trois Sœurs aux mains palmées avec Davos et en quittant à peine les salles aquatiques de Lord Manderly, je ne peux pas faire semblant de ne pas voir !

    Moat Cailin est un des lieux les plus mystérieux de Westeros. Nombreux sont les mystères non résolus autour de cette forteresse. On peut affirmer sans prendre de risque qu’elle a été construite avant que la zone devienne marécageuse au vu de sa description.

    Où se dressait jadis un puissant rideau de muraille, ne restaient plus que des pierres isolées, des blocs de basalte noir si énormes qu’il avait dû falloir autrefois une centaine d’hommes pour les hisser en place.

    La pierre noire utilisée est du basalte noir, qu’on retrouve sur le pont aux Trois Sœurs et qui est un matériau inhabituel dans les constructions à Westeros. A priori, rien à voir avec la pierre noire huileuse du trône de Grès, d’Asshai, de Yeen et de l’Ile aux Crapauds. Pourtant, l’auteur nous glisse cette phrase :

    La pluie de la nuit précédente avait laissé les énormes blocs trempés et luisants, et le soleil du matin donnait l’impression qu’ils avaient été vernissés d’une fine couche d’huile noire.

    « Nan mais t’inquiète Céleste, Martin a mis ça au pif, il a oublié qu’il y avait différentes pierres noires, oui, oui même dans un chapitre qui parle des fer-nés »

    Blague mise à part, on est dans le pov de Theon qui est en chemin pour rencontrer des fer-nés à Moat Cailin dont les bannières arborent la seiche dorée. Il n’est pas étonnant qu’on nous évoque la pierre noire huileuse du trône de Grès. C’est peut-être même une manière d’introniser Theon. Ou encore quelque chose dans l’histoire de Moat Cailin.

    En parlant du trône de grès qui a tout d’une idole de Cthulhu, dans ce chapitre Dagon Morru est le fer-né qui refuse de se rendre et se fait massacrer lachement par un au autre fer-né. Son nom Dagon est une référence à une divinité lovecraftienne adorée par des hommes-poissons qui faisaient des deals avec les hommes pour créer des hybrides. C’est aussi un dieu des Philistins représenté comme un homme à queue de poissons. Pour être sûr qu’on ait bien compris, Martin nous donne cette description :

     Un des Morru se remit debout. Un gaillard, mais il avait les yeux exorbités et la bouche large, avec une chair morte et blême. On aurait dit que son père l’avait engendré avec un poisson, mais il portait encore une épée. « Dagon Morru ne se rend à personne. »

    Cette description évoque celle des esquicheurs par Dick Crabbe :

    « Des monstres, traduisit-il en se pourléchant manifestement. Vous croiriez des hommes tant que vous êtes pas tout près tout près, mais y vous ont des têtes trop grosses, et puis des écailles là où qu’un type correc’, ça vous a des poils. Blancs comme un ventre de poisson qu’y sont, avec des palmes entre les doigts. Y sont toujours trempés et puent la poiscaille, mais, derrière ces lèvres adipeuses qu’y-z-ont, y a des rangées de dents vertes et pointues comme des aiguilles. Y en a qui disent que les Premiers Hommes les ont tous anéantis, mais allez pas me gober ce bobard. A pas de loup qu’y viennent la nuit sur ces pieds palmés qu’y vous ont et qui font sksch-sksch, le bruit, et y volent les petits enfants méchants. Les filles, y se vous les gardent pour se reproduire avec, mais les garçons, y vous les boulottent en les déchiquetant avec ces putains de dents vertes pointues. »

    AFFC – Brienne

    On peut la rattacher également aux préjugés sur les paludiers même si ces derniers donnent plus une image d’homme-grenouille que celle d’un homme-poisson, je trouve.

    Et pour finir sur les esquicheurs, on peut entendre le bruit caractéristique de leur venue en début de chapitre ^^ :

     Son cheval avançait vers elles au pas, ses sabots produisant de légers bruits de ventouse en se dégageant de la vase gris-vert.

    Hâte de lire vos compléments et commentaires sur ce chapitre !

    Je préfère le souffle du dragon à la bave de crapeau et la langue de vipère.

    #198439
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Nouveau chapitre de Schlingue qui est assez particulier car il doit endosser un rôle (en fait son ancienne identité) et pourtant intérieurement il se rappelle tout le temps qu’il n’est que Schlingue.

    Dès le début, on voit que Schlingue n’est pas acteur de son destin. On « lui a donné » des éléments (et il n’a pas eu énormément de choix)

    They gave him a horse and a banner, a soft woolen doublet and a warm fur cloak, and set him loose.

    En plus, il se demande s’ils pensent qu’il va fuir, pour qu’on puisse le chasser. Tout le reste sert surtout à mettre en parallèle ce que vit « Schlingue » et son passé quand il est passé là avec Robb en route vers le Conflans. Malgré tout ce que veut Ramsay, l’identité de Theon reste présente (ou se bat pour exister et remonter à la surface). Un peu comme Arya reste Arya même si elle doit perdre son identité Stark. Faut dire que Ramsay le ramène à la réalité

    “You will pretend to be a prince,” Lord Ramsay told him last night, as Reek was soaking in a tub of scalding water, “but we know the truth. You’re Reek. You’ll always be Reek, no matter how sweet you smell. Your nose may lie to you. Remember your name. Remember who you are.”

    “Reek,” he said. “Your Reek.”

    “Do this little thing for me, and you can be my dog and eat meat every day,”

    Schlingue passe vers la tour mais les ennemis sont alentours. Je trouve d’ailleurs qu’ils visent bien mal (c’est pratique)

    There was no reply. Inside the walls, he knew, the ironmen were discussing whether to admit him or fill his chest with arrows. It makes no matter. A quick death here would be a hundred times better than returning to Lord Ramsay as a failure.

    Then the gatehouse doors flung open. “Quickly.” Reek was turning toward the sound when the arrow struck. It came from somewhere to his right, where broken chunks of the curtain wall lay half-submerged beneath the bog. The shaft tore through the folds of his banner and hung spent, the point a bare foot from his face. It startled him so badly that he dropped the peace banner and tumbled from his saddle.

    “Inside,” the voice shouted, “hurry, fool, hurry!”

    Il vient pour « words » (on en reparlera après). On peut dire ce qu’on veut mais Schlingue fait preuve de beaucoup d’assurance, même si intérieurement il n’en mène pas large. La garnison fer-née, c’est pas grand monde (et des familles de basse extraction).

    Moat Cailin has fallen, Reek realized then, only no one has seen fit to tell them.

    Schlingue demande à voir le chef, qui va mal. Et il le fait tuer. Ouch. Puis il s’annonce avec assurance (tout en se remémorant son passage passé) et dit pourquoi il est là avec des parchemins et tiens de la cire rose (ce sera important plus tard)

    “Who asks?”

    “Lord Balon’s son.” Reek, my name is Reek, it rhymes with cheek. “I am here at the command of Ramsay Bolton, Lord of the Hornwood and heir to the Dreadfort, who captured me at Winterfell. His host is north of you, his father’s to the south, but Lord Ramsay is prepared to be merciful if you yield Moat Cailin to him before the sun goes down.” He drew out the letter that they’d given him and tossed it on the table before the drinkers.

    One of them picked it up and turned it over in his hands, picking at the pink wax that sealed it. After a moment he said, “Parchment. What good is that? It’s cheese we need, and meat.”

    “Steel, you mean,” said the man beside him, a greybeard whose left arm ended in a stump. “Swords. Axes. Aye, and bows, a hundred more bows, and men to loose the arrows.”

    “Ironborn do not surrender,” said a third voice. “Tell that to my father. Lord Balon bent the knee when Robert broke his wall. Elsewise he would have died. As you will if you do not yield.” He gestured at the parchment. “Break the seal. Read the words. That is a safe conduct, written in Lord Ramsay’s own hand. Give up your swords and come with me, and his lordship will feed you and give you leave to march unmolested to the Stony Shore and find a ship for home. Elsewise you die.”

    Ils pensent être secourus mais ils se leurrent

    “My uncle is never coming back,” Reek told them. “The kingswood crowned his brother Euron, and the Crow’s Eye has other wars to fight. You think my uncle values you? He doesn’t. You are the ones he left behind to die. He scraped you off the same way he scrapes mud off his boots when he wades ashore.”

    Those words struck home. He could see it in their eyes, in the way they looked at one another or frowned above their cups. They all feared they’d been abandoned, but it took me to turn fear into certainty.

    Schlingue négocie plutôt bien et on lui reproche quoi ? « Words » ^^

    Enough,” snarled Dagon Codd. “You think you can frighten ironborn with words? Begone. Run back to your master before I open your belly, pull your entrails out, and make you eat them.”

    L’opposant meurt car Schlingue a retourné une partie de son public. Il a gagné

    He almost felt a man again. Lord Ramsay will be pleased with me.

    He pulled down the kraken banner with his own two hands, fumbling some because of his missing fingers but thankful for the fingers that Lord Ramsay had allowed him to keep.

    N’empêche que les fer-nés ont opposé une forte résistance aux Bolton

    “All who weren’t dead, my lord.”

    “I thought there would be more. We came at them three times, and three times they threw us back.

    Et Ramsay est miséricordieux !

    “You must be starved. Damon, Alyn, see to them. Wine and ale, and all the food that they can eat. Skinner, show their wounded to our maesters.”

    En vrai, on a des preuves qu’il a vraiment nourri ces gens ? Parce que gâcher des vivres pour des gens qu’on va tuer ensuite, c’est… étrange, surtout à la veille de l’Hiver.

    Schlingue est récompensé, il mange avec les chiens (mon dieu ce que c’est horrible). En plus, Ramsay le tente : veut-il partir ? Bien entendu c’est un piège et Schlingue se recroqueville

    “My lord,” he said, “my place is here, with you. I’m your Reek. I only want to serve you. All I ask … a skin of wine, that would be reward enough for me … red wine, the strongest that you have, all the wine a man can drink …”

    Lord Ramsay laughed. “You’re not a man, Reek. You’re just my creature. You’ll have your wine, though. Walder, see to it. And fear not, I won’t return you to the dungeons, you have my word as a Bolton. We’ll make a dog of you instead. Meat every day, and I’ll even leave you teeth enough to eat it. You can sleep beside my girls. Ben, do you have a collar for him?”

    Et au matin, les prisonniers sont morts, 63, dans une mise en scène pas si loin que ce qu’a vu Daenerys, non ?

    One was short half an arm. Another had a parchment shoved between its teeth, its wax seal still unbroken.

    Roose arrive du sud et il est en mailles, pas con (cela dit, même à la noce il est en mailles), et surtout il n’est pas sous son heaume, malin.

    Schlingue est là quand Ramsay est présenté à sa promise, « Arya »

    Arya had her father’s eyes, the grey eyes of the Starks. A girl her age might let her hair grow long, add inches to her height, see her chest fill out, but she could not change the color of her eyes. That’s Sansa’s little friend, the steward’s girl. Jeyne, that was her name. Jeyne Poole.

    “Lord Ramsay.” The girl dipped down before him. That was wrong as well. The real Arya Stark would have spat into his face.

    Peut-être Schlingue mais Theon (celui jusqu’à ACOK) aussi se serait rebellé contre son ravisseur. Alors que finalement il s’est soumis. Comme quoi, hein…

    Mais pour le coup, en effet, ce n’est pas Arya.

    Chapitre assez éprouvant où Theon arrive à donner le change alors qu’il panique intérieurement. Niveau stratégique, ça bouge car Moat Cailin est tombée ce qui change beaucoup la donne dans le Nord. En plus du mariage à venir, bien entendu.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #198465
    Tybalt Ouestrelin
    • Pas Trouillard
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    Merci de cette relecture de ce chapitre édifiant. Pour ma part j’ai justement eu l’impression que Ramsay avait finalement eu aussi les pensées de Theon, que ce qui reste n’est plus qu’illusoire, vieux souvenir qu’on tente d’oublier par tous les moyens et pas à cultiver en secret. Pour moi ce chapitre est celui où Theon est brisé pour n’être plus que Reek/Schlingue.

    J’en arrive à ma petite question traduction. Une fois de plus on a des « Schlingue comme [insérez ici un mot commençant par ch] »

    Il y a une progression ou au moins une évolution des mots en fonction de ce que ressent Schlingue, on peut même y lire un peu de dissociation. En français nous avons cheval, chaînes, chance, chier, châtiment, charogne.

    Qu’en est-il en VO ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 4 semaines par Tybalt Ouestrelin.

    DOH 8&10 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

    #198467
    Oiseleur
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    Pour ce chapitre je reste dans l’idée que Theon a chaque fois que son statut de fils de lord Balon remonte, le souvenir de la cruauté de Ramsay le ramène à la prudence.

    Le pupille de Ned Stark pressent le sort que lui réserve Ramasy s’il émet le souhait de rentrer avec les Fer Nés, il faut dire que Ramsay indique clairement que ce n’est pas une bonne idée avec son sourire et son regard.

    Contrairement à Roose Bolton qui lui edt dissimulateur dans ses expressions.

    Concernant la cruauté de Ramsay avec l’exposition des soixante-trois cadavres (avec des poteaux) des fers nés s’étant rendus à lui : « rouges et saignants ».
    Si Ramsay les a fait d’abord nourrir avant de les faire torturer à mort, c’était pour que ces derniers baissent la garde. Comme Walder Frey aux noces pourpres ou Daenerys contre les Judicieux de Yunkaï. Conclusion : face à Ramsay il faut vaincre ou mourir (aménable en Schlingue) ; ne traiter avec lui qu’avec des garanties solides (avant goût pour Daenerys qui souhaitera négocier la paix).
    Pour l’exposition des cadavres si Daenerys a une motivation différente de celle Ramsay, en crucifiant autant de Graces de Meereen que ces derniers n’avaient crucifiés d’esclave

    Pour ce qui est de la nouvelle armée de Roose Bolton qui admirera les soixante-trois dépouilles exposées nous avons : près deux mille soldats nordiens (surtout des fantassins ) à majorité boltonienne ; cinq cents cavaliers Frey menés par un guerrier et un commandant aguerris : Hosteen et Aenys Frey. Un millier ou plus de piétons Frey beaucoup moins bien considérés par Theon  »  » archers, piqueurs, paysans armés de faux et de bâton pointus, francs coureurs et archers montés »

    À noter que Roose ne fait pas entièrement confiance en son fils.m

    #198473
    Liloo75
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    Merci Céleste pour cette présentation du chapitre de Schlingue.

    J’en avais gardé peu de souvenirs, si ce n’est que Theon-Schlingue réussit à convaincre les Fer-nés de se rendre.

    Schlingue se réfère à Theon Greyjoy comme à l’autre homme. Ramsay a créé une inversion des identités : « Mais nous connaissons la vérité. Schlingue tu es, et Schlingue tu resteras, en dépit de tous les beaux parfums que tu pourras porter. Ton nez pourrait t’abuser. Souviens-toi de ton nom. Souviens-toi de qui tu es. L’identité Theon lui est étrangère, elle est devenue la fausse identité, l’autre, cet autre homme, la vraie étant identité étant Schlingue. Il est désormais la créature de Ramsay née à Fort-Terreur. Il est Schlingue jouant le rôle de Theon Greyjoy.

    C’est dire si le traitement que lui a fait subir Ramsay a dû le traumatiser. Au fond de lui, il est Schlingue, et il va jouer le rôle du prince Theon.

    Néanmoins, par moments, on sent que la personnalité de Theon affleure à la surface. Lorsque Schlingue apprend que la petite garnison Fer-né a vaillamment résisté aux troupes Ryswell Bolton, il ressent de la fierté, la fierté d’appartenir au peuple Fer-né. Là c’est Theon qui ressent ces émotions.

    Il faut dire que Ramsay a pris des risques, en le faisant repasser par la route que Theon a suivi avec l’ost de Robb Stark, en l’obligeant à se rendre à Moat cailin, là où il a partagé la table des bannerets du Nord (Roose Bolton compris !), il remet Schlingue dans les habits de Theon.

    D’ailleurs, Schlingue n’a rien oublié, et même s’il parle de Theon comme de « l’autre homme », il doit avoir plus ou moins conscience qu’il est cet autre. La peur le muselle, mais les souvenirs sont présents. Schlingue est obligé de répéter son nom, à plusieurs reprises, pour ne pas oublier qu’il est la chose de Ramsay.

    J’ai le sentiment que, comme dans son chapitre précédent, Schlingue manifeste sa différence. Il a conservé son esprit, sa capacité à penser. Il obéit car il n’a pas le choix, il a peur de subir de nouveaux sévices, de nouvelles mutilations.

    Il reste Schlingue pour le moment mais donne l’impression d’attendre son heure.

    Oui, c’est aussi le sentiment que j’ai eu à la relecture.

    Theon appel la mort de ses vœux, elle apparaît comme une délivrance de sa situation : Une mort rapide ici serait cent fois préférable à un retour vers Ramsay après un échec.

    Dans ce chapitre Schlingue songe plusieurs fois à la mort. Il sait qu’il va se retrouver en danger, mais il n’a pas peur de mourir. Tout ce qu’il demande, c’est une mort propre.

    Il ne veut pas finir écorché par Ramsay, ni comme Ralf Kenning, empoisonné par une flèche des paludiers.

    J’avais oublié que c’est dans ce chapitre que Schlingue découvre la fausse Arya en qui il reconnaît rapidement Jeyne Poole. Et c’est ici que commence la litanie de Schlingue au sujet des yeux de la jeune fille, qui ne sont pas gris.

    Schlingue se souvient du caractère rebelle d’Arya, en pensant que la vraie Arya aurait craché au visage de son fiancé, voici encore une réminiscence qui appartient à Theon. Non Theon n’est pas encore mort.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 4 semaines par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #198477
    Tybalt Ouestrelin
    • Pas Trouillard
    • Posts : 547

    Theon n’est pas mort non plus que Smeagol. Mais Gollum a souvent pris le dessus, il faudra une intervention nouvelle, tierce, pour que Schlingue reflue et laisse un peu de place au Theon qui se tapie.

    DOH 8&10 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

    #198482
    Yfos
    • Terreur des Spectres
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    Merci pour la relecture de ce chapitre inquiétant

    L’identité Theon lui est étrangère, elle est devenue la fausse identité, l’autre, cet autre homme, la vraie étant identité étant Schlingue. Il est désormais la créature de Ramsay née à Fort-Terreur. Il est Schlingue jouant le rôle de Theon Greyjoy.

    et

    Nouveau chapitre de Schlingue qui est assez particulier car il doit endosser un rôle (en fait son ancienne identité) et pourtant intérieurement il se rappelle tout le temps qu’il n’est que Schlingue.

       

    Pour ma part j’ai justement eu l’impression que Ramsay avait finalement eu aussi les pensées de Theon, que ce qui reste n’est plus qu’illusoire, vieux souvenir qu’on tente d’oublier par tous les moyens et pas à cultiver en secret.

    Je ne parviens pas à déterminer s’il est devenu Schlingue avec quelques souvenirs parasites ou s’il est Theon, qui sait qui il est mais sait aussi ce qu’il risque s’il le montre. Et constate également qu’il n’a aucune chance de fuir

    « la haridelle qu’on lui avait donnée était une misérable bête … jamais il ne pourrait espérer distancer les belles cavales montées par Lord Ramsay et ses chasseurs »

    De nombreux souvenirs remontent : le passage par Moat Cailin avec l’ost de Robb, l’identité et les caractéristiques de Frey qu’il rencontre à la fin du chapitre. Il reconnaît rapidement Jeyne Poole.

    Son argumentation face aux fer-nés est convaincante : il rappelle la capitulation de son père face au roi Robert, il joue sur leurs doutes : ces fils de serfs craignent d’avoir été abandonnés.

    Ils [les fer-nés] pensent être sauvés et pouvoir rentrer chez eux mais ce qui les attend c’est une mort cruelle et ça n’empêchera pas Schlingue de bien dormir.

    J’ai l’impression que Schlingue le savait puisqu’il

    « se demanda si Ralf Kenning n’avait pas été le plus heureux ».

    La promotion que Schlingue reçoit, de vivre et dormir avec les chiens de Ramsay, est perçue comme une grande amélioration de sa situation alors qu’il s’agit d’une profonde humiliation.

    On voit là comment Ramsay l’a détruit. Il va porter un collier de chien mais en est content car il pourra manger.

    Les thématiques des chapitres d’Arya sont également présentes : l’identité, la Mort

    On a même un

    « long serpent blanc se coula dans une orbite cave »

    comme un rappel au ver dans l’oeil de l’homme plein de gentillesse.

    Le paysage de ce chapitre rappelle celui de la Rhoyne : on a l’impression que les humains n’y sont pas les bienvenus.

    #198486
    Céleste
    • Pas Trouillard
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    J’en arrive à ma petite question traduction. Une fois de plus on a des « Schlingue comme [insérez ici un mot commençant par ch] »

    J’y avais pensé et après j’ai oublié ^^. Je suis très loin d’être bilingue, j’ai récupéré la traduction d’un dictionnaire :

    Il s’appelait Schlingue. Il devait s’en souvenir. Schlingue, Schlingue, cela commence comme cheval.
    His name was Reek. He had to remember that. Reek, Reek, it rhymes with leek. (poireau)

    Schlingue, je m’appelle Schlingue, cela commence comme chaînes.
    Reek, I’m Reek, it rhymes with squeak. (grincer,couiner, grincement couinement)

    Schlingue, mon nom est Schlingue, ça commence comme chance.
    Reek, my name is Reek, it rhymes with cheek. (la joue, impertinence, insolence)

    Schlingue, Schlingue, ça commence comme chier.
    Reek, Reek, it rhymes with leak. (fuite, fuir)

    Schlingue, mon nom est Schlingue, ça commence comme châtiment.
    Reek, my name is Reek, it rhymes with weak. (faible)

    Tu es Schlingue, rien que Schlingue, ça commence comme charogne.
    You’re Reek, just Reek, it rhymes with freak. (monstre, phénomène)

    Mon epub bug un peu, il se peut qu’il y ait des confusions de chapitre.

    Je ne parviens pas à déterminer s’il est devenu Schlingue avec quelques souvenirs parasites ou s’il est Theon, qui sait qui il est mais sait aussi ce qu’il risque s’il le montre. Et constate également qu’il n’a aucune chance de fuir

    Tant que les chapitres sont « Schlingue » et que le protagoniste est décrit comme « Schlingue » on peut admettre qu’il est Schlingue. Mais en effet, on constate une stratégie de survie plutôt que ce que Ramsay attend de lui, le fait qu’il raisonne et évalue les situations est un signe. Et plus il sera confronté à l’identité Theon Greyjoy et plus il reviendra, dans ce chapitre : endosser le rôle de Theon Greyjoy, arpenter les chemins qui réveillent des souvenirs, être confronté à « Arya Stark » comme l’a souligné Liloo.

    comme un rappel au ver dans l’oeil de l’homme plein de gentillesse.

    Bien vu ^^ Habituellement associé à Freuxsanglant, on peut y voir aussi l’hpdg.

    Le paysage de ce chapitre rappelle celui de la Rhoyne : on a l’impression que les humains n’y sont pas les bienvenus.

    Ah oui, j’avais noté une description qui m’avait rappelé les statues dans l’eau mais je sais plus laquelle.

    Le fait que ce chapitre évoque la Rhoyne chez toi et chez moi n’est pas déconnant, dans les deux cas on a des « peuples des fleuves et des marais » en quelque sorte, les paludiers ici, ce qu’on retrouve également dans le premier chapitre de Quentyn Martell et surement ceux à venir, j’en avais parlé un peu dans la présentation du chapitre.

    Je préfère le souffle du dragon à la bave de crapeau et la langue de vipère.

    #198588
    Obsidienne
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1037

    Bravo et merci à tous !
    Au delà du balancement entre les deux identités, une chose m’a frappée : « il » a donné le coup de grâce à un homme qui souffrait.
    Theon ignorait la compassion : rappelez-vous le premier chapitre où il shoote dans la tête du personnage décapité par Ned. Theon aurait simplement tourné les talons à la vue du moribond.
    Schlingue également ne peut être dans la compassion : il souffre trop lui-même.
    Je crois que cet acte n’est ni de l’ancien Theon , ni de l’actuel Schlingue mais de l’homme futur qui s’évadera avec « Arya » et retrouvera sa sœur, sans mépris cette fois !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #198590
    Céleste
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    Bravo et merci à tous ! Au delà du balancement entre les deux identités, une chose m’a frappée : « il » a donné le coup de grâce à un homme qui souffrait. Theon ignorait la compassion : rappelez-vous le premier chapitre où il shoote dans la tête du personnage décapité par Ned. Theon aurait simplement tourné les talons à la vue du moribond. Schlingue également ne peut être dans la compassion : il souffre trop lui-même. Je crois que cet acte n’est ni de l’ancien Theon , ni de l’actuel Schlingue mais de l’homme futur qui s’évadera avec « Arya » et retrouvera sa sœur, sans mépris cette fois !

    Le » coup de grace » se dit en anglais « gift of mercy ». C’est une pratique de Westeros présente dans les chapitres d’Arya (ASOS, AFFC) mais dont on parle aussi chez Brienne et Jon. Le fait que ce soit une pratique de Westeros me fait me dire que cela vient plus de l’éducation qu’il a reçue à Winterfell plutôt que chez les fer-nés, je pense que c’est assez évident ^^

    Cela dit, ça permet de faire un écho un lien supplémentaire avec Arya, il a offert le don de Mercy après tout ^^. Et ça se rapproche des pratiques des prêtres de la demeure du noir et du blanc, mettre fin à la souffrance et au besoin.

    Ce que tu dis est très intéressant, c’est probable que Theon évolue vers quelque chose qui n’est ni fer-né à 100%, ni pupille de Ned Stark à 100%. Pour certains lecteurs, Theon intègre de plus en plus l’archétype du Roi Gris, mais allez savoir ce que ça veut dire ^^

    Je préfère le souffle du dragon à la bave de crapeau et la langue de vipère.

    #198593
    Obsidienne
    • Pisteur de Géants
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      Ce que tu dis est très intéressant, c’est probable que Theon évolue vers quelque chose qui n’est ni fer-né à 100%, ni pupille de Ned Stark à 100%. Pour certains lecteurs, Theon intègre de plus en plus l’archétype du Roi Gris, mais allez savoir ce que ça veut dire ^^

    Merci, Céleste mais peux-tu préciser pour Le Roi Gris ?
    A part devenir roi des Iles de Fer, je n’ai pas vu sur le wiki les points que Theon pourrait, dans l’avenir, avoir en commun avec lui.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch. Raison: Theon sans accent

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #198605
    Céleste
    • Pas Trouillard
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    Merci, Céleste mais peux-tu préciser pour Le Roi Gris ? A part devenir roi des Iles de Fer, je n’ai pas vu sur le wiki les points que Theon pourrait, dans l’avenir, avoir en commun avec lui.

    C’est compliqué parce que les légendes autour du Roi Gris sont bizarres et semblent se contredire, mais peut-être pas. Les Iles de Fer sont en soi un mystère, autant que Moat Cailin et il y a surement un lien entre les deux.

    En gros, on n’en sait rien, c’est plus intuitif. Il y a du barral dans les légendes du Roi Gris : les os de nagga, la couronne de nagga, le trône de en os de nagga. Tout cela pourrait être du barral et donc se dessine une figure de vervoyant : un roi avec une couronne de barral sur son trône de barral, c’est l’image de Freuxsanglant. On ajoute le fait que le Roi Gris utilise le feu vivant de nagga, donc concrètement la magie des dieux et le tableau est terminé ^^. Toutefois on sait aussi que les fer-nés détestent tout ce qui est barral et magie barral, même dans les légendes du Roi Gris, il y a comme une contradiction.

    On peut retrouver cette contradiction chez Theon : il est fer-né, il récupère son identité fer-né, mais semble être aidé par Bran et va avoir du barral dans les prochains chapitres. Theon a l’aspect d’un vieillard, c’est dit plusieurs fois, l’aspect décharné, etc. Cela évoque l’aspect du seul vervoyant qu’on connait : Freuxsanglant et pour certains c’est l’aspect physique du Roi Gris.

    Voila, pour du crackpot en avance : Theon serait un peu comme Barriol aussi, des personnes brisées, abimées qui développeraient des pouvoirs de perception magique ou autre.

    Je préfère le souffle du dragon à la bave de crapeau et la langue de vipère.

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