ASOS 42 – Jon V

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    Liloo75
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    Tous les chemins mènent à Châteaunoir

     

    Les sauvageons sont parvenus à franchir le Mur. Jon fait partie de l’équipe de Styr, le Magna de Thenn. Ygrid est toujours à ses côtés et ne le lâche pas d’une semelle. Elle a appris à Jon que les sauvageons, malgré tous leurs efforts, ne sont pas parvenus à mettre la main sur le cor de Joramun, susceptible de faire tomber le Mur.

    En revanche, elle craint que leurs recherches, parmi les tombes, n’aient dérangé les morts. Des ombres qui ont peut-être contribué au massacre des frères de la Garde de Nuit au Poing des Premiers Hommes, et sur la route vers Châteaunoir.

    Dans le présent chapitre, Jon se retrouve dans le Neufdon, des terres qui appartiennent à la Garde.

     

    1/ Est-il possible de jeter un pont entre deux mondes ?

    Ygrid est émerveillée à la vue de la première construction en pierre qu’elle rencontre. Elle s’imagine immédiatement qu’il s’agit d’un château, alors qu’en réalité c’est une simple tour de guet qui se dresse devant elle.

    Jon est obligé de lui expliquer, et c’est ainsi que débute une conversation dans laquelle vont s’affronter deux points de vue diamétralement opposés.

    Pourtant, Jon voudrait bien faire d’Ygrid sa promise, sa femme même. Il se prend à rêver qu’il pourrait l’amener à Winterfell et la traiter comme une noble dame. Mais le rêve est de courte durée. Jon n’est pas l’héritier de Winterfell, juste l’héritier du Trône de Fer le bâtard de Ned Stark. Au mot « bâtard », Jon associe les termes de « parjure » et de « tourne-casaque », comme si un enfant né hors mariage était forcément bardé de défauts. C’est sans doute ainsi que Catelyn le regardait, comme le mouton noir de la famille.

    Lord Eddard avait imaginé, il y a longtemps, que les forts qui sont abandonnés le long du Mur pourraient être occupés à nouveau, et servir à lutter contre les incursions des sauvageons. Il est amusant de noter que ce sera Jon, alors Lord Commandant de la Garde de Nuit, qui garnira ces forts. A la différence que se sont pour partie des sauvageons qui viendront vivre dans ces lieux, et non pas des seigneurs du sud. Et que l’objectif sera de défendre du royaume des humains contre les Autres, qui est la raison même de l’édification du Mur, comme s’en souviendra le Commandant Mormont peu de temps avant de mourir (ASOS 34 – Samwell II).

    Les songes et les souvenirs se diluent, laissant place à un échange musclé entre nos deux tourtereaux.

    Ygrid remarque que les terres du Don sont inhabitées. Jon lui explique alors que les habitants en avaient peut-être assez d’être les victimes des razzias des sauvageons. Ils ont préféré s’installer ailleurs.

    La danse peut commencer. Jon et Ygrid vont s’engager dans un long échange de leurs points de vue respectifs, celui de la sauvageonne, et celui de l’homme « du sud » élevé dans une famille noble, avec ses propres valeurs. Qui plus est, Jon est un Stark et les Stark ont toujours eu à cœur de défendre leurs terres et celles de leurs vassaux contre les invasions barbares.

    Pour Ygrid, les rois et leurs seigneurs de Westeros ont volé les terres, les rivières et les arbres qui leur avaient été offerts par les dieux. Ils se sont appropriés les biens de tous et n’ont accepté de les redistribuer chichement qu’à ceux qui acceptaient de ployer le genou devant eux. La sauvageonne semble avoir une vision « communiste » du monde et du partage des richesses.

    Sur les mœurs, c’est encore une autre affaire. Aux yeux d’Ygrid, un homme doit enlever une femme pour la mériter, il prouve par là-même sa force et sa valeur. Ce qui est perçu comme un gage d’engendrer des enfants robustes chez les sauvageonnes. Et si l’homme se montre trop violent, c’est tant pis pour lui. Les filles apprennent très tôt à se défendre…

    Dans les faits, chaque échange entre Ygrid et Jon dénote du fossé qui existe entre leurs deux peuples. Leurs éducations ont été si différentes qu’ils ont beaucoup de mal à se rejoindre sur un point de compromis.

    Jon prend conscience que même s’il éprouve du plaisir à la côtoyer, que leurs moments d’intimité lui procurent du bonheur, leurs divergences finissent toujours par émerger.

    Même sur le terrain de la stratégie militaire, ils trouvent le moyen de se quereller. Jon a appris de son père que « sur le champ de bataille, c’est invariablement la discipline qui l’emporte à la longue sur la valeur ».

    A l’abri des oreilles indiscrètes, Jon lui livre son analyse de la situation, à savoir que les sauvageons de Mance Rayder ne peuvent pas gagner, qu’ils vont échouer à envahir le sud du Mur, comme leurs prédécesseurs. Jon a juste oublié un petit détail : il est censé être un sauvageon désormais. Si Mance échoue, lui aussi est perdu. Sa remarque laisse transparaitre son attachement à ses origines, les terres du Nord, la Garde de Nuit. Si Ygrid écoutait mieux, elle aurait sans doute déjà compris, mais elle préfère ne pas entendre.

    Elle se jette sur Jon et l’embrasse, mettant un terme provisoire à leur dispute. Là au moins, il ne peut plus la contredire.

    Jon se demande s’il pourrait avouer ses véritables intentions à Ygrid. En fait, il s’est d’ores et déjà dévoilé devant elle, même s’il n’en a pas conscience.

    L’attitude de Jon doit être ambiguë, quoi qu’il en dise. Les hommes du Magnar de Thenn n’ont aucune confiance en lui. Ils le surveillent constamment, le pressent de questions, comme s’ils s’attendaient à un acte de trahison. Ils ignorent à quel point ils ont raison !

    Jon n’a qu’une obsession, rejoindre Châteaunoir avant le Magnar. La forteresse des frères jurés ne comporte pas de murs de défense. Aucun rempart ne vient la protéger contre une invasion sudière. Car le Mur a été construit pour défendre les hommes contre les spectres du grand nord, d’au-delà du Mur.

    Le rôle de Châteaunoir nous apparaît dans sa fonction première.

    Jon songe aux hommes qui sont restés à dans la forteresse de la Garde de Nuit. La plupart ne sont pas des combattants. Ce sont des hommes du Génie ou de l’Intendance. Jon craint qu’ils se révèlent incapables de défendre Châteaunoir, et que les sauvageons, en particulier les hommes du Magnar, réputés pour être plus organisés que les autres, n’en fassent qu’une bouchée.

    Néanmoins, à ce moment précis, Jon sous-estime les capacités des hommes qui vivent dans la forteresse. Il a des préjugés au sujet des « non-combattants ». Il oublie que certains d’entre eux se sont déjà distingués sur le champ de bataille, par le passé. Non, Bowen March n’a pas seulement des aptitudes à compter. La jeunesse de Jon, son immaturité, transparaissent à travers ses pensées.

    Lorsque les sauvageons attaqueront le Mur, bien plus tard, ce sont ces mêmes hommes qui sauront se montrer héroïques.

    Mais nous n’en sommes pas encore là. Le plus urgent est de prévenir les frères jurés de l’approche des sauvageons.

    On apprend à cette occasion comment Jon et ses compagnons ont réussi à franchir le Mur. Une fois parvenus au sommet, ils ont emprunté un vieil escalier de pierre à moitié démoli, mais qui leur a facilité la tâche.

     

    2/ Un cœur déchiré

    Ses compagnons de route, en dehors des Thenn, Jon est parvenu à les connaître. Tous ne sont pas méfiants. Bien au contraire, nombre d’entre eux savent se montrer amicaux, spontanés dans leurs gestes ou leurs paroles.

    En obéissant aux ordres de Qhorin Mimain (« marche avec eux, mange avec eux, bats-toi dans leurs rangs »), Jon a fini par se lier d’amitié avec certains sauvageons. Et l’idée de les trahir lui fait mal au cœur. Il a bien tenté de ne pas s’attacher à eux, mais malgré toutes ses protestations, l’on sent bien qu’il a appris à aimer ces hommes et ces femmes.

    Même sa relation avec Ygrid le déchire. Il se demande si son père a connu la même sorte de tourments lorsqu’il a brisé ses vœux de mariage avec sa mère.

    Ha ! Jon, si tu connaissais la vérité…

    Il pense à son loup géant, Fantôme. Il ne l’a pas retrouvé depuis qu’il a franchi le Mur. Et le loup lui manque, il perçoit son absence comme une « espèce de mutilation ».

    Jon est un vrai zoman, son loup fait partie intégrante de lui, et en être séparé lui pèse.

    Une bien étrange pensée lui parvient :

    Et l’idée de mourir seul lui faisait horreur.

    Mourir sans Fantôme à ses côtés, revient à mourir seul aux yeux de Jon. Même Ygrid ne paraît pas lui suffire.

    Lorsqu’il sera poignardé par ses hommes (ADWD 70 – Jon XIII), ses premières pensées iront à Fantôme puis à sa petite sœur Arya. Si l’on pouvait douter de l’identité des êtres vivants qui comptent le plus pour Jon, là tout est dit :

    « Fantôme », chuchota-t-il. La douleur l’engloutit. Frappe-les avec le bout pointu.

     

    Alors que la nuit tombe et que l’orage gronde, les sauvageons atteignent enfin un village dans le Neufdon. Il est déserté.

    Jon ne le sait pas encore, mais il vient d’arriver à Reine-Couronne, le lieu où son frère Bran se cache avec Hodor, Jojen et Meera (ASOS 41 – Bran III).

    Pour le moment Jon s’inquiète d’une rencontre avec un habitant du village. Un feu a été éclairé dans l’auberge, prouvant qu’un individu au moins s’y trouve.

    Les hommes de Styr ont fini par débusquer l’intrus. Un homme seul. Jon sait ce qui attend ce pauvre hère : la mort. C’est le sort que le Magnar réserve à tous ceux qui pourraient les démasquer et révéler leur présence au sud du Mur.

    Jon se répète alors les paroles de Qhorin Mimain, comme un mantra. Cherche-t-il à se rassurer ? A se convaincre qu’il a fait le bon choix en se liant avec les sauvageons ?

    Cette situation ne lui plait pas. Mais a-t-il vraiment le choix ?

    Assis près du lac, face à la tour centrale, Jon raconte à Ygrid l’histoire de cette tour. Après Brandon le Bâtisseur, c’est au tour de la Bonne Reine Alysanne, la femme du roi Jaehaerys, et son séjour dans le Nord. Jon joue au professeur d’Histoire pour sa dulcinée.

    Il suggère à Ygrid qu’ils pourraient rejoindre la tour. Ygrid est surprise d’une telle proposition, elle se voit mal traverser le lac à la nage (même si elle est à moitié poisson 🙂 ) sous une pluie battante. Mais Jon, tout comme Bran, sait qu’il est possible de marcher sur des pierres et de rejoindre la tour en s’immergeant partiellement, mais sans avoir besoin de nager.

    Heureusement que la foudre s’abat à cet instant précis et que Jon n’a pas le temps d’achever sa phrase. Dans le cas contraire, Bran et ses amis se seraient retrouvés en danger, car c’est dans cette tour qu’ils ont trouvé refuge. D’autant plus que les Thenn sont persuadés d’avoir entendu quelqu’un crier. En fait, il s’agit d’Hodor, traumatisé par la foudre.

     

    3/ Le choix

    Les Thenn, justement, les voilà. Ils viennent le quérir. Le Magnar lui demande de tuer l’homme qu’ils ont découvert. Un pauvre homme qui avait allumé un feu pour se réchauffer.

    Les événements se compliquent. C’est probablement un test aux yeux de Styr, si Jon obéit, il leur prouvera qu’il est devenu l’un d’entre eux. Sinon…

    Jon hésite. Il est sur les terres qui appartiennent à la Garde de Nuit. Ici, tout homme est placé sous la protection de Winterfell. Il ne devrait pas mourir pour avoir voulu se réchauffer un soir d’orage.

    C’est le sentiment d’injustice qui retient le bras de Jon. Grand-Griffe à la main, il reste comme suspendu ; il tient l’épée que lui a offert le Commandant Mormont, l’épée en acier valyrien, l’épée de sa famille. Tout un symbole. Loyauté envers ses frères jurés, courage, droiture, voici tout ce que Jeor Mormont attendait de Jon.

    Il ne peut pas se résoudre à tuer le vieil homme. Même s’il se console en songeant à son âge avancé, et en se disant que s’il ne fait rien, les Thenn le tueront à la fin.

    La situation lui évoque son père tenant Glace, l’épée familiale des Stark, et décapitant le déserteur.

    Lord Eddard, cet homme d’honneur n’aurait jamais tué un innocent de sang-froid. Ce sont ces pensées qui doivent trotter dans la tête de Jon, l’empêchant de porter le coup fatal. Jon est un Stark, tout comme son oncle son père, il ne peut pas aller à l’encontre de ses principes, des valeurs qui lui ont été inculquées. Ces mêmes valeurs qui le séparent d’Ygrid.

    Ygrid parait deviner les intentions de Jon, elle l’admoneste, tente de le convaincre de tuer leur prisonnier. La sauvageonne a parfaitement conscience des conséquences qui vont découler de l’inaction de Jon. Les Thenn vont le juger et le condamner pour trahison.

    C’est probablement pour cela qu’elle saigne le vieil homme à la place de Jon, non sans le réprimander au passage :

    T’y connais rien, Jon Snow !

    L’intervention d’Ygrid a mis fin à la vie du prisonnier, mais pas à la colère de Styr. Il donne des ordres dans la langue ancienne. Pas besoin d’être devin pour comprendre que c’est Jon Snow qui est visé.

    Alors que la foudre s’abat sur la tour avec une violence inouïe, une ombre sort de sa cachette pour se jeter sur les Thenn. Rapidement, deux premiers sauvageons trépassent. Et c’est la panique générale dans leurs rangs.

    Le loup fait un carnage. Qui vient ainsi au secours de Jon Snow ? Il voudrait bien que ce soit Fantôme. Mais le loup est gris, pas blanc.

    C’est Eté, le loup de Bran. Le lecteur le sait (ou peut le deviner), mais Jon l’ignore.

    Peu importe, cela va lui permettre de tenter une échappée.

    Jon se bat contre les sauvageons, protège le loup au passage, il tranche avec Grand-Griffe l’épée de Mormont, qui est sienne désormais. Il défait plusieurs hommes, qui n’ont pas de noms. Ils ne sont plus ses compagnons, ils sont devenus l’ennemi qui s’interpose entre lui et Châteaunoir.

    Quelqu’un l’appelle au milieu de ce tumulte. Qui est-ce ? Cela n’a plus d’importance.

    Jon parvient à grimper à cru sur le dos de la jument du vieil homme. Celle-ci se rebelle et assomme un Thenn au passage. Mais Jon parvient à rester assis et à prendre la fuite sur son destrier.

    L’orage se manifeste de plus belle, comme pour marquer la fuite héroïque de Jon, ou peut-être pour le cacher aux yeux des sauvageons ? Les dieux seraient-ils de son côté ? Dans tous les cas, il a bénéficié de l’aide d’un loup, et de Bran probablement, qui devient de plus en plus performant dans l’usage de ses talents de zoman.

    Il faudra un certain temps à Jon pour s’apercevoir qu’il a une flèche fichée dans la cuisse. Une flèche tirée par Ygrid ? Probablement, la sauvageonne avait toutes les raisons d’être en colère contre lui.

    Jon parvient, au prix d’un gros effort, à retirer la flèche de sa jambe. Il est salement amoché, mais il repart malgré tout vers Châteaunoir, prévenir ses frères du danger qui les guette.

    Jon se repère grâce aux étoiles pour trouver sa route, vers le nord, vers sa maison. La maison, c’est ainsi qu’il perçoit la forteresse des frères jurés de la Garde.

    Néanmoins, il ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment de malaise.

    « Je rentre chez moi, se dit-il. Mais si c’était la vérité vraie, d’où venait, alors, qu’il se sentait si vide. »

    A force d’avoir prêté des serments, à la Garde de Nuit, à Qhorin Mimain, à Mance Rayder, Jon ne doit plus savoir à qui va sa loyauté. Même si dans son cœur, il est resté un frère juré, tous ces serments contradictoires ont fini par le bousculer dans ses valeurs.

    Le chapitre se clôt sur un ton poétique, Jon rentre chez lui sous le regard des étoiles. Elles semblent le jauger, le juger. Espérons qu’elles se montrerons plus clémentes qu’il ne l’est avec lui-même.

     

     

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines et 1 jour par Liloo75.
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    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #173608
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8660

    Et l’on découvre qu’en effet, le chapitre précédent était le premier volet d’un diptyque, et que l’auteur jongle habilement avec les POV. Ce chapitre est beaucoup plus intéressant car il dit/renforce les différences (ou pas) entre Jon et les sauvageons. Ainsi que les états d’âme de Jon, et tous les miracles qui le sauvent (il en a du bol quand même… pas comme Jarl, quoi)

    Au début, on capte qu’on est sans doute au même endroit que Bran, enfin pas très loin car c’est ensuite qu’on en aura la certitude

    Le dialogue entre Jon et Ygrid est passionnant sur la différence de perception du monde. Cela a déjà été écrit par l’auteur mais c’est renforcé, ici au sud du Mur et après quelques semaines de vie commune : les différences persistent. Et personne n’a tort

    Ou pour citer Jean Renoir dans La Règle du jeu : “Ce qui est terrible sur cette terre, c’est que tout le monde a ses raisons.”

    “They were fools to leave such a castle,” said Ygritte.

    “It’s only a towerhouse. Some little lordling lived there once, with his family and a few sworn men. When raiders came he would light a beacon from the roof. Winterfell has towers three times the size of that.”

    She looked as if she thought he was making that up. “How could men build so high, with no giants to lift the stones?”

    In legend, Brandon the Builder had used giants to help raise Winterfell, but Jon did not want to confuse the issue. “Men can build a lot higher than this. In Oldtown there’s a tower taller than the Wall.” He could tell she did not believe him.

    Du coup, on parle d’avenir (ce qui est très prématuré), c’est encore une fois Ygrid qui en parle. Jon n’y croit pas trop au fond de lui

    The dream was sweet . . . but Winterfell would never be his to show. It belonged to his brother, the King in the North. He was a Snow, not a Stark. Bastard, oathbreaker, and turncloak . . .

    “Might be after we could come back here, and live in that tower,” she said. “Would you want that, Jon Snow? After?”

    On apprend aussi le plan de Ned pour repeupler l’Ithilien le Nord. Sur le papier, c’était bien
    His lord father had once talked about raising new lords and settling them in the abandoned holdfasts as a shield against wildlings. The plan would have required the Watch to yield back a large part of the Gift, but his uncle Benjen believed the Lord Commander could be won around, so long as the new lordlings paid taxes to Castle Black rather than Winterfell.

    Puis Jon et Ygrid s’engueulent sur leur conception du monde

    “Maybe they were tired of fighting. Tired of barring their doors every night and wondering if Rattleshirt or someone like him would break them down to carry off their wives. Tired of having their harvests stolen, and any valuables they might have. It’s easier to move beyond the reach of raiders.” But if the Wall should fail, all the north will lie within the reach of raiders.

    “You know nothing, Jon Snow. Daughters are taken, not wives. You’re the ones who steal. You took the whole world, and built the Wall t’ keep the free folk out.”

    “Did we?” Sometimes Jon forgot how wild she was, and then she would remind him. “How did that happen?”

    “The gods made the earth for all men t’ share. Only when the kings come with their crowns and steel swords, they claimed it was all theirs. My trees, they said, you can’t eat them apples. My stream, you can’t fish here. My wood, you’re not t’ hunt. My earth, my water, my castle, my daughter, keep your hands away or I’ll chop ’em off, but maybe if you kneel t’ me I’ll let you have a sniff. You call us thieves, but at least a thief has t’ be brave and clever and quick. A kneeler only has t’ kneel.”

    “Harma and the Bag of Bones don’t come raiding for fish and apples. They steal swords and axes. Spices, silks, and furs. They grab every coin and ring and jeweled cup they can find, casks of wine in summer and casks of beef in winter, and they take women in any season and carry them off beyond the Wall.”

    “And what if they do? I’d sooner be stolen by a strong man than be given t’ some weakling by my father.”

    “You say that, but how can you know? What if you were stolen by someone you hated?”

    “He’d have t’ be quick and cunning and brave t’ steal me. So his sons would be strong and smart as well. Why would I hate such a man as that?”

    “Maybe he never washes, so he smells as rank as a bear.”

    “Then I’d push him in a stream or throw a bucket o’ water on him. Anyhow, men shouldn’t smell sweet like flowers.”

    “What’s wrong with flowers?”

    “Nothing, for a bee. For bed I want one o’ these.” Ygritte made to grab the front of his breeches.

    Jon caught her wrist. “What if the man who stole you drank too much?” he insisted. “What if he was brutal or cruel?” He tightened his grip to make a point. “What if he was stronger than you, and liked to beat you bloody?”

    “I’d cut his throat while he slept. You know nothing, Jon Snow.” Ygritte twisted like an eel and wrenched away from him.

    I know one thing. I know that you are wildling to the bone.

    Ygrid apprend encore à Jon l’indépendance des sauvageonnes

    “A man can own a woman or a man can own a knife,” Ygritte told him, “but no man can own both. Every little girl learns that from her mother.” She raised her chin defiantly and gave her thick red hair a shake. “And men can’t own the land no more’n they can own the sea or the sky. You kneelers think you do, but Mance is going t’ show you different.”

    Jon ne comprend pas vraiment, et surtout il tique sur la dernière phrase

    “Ygritte,” he said in a low voice, “Mance cannot win this war.”
    “He can!” she insisted. “You know nothing, Jon Snow. You have never seen the free folk fight!”

    Jon sait que Westeros s’étend très loin au sud et que Mance ne peut pas aller bien loin (il ne le veut sans doute pas d’ailleurs car lui aussi connaît les proportions. Pas Ygrid)

    Et là, Jon se fourvoie en parlant de « ils », au lieu de « nous ». Ygrid le note (t’es trop gentille, Ygrid, il te faut combien de signaux pour comprendre que Jon n’est pas fiable. Et agir en conséquences)

    Ygritte had looked so angry he thought she was about to strike him. “All of us,” she said. “You too. You’re no crow now, Jon Snow. I swore you weren’t, so you better not be.” (…). “You’re mine,” she whispered. “Mine, as I’m yours. And if we die, we die. All men must die, Jon Snow. But first we’ll live.”

    La réconciliation ne trompe personne, surtout quand on connait la fin, bien entendu.
    Petit flash-back sur leur arrivée au sud du Mur
    They had descended the south face of the Wall at Greyguard, abandoned for two hundred years. A section of the huge stone steps had collapsed a century before, but even so the descent was a good deal easier than the climb. From there Styr marched them deep into the Gift, to avoid the Watch’s customary patrols. Grigg the Goat led them past the few inhabited villages that remained in these lands. Aside from a few scattered roundtowers poking the sky like stone fingers, they saw no sign of man. Through cold wet hills and windy plains they marched, unwatched, unseen.
    On entre ensuite dans la partie « dilemme » de Jon. Encore une fois rien de neuf mais le temps a passé et Jon s’accroche à ce qu’il peut, tout en sachant que c’est sans doute illusoire
    Fight with them, Qhorin had said, before he surrendered his own life to Longclaw . . . but it had not come to that, till now. Once I shed a brother’s blood I am lost. I cross the Wall for good then, and there is no crossing back.
    On questionne beaucoup Jon, qui doit faire attention à en dire assez, mais pas trop. Il note que les Thenn sont plus aguerris que les autres. Il évalue (en se trompant d’ailleurs) la garnison de la garde de nuit, ses effectifs et sa qualité. Et on a encore Edd, mon préféré : “He’ll count them right up for you. A regular demon for counting, that one.”
    Avec le temps, Jon se rend compte qu’il s’attache malgré tout aux sauvageons car il apprend à les connaître. Il sent que ça pue mais c’est difficile à éviter.
    Et donc, on arrive bien à Reine-Couronne, et on tombe sur le vieux cavalier (qui c’est au fait ???)
    The Magnar had said as much at Greyguard; any kneelers they met were to be put to death at once, to make certain they could not raise the alarm. Ride with them, eat with them, fight with them. Did that mean he must stand mute and helpless while they slit an old man’s throat?
    On a des liens avec le chapitre d’avant

    “That tower . . . look at the top of it the next time the lightning flashes, and tell me what you see.”

    “Aye, if you like,” she said, and then, “Some o’ the Thenns are saying they heard noises out there. Shouting, they say.”

    “Thunder.”

    “They say shouting. Might be it’s ghosts.”

    Jon se souvient aussi du passage qui mène à la tour. Il nous répète la partie avec Alysanne, le neufdon… et s’apprête à parler de Tyrion quand il est interrompu (zut)

    “I had another friend who dreamed of dragons. A dwarf. He told me—”

    JON SNOW!” One of the Thenns loomed above them, frowning. “Magnar wants.”

    Le feu a trahi le cavalier et il va être tué.
    He remembered what Qhorin Halfhand had said when they spied the fire in the Skirling Pass. Fire is life up here, he told them, but it can be death as well. That was high in the Frostfangs, though, in the lawless wild beyond the Wall. This was the Gift, protected by the Night’s Watch and the power of Winterfell. A man should have been free to build a fire here, without dying for it.

    Jon, pour plein de raisons brillamment évoquées au-dessus refuse de le faire…

    “Do it, Jon Snow,” Ygritte urged. “You must. T’ prove you are no crow, but one o’ the free folk.”

    “An old man sitting by a fire?”

    “Orell was sitting by a fire too. You killed him quick enough.” The look she gave him then was hard. “You meant t’ kill me too, till you saw I was a woman. And I was asleep.”

    “That was different. You were soldiers . . . sentries.”

    “Aye, and you crows didn’t want t’ be seen. No more’n we do, now. It’s just the same. Kill him.”

    He turned his back on the man. “No.”

    The Magnar moved closer, tall, cold, and dangerous. “I say yes. I command here.”

    “You command Thenns,” Jon told him, “not free folk.”

    “I see no free folk. I see a crow and a crow wife.”

    “I’m no crow wife!” Ygritte snatched her knife from its sheath. Three quick strides, and she yanked the old man’s head back by the hair and opened his throat from ear to ear. Even in death, the man did not cry out. “You know nothing, Jon Snow!” she shouted at him, and flung the bloody blade at his feet.

    Avant cette relecture, je n’étais pas super fan d’Ygrid (un peu échaudé par tous les fans +++ de Rose Leslie, je suppose). Depuis, je trouve qu’elle a un cran fou, ce que je savais mais surtout qu’elle sauve plein de fois Jon Snow, au début car ce dernier l’a sauvé (par humanisme/lâcheté) mais après… on se demande pourquoi elle lui sauve la mise tant de fois alors qu’il n’est pas fiable et la met aussi en danger. Tu méritais mieux, Ygrid.

    Tout va mal se passer pour Jon, sauf que hop un miracle du scénario : Été arrive

    And death leapt down amongst them.

    On peut reprocher des tas de trucs à Jon mais il saisit l’occasion quand elle se présente

    Longclaw was still in his hand. All at once Jon Snow knew he would never get a better chance.

    Ensuite, on a tout un épisode brumeux super étrange, où Jon ne sait plus qui l’appelle, ni ne sait comment il arrive à faire tout ça (se battre, monter à cheval, fuir). Un mélange d’adrénaline et de… truc bizarre (mode automatique ?).

    Through the madness he heard someone call his name, but whether it was Ygritte or the Magnar he could not say. The Thenn fighting to control the horse never saw him. Longclaw was feather-light. He swung at the back of the man’s calf, and felt the steel bite down to the bone. When the wildling fell the mare bolted, but somehow Jon managed to grab her mane with his off hand and vault himself onto her back. A hand closed round his ankle, and he hacked down and saw Bodger’s face dissolve in a welter of blood. The horse reared, lashing out. One hoof caught a Thenn in the temple, with a crunch.

    La provenance de la flêche est inconnue.

    Was the fletching grey, or white? Ygritte fletched her arrows with pale grey goose feathers. Did she loose a shaft at me as I fled? Jon could not blame her for that. He wondered if she’d been aiming for him or the horse. If the mare had gone down, he would have been doomed. “A lucky thing my leg got in the way,” he muttered.

    Une fois à l’abri, Jon se demande comment il a réussi à faire tout ça

    How did I ever mount her before, without saddle or stirrups, and a sword in one hand?

    Mais qu’importe, une fois qu’il va un peu mieux (heureusement que la jument est docile^^), il retourne chez lui. Tout en se disant qu’il trahit les sauvageons (et Ygrid) ce qui lui laisse un vide en lui
    I am going home, he told himself. But if that was true, why did he feel so hollow?

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #173761
    DJC
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 245

    Outre mon commentaire sur le chapitre précédent, je me suis souvenu m’être dit : ahhhh un peu d’action !

    J ai bien aimé aussi le fait que les forts ne soient pas prêts du tout à une attaque venue depuis le sud (même si je me dis que les sauvageons passent ou contournent le Mur depuis longtemps, non? Certes en petit nombre)

    #174173
    Quentyn Tully
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 300

    même si je me dis que les sauvageons passent ou contournent le Mur depuis longtemps, non? Certes en petit nombre

    En petit nombre, et sans doute sans s’attaquer à ces forts, en temps normal bien garnis. Les sauvageons viennent piller, pas s’en prendre à la Garde.

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    Noirchâteau ça va pas trop...
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    #174196
    darkdoudou
    • Pas Trouillard
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    Il y a quelque chose d’intéressant que j’ai vu dans ce chapitre même si c’est récurent depuis le début de leur relation, c’est l’inversion des rapports habituels homme-femme entre Ygrid et Jon Snow.

    Déjà, on dirait que c’est Jon Snow qui a été marié de force, contre sa volonté.

    Ygrid a dressé le piège, et Mance Rayder m’a fourré dedans.

    Dans la scène d’amour, il est clair que c’est habituellement Ygrid qui prend et Jon Snow qui est pris

    Elle le plaqua violemment contre un arbre et l’embrassa à pleine bouche, au beau milieu, là, de la colonne effilochée. Il entendit Grigg la Bique jeter un : « Hardi, petite ! », et quelqu’un d’autre s’esclaffer, mais cela ne l’empêcha pas de rendre le baiser.

    C’es presqu’un viol, mais Ygrid est quand même attentive au « oui » donné par Jon avec une toute petite voix.

    Mais d’abord, on va vivre, nous.
    — Oui. » Sa voix s’étrangla. « D’abord, on va vivre, nous. »

    Le large sourire dont elle accueillit son consentement dénuda les dents crochues qu’il en était venu, sans trop savoir comme, à aimer.

    J’ai noté aussi que Bowen Marsh est moqué par Edd-la-Douleur car il sait compter précisément les ennemis. N’empêche que c’est drôlement utile de savoir dénombrer une armée pour préparer une bataille.

     

    #175306
    Tybalt Ouestrelin
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Un double chapitre qui m’avait donné une sensation de satisfaction. Cette idée que pour quelques minutes, quelques heures, la famille se retrouvait un peu plus proche, et surtout que les chapitres pouvaient avoir des liens directs de proximité entre eux.

    A la relecture, je m’interroge évidemment sur l’identité de ce vieux, sacrifié pour la suite de l’histoire de Jon. Heureuse coïncidence que la proximité de Bran et Été. Et belle réussite, même pour Jon que de s’en tirer ce soir-là. Faut-il y voir, comme le héros, une intervention divine ? Des anciens dieux d’ailleurs. Si on s’imagine (comme je le fais) que les anciens dieux sont les vervoyants dont Bran… Bon, c’est toujours agaçant de ne voir que l’action d’un ou deux types (dieux) résoudre toutes les énigmes, et pourtant, est-ce nécessairement faux pour autant ?

    Et sinon, je trouve assez hasardeux de s’enfoncer une flèche un peu plus loin dans la cuisse pour la faire ressortir. Y en a des choses dans une cuisse, ça n’est pas que du muscle, où comment résoudre son histoire de manière définitive. Heureusement, tout se passe bien et il va poursuivre sa route.

    Mais finalement, c’est qui ce pauvre vieux ?

    DOH 8 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue.

    #175312
    Yfos
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1281

    merci pour cette présentation du dernier chapitre d’Ygritte.

    Au mot « bâtard », Jon associe les termes de « parjure » et de « tourne-casaque », comme si un enfant né hors mariage était forcément bardé de défauts. C’est sans doute ainsi que Catelyn le regardait, comme le mouton noir de la famille.

    C’est une croyance répandue dans la plupart de Westeros, sauf Dorne, comme on le voit notamment dans les aventures de Dunk et Egg.

    Et que l’objectif sera de défendre du royaume des humains contre les Autres, qui est la raison même de l’édification du Mur,

    Mance, sauvageon et ex membre de la garde de Nuit, lui, en paraissait très conscient. Ygritte, qui croit dans l’existence des Autres, ou au moins dans l’existence d’ombres qui ont été réveillées  considère pourtant que

     » vous avez construit le Mur pour être bien sûrs que le peuple libre reste en dehors »

    Et si l’homme se montre trop violent, c’est tant pis pour lui. Les filles apprennent très tôt à se défendre…

    En effet

    « j’ y trancherais la gorge au moment qu’il dort »

    Mormont a la même opinion lorsqu’il laisse la hache à Craster: il considère que ses femmes n’ont qu’à s’en servir.

    eureusement que la foudre s’abat à cet instant précis et que Jon n’a pas le temps d’achever sa phrase. Dans le cas contraire, Bran et ses amis se seraient retrouvés en danger, car c’est dans cette tour qu’ils ont trouvé refuge.

    Sauf si j’ai raté quelque chose, il me semble que personne n’avait entendu Hodor. L’homme montrant le château était sans doute Jon montrant les merlons jaunes. Bran est entré dans le corps de Bran pour rien.

    Et donc, on arrive bien à Reine-Couronne, et on tombe sur le vieux cavalier (qui c’est au fait ???)

    C’est la question que se pose Jon. S’il n’avait pas été là, la situation n’aurait sans doute pas évolué de la même manière. Comme pour la présence d’Été, heureuse coïncidence (pour Jon, pas pour le vieil homme).

    « Qui il était, d’où il venait, où il comptait se rendre … »

    En obéissant aux ordres de Qhorin Mimain (« marche avec eux, mange avec eux, bats-toi dans leurs rangs »), Jon a fini par se lier d’amitié avec certains sauvageons.

    Jon s’interroge à nouvelles fois sur les limites entre l’obéissance aux ordres du Mimain et la trahison. Pour lui, se battre avec les sauvageons, cela va trop loin.

     

     

    #175313
    Liloo75
    • Fléau des Autres
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    Et sinon, je trouve assez hasardeux de s’enfoncer une flèche un peu plus loin dans la cuisse pour la faire ressortir. Y en a des choses dans une cuisse, ça n’est pas que du muscle, où comment résoudre son histoire de manière définitive. Heureusement, tout se passe bien et il va poursuivre sa route.

    Mais finalement, c’est qui ce pauvre vieux ?

    Oui, moi aussi j’ai trouvé la technique d’extraction de la flèche assez risquée. J’ai pensé qu’il était plus dangereux de la tirer par la hampe. Il nous faudrait l’avis d’un médecin.

    D’ailleurs, Jon Snow gardera longtemps des séquelles de cette blessure. A Châteaunoir, il devra garder le lit plusieurs jours. Puis il boitera pendant longtemps. Alors même qu’il devra faire face aux assauts des sauvageons contre la forteresse des frères jurés.

    Edit. Le vieux, je n’ai aucune idée de ce qu’il fait là. Sa présence et celle de son cheval vont donner à Jon Snow l’occasion de s’échapper. Un coup de pouce du destin ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 20 heures par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #175316
    Yfos
    • Pisteur de Géants
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    Et sinon, je trouve assez hasardeux de s’enfoncer une flèche un peu plus loin dans la cuisse pour la faire ressortir. Y en a des choses dans une cuisse, ça n’est pas que du muscle, où comment résoudre son histoire de manière définitive. Heureusement, tout se passe bien et il va poursuivre sa route.

    Oui, moi aussi j’ai trouvé la technique d’extraction de la flèche assez risquée. J’ai pensé qu’il était plus dangereux de la tirer par la hampe. Il nous faudrait l’avis d’un médecin.

    La technique est prônée dans un certain nombre de films … J’ai lu il y a quelques temps une BD démontant plusieurs clichés, dont celui-ci, et expliquant que, quel que soit la partie du corps visée, on peut tuer l’adversaire.

    #175317
    Tybalt Ouestrelin
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Étant médecin pour le coup mais un peu loin de ce genre de problématique, je ne crois vraiment pas à l’idée d’aller perforer les tissus encore plus loin, c’est vraiment une mauvaise idée. Même si elle ne vient pas de nulle part, tirer sur la flèche est également risqué puisqu’il risque de déchirer ce qui n’avait pas été abîmé par le premier passage. Alors que faire ? Eh ben ça dépend probablement de l’endroit, mais j’aurai peut-être plutôt cherché à disséquer autour du point d’impact. Bref on chipote un peu, mais ça reste dans tous les cas assez cavalier comme méthode.

     

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    #175318
    Liloo75
    • Fléau des Autres
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    @yfos, au sujet d’Hodor, c’est Ygrid qui dit à Jon que les sauvageons ont entendu des cris venant de la tour :

    Y a des Thenns qui disent qu’y-z-ont entendu des bruits qu’en sortaient. Des cris qu’y disent.

    Jon lui répond que ce n’est que la foudre.

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    #175319
    Tybalt Ouestrelin
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    Pour en rajouter sur la mauvaise idée d’enfoncer la flèche. On peut supposer comme ça a été tiré de derrière et qu’il dit que ça a protégé son cheval, qu’on a une flèche qui est entrée sur la face posterolaterale de la cuisse et qu’elle va vers l’intérieur et l’avant. Et donc en poussant il risque d’embrocher veine poplitée ou une branche de l’artère fémorale. Et là, le débit de saignement ne lui laissera guère plus que 5-10 min avant d’être feu Jon Snow. Bref. Comme l’huile bouillante on est sur une image de cinéma. Ne faites pas ça chez vous.

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    #175324
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    En revanche, le fait qu’il ne sente/remarque la blessure après coup, c’est plutôt réaliste, non ? Dans le feu de l’action, avec l’adrénaline, c’est le genre de « détails » qu’on ne sent pas

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    #175325
    Liloo75
    • Fléau des Autres
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    En revanche, le fait qu’il ne sente/remarque la blessure après coup, c’est plutôt réaliste, non ? Dans le feu de l’action, avec l’adrénaline, c’est le genre de « détails » qu’on ne sent pas

    C’est vrai, quand tu te blesses, le corps produit un antidouleur. Lorsque je me suis cassée la jambe, je n’ai pas eu mal pendant 15 à 20 mn. Les pompiers pensaient que je m’étais juste foulée le genou. En réalité j’avais une multiple fracture tybia péroné 🤪

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    #175327
    Tybalt Ouestrelin
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Tout à fait, l’adrénaline et les endorphines peuvent tout à fait expliquer de ne rien ressentir et même de réussir des choses inattendues comme sauter à cheval à cru et armé sans en ressentir la pesanteur.

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    #175465
    Pandémie
    • Fléau des Autres
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    Il existe de nombreux traités antiques et médiévaux sur la question, ainsi que d’autres plus modernes datant de l’époque où l’armée US affrontait les amérindiens.

    Pousser une flèche dehors est une technique envisageable à l’époque, surtout  si elle est très enfoncée presque au travers ou si elle est barbelée. La meilleure solution aurait largement été de la garder dans la jambe jusqu’à trouver un mestre qui disposera en principe du savoir et de la technique pour l’extraire correctement mais…

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