ASOS 53 – Arya XI

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    Liloo75
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    Aux portes de l’enfer

     

    Enlevée par Sandor Clegane, Arya est en route vers les Jumeaux. Le Limier veut la restituer à son frère Robb, moyennant une rançon. Ce dernier se trouve dans le château des Frey, afin d’assister au mariage de son oncle Edmure et de Roslin Frey. Edmure remplace Robb qui avait promis d’épouser une des filles de Walder Frey en échange de son allégeance, et de ses armées.

    Arya et Sandor arrivent aux Jumeaux dans une carriole qu’ils ont « emprunté » à un fermier (à la façon du Limier). Sandor a pris soin de se travestir afin de ne pas être reconnu. Il porte une capuche rabattue sur sa tête pour cacher ses cicatrices, qui le rendraient immédiatement identifiable. Arya, quant à elle, est méconnaissable. Elle a encore une fois été tondue à la va-vite.

    Se retrouver si près du but, et ne pas réussir à l’atteindre, c’est la crainte qui taraude Arya. Elle ne parvient pas à se réjouir, alors qu’elle est sur le point de retrouver sa mère et son frère, qu’elle n’a pas revus depuis plus d’un an. Dans sa peur d’échouer à une marche de son objectif, Arya ne sait pas à quel point son intuition est fiable.

    Le présent chapitre va nous confirmer que nous n’allons pas assister à un mariage, mais à un massacre perpétré par les Frey et leurs alliés.

     

    Le château hanté

    Cela commence par une entrée « dans le noir » pour Arya et Sandor, comme pour mieux nous préparer aux heures sombres que vont vivre les deux protagonistes.

    Ce « noir » ne présage rien de bon. De même que toutes ces torches qui circulent d’une rive à l’autre du fleuve, ce n’est pas normal, cela signifie que des hommes se déplacent, qu’ils patrouillent. Ils vont en colonnes, portent des heaumes et de la maille. Ils sont prêts à en découdre dirait-on. Ils ne ressemblent pas à des gardes surveillant le château contre une intrusion éventuelle. D’ailleurs, le Limier a réussi à entrer avec la carriole, malgré l’interdiction qui lui avait été faite d’avancer.

    A quoi peuvent bien servir tous ces hommes en armes ?

    En approchant du château, Arya a, un bref instant, l’espoir de pouvoir s’y infiltrer. Car le pont levis est baissé et la herse est en train de se relever. Elle se mord la lèvre, comme à chaque fois qu’elle est mal à l’aise. Elle oscille entre la peur et l’espoir.

    Cette herse qui se lève, c’est sa chance, pense-t-elle.

    Seul le Limier a perçu ce qui se passait réellement. Il jette Arya en bas de la carriole et s’équipe rapidement pour le combat.

    Arya parvient à se réceptionner sur ses pieds, prouvant qu’elle a intégré les préceptes que lui a enseigné son maître à danser, Syrio Forel.

    Arya demeure interdite, elle ne comprend rien, jusqu’à ce qu’elle aperçoive des cavaliers en armures et tenant des haches au poing se déverser hors du château, via le pont levis. Ils ne portent pas de simples haches comme celles qui servent à couper du bois, mais des armes destinées à faire mal.

    Ces hommes sont là pour se battre, tuer, massacrer, ils ne sont pas venus festoyer avec leurs invités installés aux abords de la rivière.

    Dans ce chapitre, l’atmosphère est saturée de bruit : les chevaux qui martèlent le sol, les sons des tambours qui émanent des deux châteaux, tout comme la musique tonitruante et dissonante.

    Par-dessus cette clameur, Arya perçoit le cri d’un loup. Il n’est pas très puissant, mais Arya l’entend au milieu de tout ce tapage. Elle le ressent plus qu’elle ne l’entend. C’est le hurlement de Vent Gris qui parvient jusqu’à elle. Nous comprenons alors que ce chapitre fait écho au précédent. Arya et Sandor arrivent au moment où la tuerie débute à l’intérieur des Jumeaux. La scène se déroule en même temps que les noces pourpres, lorsque le premier trait d’arbalète fuse vers les hôtes de lord Walder, transperçant Robb.

    Arya est un véritable zoman, elle assimile ce qu’éprouve Robb, via le cri désespéré du loup géant :

    Il vibra dans chacune des fibres de sa chair à la manière d’un poignard, d’un poignard acéré par la rage et le deuil.

    Et les cavaliers qui ne cessent de se répandre hors du château. Ils vont par quatre désormais, on y trouve toutes sortes d’hommes à même de se battre : des chevaliers, des écuyers et des francs-coureurs. C’est une véritable armée que vomit la forteresse des Frey.

    Mais que font les Frey ? Partent-ils en guerre pour le roi du Nord ? Non, c’est une sédition. Les tentes des Stark et de leurs alliés sont abattues. Elles sont la cible de flèches enflammées. Les Stark sont en train de se faire éliminer.

    Arya assiste impuissante au massacre des hommes du Nord, dont les pavillons incendiés s’effondrent comme des châteaux de cartes. Nous apprendrons bien plus tard (ASOS 82 – Epilogue) que les tentes avaient été piégées par Lothar Frey afin de faciliter leur chute.

    Les Frey et les Bolton ont imaginé cette trahison pour se débarrasser du roi du Nord et de ses hommes.

    Et tout à coup, les deux châteaux jouent la même chanson. La cacophonie a cessé, les Pluies de Castamere résonnent dans la demeure des Frey.

    Arya reconnaît la chanson, Tom des Sept l’a déjà chantée devant elle. En connaît-elle le sens caché ? Probablement pas, elle n’était pas très assidue aux cours de Mestre Luwin, et en tout état de cause, je ne pense pas qu’un mestre aurait enseigné l’histoire de la vengeance de Tywin Lannister envers les Reyne, qui avaient osé défier les Lannister de Castral Roc. De même, ici Robb est puni à cause de son arrogance, pour s’être fait couronné roi du Nord, et avoir ainsi bravé l’autorité de Joffrey Lannister Baratheon.

    Car cette chanson, c’est la signature des Lannister. Ce sont eux les instigateurs de l’assassinat du roi du Nord. Ils sont à la manœuvre, même s’ils ne sont pas présents physiquement. Tywin Lannister n’allait pas se salir les mains. Il s’est contenté de donner des ordres à Roose Bolton. J’imagine qu’il n’a pas été difficile de convaincre lord Walder de participer à ce forfait. Il a changé d’allégeance, voilà tout, et pris parti pour un roi plus puissant (Joffrey), qui a pour alliés de poids (les Tyrell), alors que Robb est en train de perdre sa guerre. Il a déjà perdu son domaine, incendié par Ramsay Snow, le fils bâtard de Roose Bolton (quelle coïncidence !). De plus, Walder Frey estime probablement que cette rébellion lave l’atteinte à sa dignité perpétrée par le roi Robb, qui a épousé la femme de son choix, aux dépens d’une fille Frey.

    Il s’agit d’un acte de guerre, une guerre que l’on gagne à la pointe de la plume, comme Tywin a eu l’occasion de l’expliquer à Tyrion. Ainsi en a décidé le vieux lion. Je gage qu’il n’a mis personne dans la confidence. Aucun de ses fils n’est au courant de cette manœuvre. Tywin n’a pas assez confiance en Tyrion pour partager son plan avec lui (ASOS 54 – Tyrion VI). Et Jaime n’est pas encore revenu du Conflans. Auraient-ils approuvé une telle intervention qui bafoue les droits de l’hôte ?

    Par la suite, nous pouvons mettre en parallèle les scènes de l’intérieur et de l’extérieur du château grâce aux paroles des Pluies de Castamere qui résonnent où que l’on se trouve.

     

    La trahison des Frey et des Bolton, le massacre des Stark

    Trois des cavaliers, qui émergent du château, ont repéré la carriole qui a amenée Sandor et Arya. Ils foncent sur eux.

    Avec la rapidité de l’éclair, Sandor s’est hissé sur le dos de son cheval, Etranger. Il parait ne faire qu’un avec sa monture. Ensemble, tel un centaure, ils vont pouvoir affronter les cavaliers Frey qui les menacent.

    C’est dans ce type de scène que l’on peut constater que Sandor Clegane est un véritable combattant, entrainé, expérimenté ; Ce ne sont pas deux ou trois hommes qui vont l’effrayer. Arya semble penser que Sandor est fichu, qu’il va forcément perdre face à des adversaires plus nombreux. C’est mal le connaître. Et puis, ils ne sont que deux à l’attaquer, le dernier se dirige vers Arya.

    La jeune fille s’est déjà saisie d’une pierre, d’instinct. Il est probable que son passage entre les mains des hommes de Gregor Clegane (le frère), la vision de Titilleur soumettant les villageois à la question pour savoir où se trouvait Béric Dondarrion, et le chemin jusqu’à Harrenhal auront appris à Arya à se tenir prête à contre attaquer en toute circonstance.

    Elle se demande si elle doit profiter de l’aubaine pour lancer la pierre sur Sandor, et se débarrasser ainsi de son geôlier, ou bien pour riposter face aux cavaliers Frey. La réponse s’impose d’elle-même. Un cavalier portant des couleurs des Jumeaux fonce sur elle, et même si la pensée qu’il devrait être un allié des Stark et des Tully l’effleure, elle comprend très vite qu’elle est sa cible.

    Vue à travers les yeux d’Arya, la scène semble se dérouler au ralenti, comme dans un film (quelqu’un a déjà pensé à en faire une adaptation télévisée ? ).

    Elle se pose les bonnes questions : les Frey ne sont-ils pas censés se battre pour Robb, ne sont-ils pas devenus des proches alliés des Tully de par le mariage de son oncle Edmure avec Roslin Frey ? Mais elle ignore les manigances qui se sont tramées en coulisse.

    Aurait-elle pu les deviner lorsqu’elle était le page de Roose Bolton à Harrenhal ? Arya a eu l’occasion d’assister à un conseil organisé par Roose Bolton, avec ses alliés Frey (ACOK 65 – Arya X). A cette occasion, juste après la défaite de Stannis à la bataille de la Néra, et la prise de Winterfell, elle a entendu les réticences des Frey à poursuivre la guerre aux côtés du roi Robb. Roose fait toujours mine de soutenir Robb, mais le lecteur attentif a pu noter qu’il ne remet pas en question l’idée de négocier la paix avec les Lannister, il se demande juste qui aura le courage de parler au roi du Nord (Cf. l’analyse de Sandrenal sur le chapitre précité).

    Mais Arya était-elle en mesure comprendre que les alliés de Robb étaient prêts à se détourner de lui ? Elle venait également d’apprendre la mort de ses frères, Bran et Rickon (seul le lecteur, Theon et Ramsay savent que c’est faux) et que Winterfell est tombé. Elle a besoin de se répéter les mantras de Syrio Forel pour conserver son calme. Les manœuvres politiques des Bolton-Frey lui ont probablement échappé.

    Néanmoins, sur champ de bataille son instinct ne lui fait pas défaut, et c’est le cavalier qui va écoper de la pierre. L’adversaire d’Arya n’a pas de visage, il est déshumanisé, il devient le symbole des Frey ayant bafoué les droits de l’hôte :

    Vertigineusement noir par la fente de sa visière, le cavalier la suivit au trot.

    Arya réussit à l’atteindre à la tempe. Le coup l’a blessé, il est furieux et il veut sa peau. Mais Sandor est là, monté sur Etranger, pour fracasser le crâne de l’assaillant.

    Arya s’aperçoit qu’il a également mis hors d’état de nuire les deux autres poursuivants. Le Limier est d’une efficacité redoutable.

    Il lui demande de lui passer son casque qui est resté caché dans la carriole. Arya le lui donne sans protester, elle a choisi son camp, Sandor est son allié dans cette guerre. Son heaume à tête de chien achève la transformation de Sandor, il devient le Limier, féroce et sans pitié envers ses ennemis. Car il a compris que si les Frey déciment les hommes du Nord, c’est parce qu’ils ont déjà occis leur roi. Et qu’il n’est plus question de lui réclamer une rançon en échange d’Arya.

    La jeune fille est également consciente que les événements tournent à l’aigre :

    Le camp était devenu un champ de bataille. L’antre d’un boucher, plutôt.

    Désormais, ce ne sont plus trois, mais une cinquantaine de tentes qui sont en feu. Les deux camps autrefois alliés se livrent une bataille acharnée. Et les Frey ne laissent aucune chance aux Stark. Ils vont même jusqu’à verser de la poix et de l’huile sur leurs nouveaux ennemis. Une technique qui est plus adaptée à la défense d’un château assiégé, en temps normal. Mais nous ne sommes pas en temps normal, des événements hors du commun se déroulent sous les yeux d’Arya et ceux du lecteur.

    La fête est belle et bien terminée. La chanson également. Il ne reste plus qu’une option pour Arya et Sandor.

    Sandor lui explique qu’il faut déguerpir au plus vite. Mais Arya ne l’entend pas de cette oreille. Elle désire retrouver sa mère et son frère. Syrio Forel lui aurait dit « regarde avec tes yeux », et voit cette boucherie devant toi, « écoute avec tes oreilles » et entend le chant funèbre des Stark.

    Arya distingue pourtant « les pulsations de quelque monstrueux cœur ». C’est probablement le cœur sans pitié de Walder Frey qui refuse d’écouter les supplications de Catelyn, qui lui demande d’épargner son fils, faisant appel à son cœur de père. Mais Walder Frey a-t-il un cœur ? N’est-ce pas une pierre qui siège au milieu de la poitrine ?

    Ce cœur noir peut également être celui de Roose Bolton, qui achève Robb Stark en lui transmettant les salutations de Jaime Lannister. Il lui avait promis de le faire, mais ser Jaime ne s’attendait probablement pas à ce que Roose Bolton agisse de la sorte, et surtout dans de telles conditions.

    Bolton a choisi de trahir son roi. Encore un homme qui a brisé son serment. Mais à la différence d’autres, cette déloyauté ne pèse pas sur sa conscience.

    Les éléments au dehors sont déchainés :

    Le ciel noir pleurait, la rivière grommelait, les hommes sacraient et crevaient.

    Ce ciel qui pleure, est-ce les larmes de Catelyn ? Ou bien est-ce les dieux qui sont outragés par les actes des Frey ? Ils ont brisé les droits de l’hôte en partageant le pain et le sel avec les Stark, puis en les abattant. Ils sont en faute non seulement vis-à-vis des Stark, mais également au regard des dieux. Le châtiment qui les attend va être terrible, j’en fais le pari.

    Arya voudrait entrer dans le château malgré le danger (elle proteste qu’elle n’est pas venue jusque-là pour rien !), elle désire rejoindre son frère, et sauver sa mère, mais le Limier la coupe dans ses élans :

    Tu entres là, tu n’en ressortiras pas. Ta mère, peut-être que Frey te permettra d’en embrasser le cadavre.

    – Peut-être qu’on peut la sauver

    – Peut-être que tu peux, toi. Moi, je n’ai pas encore fini de vivre.

    A la relecture, cette échange entre Sandor Clegane et Arya Stark sonne comme un foreshadowing. Car le corps de lady Catelyn va être sorti des eaux de la Verfurque par Arya (qui est entrée dans la peau de sa louve Nymeria) et c’est le baiser de Béric Dondarrion qui va la ramener à la vie, au prix de la sienne. Et celle qui va se relever ne sera plus vraiment lady Stark, mais une nouvelle femme, avide de vengeance.

     

    J’ai noté que le nom du cheval de Clegane est répété à de nombreuses reprises dans ce chapitre : « Etranger ». Comme le dieu de la mort dans la religion des Sept. Cette mort qui règne en maître dans les deux derniers chapitres, qui sont intimement liés.

    Arya va-t-elle également devenir une des victimes de l’Etranger ?

    Clegane semble se ficher éperdument de ce qui peut arriver à Arya, il lui dit froidement :

    Reste ou va-t’en, louve. Vis ou meurs.

     

    La mort aux trousses

    La fin du chapitre est digne d’un scénario d’Alfred Hitchcock. Alors que la herse du château se referme lentement, Arya échappe à l’emprise du Limier et court de toutes ses forces vers le lieu où elle pense pouvoir retrouver son frère et sa mère. Si près du but, et si loin à la fois.

    Mais les éléments se dressent contre elle, comme s’ils voulaient la ralentir. La pluie qui tombe, la boue, l’eau de la rivière qui déborde, tout concourt à entraver Arya. Et Clegane qui la poursuit à cheval. Elle voit Etranger qui lui colle aux fesses, la hache de Sandor qui se dresse encore rouge du sang des hommes qu’il a abattus. C’est aussi palpitant que dans La Mort aux trousses !

    Arya court pour sauver sa vie désormais. Elle songe à nouveau à Mycah, le garçon boucher coupé en deux par le Limier. Et Clegane la frappe à l’arrière du crâne.

    Ainsi se clôt le chapitre, nous laissant dans l’expectative. Le Limier a-t-il tué Arya ?

    Sincèrement, quelqu’un y a cru ? Même en première lecture, je ne pense pas avoir songé une seule minute que le destin d’Arya s’achevait là. Ni que Sandor Clegane soit capable de tuer une jeune fille. Certes, il vient de tuer trois Frey sans état d’âme. Mais il combattait pour sa vie et celle d’Arya.

    Nous connaissons Sandor le Limier, celui qui est capable de tuer n’importe qui sur ordre de son roi, ou bien parce que le quidam se trouve sur son chemin.

    Mais nous avons également découvert Sandor le protecteur de Sansa. Combien de fois lui a-t-il évité le pire vis-à-vis de Joffrey ? Qui est venu à son secours lors des émeutes de Port-Réal ? Toujours le même homme. Il lui avait même proposé de s’enfuir avec lui le soir de la bataille de la Néra.

    Arya doit lui apparaître également comme un jeune fille innocente, et nous savons pertinemment qu’il sait faire preuve de valeurs chevaleresques, même s’il s’en défend.

    Certes Arya a déjà tué plusieurs hommes, mais cela Sandor l’ignore. Et quand bien même, devant le château des Frey où les Stark sont en train de se faire assassiner, Arya est la jeune fille en détresse, celle qu’il faut sauver, à laquelle il faut un chevalier. Incontestablement, l’assommer n’est pas très fair-play, mais Sandor a l’habitude de faire dans l’efficacité plutôt que dans la dentelle.

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    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #179921
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8837

    Allez, on touche au bout

    Retour à Arya et je parie qu’en primolecture, j’avais oublié qu’elle était aux Jumeaux mais que la situation avait « un peu » changé.

    Arya ne comprend pas tout de suite, mais Sandor oui. Comme quoi il est très perspicace malgré ses nombreux mauvais côtés

    It was only then that she heard the riders pouring out the castle gate in a river of steel and fire, the thunder of their destriers crossing the drawbridge almost lost beneath the drumming from the castles. Men and mounts wore plate armor, and one in every ten carried a torch. The rest had axes, longaxes with spiked heads and heavy bone-crushing armor-smashing blades.

    Somewhere far off she heard a wolf howling. It wasn’t very loud compared to the camp noise and the music and the low ominous growl of the river running wild, but she heard it all the same. Only maybe it wasn’t her ears that heard it. The sound shivered through Arya like a knife, sharp with rage and grief. More and more riders were emerging from the castle, a column four wide with no end to it, knights and squires and freeriders, torches and longaxes. And there was noise coming from behind as well.

    Des feux sont mis aux tentes. Et soudain, tout est clair

    A battle, Arya knew. It’s a battle. And the riders . . .

    She had no more time to watch the tents then. With the river overflowing its banks, the dark swirling waters at the end of the drawbridge reached as high as a horse’s belly, but the riders splashed through them all the same, spurred on by the music. For once the same song was coming from both castles. I know this song, Arya realized suddenly. Tom o’ Sevens had sung it for them, that rainy night the outlaws had sheltered in the brewhouse with the brothers.

    Clegane monte sur son destrier et se défend contre les Frey, à un contre trois. Arya, après pas mal d’hésitation, l’aide.

    He is one against three. Arya still clutched her rock. They’re sure to kill him. She thought of Mycah, the butcher’s boy who had been her friend so briefly.

    Then she saw the third rider coming her way. Arya moved behind the wayn. Fear cuts deeper than swords. She could hear drums and warhorns and pipes, stallions trumpeting, the shriek of steel on steel, but all the sounds seemed so far away. There was only the oncoming horseman and the longaxe in his hand. He wore a surcoat over his armor and she saw the two towers that marked him for a Frey. She did not understand. Her uncle was marrying Lord Frey’s daughter, the Freys were her brother’s friends. “Don’t!” she screamed as he rode around the wayn, but he paid no mind.

    When he charged Arya threw the rock, the way she’d once thrown a crabapple at Gendry. She’d gotten Gendry right between the eyes, but this time her aim was off, and the stone caromed sideways off his temple. It was enough to break his charge, but no more.

    Finalement, Sandor vient la sauver (mais est ce que son jet de pierre a donné du temps supplémentaire ?)

    Arya refuse de voir l’évidence, elle veut voir son frère, ou sa mère. Elle n’entend pas/ne veut pas entendre qu’il est très probable qu’ils soient morts (et on reparle encore de chanson pour passer le message et faire le lien entre les chapitres)

    “My brother . . .”

    “Dead,” he shouted back at her. “Do you think they’d slaughter his men and leave him alive?” He turned his head back toward the camp. “Look. Look, damn you.”

    The camp had become a battlefield. No, a butcher’s den. The flames from the feasting tents reached halfway up the sky. Some of the barracks tents were burning too, and half a hundred silk pavilions. Everywhere swords were singing.

    Arya reste dans le déni

    “Come with me.” Sandor Clegane reached down a hand. “We have to get away from here, and now.” Stranger tossed his head impatiently, his nostrils flaring at the scent of blood. The song was done. There was only one solitary drum, its slow monotonous beats echoing across the river like the pounding of some monstrous heart. The black sky wept, the river grumbled, men cursed and died. Arya had mud in her teeth and her face was wet. Rain. It’s only rain. That’s all it is. “We’re here,” she shouted. Her voice sounded thin and scared, a little girl’s voice. “Robb’s just in the castle, and my mother. The gate’s even open.” There were no more Freys riding out. I came so far. “We have to go get my mother.”

    “Stupid little bitch.” Fires glinted off the snout of his helm, and made the steel teeth shine. “You go in there, you won’t come out. Maybe Frey will let you kiss your mother’s corpse.”

    “Maybe we can save her . . .”

    “Maybe you can. I’m not done living yet.” He rode toward her, crowding her back toward the wayn. “Stay or go, she-wolf. Live or die. Your—”

    Alors Arya court comme une perdue vers le pont-levis. Sandor la poursuit. Pourquoi au fait ? Pour garder une rançon ? Ou par « affection » (le mot est un peu fort) ?

    La fin du chapitre est très cruelle (surtout quand on convoque Mycah la phrase d’avant)

    His axe took her in the back of the head.

    C’est ambigu, mais je crois qu’en primolecture, je me suis dit « Arya est morte aussi ». Après Robb, Catelyn et les autres après tout pourquoi pas ? (elle aurait déjà dû mourir tellement de fois). Sauf que non (pourtant on parle de « longaxe »). C’est dans les procédés d’écriture classiques de GRRM, ça nous donne envie de (sa)voir la suite. Mais là c’est un petit peu artificiel, surtout après le chapitre si éprouvant de Catelyn

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #179970
    DJC
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    Ainsi se clôt le chapitre, nous laissant dans l’expectative. Le Limier a-t-il tué Arya ? Sincèrement, quelqu’un y a cru ?

    Comme Gray, j’y ai cru, à cause de l’enchainement morbide, du lexique employé, et surtout de l’arme ! Je crois pouvoir dire qu’en primo lecture, j’ai été déçu de voir ensuite qu’elle n’était pas morte (!), petite perte de confiance en l’auteur (aggravée ensuite par tout le passage « LCP » je dois dire.. et du coup la mort de Brienne « pouahhhh j’y crois paaaas ».. et celle de Jon alors ? huhu).

    La série adapte ce passage final, de mémoire, en montrant que Clegane assomme Arya avec le plat de sa hache, avec beaucoup moins d’ambiguité sur la survie d’Arya du coup 🙂

    Beaucoup d’intensité en lisant ce chapitre, et en le relisant aussi 🙂 alors que nous sommes « surpris » par la boucherie du mariage au chapitre précédent, ici on est au courant et on craint très vite pour la survie des personnages. Mais Arya n’est pas encore prête à faire irruption dans cette scène pour tuer le roi des méchants huhu

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