[Colloque Imaginales 2020] Patrick Marcel, le prisonnier du TdF ? – V. Feasson

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  • Ce sujet contient 12 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Altair, le il y a 1 année et 4 mois.
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  • #134310
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
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    Première intervention du quatrième jour du colloque « Game of Thrones » des Imaginales, dont la thématique générale était : « Game of Thrones, nouveau modèle pour la Fantasy? »
    [Cette communication traite exclusivement des livres]

    « Patrick Marcel, le prisonnier du Trône de fer ? » – par Vivien Feasson

    Vivien Feasson introduit son propos en souhaitant le démarquer de l’éternelle et insoluble question de la fidélité de la traduction à l’original : « La seule fidélité véritable à une œuvre, c’est l’œuvre elle-même ». Ce dont il souhaite parler, c’est plutôt des choix de traduction.
    Il fait ensuite un bref rappel du succès commercial de la saga littéraire, surtout depuis la diffusion de la série, et les discussions autour des décisions éditoriales. Il rappelle ensuite la succession des deux traducteurs, les débats soulevés par la traduction de Jean Sola et le passé de traducteur de Patrick Marcel. Enfin, il énonce la triple contrainte à laquelle ce dernier a été confronté : rester cohérent avec les premiers choix de traduction de Sola par respect pour le lecteur, respecter le style d’origine de GRRM et écrire dans un français correct.
    Confronté à cette triple contrainte, Patrick Marcel aurait pu soit tenter des stratégies successives, au risque de l’incohérence, soit réduire les risques en adoptant un « profil bas » pour ne fâcher personne. Vivien Feasson annonce qu’il va étudier les choix du traducteur à travers les trois stratégies qu’il a mises en œuvre.

    1ère stratégie : l’acceptation

    Patrick Marcel se place d’abord dans le prolongement des choix de traduction de Jean Sola, notamment pour l’onomastique (nom de lieux, de personnes, etc.). Difficile d’ailleurs de faire autrement [on imagine mal Littlefinger devenir subitement Petitdoigt à partir du tome 5], mais cela suppose de garder les trouvailles (Port-Réal, Peyredragon), les partis pris (le refus des diminutifs comme Dany) et les choix de non-traduction (Winterfell, les noms de bâtardise).
    Pour les nouveaux noms apparaissent à partir du tome 5, Patrick Marcel poursuit une politique de francisation (Paisselande, Patrek de Mont-Réal). Il conserve également la précision du vocabulaire de Jean Sola dans certains domaines techniques, notamment dans l’armement (les pièces d’armure, les armes), ce qui aboutit parfois à un « ennoblissement » (ce qui ne signifie pas une montée en registre, car cela concerne également l’usage du parler populaire) du style originel de GRRM, considéré comme « simple » et « neutre » (par exemple longsword traduit par « longue épée » plutôt que par « épée longue »). Les répétitions, moins tolérées en français qu’en anglais, sont évitées par des synonymes. Dans cette mesure, Patrick Marcel reste fidèle aux choix de Jean Sola.

    2ème stratégie : effacements et dilutions

    En reprenant le cas du rendu du langage parlé populaire, Vivien Feasson estime que Jean Sola a recouru à des choix d’une écriture surchargée d’effets quasi-phonétiques, à la limite de la lisibilité. Dans la même situation, Patrick Marcel est beaucoup plus modéré, donc plus lisible.
    Vivien Feasson aborde alors la délicate question des traductions de direwolf par « loup-garou » et de kraken par « seiche », que Patrick Marcel abandonne progressivement, au risque d’une perte des échos que la continuité des termes aurait maintenue.
    De manière générale, Patrick Marcel évite de tomber dans la « surtraduction » à laquelle Jean Sola se livrait fréquemment.

    3ème stratégie : l’affirmation

    Patrick Marcel se détache encore plus de Jean Sola en cherchant à rester au plus près de la syntaxe et du rythme de l’original chaque fois que cela est possible, ce qui se révèle le plus souvent payant. Mais les archaïsmes ne l’effraient pas (comme le révèle sa traduction du « Serpent Ouroboros », d’Eddison, chez Callidor). Il se distingue de Jean Sola en la matière par son penchant pour les archaïsmes rabelaisiens (par exemple pour rendre wore ou wench par une multitude de termes anciens et imagés, là où Sola a pu utiliser « poufiasse », par exemple).
    Paradoxalement, ces formes populaires et imagées coexistent avec le recours au subjonctif, y compris à l’imparfait ou au plus-que-parfait, parfois dans le même passage. Par exemple : « Exécuter les ordres de la reine, dans ce bordel ? La défendre, à une moitié de monde de distance ? Ne se pourrait-il pas plutôt que vous fussiez en fuite, que votre reine dragon vous ait chassé de sa compagnie ? » (Tyrion à Jorah, ADWD, chap 28, Tyrion VII), où le mot « bordel » suit de près un imparfait du subjonctif).

    En conclusion, pour Vivien Feasson, il y a une indéniable continuité entre Sola et Patrick Marcel, mais ce dernier a su ne pas rester prisonnier de cette continuité, et constitue peut-être le « traducteur idéal » qui a su déjouer la triple contrainte énoncée en introduction.

    Vivien Féasson est chercheur et professeur en traduction, anglais et cinéma, ainsi que traducteur professionnel et auteur-concepteur de jeux de rôle. Occupant actuellement un poste d’A.T.E.R. en Master 2 traduction et cinéma à l’université d’Évry, il a récemment terminé une thèse en traductologie et études anglophones au sein de l’université Paris Diderot, qui portait sur les traductions et retraductions du genre de la fantasy en langue française.
    Outre Le Seigneur des anneaux, Les aventures de Conan ou bien encore La Roue du Temps, l’un de ses sujets de prédilection demeure la traduction de la saga du Trône de fer à laquelle il a déjà consacré deux articles, dont un pour le numéro 7 de la revue TrOPICS (à paraître en 2020).

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #134317
    Aurore
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2039

    Il y a quelques incohérences de continuité de traduction quand même : pourquoi, dans ADWD, Jon 13 (chapitre 70), Lightbringer est brusquement traduit par Lumière ? En plus de l’incohérence, l’effet n’est pas le même non plus…

    #134318
    Werther
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 151

    La conférence que j’attendais le plus.

    J’aime beaucoup le style de Sola, mais j’ai hâte d’une retraduction pour l’onomastique. Je suis partisan du tout VF et les incohérences du premier tome avec énormément de noms non traduits pose problème. Si certains noms de famille et de lieux qui apparaissaient peu ont reçu par la suite une traduction, d’autres n’y ont jamais eu droit : les noms de batardise qui perdent leur style moqueur puisque pour un francophone Storm ou Snow ca fait juste classe, Winterfell (les Espagnols, qui ont plein d’autres problèmes plus graves dans leur traduction ont traduit Winterfell par Hivernes et Snow par Neves, même en VF ça irait), Littlefinger (alors que le français peut même se permettre un jeu de mot avec Petyr)… Et puis ces maisons du Bief qui n’apparaissent presque pas dans AGOT et qui n’ont malheureusement pas reçu de traduction alors que ça aurait été si simple et dont le rôle ne cesse de croître par la suite (Hightower, Redwyne, Merryweather…).

    J’avoue que cela me sort souvent du texte. Une retraduction en conservant une partie du style Sola me plairait beaucoup.

    #134319
    Eridan
    • Fléau des Autres
    • Posts : 4461

    Encore une communication hyper intéressante … La traduction laisse peu de monde indifférent 😉 et Vivien Feasson explique des phénomènes qu’on a pu constater mais qu’on a pas forcément théorisé / intellectualisé. Ca permet aussi de se rendre compte que P.Marcel est aux prises d’enjeux et d’attentes diverses (ce que veut l’auteur, ce que voulait le précédent traducteur, ce que lui-même veut, ce que la communauté des fans attend (avec toutes les divisions internes que ça suppose)), et qu’il est bien difficile de contenter tout le monde ^^

    J’avoue que cela me sort souvent du texte. Une retraduction en conservant une partie du style Sola me plairait beaucoup.

    Marrant comme la « bâtardise » de la traduction nous amène à des appréciations différentes et donc, à des conclusions opposées … Mais comme c’est pas le sujet, je ne développerai pas d’avantage ! ^^

    Il y a quelques incohérences de continuité de traduction quand même : pourquoi, dans ADWD, Jon 13 (chapitre 70), Lightbringer est brusquement traduit par Lumière ? En plus de l’incohérence, l’effet n’est pas le même non plus…

    Le propos de Vivien Féasson n’était pas de dire qu’il n’y avait aucune incohérence, ce qui est impossible : déjà Sola lui-même en avait introduite beaucoup dans les tomes qu’il avait traduit. Est-ce qu’il y a eu volonté consciente de la part de Marcel de transformer ce terme (comme il l’a fait pour d’autres) ou est-ce une erreur d’inattention ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 5 mois par R.Graymarch.
    #134321
    Werther
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 151

    J’avoue que cela me sort souvent du texte. Une retraduction en conservant une partie du style Sola me plairait beaucoup.

    Marrant comme la « bâtardise » de la traduction nous amène à des appréciations différentes et donc, à des conclusions opposées … Mais comme c’est pas le sujet, je ne développerai pas d’avantage ! ^^

    Je précise, pour me pas être mal interprété, une retraduction des premiers tomes en conservant une partie du style de Sola. Je n’ai rien contre le style de Marcel, et vu que j’apprécie aussi le ton de Sola je ne vois pas non plus une retraduction complète des premiers. Il faudra un jour tout revoir, notamment à la fin de la publication de la saga pour proposer une traduction qui permette de percevoir toutes les nuances et les jeux de Martin avec les mots, mais je ne pense pas que ce soit possible avant d’avoir une vue d’ensemble.

    Par contre pour l’onomastique ça me parait plus urgent et beaucoup plus facile à faire dans une réédition rapide. Autant le jeu sur les mots et les mille et une allusions sont surtout intéressantes pour des lecteurs attentifs ou des relecteurs fous, autant des noms et surnoms à moitié VF et à moitié VO, ça peut également donner la nausée à un primo lecteur et compromettre la compréhension de points de l’univers qui ne sont pas censés être cachés. D’ailleurs j’ai l’exemple assez parlant de la mère de ma femme qui ne comprend pas un mot d’anglais (elle est bilingue français-allemand, mais l’anglais n’était pas obligatoire au moment de sa scolarité) et elle n’a franchement rien pigé à la signification de Littlefinger ou même de Snow.

    Pygmalion avait fait du bon boulot dans l’intégrale de Dunk et l’Oeuf en retraduisant la première nouvelle pour qu’elle soit plus canon, j’aimerais tellement que ce soit fait. Surtout qu’on parle quand même d’une saga qui ne s’est pas vendue à 100 exemplaires.

    #134341
    FeyGirl
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3384

    Compte-rendu très intéressant, qui met en lumière les contraintes du traducteur en général, et quand il doit reprendre en saga en cours en particulier.

    Une retraduction en conservant une partie du style Sola me plairait beaucoup.

    C’est marrant, j’aimerais le contraire : une retraduction des premiers tomes par Patrick Marcel qui allégerait le style de Jean Sola que je trouve boursouflé (et éloigné de la V.O.). J’ai lu des commentaires sur des RS littéraires de lecteurs écrivant qu’ils avaient abandonné la saga après le premier tome, car ils trouvaient le style (VF) trop lourd.

    Par contre, je suis d’accord qu’une réflexion sur la traduction des noms propres serait bienvenue, pour ceux qui n’ont pas été traduits.

    Mais il faut garder en tête que la re-traduction du SDA, pourtant beaucoup plus proche de la VO et intégrant les remarques de Tolkien pour les traducteurs (écartées lors de la première traduction) a fait des remous, et certains fans du SDA ont beaucoup de mal avec les nouveaux noms propres (mais il semblerait que ici tous les noms ont dû être retraduits pour des problèmes de droits).

    Ce sujet me confirme dans l’opinion que la traduction est aussi un art, mais un art avec des contraintes particulières : respecter l’esprit de la VO, tout en s’adaptant aux habitudes spécifiques de la langue d’arrivée, et malgré tout proposer un texte agréable à lire, équivalent à un texte d’auteur. L’intelligence artificielle avec des outils type Google Traduction n’est pas prête à remplacer les traducteurs.

    Il y a quelques incohérences de continuité de traduction quand même : pourquoi, dans ADWD, Jon 13 (chapitre 70), Lightbringer est brusquement traduit par Lumière ? En plus de l’incohérence, l’effet n’est pas le même non plus…

    Il y a des incohérences au sein même du premier tome, dans le texte de Sola : j’ai récemment vu « maester » traduit une fois par « mesure », ce qui n’a aucun sens. Les traducteurs sont confrontés aux mêmes problèmes que les auteurs : les manuscrits d’origine doivent normalement être relus par des correcteurs, dont le travail n’est pas que corriger l’orthographe ou la syntaxe, mais aussi dénicher des erreurs de ce type.

    #136951
    Altair
    • Frère Juré
    • Posts : 56

    Personnellement que ce soit pour des séries ou pour des livres, je pense que seules les versions originales en valent la peine. Regarder ou lire des chefs d’œuvres comme Game of Thrones ou Lord of the Rings en français est a mon sens une hérésie et un gâchis monumental, car même les meilleurs traducteurs ne rendront jamais de manière authentique les univers que Martin, Tolkien ou d’autres ont créé. Quant à l’excuse de la non-maîtrise de la langue elle ne tient pas, tout le monde apprend l’anglais de nos jours, et tout le monde peut s’améliorer c’est juste une question de volonté. Mon fils a 11 ans et il lit Harry Potter en anglais (bon pour GOT on va attendre quelques années…).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 4 mois par R.Graymarch. Raison: Quand a -> QuanT à
    #136955
    Nymphadora
    • Vervoyant
    • Posts : 5579

    Euuuh déjà rappelons que toutes les oeuvres ne sont pas écrites en anglais heureusement ^^ Et personnellement, même si je ne doute pas une minute que l’oeuvre perd à la traduction, je ne risque pas de maîtriser toutes les langues du monde et je suis bien contente de pouvoir trouver dans mes librairies Crime et châtiment ou le sorceleur traduits ou d’avoir accès à Real Humans sous-titré du suédois…

    La traduction est un art nécessaire, et complexe. Cet article de slate consacré à la traduction en anglais de «L’Étranger» de Camus l’illustrait hier assez bien d’ailleurs.

    ~~ Always ~~

    #136957
    Eridan
    • Fléau des Autres
    • Posts : 4461

    Je me demande si tu as conscience du côté injurieux de ton message pour les personnes qui éprouvent de la difficulté à apprendre une langue. Parler de gâchis à lire/regarder en vf, c’est ton avis … mais d’hérésie, faut peut-être pas exagérer non-plus. Ce n’est qu’un bouquin, lire une traduction n’est pas un crime.
    Ok, la volonté fait énormément dans l’apprentissage d’une langue, mais ça demande aussi du temps, de la confiance en soi, un enseignant, une pédagogie et un environnement propice … Résumer les difficultés rencontrées par les gens dans un apprentissage ou dans une discipline à un manque de volonté, ça me semble faux et inutilement culpabilisant. Quant à ton fils, tant mieux pour lui s’il rencontre du succès dans ses apprentissages. De là à dire que de son cas particulier, on peut en tirer une généralité …

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 4 mois par R.Graymarch.
    #136967
    Fleurdecerisier
    • Éplucheur avec un Économe
    • Posts : 49

    Une des mes interventions préférées ! J’ai adoré les illustrations des différences et ressemblances entre les choix de traductions de Sola et de Marcel. Je suis plus une partisane de Sola personnellement.

    La question de la retraduction est un sujet épineux mais je pense qu’il restera toujours des anciennes éditions si la traduction originelle nous plaît davantage. D’ailleurs, la nouvelle traduction de Autant en emporte le vent a paru hier et a pris 1 an à la traductrice. S’il y a donc un jour retraduction des 4 premières intégrales, il faudrait donc patienter quelques années 😅

    Quant au débat VO anglais/VF…je suis à l’aise en anglais mais je n’aime pas vraiment lire des romans en anglais…je privilégierais donc toujours la traduction.

    #136970
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8108

    Sur le même genre, un article sur Anthea Bell (morte en 2018) qui traduit Astérix en anglais. Je me souviens d’un blog qui comparait les planches sur Astérix chez les Bretons, c’était impressionnant (ce pdf en parle un peu mais y a pas d’images)

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 4 mois par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #136973
    Liloo75
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2244

    Heureusement qu’il n’est pas nécessaire de maîtriser le norvégien ou le suédois pour lire les auteurs de polars nordiques : Jo Nesbo, Stieg Larsson, Lars Kepler, Camilla Grebe ou Asa Larson. Les traducteurs sont là pour permettre d’avoir accès à d’autres cultures.

    Même s’il m’est arrivé de lire des BD en anglais, je ne me sens pas la capacité de lire une saga en anglais…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 4 mois par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #136975
    Altair
    • Frère Juré
    • Posts : 56

    @Eridan pour le coup c’est ta réaction que je trouve un peu excessive. J’ai utilise les mots  »personnellement » et  »a mon sens », ce qui montre bien qu’il s’agit d’un avis personnel, même si assez tranché, j’en conviens volontiers. Et je ne voulais parler que des livres en anglais (j’aurais sans doute du être plus clair), c’est sur que toutes les autres langues ne sont pas aussi simples a apprendre et ne font pas partie du cursus scolaire obligatoire.  Mais si j’ai vraiment offensé quelqu’un je m’en excuse, ce n’était vraiment pas mon intention. And let the debate continue 🙂

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