L'Agonie de la Lumière

Ce sujet a 6 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  R.Graymarch, il y a 11 mois et 4 semaines.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
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  • #16450

    Nymphadora
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3367

    Premier roman de GRR Martin, l’Agonie de la lumière m’a laissée un super souvenir. C’est rigolo, parce que j’ai patiné pendant ma lecture, avant de réaliser en refermant le livre que j’avais lu un roman formidable^^ Du coup j’ouvre un topic rien que pour en papoter avec vous (et comme j’ai la flemme, je vous remet le résumé que j’avais dressé dans l’article panorama des milles mondes)

    Publié en 1977, L’Agonie de la lumière (Dying of the Light en V.O.) est le tout premier roman publié par G.R.R. Martin (plusieurs de ses nouvelles avaient été publiées, mais jamais de roman).

    L’histoire se situe sur Worlorn, une planète tout au bout de l’univers des 1000 Mondes, qui tombe dans le crépuscule et n’est plus que l’ombre du « monde-festival » qu’elle a été. Worlorn regroupe des villes désertes, autrefois grandioses, qui sont aujourd’hui des vitrines décadentes de civilisations à l’agonie. Le héros du roman, Dirk t’Larien, se rend sur la planète à l’appel de Gwen, son ancien amour, dans l’espoir de renouer avec elle. Mais il réalise à son arrivée que Gwen semble unie par des liens ambigus aux Kavalars, un peuple qui semble cruel, replié sur lui-même et gangrené par son code d’honneur hérité de croyances d’un autre âge.

    Roman complexe et mélancolique, ce n’est clairement pas le plus facile d’accès parmi les œuvres de Martin. Le rythme est assez lent, la trame est au final assez sommaire (il ne se passe pas grand chose dans ce roman) et les personnages sont assez peu attachants. Tout ceci fait qu’on peut avoir du mal à rentrer dans l’histoire. Ce n’est qu’à la fin du récit qu’on apprécie réellement la richesse du monde-patchwork déployé par Martin, et, dans un schéma narratif classique chez l’auteur, c’est au fil du récit que l’on réalise que les présupposés que l’on avait pris pour acquis en début de roman sont finalement bien plus complexes qu’il n’y paraissait (notamment sur la civilisation kavalar, avec ses codes complexes et ses lois archaïques à nos yeux). Influencé par le regard d’un héros mené par ses désirs et ses œillères, le lecteur réalise finalement la profondeur du récit qui se noue sous ses yeux en fin de récit. L’Agonie de la lumière est donc un roman pour lequel il faut s’accrocher lors de la lecture, mais que l’on est heureux d’avoir lu une fois fini. Il est également très instructif quant au style de Martin.

    ~~ Always ~~

    #16521

    Aerolys
    • Terreur des Spectres
    • Posts : 1512

    Je l’ai eu pour Noël mais je ne l’ai pas encore eu le temps de le lire. Cependant, j’en ai entendu que du bien sur le groupe FB.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #19715

    FabrYs
    • Éplucheur de Patates
    • Posts : 8

    Excellent souvenir pour moi aussi, l’idée assez douce amère de ce monde qui a depuis longtemps été abandonné par la plupart de ses habitants et qui dérive lentement vers l’oubli est assez puissante!

    #26221

    de-mil
    • Pas Trouillard
    • Posts : 632

    Je viens de le finir.

    Lisez le.

    Voilà.

    Qoof^g hfosd_ow do fkj isl ùqdk hnfkj ersl oq armmf hqskfv Fj esdk hnfkj jfh:md,sfùfmj sm hrif if ksakjdjsjdrm irmh *q uqv Fj ksljrsj do fkj ksefl ilyrof w h:d!!lfl VE

    #30451

    Tomcat
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 962

    Je l’ai lu il y a quelque temps. Bien que je rejoigne totalement le résumé et l’analyse de Nympha, je n’ai pas adoré ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à y entrer, à retenir les noms imprononçables des persos et des peuples (oui je lis à voix haute dans ma tête, et je bute si je ne peux pas prononcer un nom). Je ne regrette pas de l’avoir lu, et j’ai une sorte de tendresse pour l’ambiance poétique et mélancolique du livre, mais je n’y suis pas attachée. J’en vois la beauté, mais il ne me plait pas. La fin, un peu douce-amère, un peu en queue de poisson, m’a laissée sur ma faim. S’il n’était pas de GRRM, ce livre aurait probablement fini dans une boite à livre, comme tous ceux que j’ai lu, plus ou moins appréciés, et que je sais que je ne relirai pas. Mais il est de Martin, et y a un perso qui ressemble à Sandor, alors je le garde.
    Un peu comme un ex dont on a un souvenir moyen, mais qui a fait partie pendant un temps de notre quotidien.

    L’Agonie de la lumière est donc un roman pour lequel il faut s’accrocher lors de la lecture, mais que l’on est heureux d’avoir lu une fois fini

    C’est un peu ça. En fait c’est l’histoire d’un amour mort, dont Dirk ne fait pas, ou mal, le deuil. C’est la partie qui m’a le plus touchée. Ça et la dédicace en début de livre « for Rachel, who loved me once », laisse à penser qu’il y a quelque chose d’autobiographique dans ce récit.

    "When I'm king in my own right, I'm going to outlaw beets." Tommen. Best manifesto ever.

    #35188

    Wraith
    • Frère Juré
    • Posts : 63

    J’adore ce roman. J’avais fait un gros message dessus, je me sens maintenant obligé de relire le bouquin pour tout réécrire :/

    On a une flopée de personnages gris. Tout le monde a ses raisons ; les personnages mentent et imaginent à plein tube.

    Il se passe peu de choses mais les conflits idéologiques abordés sont nombreux et il y a tant de façons de les interpréter que je pense qu’il est normal de se sentir désorienté à la première lecture.

    Quel est le véritable objectif de Jaan Vikary Ironjade ? Quelle est la part de libre-arbitre des personnages ? Quels crimes Dirk T’Larien a-t-il commis sur Braque ? Y a-t-il un ou des simulacres sur Worlorn ? Quelles sont les règles complètes des duels ? Quel droit peut s’appliquer légitimement ? Quels sacrifices est-on prêt à faire pour le groupe ? Pourquoi est-ce que les étaux Kavalars ont des animaux sur leurs blasons comme les maisons Westerosi ?

    Je pense que ce roman est sous-estimé même parmi les fans de GRRM et qu’il ne faut pas hésiter à le relire.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 an et 1 mois par  Wraith.
    #43338

    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 5043

    Très mitigé sur ce roman. J’ai un peu l’impression que c’est une montagne qui accouche d’une souris et c’est triste car le potentiel est énorme. Car franchement, le « world building » est immense, bien pensé et cohérent. On sent qu’on entre dans quelque chose de construit avec un background fouillé. Mettre ça sur une planète en train de mourir (pas ultra original) après un festival (+ original) est une bonne idée. Le hic pour moi c’est que c’est comme si c’était trop ambitieux et qu’ensuite l’auteur préfère en dire assez peu pour qu’on imagine de manière à ne pas nous décevoir en disant trop de trucs.

    L’histoire tient si on avale pas mal de trucs super bizarres (Gwen qui ne se demande pas pourquoi Dirk a traversé quelques parsecs pour venir) et les personnages ne sont pas attachants. Reste une ambiance très bien rendue. Et une réflexion sur les usages, les coutumes et nos serments. Et aussi le sentiment que tout est mortel : un amour, une culture, une planète. C’est déjà pas mal mais je me dis que ça aurait pu être tellement mieux.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    Venez jouer avec nous à Chanson d'Encre et de Sang https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/ces-presentation-du-jeu/
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

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