Langelot

  • Ce sujet contient 69 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 3 semaines et 5 jours.
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  • #151309
    Papadoc
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    J’ai aussi bien aimé. Il y a continuité dans le sens où l’on place Langelot dans une première mission, c’est bien spécifié.

    Et c’est beaucoup moins grandiloquent qu’empêcher un porte-avion/école de couler : les enjeux sont importants sans être exagérés.

    Langelot garde une sacrée répartie. On voit l’anglophobie de l’auteur (perfide Albion!) qui transparaît, tu as déjà cité la phrase.

    Les ortolans je l’ai pris comme de l’ironie comme une périphrase signifiant que les otages allaient être gâtés. Une recherche wikipedia (outre le fait d’apprendre que c’est également un synonyme d’ortolien dans Star Wars, le nain-à-tête d’éléphant bleu que l’on voit dans Jedi) parle quand à sa protection de « plusieurs décennies de statut juridique flou ». Donc on devait savoir que c’était mal, mais le braconner quand même. Et c’était peut-être du premier degré.

    Idem pour le discours scientifique : il est bien précisé que M. Thimothée n’a visiblement que très peu de notions scientifiques et c’est donc du charabia que sort le professeur, avec des GROSSES contre-vérités scientifiques détectable par un lycéen en filière scientifique un peu appliqué.

    J’ai du mal à imaginer la réaction du médecin qui trouve le mot : « un blessé par balle se trouve à tel endroit ». Je sais bien que l’on est tenu au serment d’Hippocrate, mais belle confiance dans l’abnégation et la rapidité des médecins, quand même!

    Comme tu dis sous une certaine bonhommie, il y a un ton assez dur : blessés par balle, coups en traître…quand son devoir l’appelle, Langelot écarte Choupette sans ménagement.

    J’ai bien aimé la résolution de l’énigme finale (le texte laisse deviner ce qu’il en est mais je n’avais pas compris la mécanique). Un planté/récolté bien géré.

    "C'est d'une simplicité absurde, comme la plupart des énigmes quand on en voit la réponse."

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    #151321
    Lapin rouge
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    Moi aussi, je l’avais lu, mais je ne m’en souvenais pas trop. Peut-être parce qu’il manque d’exotisme, ou parce que les personnages les plus marquants (Choupette et Roche-Verger) apparaissent dans plusieurs autres aventures, ou parce qu’après l’excellent premier tome, on baisse un peu de régime.

    Après relecture aujourd’hui, je reste un peu sur ma faim. C’est bien fichu, il y a du rythme et de la tension ; la scène au début entre Langelot et le commissaire de la DST (un autre personnage récurrent) est savoureuse. Mais je pense que le méchant n’est pas assez bien campé. Comme disait Hitchcock, une bonne histoire, c’est d’abord un bon méchant. Et celui de ce tome ne fait pas le poids à côté de celui du tome précédent.

    Comme l’a écrit Gray, les clichés sur les Anglais sont rigolos. Les Italiens sont mieux traités (ou moins bien, selon le point de vue) : on n’a pas de latin lover à gourmette ni de chanteur d’opéra refoulé. Du coup, ils sont un peu ternes.

    Au final, ça se laisse lire, mais c’est un peu plan-plan.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #151494
    Aerolys
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    Langelot et les espions (1966) Langelot – 2

    Je ne sais plus si je l’ai lu non plus. Ca doit faire 11 ou 12 ans que j’ai lu mon dernier Langelot. De mémoire, même si j’adorais la série, j’avais un peu l’impression que le style (le vocabulaire, du moins) daté.

    D’ailleurs, je me demande si une adaptation en série ou en film (animé) pourrait être envisageable.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 3 semaines par Aerolys.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #151498
    R.Graymarch
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    Dans l’article cité au dessus, l’auteur en parle un peu

    Le projet de série TV de treize épisodes sur Langelot a-t-il été finalisé ? Pouvez-vous nous apporter des compléments d’informations, car cette série n’a apparemment pas été diffusée en France ?

    Des projets TV ont existé. A ma connaissance, aucun n’a jamais été mené à bien. Je le regrette.

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    #152540
    Papadoc
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    Langelot et le satellite (1966)

     

    Je disposais du livre chez moi, cela a été un peu haché, mais je suis arrivé au bout.

    Intrigue : Langelot est en mission d’infiltration du BIDI, le Bureau International de Documentation Industrielle, en fait une organisation d’espionnage industriel au bras très long.

    Dans ce cadre, il va être entraîné dans des péripéties multiples, suivant les membres du BIDI partis récupérer le matériel de pointe situé à l’intérieur d’un satellite russe, dévié de sa trajectoire et s’étant posé tant bien que mal en Afrique du Nord.

     

    Ce que j’en ai pensé : Plus cela va, plus Volkoff me fait penser à Jean-René Calot d’Au Service de la France par ses préférences soviétiques (tout à fait compréhensible vu son origine).

    Une féminisation des personnages, dans l’air du temps de l’époque? En tout cas une méchante assez marquante.

    Langelot se « Bondise » dans le sens « action » du terme (bagarre avec un gros costaud, très cinématographique, laser de combat…) moins dans le sens des relations féminines…on sent que la pilule de la solitude, vécue au premier tome, a du mal à passer.

     

    Une conclusion logique si l’on accepte les prémisses cachées de l’histoire, difficiles à deviner. Un final assez savoureux. Pas du niveau du 1er tome, mais complète bien le second dans la diversité des missions.

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    #152548
    R.Graymarch
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    Je finis ma lecture et j’ajoute mon grain de sel 😉

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    #152685
    R.Graymarch
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    Langelot et le satellite (1966)

    Langelot – 3

    Point de départ : Langelot prend l’identité d’un fils à papa criminel dans le but d’infiltrer une organisation. Une mission tranquille, parfaite pour débuter, qu’ils disaient

    Ce dont je me souvenais

    Spoiler:
    Rien. Sauf ce qu’a dit Lapin rouge plus haut (le changement de frontière), donc ça prouve que je l’avais lu.

    Bilan de lecture

    Ce tome est encensé par un des liens donnés en première page (où les trois premiers tomes sont analysés en détails). Je ne serai pas allé aussi loin mais c’est vrai qu’il y a des qualités. La première, c’est qu’on ne sait pas où on nous emmène. La mission du début déraille très vite et s’emballe vers autre chose (vu le titre, on s’en doutait un peu^^). La mission change par rapport aux 2 précédents livres et est plus exotique. Franchement, en termes de narration, de suivi, rien à redire, ça tient largement la route.

    Qu’est ce qu’on a comme vieilleries ? Inscrire « libéré des obligations militaires » sur un CV, mentionner un poinçonneur au métro, la phrase « bâti comme un fort des Halles », le fait qu’une personne n’ait pas forcément le téléphone chez elle… ou ce qu’est l’agence Tass. le canal de communication est un « channel »

    Il y a quand même une glorification bien à droite. Dès le début, le fils à papa magouilleur est veule, il a un menton fuyant. Montferrand promet de régler ça à coups de trique. On a aussi l’opposition entre les méchants mercenaires sans foi ni loi en opposition aux agents oeuvrant pour leur Patrie. Et il y a des phrases du genre « pour les âmes généreuses, la victoire a toujours un goût amer »^^

     

    Plus d’infos en spoiler

    Spoiler:
    Le cadre exotique est très bien, même si c’est un peu gros, le coup du changement de frontière qui permet de créer une échauffourée (qui ne tue personne) pour récupérer le satellite. A ce propos, le Sahara avait un statut spécial après l’indépendance algérienne et Béchar, avec son centre inter-armées d’essais d’engins spéciaux fut utilisée par la France jusqu’en 1967. Pas d’anachronismes ici, même si on voit les gens du cru comme des personnes prêtes à se taper dessus au moindre prétexte

    Restons un peu sur les étrangers. Tout le monde (canadien, anglais, allemand, italien etc) parle français… sauf les Suisses qui ont un accent ridicule. Pour le cosmonaute russe, cela s’explique aussi et encore heureux car je trouvais ça dur à avaler. D’ailleurs on peut voir que le fils à papa veule du début est devenu grâce à son engagement un jeune homme qui défend fièrement son Pays !!!

    Les méchants sont bien : entre le tonton qui oscille entre « gredin sympathique » et « mec dangereux », le catcheur (quelle baston) et la vieille dame à talons trop fardée, il y a de quoi faire. Surtout, ils sont « bruts de décoffrage » et ne vont pas mentir sur qui ils ne sont pas.

     

    Concernant Nikky, on la voit assez peu. Son rôle n’est pas minime, elle prend des initiatives mais je la trouve tout de même assez effacée. Je note que son concierge n’est pas vraiment prudent…
    Pour la partie technique, j’ai regardé Wikipédia car la puissance de 1160 joules du laser m’a paru faible
    • 1 000 joules :
      • la quantité de chaleur dégagée en dix secondes par une personne au repos ;
      • l’énergie nécessaire à un enfant de 30 kg pour grimper 3,40 m
      • l’énergie consommée par une requête Google.
    • 1 mégajoule (un million de joules) :
      • 16,7 minutes de chauffage par un radiateur de 1 000 W
    Sans doute pas assez pour péter une pale d’hélicoptère 😀
    Pour finir, comme je disais en partie non spoiler, l’intrigue est bien foutue et illustre encore bien la mésentente des services, ou ici le fait qu’ils sont sur des intox différentes mais similaires. L’auteur du lien mis au-dessus adore qu’on nous présente tous les faux-semblants (ce qui n’est pas mis dans la presse par exemple). Je trouve ça assez ironique que les deux opérations (de Montferrand et Didier) soient couronnées de succès alors que cela n’était pas du tout prévu. Le discours du ministre fait rire un peu jaune car il passe pour quelqu’un sans vraie consistance : si ça ne marche pas, il engueule et quand ça marche, il dit qu’il ne fallait pas être si défaitiste. Ah si tout le monde pouvait être espion et oeuvrer pour la Patrie de manière désintéressée 😀
    Je suis assez en accord avec la conclusion de Papadoc.

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    #153128
    Lapin rouge
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    Tome sympa, qui remonte la moyenne après le précédent. L’intrigue prend un tour assez inattendu, la méchante est plutôt réussie, Langelot allie avec bonheur persiflage et action, et il y a un arrière-plan « géopolitique » pas mal fichu (un peu caricatural, certes). Les Soviétiques ne sont pas présentés comme l’Empire du Mal (ceux qui auront lu « Le Retournement », le plus grand succès de Vladimir Volkoff, ne seront pas surpris). La jeune mathématicienne est un peu godiche, mais finalement plus énergique que le fils à papa repenti (dont le parcours est en effet peu crédible). L’intrigue est bien fichue, le huis-clos en plein Sahara bien rendu (malgré les trois Suisses, à l’accent vraiment outré), et le rebondissement final très bien amené. Et la baston contre M. Huc, c’est un morceau de bravoure !

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    #153524
    R.Graymarch
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    Je dois être le seul à trouver ce tome « pas si génial que beaucoup le pensent » ?

    Sinon, je continue un peu, à petit rythme. Bientôt ma revue pour Lancelot et les saboteurs (aucune idée si je l’avais lu avant). Y a des trucs qui me font friser le sourcil, d’autres beaucoup moins. Mais quand on parle anglais, l’utilisation d’expressions anglaises en français est assez hilarant, on se croirait presque dans Astérix chez les Bretons, publié la même année tiens (1966)

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    #153542
    Lapin rouge
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    Je dois être le seul à trouver ce tome « pas si génial que beaucoup le pensent » ?

    Je ne sais pas ce que que « beaucoup » pensent, mais, pour ma part, je le trouve juste meilleur que le précédent. Mais ce n’est pas un sommet, on sent que l’auteur cherche encore son personnage, et il y a des temps morts dans l’intrigue. Certains personnages sont vraiment caricaturaux (les Suisses, le fils à papa), le personnage féminin un peu fade, et le scénario soufre de plusieurs invraisemblances. Donc c’est sympa, il y a des surprises et de bons moments, mais ce n’est pas encore au top.

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    #153548
    R.Graymarch
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    Langelot et les saboteurs (1966)

    Langelot – 4

    (ce visuel à la King Kong…)

    Point de départ : Langelot est à Londres pour aider les services locaux qui subissent des sabotages de monuments britanniques, probablement faits par des ressortissants français

    Ce dont je me souvenais

    Spoiler:
    Rien. Je ne sais même pas si je l’ai lu.

    Bilan de lecture

    Il y a des faiblesses, c’est même parfois très léger (notamment les motivations du camp ennemi) mais c’est super plaisant, léger.Je crois que l’auteur aime beaucoup Londres car son tour touristique fait vraiment envie (si vous cherchez le Swinging London en revanche, vous serez un peu déçus, ce qui est assez logique quand on sait que l’auteur goûtait peu ce genre de zazous. Pourtant, Londres en 1966….). Il y a une atmosphère de compétition très « sportive » entre les deux pays alliés. Alliés mais au point de laisser l’autre gagner seul, faut pas déconner. Langelot est donc au sommet de son impertinence (et un peu macho aussi). Cependant vers la fin, Langelot sera plus clément envers les différences, tout en gardant un sentiment de supériorité car faut pas déconner

    « Je me demande si les Anglais sont vraiment aussi sots qu’ils font semblant de l’être, songeait Langelot en se couchant. Le plus drôle, c’est qu’ils doivent penser la même chose de nous. Ça doit être une question d’optique. On ne se voit pas soi-même. A est une chic fille, B un chouette garçon, C ne doit pas être le dernier des imbéciles pour occuper le poste qu’on lui a donné. Et pourtant, ils ont tous une vision complètement fausse du problème. Moi, à vrai dire, je n’ai pas encore de vision du tout, mais je suis persuadé que cela vaut mieux. »

    Il se ravise un peu à la fin

    « Hier, je me demandais si les Anglais étaient vraiment idiots ou s’ils faisaient semblant. Eh bien, je pense qu’ils le sont vraiment, mais certainement pas plus que la moyenne des Français, des Allemands, des Américains et des Russes. Dans le fond, on doit bien se valoir. On n’est guère fortiche, ni les uns ni les autres. »

    Comme dans les livres précédents, le portrait des Britanniques est plein de clichés : un roux, une femme aux dents monumentales. Avec le thé dans l’après-midi, bien entendu.

    A propos de prénoms (d’emprunt), une pensée pour DNDM, pas trop à la mode en 1966 : « S’il est passé, il reviendra, comme Sophie, Thierry, etc. »

    Si on parle bien anglais, le livre est hilarant, comme je disais plus haut car Langelot parle mal anglais donc les Londoniens s’adaptent mais certains font des fautes en français. Morceaux choisis de traductions littérales que l’on ne capte pas si on ne maîtrise pas la langue des Beatles

    Hareng rouge, pièce de nouvelle, cela vous suit?, vous me tirez la jambe, pensée désirable, vous serez feu, secoua la main, J’étais ennuyeux au bureau

    Comme par hasard, quand on tombe sur deux jeunes femmes, la description est quand même bien plus attirante. Langelot préfère axer son choix sur la plus jolie bien que d’un caractère moins facile. C’est un peu dur à lire tout de même car il y a pas mal d’attitudes bien macho voire, vu qu’il joue un rôle au sein du voyage organisé, une volonté de saboter son boulot (à une personne qui fait ce qu’elle peut). Cependant la jeune fille a du répondant et est finalement bien plus intéressante que celle du volume précédent. D’ailleurs, après minuit quarante, on apprend qu’elle n’a pas mangé mais ils trouvent un restaurant. Ben voyons 😀 (les pubs étaient interdits aux femmes à l’époque au fait ?). Je note qu’à un autre moment, Langelot remarque qu’ils n’ont que deux heures pour déjeuner : on se croirait dans Au service de la France, c’est savoureux

    La vision du tourisme est sacrément écornée : des gens plutôt bas du front, en groupe, qui font un max de trucs au pas de course (« encore 387 tableaux », « 3000 tableaux en 57 minutes », 30 minutes de méditation top chrono), l’auteur n’est pas vraiment tendre avec ce système. Il loue d’ailleurs ceux qui font un pas de côté pour se mêler à la foule des vrais habitants.

    Cependant, l’auteur n’est pas totalement réactionnaire face au modernisme (décrié par certains touristes) en faisant dire « Ce qui est mal aujourd’hui sera bien demain  »

    Langelot se demande bien qui dans le groupe est le coupable, ou bien ce qu’il se trame là dedans. On « pense avec lui » et c’est vraiment bien mené. Comme écrit plus haut, le mobile est tarabiscoté et peu crédible, même si lié à de l’espionnage. Disons que ce n’est pas le point le plus saillant dans cette sympathique balade londonienne.

    Je note que Langelot se trompe entre « sceptre » et « spectre » et personne ne le note. De manière générale, il y a plein d’erreurs dans l’histoire des lieux mais c’est fait exprès. J’ai bien aimé aussi que Langelot ne soit pas un agent parfait : à un moment, son souffle le trahit par exemple. A la pointe de la technique, Langelot a un porte clés avec une lampe alimentée par une pile surpuissante. Dire qu’une simple LED de nos jours serait sans doute bien plus efficace et moins coûteux 😀

    On note que Langelot est encore fringant après une nuit blanche, des activités d’espion et de la route. Quand on aborde enfin les beatnicks, ce n’est pas vraiment pour en dire du bien (étonnant, non ?)

    je suppose que ce jeune homme a des cheveux très longs et très sales, jusqu’au nez devant et jusqu’au col derrière. Il doit marcher les genoux tournés vers l’intérieur, les bras à l’envers, comme ceux d’un grand singe. Il a un rictus sur la bouche, et il se conduit mal à table. Voilà ce qu’on fait de plus distingué en ce moment, en Angleterre.

    Soudain, Langelot se transforma, d’un sympathique garçon sain et sportif, en un personnage à la mode, mi-beatle mi-beatnik, mais sans l’expression de chien battu qu’affectent souvent ces messieurs ; au contraire, il avait quelque chose d’insolent dans le regard.

    On nous mentionne un aide de Churchill mais apparemment fictif? Au rang des curiosités, pas mal d’insectes, réels ou imaginaires : hanneton, luciole, fourmi ailée, mante religieuse

    Je passe en spoiler pour plus de détails sur l’intrigue

     

     

    Spoiler:

    Eh oui car la guide était en fait une espionne britannique !!! (« Très bien, je vous rends votre Colt et mon estime », quelle réplique). Et il n’y avait aucun saboteur parmi les touristes !! Perso, je n’aurais pas parié ça au début car on nous a mis sur des fausses pistes. L’ingénieur des mines devenu kinésithérapeute et qui parle de cholestérol, franchement… Ou « Baby Chou » qui est tellement louche qu’on se dit que ce serait trop gros.

    Eh bien non, rien à voir, ce sont des personnes qu’on découvrira très tard. Mobile tarabiscoté de faire des paris (encore un cliché sur les Anglais) pour financer une politique yéménite d’achat d’armes de la part de gens s’étant connus au Proche Orient et pouvant passer pour des Anglais tout en étant français. Mouais !

    Petite mesquinerie qui a mal vieilli

    « Cela vous ferait-il plaisir, demanda-t-il finalement, de venir goûter au pudding d’un vieux célibataire ? Sans vouloir vous vexer, Miss Gobain, depuis que j’ai accédé à l’art des puddings, je doute de plus en plus de la nécessité de la présence féminine dans cette vallée de larmes.

    — Vous êtes un mufle, mais ça ne fait rien si votre pudding est bon, répliqua Clarisse du tac au tac. Moi, je suis une créature mercenaire. »

    La petite virée en quête de fromages de chèvre est très sympathique et le final dans Saint Paul et sa Whispering gallery également. Tout avait été montré avant, c’est assez logique. Les méchants sont très méchants, d’ailleurs, ils luxent l’épaule de Clarisse et blesse par balles Langelot. Heureusement Billy a le beau rôle et sauve tout le monde (la mitraillette quand il y a des pains de plastic partout ?)

    Et à la fin, les deux services ont gagné et Clarisse se paie même le luxe de « l’emporter » sur Langelot, ce qui est de bonne guerre

    — Je suis sûre qu’elles deviendront excellentes, ajouta Clarisse en passant son bras indemne sous le bras blessé du Français.

    — Aïe ! Mon bras ! » cria Langelot.

     

    Bref un tome mineur sur le fond mais très plaisant à lire. N’oubliez pas, « L’humour, c’est le courage des Anglais » alors laissez vous tenter, by Jove

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    #153550
    DNDM
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    A propos de prénoms (d’emprunt), une pensée pour DNDM, pas trop à la mode en 1966 : « S’il est passé, il reviendra, comme Sophie, Thierry, etc. »

    Haha, au contraire, 1966 c’est la pleine période Thierry la fronde, donc je pense que le prénom venait tout juste de faire son retour après des décennies, voir des siècles, d’absence.

    Sinon c’est toujours un plaisir de lire ce topic. Je ne pense pas avoir lu ce tome-là non plus, mais les résumés sont savoureux.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #153551
    R.Graymarch
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    Damned, tu as sans doute raison. Thierry la fronde a été diffusé entre 1963 et 1966. Quant au prénom, c’est quasi un hasard !!

    Sur le choix du prénom Thierry, Jean-Claude Deret explique : « Thierry, le prénom, fut choisi par moi pour des raisons spéciales ou spécieuses ! J’avais l’idée de mon héros et pour le baptiser j’ai cherché un prénom qui fût d’époque et dont le graphisme fut agréable. J’avais choisi le surnom. Il fallait donc que mon héros s’appelle « X-la-Fronde ». J’ai essayé plusieurs prénoms, mais dès que Thierry me vint à l’esprit, il « collait » si bien que je n’en ai pas cherché d’autre. Thierry, par son écriture même, est joli. Le « Y » de la fin fait très médiéval »

    Merci pour les compliments, c’est bien sympa de relire des récits de sa pré adolescence^^

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    #153567
    Lapin rouge
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    Je me souvenais de la Whispering gallery, de la métamorphose de Langelot en jeune décadent pré-hippie et…

    Spoiler:
    … du fait que la jolie guide était une agente britannique.

    Donc, finalement, pas de grand-chose.

    A la relecture, j’ai apprécié la balade londonienne (même si, en effet, on ne sent pas du tout l’ambiance des Swinging Sixties), et le regard plein de clichés, mais finalement assez affectueux de l’auteur pour les Anglais, leur courage sans ostentation, leur tolérance pour l’excentricité (l’accueil des gentlemen d’un club londonien pour un jeune héritier insolent et irrespectueux est savoureux) et leur stoïcisme dans les épreuves. Ca m’a rappelé la vision qu’en donne Guillaume Gallienne dans  » Les Garçons et Guillaume, à table ! ». A coté, les touristes français font pâle figure : des obsédés du quantitatif (plus on voit de tableaux en une heure et plus ils sont contents), pas très malins, sans culture, et sans réelle curiosité pour le pays étranger qu’ils visitent. Cette vision assez méprisante (et non dénuée de clichés elle aussi) est même parfois déplaisante.

    Quant à l’intrigue…

    Spoiler:
    Les deux premiers tiers du livre sont intrigants : la situation d’un agent français prêté à ses homologues britanniques est originale (notons que, dans le premier tome, le SNIF était présenté comme un service tellement secret que son existence même venait seulement d’être percée à jour par les services adverses, et que, dans ce tome, tout le monde chez les services britanniques en connaît l’existence, à tel point que même une novice comme Clarisse connaît son rôle dans le tome 2). Ensuite, l’enquête de Langelot tourne en rond, mais le lecteur recherche les suspects avec lui, ce qui donne un petit coté Agatha Christie (whodunit ?) sympathique.

    Mais le point noir, pour moi, c’est la fin. Je veux bien que la littérature pour ados prenne des libertés avec la vraisemblance, mais, franchement, cette histoire de truands français manipulant la gentry et sa soif de paris pour s’enrichir, c’est complètement loufoque. A la deuxième explosion, un de ces gentlemen aurait tout de même trouvé ça bizarre, et serait allé trouver le colonel Francis Blake au Centaur Club, et… euh, je mélange les œuvres de fiction, mais bon, vous voyez ce que je veux dire.

    Ce qui rattrape ce tome, c’est le personnage de Clarisse, intrépide, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et qui, bien que sensible au charme du jeune agent français, ne tombe pas en pâmoison devant lui. Certes, elle l’appelle à son secours quand elle est capturée, mais le cliché de la demoiselle en détresse est vite détourné, puisque Langelot fonce tête baissée et se retrouve capturé lui aussi. Et, comme l’écrit Gray, c’est elle qui a le dessus sur lui à la fin. Plus redoutable que Choupette, moins empotée que Nikky, cette Clarisse est une sacrée partenaire pour Langelot ! Dommage que ce soit sa seule apparition dans la série !

    Au final, je suis mitigé : l’ambiance est sympa, il y a des dialogues savoureux (dignes d’Astérix chez les Bretons, en effet !), mais l’intrigue ne tient pas debout, et surtout sa résolution finale, c’est too much!

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    #153594
    R.Graymarch
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    Merci pour ton retour. C’est marrant, on a à peu près la même analyse : prétexte et résolution de l’intrigue ultra faiblards alors que le reste est bien. Mais j’ai l’impression que j’ai mis le côté « bof » au loin pour me concentrer sur ce qui est bien, et il y a beaucoup de choses bien, notamment le personnage féminin, en effet

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    R.Graymarch
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    Langelot et le gratte-ciel (1967)

    Langelot – 5

    Point de départ : un espion capturé met le SNIF sur la piste d’une catastrophe ayant lieu dans un gratte-ciel de Montréal. Montferrand envoie Langelot et Mousteyrac pour enquêter sur place.

    Ce dont je me souvenais

    Spoiler:
    Rien. A part ce que DNDM a écrit en début de topic.

    Bilan de lecture

    Encore un petit tour à l’étranger mais cette fois en terre francophone outre Atlantique. Comme pour le tome précédent, le motif des méchants est ultra léger mais à la limite on s’en fout un peu. Car en effet, la partie « enquête » pour déterminer quel business de la tour pose souci puis le côté Piège de Cristal est plutôt bien écrit. Gros point positif aussi pour la personne qui aide Langelot au sein de la police fédérale (« montée ») canadienne : en très peu de temps, il a une vraie épaisseur et on s’intéresse à lui. C’est un peu vrai aussi pour Mousteyrac qui est odieux dès le début pour qu’on ne l’oublie pas. En revanche Grisélidis « Grigri » Vadebontrain (quand même, ce nom…) est un peu transparente. Certes, elle affronte des dangers, participe un peu et reçoit le pistolet de Langelot, mais je l’ai trouvée assez inactive.

    Le livre repose beaucoup sur les décalages qu’a le Français au Canada francophone. Cependant il y a aussi pour nous des choses qui sont complètement obsolètes. Par exemple, le rendez-vous à 9 heures Paris 16e (on a l’adresse du SNIF !!) pour prendre un vol transatlantique qui décolle à 11 heures. Que ce soit pour Orly ou Le Bourget, ça parait ultra court et on voit bien qu’à l’époque il y avait moins de gens pour prendre l’avion et moins de contraintes. A propos de contraintes, Langelot, au calme, prend son pistolet sur lui ainsi que ses cartouches. Cela dit, on fouille ses bagages et il se dit qu’il a bien fait de ne pas le mettre dedans. Notons aussi qu’il doit présenter un certificat de vaccination antivariolique pour entrer sur le territoire : c’est à la fois très loin de nous (la variole) et probablement très proche (Sars-Cov2).

    Comme je disais plus haut, le reste se joue beaucoup sur le décalage. J’ai vérifié et le Canada ne passe au système métrique qu’en 1975. D’où les degrés en Fahrenheit, le système impérial etc. Cela dit l’auteur se trompe en mettant « 1 heure am » pour « 13 heures »

    En cherchant un peu, j’ai vu que l’hôtel Reine-Elizabeth existe bien et que le restaurant Altitude 737 a fermé en 2013.

    Bien entendu, tout ne va pas se passer comme prévu. Mousteyrac se la joue solo et Langelot doit improviser. Heureusement il va tomber sur Phil Laframboise (ce nom, bis) vaillant policier canadien. Le reste suit son cours et on nous présente bien les lieux car on va ensuite y revenir : les boutons de l’ascenseur, les étages desservis par ces ascenseurs etc. Je note aussi que des illustrations m’ont bien aidé à comprendre ce que l’auteur décrivait.
    Langelot garde son côté impertinent, ce qui est sympathique même s’il est un peu à côté de la plaque avec les Canadiens, et notamment Grigri, à l’accent beaucoup plus marqué (littéralement dans le texte) ce qui est plus ou moins bienvenu (ça doit faire rire les ados français, tout en leur apprenant qu’il existe des accents, mais je ne sais pas comment un canadien francophone lirait ça). Néanmoins, on voit que les Canadiens font beaucoup moins de chichi et cela arrange Langelot : tutoiement, faible distance hiérarchique etc
    Côté technologie, on croit encore la sainte machine avec les algorithmes infaillibles (…)

    Je passe en spoiler pour plus de détails sur l’intrigue

     

     

    Spoiler:

    La fin fait vraiment pétard mouillé, à croire que l’auteur ne s’intéresse pas vraiment au sérieux des motivations des ennemis. Ce qui change un peu, c’est que le « moyen méchant » dit tout le mépris qu’il a pour le « grand méchant cruel » une fois prisonnier, ça donne un peu plus d’épaisseur. Sinon, le gros point faible, c’est le but du truc : couper l’électricité au Canada (tout ça depuis Montréal ? J’ai lu qu’il y avait une seule société pour tout le Québec mais ça ne fait pas tout le Canada).

    Comme j’écrivais en partie non spoiler, la première moitié sur l’enquête est bien foutue, puis celle sur le côté « action » est un peu plus laborieuse (sortir pour se faire rattraper une fois dans la rue et ramener à l’immeuble ??) même si j’ai l’impression que ça a été très « écrit » par son auteur.

    Notons qu’on décide de buter Grigri au gaz car elle a vu un code. Quand même, quoi !!

    Un truc sympa aussi, c’est qu’on imagine que le livre va se focaliser sur les guéguerres entre Mousteyrac et Langelot, sauf que Mousteyrac disparaît très vite. Et soyons rassurés, au fond, Mousteyrac est un mec bien qui croit en la Frônce et félicite de manière paternaliste Langelot pour son action. De même, Laframboise est un compagnon de combat valeureux, frère d’armes etc

    Bref un tome sympathique à lire mais je l’ai trouvé moins plaisant que le précédent qui jouait beaucoup sur l’interaction/rivalité entre Langelot et la personne à ses côtés. Ici, c’est beaucoup moins primesautier, mais on a à la place une amitié virile de frères d’armes oeuvrant ensemble pour faire échouer une mystérieuse puissance extérieure.

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    #154717
    Lapin rouge
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    Alors, comme je viens de le relire (j’ai pris un peu d’avance), je vais pour une fois pouvoir réagir à chaud après Gray.

    Ce dont je me souvenais :

    • les noms rigolos des Québécois (qui me semblent maintenant un peu exagérés) ;
    • le fait que « le papier, ça pèse lourd sans en avoir l’air », remarque qui m’avait frappé par son évidence une fois qu’on y réfléchit (il m’en fallait peu à l’époque, vous me direz) ;
    • la promenade sur une corniche d’immeuble.
    Spoiler:
    Sauf que dans mon souvenir, c’est Langelot qui allait batifoler sur la corniche, pas son confrère québécois.

    Bilan de relecture : j’ai adoré. Pour moi, c’est le meilleur tome depuis le premier. La disparition de Mousteyrac crée tout de suite le malaise, puis la partie enquête permet son lot de rencontres avec des personnalités marquées (Phil Laframboise, en effet très bien campé, mais c’est un des points forts de l’auteur, les divers occupants du gratte-ciel sont pittoresques). On a un deuxième malaise, voire plus, quand Langelot a accès aux photos apportées par Grisélidis dans le bureau où il joue les laveurs de carreaux. Et la deuxième partie, en mode assiégés, est encore meilleure. Oui, la fraternité d’armes entre Langelot et Phil peut faire sourire (ou crisper, c’est selon), mais c’est le ton général de la série (et un peu de l’époque), donc mieux vaut s’y résigner. On a presque une ambiance comme le feuilleton (on ne disait pas « série » à l’époque) « Le prisonnier » (contemporain du livre) : les « gentils » sont bloqués dans un endroit, dont ils ont parfois l’impression de pouvoir s’évader, mais pour y être sans cesse ramenés. Avec en plus un compte à rebours angoissant pour rajouter de la tension. Et cette impression de solitude, quand on regarde la ville la nuit d’en haut, en se disant qu’il y a des gens qui mènent une vie normale à quelques dizaines de mètres, alors que vous ne savez pas si vous verrez le soleil se lever…

    D’accord avec Gray sur ce qui est pour moi le seul point faible, le personnage féminin assez passif (attachant, mais passif).

    Spoiler:
    Quant à la fin, je n’ai pas vraiment la même impression que Gray. Déjà, j’ai toujours adoré les bases secrètes souterraines des méchants (cf. « L’affaire du collier »). Là, en plus, le moyen d’y accéder est trop cool. Le gorille qui se met au garde-à-vous alors qu’on croit que tout est perdu, c’est aussi bien vu. Après, qu’on puisse couper toute l’électricité d’un pays grâce à un levier dans le repaire des méchants, OK, ça fait sourire, mais à 13-14 ans, ça passe sans problème. Et c’est beaucoup moins capillotracté que dans le tome précédent.
    Quant au méchant, il est pas mal, sans plus (mais d’accord avec Gray sur l’intérêt de l’échange final entre le grand méchant et un de ses lieutenants). Mais en fait, le vrai méchant de ce tome, c’est le gratte-ciel lui-même, dont la silhouette menaçante et sombre domine tout l’ouvrage.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois et 3 semaines par Lapin rouge.
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    #154761
    DNDM
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    gros point positif aussi pour la personne qui aide Langelot au sein de la police fédérale (« montée ») canadienne : en très peu de temps, il a une vraie épaisseur et on s’intéresse à lui. C’est un peu vrai aussi pour Mousteyrac qui est odieux dès le début pour qu’on ne l’oublie pas.

    Haaaa Mousteyrac je m’en souviens encore 25 ans après, le personnage m’avait marqué, ça devait être l’un des premiers « opposant buté mais pas ennemi pour autant » que je rencontrais, et la situation dans laquelle ils se retrouvent rend le tout très intéressant.

    A propos de contraintes, Langelot, au calme, prend son pistolet sur lui ainsi que ses cartouches. Cela dit, on fouille ses bagages et il se dit qu’il a bien fait de ne pas le mettre dedans.

    Si je me souviens bien y’a une phrase dans un tome plus tard qui dit « Impossible maintenant/pour cette destination [USA?] pour Langelot de prendre l’avion avec son pistolet et une boite de cartouche comme il ‘lavait fait en allant au Canada ». C’est çq ui était marrant dans Langelot aussi, le monde évoluait quand même autour du héros.

    Sinon tout ce que vous dites est très raccord avec mes souvenirs – sauf le plan des méchants / la fin, que j’avais complètement oublié. De façon générale, je me demande si ce n’est pas une constante des Langelot: des personnages réussis, des situations haletantes, un bon rythme, de bonnes répliques, mais des méchants qui ont de plans en cartons.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #154768
    R.Graymarch
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    Ah, y a de gros fans là, ça fait plaisir 😀

    Haaaa Mousteyrac je m’en souviens encore 25 ans après, le personnage m’avait marqué, ça devait être l’un des premiers « opposant buté mais pas ennemi pour autant » que je rencontrais, et la situation dans laquelle ils se retrouvent rend le tout très intéressant.

    Il a un nom qui commence comme « Mousquetaire » avec le « ac » typique du sud-ouest, forcément que c’est un nom qui claque 😀

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    #154782
    DNDM
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    Je me souvenais pas du nom en fait, mais le caractère m’avait marqué.

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    #157558
    R.Graymarch
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    Ouf, il m’a fallu du temps et j’ai entrecoupé ma lecture, comme vous pouvez l’imaginer

    Langelot contre Monsieur T (1967)

    Langelot – 6

    Par hasard, le SNIF prend connaissance d’une contrefaçon de pièces de 5 francs utilisées par une organisation criminelle et impliquant l’Allemagne

    Je ne me souvenais de rien, je ne sais même pas si je l’ai lu.

    Comme indiqué plus haut, ma lecture a été fragmentée donc le début est un peu brumeux.

    Le prétexte de l’intrigue est amené de manière assez simpliste. On va dire que c’est pour souligner l’aspect méthodique et observateur de Langelot, mais tout de même. Cela dit, à la différence du tome précédent, on ne sait pas vraiment vers quoi on va et la machination amenée grossièrement a un déroulé plutôt intéressant et très « film d’espionnage ». Aussi, le méchant est présenté quasiment dès le début (3e chapitre) ; sa présentation est grand guignolesque avec un lexique pour tout ce qui est gras et méchant. C’est quasiment une caricature.

    L’intrigue est clairement en deux parties : la première en France (mais qui se balade) et la seconde en Allemagne. La Langelot girl se nomme Bertha (soupir) et Langelot l’imagine forcément grosse. Or ce n’est pas le cas (bon point, enfin plus ou moins car « (son) Tour de taille ne dépassait pas 50 cm »). Pour le reste, on a un Langelot qui, à la Conciergerie, tente de jouer au plus malin et se fait avoir par un civil de manière complètement idiote (au moins ça montre sa naïveté). Néanmoins, Langelot tire bien son épingle du jeu et est « promu » (pas vraiment) en Allemagne (RFA) alors qu’il ne parle pas allemand

    Seconde partie où les Allemands parlant français (par courtoisie) font des fautes de diction (ordre des mots changés), je crois que c’est cohérent avec les Anglais d’un tome précédent. Comme pour les Britanniques, les Allemands sont des alliés qu’on épaule (d’ailleurs, Langelot dort dans la même chambre qu’un agent allemand, euh..) mais avec qui on est un peu en compétition. Cela dit, les Allemands sont bien dépeints : méthodiques, techniques… A noter le « Languelotte ». La fin est conforme à la série. Lassé d’être un observateur, Langelot prend des initiatives (au début, il hésitait un peu à faire un truc suspect), joue avec son charme frenchy et grâce à lui (mais pas tout seul), les services secrets sont victorieux (mais on reverra Monsieur T).

    Je note aussi que le père de Bertha est un savant un peu fantasque (un de plus) mais qu’il met la sécurité de sa fille au delà de son amour pour son pays. Bertha est un peu atypique (sa voiture, son train de vie) mais… un peu fade, non ? Plus que les alliés allemands de Langelot alors qu’on les voit moins, c’est dire

    Petit florilège de mots un peu vieillots

    • Ma compal d’histoire
    • Pas un maravédis
    • Papillon bleu pour une contravention

    On a toujours des propos bien conservateurs

    • Dans la famille Montferrand, on obéissait d’abord ; on demandait pourquoi ensuite – et seulement quand on y était invité
    • Les espions, c’est comme le cancer. Si les gens signalaient aux autorités toutes les bizarreries qui se déroulent sous leurs yeux, l’ennemi serait battu d’avance.
    • à Plougastel-Plouézec on parle breton
    • Et Langelot, laissant, pour la première fois de sa vie, une jeune fille régler l’addition, sortit précipitamment de la pâtisserie

    J’ai été un peu perplexe qu’on nous montre Langelot qui « jette les contraventions aux 4 vents ». Plus tard, il décrypte un message en morse (OK) qui est ultra long (meh)

    Je crois que de nos jours, c’est dur de trouver un pompiste ou d’avoir l’autorisation d’avoir un jerrican dans son coffre. Je reste aussi un peu étonné qu’au débotté Langelot a pris des outils de crochetage avec lui. J’ai aussi pris des notes sur le côté saugrenu de BD dans l’enveloppe mais je ne me souviens plus du contexte^^
    Spoiler:
    On dirait un peu un jeu vidéo avec plusieurs « stages ». L’entrée est laborieuse mais après ça se déroule bien. Comme dit en partie non-spoiler, le piège avec la guillotine est ultra grossier mais bon, admettons, ça nous montre un Langelot qui n’est pas toujours parfait. Après, on se balade dans Paris, puis dans un hôtel chic de la Méditerranée. Et Langelot arrive de manière assez fine à prendre contact avec Bertha. La partie en Allemagne, faut accepter des raccourcis sur le problème de manque de langue commune (le plus souvent) mais ça change un peu, alors admettons aussi. C’est Langelot qui trouve la solution et il est à la fin en mauvaise posture face aux sbires du méchant super méchant. Mais heureusement il est sauvé par les gentils Allemands
    En résumé, j’ai des réserves même si c’est pas mal mené. Et il est fort possible que je n’ai pas lu de manière assez resserrée pour évaluer le livre à sa juste valeur

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    #157576
    DNDM
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    Ha j’ai du le lire celui là aussi (ou alors y’a plusieurs histoires de pièces de 5 francs truquées dans Langelot).

    Par contre je me souvenais pas qu’on allait en Allemagne ensuite, je pensais que c’était dans un autre tome. C’est aussi dans celui-ci que les allemands ont des pistolets avec des mini-lunettes pour mieux viser? (purée, je me rappelle uniquement des détails inutiles, en fait)

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    #157578
    R.Graymarch
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    Par contre je me souvenais pas qu’on allait en Allemagne ensuite, je pensais que c’était dans un autre tome.

    A Munich exactement.

    C’est aussi dans celui-ci que les allemands ont des pistolets avec des mini-lunettes pour mieux viser? (purée, je me rappelle uniquement des détails inutiles, en fait)

    Non, ou sinon j’ai vraiment zappé 😀 Et c’est normal que tu te souviennes de trucs anecdotiques surtout si c’est super classe pour le toi âgé de 12 ans

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    #157582
    Lestival
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    Il me semblait pas l’avoir lu précédemment mais Monsieur T me disait quelque chose. Peut-être que j’avais lu un des prochains tomes.

    A noter le « Languelotte »

    Le jeune et brillant sous-lieutenant Languelotte, dans la version complète. Il y a aussi le « colossal » bien allemand qui revient souvent. En fait, il me semble que c’est une habitude d’écriture d’utiliser certaines expressions qui reviennent, comme des guimmicks.

    Pour le message en morse qui fait 2 pages, j’ai aussi trouvé ça moyen au niveau de la cohérence.

    Dans les trucs qui ont bien changé, j’ai découvert que le musée de la Conciergerie ouvrait à 6 heures du matin. Et qu’en plus, il y a déjà du monde qui qui visiter à cette heure-là.

    Orson le Couturier [OLC] dans le jeu Chanson d'Encre et de Sang.
    Chaton officiel du temple des Grâces dans DOH 6
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    Spoiler for NOARLAAAK !!!

    #158193
    Lapin rouge
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    Je croyais le projet de relecture abandonné, et du coup j’ai poursuivi à mon rythme, et j’en suis un peu plus loin (au tome 10)…

    « Langelot contre M. T » est plutôt sympa. Moi aussi, j’avais complètement oublié la partie en Allemagne. Je me rappelai vaguement de la Conciergerie, sans plus.

    Spoiler:
    J’avais oublié aussi la partie « méditerranéenne », mais elle est plutôt courte. C’est le seul moment où Bertha fait preuve d’un peu de personnalité (face à l’odieux concierge de l’hôtel), sinon, Gray a raison, elle est un peu trop effacée pour exister. La partie allemande est pleine de clichés : les services allemands sont très bien équipés, ils sont méthodiques et en laissent le moins possible au hasard. L’horloger grincheux constitue un agréable contrepoint à cette perfection germanique.

    Le passage au début dans la famille Montferrand est assez rigolo. D’abord, on retrouve Madame qu’on avait brièvement aperçu dans le tome 1, et on a droit à une description d’une bonne famille bourgeoise classique des années 60 avec un pater familias austère, mais bienveillant. C’est ultra-vieilli, mais c’est comme la Comtesse de Ségur (sans les fessées), ça a son petit charme désuet.

    Pour le reste, qui est quand même l’essentiel, c’est du solide : l’intrigue d’espionnage est bien fichue, et Langelot tire bien son épingle du jeu. Bon, les services allemands se font un peu trop facilement rouler dans la farine face au mélange d’esbroufe et de charme de l’agent français, mais ça passe. Comme en Angleterre, l’absence de connaissance de la langue du coin ne pose aucun problème : soit Langelot tombe sur des gens qui parlent français, soit il arrive à se faire comprendre par le ton et les gestes. Si ça pouvait être comme ça pour de vrai !

    En résumé, un tome fort plaisant, un cran au-dessous du précédent, mais honorable. Et M. T sera en effet à l’affiche aussi des prochains tomes !

    ou alors y’a plusieurs histoires de pièces de 5 francs truquées dans Langelot

    Pas d’autres à ma connaissance.

    C’est aussi dans celui-ci que les allemands ont des pistolets avec des mini-lunettes pour mieux viser?

    Non, et je ne vois pas dans quel autre tome (mais je ne les ai pas tous lus).

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    #158194
    R.Graymarch
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    Non, j’ai pas abandonné, ni Ebly mais faut dire que DNDM me « force » à lire Asimov en plus. Sans compter la relecture d’ACOK. Et le reste^^

    Tu peux écrire tes impressions sur le reste, l’avantage d’un forum c’est aussi les conversations asynchrones. Merci !

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    #159080
    R.Graymarch
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    Vous attendiez la suite ? La voici

    Langelot pickpocket (1967)

    Langelot – 7

    Suite du précédent. Après avoir trouvé un message en Allemagne, Langelot se rend à Londres pour chercher un indice… et en savoir plus sur Monsieur T.

    Je ne me souvenais de rien, je ne sais même pas si je l’ai lu.

    Le livre est en deux parties : Londres et Terranuova en Sardaigne (probablement Olbia)

    J’ai préféré la première partie qui est plus « swinging » (forcément, vu l’époque). La seconde est un peu plus poussive mais ça va. Il y a un excellent rythme entre les « PoV » qui ajoute beaucoup à l’intérêt de l’action.

    Du coup, qu’est-ce qui coince ? Pas grand chose honnêtement. Toujours un côté bien conservateur où on apprend que les vrézomes n’ont pas de cheveux longs, que cette jeunesse se délite mais si on se reprend en main, on peut redevenir un homme qui fait la gloire de son paternel. Certes, c’est mis dans la bouche d’un aristocrate anglais et militaire de surcroit mais tout de même, Langelot pense pareil. On peut ajouter que les Anglais sont assez caricaturaux et que les Italiens sont quasi absents (en tout cas leurs services secrets qui laissent quartier libre aux Français pour opérer sur leur territoire).

    Le méchant est le même, toujours aussi « trôzôribble » (mais on apprend qu’il a été plus coulant dans le passé, hum). Son sbire est assez bien dépeint. On a le plaisir de retrouver (je crois) le duo Charles et Alex. Quant aux filles, j’en parle en partie spoiler. En tout cas, Langelot ne parle pas de Clarice rencontrée dans un livre précédent, snif 🙂
    Horace Tristram est un héros de guerre inventé (il a joué dans Diablo, non ?), antipathique à souhait, mais beau joueur malgré tout. Son fils en revanche est vraiment trop caricatural (tout est vulgaiwe…). C’est pénible pour moi de lire autant d’acharnement au début, puis la suite. Meh. Tout le monde ou presque parle tout le temps français, c’est un peu facile…
    Vous serez heureux d’apprendre que le SNIF a créé une « maison pour les enfants de ses membres tués par l’ennemi »

     

    Spoiler:
    Beaucoup aimé la partie londonienne. Déjà, Langelot est chenapan à souhait dès le début. Ensuite on a une étrange rencontre dans une penderie immense. Enfin, l’idée d’une cache chez Madame Tussaud’s est excellente et l’ambiance de nuit au milieu de ces mannequins est très visuelle (ça a déjà dû être utilisé dans des films. Je pense à La Dame de Shanghai d’Orson Welles pour les miroirs mais il doit y avoir d’autres classiques). En plus, les héros étaient à une fête costumée donc ils passent inaperçus au milieu des statues, c’est une excellente idée. Alors certes, la police répond bien vite à 2 heures du matin mais bon.
    Caramel sur le gâteau, Langelot arrive à duper les alliés et à se faire muter en Italie

    Là, il arrive super vite au bon endroit. Si vraiment le lieu est au nord de l’île et qu’il atterrit à Cagliari, faut que le bateau aille ultra vite, mais bon admettons. On a même droit à des cartes (des environs et de la villa). A partir de là, c’est un peu mou. Et un peu facile aussi. Langelot arrive à entrer en gardant une couverture, à photographier Monsieur T via écran interposé. Puis patatras Lucrezia. Son perso est intéressant car elle ne tombe pas amoureuse de Langelot (à la différence de Diana qui utilise Langelot pour rabaisser Tony). Elle est aussi captive mais fait ça pour son fiancé qui est prisonnier. Coup de bol, Carlo s’est échappé peu avant et Langelot l’a secouru. Le stratagème de Langelot pour s’en sortir et se mettre Lucrezia en poche est plutôt malin. Je reste sceptique sur la manipulation d’images en 1967 mais admettons.
    Quant à utiliser Tony qui « se révèle » une fois qu’il a été piqué dans son orgueil et a les cheveux (trop) courts, mbof. Je vois bien l’idée mais c’est quand même une mentalité d’un autre temps.
    En attendant l’arrivée de la cavalerie, Langelot compte ses munitions (bon point). A la fin, tout va bien, un succès partiel, argh c’est trop peu. Mais Langelot a pensé à tout et il trouve le passage secret et il capture le méchant arracheur de langues (du temps où Monsieur T était « gentil »)

    C’est plutôt enlevé et bien pensé. J’ai préféré la première partie mais la suite tient la route. Mots désuets : niquedouille (dans la bouche d’un Anglais). Également « couru mille mètres » qui me semble un peu étrange (1 km ?). Et vous ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #159084
    DNDM
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    Lu, vu ce que tu en raconte, mais comme toujours il ne m’en reste que des bribes.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #159122
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    Je n’avais pas lu la « trilogie de Monsieur T », avant.

    J’ai bien aimé aussi la première partie à Londres.

    Dans le livre, il y a une illustration de Tony, c’est cheveux ne sont pas si longs que ça, tout au plus une mop top 😄. C’est, comme souvent dans Langelot, très caricatural mais ça dépeint bien cette jeunesse de la bonne société anglaise qui renie le passé (mais, quand il faut courir, qui est quand bien contente d’avoir eu une bonne éducation physique dans les écoles privées)

    Spoiler:
    J’ai pensé que c’était bien trouvé l’idée de l’auteur d’utiliser une statue du musées de Madame Tussaud comme boîte au lettres et de jouer avec pour le quiproquo de « dans la poche de l’amiral » .

    J’ai aussi trouvé que l’utilisation des langues étrangères manque de cohérence mais c’est un détail pour le public cible.  Par contre, je me suis demandé comment on disait « niquedouille » en anglais, noodle ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par Lestival.

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    #159580
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    Je l’avais lu aussi autrefois, et j’avoue que, dans mes souvenirs, je mélangeais pas mal les deux aventures londoniennes de Langelot (Langelot et les saboteurs et celle-ci). Moi aussi, j’ai préféré la partie à Londres : il y a plus d’action et de personnages (certains hauts en couleur, comme Sir Horace Tristam et Bornéo, encore un méchant bien réussi). Le montage qui alterne entre les actions de Langelot et celles des méchants permet de donner un rythme haletant.

    Par contraste, la partie italienne est en effet beaucoup moins mouvementée, mais j’aime bien l’idée du repaire englobé dans la villa, ce qui permet un huis-clos assez bien décrit (mais moins réussi que celui de Langelot et le gratte-ciel). Je suis un peu déçu par le traitement de l’Italie et des Italiens (après Langelot et les espions, où ils n’étaient qu’effleurés) ; les Anglais sont bien mieux traités, et même les Allemands s’en sortent mieux. On sent que Lieutenant X n’est pas très inspiré par le Bel Paese, pourtant si riche.

    Spoiler:
    La partie dans le musée de cire est en effet une trouvaille. A la relecture, ça m’a rappelé une scène de Blade Runner (mais ce film est postérieur au livre).

    En revanche, le coup de bol qui permet aux agents français de tomber sur le prisonnier italien providentiellement évadé juste au moment de leur arrivée, bof bof…

    Mais la fin nous permet de découvrir un nouveau repaire souterrain des méchants, et ça, c’est toujours bienvenu ! Et Monsieur T confirme sa stature de méchant récurrent.

    Au final, un tome un peu bancal avec ses deux parties, mais plutôt bien fichu. On est dans la continuité du tome précédent. Alors certes, on a encore droit au couplet sur les jeunes dégénérés aux cheveux longs à qui il faut un bon coup de pied au cul pour les remettre dans le droit chemin, mais il va falloir s’y faire : ce sont des romans des années 60, pour une collection jeunesse bien sous tous rapports, donc on n’a pas fini avec ce genre de clichés.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
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