Langelot

  • Ce sujet contient 76 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 1 jour et 13 heures.
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  • #159751
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Je suis d’accord avec toi sur les Italiens qui sont inexistants. Et le hasard d’une rencontre pile au bon moment…

    Par contre, je me suis demandé comment on disait « niquedouille » en anglais, noodle ?

    Il le dit en français, non ? Du coup.. (ce serait lié à Nicodème. Interesting)

    Livre suivant, enfin presque. Apparemment l’ordre de lecture a changé dans les années 2000 !!! Bon, tant pis, faut bien continuer

    Langelot et l’Inconnue (1968)

    Langelot – 8 (enfin, plus ou moins)

    Point de départ : Tout commence par une mission de protection qui arrive après son début officiel. Or d’autres personnes sont sur l’affaire.

     

    Ce dont je me souvenais : euh rien

     

    Bilan de lecture

    Encore un livre en deux parties bien distinctes. Une où Langelot agit sous couverture et une où il ne suit pas les ordres mais « pour la bonne cause ». Globalement le livre fonctionne bien (en acceptant certaines couleuvres à avaler). Son point faible traditionnel (comme écrivait Lapin Rouge au dessus) c’est le côté « grandeur de la patrie », « service de la Frônce », avec au passage un tacle sur les étudiants, ici en sciences politiques, qui ne font rien de bien passionnant

    « Grâce au ciel, pensa Langelot, je ne suis pas un de ceux qui doivent passer la moitié de leur vie à apprendre comment vivent les autres plutôt que de vivre eux-mêmes. »

    Dans la même veine (d’uranium, naturellement), on a l’ancienne colonie française (fictive, Côte d’Ébène) qui reste attachée à l’amitié avec la France (qui lui a beaucoup apporté). Si on ajoute les mots « nègre » (oui je sais, on est en 1968) et « l’accent noir », ouch quoi. Allez, je mets aussi qu’une bonne partie de l’intrigue repose sur le fait que « les Européens (donc blancs, naturellement) ne reconnaissent pas les noirs ». Je peux le concevoir si on ne connait pas les personnes mais quand on les a vus une demi douzaine de fois, je tique énormément. Cela dit, à sa décharge, les personnes noires ont des descriptions plutôt flatteuses : le président est digne, sa fille est battante (avec pas mal d’ego dû à son rang). Les méchants en revanche louchent énormément vers le Maghreb ou le Proche Orient. Mais nous reverrons Chibani plus tard à ce qu’il paraît.

    Dans les bons points, l’auteur nous remet des éléments du SNIF : Blandine et Mousteyrac (pas trop à son avantage pour ce dernier). Langelot est « insolent ce qu’il faut » dans son improvisation. Gabriella a l’air d’être une sacrée colosse. On apprend petit à petit à apprécier les trois compagnons d’aventure de Langelot. Et la deuxième partie tient plus de la fuite en avant (qui réussit, ouf) que d’un plan super élaboré. Mais au bout il y a une réception à une heure précise, un peu comme les douze coups de minuit de Cendrillon.

    Dommage qu’on n’ait pas plus de précision sur ce passage car ça parait pas évident

    Éclatante dans la robe de taffetas blanc qu’elle avait enfilée pendant le trajet

    J’apprends que le phare est fictif (bouh) et je me demande si50 miles en 3 heures, c’est pas super balaise comme vitesse tout de même. Je note que la musique de Graziella n’est pas si désuète : Bach, Louis Armstrong, Georges Brassens, même si je me demande si une fille de 20 ans en 1968 écouterait ça. La Sorbonne voit des affrontements entre royalistes et communistes (^^). Cela dit, les incidents avec Langelot ont l’air bien grave mais ça ne choque pas grand monde, personne n’en cause (argh). J’ai bien aimé aussi l’enjeu autour des mines d’uranium et plus loin sur l’unité africaine (plutôt que l’alliance avec la France). Une partie de l’intrigue repose sur l’extra-territorialité des ambassades et pour ce que j’en sais, c’est un mythe. Ah oui, tout le monde fume à la fac^^

    Spoiler:
    L’incrust de Langelot avec les bandits est pas mal faite. Sacré groupe de pieds nickelés. Comme écrit plus haut en partie non spoiler, on se surprend à s’attacher à eux. Mention spéciale à Sosthène qui reprend tout le monde avec le bon vocabulaire de marine^^ Bien entendu, le discours qui les « retourne » est un peu grandiloquent, mais admettons.

    Langelot joue donc ensuite en solo mais avec son gang perso (ses 12 salopards + Graziella). Ca fonctionne plutôt bien car même s’il improvise tout (et ne dort pas beaucoup), on se doute qu’il va s’en sortir. Et pourtant, 10 pages avant la fin, ce n’est pas gagné.

    Le timing du télégramme de Graziella à son père est bien foutu (sauf que c’est un code spécial, mais simple et que personne ne veut le déchiffrer). On se dit que le retard d’envoi va bien servir, sauf que le président ne peut pas envoyer paitre Chibani car il a la fille. J’ai bien aimé aussi l’explication de pourquoi il la laisse parler au téléphone. Et là, point majeur de l’histoire, le président choisit le bien de son pays plutôt que celui de sa fille prisonnière (dignité, grandeur, tout ça). Sauf que bien entendu Langelot et ses potes libèrent Grazielle (qui a pas mal perdu son agentivité vers la fin et fait un peu « princesse qu’on sauve » alors qu’avant, ce n’était pas ça) donc tout s’arrange bien pour la France et son alliée africaine. On pardonne même aux méchants du gang de Langelot et à la doublure de Graziella, tout finit bien, ouf 

    Bref, en faisant abstraction du gros laïus patriotique et un peu paternaliste envers les anciennes colonies, je trouve que ça passe plutôt bien comme tome.
    Je continuerai dans l’ordre du premier post

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    #159758
    Papadoc
    • Pisteur de Géants
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    Je ne l’ai pas relu, mais c’est celui avec, parmi les pieds nickelés, l’ancien légionnaire qui a été viré parce qu’il a cassé la gueule à son supérieur qui faisait du trafic sur l’intendance et nourrissait mal ses hommes?

    J’en ai un très bon souvenir.

    "C'est d'une simplicité absurde, comme la plupart des énigmes quand on en voit la réponse."

    Hodor! [Casting 2019]

    #159762
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Ce n’est révélé qu’à la fin mais oui. Pourtant, ça fait 2000 ans qu’on sait que plus une armée est puissante et plus la nourriture est mauvaise, d’après Astérix. Même si je pense que c’est le contraire, tu ne mégotes pas longtemps avec la bouffe si tu veux qu’on te suive au combat.

    Ah, les fourriers qui détournent des fonds, on se croirait dans CES.

    Dans le genre rigolo, il y a aussi le vrai prénom de Popol.

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    #159864
    Lestival
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Livre suivant, enfin presque. Apparemment l’ordre de lecture a changé dans les années 2000 !!! Bon, tant pis, faut bien continuer

    J’ai continué la trilogie de Monsieur T, alors je viendrai parler de Une offensive signée Langelot un peu plus tard.

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    #159865
    Sandor Debout
    • Frère Juré
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    Aah Langelot. Excellent souvenir de jeunesse. J’en ai lu trois ou quatre, dont plusieurs fois le premier qui m’avait marqué.

    C’était sympa, il y avait de l’action, du mystère, de l’humour. Pas sur que ça ait très bien vieilli par contre…

    #159891
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2991

    « Langelot et l’inconnue », je ne l’avais jamais lu, donc découverte. Dès que j’ai compris que l’histoire impliquait un pays africain, je me suis dit que ça risquait d’être casse-gueule, avec des clichés à la « OSS 117 », mais sans le 2nd degré. D’un autre côté, il faut encore une fois saluer l’audace de l’auteur, qui, dans une collection jeunesse des années 60, n’hésite pas à aborder la question de ce qu’on appellera plus tard la « Françafrique ». Évidemment, il la traite avec son biais pro-français et « traditionaliste » habituel, et en respectant les codes du genre, mais reconnaissons-lui le mérite de ne pas reculer devant l’obstacle.

    Ce que j’en ai pensé à présent.

    Spoiler:
    Plutôt du bien. On retrouve le sens du cliffhanger de l’auteur, qui use du montage alterné pour créer des effets de suspens efficaces, avec un crescendo final bien mené. Les personnages frôlent la caricature (l’ancien légionnaire, encore un fils de famille dévoyé, il y en a décidément presqu’autant que de jolies filles), mais ils gardent suffisamment d’épaisseur pour ne pas y tomber totalement. Mention spéciale au méchant de l’épisode, le colonel Chibani, cruel et raffiné, qu’on reverra dans d’autres tomes.

    On a toujours des petits passages qui font sourire aujourd’hui (« Langelot avait, pour les légionnaires, le respect instinctif de tout militaire »), mais on est habitué. Il y a bien des passages qui font plus grincer des dents (« Quant j’ai été affecté en Côte d’Ébène, j’ai failli m’y marier avec une Négresse. Si je l’avais fait, j’aurais une fille qui serait à peine plus jeune que celle-ci. Et presque aussi noire, naturellement. – Ça te gênerais, d’avoir une fille noire ? – Je n’en sais rien »). Mais on évite le pire, comme l’a relevé Gray.

    Les méchants en revanche louchent énormément vers le Maghreb ou le Proche Orient.

    Ils m’ont fait penser à la Lybie, mais, vérification faite, Kadhafi n’a pris le pouvoir qu’en 1969, donc c’est plus probablement un mélange d’Egypte et de Syrie.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 2 semaines par Lapin rouge.
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    #160557
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Langelot contre 6 (1968)

    Langelot – 9 (enfin, plus ou moins)

    Point de départ : L’exposition universelle Avenir du monde se tient à Genève en Suisse et a subi quelques incidents mineurs (mais des incendies néanmoins). Le responsable de l’Association mondiale des jeunes de bonne volonté a proposé de mettre à la disposition des autorités un groupe de garçons et de filles bien décidés à empêcher les saboteurs, trouble-fête, et autres empêcheurs de danser en rond de recommencer leurs forfaits. Sept pays sont représentés : Italie, Royaume-Uni, États-Unis, RFA, URSS, Espagne. Et bien sûr la France par l’intermédiaire de Langelot (qui doit aussi veiller au précieux laser qui réside dans le pavillon « France » de l’exposition). Et si c’était un(e) des autres représentants qui commettait ses forfaits ?

    Ce dont je me souvenais : euh rien

    Bilan de lecture :

    Si on met de côté les choses un peu désuètes ou le ton un peu paternalisto-cocardier de la série (rien de neuf, donc), je me suis beaucoup amusé dans ce livre. J’aime beaucoup, aussi au cinéma, le côté très ludique de whodunnit, et là ça remplit parfaitement son rôle.
    Le livre est encore une fois en deux parties quand un événement important change la donne. On nous présente donc les protagonistes, chacun(e) largement dans son cliché national (c’est clair que l’auteur en rajoute beaucoup et en est conscient). L’Allemande est massive et fan de Wagner, l’Espagnol a un bouquin de tauromachie etc Et bien entendu l’Espagne (forte en chirurgie oculaire ?) sait que l’Italie jalouse ses propositions touristiques, tout comme l’Espagne déteste l’Angleterre pour Gibraltar. L’Américain (Butch Rogers, sérieusement ?) se méfie du Russe (etc etc). En plus, il y a un Chinois dont le pays a refusé l’entrée dans le comité

    Le chef de l’association est un quinquagénaire enthousiaste en short vert foncé, chemisette vert clair et barbiche. Ce qui fait un peu ridicule (voire un peu Tryphon Tournesol, lui même inspiré du suisse Auguste Piccard). L’ambiance de fête foraine au goût futuriste est pas mal rendue même si maintenant cela fait très rétro (le pavillon allemand en forme de casque à pointe… franchement…). Pour Langelot, il est évident que les « jeunes de l’association » sont aussi des agents secrets de leur pays, même s’ils s’en défendent (on évoque James Bond d’ailleurs). Mais alors que se passe-t-il à Genève, pourquoi des incidents mineurs sur des pavillons isolés (apparemment) et qui parmi les 6 autres est coupable ?

    En plus technique, il y a un gros gros focus sur le laser comme technologie de pointe qui fait un peu vieillot. A noter aussi cette phrase de Langelot : « le véhicule à coussins d’air est le moyen de transport de l’avenir » qui fait assez sourire 50 ans après (coucou le projet d’aérotrain) . Je me demande s’il existe vraiment une « police suisse » (fédérale) pour ce genre de situation. Je note l’usage du « je me réjouis » qui est très utilisé localement. On voit assez peu Genève, on traine surtout autour de son lac. On évoque aussi l’hôtel Les Bergues et le Salève (cette montagne est aux portes de Genève mais est située en France, du coup… faut traverser une frontière et cela peut amener des complications). Dites moi, quand un protagoniste dit « Le désir conduit la balle » c’est pas ce que dit l’instructeur charismatique du premier tome ??

    Mots désuets du tome : Buvard, conditionneur d’air, chaussures de basket

    Spoiler:
    D’entrée, Langelot s’annonce comme étant un agent secret (mais du 2e bureau, pas du SNIF) ce qui est très malin de sa part (il le souligne très souvent) car ça lui permet d’être bon en filature ou au tir et d’avoir de « bonnes » raisons de fouiller chez ses « collègues ». Bien entendu, Langelot va voir en privé chacun(e) des collègues qui deviennent pote avec lui, voire vantent la supériorité des services secrets français (huhu). Mention spéciale à l’Italienne qui, dans le double fond d’une valise a une mitraillette Beretta.

    Très vite, tout le monde soupçonne tout le monde et le jeu du chat et de la souris m’a beaucoup plu.  Je me suis demandé quel pays allait être le « méchant » (dans un livre de jeunesse, cela peut être un peu compliqué de désigner un vrai pays) : un parmi les 6 ou la Chine ?

    Et finalement, rien de tout ça (ouf). C’est une personne quasi sortie du chapeau (pas tout à fait, on en parle au tout début, ce qui était louche en soi). Finalement la jeunesse internationale triomphe dans la concorde et l’entraide, c’est beau. Le livre se finit sur le président de l’asso porté en triomphe (il n’est pas naïf mais il prouve que la confiance paye) et c’est ma foi assez joli. On apprend que les clichés de rivalité de chaque pays, c’était fait exprès pour exacerber les tensions, c’est malin. Un cercle n’a pas de bout (tiens, comme dans Fondation). Je me suis fait entourlouper mais ça en valait la peine

    Bref, j’ai beaucoup aimé ce « Genève, nid d’espions » très ludique (même si quand même, y a un mort…). Et vous ?
    Je continuerai dans l’ordre du premier post
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par R.Graymarch.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #160664
    DNDM
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2272

    Ha j’ai de très bons flashs de celui-là (la scène que tu mets en première phrase sous spoiler notamment), mais comme d’hab je ne me rappelais plus du tout du scénario global!

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #160671
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2991

    Je ne crois pas l’avoir lu autrefois. Découverte plaisante. Lt X nous assène un concentré de clichés sur différents pays, mais on est habitués, et c’est plus pour lui un raccourci commode pour camper rapidement des personnages secondaires que l’expression de convictions profondes. L’intrigue a un côté Agatha Christie : un groupe de personnages ne se connaissant pas et devant enquêter pour résoudre une énigme tout en étant suspects aux yeux les uns des autres. La résolution n’est pas à la hauteur de l’illustre autrice, mais ce n’est pas l’ambition du livre.

    Pour ce qui est du décor, je ne connais par Genève, mais l’ambiance mi expo universelle mi-fête foraine est bien rendue. Langelot est un peu irritant tellement il se considère comme plus malin que les autres (et il n’est pas détrompé par les évènements, ou presque pas).

    La première partie est assez bon enfant, mais la seconde l’est moins : les évènements se précipitent, les dangers sont plus pressants, et on craint pour la vie de certains protagonistes. J’ai trouvé le traitement du jeune Chinois intéressant (même si, là aussi, les clichés sont bien présents), surtout quand on compare la perception de la Chine dans les années 60 et aujourd’hui.

    Spoiler:
    La révélation finale est un peu sortie du chapeau, comme l’a écrit Gray. Et l’union de tous les agents secrets sous la houlette du petit Français est flatteuse pour l’ego du jeune lecteur français, mais peu vraisemblable. Mais j’ai apprécié le traitement du responsable de l’Association mondiale des jeunes de bonne volonté. Vu, dans certains volumes précédents, comment l’auteur voit une certaine jeunesse comme quasiment dégénérée, je craignais un bonhomme naïf et ridicule, mais il se révèle d’une autre étoffe. Il est vrai que cette Association mondiale est plus proche du scoutisme que d’une internationale baba-cool).

    Au bilan, on reste dans un bon roman jeunesse, bien fichu.

    Dites moi, quand un protagoniste dit « Le désir conduit la balle » c’est pas ce que dit l’instructeur charismatique du premier tome ??

    Oui, il le dit même deux fois. C’est dommage de remettre cette phrase dans la bouche d’un personnage archi secondaire, ça lui fait perdre un peu de sa force initiale. Réminiscence involontaire ?

    Mots désuets du tome : Buvard

    Désuet le mot « buvard » ? La chose l’est assurément (on n’écrit plus guère au stylo à encre), mais le mot ?

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    #160705
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Oui, j’ai tout rassemblé en une expression : objets et mots

    Pour ce qui est du décor, je ne connais par Genève, mais l’ambiance mi expo universelle mi-fête foraine est bien rendue.

    Pour connaître, c’est quand même très léger. On dirait qu’il n’y a que le lac (et un peu le Salève). Jusqu’en 2019, il y avait en été les fêtes de Genève avec fête foraine (au bord du lac) et ça fait un peu penser à cette ambiance. Mais à part ça, ça reste ténu (aucune vanne sur l’accent, nonante, la fondue, le chocolat, l’argent, pffff)

    Mais sinon on est assez à l’unisson, un tome pas mal écrit du tout, très ludique. Et ça m’a même permis de « pardonner » la résolution un peu facile.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #164998
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    J’ai tenté de continuer un peu

    Une offensive signée Langelot (1968)

    Langelot – 10 (enfin, plus ou moins)

    Point de départ : Monsieur T. est de retour !! Il menace le monde à la télé et sera en position de force dans trois jours !

    Ce dont je me souvenais : euh rien

    Bilan de lecture :

    J’ai beaucoup aimé ce volume. Et pourtant en relisant l’article de blog du mec qui a fait un mémoire sur Langelot, c’est un des plus faibles des débuts de la saga. Troisième épisode avec Monsieur T et pour une fois, on se balade peu. J’ai trouvé ça très enlevé, au plus près de la famille Roche-Verger. Le professeur garde ses travers parfois un peu lourds mais d’un autre côté, on voit comment il utilise ça et cela enrichit le personnage. Quant à Choupette, 17 ans, elle a un rôle plus actif au début et fait preuve de beaucoup d’initiative (pour sa composition de maths, on repassera)

    On a donc un compte à rebours avec une recherche du méchant et une tentative de le prendre à son propre jeu. Mais ce n’est pas si simple. Les services français travaillent plus ou moins ensemble (coucou le commissaire Didier) et on se demande à la fois ce que Monsieur T peut faire, s’il a les moyens de ses ambitions et aussi comment rassurer la population (sous entendu : lui mentir). Ces problématiques ne sont pas si désuètes.

    Dans les choses qui ont sans doute pas mal changé… Il y a 100 000 postes de télévision en France (hum). Il n’y a pas de publicités sur les ondes nationales de l’ORTF (hors cause publique?), le ukulele est un mot anglais (euh), on emploie « annonceuse » pour « speakerine », il y a Thierry la fronde à la télévision et un ministre de l’information au gouvernement, la Maison ronde est déjà construite, la R16 fait des « prouesses » (par rapport à une 2 CV^^), la semaine est « anglaise » si on ne travaille pas le samedi et une balle dans le pare-brise ne rend pas ce dernier « feuilleté ». Le calendrier avec des histoires drôles m’a aussi rappelé de vieux souvenirs. J’ai peur que ça existe encore…

     

    Spoiler:
    Pas mal de choses à dire. Le professeur est quand même assez fort à utiliser une charade à deux niveaux (un peu tirée par les cheveux pour les deux niveaux quand même), puis il repousse un assaillant qui veut l’enlever juste en causant. Enfin il se fait enlever puis avale un transmetteur. Et au final, c’est lui qui trouve la solution pour éliminer le problème (un camarade de promotion, rappelons-le). J’ai donc trouvé qu’il était bien plus malin que juste le savant dans la Lune. Bien sûr il a quand même deux pannes d’essence en moyenne par semaine.

    Choupette est super volontaire, mène l’enquête, se fait embaucher comme secrétaire (mais il lui faudrait des bas et du rouge à lèvres). Elle est beaucoup plus mise en retrait ensuite et c’est un peu dommage (elle chouine quand son père est enlevé et est hébergée chez Mme Montferrand, très vieille France… puis on la voit juste en arrière-plan). Notons que pour la deuxième fois, elle essuie des tirs et c’est un peu traumatisant (ce le serait à moins)

    Langelot est l’élément-clef. C’est lui qui trouve la solution. Il bousille du matériel (une R16 toute neuve !!), utilise son statut pour dépasser les vitesses autorisées, met Choupette en danger. L’auteur nous dit que les services oublient leurs différends quand ils servent la France mais ce n’est pas si évident. Montferrand laisse ses services à part pour ne pas se/les faire repérer et on voit bien la différence entre Intérieur et Défense. Le traître au sein du gouvernement ? On n’en parle quasiment pas

    La manipulation de l’opinion est assez bien faite avec la création de l’agence de pub en une nuit (si j’ai bien suivi) puis la tentative de rattraper le coup en faisant passer ça pour de la promotion (ah, les nouveautés de la régie Renault) ou en engageant des acteurs assez ressemblants (Monsieur T n’est plus cul de jatte mais juste unijambiste, c’est plus pratique)

    Il y a quand même un innocent qui meurt (le premier acteur) et un méchant grièvement blessé. Mais ouf, Langelot ne tue personne et est tactiquement malin (il économise ses munitions et rechigne à tuer des gens… et à se faire repérer par ses tirs). Les lieutenants de T sont aussi bien campés, avec leur personnalité. J’ai toujours du mal à imaginer une organisation autant cloisonnée qui repose sur la terreur. Pas étonnant qu’il retourne sa veste quand le vent tourne. Le vrai méchant, est moins consistent. Un délire high tech (le mec vit en autarcie dans un satellite autour de la Terre depuis des mois ? Comment il boit, mange, se lave etc ?). C’est un peu en dessous mais au moins on élimine rapidement le problème une fois que Langelot a trouvé la localisation, assez maline (si on accepte qu’on puisse repérer si facilement les satellites et que ces derniers ne soient que américains ou soviétiques ce qui est aller un peu vite en besogne) et que Roche-Verger tue le méchant. La fin est un peu bazardée mais vu qu’elle est plus faible, c’est mieux

    Bref, j’ai trouvé que c’était très bien rythmé avec une bonne progression et un souci pour bien camper les personnages. La fin est un peu expédiée mais vu que c’est bancal, c’est un bon choix
    Je continuerai dans l’ordre du premier post (si c’est encore différent)
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 3 jours par R.Graymarch.

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    #165215
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2991

    Je me rappelais de pas mal de détails (dont le sort des différents sosies de M. T.) mais pas de la trame générale. Et je dois dire qu’à l’inverse de Gray, j’ai été plutôt déçu. L’enjeu du tome est posé dès le début : le grand méchant (M. T.) menace la France et le monde de destructions en série pour prendre le pouvoir mondial absolu, rien que ça. Et qu’est-ce qu’on a ensuite ? Une course-poursuite dans la banlieue parisienne pour être le premier à y trouver des unijambistes obèses… C’est un peu dérisoire. Il y a bien quelques moments savoureux (comme la métamorphose de Langelot en jeune directeur de pub, ou la tentative d’enlèvement du professeur, qui se termine dans la cour de la mairie de Sceaux, qui aurait donc abrité un commissariat à l’époque [ce n’est plus le cas, si ça l’a jamais été, je crois que c’est plutôt la gendarmerie qui logeait là]), mais j’ai trouvé que ça manquait un peu de souffle.

    Bien sûr, on retrouve les points forts de l’écriture du Lieutenant X : les seconds rôles campés en quelques traits (Riri et Axe), les personnages récurrents (le commissaire Didier, le lieutenant Charles en soi-disant sociétaire de la Comédie Française, et on retrouve aussi Mme Montferrand déjà vue en tata flingueuse dans le tout premier épisode), l’humour (le dialogue téléphonique entre Roche-Verger et Bloch à la fin). L’opération de police dans l’hôtel est assez haletante et bien rythmée, mais c’est un peu trop court et un peu tard pour rendre du punch à l’ouvrage.

    Quant à la fin, il y a du bon, mais c’est en effet un peu bâclé (plus de détails sous spoiler).

    Bref, un tome en-dessous de la moyenne pour moi.

    Spoiler:
    Le truc que j’ai préféré dans tout le livre, c’est le dévoilement du passé de M. T. : c’est fait assez mystérieusement, avec Roche-Verger qui se souvient, mais sans rien dire au lecteur, et qui communique assez subtilement (ah, le coup de la charade, effectivement assez capillotracté, mais quand même bien joué) avec ses alliés, la visite aux anciens laboratoires des deux amis de l’époque, la reconstitution que fait Langelot une fois qu’il a tout compris, j’adore ça. Ca relève le niveau à la fin (avec l’investissement de l’hôtel), même si cette dernière est un peu trop expédiée. Et, pour la vraisemblance, obtenir en deux coups de fil un décompte précis à l’unité près des satellites américains et russes, et dégommer le satellite surnuméraire, le tout en une demie-heure, faut être dans un roman jeunesse pour que ça passe !
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    #165241
    R.Graymarch
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    Oh ben je suis triste que t’aies pas plus apprécié que ça. Même si la fin (l’emplacement de Monsieur T) est quand même complètement n’importe quoi. Je te rejoins que le grand méchant jamesbondien qui menace le monde entier (mais via la France… on se croirait dans un film américain où les aliens n’envahissent que les USA) c’est un poil too much. On va dire que c’est cohérent dans le genre. Mais bon, Choupette, quoi, elle assure (au début car ensuite on la voit moins). Les guéguerres entre services, Langelot qui relève l’honneur de la France (huhu) et son ingéniosité. C’est pas réaliste pour deux sous (chercher des obèses unijambistes… pff il aurait pu penser à des hologrammes). Je te rejoins sur le sous-texte et la profondeur assez inattendue de Roche-Verger. C’est ça qui donne le « petit truc en plus » du livre pour moi.

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    #165287
    Lapin rouge
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    On est d’accord sur les points forts du tome, c’est juste que, pour moi, ils arrivent un peu trop tard pour relever le début. Mais je t’accorde que Choupette est en effet très mise en valeur, c’est même une des rares fois où on découvre Langelot par un autre point de vue.

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    #165346
    R.Graymarch
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    Langelot et les Crocodiles (1968)

    Langelot – 11

    Point de départ : Coup d’État en Côte d’Ébène ! Ce pays ami de la France a une installation atomique, donc il faut l’aider (sans arrière-pensées, bien entendu). Langelot prend la place d’un ressortissant pour évaluer la situation.

    Ce dont je me souvenais : euh rien

    Bilan de lecture :

    On commence par la mise en garde habituelle : la géopolitique est assez datée et l’auteur est très patriotique et paternaliste. Ca se voit. Une fois mis ça sur la table, j’ai pas l’impression que beaucoup de romans de jeunesse parlaient de géopolitique (coucou la Françafrique) et d’intrigues impliquant plusieurs États. Là, on a clairement un coup d’État aidé par un pays tiers, des intérêts différents, un enjeu régional et mondial. Et bien entendu, l’intervention d’une puissance étrangère pour aider les gentils démocrates. L’auteur dit qu’envoyer les paras pour résoudre le problème, ce serait mal vu au niveau international. Il passe sous silence les nombreuses bases françaises en Afrique. Voilà pour la mise en garde et le contexte géopolitique

    Je trouve que la fin est assez molle, mais j’ai adoré les deux premiers tiers. Langelot part en solo sans équipement, avec peu de contacts dans le pays. Sur place, la situation est assez horrible et le passage de la douane est compliqué. On sent que l’enjeu est immense et qu’il n’est là que parce qu’il peut prendre l’identité de Noël Vachette. Il ne connait rien au pays, il y a des morts, ses tuyaux sont crevés, le tout dans un cadre très exotique (les crocodiles !!), pour moi, ça a vraiment fonctionné.

    Il faut dire que les personnages sont aussi très bien campés (plus d’infos en spoiler) : il y a beaucoup de protagonistes avec des profils très différents et pas monolithiques. Je crois aussi qu’avoir fait revenir pas mal de gens connus aide énormément si on a lu les tomes précédents. La fin est plus convenue : après un grand moment de désarroi, on reprend l’initiative et enfin, tout se termine bien avec l’alliance du grand frère français offrant un regard protecteur au petit frère africain qui a beaucoup de courage et qui croit dans le chemin démocratique et indépendant ouvert par la France (oui, j’exagère. Un peu)

    Cela dit, c’est un gros effort collectif : Langelot a plein d’idées brillantes et montre même son charisme en prenant la parole devant 2000 personnes, mais il n’est pas tout seul dans son action et je trouve ça plutôt positif, ça montre la complémentarité et évite le côté super héros. Cela dit, heureusement qu’il y a Sophie quand même !

     

    Spoiler:
    Pas mal de choses à dire. Comme j’écrivais plus haut, l’intrigue est cousue de câble blanc : le gentil président Andronymos a été renversé par un méchant opposant, il faut le sauver, et éviter que le centre atomique soit pris par le méchant. Et ça, sans se faire traiter d’impérialiste agissant à l’intérieur d’un État souverain, bien entendu 😀

    Mon coup de coeur, c’est Sophie. Direct, elle comprend ce qui se passe et sauve Langelot. Son père a peur et ne fait rien, tandis que son dragon de mère est fort peu commode mais montre aussi son indépendance et ne se laisse pas impressionnée. Sosthène fait un retour remarqué. Chibani aussi, toujours aussi raffiné et malsain (on voit que ça torture pas mal) Intelligemment l’auteur montre que les insurgés ne sont pas d’accord sur tout et qu’il y a une lutte de pouvoir. On passera sur les « méchants basanés » qui manipulent les « méchants noirs » tandis que la gentille population fait ce qu’elle peut (j’exagère. Un peu). Au moins, ça montre l’ingérence étrangère dans les affaires de l’Afrique noire. Et on se dit que Chibani (qui parle une langue gutturale mais est assez élégant pour préférer le français^^) est sans doute libyen et veut déstabiliser la région au profit de son pays. Damba Damba est juste un tyran sans grande envergure (hélas, il n’est pas si caricatural). Rigobert Naboswendé a l’archétype du prince charmant. Honnêtement, c’est un personnage positif : grand, fort, brave, fidèle… et je trouve ça bien que ce soit transposé à un héros noir. Mais il est un peu monolithique et franchement pas très mémorable. A son opposé, on a van Boberinghe un informateur belge qui est bien plus ambigu et inquiétant : il manie le chaud et le froid en voulant aider, tant que c’est dans son intérêt. Moralement très condamnable (notamment par l’auteur qui préfère les vrais ennemis, dans l’honneur tout ça tout ça), mais très bien campé. Étonnant d’en avoir fait un Belge cela dit.

    Comme je l’écrivais, tout ne se passe pas bien pour Langelot. Le passage à la douane est éprouvant (et l’intrigue avec le joueur de tennis et sa carte postale est très attrayante), il est sauvé par Sophie. Ensuite, ses informations ne mènent à rien (heureusement qu’il est prudent), puis c’est la quête à l’émetteur, la transmission avec les forces françaises qui naviguent pas loin, et la formation de Sophie. Puis, la capture idiote, le soustrait in extremis à la torture pour être jeté en prison alors qu’il est « crocodilisable » (quel terme, chapeau). Enfin, c’est la sortie avec une bombe dans le ventre (ou pas), la venue du Professeur Vachette, l’évasion à nouveau in extremis puis (en solo car pas de communication) la prise du Complexe Uranium et la libération du président puis la neutralisation des méchants. Rien que ça. Sophie est plus en retrait dans la 2e partie mais elle a un rôle majeur et c’est même celle qui prend le plus de risques. Bravo à l’auteur d’avoir fini le roman sur elle, même si elle fait un peu « demoiselle en détresse ». A noter la dernière phrase de la citation ci-dessous….

    « Merci, petit frère, cria Sophie en se jetant au cou de Langelot.

    — Mademoiselle, dit Sosthène, je réclame ma part : j’ai fait le coup de feu aussi. »

    Il l’eut, sa part, et peut-être même un peu plus.

    Notes en vrac :

    L’intrigue commence au lycée Janson de Sailly, bien propret. Noël Vachette fait vraiment mou, on est loin de la jeunesse exaltée qui aide son pays etc etc En fait, il est comme son père. Notons que ce dernier est pleutre mais qu’il a beaucoup à perdre, et qu’il tente aussi d’aider Langelot quand ce dernier a avalé une bombe. Mais il est clairement sous la coupe de sa femme qui veille au grain.

    Dès l’avion, Langelot se demande qui va revenir en vie. Et qui est un espion. Bref, ça pue. Langelot n’a pas pu apporter d’armes à feu mais le canif dans l’avion, ça passe (alors que de nos jours…).

    Je trouve ça un peu étrange qu’en attendant à la douane, Langelot a trente minutes pour se débarrasser de la carte postale mais il n’en fait rien et il « oublie ». J’ai pas compris que le douanier lui demande de mettre ses chaussettes comme preuve de plus de son identité… Outre que c’est pas bien dur à ajouter dans une valise, les chaussettes vont souvent à plusieurs tailles. Alors OK entre 15 et 18 ans (Noël et Langelot), on a grandi mais la preuve reste mince

    Le sens de la formule ^^

    « Ça y est, je suis cuit ! » se dit le jeune sous-lieutenant, et il se redressa de toute sa taille, pour se prouver à lui-même qu’on pouvait le vaincre, non le dompter.

    Sophie est la grande soeur de Noël, je pensais qu’elle était majeure. Mais non elle a 16 ans (d’où la vanne « petit frère » avec Langelot) ce qui est déjà compliqué comme écart frère-soeur mais en plus elle conduit ??? On va dire qu’en Afrique, c’est différent
    Moment un peu gênant sur Les Noirs qui d’habitude « rient et chantent toujours », Tam-tams et sagaies. Cela dit, je reconnais à l’auteur le fait d’avoir évoqué la complexité des ethnies des pays africains et les différends que ça peut engendrer. (il y a même un signe distinctif sur une joue qu’on peut masquer… avec du cirage)
    Paye ton oreille d’or quand Sosthène se fait repérer à son « accent pointu qui trahissait immédiatement son origine : Paris, rive droite, le polygone situé entre l’avenue d’Iéna et celle du Maréchal-Foch. »
    Chibani a une belle voiture (qui passe très opportunément à la station-service où les héros sont), et aussi « Un millier de livres sur la guerre révolutionnaire, espionnage, technique du coup d’État ». Je vanne un peu sur le scénario qui met la voiture au bon endroit mais je trouve qu’utiliser une station service comme localisation d’un agent du renseignement (notre ami belge) est une bonne idée.
    J’ai trouvé un peu facile l’usage de l’excès de vitesse pour séparer Sophie et Langelot. Après des actions brillantes, c’est vraiment une faute bas de gamme. Au moins ça humanise un peu les personnages qui ne font pas que des choses parfaites. Mais là…
    Le crocodile de huit mètres, c’est quand même beaucoup 😀
    Des pros de l’armement pour me dire si la « grenade défensive, volée dans le poste de garde de la prison, déjà dégoupillée, mais qu’une enveloppe de plastique empêchait d’éclater ou d’être endommagée par l’eau », c’est possible ? Ca parait un peu trop beau. En revanche, c’est malin car ça donne l’explosion attendue par la bombe
    J’ai un peu tiqué sur le passage de Alice qui est malade (excuse donnée par Sophie pour la remplacer) à « a probablement eu envie d’aller au cinéma ». J’ai tiqué aussi sur la section d’anthropométrie mais apparemment c’est moins les mesures humaines que les empreintes digitales ou autres
    J’ai pas tout suivi pour l’intervention au centre Uranium. On parle de la villa des Vachette. Elle est dans le centre ? Il y a 2000 personnes qui y travaillent le soir (les Vachette dînent), et on peut les réunir en 15 minutes ? Jolie perf..
    Pour le sauvetage final, j’ai l’impression que le bateau (sans moteur j’imagine pour ne pas être repéré) remonte puis descend (ou le contraire) le fleuve, ce qui parait compliqué à un moment
    Mots ou expressions surannés : Qui pis est, conditionneur (pour climatisation), milkbar, quarteronne (ouch), centraliste (standardiste)
    J’ai donc adoré le début jusqu’aux deux tiers avant de trouver ça un peu plus « standard ». Il reste des persos bien campés et une géopolitique bien établie. C’est déjà pas mal.

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    #165347
    DNDM
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    Ha, lu, et j’avais quelques bons souvenirs de tout cela (notamment la scène d’intro de Sophie, perso bien badass pour son âge et son background, et tout ce qui tourne autour de la bombe qui fait un bide).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #165348
    R.Graymarch
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    Inspecteur Gadget lui a tout piqué 😀

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