Langelot

  • Ce sujet contient 96 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 1 semaine et 3 jours.
7 sujets de 91 à 97 (sur un total de 97)
  • Auteur
    Messages
  • #169935
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8657

    J’aurais peut-être dû raconter plus de détails sur l’intrigue car là c’est vraiment un point mineur que j’ai failli ne pas mettre

    La couverture fait très film d’action quand même (on devine même une fusée ?)

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #170798
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3275

    Ce dont je me souvenais : pas vraiment l’intrigue principale, plutôt des détails ; le fait que Jean soit un prénom féminin aux US (j’avais un ami prénommé Jean-Marie, qui avait dû dissiper pas mal d’équivoques quand il y était allé), la distinction casuel-formel, « pilouképo », l’exécrable anglais de Langelot, qui demande si « le fusible a tenu », alors qu’il voulait dire « la fusée a décollé », et ça doit être à peu près tout. J’avais complètement oublié que l’histoire se déroulait en partie à New-York, dans mon souvenir tout se passait en Floride.

    Ce que j’en ai pensé : pas mal, sans plus. L’intrigue principale n’est pas d’une grande complexité, et les personnages manquent un peu d’étoffe, notamment les méchants. Et il y a des passages qui sont un peu désagréables à lire aujourd’hui. Le blakface de Jean, passe encore (il n’est pas fait dans un esprit de dérision, c’est un déguisement pour tromper l’ennemi, mais croire qu’il suffit de se passer la figure et les bras au cirage noir pour avoir l’air d’une Noire, hum…), mais le passage « Autant en emporte le vent » chez la vieille tante, c’est caricatural : les Noirs sont de grands enfants bien gentils, mais feignants et pas bien malins, et la vieille tante qui estime que Langelot « aurait été digne de combattre dans les troupes sudistes », aïe !

    On retrouve de manière générale la propension de l’auteur à diffuser moult clichés sur les pays visités par son héros. Après l’Angleterre et l’Allemagne (moins le Québec), c’est au tour des USA, où tout est plus grand, plus luxueux, plus chromé qu’en France. Un cliché moins fréquent : « J’ai souvent entendu dire que les maris américains obéissaient à leur femme au doigt et à l’œil ». C’est sans doute une « traduction » des mouvements féministes (mais qui existaient aussi en France). Et la France et les Français aussi ont leur dose de clichés (« vous venez du plus beau pays que je connaisse, celui où les vins sont les meilleurs, la cuisine la plus fine, et les femmes les plus jolies » ; on est partagé entre le sourire et le soupir).

    Spoiler:
    Pour en revenir à l’intrigue, elle est très linéaire, et le seul rebondissement majeur (la confusion entre les deux climatiseurs) n’est pas très crédible (à vrai dire, je crois qu’elle était bien passée quand j’avais lu ce tome ado, mais, à la relecture, j’ai trouvé gros que ni Langelot, ni Bob ne pense à vérifier l’absence d’éraflure sur le modèle de la capsule, alors que c’est la première chose que Bob avait vérifié sur l’autre modèle). Il y a un autre truc pas très crédible, c’est l’irruption de John Turner dans la chambre de Langelot.

    La fin est bien menée, assez haletante (l’évasion de l’île aux Squales, puis la course-poursuite avec les flics, et le coup du pont levant), avec une fin en apothéose de l’amitié franco-américaine (« La France va toujours bien quand l’Amérique est de ses amis »). Notons le côté très complotiste de la description du Sphinx (syndicat de financiers internationaux, qui possèdent presque tout l’argent du monde, et presque tout le pouvoir, et dont les chefs d’État ne sont que les marionnettes, qui a des agents partout, depuis une hôtesse de l’air de la Panam jusqu’à des personnes suffisamment haut placées pour avancer d’un mois le tir de la fusée).

    Côté personnages, le duo Jean-Bob est sympa (surtout l’agacement de Langelot avant de rencontrer Bob), mais n’évolue guère (sauf dans le regard de Langelot, qui finit par apprécier Bob). La vieille tante est une caricature, et les méchants sont peu présents et manquent un peu d’envergure (mais Séraphin a une vraie présence en peu de lignes). L’irruption du commodore Burma à la fin relève un peu le niveau (« J’ai de l’estime pour vous, lieutenant. Je n’ai que du mépris pour Greg ici présent. Mais c’est si fatigant d’estimer les gens ! Je préfère ceux que je méprise. Et ceux que j’estime, je m’efforce de les supprimer »). Mais sa présence n’est pas vraiment utile (il ne sert qu’à convoyer Langelot sur l’île aux Squales).

    Donc en conclusion une impression mitigée : une peinture toujours assez caricaturale, mais haute en couleur, du pays de destination, des personnages sympas, mais pas inoubliables, et une intrigue rondement menée.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #170835
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8657

    Je serais un peu moins dur que toi mais pas vraiment en désaccord.

    La tante, gentille, mais qui prône les vraies valeurs du Sud, ça pique un peu. J’avais oublié la partie sur les clichés nationaux, notamment la France et ouch. On pourrait se dire que l’auteur se moque du personnage qui tient ces propos mais je ne crois pas vraiment.

    L’intrigue est un prétexte bien mince (même si dans des missions spatiales, chaque petit détail compte, comme ici un ventilateur) mais je trouve que les personnages, gentils comme méchants ont du caractère. Mon souci c’est que les proportions sont vraiment énormes : fusée spatiale, ile aux squales… c’est un peu too much quand même même si c’est très probablement le but visé : faire un simili James Bond.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #170849
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3275

    C’est marrant, moi j’ai plutôt apprécié la démesure des enjeux, et le côté James Bond, avec moins de baston (Sean Connery aurait défoncé John Turner, mais Langelot pense d’abord à sa mission, même s’il a du mal à avaler l’humiliation) et plus de ruse.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #173908
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8657

    Dans un hypermarché, il y avait une boîte à livres (oui, je sais…). J’ai vu une tranche Bibliothèque verte, j’ai jeté un coup d’oeil et hop

    état pas top quand même ^^

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #173915
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3275

    Un Langelot perdu entre des bouquins en italien et en allemand ! On ne serait pas en Suisse, par hasard ?

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #173916
    R.Graymarch
    • Vervoyant
    • Posts : 8657

    C’est possible / es ist möglich / è possibile 😀

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

7 sujets de 91 à 97 (sur un total de 97)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.