ASOS 67 – Tyrion IX

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    Sandrenal
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    ASOS 67 – Tyrion IX
    Au fil des pages – liste des sujets

    ASOS 66, Arya XII ASOS 68, Jaime VIII

    Le chapitre commence de fort mauvaise manière pour Tyrion.

    Enfin, Tyrion…, dit ser Kevan Lannister d’un ton las, si tu es véritablement innocent de la mort de Joffrey, tu ne devrais pas avoir de difficulté à le prouver durant le procès…

    Pas de présomption d’innocence pour Tyrion, et presque même une présomption de culpabilité. L’auteur nous donne d’emblée le ton du procès et ce ton ne variera pas.

    Le choix des juges a été fait :

    Le roi est mort, mais ton père est toujours la Main. Etant donné que c’est son propre fils qui se trouve en posture d’accusé et que la victime était son propre petit-fils, il a prié lord Tyrell et le prince Oberyn de siéger à ses côtés comme assesseurs.

    On ne peut qu’admirer ici le sens politique de Tywin. Il s’achète à peu de frais une réputation d’impartialité, flatte Tyrell et Martell, les fait travailler ensemble… et surtout s’assure de garder la main sur l’issue du procès.

    Tyrion pense immédiatement au duel judiciaire qui l’a sauvé dans le Val. Mais Cersei y a pensé aussi.

    ta sœur entend désigner pour son champion ser Gregor Clegane, en cas de duel de ce genre. La garce, elle contre mes gestes avant même que je n’aie bougé.

    Le choix de Gregor que Tyrion pense être sa perte, finira par lui donner un espoir de salvation.

    Tyrion se voit offrir une certaine latitude : les manteaux d’or sont mis à sa disposition et son écuyer est autorisé à aller et venir librement. Le problème est qu’il ne sait pas comment les utiliser. Il mise de toute façon tout sur le duel judiciaire mais Bronn ne semble pas pressé de se montrer. Et lorsqu’il se montre enfin, c’est pour révéler que Cersei est arrivée avant Tyrion.

    Un seul coup d’œil à sa physionomie, et Tyrion ressentit un malaise au creux de l’estomac. « Tu en as mis, du temps…

    — C’est le gosse qui m’a supplié, sans quoi je serais pas venu du tout. Je suis attendu pour souper au château de Castelfoyer.

    — Castelfoyer ? » Tyrion ne fit qu’un saut de son lit à terre. « Et qu’y a-t-il pour toi, je te prie, à Castelfoyer ?

    — Une fiancée. » Bronn eut le sourire d’un loup dévorant des yeux un agneau perdu. « Je dois épouser Lollys dans deux jours.

    […]

    Tout ça puant les pattes de Cersei. « Ma chienne de sœur t’a vendu un cheval boiteux. Ta promise est simple d’esprit.

    Tyrion comprend immédiatement qu’il aura bien du mal à surenchérir cette fois.

    Bronn haussa les épaules. « Vous m’avez dit une fois que si jamais quelqu’un me demandait de vendre votre peau, vous doubleriez les prix. »

    Oui. « C’est deux épouses que tu exiges, ou bien deux châteaux ?

    « Le malheur veut que je me trouve moi-même à court tout à la fois de nobles damoiselles et de châteaux pour l’instant, confessa Tyrion. Mais je suis en mesure de t’offrir comme auparavant de l’or et de la gratitude.

    Il joue alors la seule carte qu’il ait à sa disposition : Sansa et ses droits sur Winterfell. Mais Bronn préfère le gain important, certain et sans risque promis par Cersei à un gain potentiellement plus important qui l’exposerait à un risque élevé de décès.

    — Madame ma femme est l’héritière de Winterfell. S’il advient que je me tire de ce mauvais pas la tête encore sur les épaules, il se peut qu’un jour je gouverne le Nord en son nom. Rien ne s’opposerait dès lors à ce que je t’y taille une belle tranche.

    — Si, peut-être, des fois que, rétorqua Bronn. 

    Tyrion cherche alors en désespoir de cause à piquer Bronn, qui nous donne la recette pour battre la Montagne.

    Se pourrait que j’arrive à l’avoir. En lui dansant tout autour jusqu’à temps qu’il soit tellement crevé de frapper comme un forcené qu’il ne puisse même plus brandir son épée. En lui faisant perdre l’équilibre n’importe comment. Quand ça s’aplatit sur son dos, un type, ça ne change rien, qu’il soit géant. N’empêche que le risque est gros. Un seul faux pas, et je suis mort.

    Il ne reste plus à Tyrion qu’à affronter son procès.

    I. Après le mariage du siècle, le procès du siècle ?

    Le procès démarre sous des auspices religieux.

    Pour commencer, le Grand Septon y alla d’une patenôtre, priant le Père d’En-Haut de les guider vers la justice. La chose achevée, le père d’en-bas se pencha par-dessus la table et lâcha : « Tyrion, est-ce vous qui avez assassiné Sa Majesté Joffrey ? »

    Intéressant ce qualificatif de père d’en-bas pour Tywin. Mace Tyrell tend une perche à Tyrion que celui-ci refuse de saisir.

    — Est-ce Sansa Stark qui l’a fait, alors ? » demanda lord Tyrell.

    Je l’aurais fait, si j’avais été elle. Mais Sansa, où qu’elle se trouvât, quelque part qu’elle eût éventuellement prise au meurtre, Sansa demeurait sa femme. Eût-il pour ce faire dû se jucher sur le dos d’un fol, il ne lui en avait pas moins enveloppé les épaules dans le manteau de sa protection. « Les dieux ont tué Joffrey. Il s’est étouffé avec sa tourte de pigeon. »

    Tywin expose la procédure qui sera suivie, procédure bien peu contradictoire.

    « Il y a des témoins contre vous, déclara lord Tywin. Nous les entendrons en premier. Puis il vous sera loisible de produire vos propres témoins. Vous ne devrez intervenir et prendre la parole qu’avec notre autorisation. »

    Puis commence l’interminable défilé des témoins à charge. Le 1er jour est dédié aux gardes royaux qui fournissent le mobile de Tyrion en racontant (exagérant et parfois inventant) les divers accrochages de Tyrion avec Joffrey. Le coup de colère de Tyrion au moment des émeutes de la faim lui coûte particulièrement cher.

    Après le mobile, c’est l’opportunité pour le 2ème jour. Les mestres affirment que Joffrey a été empoisonné, par l’étrangleur. Pycelle affirme que Tyrion lui a volé des poisons (pas faux mais pas le bon poison). Les personnes présentes au banquet attestent que Tyrion est celui qui a eu le plus d’occasions pour empoisonner la boisson royale.

    Le 3ème jour est le jour de Varys qui relie les événements les uns aux autres, procède comme à son habitude par insinuations et enfonce les clous du cercueil de Tyrion.

    Ma vie, qu’il fiche à l’eau, songea Tyrion pendant que l’eunuque lui imputait d’un ton lugubre de sombres manœuvres pour soustraire Joffrey à la protection du Limier et faisait état des propos tenus à Bronn sur les avantages d’avoir Tommen pour roi. Des demi-vérités valent infiniment plus que des mensonges purs et simples. Et, contrairement à ses prédécesseurs, Varys produisait des pièces à conviction ; des parchemins minutieusement surchargés de notes, de détails, de dates, de conversations intégrales. Une si formidable documentation que la présenter occupa toute la journée, le tout accablant, naturellement. Varys confirma la visite à minuit de Tyrion dans les appartements du Grand Mestre Pycelle et le vol de ses philtres et poisons, confirma la menace faite à Cersei le soir du fameux souper, confirma chaque putain d’histoire, à l’exception de l’empoisonnement lui-même. Lorsque le prince Oberyn lui demanda par quel miracle il en savait si long, sans avoir assisté en personne à telle ou telle des scènes dont il parlait, Varys se contenta de glousser avant de répondre : « Mes petits oiseaux me l’ont pépié. Savoir est leur affaire comme la mienne. »

    Ça se récuse comment, un petit oiseau ? songea Tyrion. J’aurais dû me payer la tête de l’eunuque dès le jour de mon arrivée à Port-Réal. Maudit soit-il. Et maudit sois-je, moi, pour m’être fié en lui si peu que ce fût.

    Question subsidiaire probablement sans importance : Varys sait-il que Tyrion est innocent ? Si oui, sait-il qui sont les coupables ? J’aurais tendance à répondre oui à la première question mais non à la seconde.

    Le 4ème jour n’apportera aucun élément supplémentaire sur le procès en lui-même et me ferai déborder du chapitre. Aussi aimerais-je revenir sur ce procès avec une question peut-être un peu provocatrice : Tyrion subit-il vraiment un procès inique ?

    De premier abord et en première lecture, il n’y a aucun doute. Mais notre perception est faussée par le fait que nous vivons le procès et la mort de Joffrey par les yeux de Tyrion.

    Le procès de Tyrion ne remplit aucun des critères contemporains d’un procès normal ; il ne respecte ni la présomption d’innocence, ni les droits de la défense, ni le principe du contradictoire. Mais la religiosité, les serments et les témoignages sont des caractéristiques classiques d’un procès médiéval. Le procès de Tyrion est-il vraiment plus injuste que son premier procès dans le Val ou que l’incarcération, la confession et la marche de Cersei dans ADWD ? Le traitement dont Tyrion bénéficie est plutôt un traitement de faveur. Il ne croupit pas en cellule et il dispose de moyens d’actions (les manteaux d’or et Podrick). Il est peu probable qu’un non-Lannister dans la même situation aurait bénéficié des mêmes privilèges.

    En outre, pour ne rien arranger, Tyrion se défend mal. La rapidité du procès indique que Tywin veut un coupable très vite. La seule chance (infime) de Tyrion est donc de fournir un autre coupable. Or, cet autre coupable est tout trouvé.

    A supposer que Joffrey ne se fut pas tout bonnement étouffé avec un morceau de tourte, hypothèse que même Tyrion trouvait dure à avaler, Sansa devait l’avoir empoisonné. Joff lui a quasiment fourré sa coupe sur les genoux, et il ne l’avait que trop abreuvée de griefs. Quelques doutes qu’il eût pu nourrir à cet égard, ceux-ci s’étaient évanouis avec la disparition de sa femme. 

    Et pourtant…, où diable Sansa se serait-elle procuré du poison ? Il ne pouvait croire que la jeune fille eût agi seule, en l’occurrence. Est-ce que je tiens réellement à la retrouver ? Et les juges, eux, croiraient-ils que son enfant d’épouse avait empoisonné un roi à son insu à lui, son seigneur et maître ? A leur place, moi, je n’en ferais rien. Cersei, elle, ne manquerait pas d’affirmer qu’ils avaient conjointement perpétré le crime…

    Pourtant, Tyrion refuse d’emprunter cette voie alors qu’il y est invité.

    Mais Sansa, où qu’elle se trouvât, quelque part qu’elle eût éventuellement prise au meurtre, Sansa demeurait sa femme. Eût-il pour ce faire dû se jucher sur le dos d’un fol, il ne lui en avait pas moins enveloppé les épaules dans le manteau de sa protection. 

    Bien que cette réaction soit tout à son honneur, elle prive Tyrion de sa seule défense possible.

    Il aggrave encore son cas par ses rares interventions.

    Lord Tyrell s’empourpra. « Vous accuseriez les cuisines ?

    — Elles ou les pigeons. Laissez-moi juste en dehors du coup. » Aux rires nerveux qui lui parvinrent, il comprit qu’il venait de commettre une bourde. Retiens ta langue, espèce de petit crétin, ou elle creusera ta tombe.

    C’en était plus que Tyrion ne pouvait encaisser. « Menteur ! » Mais il n’eut pas fait plus de deux pas vers lui que les manteaux d’or le tiraient déjà en arrière.

    Lord Tywin fronça les sourcils. « Devrons-nous vous faire enchaîner les chevilles et les poignets, comme à un vulgaire malandrin ? »

    Tyrion se mit à grincer des dents. Deuxième bourde, crétin, crétin, crétin de nabot. Garde ton calme, ou ton compte est bon.

    Ce qui nous ramène à ce que Tywin lui avait dit dans Tyrion VI :

     Tu n’es pas sans avoir quelque astuce, Tyrion, mais la vérité toute plate est que tu parles trop. Cette langue si bien pendue que tu as finira par causer ta perte.

    Tyrion souffre d’un autre handicap qui lui est imputable. Il a été main du roi pendant tout ACOK (à peu près 5 mois selon le wiki) et été membre du conseil restreint jusqu’aux Noces de Joffrey (environ 3 ou 4 mois de plus selon le wiki). Il sort de cette période complètement isolé : pas de réseau, pas d’obligé, pas d’allié, pas d’ami. Son intérim comme Main du roi a été en réalité le règne de Varys. Il s’est en revanche fait des ennemis dangereux qu’il n’a pas mis hors d’état de nuire. Il a humilié Littlefinger et Pycelle sans les neutraliser et l’un comme l’autre le lui font payer. Grossière erreur selon Machiavel :

    quand il s’agit d’offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu’on ne puisse redouter sa vengeance.

    Pour toutes ces raisons, Tyrion se retrouve particulièrement démuni lorsqu’il lui faut trouver des témoins.

    Enfin, il faut revenir sur la perception qu’ont les autres personnages de la situation. Tyrion est le coupable évident. Sa mésentente avec Joffrey était de notoriété publique, il y a eu l’incident de la joute de nains et c’est lui qui sert d’échanson à Joffrey. Le piège était bien monté, et les témoignages n’arrangent rien. C’est donc tout à fait logiquement que tout le monde croit à la culpabilité de Tyrion, y compris Tywin et Kevan (pourtant décrit par Tyrion comme un homme équitable). Ce qui m’amène à la conversation entre Tyrion et Kevan.

    — Peut-être l’heure a-t-elle sonné de faire vos aveux. »

    Tout épaisses qu’étaient les murailles du Donjon Rouge, Tyrion percevait néanmoins nettement le martèlement obstiné de la pluie. « Redites-moi ça, Oncle ? Je serais prêt à jurer que vous m’avez pressé de faire des aveux…

    Tywin a une proposition pour Tyrion.

    — Si vous vous décidiez à reconnaître votre culpabilité devant le trône et à vous repentir de votre crime, votre père retiendrait l’épée. Vous vous verriez autoriser à prendre le noir. »

    Tyrion est écœuré à juste titre.

    — Vous l’en remercierez gentiment de ma part, Oncle, répondit Tyrion, mais en stipulant que je ne me sens pas présentement d’humeur à me confesser.

    — Si j’étais que de vous, je changerais d’humeur. Votre sœur veut votre tête, et lord Tyrell au moins penche à la lui accorder.

    — Ainsi, l’un de mes juges m’a déjà condamné sans avoir seulement entendu un mot de ma défense ? » Il ne s’attendait à rien de mieux. 

    Pourtant, la proposition de Tywin est bel et bien généreuse si l’on garde à l’esprit qu’il doit penser Tyrion coupable. Kevan précise qu’une fois encore, Tyrion bénéficie d’un traitement de faveur.

    Tyrion…, si vous êtes coupable de cette monstruosité, le Mur est un sort plus indulgent que vous ne méritez. Et si vous êtes sans reproche…, on a beau se battre dans le Nord, je le sais, vous y serez néanmoins plus en sûreté qu’à Port-Réal, quelle que soit l’issue de votre procès. La populace est persuadée de votre culpabilité. Seriez-vous assez extravagant pour vous aventurer dans la rue qu’elle vous écartèlerait, vous mettrait en pièces.

    — Pensez-vous qu’il vous permettrait de prendre le noir si vous n’étiez son propre sang et celui de Joanna ?

    Kevan se lance ensuite dans une diatribe qui fait réfléchir Tyrion.

    Tywin vous paraît un homme dur, je ne l’ignore pas, mais il n’est pas plus dur qu’il n’a eu à l’être. Notre père à nous était amène, aimable, mais d’une telle pusillanimité qu’entre deux libations ses propres bannerets se moquaient de lui. Certains allèrent même jusqu’à juger bon de le défier ouvertement. D’autres seigneurs empruntaient notre or et jamais ne se souciaient de le rembourser. A la cour, ils brocardaient les lions édentés. Il n’était jusqu’à sa maîtresse qui ne le volât. Une gueuse à peine au-dessus des putains, et qui se servait à pleines mains dans les bijoux de ma mère ! A Tywin incomba la tâche de rendre à la maison Lannister le rang qui lui revenait. Exactement comme il lui incomba de régir ce royaume, alors qu’il n’avait pas plus de vingt ans. Terrible fardeau qu’il porta vingt années durant, sans y gagner rien d’autre que la jalousie d’un roi fou. Au lieu de l’honneur qui devait en rejaillir sur lui, ce sont des affronts sans nombre qu’il lui fallut essuyer, et cependant il prodigua aux Sept Couronnes la paix, l’opulence et la justice. C’est un homme juste. Il serait avisé à vous de lui faire confiance. »

    La stupeur fit clignoter Tyrion. Il avait toujours vu en ser Kevan quelqu’un de solide, de terne et de pragmatique ; jamais il ne l’avait entendu s’exprimer avec tant de ferveur. « Vous l’aimez.

    — Il est mon frère.

    — Je… je vais réfléchir à ce que vous venez de dire.


    Kevan nous confirme que les 2 modèles négatifs de Tywin sont Aerys et Tytos. Tyrion connaît forcément les histoires de jeunesse de Tywin et pourtant il ne comprend pas que ses difficultés dans son rapport avec son père proviennent de ce qu’il lui rappelle Tytos.

    Tyrion hésite à accepter l’offre de Tywin, retenu par son innocence lorsqu’une autre solution se présente à lui. A ce propos, on peut se demander ce qu’il aurait fait si Oberyn n’était pas venu. Aurait-il fini par accepter l’offre de Tywin ou sa colère suite à la déposition de Shae aurait-elle pris le dessus ?

    II. Le nain et la vipère.

    C’est donc Oberyn qui endosse le rôle de deus ex machina. Son entrée est fracassante.

    Tyrion se leva pour gratifier le prince Oberyn d’une révérence ironique. « Il est donc permis aux juges de visiter les accusés ?

    — Il est permis aux princes d’aller où bon leur semble. C’est en tout cas ce que j’ai servi à vos gardes. » La Vipère Rouge s’adjugea un siège.

    « Mon père en sera ulcéré.

    — La félicité de Tywin Lannister n’a jamais figuré en tête de ma liste personnelle de préoccupations. 

    Voilà qui donne le ton. Oberyn révèle que Cersei lui a proposé le mariage contre la condamnation de Tyrion. Ce qui me permet de placer que Cersei en fait trop. Le verdict du procès est déjà joué. Tyrion n’a pas de témoin et rien de ce qu’il pourra dire ne pourra inverser la situation. Même si Oberyn décide d’être contrariant pour le principe, il sera en minorité. Dès lors, quel intérêt pour Cersei de faire cette proposition à Oberyn ? D’autant qu’il s’agit d’une erreur d’appréciation monumentale, Oberyn étant assez peu enclin à intégrer la famille Lannister, ce qu’il explique avec une anecdote historique.

    En guise de réponse, le prince Oberyn fit tournoyer son vin puis dit : « Quand le Jeune Dragon conquit Dorne, voilà une éternité, il laissa le sire de Haut jardin pour nous gouverner, après la soumission de Lancehélion. Ce Tyrell s’en fut avec sa séquelle de fort en fort, traquant les rebelles et assurant par là que nos genoux restent bien ployés. Il arrivait en force, prenait un château et s’y installait comme chez lui, y séjournait toute une lune, puis chevauchait jusqu’au château suivant. Il était dans ses habitudes d’expulser les châtelains de leurs appartements et de s’arroger leur couche. Une nuit, il se retrouva sous un lourd ciel de lit de velours. Un cordon pendait auprès des oreillers, pour le cas où lui prendrait la fantaisie de faire venir une fille. Il avait un gros faible pour les Dorniennes, ce lord Tyrell-là, et qui le lui reprocherait ? Bref, il tira sur le cordon, et, du coup, le ciel de lit s’ouvrit, lui déversant sur la gueule une centaine de scorpions rouges. Sa mort alluma un incendie qui, de proche en proche, embrasa tout Dorne et, en quinze jours, réduisit à néant toutes les victoires du Jeune Dragon. Les agenouillés se levèrent, et nous recouvrâmes notre liberté.

    — Je connais l’histoire, fit Tyrion. Et ça nous mène où ?

    — Juste à ceci que, s’il m’arrivait jamais de trouver un cordon au chevet de mon propre lit et de tirer dessus, je préférerais recevoir sur la gueule les scorpions susdits plutôt que la reine en toute la splendeur de sa nudité. »

    Un indice supplémentaire de l’érudition d’Oberyn, après les années passées à la Citadelle et la discussion historique sur Viserys II.

    Oberyn se pense coupable idéal pour le meurtre de Joffrey. Ce qui amène à se demander s’il n’était pas le coupable de substitution pour les conspirateurs.

    Oberyn enchaîne sur la question de la succession. Tyrion n’y avait pas pensé, le lecteur non plus.

    Et, Joffrey au tombeau, qui la loi dornienne lui donne-t-elle pour successeur immédiat sur le Trône de Fer, sinon Myrcella qui, d’aventure, se trouve être promise à mon propre neveu à moi, grâce à vous ?

    — La loi de Dorne ne s’applique pas. » Englué comme il l’était dans ses problèmes personnels, Tyrion n’avait jusque-là pas pris une seule seconde pour envisager la question de la succession. « Mon père va couronner Tommen, comptez-y bien.

    — Il lui est en effet loisible de couronner Tommen ici, à Port-Réal. Ce qui ne revient pas à dire qu’il ne soit pas loisible à mon frère de couronner Myrcella, à Lancehélion. Votre père fera-t-il la guerre à votre nièce au nom de votre neveu ? Et votre sœur ? » Il haussa les épaules. « Peut-être devrais-je épouser la reine Cersei, tout compte fait, sous réserve qu’elle soutienne sa fille contre son fils. Elle y consentirait, d’après vous ? »

    Jamais, fut tenté de répondre Tyrion, mais le mot s’étrangla dans sa gorge. Cersei n’avait jamais digéré d’être exclue du pouvoir en raison de son sexe. Si la loi de Dorne s’appliquait à l’ouest, elle serait l’héritière de Castral Roc, conformément à sa propre conception de ses droits.Elle et Jaime étaient bien jumeaux, mais le jour, c’est elle qui l’avait vu la première, et il n’en fallait pas davantage. En se faisant le champion de Myrcella, elle serait le champion de sa propre cause. « J’ignore sur qui se porterait son choix, de Tommen ou de Myrcella, convint-il. Cela ne change rien. Mon père ne lui laissera jamais ce choix-là.

    — Votre père, objecta le prince Oberyn, peut ne pas vivre éternellement. »

    Il venait d’y avoir dans ses intonations quelque chose qui fit se dresser les cheveux sur la nuque de Tyrion. Elia lui revint subitement à l’esprit, ainsi que les propos du prince, alors qu’ils chevauchaient tous deux au milieu des cendres. Il veut la tête qui donnait les ordres, et pas seulement la main qui maniait l’épée. « Il est peu judicieux de proférer de telles félonies dans l’enceinte du Donjon Rouge, prince. Les oisillons sont tout ouïe.

    — Libre à eux. Est-ce félonie que de dire qu’un homme est mortel ? Valar morghulis, ainsi exprimait-on cela dans l’antique Valyria. Tous les hommes doivent tôt ou tard mourir. Et le Fléau survint, qui prouva la véracité du dicton. »

    Que de perspectives intéressantes ouvre Oberyn. En donnant Myrcella à Dorne, Tyrion a offert aux Martell beaucoup plus qu’une simple otage, il leur a offert une arme redoutable en ce qu’elle pourrait permettre de diviser la maison Lannister. L’utilité de Myrcella pour Dorne reste cependant limitée tant que Tywin vit. Oberyn est le premier à formuler explicitement que Tywin tient l’alliance Lannister/Tyrell/Martell à lui seul. Il s’approche aussi près que possible d’admettre ses intentions meurtrières.

    Oberyn amène ensuite Tyrion sur le terrain qui l’intéresse vraiment. Comme lors de leurs précédentes conversations, Oberyn domine largement Tyrion et dirige la discussion à sa guise.

    Les gens sont rarement ce qu’ils paraissent. Vous avez l’air si excessivement coupable que je suis convaincu de votre innocence. Cependant, vous allez probablement être condamné. La justice est une denrée peu courante, de ce côté-ci des montagnes. Il a été impossible de s’en procurer tant pour Elia que pour Aegon ou pour Rhaenys. Pourquoi s’en trouverait-il la moindre once pour vous ? Peut-être un ours a-t-il dévoré le véritable assassin de Joffrey. La chose semble se produire assez fréquemment à Port-Réal. Oh, attendez, non, l’ours, c’était à Harrenhal, maintenant que je me rappelle.

    Tyrion sent qu’Oberyn est la personne la plus proche d’un allié qu’il lui reste et se sent obligé de lui faire une concession en lâchant le nom de Gregor. Certes, Oberyn savait déjà mais la confirmation venant du fils de Tywin Lannister a un tout autre poids.

    — Est-ce là le jeu auquel nous jouons ? » Tyrion frotta son moignon de nez. Il n’avait rien à perdre, à dire à Oberyn la vérité. « Il y avait bien un ours à Harrenhal, et il a bien tué ser Amory Lorch.

    — Comme c’est navrant. Pour lui, dit la Vipère Rouge. Et pour vous. Tous les gens sans nez mentent-ils si mal ? Je vous livre ma perplexité.

    — Je ne mens pas. Ser Amory tira la princesse Rhaenys de sous le lit de son père et la frappa mortellement. Des hommes d’armes se trouvaient avec lui, mais je ne connais pas leurs noms. » Il se pencha vers son vis-à-vis. « C’est ser Gregor Clegane qui écrasa le crâne du prince Aegon contre un mur et qui, les mains encore souillées de cervelle et de sang, viola votre sœur, Elia.

    Il se refuse cependant à aller au bout de la démarche et couvre Tywin.

    — Qu’est-ce là, maintenant ? La vérité, dans la bouche d’un Lannister ? » Oberyn sourit froidement. « Les ordres émanaient de votre père, oui ?

    — Non. » Il avait lâché le mensonge sans hésitation, et il ne s’accorda pas le loisir de se demander pourquoi.

    Oberyn n’est pas dupe mais le travail de sape qu’il mène depuis Tyrion V pour aliéner Tyrion du reste de sa famille a déjà bien progressé. Il offre alors une porte de sortie à Tyrion en proposant de lui servir de champion. La boucle est bouclée. Tyrion qui avait commencé le chapitre en misant tout sur le duel judiciaire se voit offrir un dernier espoir par la voie du duel judiciaire.

    La scène est vécue par Tyrion mais elle ne manque pas d’intérêt du point de vue d’Oberyn. Oberyn outrepasse clairement et largement les instructions de Doran.

     Il a outrepassé toutes les missions que je lui avais assignées. « Prends la mesure de ce bout de roi et de son Conseil, et dresse un état de leurs forces et de leurs faiblesses, lui dis-je, sur la terrasse. Trouve-nous des amis, s’il est possible d’en trouver. Fais tout ton possible pour te procurer des renseignements sur la fin d’Elia, mais veille à ne pas provoquer lord Tywin à tort et à travers », tels furent les propos que je lui tins exactement.

    Votre père et moi travaillions de façon plus étroite que vous ne le savez… 

    L’opportunité que la situation offre à Oberyn est assez incroyable. Il peut se venger de Gregor après 17 ans d’attente, diviser les Lannister, causer un incident diplomatique si il parvient à faire avouer Gregor et poser les bases d’une alliance avec le Nord via Sansa. Difficile de résister, surtout vu le tempérament d’Oberyn. L’innocence de Tyrion est sans doute le cadet de ses soucis, il est même peu probable qu’il y croit réellement.

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    #185649
    R.Graymarch
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    Un chapitre excellent et en fait plein d’ellipses. Le procès dure des jours mais on n’est pas vraiment dans un « film de procès » où on assiste à tous les réquisitoires et plaidoiries. J’avais oublié ce « détail »

    Kevan fait l’intermédiaire avec son neveu. J’ai toujours bien aimé Kevan, certes c’est le bras droit de Tywin mais il parait plus humain (ce n’est pas bien dur) tout en restant très fiable

    Cela dit, l’entame n’est pas très fair play. Prouver qu’on est innocent… la belle affaire. Dans ce chapitre, Kevan, par la manière douce tente de faire plier Tyrion en lui faisant prendre le « bon » choix. Preuve sans doute qu’il le croit coupable. Il le décourage de demander un duel judiciaire car Cersei fera appel à Gregor

    The bitch checks my moves before I make them. A pity she didn’t choose a Kettleblack. Bronn would make short work of any of the three brothers, but the Mountain That Rides was a kettle of a different color. “I shall need to sleep on this.” I need to speak with Bronn, and soon. He didn’t want to think about what this was like to cost him. Bronn had a lofty notion of what his skin was worth. “Does Cersei have witnesses against me?”

    “More every day.”

    “Then I must have witnesses of my own.”

    “Tell me who you would have, and Ser Addam will send the Watch to bring them to the trial.”

    Ensuite, Tyrion abuse un peu (il y croyait ?) pour demander à être libéré pour chercher des témoins. Il arrive à négocier pour Podrick.

    “Uncle?”

    Ser Kevan paused. “Yes?”

    “I did not do this.”

    “I wish I could believe that, Tyrion.”

    Tyrion se rend bien compte que personne ne va vraiment l’aider…. Bronn, c’est un peu un dernier recours… Quant à son épouse….

    Assuming Joffrey had not simply choked to death on a bit of food, which even Tyrion found hard to swallow, Sansa must have poisoned him. Joff practically put his cup down in her lap, and he’d given her ample reason. Any doubts Tyrion might have had vanished when his wife did. One flesh, one heart, one soul. His mouth twisted. She wasted no time proving how much those vows meant to her, did she? Well, what did you expect, dwarf?

    And yet . . . where would Sansa have gotten poison? He could not believe the girl had acted alone in this. Do I really want to find her? Would the judges believe that Tyrion’s child bride had poisoned a king without her husband’s knowledge? I wouldn’t. Cersei would insist that they had done the deed together

    Le lendemain, ce nom étonne son oncle

    “I will think of others in time.”

    “Best think of them now. The judges mean to begin the trial three days hence.”

    “That’s too soon. You have me shut up here under guard, how am I to find witnesses to my innocence?”

    “Your sister’s had no difficulty finding witnesses to your guilt.” Ser Kevan rolled up the parchment. “Ser Addam has men hunting for your wife. Varys has offered a hundred stags for word of her whereabouts, and a hundred dragons for the girl herself. If the girl can be found she will be found, and I shall bring her to you. I see no harm in husband and wife sharing the same cell and giving comfort to one another.”

    Pod revient avec Bronn. La scène est excellente : Bronn ne ment pas et il ne fait pas de cadeau à Tyrion. Je ne cite pas tout le passage car ce serait trop long mais c’est vraiment éblouissant. On apprend que Bronn va se marier (youpi). Et qu’il n’a rien à gagner à suivre Tyrion.

    “I find myself woefully short of both castles and highborn maidens at the moment,” Tyrion admitted. “But I can offer you gold and gratitude, as before.”

    “I have gold. What can I buy with gratitude?”

    “You might be surprised. A Lannister pays his debts.”

    “Your sister is a Lannister too.”

    “My lady wife is heir to Winterfell. Should I emerge from this with my head still on my shoulders, I may one day rule the north in her name. I could carve you out a big piece of it.”

    “If and when and might be,” said Bronn. “And it’s bloody cold up there. Lollys is soft, warm, and close. I could be poking her two nights hence.”

    “Not a prospect I would relish.”

    “Is that so?” Bronn grinned. “Admit it, Imp. Given a choice between fucking Lollys and fighting the Mountain, you’d have your breeches down and cock up before a man could blink.”

    He knows me too bloody well.

    Il prend congé

    “Does he frighten you so much?” asked Tyrion, hoping to provoke him.

    “If he didn’t frighten me, I’d be a bloody fool.” Bronn gave a shrug. “Might be I could take him. Dance around him until he was so tired of hacking at me that he couldn’t lift his sword. Get him off his feet somehow. When they’re flat on their backs it don’t matter how tall they are. Even so, it’s chancy. One misstep and I’m dead. Why should I risk it? I like you well enough, ugly little whoreson that you are . . . but if I fight your battle, I lose either way. Either the Mountain spills my guts, or I kill him and lose Stokeworth. I sell my sword, I don’t give it away. I’m not your bloody brother.”

    “No,” said Tyrion sadly. “You’re not.” He waved a hand. “Begone, then. Run to Stokeworth and Lady Lollys. May you find more joy in your marriage bed than I ever found in mine.”

    Bronn hesitated at the door. “What will you do, Imp?”

    “Kill Gregor myself. Won’t that make for a jolly song?”

    “I hope I hear them sing it.” Bronn grinned one last time, and walked out of the door, the castle, and his life.

    Tyrion pense aux clans et cela permet à l’auteur de nous dire/rappeler que ces clans sont partis et bien équipés (cf chapitre d’Arya)

    He could send Podrick Payne questing after Shagga, he supposed, but there were so many hiding places in the deep of the kingswood that outlaws often evaded capture for decades. And Pod sometimes has difficulty finding the kitchens when I sent him down for cheese. Timett son of Timett would likely be back in the Mountains of the Moon by now.

    Le lendemain, Addam Marpheux vient chercher Tyrion pour le procès.

    Cela se présente mal : Tyrion n’a personne pour l’aider et il parle un peu trop

    The High Septon began with a prayer, asking the Father Above to guide them to justice. When he was done the father below leaned forward to say, “Tyrion, did you kill King Joffrey?”

    He would not waste a heartbeat. “No.”

    “Well, that’s a relief,” said Oberyn Martell dryly.

    “Did Sansa Stark do it, then?” Lord Tyrell demanded.

    I would have, if I’d been her. Yet wherever Sansa was and whatever her part in this might have been, she remained his wife. He had wrapped the cloak of his protection about her shoulders, though he’d had to stand on a fool’s back to do it. “The gods killed Joffrey. He choked on his pigeon pie.”

    Lord Tyrell reddened. “You would blame the bakers?”

    “Them, or the pigeons. Just leave me out of it.” Tyrion heard nervous laughter, and knew he’d made a mistake. Guard your tongue, you little fool, before it digs your grave.

    “There are witnesses against you,” Lord Tywin said. “We shall hear them first. Then you may present your own witnesses. You are to speak only with our leave.”

    There was naught that Tyrion could do but nod.

    Balon Swann témoigne au début en sa faveur mais pas longtemps. Puis Meryn, Boros, les Potaunoir (et il ne voit pas Jaime dans la salle)

    That was more than Tyrion could stomach. “Liar!” He took two steps forward before the gold cloaks dragged him back.

    Lord Tywin frowned. “Must we have you chained hand and foot like a common brigand?”

    Tyrion gnashed his teeth. A second mistake, fool, fool, fool of a dwarf. Keep your calm or you’re doomed. “No. I beg your pardons, my lords. His lies angered me.”

    “His truths, you mean,” said Cersei. “Father, I beg you to put him in fetters, for your own protection. You see how he is.”

    “I see he’s a dwarf,” said Prince Oberyn. “The day I fear a dwarf’s wrath is the day I drown myself in a cask of red.”

    “We need no fetters.” Lord Tywin glanced at the windows, and rose. “The hour grows late. We shall resume on the morrow.”

    Ca pue tellement que Tyrion demande Varys. Le lendemain, ça recommence

    Maesters Ballabar and Frenken opened the second day of trial. They had opened King Joffrey’s noble corpse as well, they swore, and found no morsel of pigeon pie nor any other food lodged in the royal throat. “It was poison that killed him, my lords,” said Ballabar, as Frenken nodded gravely.

    Tyrion tente de se défendre mais ce n’est pas facile. Et il parle trop (en même temps, on ne veut pas qu’il parle du tout…)

    Pycelle,” Tyrion called out, risking his father’s wrath, “could any of these poisons choke off a man’s breath?”

    “No. For that, you must turn to a rarer poison. When I was a boy at the Citadel, my teachers named it simply the strangler.”

    “But this rare poison was not found, was it?”

    “No, my lord.” Pycelle blinked at him. “You used it all to kill the noblest child the gods ever put on this good earth.”

    Tyrion’s anger overwhelmed his sense. “Joffrey was cruel and stupid, but I did not kill him. Have my head off if you like, I had no hand in my nephew’s death.”

    Silence!” Lord Tywin said. “I have told you thrice. The next time, you shall be gagged and chained.”

    Puis tout le monde enfonce Tyrion

    After Pycelle came the procession, endless and wearisome. Lords and ladies and noble knights, highborn and humble alike, they had all been present at the wedding feast, had all seen Joffrey choke, his face turning as black as a Dornish plum. Lord Redwyne, Lord Celtigar, and Ser Flement Brax had heard Tyrion threaten the king; two serving men, a juggler, Lord Gyles, Ser Hobber Redwyne, and Ser Philip Foote had observed him fill the wedding chalice; Lady Merryweather swore that she had seen the dwarf drop something into the king’s wine while Joff and Margaery were cutting the pie; old Estermont, young Peckledon, the singer Galyeon of Cuy, and the squires Morros and Jothos Slynt told how Tyrion had picked up the chalice as Joff was dying and poured out the last of the poisoned wine onto the floor.

    When did I make so many enemies? Lady Merryweather was all but a stranger. Tyrion wondered if she was blind or bought. At least Galyeon of Cuy had not set his account to music, or else there might have been seventy-seven bloody verses to it.

    When his uncle called that night after supper, his manner was cold and distant. He thinks I did it too.

    Et là, il apprend que Varys va témoigner contre lui. Et Kevan revient à la charge

     “I am curious. You were always a fair man, Uncle. What convinced you?”

    “Why steal Pycelle’s poisons, if not to use them?” Ser Kevan said bluntly. “And Lady Merryweather saw—”

    “—nothing! There was nothing to see. But how do I prove that? How do I prove anything, penned up here?”

    “Perhaps the time has come for you to confess.”

    Even through the thick stone walls of the Red Keep, Tyrion could hear the steady wash of rain. “Say that again, Uncle? I could swear you urged me to confess.”

    “If you were to admit your guilt before the throne and repent of your crime, your father would withhold the sword. You would be permitted to take the black.”

    Tyrion laughed in his face. “Those were the same terms Cersei offered Eddard Stark. We all know how that ended.”

    “Your father had no part in that.”

    That much was true, at least. “Castle Black teems with murderers, thieves and rapists,” Tyrion said, “but I don’t recall meeting many regicides while I was there. You expect me to believe that if I admit to being a kinslayer and kingslayer, my father will simply nod, forgive me, and pack me off to the Wall with some warm woolen smallclothes.” He hooted rudely.

    “Naught was said of forgiveness,” Ser Kevan said sternly. “A confession would put this matter to rest. It is for that reason your father sends me with this offer.”

    “Thank him kindly for me, Uncle,” said Tyrion, “but tell him I am not presently in a confessing mood.”

    “Were I you, I’d change my mood. Your sister wants your head, and Lord Tyrell at least is inclined to give it to her.”

    “So one of my judges has already condemned me, without hearing a word in my defense?” It was no more than he expected. “Will I still be allowed to speak and present witnesses?”

    “You have no witnesses,” his uncle reminded him. “Tyrion, if you are guilty of this enormity, the Wall is a kinder fate than you deserve. And if you are blameless . . . there is fighting in the north, I know, but even so it will be a safer place for you than King’s Landing, whatever the outcome of this trial. The mob is convinced of your guilt. Were you so foolish as to venture out into the streets, they would tear you limb from limb.”

    “I can see how much that prospect upsets you.”

    “You are my brother’s son.”

    “You might remind him of that.”

    Tyrion n’a pas confiance (on le comprend) et il est innocent en plus. Et je me dis que Kevan pense vraiment rendre service à son neveu en lui proposant un moindre mal. Chacun voudrait un compromis mais ce n’est pas assez pour l’autre. Tragique

    Pourtant Kevan, en parlant de son père, n’est pas loin de convaincre Tyrion

    Tyrion blinked in astonishment. Ser Kevan had always been solid, stolid, pragmatic; he had never heard him speak with such fervor before. “You love him.”

    “He is my brother.”

    “I . . . I will think on what you’ve said.”

    “Think carefully, then. And quickly.”

    Mais il ne veut pas laisser cette trace dans l’histoire

    They will call me kinslayer till the end of my days. For a thousand years or more, if I am remembered at all, it will be as the monstrous dwarf who poisoned his young nephew at his wedding feast. The thought made him so bloody angry that he flung the bowl and spoon across the room and left a smear of porridge on the wall.

    Nouveau jour de procès. Varys contre Tywin pendant toute la journée. Mais ça ne fait que deux paragraphes. Le soir, Cersei promet un témoin final pour le lendemain (suspense^^)

    Et là, dernière grande scène du chapitre : la visite d’Oberyn. Là aussi, on peut quasiment tout citer

    “Are judges permitted to visit the accused?”

    “Princes are permitted to go where they will. Or so I told your guards.” The Red Viper took a seat.

    “My father will be displeased with you.”

    “The happiness of Tywin Lannister has never been high on my list of concerns. ”

    Bam!

    “Did you poison him?”

    “No. Did you?”

    The prince smiled. “Do all dwarfs have tongues like yours? Someone is going to cut it out one of these days.”

    “You are not the first to tell me that. Perhaps I should cut it out myself, it seems to make no end of trouble.”

    Oberyn vient lui apprendre qu’il pourrait épouser Cersei.

    “But the whore I referred to is your sister.”

    “Has she seduced you yet?” Tyrion asked, unsurprised.

    Oberyn laughed aloud. “No, but she will if I meet her price. The queen has even hinted at marriage. Her Grace needs another husband, and who better than a prince of Dorne? Ellaria believes I should accept. Just the thought of Cersei in our bed makes her wet, the randy wench. And we should not even need to pay the dwarf’s penny. All your sister requires from me is one head, somewhat overlarge and missing a nose.”

    Oberyn répond en parlant du Tyrell qui a succombé sous les scorpions.

    “I know the tale,” said Tyrion. “What of it?”

    “Just this. If I should ever find a sash beside my own bed, and pull on it, I would sooner have the scorpions fall upon me than the queen in all her naked beauty.”

    Tyrion grinned. “We have that much in common, then.”

    “To be sure, I have much to thank your sister for. If not for her accusation at the feast, it might well be you judging me instead of me judging you.” The prince’s eyes were dark with amusement. “Who knows more of poison than the Red Viper of Dorne, after all? Who has better reason to want to keep the Tyrells far from the crown? And with Joffrey in his grave, by Dornish law the Iron Throne should pass next to his sister Myrcella, who as it happens is betrothed to mine own nephew, thanks to you.”

    “Dornish law does not apply.”

    Sauf que comme Tyrion le comprend. Si la loi dornienne s’applique à Port-Réal, alors pourquoi pas à Castral Roc et donc elle hériterait des terres Lannister. Tyrion sait que Cersei est ambitieuse et ça pourrait l’intéresser.

    If Dornish law applied in the west, she would be the heir to Casterly Rock in her own right. She and Jaime were twins, but Cersei had come first into the world, and that was all it took. By championing Myrcella’s cause she would be championing her own. “I do not know how my sister would choose, between Tommen and Myrcella,” he admitted. “It makes no matter. My father will never give her that choice.”

    “Your father,” said Prince Oberyn, “may not live forever.”

    Something about the way he said it made the hairs on the back of Tyrion’s neck bristle. Suddenly he was mindful of Elia again, and all that Oberyn had said as they crossed the field of ashes. He wants the head that spoke the words, not just the hand that swung the sword. “It is not wise to speak such treasons in the Red Keep, my prince. The little birds are listening.”

    “Let them. Is it treason to say a man is mortal? Valar morghulis was how they said it in Valyria of old. All men must die. And the Doom came and proved it true.”

    (il est fort, Oberyn quand même)

    Oberyn repart sur le procès pour montrer que Tyrion n’a pas de témoin. Puis il reparle de la mort de sa soeur et du rôle de Tywin

    “It was Ser Gregor Clegane who smashed Prince Aegon’s head against a wall and raped your sister Elia with his blood and brains still on his hands.”

    “What is this, now? Truth, from a Lannister?” Oberyn smiled coldly. “Your father gave the commands, yes?”

    “No.” He spoke the lie without hesitation, and never stopped to ask himself why he should.

    The Dornishman raised one thin black eyebrow. “Such a dutiful son. And such a very feeble lie. It was Lord Tywin who presented my sister’s children to King Robert all wrapped up in crimson Lannister cloaks.”

    “Perhaps you ought to have this discussion with my father. He was there. I was at the Rock, and still so young that I thought the thing between my legs was only good for pissing.”

    “Yes, but you are here now, and in some difficulty, I would say. Your innocence may be as plain as the scar on your face, but it will not save you. No more than your father will.” The Dornish prince smiled. “But I might.”

    “You?” Tyrion studied him. “You are one judge in three. How could you save me?”

    “Not as your judge. As your champion.”

    Ce retournement !! En primolecture, c’était quelque chose. Et même à relire, mettre Tyrion tout au fond avant de trouver un nouvel espoir… Mais Oberyn peut-il tuer Gregor ? Certes il parle bien mais sinon….

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #185657
    Worgen Stone
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1114

    Un excellent chapitre, avec de très bonnes répliques et des commentaires remarquables, avec des aspects politiques que je n’avais pas décelés. Grand merci.

    I look inside myself and see my heart is black
    I see my red door, I must have it painted black

    #185738
    Ysilla
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    Mazette, quel chapitre plaisant à relire, ça fuse à chaque ligne entre désarroi moral et ironie mordante ! On semble bien loin du cheminement labyrinthique de Sandor et Arya dans le Conflans. Cependant la continuité s’établit par le lien implicite des Noces Pourpres et de celles de Joffrey ; on laisse un Clegane pour voir en réapparaître un autre, en champion de la reine.

    Alors merci et bravo @sandrenal pour ta riche analyse.

    Pas de présomption d’innocence pour Tyrion

    On remarque que l’appareil judiciaire des Sept Couronnes est rudimentaire. Il semble n’exister ni juristes, de ni corps de juges nommés, ni avocats. En revanche, dans ASOS 23, Watt, de la Fraternité sans bannière, raconte à Arya que le bailli de lord Piper a pendu son père, rare trace dans le texte d’un officier seigneurial affecté à l’exercice de la justice.

    La procédure n’est pas inquisitoire mais  accusatoire  : ça, on l’a clairement compris avec l’avalanche de témoignages à charge qui tombent sur la tête de Tyrion dès l’ouverture du procès et sur lesquels les juges vont se fonder, sans avoir procédé à une enquête préalable. Or, Tywin et Tyrell sont juges et parties et Tyrion ne peut rien objecter, ni ne peut être assisté par un avocat et est de toute façon empêché de fournir ses propres témoins éventuels.

    Sinon, vraiment, quel chapitre jouissif tant du point de vue narratif avec le retournement de situation final qui parachève le parallèle avec le procès des Eyrié que du point de vue de l’art du dialogue, riches de répliques percutantes.

    Toi et Gray en avez cité ; j’en ai retenu une autre, plus ténue mais tout aussi gouleyante :

    C’est du vin de Dorne que vous buvez là ?
    – De La Treille. »
    Oberyn fit la moue. « De l’eau rouge. Vous avez empoisonné le mioche ?
    – Non. Et vous ? »

    L’apparent coq-à-l’âne d’Oberyn, qui n’en est pas un, est sacrément ciselé. Bel échange entre deux impudents à la langue bien ou trop bien pendue. Ça joue des tours à Tyrion qui l’admet de lui-même :

    Le prince sourit. « Est-ce que tous les nains ont la langue aussi bien pendue que la vôtre ? Quelqu’un va en couper une, un de ces jours.
    – Vous n’êtes pas le premier à m’en aviser. Peut-être devrais-je la couper moi-même, elle a tout l’air de ne me causer que des ennuis sans fin.

    Mais charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même ? Je suis d’avis qu’Oberyn aurait dû se rappeler cette conversation : à trop parler…

    Une impudente fripouille au cœur noir, il l’a toujours été. C’est ce qui me plaisait bien, en lui.

    On dirait presque une épitaphe hors de propos pour Bronn et en échangeant le mot fripouille pour prince, on pourrait l’offrir à Oberyn en épitaphe, cette fois-ci involontairement prémonitoire. Je rectifie :  on peut laisser fripouille pour Oberyn car la VO précise :

    He’s always been an insolent black-hearted rogue.

    A rogue prince, un prince vaurien, on connaît ça dejà non ? 😉

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par Ysilla.

    "L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe...Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire."

    #185741
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 911

    Bravo et merci pour la relecture, ainsi que pour tous les posts précédents, auxquels j’ai peu à ajouter… sauf…

    ….sans avoir procédé à une enquête préalable.

    Tyrion non plus n’essaie pas de s’innocenter en trouvant le vrai coupable… contrairement au lecteur !
    Attention ! Je ne dis pas qu’il a les éléments pour y parvenir, seulement qu’il n’y réfléchit pas.
    S’il évoque Sansa, c’est sans examiner le déroulé des faits ; il repousse vite cette hypothèse considérant (à raison !) qu’en tant qu’époux il serait tenu comme complice quasi obligatoirement .

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #185746
    Ysilla
    • Terreur des Spectres
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    Tyrion non plus n’essaie pas de s’innocenter en trouvant le vrai coupable… contrairement au lecteur ! Attention ! Je ne dis pas qu’il a les éléments pour y parvenir, seulement qu’il n’y réfléchit pas.

    Tu as raison ; je n’avais pas prêté attention à ce point-là.

    À supposer que Joffrey ne se fut pas tout bonnement étouffé avec un morceau de tourte, hypothèse que même Tyrion trouvait dure à avaler. /Assuming Joffrey had not simply choked to death on a bit of food, which even Tyrion found hard to swallow.

    Tiens, avec avaler/swallow ; encore une petite punchline, que je n’avais pas encore vue.

    Tyrion procède de la même façon que le clampin moyen Port-Réalais : à qui profite le crime ? tout en demeurant à la surface des faits, mais a-t-il les moyens de réfléchir autrement qu’en s’en tenant aux apparences ?

    Les paroles d’Oberyn sonnent comme un rappel à l’ordre :

     Les gens sont rarement ce qu’ils paraissent.

    Tyrion, lui sait qu’il n’est pas le coupable donc reste en toute logique Sansa :

    Sansa devait l’avoir empoisonné. Joff lui a quasiment fourré sa coupe sur les genoux, et il ne l’avait que trop abreuvée de griefs.Quelques doutes qu’il eût pu nourrir à cet égard, ceux-ci s’étaient évanouis avec la disparition de sa femme. […] Hé bien, nabot, tu t’attendais à quoi ?

    Après avoir établi le « qui ? », Tyrion, cependant achoppe avec justesse sur le « comment ? »

    Et pourtant…, où diable Sansa se serait-elle procuré du poison ? Il ne pouvait croire que la jeune fille eût agi seule, en l’occurrence. 

    Ce qui ne le conduit pas à innocenter Sansa, mais à lui chercher des complices, car il s’obstine à évoquer un coupable qui aurait eu seulement des raisons purement psychologiques pour tuer Joffrey. Il en reste donc à la haine et au sentiment de vengeance, par une forme d’empathie et de mimétisme avec Sansa, sadisée par Joffrey. Tyrion, qui n’a plus, depuis le retour de Tywin, aucun rôle politique, ne cherche pas de motifs politiques à l’assassinat de Joffrey, obnubilé peut-être par l’aura de toute-puissance que dégage Tywin Lannister ? Qui aurait osé s’en prendre à lui en assassinant son propre petit-fils ? Et surtout dans quel but ?

    J’oserais dire, pour rester dans la tonalité des dialogues, que Tyrion ne cherche pas à voir plus loin que le bout de son nez. Est-ce aller trop loin que de suggérer que la perte de son nez souligne intentionnellement le manque de flair de Tyrion ? L’anglais, comme le français, possède ce genre d’expression : nose around = fouiner, mettre son nez dans ou bien have a nose for = avoir du pif pour ou bien be led by the nose = être dupé.

    Le texte flirte avec ce rapprochement lexical nez/ innocence/tromperie, spécifiquement dans l’échange entre Oberyn – à la fois obsédé par la vérité sur le meurtre de sa sœur et en même temps grand dissimulateur et menteur- et Tyrion qui s ‘y connaît bien dans le domaine aussi.

    Est-ce là le jeu auquel nous jouons ? » Tyrion frotta son moignon de nez. Il n’avait rien à perdre, à dire à Oberyn la vérité. /Tous les gens sans nez mentent-ils si mal ?  /Votre innocence a beau être aussi évidente que la cicatrice de votre figure, cela ne vous sauvera pas.

     

    "L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe...Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire."

    #185908
    Yfos
    • Pisteur de Géants
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    Merci pour ce compte-rendu du procès.

    Tyrion pense immédiatement au duel judiciaire qui l’a sauvé dans le Val. Mais Cersei y a pensé aussi.

    D’autant que ce fait est connu.

    Tyrion souffre d’un autre handicap qui lui est imputable. Il a été main du roi pendant tout ACOK (à peu près 5 mois selon le wiki) et été membre du conseil restreint jusqu’aux Noces de Joffrey (environ 3 ou 4 mois de plus selon le wiki). Il sort de cette période complètement isolé : pas de réseau, pas d’obligé, pas d’allié, pas d’ami.

    À un moment, il pensait avoir les manteaux d’or grâce à Jacelyn Prédeaux (même si celui-ci avait été nommé sur la suggestion de Varys), il a choisi un Grand Septon mais il est vrai qu’il a passé plus de temps à s’en prendre aux alliés de Cersei, comme Varys, qu’à s’en faire.

    Tyrion procède de la même façon que le clampin moyen Port-Réalais : à qui profite le crime ? tout en demeurant à la surface des faits, mais a-t-il les moyens de réfléchir autrement qu’en s’en tenant aux apparences ?

    Pourtant, il me semble que, dans un chapitre précédent il s’était dit que Joffrey, Margaery et Loras ensemble était une situation qui risquait rapidement de dégénérer.

    c’est lui qui sert d’échanson à Joffrey.

    Ça ce n’est quand même pas de chance pour lui mais il n’a jamais essayé de se servir de ce point en argumentant qu’il ne pouvait pas prévoir qu’il aurait la possibilité de verser du poison à Joffrey.

    Oberyn se pense coupable idéal pour le meurtre de Joffrey. Ce qui amène à se demander s’il n’était pas le coupable de substitution pour les conspirateurs.

    Sachant que le but de Littleginger est de mettre le plus de bazar possible, c’est très possible.

     

    #185919
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    c’est lui qui sert d’échanson à Joffrey.

    Ça ce n’est quand même pas de chance pour lui mais il n’a jamais essayé de se servir de ce point en argumentant qu’il ne pouvait pas prévoir qu’il aurait la possibilité de verser du poison à Joffrey.

    Oberyn se pense coupable idéal pour le meurtre de Joffrey. Ce qui amène à se demander s’il n’était pas le coupable de substitution pour les conspirateurs.

    Sachant que le but de Littleginger est de mettre le plus de bazar possible, c’est très possible.

    Un point très important, en effet :  dans le plan initial, il ne pouvait être prévu de mettre le poison dans le calice en faisant accuser Tyrion ! C’est sans doute pour cette raison que Margaery insiste pour ramener Joffrey à sa place .

      Celui qui en était chargé de mettre le poison dans la boisson de Joffrey a agi en opportuniste en agissant à ce moment ! On sait qu’il est quasi certain que c’est Olenna … qui a pu voir en faisant accuser Tyrion l’occasion de l’éliminer et de récupérer Sansa.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Obsidienne.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #185952
    Tybalt Ouestrelin
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    Olenna… Ou Garlan !

    DOH 8 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

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