Cersei Lannister

  • Ce sujet contient 73 réponses, 23 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Pandémie, le il y a 1 semaine et 6 jours.
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  • #138352
    R.Graymarch
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    Merci Aurore. Pour info, il existe une liste des sujets par forum qui sont plus ou moins à jour. C’est épinglé pour être visible et consulté

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #138353
    Sea Snake
    • Frère Juré
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    Oui merci, j’avais checké la liste pour la partie « Personnages » mais pas les autres.

    "My knees are old and stiff and do not bend easy"

    #165031
    Eridan
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    Question secondaire du jour : Comment les personnages réagissent-ils à la mort de Tywin Lannister ?

    … Et non, je ne me suis pas trompé de sujet ! ^^ C’est surtout que cette question-là m’a amené à une réflexion qui concerne essentiellement Cersei. Les réactions des Lannister sont exposées dans leurs chapitres, je ne vais pas m’étendre trop longuement dessus, si ce n’est sur la réflexion suivante, qui me paraît importante :

    Il avait été un grand homme. Mais ma grandeur surpassera la vôtre, Père. Dans mille ans d’ici, lorsque les mestres s’attacheront à écrire sur notre époque, votre seul titre mémorable demeurera d’avoir engendré la reine Cersei.

    AFFC, Cersei II.

    L’orgueil Lannister ! Arrogant et grotesque, quand on connaît la suite … Mais même sans ça, on peut rapidement se rendre compte que l’avis de Cersei n’est partagé par personne d’autre qu’elle. Outre le fait que Jaime et Kevan l’estiment incompétente (à juste titre) et tentent de l’écarter, le reste de Westeros (ce qui m’intéresse le plus ici) se fait une toute autre idée de l’avenir du parti de Tommen.

    Bon, côté Mur et Jon Snow, pas une grosse réaction.

    – Il n’est pas dans mon intention de choisir un côté, répliqua Jon, mais je ne suis pas aussi sûr de l’issue de cette guerre que vous semblez l’être, messire. Pas après la mort de lord Tywin. […] Le lion à Port-Réal est un lionceau, et l’on sait que le Trône de Fer a déjà taillé des adultes en pièces.

    Jon Snow – ADWD, Jon III.

    Barbrey Dustin est beaucoup plus affirmative : avec la mort de Tywin, les Lannister ne représentent plus une force à craindre.

    « Tywin Lannister est mort, le Régicide est estropié, le Lutin s’est enfui. Les Lannister sont une force épuisée, […]. »

    Barbrey Dustin – ADWD, Le prince de Winterfell.

    Même réaction du côté de Viergétang, où le pessimisme est de rigueur.

    Tout en s’acharnant à couper en deux un morceau de pain, Brienne prêta l’oreille aux conversations des autres tables. La plupart portaient sur la mort de lord Tywin Lannister. « Assassiné par son propre fils, à ce qu’y paraît », jacassait un type du coin, cordonnier de son état, d’après son aspect. « Cet infâme bout de nabot.
    – Et le roi n’est qu’un tout petit garçon, commenta la plus vieille des quatre septas. Qui est-ce qui va donc nous gouverner jusqu’à ce qu’il soit d’âge à le faire ?
    – Le frangin à lord Tywin, affirma un garde. Ou bien ce lord Tyrell, peut-être. Ou le Régicide.
    – Pas lui, déclara l’aubergiste. Pas ce parjure. » Il cracha dans les flammes.

    Le peuple de Viergétang – AFFC, Brienne II.

    Et c’est là qu’arrivent ma réflexion concernant Cersei. Là où elle s’imagine la gloire de son règne, le reste de Westeros est tellement habitué à la domination masculine que personne ne songe à elle pour gouverner : tous ces gens ne parlent que de Jaime, de Tyrion, de Mace Tyrell ou de Kevan (que tous les Lannister s’attendaient à voir devenir Main, d’ailleurs). Les personnages ne peuvent pas encore savoir, comme nous lecteurs, à quel point Cersei sera une calamité comme dirigeante. Elle est juste automatiquement oubliée, parce qu’elle est une femme. C’est même pire dans certains cas : parce qu’elle est une femme, les personnages s’attendent à son échec, comme le montre l’échange entre Davos et Godric Borrell :

    « Le lion est mort, déclara lentement Davos. Votre vérité, la voilà, messire. Tywin Lannister est mort.
    — Eh bien, quoi ?
    — Qui règne désormais à Port-Réal ? Pas Tommen, ce n’est qu’un enfant. Est-ce ser Kevan ? »
    La lueur des chandelles brillait dans les prunelles noires de lord Godric. « Si tel était le cas, vous seriez aux fers. C’est la reine qui gouverne. »
    Davos comprit. Il entretient des doutes. Il ne voudrait pas se retrouver du côté des vaincus.

    Davos Mervault et Godric Borrell – ADWD, Davos I.

    La seule qui trouve moyen de s’en réjouir, mais en écornant quand même l’image de Cersei au passage en la comparant à Tywin, c’est Arianne Martell :

    Tywin Lannister est mort. […] Assassiné par le Lutin. La reine s’est adjugé la régence.
    – Elle a fait cela ? » Une femme sur le Trône de Fer ? Après y avoir réfléchi un moment, Arianne décida que c’était une bonne chose. Si les seigneurs des Sept Couronnes finissaient par s’accoutumer à subir la férule de la reine Cersei, il leur serait d’autant plus facile de se mettre à genoux devant la reine Myrcella. Et lord Tywin avait été un adversaire dangereux ; lui disparu, les ennemis de Dorne seraient beaucoup plus faibles.

    Arys du Rouvre & Arianne Martell – AFFC, Le faiseur de reine.

    Ces réaction sont largement basées sur du sexisme et de l’ignorance. Celle de Tyrion, qui connait bien la situation à Port-Réal et le caractère de sa parentèle, est assez fine : déjà, parce que contrairement aux autres, il n’a pas oublié Cersei et qu’il la connait bien. Ensuite, parce qu’il parvient à deviner assez justement la politique qu’elle va mener.

    Jamais les Sept Couronnes ne seront plus mûres pour une conquête qu’à l’heure actuelle. Un roi enfant siège sur le Trône de Fer. Le Nord est plongé dans le chaos, les terres du fleuve dans la dévastation, un rebelle tient Accalmie et Peyredragon. Avec l’arrivée de l’hiver, le royaume va manquer de nourriture. Et qui reste-t-il pour s’occuper de tout ceci, qui gouverne le petit roi qui gouverne les Sept Couronnes ? Mais ma douce sœur, voyons. Personne d’autre. Mon frère, Jaime, a soif de batailles, mais point de puissance. Il a fui toutes les occasions de régner qui se sont présentées. Mon oncle Kevan ferait un régent fort passable si quelqu’un lui en imposait la charge, mais jamais il ne tendra la main pour la prendre. Les dieux l’ont modelé pour être un acolyte, et non un meneur. » Enfin… les dieux et le seigneur mon père. « Mace Tyrell empoignerait avec joie le sceptre, mais ma famille risque peu de s’écarter pour le lui céder. Et tout le monde déteste Stannis. Qui cela laisse-t-il ? Ma foi, rien que Cersei.
    « Westeros est en lambeaux et en sang, et je ne doute pas qu’en ce moment même ma douce soeur soit en train de panser ses plaies… avec du sel. Cersei est aussi douce que le roi Maegor, aussi dévouée qu’Aegon l’Indigne, aussi sage qu’Aerys le Fol. Elle n’oublie jamais un affront, réel ou imaginaire. Elle considère la prudence comme de la couardise et la contradiction comme du défi. Et elle est avide. Avide de puissance, d’honneurs, d’amour. Le règne de Tommen s’appuie sur toutes les alliances que le seigneur mon père a soigneusement édifiées, mais très bientôt elle les anéantira, jusqu’à la dernière. Débarquez et brandissez vos bannières, et les hommes courront se rallier à votre cause. Les lords, grands et petits, et les petites gens aussi. Mais n’attendez point trop longtemps, mon prince. Le moment ne durera pas. La marée qui vous porte en cette heure se retirera bientôt. Veillez à atteindre Westeros avant que ma sœur ne tombe et que quelqu’un de plus compétent ne prenne sa place.

    Tyrion Lannister à FAegon – ADWD, Tyrion VI.

    Inspiré par cette analyse, FAegon propose à la Compagnie Dorée d’envahir les Sept Couronnes … Mais là où Tyrion avait tout un argumentaire bien ficelé à propos de la politique de Cersei, FAegon n’a retenu qu’une chose : c’est une femme.

    Paisselande secoua la tête avec obstination. « Les risques…
    — … ne sont pas ce qu’ils étaient, maintenant que Tywin Lannister est mort. Les Sept Couronnes ne seront jamais plus mûres pour une conquête. Un autre enfant roi occupe le Trône de Fer, celui-ci encore plus jeune que le précédent, et les rebelles couvrent le sol comme des feuilles d’automne. […]
    — C’est la vérité, renchérit le jeune homme, et qui reste-t-il à Westeros pour s’opposer à nous ? Une femme.
    — Une Lannister, insista le capitaine général. Cette garce aura le Régicide à ses côtés, comptez là-dessus, et tous auront derrière eux la fortune de Castral Roc. Et Illyrio dit que cet enfant roi est promis à la petite Tyrell, ce qui signifie que nous devrons également affronter la puissance de Hautjardin. »

    ADWD, Le seigneur perdu.

    Bref, les réactions à la mort de Tywin me semblaient vraiment intéressantes à recenser (j’espère ne pas en avoir trop laissé passer). Elles sont symptomatiques de la dissonance qui existe entre l’image que Cersei se fait d’elle-même et l’image que le reste de Westeros en a. Qui plus est, elles contribuent à révéler les biais sexistes de la société ouestrienne, une thématique que GRRM traite avec tous ses personnages féminins, notamment Cersei.

    A demain pour d’autres réponses à des questions secondaires. ^^

    #165041
    RichardIII
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    Et c’est là qu’arrivent ma réflexion concernant Cersei. Là où elle s’imagine la gloire de son règne, le reste de Westeros est tellement habitué à la domination masculine que personne ne songe à elle pour gouverner : tous ces gens ne parlent que de Jaime, de Tyrion, de Mace Tyrell ou de Kevan (que tous les Lannister s’attendaient à voir devenir Main, d’ailleurs). Les personnages ne peuvent pas encore savoir, comme nous lecteurs, à quel point Cersei sera une calamité comme dirigeante. Elle est juste automatiquement oubliée, parce qu’elle est une femme. C’est même pire dans certains cas : parce qu’elle est une femme, les personnages s’attendent à son échec, comme le montre l’échange entre Davos et Godric Borrell :

    Ce que je trouve limite étrange. Encore qu’on la sous-estime parce qu’elle est une femme je comprends mais de la à ne pas penser à la reine-mère déjà reine régente depuis presque deux ans pour gouverner je trouve ça bizarre.

    Après, que certains aient des doutes sur sa compétence, il doit peut-être y avoir d’autres critères que la misogynie. Borrell a entendu parler des accusations portées par Stannis, ainsi que l’exécution calamiteuse de Ned et le renvoi de Barristan. Et une palanquée de seigneurs ont reçu ses convocations. Son premier règne personnel à la fin d’AGOT n’était vraiment pas brillant.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 2 jours par R.Graymarch. Raison: misogynie, palanquée
    #165047
    Obsidienne
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    Et c’est là qu’arrivent ma réflexion concernant Cersei. Là où elle s’imagine la gloire de son règne, le reste de Westeros est tellement habitué à la domination masculine que personne ne songe à elle pour gouverner : tous ces gens ne parlent que de Jaime, de Tyrion, de Mace Tyrell ou de Kevan (que tous les Lannister s’attendaient à voir devenir Main, d’ailleurs). Les personnages ne peuvent pas encore savoir, comme nous lecteurs, à quel point Cersei sera une calamité comme dirigeante. Elle est juste automatiquement oubliée, parce qu’elle est une femme. C’est même pire dans certains cas : parce qu’elle est une femme, les personnages s’attendent à son échec, comme le montre l’échange entre Davos et Godric Borrell :

    Ce que je trouve limite étrange. Encore qu’on la sous-estime parce qu’elle est une femme je comprends mais de la à ne pas penser à la reine-mère déjà reine régente depuis presque deux ans pour gouverner je trouve ça bizarre. Après, que certains aient des doutes sur sa compétence, il doit peut-être y avoir d’autres critères que la misogynie. Borrell a entendu parler des accusations portées par Stannis, ainsi que l’exécution calamiteuse de Ned et le renvoi de Barristan. Et une palanquée de seigneurs ont reçu ses convocations. Son premier règne personnel à la fin d’AGOT n’était vraiment pas brillant.

    Absolument !

    Légalement, le roi, c’est Tommen et Cersei est régente . Point !

    Ensuite, on peut discuter sans fin de sa compétence, des aides et alliances qu’elle pourrait contracter, des complots visant à mettre la main sur le pouvoir …

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #165048
    Eridan
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    Ce que je trouve limite étrange. Encore qu’on la sous-estime parce qu’elle est une femme je comprends mais de la à ne pas penser à la reine-mère déjà reine régente depuis presque deux ans pour gouverner je trouve ça bizarre.

    Le poids de la tradition masculine ?
    Une reine-régente des Sept Couronnes, ce n’est arrivé qu’une fois à notre connaissance : sous Jaehaerys, et celle-ci a rapidement partagé le pouvoir avec un homme fort et puissant, avec lequel elle s’est mariée et qu’elle a nommé Main du Roi pour faire bonne mesure. Et s’il n’était pas seul à gouverner et qu’il a été renversé sur la fin, Rogar Baratheon était vu par certains comme le vrai détenteur du pouvoir à cette époque.
    Une femme, même veuve, est rarement vue comme pouvant régner seule, et son veuvage est souvent perçu comme un danger (cf. Donella Corbois ou Rohanne Tyssier). Beaucoup de veuves et de régentes se remarient plus ou moins rapidement pour avoir un consort, et ils partagent ensuite plus ou moins le pouvoir : c’est le cas d’Alyssa Velaryon, d’Elenda Baratheon, de Lysa Arryn. Même Cersei, qui veut briller par elle-même, n’a rien de plus pressé dès AGOT que de nommer Tywin Main du Roi. Elle est forcée d’accepter Tyrion jusqu’à ce qu’arrive Tywin (qui profite largement de la situation pour renverser l’équilibre des forces), puis après son décès, elle tente bel et bien de nommer Kevan, puis Jaime, avant de nommer une série d’hommes de paille oubliables. Même dans sa tête à elle (où elle s’imagine gouverner au travers d’une Main et d’un Conseil fantoche), le pouvoir a quand même besoin d’une figure masculine connue, qui impose le respect, au moins pour la galerie.

    Après, que certains aient des doutes sur sa compétence, il doit peut-être y avoir d’autres critères que la misogynie. Borrell a entendu parler des accusations portées par Stannis, ainsi que l’exécution calamiteuse de Ned et le renvoi de Barristan. Et une palanquée de seigneurs ont reçu ses convocations. Son premier règne personnel à la fin d’AGOT n’était vraiment pas brillant.

    La plupart des gens n’ont pas spécialement accès à ces informations, ou ils en entendent des versions déformées, tronquées. Et ceux qui les entendent n’ont pas forcément les moyens que nous avons pour les analyser, ou pour pointer des responsabilités politiques.
    Savent-ils seulement que Cersei était la régente à cette époque ? Savent-ils seulement qu’elle a joué un rôle dans ces événements ? Et si oui, savent-ils lequel exactement ? J’en doute fort. Et pour quelqu’un n’ayant jamais vu ni Cersei, ni Jaime, ni leurs enfants (ni même Robert, bien souvent), les accusations de Stannis ne sont guère plus qu’un prétexte facile pour tenter d’usurper la couronne de son frère. La foi ou la défiance portée à ces accusations est donc généralement dicté par l’opportunisme … Même si on peut penser que les principaux Tyrell et Martell ont compris qu’elles étaient justes.
    Dans les citations que j’ai relevées, on a affaire à beaucoup de gens différents : les gens de Viergétang font partie du peuple, Borrell est un nobliau-naufrageur, Dustin est une dame nordienne assez influente, Arianne est une princesse de Dorne, Faegon a reçu une éducation princière-exilée … La moitié néglige Cersei, l’autre moitié la dénigrent, et pas avec des arguments de psychologie ou de politique, comme ceux de Tyrion ou les tiens. Ils la ramènent tous à sa féminité, même Arianne, et n’ont pas spécialement de recul ou de réflexion sur ses talents politiques ou ses aptitudes réelles.

    Légalement, le roi, c’est Tommen et Cersei est régente . Point !

    Mouais … Légalement, Stannis devrait être roi et Eddard aurait du être régent … ^^ Ce n’est pas tant la loi qui fait de Cersei la régente que, justement, les intrigues de la fin d’AGOT qui lui permettent d’évincer ses rivaux. Sans la bâtardise de Joffrey, Eddard et Stannis auraient pu revendiquer la régence, et pouvaient être considérés comme plus légitimes à l’exercer que Cersei. (D’ailleurs, dès que Cersei a des ennuis, elle est promptement déchue et Kevan devient régent à sa place facilement, sans qu’elle puisse s’y opposer, l’empêcher ou revenir dessus par la suite.)

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 1 jour par R.Graymarch.
    #165054
    RichardIII
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    D’ailleurs pour moi l’échange entre Borrell et Davos ne démontre pas tant le fait que tous sous-estiment Cersei mais plutôt que tous craignent et respectent Tywin, que celui-ci a une réputation, une expérience et des résultats reconnus par tous à Westeros, et que cela a déteint sur son bras droit Kevan qui est lui aussi craint et respecté. Et ce n’est pas le cas de Cersei.

    La réputation de Tywin est tellement puissante que n’importe qui (hormis peut-être Kevan) qui serait vu comme son successeur est perçu comme un affaiblissement de sa faction.

    #165066
    Quintus Cularo
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    La réputation de Tywin est tellement puissante que n’importe qui (hormis peut-être Kevan) qui serait vu comme son successeur est perçu comme un affaiblissement de sa faction.

    Je pense qu’autre chose « joue » contre Cersei : elle n’a rien à faire valoir pour elle. De par sa situation (de femme donc), elle n’a jamais rien accompli aux yeux de la société. Les autres personnages envisagés pour diriger le royaume ont tous des titres, ou se sont taillés une réputation (Kevan, Mace, Jaime…). Aux yeux de la population de Westeros, Cersei n’est que la fille de, l’épouse de, la mère de, mais elle n’a jamais rien fait. Même Arianne (que théoriquement les préjugés misogynes encombrent moins que les autres) part directement du principe que Cersei mène les Lannister dans le mur, tout simplement puisque cette dernière n’a jamais fait ses preuves.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 1 jour par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #165073
    RichardIII
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    Je pense qu’autre chose « joue » contre Cersei : elle n’a rien à faire valoir pour elle. De par sa situation (de femme donc), elle n’a jamais rien accompli aux yeux de la société. Les autres personnages envisagés pour diriger le royaume ont tous des titres, ou se sont taillés une réputation (Kevan, Mace, Jaime…). Aux yeux de la population de Westeros, Cersei n’est que la fille de, l’épouse de, la mère de, mais elle n’a jamais rien fait. Même Arianne (que théoriquement les préjugés misogynes encombrent moins que les autres) part directement du principe que Cersei mène les Lannister dans le mur, tout simplement puisque cette dernière n’a jamais fait ses preuves.

    Effectivement et sa double avec le manque d’expérience. Le seul moment où elle aurait pu s’illustrer et entre la mort de Robert et l’arrivée de Tyrion (et même dans sa période au conseil restreint jusqu’à la mort de Tywin). Après, elle a quand même réussi son putsch contre Ned et personne ne met ça à son crédit (surtout qu’ils savent pas que Littlefinger était à la manoeuvre).

    Et ça n’arrive pas, en partie à cause de ses mauvaises décisions mais je vois mal ce qu’elle aurait pu mieux faire (hormis une meilleure communication publique).

    Arianne pour moi a les mêmes réactions que les autres. L’ennemi le plus dangereux est mort, ceux qui le suivent, Cersei incluse, seront de moindre calibre. Après, ça ne veut pas dire qu’elle pense que Cersei va ruiner son camp.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines par R.Graymarch.
    #165097
    Aurore
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    Cersei n’a jamais rien fait non plus pour se faire connaître politiquement pendant le règne de Robert. Elle aurait pu être une reine active à la façon d’une Alysanne, qui, bien que femme, avait réussi à se faire apprécier du peuple. Je ne veux pas dire qu’Alysanne régnait à égalité avec Jaehaerys ni qu’elle aurait été acceptée sans discussion comme régente si le contexte s’y était prêté, mais on lui attribue un rôle actif dans le règne malgré tout (même si on peut toujours envisager un décalage image/réalité). De la part de Cersei, rien, alors même que l’inactivité de Robert laissait une potentielle marge de manœuvre. Soit Jon Arryn l’en a empêchée, soit Cersei n’a rien essayé et elle part du principe que tout lui est dû en tant que Lannister. Je pense pour la 2e hypothèse qui cadre davantage avecsa psychologie.

    #165099
    Quintus Cularo
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    Après, elle a quand même réussi son putsch contre Ned et personne ne met ça à son crédit (surtout qu’ils savent pas que Littlefinger était à la manoeuvre).

    Sauf qu’officiellement (même si cela se discute) c’est Ned qui a tenté un putsch. Il est peu probablement que ceux qui n’étaient pas à la capitale au moment des faits n’airnt eu connaissance du déroulé exact des faits. Et du rôle de Cersei. Pour ce qu’on en sait, c’est plus Janos Slynt qui a tiré la gloire (et les bénéfices) d’avoir empêcher la prise de pouvoir de Ned. Pour « l’opinion publique » Cersei n’a été qu’un acteur de seconde zone.

    Cersei n’a jamais rien fait non plus pour se faire connaître politiquement pendant le règne de Robert.

    C’est bien ça selon moi. Techniquement à la mort de Tywin, Cersei est une naine (pardon pour le jeu de mot de mauvais goût) voire une inconnue sur le plan politique. Il est probable qu’aux yeux de tout le monde, elle n’était qu’un outil de son père, mais surtout elle n’a jamais rien dirigé ou régit par elle-même. Là où Jaime et Kevan ont déjà dirigé des armées ou des terres, Cersei n’a été qu’une reine, vraisemblablement assez passive.

    De la part de Cersei, rien, alors même que l’inactivité de Robert laissait une potentielle marge de manœuvre. Soit Jon Arryn l’en a empêchée, soit Cersei n’a rien essayé et elle part du principe que tout lui est dû en tant que Lannister. Je pense pour la 2e hypothèse qui cadre davantage avecsa psychologie.

    Je doute que Jon Arryn ne l’ai empêchée. D’une façon générale, il ne semblait pas s’inquiéter outre mesure de l’ascension des Lannister. Je ne pense pas d’ailleurs que Cersei n’ait rien essayé car pensant que tout lui était dû. Dans les faits, elle a agit, mais dans l’ombre, pour ancrer le clan Lannister à Port-Réal. Sauf que cela n’a fonctionné que grâce à l’ombre de Tywin, qu’elle était dépassée dans ce domaine par plus habile qu’elle, et surtout qu’elle n’en a tiré aucun bénéfice en terme d’image.

    Notons toutefois que cette façon d’être sous-estimée par tous aurait pu être une force pour elle, si elle avait fait preuve d’un peu plus d’intelligence et de finesse politique.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #165124
    Pandémie
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    La réputation et l’image ne sont pas toujours justifiées, par exemple Tyrion  a une réputation abominable alors qu’il a fait du bon boulot, Baelor le Bienheureux une bonne réputation alors qu’il était complètement taré. Et une fois qu’elle est faite, on peut tout analyser sous tous les angles avec tout le recul qu’on veut, ça ne change rien, elle est faite. Et Cersei a une réputation qui va de mal en pis. Et en politique, une réputation négative, ça n’aide pas à se faire des alliés (demandez à Stannis).

    Cependant, une réputation horrible peut aussi vous faire entrer dans les livres d’histoire. Si je vous demande un chancelier allemand de l’Entre-deux-guerres, vous allez me donner le petit moustachu, pas le prix Nobel de la paix. Et si je prends un parallèle plus pertinent, soit la maison Tudor, issue de la Guerre des Deux-Roses qui a beaucoup inspiré GrrM, on a Marie I, alias Bloody Mary, à la réputation pas folichonne et qui se retrouve sur le trône faute de mieux. Mais qui, outre d’être connue jusque dans les bars, a quand même eu comme héritière Elisabeth I. Donc Cersei, même avec une réputation abominable, pourrait quand même initier la possibilité d’une souveraine pour Westeros et rester dans les annales, bien que pas comme elle se l’imagine.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 6 jours par R.Graymarch.
    #165138
    RichardIII
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    La réputation et l’image ne sont pas toujours justifiées, par exemple Tyrion  a une réputation abominable alors qu’il a fait du bon boulot

    Du bon boulot, certes, mais pour qui? La haine de l’habitant de Port-Réal se comprend vis-à-vis de quelqu’un qui amène des sauvages à la capitale, défend Joffrey et exécute des artisans.

    Sauf qu’officiellement (même si cela se discute) c’est Ned qui a tenté un putsch. Il est peu probablement que ceux qui n’étaient pas à la capitale au moment des faits n’airnt eu connaissance du déroulé exact des faits. Et du rôle de Cersei. Pour ce qu’on en sait, c’est plus Janos Slynt qui a tiré la gloire (et les bénéfices) d’avoir empêcher la prise de pouvoir de Ned. Pour « l’opinion publique » Cersei n’a été qu’un acteur de seconde zone.

    En soit résister à un putsch c’est aussi à mettre à son crédit. Après t’as pas tort sur le fait que Slynt a été mis en avant.

     

    #165148
    Pandémie
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    Les hommes des clans ne commettent pas plus grave que la brute moyenne de Culpucier et les Epois sont peu nombreux en comparaison des morts qu’il y aurait eu après une conquête de la cité. Le peuple de Port-Réal aurait largement plus souffert d’un sac, même avec Stannis aux commandes: meurtres, pillages, viols sont inévitables quand des milliers d’hommes armés entrent dans une ville. Le petit peuple en est bien conscient, puisqu’il crevait de peur pendant la bataille et acclame les héros après la Néra. Et principalement les Tyrell, qui auraient envahi la ville si Renly avait vécu, et pas du tout Tyrion, sans qui Stannis aurait pris la ville avant leur arrivée.  La réputation des Tyrell, non seulement de Margaery mais aussi de Loras auprès des femmes, énerve passablement Cersei par son caractère pour le coup totalement usurpée quand on sait ce que Loras pense de toutes ces soupirantes (et il va probablement se transformer en personnage de chanson pour demoiselles vu son tragique destin). Mais ça énerve même Sansa, qu’on ne peut pas taxer de pro-Lannister:

    The people called out her name as she passed, held up their children for her blessing, and scattered flowers under the hooves of her horse. Her mother and grandmother followed close behind, riding in a tall wheelhouse whose sides were carved into the shape of a hundred twining roses, every one gilded and shining. The smallfolk cheered them as well.
    Bref, il n’y a pas forcément de rapport proportionnel entre le mérite et la célébrité. Ce qui paradoxalement donne une chance à Cersei de marquer l’histoire, même si pas pour le meilleur.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 6 jours par R.Graymarch.
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