ASOS 44 – Arya VIII

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    Samyriana
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    ASOS 44 – Arya VIII

    Nous retrouvons Arya, toujours accompagnée de la Fraternité sans Bannière, qui arrive à Noblecœur. Pour rappel, l’objectif de la Fraternité est de rançonner les Stark/Tully en revendant Arya à Vivesaigues au prix fort. La petite troupe arrive sur la colline escarpée de Noblecœur, où elle va croiser une naine albinos qui va faire un certain nombre de prédictions. Puis Arya va avoir une conversation intéressante avec Edric Dayne, écuyer de Béric Dondarrion. Enfin, suite à une vision de Thoros de Myr, Béric Dondarrion décide de se diriger vers les Jumeaux plutôt que vers Vivesaigues. Je vais me concentrer sur ces trois éléments : les prédictions macabres de la naine de Noblecœur, la question de la bâtardise, et les décisions qui sont prises par Thoros et Béric. C’est un chapitre très riche, mon analyse sera partielle.

    L’esprit de Noblecœur et l’odeur de la mort

    Dès le début du chapitre, nous sommes plongés dans l’atmosphère particulière que dégage la colline de Noblecœur, qui semble être un lieu particulièrement chargé en potentiel magique : on y trouve des souches de barrals, et Arya rappelle que le lieu est connu pour être hanté.

    « Ils en atteignirent le faîte au crépuscule, assurés d’y camper en toute quiétude. Après avoir flâné en compagnie de l’écuyer de lord Béric, Ned, tout autour du cercle formé par les souches de barrals, Arya et lui se perchèrent sur l’une d’entre elles pour regarder peu à peu s’éteindre les dernières lueurs du couchant. La hauteur des lieux permettait de voir qu’une tempête sévissait au nord, mais Noblecœur planait au-dessus des pluies. Mais pas au-dessus des vents ; les rafales étaient si violentes que ça te donnait l’impression que quelqu’un se trouvait dans ton dos, qui te tiraillait le manteau. Seulement, quand tu te retournais, bernique, il n’y avait personne. Fantômes, se rappela-t-elle. Noblecœur est hanté. »

    Et, peu après, Arya rencontre son premier fantôme de Noblecœur, une naine albinos qui se glisse dans le camp dressé et réclame une chanson en échange de nouvelles qui lui réclame Béric. La présence d’une naine à Noblecœur est connue de plusieurs personnages de la saga, et on peut supposer qu’il s’agit de la même qui a accompagné Jenny de Vieilles-Pierres, une roturière ayant épousé le prince Duncan Targaryen environ 50 ans avant le début de la saga, à la cour. Ce personnage est très intéressant car c’est elle qui a prédit à Jaehaerys II que de sa lignée naîtrait le Prince qui fut promis.

    Le fantôme de Noblecoeur fait un ensemble de prédictions à Béric Dondarrion, que je vais lister ci-dessous. L’interprétation de ces prédictions est relativement aisée pour le relecteur attentif.

    «  Quel foutu roi qu’est mort, sorcière ? demanda Lim.

    — L’humide. Le roi seiche, m’seigneurs. Je l’ai rêvé mort, il est mort, et, maintenant, les encornets de fer s’en prennent les uns aux autres. Ah, puis lord Hoster Tully, il est mort aussi, mais vous savez ça, non ? Dans la salle des rois, la chèvre trône toute seule, fiévreuse, pendant que l’énorme chien fond sur elle.  » […] «  J’ai rêvé d’un loup qui hurlait sous la pluie, mais personne entendait son deuil, ajouta cependant la naine. J’ai rêvé d’un boucan si fort que ma tête allait éclater, j’ai cru, des tambours et des cors et des binious, des cris, mais le plus triste était le tintement des menues clochettes. J’ai rêvé d’une fille à un festin qu’avait dans les cheveux des serpents violets aux crocs dégouttants de venin. Et après, j’ai rêvé de nouveau de cette fille, tuant un géant féroce dans un château tout bâti en neige.  »

    • « Dans la salle des rois, la chèvre trône toute seule, fiévreuse, pendant que l’énorme chien fond sur elle » : la torture de Varshé Hèvre par Gregor Clegane qui retourne à Harrenhal
    • «  J’ai rêvé d’un loup qui hurlait sous la pluie, mais personne entendait son deuil, ajouta cependant la naine. J’ai rêvé d’un boucan si fort que ma tête allait éclater, j’ai cru, des tambours et des cors et des binious, des cris, mais le plus triste était le tintement des menues clochettes. » : l’annonce des Noces Pourpres imminentes, avec Vent Gris enfermé à l’extérieur, la musique de la fête, les cris des massacrés et les clochettes de Tintinnabul tué par Catelyn
    • « J’ai rêvé d’une fille à un festin qu’avait dans les cheveux des serpents violets aux crocs dégouttants de venin. » : les secondes Noces Pourpres et la mort de Joffrey, empoisonné par l’une des pierres que Sansa porte dans sa résille.
    • « Et après, j’ai rêvé de nouveau de cette fille, tuant un géant féroce dans un château tout bâti en neige. » : Sansa qui construit une réplique de Winterfell dans la neige aux Eyrié, et qui est dérangée par Robin Arryn.

    En plus de ces prédictions plutôt macabres, on peut noter que le fantôme de Noblecœur insiste beaucoup sur la mort, réelle et symbolique, et sur les personnages qui lui sont liés, ici Béric et Arya.

    «  La Braise et le Limon me font à nouveau l’honneur d’une visite, ainsi que Sa Seigneurie le sire des Macchabées.

    — Un nom de mauvais présage. Je t’ai déjà priée de n’en pas user.

    — Ouais, c’est vrai. Mais une odeur fraîche de mort flotte autour de vous, milord. »

    « Les sinistres prunelles rouges de la naine l’examinèrent. « Je te vois, souffla-t-elle. Je te vois, rejeton de loup. Rejeton du sang. Je croyais que c’était messire qui sentait la mort… » Elle se mit à sangloter, sa mince carcasse toute secouée. « C’est cruel à toi de venir me relancer jusque sur ma colline, affreusement cruel. La douleur, à Lestival, j’en ai eu mon soûl, les tiennes, j’ai pas besoin. Pas besoin d’aucune. Hors d’ici, cœur sombre. Hors d’ici ! »

    Là encore, pour le relecteur, la violence des paroles adressées à Arya s’explique par la future « carrière » vers laquelle la fillette se dirige, et vers le fait que, soyons honnêtes, elle va progressivement se transformer en enfant soldat. C’est d’ailleurs visible plus tard dans le chapitre, lorsqu’Arya pense : « j’en avais huit quand j’ai tué un gars ». Néanmoins, le lien avec Lestival mérite peut-être d’être creusé. Je laisse ça à des plumes plus expertes.

    Bâtards royaux 

    La seconde partie du chapitre est occupée par une discussion entre Arya et Ned Dayne, écuyer de Béric. C’est un moment extrêmement intéressant, car Ned Dayne est le neveu d’Ashara Dayne, connue par quelques personnages comme étant une candidate plausible pour être la mère de Jon Snow. En effet, Ned Stark aurait entretenu une relation amoureuse avec elle avant son mariage avec Catelyn.

    Cette conversation, et l’intervention finale de Gendry, tourne autour de la question de la bâtardise et des liens de sang. Ned apprend à Arya que lui et Jon Snow son frère de lait, car ils ont été allaités par la même femme : Wylla. Ned semble persuadé que Wylla est la mère de Jon, et Arya réalise qu’elle doit absolument se souvenir de ce nom, pour le répéter à Jon lorsqu’elle le reverra. Cette version de la parenté de Jon Snow semble être la plus répandue, car c’est celle que Ned Stark diffuse auprès de Robert Baratheon, souvenez-vous :

    « — Tu n’as jamais été le jouvenceau que tu fus, ronchonna le roi. Ce gâchis. Et encore, à l’époque, il y avait…, comment diable s’appelait-elle, cette fille que tu fréquentais ? […] Tu sais bien celle que je veux dire, la mère de ton bâtard…

    — Elle se nommait Wylla, répondit Ned d’un ton froidement poli. J’aimerais mieux ne pas parler d’elle.

    Mais la question de la parenté de Jon Snow, complexe, est brouillée dans ce même chapitre, puisque la figure d’Ashara Dayne est aussi évoquée, en filigrane, et que Harwin conseille à Arya de ne pas l’évoquer devant Catelyn (qui pense qu’Ashara est la mère de Jon).

    «  D’après Tante Allyria, votre père et lady Ashara s’étaient épris l’un de l’autre, à Harrenhal, et…

    — Cela n’est pas. Il aimait madame ma mère.

    — J’en suis persuadé, madame, et cependant…

    — Elle est la seule qu’il ait aimée.

    — C’est sous une feuille de chou qu’il a dû se trouver ce bâtard, alors », commenta Gendry derrière eux. »

    Pour une analyse complète des indices sur les parents de Jon Snow, c’est ici. Le relecteur sait que les parents de Jon sont en réalité Rhaegar Targaryen et Lyanna Stark. Jon est donc un bâtard ( ?) royal. Mais un bâtard royal peut en cacher un autre : dans ce chapitre, GRRM joue avec les symboles et nous présente un Gendry exaspéré par les lady et les lord, alors que lui-même est le fils de Robert Baratheon.

    « Gendry dédaigna la pointe. « Au moins ton père, lui, il a élevé son bâtard, c’est pas comme le mien. Je sais même pas le nom de mon père. Un poivrot puant, je parie, comme les autres que ma mère ramenait du boui-boui chez nous. »

    La petite phrase sur la fille de Pierremoûtier que Gendry pourrait retourner courtiser est particulièrement savoureuse, étant donné que cette dernière est très probablement sa demi-sœur, aussi bâtarde royale (sacré Robert).

    L’échappatoire

    Pour conclure ce chapitre très riche, intéressons-nous à sa dernière partie : les choix annoncés par Thoros et Béric. Thoros a une vision dans le feu, et voit Vivesaigues encerclée par une marée Lannister (ce qui, de mémoire arrive bien plus tard). Béric décide donc de partir vers les Jumeaux, où aura lieu la noce entre Edmure Tully et Roslyn Frey. Mais cela n’est pas du goût d’Arya, qui enrage littéralement de ce nouveau contretemps avant de retrouver sa famille.

    « Si elle avait été toute seule, jamais les brigands ne l’auraient capturée, et elle serait à présent avec Robb et avec sa mère. Ils n’ont jamais été ma meute. S’ils l’avaient été, jamais ils ne m’auraient abandonnée. »

    Évidemment, elle ne peut savoir que s’il ne l’avait pas capturée, elle se serait certainement faite rattrapée par les Braves Compaings, ou bien tuée lors des Noces Pourpres.

    Quoiqu’il en soit, Arya décide de s’enfuir. Mais, dans sa fuite, elle se heurte au Limier, revenu fouiner autour de la Fraternité. « Tu sais, les chiens, ce qu’ils font aux loups ? »

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #175057
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Bien entendu, on retiendra surtout le final qui nous a tous pris de court en primo-lecture (non ?)

    Mais avant ça, on a eu beaucoup d’éléments et sans doute plus de questions que de réponses.

    Arya fait des boucles (plus pour longtemps), là elle retourne à Noblecoeur, où il y a des fantômes. Certains ont même des réponses. Thoros aussi, enfin parfois. On voit avec lui son phénomène de visions et on en apprend plus sur lui et sa formation. A défaut d’être flamboyant (tu l’as ?), c’est honnête.

    Gendry looked dubious. “My master said you were a sot and a fraud, as bad a priest as there ever was.”

    “That was unkind.” Thoros chuckled. “True, but unkind. Who was this master of yours? Did I know you, boy?”

    “I was ’prenticed to the master armorer Tobho Mott, on the Street of Steel. You used to buy your swords from him.”

    “Just so. He charged me twice what they were worth, then scolded me for setting them afire.” Thoros laughed. “Your master had it right. I was no very holy priest. I was born youngest of eight, so my father gave me over to the Red Temple, but it was not the path I would have chosen. I prayed the prayers and I spoke the spells, but I would also lead raids on the kitchens, and from time to time they found girls in my bed. Such wicked girls, I never knew how they got there.

    “I had a gift for tongues, though. And when I gazed into the flames, well, from time to time I saw things. Even so, I was more bother than I was worth, so they sent me finally to King’s Landing to bring the Lord’s light to seven-besotted Westeros. King Aerys so loved fire it was thought he might make a convert. Alas, his pyromancers knew better tricks than I did.

    “King Robert was fond of me, though. The first time I rode into a mêlée with a flaming sword, Kevan Lannister’s horse reared and threw him and His Grace laughed so hard I thought he might rupture.” The red priest smiled at the memory. “It was no way to treat a blade, though, your master had the right of that too.”

    Béric n’est pas loin et il est encore plus sombre quand il assène

    “Fire consumes.” Lord Beric stood behind them, and there was something in his voice that silenced Thoros at once. “It consumes, and when it is done there is nothing left. Nothing.”

    Pour ceux qui pensent que les résurrections sont un chemin parsemé de roses… Pour Béric,  » Six times is too many »

    Et d’ailleurs le fantôme de Noblecoeur le nomme d’un substantif assez sépulcral.

    She squinted at them with eyes like hot coals. “The Ember and the Lemon come to honor me again, and His Grace the Lord of Corpses.”

    “An ill-omened name. I have asked you not to use it.”

    “Aye, you have. But the stink of death is fresh on you, my lord.”

    Elle échange ses visions pas contre de l’argent (métal) mais contre du vin et une chanson (toujours la même). Et elle sait beaucoup de choses (Hoster, les Greyjoy, le mariage chez les Frey). A se demander comment. D’autres trucs sont moins évidents, mais en effet oui c’est Sansa plus tard (lors de la mort de Joffrey puis au Val)

    I dreamt of a maid at a feast with purple serpents in her hair, venom dripping from their fangs. And later I dreamt that maid again, slaying a savage giant in a castle built of snow.”

    Sa réaction envers Arya est aussi fort intéressante

    The dwarf woman studied her with dim red eyes. “I see you,” she whispered. “I see you, wolf child. Blood child. I thought it was the lord who smelled of death . . .” She began to sob, her little body shaking. “You are cruel to come to my hill, cruel. I gorged on grief at Summerhall, I need none of yours. Begone from here, dark heart. Begone!

    There was such fear in her voice that Arya took a step backward, wondering if the woman was mad. “Don’t frighten the child,” Thoros protested. “There’s no harm in her.”

    Lem Lemoncloak’s finger went to his broken nose. “Don’t be so bloody sure of that.”

    Et c’est là qu’on a un aperçu de ce qui lui a passé l’info : les barrals

    “Look in your fires, pink priest, and you will see. Not now, though, not here, you’ll see nothing here. This place belongs to the old gods still . . . they linger here as I do, shrunken and feeble but not yet dead. Nor do they love the flames. For the oak recalls the acorn, the acorn dreams the oak, the stump lives in them both. And they remember when the First Men came with fire in their fists.”

    Ensuite, on a une très longue discussion entre Arya et « Ned » Dayne. Ned sait des trucs qu’il pense communs sauf que pour Arya c’est une découverte. On y a parle de Wylla, d’Ashara, de timing pour l’honorabilité de Ned (alors que son frère est encore en vie) et de Jon Snow (qui manque à Arya) . Arya se la pète un peu intérieurement avec « moi j’ai déjà tué des gens » mais sur le fond, Ned parait sympa (et moins bêcheur). Arya est butée et Gendry intervient, par rapport à son père

    “He must have found that bastard under a cabbage leaf, then,” Gendry said behind them.

    Arya wished she had another crabapple to bounce off his face. “My father had honor,” she said angrily. “And we weren’t talking to you anyway. Why don’t you go back to Stoney Sept and ring that girl’s stupid bells?”

    Gendry ignored that. “At least your father raised his bastard, not like mine. I don’t even know my father’s name. Some smelly drunk, I’d wager, like the others my mother dragged home from the alehouse. Whenever she got mad at me, she’d say, ‘If your father was here, he’d beat you bloody.’ That’s all I know of him.” He spat. “Well, if he was here now, might be I’d beat him bloody. But he’s dead, I figure, and your father’s dead too, so what does it matter who he lay with?”

    Arya en est sûre, tout le monde lui en veut (…)

    Anguy the Archer was riding a few yards ahead. When she caught up with him, she said, “Dornishmen lie, don’t they?”

    “They’re famous for it.” The bowman grinned. “Of course, they say the same of us marchers, so there you are. What’s the trouble now? Ned’s a good lad . . .”

    “He’s just a stupid liar.” Arya left the trail, leapt a rotten log and splashed across a streambed, ignoring the shouts of the outlaws behind her. They just want to tell me more lies. She thought about trying to get away from them, but there were too many and they knew these lands too well. What was the use of running if they caught you?

    Harwin la briefe pour la raisonner et qu’elle évite de dire des bêtises plus tard à Vivesaigues à sa mère (huhu)

    Ils arrivent dans un village abandonné depuis qu’il a été passé par les flammes lors de la rébellion de Robert (merci Hoster).

    Après, conseil pour savoir où aller. Si on lit entre les lignes, on voit que Tom a un passif avec les Tully.

    I must be mad, to be going back to Riverrun,” the singer complained. “The Tullys have never been lucky for old Tom. It was that Lysa sent me up the high road, when the moon men took my gold and my horse and all my clothes as well. There’s knights in the Vale still telling how I came walking up to the Bloody Gate with only my harp to keep me modest. They made me sing ‘The Name Day Boy’ and ‘The King Without Courage’ before they opened that gate.

    Et là, Thoros revient avec une vision : Vivesaigues va être attaquée donc ils ne vont pas y aller. On parle à Arya du Silure mais elle ne le connait que de nom. Quand on propose de retourner à la Glandée, Arya s’enfuit… et se fait rattraper par Sandor qui rodait par là. Mais alors, elle ne va vraiment pas retrouver sa mère et son frère ? 😀

    Quel suspense !

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #175432
    Liloo75
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    Merci Samyriana pour cette analyse du chapitre d’Arya.

    J’ai relevé au tout début du chapitre, quand Thoros raconte son parcours de prêtre rouge, il explique à Arya qu’il a été envoyé à Port-Réal pour tenter de convertir Aerys à la religion de R’hllor. Parce que le roi avait la réputation d’aimer le feu. La folie d’Aerys et sa passion pour le feu étaient donc connues au-delà de Westeros.

    Dans les révélations de Ned Dayne à Arya, on peut comprendre que Jon est le fils de Wylla ou bien celui d’Ashara. La version Wylla est celle qu’Eddard a répandue pour tromper Robert.

    L’idylle avec Ashara est une rumeur que d’autres ont fait courir. Les domestiques de Winterfell, Barristan Selmy, notamment, sont persuadés que Ned Stark a eu une aventure avec Ashara lors du tournoi d’Harrenhal.

    Edric Dayne se dépêche de préciser que cette relation était presque convenable, car à cette époque, Catelyn était fiancée à Brandon. Eddard aurait pu promettre d’épouser Ashara, lorsqu’ils étaient à Harrenhal. La faute, si faute il y a eu, cela aurait consisté à déshonorer Ashara puis à la quitter.

    Dans les deux cas, cette histoire ne plaît pas à Arya. Qui le fait remarquer vertement. Car cela remet en question l’image qu’elle se fait de son père.

    Gendry a le dernier mot, en faisant remarquer que Jon a bien été conçu par un homme et une femme. Il n’est pas né dans un chou.

    Sauf que l’homme en question n’est pas Eddard Stark.

    Il est tout de même étonnant de penser que puisque Robert a accusé Rhaegar d’avoir violé Lyanna, personne n’a imaginé qu’un enfant ait pu naître de cette union.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Liloo75.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #175514
    Tybalt Ouestrelin
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    Quel chapitre. On explore les visions, la question de la bâtardise, mais surtout qui sont les parents de Jon Snow, ou du moins la version officielle. Ned Stark amoureux d’Ashara fait un enfant à la nourrice. Première version officielle. Version officieuse, c’est bien Ashara la mère, mais pour ne pas la déshonorer, elle et sa mémoire, on dit du bâtard qu’il est issu de la nourrice. Je trouve que ce choix de la part de Ned est plutôt judicieux : l’immense majorité se dira « oui c’est Wylla », les mieux informés auront l’impression de savoir que c’est Ashara, ce qui serait cohérent, et lui répondra « je préfère ne pas en parler », laissant chacun en penser ce qu’il veut mais jamais s’imaginer qu’il n’est pas le père.

    Étonnamment Arya a raison ici : son père n’aurait (et n’a pour ce que l’on sait) jamais fait ça. Je me rappelle en primo-lecture (et avant la découverte du forum) avoir foncé sur l’hypothèse Wylla (en fait je ne me suis pas posé la question) puis pensé qu’en fait c’était bien Ashara la mère et n’avoir pas relevé que son frère Arthur pouvait aussi être la cause de son chagrin. Quel face-à-face, Ned et l’Epée du Matin, des hommes qui sans doute s’estimaient et peut-être s’appréciaient, pouvaient s’être vus futurs beaux-frères… Et qui s’affrontent, chacun réalisant son devoir : protéger un héritier / libérer sa sœur. Bref, je vous ai dit que j’admirais la construction de ce chapitre ?

     

    DOH 8 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

    #177164
    Hizieł
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Avec un peu de retard, j’ai relu ce chapitre d’Arya qui surprend en effet le relecteur/la relectrice par le nombre de détails intéressants dans l’analyse des différentes parties qui le composent : le rapport de Thoros à sa foi et son « pouvoir » de voir dans les flammes, la relation compliquée de Tom avec les Tully, et bien sûr surtout les prédictions de la naine albinos et l’ascendance de Jon Snow.

    Je ne m’étendrai pas sur ce dernier point, mais ferai juste une remarque sur l’une des prédictions du Fantôme de Noblecœur :

    • « J’ai rêvé d’un loup qui hurlait sous la pluie, mais personne entendait son deuil, ajouta cependant la naine. J’ai rêvé d’un boucan si fort que ma tête allait éclater, j’ai cru, des tambours et des cors et des binious, des cris, mais le plus triste était le tintement des menues clochettes. » : l’annonce des Noces Pourpres imminentes, avec Vent Gris enfermé à l’extérieur, la musique de la fête, les cris des massacrés et les clochettes de Tintinnabul tué par Catelyn

    Cette phrase (en gras) m’a plutôt fait pensé à Arya qu’à Vent Gris personnellement, en me rappelant la scène qui n’arrivera que plus tard, d’Arya, seule avec le Limier à quelques encablures du massacre. Pour m’en convaincre, je suis allé retrouver le passage, et en effet c’est très proche de la description de la naine albinos :

    Le ciel noir pleurait, la rivière grommelait, les hommes sacraient et crevaient. Arya avait de la boue dans les dents et le visage tout trempé. La pluie. Ce n’est que de la pluie. La pluie et c’est tout. « Mais on est ! » cria-t-elle de toutes ses forces. Sa voix n’était guère qu’un filet de voix terrifié, une pauvre petite voix de pauvre petite fille.

    (ASoS 53 – Arya XI)

    #177172
    Liloo75
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    Bien vu @hiziel, Arya aussi est un loup. Et elle va vivre le massacre des noces pourpres depuis l’extérieur du château des Frey, au milieu des fracas des combats. Sous la pluie battante.

    Je crois que j’ai pris ASOS 53 pour le commenter. J’aurais donc l’occasion d’y revenir.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

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