Une histoire de feu et de sang – Le Moyen Âge de Game of Thrones

Forums Le Trône de Fer – les produits dérivés Les autres produits dérivés Publications et essais Une histoire de feu et de sang – Le Moyen Âge de Game of Thrones

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Lapin rouge, le il y a 3 semaines et 6 jours.
3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Messages
  • #140657
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 853

    Le livre de Florian Besson et Justine Breton, avec qui Babar des Bois et DNDM (aka Aurélie Paci et Thierry Soulard, mais on sait tous que ce sont des pseudos) ont discuté lors d’une table ronde virtuelle des Imaginales, est paru il y a quelques temps déjà. Le livre a donc été chroniqué dans le cadre de notre rubrique « On teste pour vous ». C’est l’occasion d’ouvrir les débats sur le sujet.

    Je ne m’étends pas ici sur mon avis, il est disponible dans l’article sur le blog de la Garde. Pour être bref, je dirais que j’étais plutôt enthousiaste, surtout après mes deux chroniques précédentes. Bien sûr, l’ouvrage n’est pas parfait, mais c’est ce que j’ai lu de plus intelligent (et complet) sur la série jusqu’ici. J’ai mis le sujet en section série car c’est le corpus principal qu’analysent les deux co-auteurs, mais la saga papier étant régulièrement convoquée dans l’ouvrage, attention aux spoilers 😉

    Et maintenant, à vos commentaires ! 🙂

    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 semaines et 1 jour par Crys.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 semaines et 1 jour par Crys.
    #140773
    Aerolys
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2269

    Je suis tenté par ce livre (même si le mélange série-livres m’agacent (ou juger les livres à partir de la série (que j’ai pu lire ou entendre)).

    Je ne rajoute donc à ma liste d’envie.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #140789
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2402

    Globalement, je partage l’avis de Crys : on est clairement dans le haut du panier de ce qui s’écrit sur GoT et le TdF. Les auteurs savent manier leur savoir universitaire avec suffisamment de brio pour apporter beaucoup d’informations passionnantes sans écraser le lecteur sous le poids de leur savoir. Cela rend d’autant plus incompréhensible et déplorable le principal défaut de cet ouvrage, à savoir la confusion quasi permanente livres-série.

    Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de leur reprocher de « mélanger les torchons et les serviettes », autrement dit de traiter sur le même plan la saga littéraire et son adaptation télévisuelle. Là n’est pas la question. Quel que soit le jugement critique qu’on porte sur chacune de ces œuvres, chacun, je pense, s’accordera à admettre qu’il s’agit de deux œuvres différentes, avec des auteurs différents, mêmes si elles entretiennent entre elles des rapports complexes, et qu’il serait d’ailleurs passionnants de décortiquer. Or ces deux œuvres ne sont que rarement distinguées dans cet ouvrage, alors qu’il semble évident que ses auteurs, universitaires avertis malgré leur jeunesse, sont parfaitement conscients de cet état, et ont à leur disposition toutes les ressources intellectuelles pour opérer les distinctions nécessaires.

    Je vais donner un seul exemple de ce que cette confusion volontaire donne, et ce dès l’introduction (p. 18) :

    L’auteur porte systématiquement un regard très sombre sur cette société, sur sa politique et, de façon plus générale, sur la nature humaine. L’évolution du personnage de Daenerys est emblématique : la libératrice charismatique, tellement appréciée des fans que plusieurs donnèrent son prénom à leur fille, devient dans la dernière saison un tyran obsédé par la vengeance, puis une véritable criminelle de guerre — au temps pour les centaines de petites Américaines qui devront grandir en portant son nom… L’ancrage médiéval de l’œuvre reste également problématique parce que Martin entretient lui-même un rapport à l’histoire assez complexe. »

    Ce passage est emblématique : en quelques lignes, on commence par évoquer les livres (« l’auteur », au singulier, ne pouvant désigner les deux showrunners, c’est donc de Martin qu’il est question), mais l’exemple qui est invoqué est puisé dans la série, et on revient dans la phrase suivante à Martin pour lui prêter un rapport complexe à l’histoire. Comme on le voit, on nage en pleine confusion : qui porte un regard très sombre sur la nature humaine ? George Martin ou le duo Benioff-Weiss ? Et des exemples de cette nature, on en a presque à chaque page.

    C’est vraiment dommage, parce que, je le répète, l’ouvrage est très intéressant, et j’en conseille vivement la lecture. Il apporte énormément de choses, qui seront sans doute abordées dans la suite de nos échanges, mais je préfère évoquer tout de suite ce qui fâche (il y a bien deux ou trois autres trucs qui m’ont fait tiquer, dont l’un se trouve amorcé dans la citation ci-dessus, mais je préfère m’en tenir là pour le moment).

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.