Vos dernières séries

  • Ce sujet contient 395 réponses, 69 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Crys, le il y a 1 semaine et 6 jours.
6 sujets de 391 à 396 (sur un total de 396)
  • Auteur
    Messages
  • #149471
    Pandémie
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2094

    J’ai regardé Godless, une minisérie de western de Scott Frank, le créateur du Jeu de la Dame. Un jeune hors-la-loi cherchant à échapper à l’emprise d’un chef de bandits sociopathes trouve refuge dans une cité minière d’un Nouveau-Mexique sans loi, petite ville peuplée essentiellement de femmes après un accident qui a tué la quasi totalité des hommes au fond du puits. La série s’empare vraiment bien du genre, les paysages sont magnifiques, la musique top, le casting nickel, et il y a un discours intéressant sur la filiation entre le jeune bandit et son « père » adoptif meurtrier, sur la violence et sur la tolérance des uns envers les autres (femmes et hommes, blancs et noirs, colons et indiens). La série sait aussi prendre par surprise le spectateur en tuant brutalement un personnage ou un groupe qu’on pensait sauver la situation ou avoir une sortie flamboyante. Et comme elle se finit au bout de 6 ou 7 épisodes, par de risque de faire la saison de trop.

    Les points faibles, car il y en a… Le féminisme, même s’il est très présent, est surtout parmi les personnages secondaires, les principaux sont tous masculins. Il y a beaucoup de morts et de massacres, souvent un peu bêtes, les gens restants au milieu de la rue ou sortant se prendre une balle. Les méchants de la bande sont un peu inconsistants et il y a un léger abus de flashback en deuxième partie.

     

    J’ai également vu Lupin, avec Omar Sy dans le rôle de Assane Diop, un escroc s’inspirant du célèbre gentleman pour venger son père injustement accusé de vol par ses riches employeurs. Le début est assez fin, le héros va puiser dans les livres auxquels son père l’a initié pour le venger, au travers d’une critique sociale sur l’inégalité des chances, le racisme ou colonialisme latent, etc. Un casse astucieux au Louvres est organisé en jouant sur les petites mains que personne ne regarde lorsqu’elles font le ménage et sur les préjugés raciaux. Sy incarne est un type sympa, la série est plutôt feel good, on se dit qu’on va passer un bon moment. Ce n’est pas vraiment le Lupin qu’on connaît mais un autre Lupin plus 2020, et c’est pas si mal.

    Sauf qu’assez rapidement, ça tourne en un épisode de Julie Lescaut revisité avec la production Netflix. Il y a plein de raccourcis et d’erreurs de mise en scène, c’est absurdement gentillet. Comment repérer un méchant dans un wagon de transport public? Chantez Joyeux Anniversaire, le seul qui ne chante pas en faisant une tête de gros méchant est le gros méchant. Pfff… Et ça se finit sur un cliffhanger moisi, il n’y a même pas de conclusion alors que la série semble avoir fait le tour. De plus, elle se tire une balle dans le pied de la critique sociale en montrant quasi exclusivement un Paris pour touristes, le Louvres, des palaces et hôtels particuliers ou des lycées privés, des trottoirs propres et des serveurs sympas, bref, celui dans lequel personne ne vit sans avoir un compte en banque à 8 chiffres, sans doute pour mieux vendre la série à l’étranger. Dommage, ça partait pas mal.

    #150518
    Nymphadora
    • Vervoyant
    • Posts : 5086

    The Boys : Série super-héroïque délirante, vulgaire et irrévérencieuse, je me suis bien amusée avec ces « supes » sans morale. La seconde saison est un ton en dessous mais comme j’ai enchaîné les deux saisons,je pense que ça s’est un peu moins senti que si j’avais du attendre un an pour la voir et être déçue. En tous cas, un divertissement fun et cynique.

    The Terror : Série anthologique glaçante (ouais c’est le cas de le dire), la première saison, adaptation d’un roman de Dan Simmons, nous emmène à bord du HMS Terror et du HMS Erebus coincés dans les glaces. Avec une dose de supernaturel très bien gérée (les vrais monstres c’est les hommes mais la menace est quand même là), des acteurs excellents et une atmosphère hyper bien rendue, la saison est de très très bon niveau… Mais je me suis quand même sentie un peu bête devant la série – et donc forcément ça m’a un peu agacée – parce que j’ai mis mille ans à repérer qui était qui au delà des « stars » du casting (Jared Harris, Tobias Menzies et Ciarán Hinds)… Tous habillés pareil dans un décor très sombre, je n’arrivais juste pas à comprendre qui était qui, et ça m’a beaucoup gênée (forcément quand tu sais plus qui est qui, c’est dur de piger leurs motivations xD ).
    La seconde saison est très très différente : on nous amène là dans les camps américains de japonais pendant la seconde guerre mondiale. Sujet très fort, et très rarement abordé, j’ai beaucoup apprécié l’intrigue historique… Mais la gestion du rythme, et le surnaturel omniprésent (alors qu’il était suggéré et que le focus était sur les hommes dans la première saison) font de la seconde saison une saison un cran en dessous de la première… mais d’un autre côté, au moins là j’ai compris qui était qui xD

    ~~ Always ~~

    #150520
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 975

    Deux séries récemment vues. D’une part la saison 1 de Defending the Guilty, série britannique avec une saison 1 de 8-9 épisodes de 20 minutes. Une vibe à la Parlement, on y suit une bande de stagiaires d’un cabinet d’avocats spécialisés dans la défense des coupables. Donc humour noir et administratif à souhait, et ambiance londonnienne au menu. Pas une excellente série, mais un moment sympa.

    Et j’ai enfin mis les pieds dans Dix pour cent. J’hésite à mater la quatrième saison, j’ai vu les retours selon lesquels c’était moins bien. Dans les plus, y a la qualité des acteurs (Laure Calamy <3), dans les moins, y a l’artificialité des situations et la surenchère de quiproquos improbables qui, s’ils sont mieux menés sur les dernières saisons (Fitoussi est moins académique dans sa réalisation que Klapich ou Tirard au démarrage). J’ai trouvé ça cousu de fils blancs tout du long, certaines blagues je veux plus les (pré)voir (« personne te dit jamais rien sur ton haleine ! » et la scène se conclue sur le mec qui souffle dans sa main…). Dans le vraiment très positif, y a certains points de sociétés abordés dans la série (saison 3 entre les infirmières dans le dernier épisode, ce qui fait forcément écho à notre crise sanitaire ; les histoires de reconnaissance par le père dans les couples homos ; etc.), même si parfois je me demandais si c’était bien l’endroit (la réponse est éminemment oui quand on voit les audiences sur France 2). Résultat on en apprend sans doute plus sur les entreprises familiales que sur le cinéma mais après tout pourquoi pas.
    J’ajouterai que sur le sujet, j’ai peut-être été beaucoup trop marqué par mon visionnage de la beaucoup plus débile et misogyne Entourage du début des années 200 d’où une impression de déjà-vu un peu latent. Et je suis aussi beaucoup moins sensible au cinéma français qu’anglo-saxon, d’où un enthousiasme un peu réfréné.

    #150522
    Aerolys
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2567

    J’ai également vu Lupin, avec Omar Sy dans le rôle de Assane Diop, un escroc s’inspirant du célèbre gentleman pour venger son père injustement accusé de vol par ses riches employeurs. Le début est assez fin, le héros va puiser dans les livres auxquels son père l’a initié pour le venger, au travers d’une critique sociale sur l’inégalité des chances, le racisme ou colonialisme latent, etc. Un casse astucieux au Louvres est organisé en jouant sur les petites mains que personne ne regarde lorsqu’elles font le ménage et sur les préjugés raciaux. Sy incarne est un type sympa, la série est plutôt feel good, on se dit qu’on va passer un bon moment. Ce n’est pas vraiment le Lupin qu’on connaît mais un autre Lupin plus 2020, et c’est pas si mal. Sauf qu’assez rapidement, ça tourne en un épisode de Julie Lescaut revisité avec la production Netflix. Il y a plein de raccourcis et d’erreurs de mise en scène, c’est absurdement gentillet. Comment repérer un méchant dans un wagon de transport public? Chantez Joyeux Anniversaire, le seul qui ne chante pas en faisant une tête de gros méchant est le gros méchant. Pfff… Et ça se finit sur un cliffhanger moisi, il n’y a même pas de conclusion alors que la série semble avoir fait le tour. De plus, elle se tire une balle dans le pied de la critique sociale en montrant quasi exclusivement un Paris pour touristes, le Louvres, des palaces et hôtels particuliers ou des lycées privés, des trottoirs propres et des serveurs sympas, bref, celui dans lequel personne ne vit sans avoir un compte en banque à 8 chiffres, sans doute pour mieux vendre la série à l’étranger. Dommage, ça partait pas mal.

    Je suis de ton avis. J’espère que la seconde partie rattrapera le coup.

    Et tu m’as donné envie de regarder Godless, tiens. ^^

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #151505
    Boney (Aiglon)
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 473

    Je viens de bouffer voir « Coup pour coup ».

    Voilà, c’est un bon vieux Jean-Claude Van Damme de 1990. Notre Jean-Claude qui met des gros coups de pied hélicoptère dans une prison qu’il a infiltrée car il se passe des choses chelous (ouais, encore plus que dans une prison lambda où on fait de la muscu entre deux parties de Play).

    Oh, wait. Non, ça c’est « CoupS pour coupS ».

    Non, la série Netflix en question, c’est « coup pour coup ». J’ai pas cherché le pourquoi de cette traduction car le titre original est « los favoritos de Midas ». Comme son nom l’indique, cette série est une imitation de Pablo Mira dans un épisode de « en deux-deux » une production espagnole. Le picth ? Un groupe clandestin fait chanter un capitaine d’industrie sur une idée simple : « tu lâches tes thunes sinon on fume des gens au hasard. » En parallèle, une reporter travaillant pour un journal dont notre homme d’affaires est proprio, rédige un article sur un business entre le gouvernement syrien et …. la banque qui finance le papier en question.

    Ajoutez que la série est tirée d’une nouvelle de Jack London publiée en 1901 et que les méchants envoient des lettres cachetées avec un « M » qui rappelle ma photo de couverture  l’œuvre d’Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer, « la marque jaune » pour les paresseux). Midas, pour mieux situer, est un personnage mythologique de l’Antiquité qui touchait en or tout ce qu’il touchait, jusqu’à la bouffe. Une malédiction sous un air de don.

    L’histoire originale (que je n’ai pas lue, donc je ne peux pas comparer) est mixée de manière très contemporaine: la collusion entre affaires et médias dans un contexte explosif (une Espagne secouée par une vague de contestations qui sombre dans l’insurrection généralisée, en mode Gilets jaunes 2.0). Ca pourrait être vu comme une sorte de Casa de Papel (Espagne + Netflix) inversé, dans le sens où on suit les victimes et pas les voleurs. Dans les faits, il y a beaucoup (beaucoup, vraiment beaucoup) moins d’action, c’est plus psychologique, et tant mieux. Il est assez facile de s’identifier aux protagonistes et à leurs états d’âme. Perso, je serais à la place de Victor (notre Midas moderne avec sa fortune maudite), je mettrais moins de nonchalance à ouvrir les mails ou SMS des « méchants » et je ne sais pas si j’aurais la tête à faire des séances de running pépouze dans le Madrid by night. Chacun sa life après.

    Bref, j’ai beaucoup apprécié… sauf la fin. Allez hop, balises spoilers:

    Spoiler:
    Non mais sérieux, le mec a tué quelqu’un pour « racheter » sa dette, sa copine journaliste honnête meurt. Jusque là, c’est dans le ton de la série. Et puis il reçoit un mail des méchants pour dire qu’il est un des leurs et qu’un Uber l’attend en bas. Il descend et semble voir un visage familier quand la porte s’ouvre. Il monte et puis c’est tout.

    Autant, les fins ouvertes je kiffe. Mais quand c’est bien fait. Quand on a une chance de la comprendre. Une fin ouverte, c’est « vous l’avez compris, mais on laisse planer un doute ». Netflix ferait bien de voir les clôtures de Mad Men ou Les Sopranos (j’y reviens toujours je sais) avant de nous laisser sur notre fin de cette façon.

    Sinon, toujours en série, j’ai vu récemment Lupin et comme dit plus haut, c’est divertissant.

    Edric Dayne, aka « le vrai prince qui fut promis » au casting 2019
    Troll de père en fils depuis 1960

    Spoiler:

    #151531
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 975

    Bon, ben j’ai fini par mater la saison 4 de Dix pour cent. C’est pas une fin très heureuse mais après tout pourquoi pas. J’ai pas été fan de tout, mais en revanche, l’agente de Starmédia et ses deux subalternes m’ont beaucoup amusé. C’était une bonne idée quoi qu’un peu tardive dans le déroulé de la série. Bref, restait Laure Calamy, que j’aime toujours autant même si la plupart des autres acteur sont assez impeccables aussi.

    Du coup je suis resté côté français pour les séries en matant le « french Stranger Things » de Canal : OVNI(s). J’ai vraiment beaucoup aimé. C’est pas du tout dans le ton de ST vu qu’on a un genre de fantastico-sf mais qui tire plus sur la bienveillance et l’étrange que sur le côté effrayant de la chose. Les dialogues sont assez croustillants, les couleurs bien vives (dans le gris morne de notre quotidien actuel ça fait du bien), l’humour est tout à fait celui que j’aime, bref, 12 épisodes de 30 minutes qui passent bien vite !

    J’ai ensutie tenté, pour rester sur Calan le Paris Police 1900. J’ai trouvé ça nul (et pourtant y avait Christian Hecq que j’aime beaucoup). Y a trop de pognon pour que ça déborde et donc que ça surprenne un peu. Les personnage sont fades, l’enquête est pas des masses intéressantes, les analogies avec la France d’aujourd’hui sont trop évidentes pour être subtiles et les flics s’enfoncent tous dans les clichés. Bref, à moins que le côté « costume » posé sur des tropes de films policiers vous satisfassent, passez votre chemin.

    Enfin dans un registre anglo-saxon, j’ai attaqué Your Honor où l’on suit un juge américain qui couvre l’homicide involontaire de son fils (accident) et son délit de fuite pour le protéger. On est entre Breaking Bad et Broadchurch sur le plan ambiance. Brian Cranston qui se fout dans la merde pour le premier et le côté anxiogène de la mise en scène pour le second.  J’ai pas fini, mais j’aime beaucoup. 🙂

6 sujets de 391 à 396 (sur un total de 396)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.