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  • Ce sujet contient 312 réponses, 65 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Corondar, le il y a 2 jours et 5 heures.
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  • #139796
    DNDM
    • Terreur des Spectres
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    Résurrection de Sherlock Holmes (1905), de Arthur Conan Doyle. Recueil de 13 nouvelles mettant en scène le célèbre détective dans de courtes enquêtes. La première est consacrée à expliquer son retour après sa vraie-fausse mort dans Le dernier problème. Celle-ci, et la seconde, sont assez nulles, genre même pas du niveau d’un téléfilm du midi sur France 3. Les autres sont sympatoches, sans être forcément révolutionnaires. Arthur Conan Doyle a reçu un gros chèque pour ressusciter Holmes, mais manquait complètement d’inspiration, et ça se ressent. Reste quand même le charme désuet du personnage et de l’Angleterre vers 1900, et une écriture très efficace, qui fait que tout cela se lit avec plaisir.

     

    La rose de Java (1937), de Joseph Kessel. Court roman lu en une soirée, lecture la plus éprouvante depuis un bon moment. Le style Kessel est génial. Le roman est horrible, parce qu’il nous plonge dans un monde ultrasexiste, colonialiste et raciste avec une rare froideur et surtout un profond réalisme. Le pitch: En 1919, deux jeunes aviateurs de guerre français reviennent de Sibérie par bateau. Au Japon, ils embarquent sur la Rose de Java, étrange bateau sur lequel se trouve une femme « surnaturellement belle » et quelques autres secrets mineurs.

    Le roman est en fait une glaçante plongée dans ce que dans certains cercles on appelle apparemment « une vie de jeune homme », ainsi que dans un monde encore ultracolonial. On est en 1919, les deux aviateurs reviennent victorieux d’une guerre horrible, ils se voient immortels, et leurs journées sont consacrées à boire et à courir les filles. Les notions actuelles de consentement sont, dans leur tête, totalement inconnues, et ils ne se posent pas une seule seconde la question des conséquences de leurs actes. J’ai eu envie de cramer le livre à la fin, et en même temps, il va probablement plus me marquer sur le long terme que pas mal d’autres lectures. Bref, à lire si ça vous intéresse, mais ne vous attendez pas à une balade relaxante ou à un roman d’aventure.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #139820
    O’Cahan
    • Pas Trouillard
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    Entre ma merveilleuse lecture des Diaboliques de Barbey d’Aurevilly et les drôlesques Exercices de style de Queneau, j’ai lu Play boy (2018) de Constance Debré et j’ai eu l’impression d’un gros foutage de gueule (oui) avec ce style faussement provocateur/vulgaire. C’est triste parce qu’il y avait quelque lueur de choses intéressantes dans le marasme de cette prose insupportable. Bref, j’ai détesté.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    #139975
    Emmalaure
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Retour sur deux relectures, Pot-Bouille et Au Bonheur des dames, de Zola, que je n’avais pas relus depuis 25 ans ou un peu plus. Ils faisaient à l’époque partie de mes favoris et Au Bonheur des dames était même un véritable amour de jeunesse que j’ai lu et relu des dizaines de fois à l’adolescence. J’étais curieuse de voir comment ils résisteraient au passage du temps, et le résultat est qu’ils le font haut-la-main.

    Pot-Bouille est un violent pamphlet sur la bourgeoisie et son hypocrisie, une oeuvre à part dans la série de Rougon-Macquart, qui n’était pas prévue au départ, mais que Zola a voulue et composée comme réponse aux attaques dont il faisait l’objet par rapport au contenu de ses livres jugé contraire aux « bonnes moeurs ». Il y dévoile donc toutes les turpitudes et les non-dits de cette même classe qui s’offense sur les bonnes moeurs mais fait la noce par ailleurs, triche, ment, vole et tue (indirectement) en toute bonne conscience. Pour plus d’efficacité dans le propos, Zola a sciemment et soigneusement évité toute description de « plus de 5 lignes » et il s’y tient en effet.
    Comme toujours avec Zola, il n’y a pas de narrateur omniscient, mais on glisse du point de vue d’un personnage à un autre en fonction de l’action : dans des scènes d’ensemble, on peut glisser assez rapidement du point de vue d’un personnage à l’autre, tandis que dans les scènes où peu de personnages entrent en jeu, c’est essentiellement le point de vue d’Octave Mouret qu’on épouse.
    Tout se passe presque uniquement dans un nouvel immeuble haussmannien dans les dernières années du Second Empire, et l’immeuble a sa propre hiérarchie : le premier étage est le plus luxueux et prestigieux, c’est là que vivent les plus riches; plus on monte dans les étages, plus on descend dans la classe sociale, jusqu’aux chambres de bonnes sous les toits. En réponse à la splendide façade de carton-plâtre répond la cour intérieure en forme de cloaque où toutes les bonnes déversent à la fois les ordures réelles des appartements mais aussi déballent toute la vie de leurs maîtres.
    Octave Mouret est un jeune arriviste prédateur avec les femmes, qui vient de sa Provence natale avec l’intention de conquérir Paris. Il compte y arriver en se servant des femmes parce que les conquêtes, ça flatte son égo, mais… il y a toujours un mais. Malgré ses défauts, Zola conserve une grande tendresse pour Octave, qui est heureusement capable d’empathie et d’évolution dans son regard.
    Les différents personnages sont tous très typés, mais leur diversité participe à les rendre humains, et leurs histoires leur donne de l’épaisseur. Plusieurs sont caractérisés par une réplique fétiche et les hommes ne sont pas plus épargnés que les femmes (on trouve en filigrane une violente charge contre l’éducation « bourgeoise » des filles qui les corsète dans des obligations intenables, en leur faisant rêver d’un monde Disney, et en leur interdisant plaisir et désir, ce qui rend leurs relations avec les hommes presque toujours frustrantes et très problématiques).
    On a droit à à peu près toutes les scènes importantes dans une vie, de l’accouchement à la mort, en passant par le mariage, les enterrements, les « soirées » chez les uns ou les autres, la chasse au mari pour les dames et la chasse à la gueuse pour les messieurs. Plusieurs scènes sont véritablement d’anthologie. On a même une gentille petite Marie innocente qui a des bébés sans que son époux ni elle ne comprennent d’où ils viennent (que des filles, dont une s’appelle Lilith !).
    Bref, une lecture très plaisante, un roman extrêmement bien construit, dont les péripéties s’enchaînent sans temps mort, qui fait beaucoup rire mais également réfléchir sur nos propres hypocrisies.

    Au Bonheur des dames est la suite immédiate, mais le ton change radicalement. Ici, on retrouve Octave Mouret en directeur de grand magasin, mais le personnage principal est une femme, Denise Baudu, débarquée de Normandie dans la capitale parisienne et qui doit y faire son chemin. L’histoire de Denise et Octave coche toutes les cases de la parfaite intrigue sentimentale, mais il y a des choses en plus qui la rendent intéressante et très émouvante. A ma grande surprise, en effet, j’ai ressenti exactement les mêmes émotions et impressions que lorsque je le lisais ado (c’est assez exceptionnel dans toutes mes relectures pour être noté). D’abord parce que le roman n’est pas qu’une histoire sentimentale : on y voit la vie dans les grands magasins, des employés (aux conditions de travail très dures) jusqu’aux clients et surtout clientes lors des « grandes ventes » (les ressorts émotifs de la société d’hyper-consommation sont très bien mis en scène et cela rend ce roman très actuel, tant on est toujours en plein dedans); actuellement, cette société de consommation est remise en cause dans le discours, là où Zola est totalement fasciné par elle, même s’il n’est pas complètement dupe de sa violence et introduit Denise pour la rendre plus humaine et moins destructrice. En effet, la dimension symbolique de l’écriture domine assez largement : en ce sens, Zola n’est pas un écrivain réaliste et la moindre de ses description « d’après nature » est inséparable de son symbolisme. On peut ainsi lire l’histoire de Denise et Octave comme le parcours mystique d’un roi païen (Octave), qui cherche désespérément un sens à son existence affectivement vide et prédatrice, qui rencontre Dieu et la foi (Denise a un parcours christique, depuis les tentations au désert, en passant par la descente aux enfers jusqu’à la crucifixion (chez Henriette, la maîtresse en titre d’Octave, chez laquelle elle doit se rendre pour l’essayage d’un manteau qui tourne à la « torture » physique et mentale – rien de gore ou de sadomaso – c’est juste qu’elle attend debout pendant des heures dans le noir de l’antichambre pendant qu’on se moque d’elle dans le salon voisin, et qu’ensuite, Henriette est exigeante et humiliante dans la séance d’essayage, au point que Denise s’enfonce involontairement des aiguilles dans les mains) et enfin à la rédemption), et va devoir sacrifier sa personne (s’engager corps et âme) pour mériter de l’épouser. Si Denise en tant que femme ne sort pas du trope « femme-mère-aimante-bienfaisante », elle est très loin de la cruche sentimentale, et en ce sens c’est une héroïne qui tranche dans la production littéraire (et cinématographique jusqu’à nos jours): c’est elle qui est au centre de l’action, et si elle la subit au départ, ce n’est plus le cas à partir d’un certain point. Elle est aussi une héroïne qui sait dire non. Son parcours est également celui d’un apprentissage, rôle ordinairement dévolu aux personnages masculins et elle a même droit à sa dimension prophétique : elle est « celle qui est attendue pour venger toutes les femmes que Mouret a écrasées ».
    Enfin, l’émotion des scènes entre Denise est Octave est à mon sens provoquée par un moyen assez simple : elles sont annoncées en début de chapitre (le matin), mais n’ont lieu qu’à la fin de ces mêmes chapitres (après-midi/fin de journée), et entre temps, Zola a pris soin de faire monter la tension de l’attente en racontant toute la journée et en l’émaillant de rappels discrets de l’entrevue attendue. Après tant d’attente, la frustration engendrée par le « non » de Denise est très forte et le lecteur ou la lectrice éprouve les mêmes émotions qu’Octave.

    Après Zola, j’ai enchaîné avec Pullmann, la Belle sauvage, et le choc littéraire a été rude. J’avais lu les Royaumes du nord il y a 10 ou 12 ans et j’avais beaucoup aimé, mais là, je n’ai pas pu aller au delà de 150 pages, en me forçant, tellement l’écriture est plate. Il n’y a quasiment que des dialogues interminables en forme de questions réponses, pas d’ambiance, des péripéties téléphonées, pas de mystères et des caricatures de méchants et de gentils.

    #140067
    Nymphadora
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    Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne, de Marianne Levy

    Si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis une fanatique de séries télé. Mon betaseries fait peur à beaucoup ^^ Du coup, avec un titre pareil, je me suis dit que ce livre était fait pour moi : un déclaration d’amour à des personnages marquants de séries télé qui, par leur péripéties, nous font rire / nous rappellent que notre vie à nous est pas si nulle / sauvent le monde fictivement… Le principe qu’a choisi l’autrice, c’est de définir des grands thèmes, et pour chaque thème, d’écrire une lettre ouverte à plusieurs héros de séries (ses BFFF – Best friend fictif forever) pour les remercier d’être eux. Au travers ces lettres, l’idée est de présenter au lecteur avec humour la série et le personnage et d’expliquer pourquoi il a amélioré la vie de l’autrice. Elle présente ça comme du développement personnel et de la « série-thérapie ».

    J’avais vraiment très très envie d’aimer ce livre, qui en plus se focalise sur plusieurs séries que j’adore (manifestement l’autrice aime autant que moi The West Wing, Friday Night Lights et Sex and the City ^^) Malheureusement… j’ai pas du tout accroché… Le concept est génial, mais j’ai vraiment eu du mal avec la réalisation ! Les lettres aux personnages sont brouillonnes, passent du coq à l’âne sans conducteur intelligible (on a l’impression que l’autrice nous fait des lettres sous un schéma « oh oui y a ça, ça va être fun, ah puis y a ça, ah attends j’ai oublié de finir mon idée d’avant j’y reviens, oh non un papillon et mon nombril »), les lettres se veulent drôles mais ça tombe à plat chez moi, et globalement, les lettres passent plus de temps à parler de l’autrice qui fait sa « série-thérapie » que de séries elles-mêmes. Perso, j’étais là pour découvrir de nouvelles séries à adorer, et me remémorer des séries que j’adore avec le sourire… et c’est complètement raté !

    En plus, les séries abordées m’ont semblé redondantes : plusieurs lettres à des personnages de mêmes séries (même si j’en apprécie beaucoup hein… oui FNL ou Grey’s Anatomy c’est la vie ^^) et quasi uniquement des séries qui ont une bonne dizaine d’années.. on a un peu l’impression que Marianne Levy n’a pas allumé sa télé récemment. Et même dans les séries anciennes, il en manque ^^ Buffy, Veronica Mars, Leslie Knope, Captain Ray Holt, Rebecca Bunch, Dolores, Starbuck, ou même Otis Milburn, Pablo Escobar, Clay Jensen… et tant d’autres, vous méritiez aussi des lettres <3 (au moins le concept est dérivable à l'infini comme ça ^^ l'autrice tient un filon ^^)

    Bref, une grosse déception pour moi. Je recommanderais, si vous êtes curieux, de feuilleter le livre et de lire une lettre à un personnage que vous appréciez : si le ton vous plaît, tant mieux, le reste est du même acabit, pour vous le livre marchera sûrement. Moi vraiment j'ai pas accroché au ton 🙁

    ~~ Always ~~

    #140165
    FeyGirl
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    Si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis une fanatique de séries télé.

    J’ai l’impression que ce serait toi qui devrait écrire un tel livre !

    #141839
    DNDM
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    Le vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway.

    Un vieux pécheur malchanceux en lutte face à la mer.

    Mouais. Toujours pareil avec les grands classiques qu’il faut lire, on s’en fait une telle montagne qu’on est forcément un peu déçu en les lisant, qu’on se dit qu’on devrait forcément les apprécier, si ce sont des sommets de littérature, et du coup on a un peu honte de passer à côté.

    C’est court, ça se lit en une soirée, ça marque et on peut y lire beaucoup de choses… Mais bon, bof.

    Lu en français, l’expérience aurait peut-être été un peu différente en anglais.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
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    #141902
    Nymphadora
    • Fléau des Autres
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    Le serment de l’orage, de Gabriel Katz

    Il y a quelques temps, Crys disait du bien de la saga du Puits des mémoires de Katz et j’avais également bien aimé le premier tome de la-dite saga. Du coup, j’ai attaqué une autre saga de l’auteur : Le serment de l’orage, qui est publié dans le nouveau label « young adult » de Bragelonne.

    Eh bien comme avec le Puits des mémoires, ma principale conclusion, c’est que Katz est un auteur diablement efficace. C’est très plaisant à lire. La plume de l’auteur est fluide, rythmée, on ne s’ennuie pas une seconde et les pages se tournent à une vitesse folle. Ici, l’auteur nous plonge dans un monde médiévalisant (il nous colle même des chevaliers errants, j’avais l’impression d’une grosse influence de la mode Trône de Fer ^^) où deux jeunes chevaliers sont embarqués par un seigneur dans une aventure pour remettre en état le domaine d’Hollow Grave, où les événements mystérieux vont s’enchaîner. Ils semblent être pris dans un complot qui les dépasse et qui devrait prendre plus de corps dans les prochains tomes. Ca ne révolutionne absolument pas le genre, mais c’est super efficace : de la pure littérature de vacances vite lue en ne boudant pas son plaisir.

    The gunslinger (Le Pistolero), tome 1 de la Tour Sombre, de Stephen King

    Et alors là, c’est tout l’inverse du livre précédent en terme d’appréciation… Il paraît que ça a révolutionné le genre, mais une lecture pas efficace, que je ne conseille pas pour les vacances xD

    Dans un monde mystérieux, un peu post-apocalyptique, un peu magique mais on sait pas trop, un peu mystique, un pistolero poursuit un homme en noir.

    Il ne se passe pas grand chose dans ce livre, premier tome de la saga de la Tour Sombre de King devenue un classique des littératures de l’imaginaire. J’ai vraiment eu du mal à voir le bout de ma lecture car le tout m’a plus semblé relever de l’exercice de style que d’autre chose. Sans attachement au personnage principal (et vu qu’on ne voit que lui, c’est gênant^^), sans action, et avec juste une liste de questions sans réponse sur un univers qui sent pas très bon le sable chaud, c’est un peu léger. Il paraît que la suite devient plus prenante… Je l’espère mais je ne suis pas sûre d’avoir la curiosité d’enchaîner !

    ~~ Always ~~

    #141937
    DNDM
    • Terreur des Spectres
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    Ha j’ai toujours pas terminé la saga La Tour Sombre, commencée il y a plusieurs années. Je crois que je me suis arrêté au 3. Ou au 4. Va savoir. Je suis assez peu fan de Stephen King de façon générale, et là faut avouer, je suis passé à côté de ce truc, même en m’obstinant. J’ai toujours les bouquins dans ma bibli… Un jour, peut-être.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
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    #141971
    Lapin rouge
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    La Tour sombre est un cycle très ambitieux, par son ampleur comme par ses thématiques. King y fait apparaître des personnages issus de certains de ses autres romans, et s’y met lui-même en scène, avec ses tourments d’écrivain et l’accident de voiture qui a failli lui coûter la vie en 1999, en intégrant le tout dans une intrigue faisant s’entrecroiser plusieurs univers. L’écriture de ce cycle s’est étendue de 1982 à 2012.

    J’en ai gardé un souvenir mitigé. Je l’ai lu sans rechigner, car je trouvais les personnages très crédibles et, pour la plupart, attachants. Il y a des moments très forts et mémorables, notamment lorsqu’on aborde le passé du Pistolero. Et la fin est plutôt réussie, ce qui n’était pas gagné.
    Et pourtant, je ne pense pas que je le relirai. Il m’a manqué un petit quelque chose, il y a comme une impression de mécanique complexe, mais mal ajustée, qui grince et qui ne parvient pas à atteindre son plein régime. Très bizarre.

    PS pour Nympha : quoi qu’on en pense, le 1er tome n’est pas représentatif du cycle, car il est très court et concentré sur quasiment un seul personnage. Dès le 2ème tome, d’autres personnages apparaissent, essaie d’aller jusque jusque-là pour voir si tu accroches plus.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 5 heures par Lapin rouge.
    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #142000
    Nymphadora
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    PS pour Nympha : quoi qu’on en pense, le 1er tome n’est pas représentatif du cycle, car il est très court et concentré sur quasiment un seul personnage. Dès le 2ème tome, d’autres personnages apparaissent, essaie d’aller jusque jusque-là pour voir si tu accroches plus.

    Oui j’ai l’impression qu’il y a un consensus pour dire que le premier tome est très différent du reste, et beaucoup semblent avoir des retours mitigés mais aimer la suite. Du coup je vais persévérer.

    ~~ Always ~~

    #142001
    Tizun Thane
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 844

    Retour sur deux relectures, Pot-Bouille et Au Bonheur des dames, de Zola,

    Je viens de lire ton retour, Emmalaure. Ca donne envie de lire du Zola, et crois-moi, c’était pas gagné de ma part! 😉

    #142007
    Amarei
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 284

    @nymphadora  J’ai lu la Tour Sombre il y a des années. J’avais aimé mais pas au point de me lancer un jour dans une relecture. C’est très différent des autres livres de SK. J’en ai le souvenir de quelque chose d’intéressant mais qui mélange pas mal de choses et du coup peut-être un peu brouillon parfois. Un grand puzzle qui s’agence peu à peu, certaines questions restant en suspens très longtemps. Je comprends que le 1er en particulier ne plaise pas car on le fini avec plus de questions que de réponses. Soit on est intrigués, soit ça saoule d’avoir aussi peu d’informations et ça n’aide pas à s’attacher au personnage ou à l’univers. Mais effectivement si tu as fini le premier, je te conseille d’essayer la suite, le 2e devrait te donner un meilleur aperçu.

    “Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.” JR.

    [ spoiler=NOARLAAAK !!!][ img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/11/04//19110409503225014916493113.png[ /img][ /spoiler]

    #142023
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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    Concernant la tour sombre, je n’ai personnellement jamais réussi à terminer le tome 2. Je ne suis jamais rentré dans l’histoire, et les personnages me paraissaient beaucoup trop froids pour que je m’attache à eux. Ce qui, concernant l’oeuvre de King est assez classique chez moi : je trouve que l’auteur alterne l’excellent et le très mauvais. Soit j’adore ses bouquins, soit je les déteste, il y a rarement de juste milieu avec lui me concernant. La tour sombre fut clairement rangée dans la seconde catégorie pour moi. Et c’est pas le film navrant qui en fut adapté qui m’a donné envie de redonner sa chance au produit .

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