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30 sujets de 451 à 480 (sur un total de 488)
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  • #139896
    O’Cahan
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    Greenland – Le dernier refuge de Ric Roman Waugh

    Une famille se bat pour survivre alors qu’une comète tueuse de planète se dirige vers la Terre. John Garrity (Gerard Butler), sa femme Allison et son jeune fils Nathan font un voyage périlleux vers leur seul espoir de refuge. […]

    Le début ne me faisait pas vraiment envie, incroyablement américain : fort accent du sud, banlieue blanche, pelouse bien taillée, lunch party et gros SUV. Mais très rapidement, et de façon assez surprenante, le rythme se fait immersif et intimiste. On vit la catastrophe à travers la famille & il s’agit pour moi de l’un des points forts du film : il ne traite pas la catastrophe d’un point de vue extérieur, à base de destructions planétaires etc., mais nous entraîne plutôt en direction d’un drame intimiste chaotique.

    Ce n’est donc pas un film très spectaculaire. Il privilégie au contraire la psychologie des personnages via le chaos engendré et les péripéties dont ils vont être les acteurs et les victimes. La menace est intelligemment dépeinte autant du côté des humains que celui de la comète.

    Greenland est un excellent divertissement, absolument pas original. Néanmoins, il remplit son rôle tout à fait comme il faut : c’est simple et efficace. On regrettera peut-être que le rythme effréné de la première heure ne se maintienne pas dans la durée, mais déjà un film catastrophe qui ne prend pas son spectateur pour un demeuré, c’est une performance.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    please mind the gap between your brain and the platform

    "l'incertitude de la compréhension permet d'éviter le piège de l'idolâtrie"

    #139999
    Corondar
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    Eté 85

    J’ai beaucoup aimé. La photo, les cadrages et la BO sont top, et m’ont clairement plongé dans les années 1980.

    J’ai trouvé les deux acteurs principaux très bons, et très émouvants dans leur jeu. J’ai surtout trouvé le film très juste dans sa manière de traiter le premier amour adolescent (le film, dans un genre différent, quoique, m’a un peu fait penser à Call me by your name). Par contre je rejoins Gray et Nympha, oui le film a parfois un côté un peu théâtral une forme de dramatisation excessive dans ses dialogues. Mais ça ne m’a pas dérangé car j’ai perçu ça comme une volonté de la part de Ozon : quand on aime pour la première fois et qu’on a cet âge là, n’est-on pas un peu excessif et théâtral ? D’ailleurs le personnage principal le dit lui même : ne fabrique t on pas l’être aimé en projetant sur lui nos excès et fantasmes ?
    C’est aussi ce que j’ai aimé dans le film : ce questionnement sur la création du sentiment amoureux. On a aussi une jolie réflexion sur le fait qu’on soit l’écrivain de notre propre roman de vie, et qu’on aimerait parfois changer le script pour ne plus être ce narrateur ? Bref, pour moi, un bon cru de Ozon (dont mon film préféré reste 8 femmes).

    Greenland

    Mon avis est très proche de celui d’O’Ca. Le film m’a un peu surpris par son côté légèrement intimiste (faut pas exagérer non plus, ça reste une production hollywoodienne calibrée), à hauteur d’homme du moins. Le film a le bon goût de ne pas durer trop longtemps (c’est pas du Michael Bay ou du Roland Emmerich, et c’est tant mieux). Par rapport aux derniers navets dans lesquels a joué Gerard Butler c’est nettement au dessus du lot .

    Il faut d’ailleurs s’arrêter sur le parcours professionnel de cet acteur : un Ecossais qui dégoulinait jadis de « britannicité », et qui est désormais devenu l’incarnation du gros bras américain .

    #140003
    Aerolys
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    Vu Walkyrie de Bryan Singer hier soir et j’ai adoré le film.

    Le film raconte l’attentat raté contre Hitler du 20 juillet 1944.

    L’événement est relaté par la chaîne youtube Mamytwink ici :

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #140040
    R.Graymarch
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    Taxi Driver de Martin Scorsese (1976). Un vétéran du Vietnam n’arrive pas à dormir et pour passer le temps et se faire un peu d’argent se fait embaucher comme taxi à New York. Il accepte tous les clients, tous les quartiers mais ses clients (drogue, prostitution etc etc) le dégoûtent. Alors, il va agir

    As far back as I can remember, I always wanted to be a gangster.

    Cette phrase vient des Affranchis (Goodfellas, 1990), le film qui m’a fait intéresser à Scorsese et sans doute encore aujourd’hui un des dix films que j’emmènerais sur une île déserte si je faisais ce genre de classement mouvant. Après une telle claque, on suit forcément le réalisateur et on remonte le temps pour voir ce qu’il a fait avant. C’est donc nimbés d’une aura de prestige que j’ai vu à la télé Mean Streets (1973) et Taxi Driver. Et j’ai été un peu déçu par les deux. Je lisais bien que ces films avaient été révolutionnaires dans le propos, la façon de tourner et aussi la localisation (le New York crado, dangereux, réel) mais quelques décennies plus tard, c’était monnaie courant sur grand ou petit écran (NYPD Blue), donc même si les films étaient bien, je les trouvais « sans plus » par rapport à ce que j’avais connu. Et j’étais déçu d’être déçu.

    Avançons en août 2020 : le ciné propose Les Affranchis, mais je ne suis pas dispo ce soir là et Taxi Driver. J’hésite, me tâte, consulte et plonge. Donnons lui une seconde chance, surtout au ciné. Je me souvenais assez bien des scènes iconiques du film mais j’avais oublié la partie romance « à côté de la plaque » ainsi que la fin. Et heureusement car pendant tout le film, je me disais « oui bon pas mal sans plus » comme dans mes souvenirs. Surtout, j’avais du mal à éclipser le bon souvenir de l’ambiance d’A tombeau ouvert (Bringing out the dead), 1999, où un ambulancier halluciné (Nicholas Cage) tentait de sauver des gens dans Hell’s Kitchen. J’ai dû voir ce film avant Taxi Driver et on y voyait aussi un New York crasseux, dangereux, dans une ambiance « à toute allure ». Dans Taxi Driver, ça craint aussi mais on prend plus son temps, c’est plus « posé ».

    J’étais donc un peu embêté de rester sur la même impression que lors de mon premier visionnage : plein de qualités mais je n’étais pas bouleversé. Et puis la fin est arrivée, vraiment la toute fin. Et j’ai trouvé ça très ambigu et très malin de voir le rapport de la société et de Betsy (Cybil Shepherd) vis à vis de Travis Bickle suite à son action. Et ce final que j’avais complètement oublié (comme quoi) me donne une bien meilleure impression sur le film que tout le reste du métrage.

    A part ça, oui la musique (souvent jazzy, c’était étonnant) est top, Jodie Foster crève l’écran, De Niro est impressionnant, Keitel a la classe, mais ça vous le savez déjà !

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #140889
    Corondar
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    Tenet de Christopher Nolan

    Nolan fait parti désormais de ces réalisateurs prisonniers de leur style. Chez lui on a donc droit à une narration déstructurée, une mise en image qui joue avec le cours du temps, une bande son qui envoie du lourd.

    Parfois son style marche très bien (Memento, Inception, surtout Le Prestige), et parfois ça ne marche pas du tout, ou pas trop (Dunkirk, mais surtout Interstellar). Dans le cas d’Interstellar j’avais surtout été dérangé par une morale qui versait beaucoup trop dans le larmoyant, et un récit inutilement alambiqué tout en étant prévisible.

    Et donc, que vaut ce Tenet ?

    Déjà, le synopsis : un agent de la CIA est recruté par une agence ultra secrète qui enquête sur un complot visant à utiliser une technologie très particulière de voyage dans le temps. Comme souvent chez Nolan, c’est difficile d’en dire trop sans spoiler.

    Je suis assez mitigé, mais je dirais que, globalement, c’est pas trop mal. J’ai toujours un souci avec les musiques d’ambiance trop saturées à mon goût, mais au niveau de la réalisation et du montage, c’est comme toujours irréprochable. Le scénario est malin sans en faire des caisses (j’ai trouvé ça nettement moins complexe que je ne le craignais), même si l’ensemble est assez prévisible. Les 2h30 passent très vite, je ne me suis pas ennuyé, et j’ai été happé par la boucle.
    Ce qui est très étrange c’est que j’ai eu l’impression de voir un crossover entre un film de Nolan et un James Bond :). Je ne sais pas si c’était voulu, mais j’ai très clairement eu cette sensation d’un film qui reprenait beaucoup des codes de la saga de l’agent 007, avec une touche de SF et la patte Nolan. Là où j’ai trouvé ça bien c’est sur l’émotion distillée par petite touche, surtout sur la fin, avec une pointe de mélancolie (là où Interstellar s’était vautré dans le larmoyant dégoulinant). Attention pour le spoiler qui suit, si vous n’avez pas vu le film…

    Spoiler:
    J’ai beaucoup aimé ce concept où les personnages du héros et de Pattinson finissent le film en étant à des moments différents de leur amitié : la fin pour Pattinson, le début pour le héros.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 2 semaines par Corondar.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 2 semaines par Corondar.
    #141090
    R.Graymarch
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    Au vu de mon passé avec Nolan (je n’ai plus rien aimé depuis Memento voire Insomnia, ça remonte) et des retours que je lis/vois, je ne vais pas passer 2h30 pour aller voir Tenet.

    J’ai pas mal hésité (mais y a tellement rien au ciné) avant d’aller voir Tout simplement noir de Jean-Pascal Zadi et John Wax, prévu pour avril et sorti en juillet. Le film est un mockumentaire où Jean-Pascal Zadi, acteur/chanteur qui n’a pas vraiment de succès, tente d’organiser une marche des hommes noirs à Paris le jour de l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Forcément, au niveau actualités mondiales, entre avril et juillet 2020, les manifs pro George Floyd changent complètement la portée du film. Je reste très mitigé face à ce film : il s’agit surtout de saynètes forcément inégales, raccrochées ensemble via un thème un peu lâche. De plus, le héros met très mal à l’aise tellement il met les pieds dans le plat ou s’auto-sabote. J’ai lu que ça pouvait un peu faire penser à Borat et ce n’est pas tout à fait faux. Or ce malaise très fréquent n’incite pas beaucoup à l’apprécier. Cela dit, ce procédé est énoncé dès le début (on sait que c’est une farce) et comme il est très naïf en apparence, permet tout de même quelques audaces dans le texte. Aussi, cela évoque la question « Qu’est ce qu’être noir dans la France de 2020 ? ». Et ce n’est pas si simple car si les États-Unis restent en ligne de mire, notre histoire est différente (et les combats pour l’émancipation sont bien éloignés). Ensuite, définir qui est noir (assez noir ?) est compliqué à mettre en oeuvre. Il y a une très bonne scène à ce sujet avec JoeyStarr et Vikash Dhorasoo. Et une autre scène avec les femmes noires qui met en perspective l’intersectionnalité, d’autant plus quand on s’approche des arabes et des juifs comme autre minorité. Du coup, sans trop le mettre en étendard, le film aborde des questions complexes. J’ajoute aussi qu’on voit les castings où on ne cherche que des clichés. Et puis aussi, comment traiter les cas (fort différents mais difficiles de passer outre) de Dieudonné et d’Omar Sy.

    Il y a quelque chose de foutraque, de bancal mais aussi de bien construit, malgré les apparences et qui permet d’aller au delà de la simple comédie. Très curieux de voir ce qu’on en pensera dans 10 ou 20 ans.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #141118
    Yohrot
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    Tenet de Christopher Nolan.

    Préambule Christopher Nolan

    « Je suis fan de Christopher Nolan », c’est une phrase qui m’arrive souvent de dire mais c’est surtout un mensonge inconscient depuis 6 ans.

    J’ai commencé à m’intéresser au cinéma en été 2010 après avoir vu Inception, le scénario me faisait de l’œil car j’étais et  je suis passionné des rêves (lucides), pour faire bref je me suis pris une grosse claque. Je voulais voir tous les films que réalisateur avait fait et après une petite semaine je m’étais fait toute sa filmographie. J’avais aimé tous ses films à des degrés différents (Memento, Le Prestige😍 ) mais tous les thèmes récurrents de Nolan me parlent : le temps, la réalité, la manipulation…  Il est devenu mon réalisateur préféré (même si  c’est plus Scorsese avec du recul).

    Puis vient Interstellar, je l’attendais comme le messie. La SF étant un de mes genres de prédilection aucune chance que je sois déçu et pourtant…  Je ne suis jamais rentré dedans émotionnellement.

    J’étais un peu refroidi pour la sortie de Dunkerque mais j’avais une grosse attente, un film de guerre par Nolan, il ne pouvait qu’être dans la lignée de : Il faut sauver le soldat Ryan, Full Metal Jacket, Apocalypse Now ou La Ligne rouge. Bref un chef d’œuvre du genre. Là encore énorme déception  en tant que film et en terme historique… le patriotisme britannique était présent.

    Et j’en viens enfin à Tenet :

    J’ai vraiment bien aimé Tenet ! Attention cependant le film est très particulier dans plusieurs points :

    Le montage : (surtout au début) est très très très rapide et cela peut déboussoler (après Dunkerque et Interstellar deux films « lents » c’est très surprenant).

    Le mixage son : Il y a un gros travail du son dans le film et les bruits annexes (explosion, implosion, bruit des balles) sont très bruyants (sûrement pour le réalisme du film) donc si vous êtes sensible à ça faites attention.

    Le film a souvent été comparé à Inception, moi il me fait bien plus penser à Memento dans sa structure. L’acting est dans l’ensemble  très bon, mention spéciale à Pattinson, excellent. Niveau mise en scène c’est très Nolanien : grand plan magnifique, effets réels (l’avion c’est incroyable) et travail sur la largeur. Nolan s’autorise des petites folies comme un vrai travail de la couleur (c’est pas Nicolas Winding Refn mais c’est assez rare pour le souligner).

    Mon seul problème majeur c’est le protagoniste qui n’a pas de développement et quasiment aucune personnalité. Il ne tient que par la performance de John David Washington, au point où je trouve qu’il se fait complètement voler la vedette par Niel le personnage de Pattinson.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 2 semaines par Yohrot.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 1 semaine par FeyGirl.

    Il est plus sûr d'être craint que d'être aimé.
    Tywin Lannister ou Nicolas Machiavel, je ne sais plus.
    Fantôme de DOH 7 pour venger le meilleur des Stark.
    Les roses sont les plus belles, PMB.

    #141148
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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     Mon seul problème majeur c’est le protagoniste qui n’a pas de développement et quasiment aucune personnalité. Il ne tient que par la performance de John David Washington, au point où je trouve qu’il se fait complètement voler la vedette par Niel le personnage de Pattinson.

    Alors ça, pour le coup, il me semble que c’est fait exprès : le héros de l’histoire n’est même pas nommé. On ne sait pas comment il s’appelle…

    Spoiler:
    Il est le protagoniste dont le seul but est d’accomplir sa mission, ses désirs et envies passent au second plan. Sa personnalité tout entière a été happée par la boucle temporelle. Ce qui d’ailleurs lui fait un autre point commun avec James Bond : la mission avant tout ?
    #141212
    Aspics des sables
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Retour en salles pour Certains l’aiment chaud (Some like it hot) de Billy Wilder (1959) […] Ce film est un éblouissement à tous les niveaux : les interprètes sont splendides, les situations hilarantes (j’avais complètement raté la surprise party dans le train), le rythme est impeccable et la fin est sans doute une des plus connues du cinéma.

    Un de mes films préférés que ma fille, par ricochet, a vu un million de fois ^^

    Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (1953) […] Le film prend son temps au début, on reste une bonne heure en ville à voir tout le monde vivoter (et Charles Vanel arriver). On ne s’ennuie pas vraiment et ça donne de l’épaisseur aux personnages mais quand même, ça fait long. J’imagine que c’est assez réaliste mais le sort des femmes est assez peu enviable. D’un autre côté, les amitiés viriles me paraissent très très marquées 😀 Que ce soit le copain de chambrée et les maillots de corps ultra échancrés. Je n’ai pas été toujours enthousiasmé par Montand (Mario… et y a un Luigi pas loin), y a des fois où je trouve qu’il joue faux. Toute la partie « voyage » est très bien filmée, la tension est là, rien à redire. Mais faut accepter une heure de balade en « ville » au début.

    Comme toi, je trouve l’heure en ville interminable et peut nous faire lâcher le film avant même qu’il ne commence mais, en même temps, comme tu le dis très bien, ça donne de l’épaisseur aux personnages et nous permet d’y être attachés pour, par la suite, transpirer avec eux (dans leur camion respectif).

    Et soudain, je ne sais pas trop ce que je pouvais espérer d’un tel mouvement, j’ai regardé Artemis Fowl de Kenneth Branagh. Le long métrage qui devait sortir pendant le confinement au cinéma a fini sur Disney +, mais Disney ne savait pas trop quoi en faire depuis plus d’un an déjà. Et quand on voit l’engin on comprend pourquoi. (…)

    Quand j’ai vu la bande-annonce, je me suis interdite de le voir. J’aime follement les livres (plus que les Harry Potter, c’est pour dire ! ) et rien ne collait avec ce que j’avais en tête de ces derniers. Aucun personnage ne correspondait. Bref, tout comme la Tour sombre, je n’ai pas voulu entacher la passion et le plaisir que j’ai eu à lire les livres.

    De mon côté, pour mon retour (tardif) au cinéma, comme Crys, j’ai vu un documentaire mais pas le même. J’avoue que je ne savais pas ce que j’allais voir, c’est l’affiche qui m’a attirée et décidée à me rendre dans la (toute petite) salle correspondant à cette dernière.

    Epicentro de Hubert Sauper (2020)

    Je connais ce documentariste pour Le cauchemar de Darwin (2005) mais je ne savais pas qu’il avait réalisé ce documentaire sur Cuba, je suis donc bien heureuse d’être tombée sous le charme de l’affiche d’autant que l’histoire de ce pays m’a toujours intéressée et que je n’ai jamais réussi à en percevoir toute sa complexité et son impact sur la population, les documentaires étant, bien souvent, soit dans une description de carte postale, soit dans un regard politique.

    Là, on est au cœur de Cuba, au sein même de ses habitants, de leur vie, leur histoire, leur ressenti… Beaucoup de choses sont dites sans être pleinement approfondies – car on sent, derrière, le risque d’être censuré (voire menacé) – mais qui a le mérite de mettre en avant de réelles pistes de réflexion (qui nous aient alors possible de développer), comme, par exemple, l’art de la propagande, l’influence du tourisme…

    Une immersion touchante et poétique – grâce aux rencontres réalisées et la manière dont ces dernières sont mises en lumière (y compris dans leur finalité) – qui démontre combien il est essentiel de remettre l’humain au centre de nos préoccupations (et de cesser de vouloir le changer).

    Finir avec la voix, les mots et le regard d’Oona Chaplin est terriblement émouvant parce que cela renvoie au bonheur qu’on peut, si on sait l’apprivoiser, avoir.

    Un documentaire qui n’est pas dans la morale, ni la compassion mais dans l’écoute et le respect de la population.

    Et, comme c’était les vacances, j’ai vu, avec mes neveux et nièces, Yakari, la grande aventure.

    Je connais la BD, j’y suis donc allée sans appréhender, ni être – ne faisant pas partie de celles que j’ai aimé le plus lire – en attente de quoi que ce soit. J’ai plutôt aimé, ça fait du bien de revenir à la nature, c’est ce dont j’avais besoin, c’est ce que j’ai, par la suite, recherché tout au long de ma semaine de congés. Et puis, ça n’entre jamais complètement dans la naïveté, ce que j’ai apprécié.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 1 semaine par Aspics des sables.
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    by Elia Mervi

    Spoiler for NOARLAAAK !!!

    #141223
    usul
    • Frère Juré
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    vu Wandering Earth, vraiment bien

    https://www.netflix.com/fr/title/81067760

    du coup, ça m’a donné envie de le lire

    #noonesinglikeChrisAnyMore
    Les soldats vivent .... et ne savent pas pourquoi.

    #141311
    Mélusine
    • Pas Trouillard
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    Je suis allée voir hier Tenet, un film qui se laisse regarder mais pas le meilleur de Nolan, j’ai préféré Inception .

    Ça commence fort, et puis ça ralenti pour finir sur quelque chose d’alambiqué, du Nolan quoi!

    Sur la partie qui ressemble à du James Bond, on a une caricature de film d’espionnage, avec l’acteur principal qui doit sauver le monde, le méchant qui est russe, la pauvre femme à sauver. La seule exception c’est le rôle de Neil, qui aurait dû être un faire valoir et qui en fait maîtrise le sujet.

    Pour revenir au temps, j’ai été perdu sur la fin, sinon c’est quand même bien compréhensible dès le premier visionnage.

    Mon seul problème majeur c’est le protagoniste qui n’a pas de développement et quasiment aucune personnalité. Il ne tient que par la performance de John David Washington, au point où je trouve qu’il se fait complètement voler la vedette par Niel le personnage de Pattinson.

    Alors ça, pour le coup, il me semble que c’est fait exprès : le héros de l’histoire n’est même pas nommé. On ne sait pas comment il s’appelle…

    C’est exactement ça, le protagoniste est effacé par Neil dans l’histoire ok, mais le jeu d’acteur de John David Washington est fade, dans les scènes d’action ça passe mais autrement il est léger.

    Spoile pour expliquer:

    Spoiler:
    Deux scènes m’ont fait penser qu’il y avait une grosse différence entre les deux acteurs: la scène où le protagoniste rencontre Kat, il ne se passe rien entre les deux acteurs, il en va de même lors de la scène du restaurant. Par contre la scène où Neil va repérer le système de protection de la salle, qui est une scène qui pourrait être quelconque, on est en tant que spectateur dedans et Robert  Pattinson nous y emmène grâce à son jeu.

    Sinon, qu’est-ce qu’elle est grande Elisabeth Debecki, 1m90…

    Et la bande son est très forte.

    #141353
    O’Cahan
    • Pas Trouillard
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    Vu Tenet. Arf, j’ai toujours le même sentiment en voyant les films de Nolan… le sentiment que l’idée de base est sympathique, voire même intéressante : celle-ci donne très souvent un visuel spectaculaire et attrayant, mais malheureusement Nolan est un peu jusqu’au-boutiste dans son idée, quitte à de nombreux artifices tout le long pour aller dans son propre sens. Tout est fait pour qu’on soit entraîné & qu’on ne réfléchisse pas trop (pour voir les incohérences). Parce que Tenet est vraiment rempli d’incohérences de fond.

    Spoiler:
    Les motivations profondes des « gens du futur » qui veulent « tuer les gens du passé » parce qu’apparemment, ça changera leur état présent, sont quelque peu nébuleuses.

    Sinon, j’ai aimé John David Washington, beaucoup aimé Kenneth Branagh. Le point positif, c’est que la multitude de lieux de tournage m’a redonnée envie de voyager (même si une certaine scène aurait pu être filmée sur l’A86 de Créteil).

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    #141431
    Aerolys
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    J’ai vu Tenet hier soir. Le voyage dans le temps est un thème que j’adore, ce qui fait que Tenet qui a cette thématique (du moins, celle du temps) a attiré mon attention. Et… arf, comme O’Ca. Je trouve que c’est assez brouillon dans le sens où je m’y suis perdu très vite même en restant concentré.

    Mon frère, en discutant avec lui, m’a dit qu’il avait eu l’impression que Nolan cherchait à rendre Tenet trop compliqué pour rien et je crois que là est le problème du film. La même histoire aurait pu être facile à comprendre et à suivre et crédible mais Nolan préfère perdre son spectateur… inutilement.

    Certains s’étaient plains pour Inception comme quoi il serait « trop compliqué » (ce que je n’avais pas trouvé) mais Tenet est gros morceau dont je pense remater pour bien tout comprendre.

    Pour revenir au temps, j’ai été perdu sur la fin, sinon c’est quand même bien compréhensible dès le premier visionnage.

    Pareil.

    C’est exactement ça, le protagoniste est effacé par Neil dans l’histoire ok, mais le jeu d’acteur de John David Washington est fade, dans les scènes d’action ça passe mais autrement il est léger.

    J’ai pas trouvé ça géant, ce n’est qu’un pion… et plus encore.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

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    Spoiler:
    #141516
    Crys
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    Vu TeneT hier, comme un bon million de français maintenant. Bon.

    Ben quelqu’un devrait peut-être imposer sa présence à Christopher Nolan dans le processus créatif quand même. Se permettre d’être à la fois producteur, scénariste et réalisateur (de tous les plans car il prend jamais d’assistant réal), c’est pas toujours une bonne idée. J’y allais sans attente (jusque là je trouvais juste l’affiche moche, mais y en a des bons films avec des affiches moches), parce que Nolan, depuis Inception, c’est moyennement ma came. Et j’avoue que j’ai vraiment pas aimé. J’ai trouvé le scénario imbitable, et quand tu le comprends un peu, soit ça te prend pour un débile, soit c’est plein de fausses bonnes idées. Les dialogues sont ou à caractère informatif (bonjour monsieur Michael Caine, merci de déposer les enjeux de l’histoire en trois phrases à l’entrée du restaurant, s’il vous plaît) ou pompeux dans un registre que savent si bien faire les frères Nolan (on est vraiment obligés d’utiliser « Twilight » comme mot de passe parce que Robert Pattinson joue dans le film ?!). Le film ne s’arrête jamais, te bombarde tout le temps d’infos assez peu intéressantes. Il essaie de détourner ton attention (évoquer le paradoxe du grand-père pour s’en battre les couilles une scène plus loin, les multivers, juste pour que tu fasses de fausses hypothèses dans ton crâne) pour que t’évites de mettre le doigt là où ça fait mal. Le scénario essaie de se justifier trop souvent avec des choses qui amènent leur lot d’incohérence (genre dans une scène, des personnages inversés parlent à des personnages non-inversés et ils se comprennent pas et dans l’autre y a pas de soucis), bref, c’est encore pire que si rien n’était dit et qu’on avait juste à suivre puisqu’on essaie de nous expliquer des choses qui se contredisent tout le temps. Y a des fusils de Tchékov une scène sur deux, histoire que tu sois pas trop paumé quand même. Je parle même pas de l’écriture des personnages féminins (ok ça a jamais été le point fort de Nolan et il était très content d’en avoir aucune dans Dunkerque, mais là… elles sont toutes à des postes importants mais insignifiants). Bref, le film te plaque son concept qu’il veut trop cool sans lui permettre d’exister. Restent des scènes sympas mais sans plus (car leur twist est d’un prévisible !), des acteurs très bons (mention spéciale à Branagh qui partait pas gagnant et qui m’a surpris en bien sauf dans la scène du hangar où ça ne marchait pas du tout, mais une fois de plus, je pense que c’est plus le scénar que lui qu’il faut blamer), des jolies bastons sans enjeux (franchement arrivé à la fin, y a que Ludwig Goransson et sa musique en mode ‘second couteau de Hans Zimmer » qui justifiaient la tension car je m’en battais des personnages, très violemment) et un bon fou rire sur le climax du film (preuve que je ne suis jamais rentré dedans).

    Spoiler:
    Franchement, le moment dramatique, c’est Kenneth Branagh en slip qui se fait juter de la crème solaire dessus dans un bruitage que le mixeur son n’aurait jamais du autoriser.

    Dans l’ensemble, le film se comprend, mais c’est poussif ou inutile, bien souvent. Et c’est dommage et très frustrant, car il filme encore en pellicule, il fait tous ses effets spéciaux en réel mais le manque de tension narrative parce que tout va trop vite et est trop long en même temps, ça te flingue tout le boulot technique (genre la scène de l’avion… le mec fait des effets spéciaux avec un vrai avion et ça t’émeut moins que Pacific Rim).

    Bref, du Nolan à son paroxysme nolanien. Les fans vont adorer, les autres vont se demander s’ils iront voir les suivants.

    Ceci étant dit, c’est peut-être parce que j’ai vu Doctor Who depuis mais l’idée de l’amitié inversée entre Neil et le protagoniste m’a semblé aussi éculée que celle du fantôme dans Interstellar à l’époque.

    Bon, je m’arrête ici car je pourrais beaucoup parler de ce film que je n’ai pas apprécié en essayant de comprendre où ça ne marche pas. La preuve en est la thérapie de deux heures et deux pintes en terrasse à parler du film avec les copains derrière.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 1 semaine par Crys.
    #141534
    euzkadi de dorne
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    Si j’ai bien compris, quand Nolan ne prend pas son frère comme scénariste, c’est hasardeux!!?

    #141538
    Crys
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    Si j’ai bien compris, quand Nolan ne prend pas son frère comme scénariste, c’est hasardeux!!?

    Non. Jonathan est capable du meilleur comme du pire aussi (coucou Westworld) et les deux ensemble ont réussi à pondre The Dark Knight Rises et son final plutôt ridicule.

    #141846
    Nymphadora
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    Vu Tenet et je suis sur la ligne Crys (pourtant d’habitude je suis plutôt cliente de Nolan. J’irais pas jusqu’à me considérer comme fana, loin de là, m’enfin ça se regarde).

    Dans l’ensemble, le film se comprend, mais c’est poussif ou inutile, bien souvent.

    Tout est dit ^^ J’ai piqué du nez à plusieurs reprises pendant le film tellement je me barbais. J’ai jamais eu le moindre début d’intérêt pour les personnages donc ça n’aide pas. Les idées, même si sur la forme c’est sympa, sur le fond c’est très éculé (passés les effets spéciaux, rien de bien foufou niveau scénario, c’est vu et revu, et en plus c’est bourré d’incohérences). Bref, vraiment, j’ai pas aimé.

    Vu aussi Les nouveaux mutants. Je m’attendais à un navet pourri pour passer le temps… Bah finalement c’était pas si pire ^^ Une espèce de thriller en huis-clos dans le monde des super héros, ça révolutionne pas le genre – surtout que tous les personnages sont très caricaturaux – mais c’est regardable (m’enfin j’avais des attentes tellement basses^^). Les créateurs semblent revendiquer une filiation avec Buffy (en tous cas, les clins d’œil sont nombreux), et y a effectivement un peu de ça dans la volonté : du drama adolescent et des ados qui surmontent leurs peurs et grandissent au travers de la métaphore du surnaturel (bon je vous rassure, ça vaut pas un bon épisode de Buffy quand même hein ^^). Bref j’ai pas passé un mauvais moment… au moins j’ai pas dormi comme devant Tenet ^^

    ~~ Always ~~

    #142004
    Bane
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    Je te suis Nymph sur Les nouveaux mutants, le film n’est pas si mauvais mais il aurait pu être meilleur en étant un peu plus long. (avec toutefois des scènes plus intelligentes en plus)

    "Je suis celui qui restaurera la gloire et la puissance des Sith.
    On m'appelle Bane"- La Règle des Deux

    #142024
    Corondar
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    J’avais vu les nouveaux mutants il y a quelques semaines. J’avais trouvé ça tellement mauvais, que je n’en ai même pas fait de retour sur le forum . La psychologie des personnages et les enjeux de l’histoire sont très légers. Le film dure 1h30, il pourrait faire 45 minutes qu’il ne raconterait rien de plus ou de différent. J’ai trouvé ça pour le moins vide et très léger. On sent qu’il y avait quelques idées un peu louables à l’origine du projet (notamment sur les traumas des héros), mais que toute prise de risque ou même la moindre inventivité a dû s »évaporer lors de la création de l’objet filmique. Vu le résultat final, on comprend pourquoi c’est resté 3 ans dans les cartons sans savoir quoi en faire avant de le sortir à la sauvette dans un contexte de marasme cinématographique…

    #142110
    R.Graymarch
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    Mise à jour

    Chasse à l’homme (Manhunt) de Fritz Lang (1941)
    Juillet 1939, Thorndyke, un chasseur britannique réputé est arrêté en Allemagne alors qu’il était sur le point de pouvoir tuer Hitler. Il s’échappe mais on lui court après… même en Angleterre.
    Film américain réalisé par un Allemand en 1941 (sortie en juin), c’est clairement un film de propagande anti Hitler (à une époque où les États-Unis ne sont pas en guerre). Apparemment il en fera 3 autres ensuite et celui ci est le plus réussi. Y a clairement du mou dans l’intrigue (après un début magistral) même si la fin est très enlevée avec un gentil très gentil (et un poil borné) et des méchants très méchants, de la tragédie, de l’invention etc. Bien entendu, il y a un gros clin d’oeil sur le chasseur devenant chassé. Ainsi que sur l’intérêt de la chasse (j’en parle un peu dans ma première phrase, alambiquée à dessein).

    Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal
    Antoinette est professeure des écoles et a une liaison avec le père d’une de ses élèves. Quand ce dernier (marié, bien entendu) lui annonce qu’il va partir une semaine dans les Cévennes avec sa femme, sa fille et un âne sur la route de Stevenson, Antoinette réserve sans lui dire, le même parcours dans l’espoir de faire la route ensemble
    C’est un joli petit film qui repose énormément sur les épaules de Laure Calamy (qu’on avait vu dans Dix pour cent, mais aussi Ava et plein de films/séries en rôle secondaire) qui s’en sort très bien. J’ai pas mal pensé au film Les Randonneurs (avec les Cévennes au lieu de la Corse et un groupe plus réduit.. mais avec un âne en plus). Mais là en plus des jolis décors, la solitude et le fait de parler à un animal permet de plus en savoir sur Antoinette, qui bien entendu va changer suite à ce voyage décidé de manière hyper impulsive et où tout ne se passera pas comme prévu. Ce n’est pas un film majeur mais certaines scènes touchent juste et beaucoup de personnages et de situations sont bien écrits

    Effacer l’historique de Benoît Délépine et Gustave Kervern
    J’aime bien le travail de Délépine et Kervern en général. Ils ont un regard unique sur notre société et sur ses éléments les plus au bord du système et je pense qu’ils arrivent à capturer une certaine essence de notre présent en donnant aussi accès à du burlesque voire de la poésie. Même si des fois l’humour grolandais ou le côté brouillon des scénarios nuisent à ce qu’ils font. Ici, on voit trois personnes qui ont des soucis à cause des usages actuels du téléphone (harcèlement d’une collégienne, sextape, mauvaises notes sur un site de VTC) et veulent donc lutter contre cela (bizarrement envoyer des lettres recommandées à Facebook, ça ne suffit pas). C’est un thème pertinent, actuel, et c’est dur d’être contre. Sauf que ça ne fonctionne pas vraiment à mes yeux. On passe un temps fou (les deux tiers du film) à enchaîner les saynètes (parfois très réussies, des fois moins) pour donner de l’ampleur aux personnages mais j’ai trouvé ça poussif. Enfin, on arrive à la situation que je décris au-dessus et on passe à l’action. Ca bouge enfin et la résolution est un peu… faible (passéiste ?). Du coup, malgré quelques supers trouvailles (le casse-tête du CAPTCHA, les « numéros verts payants », les regroupements idiots de services publics, les caméos de stars sympathiques, la scène du vendeur à vélo etc), le film a du mal à fonctionner pour moi. J’ajoute que j’ai été marqué par le profil un peu jeanneigesque de Vincent Lacoste^^

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    #142538
    Crys
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    Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal Antoinette est professeure des écoles et a une liaison avec le père d’une de ses élèves. Quand ce dernier (marié, bien entendu) lui annonce qu’il va partir une semaine dans les Cévennes avec sa femme, sa fille et un âne sur la route de Stevenson, Antoinette réserve sans lui dire, le même parcours dans l’espoir de faire la route ensemble C’est un joli petit film qui repose énormément sur les épaules de Laure Calamy (qu’on avait vu dans Dix pour cent, mais aussi Ava et plein de films/séries en rôle secondaire) qui s’en sort très bien. J’ai pas mal pensé au film Les Randonneurs (avec les Cévennes au lieu de la Corse et un groupe plus réduit.. mais avec un âne en plus). Mais là en plus des jolis décors, la solitude et le fait de parler à un animal permet de plus en savoir sur Antoinette, qui bien entendu va changer suite à ce voyage décidé de manière hyper impulsive et où tout ne se passera pas comme prévu. Ce n’est pas un film majeur mais certaines scènes touchent juste et beaucoup de personnages et de situations sont bien écrits.

    Je n’ai rien de plus à ajouter, car j’ai peu ou prou le même avis. J’ajoute juste qu’une grande partie de l’équipe de production de ce film est féminine (je ne donnerai pas de pourcentages par peur de me planter, mais la lecture du générique suffit à ce faire une impression) et ça ben ça fait plaisir 🙂

    #142676
    R.Graymarch
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    M le maudit (traduction assez moche de M – Eine Stadt sucht einen Mörder) de Fritz Lang (1931)

    Dans une grande ville d’Allemagne (probablement Berlin, même si l’intrigue fait penser au vampire de Düsseldorf ou à d’autres meurtriers du même genre), on assiste à des morts d’enfants. La police recherche le meurtrier, la pègre aussi.

    J’avais vu ce film (sur une télévision) il y a fort longtemps et je gardais surtout un souvenir du début, de la traque, de l’air de Grieg (forcément) et vaguement de la fin. Mais là on était au cinéma (avec une classe d’ado pas loin^^).

    C’est le premier film parlant de Fritz Lang et le début (5-10 minutes) est une leçon de cinéma. Tout commence par une comptine aux paroles glaçantes, que les parents n’aiment pas trop puis on monte à l’étage où une mère de famille attend sa fille pour le repas de midi, puis la sortie de l’école, les dangers, écartés, le temps qui passe, les gens qui sonnent à la porte. Tout est fluide, naturel et passionnant. Très marquante aussi, cette image fait partie du panthéon du cinéma, pour son esthétisme mais aussi pour donner des informations aux spectateurs (les enlèvements précédents).

    Cette séquence se finit par trois plans fixes d’objets : on a rien vu, on a tout compris et c’est complètement bouleversant. Commencer ce film par un tel niveau de maîtrise, toujours aussi efficace 90 ans après, chapeau.

    Ensuite hélas, j’ai trouvé ça un peu brouillon : on nous présente mal qui est qui, ça part un peu dans tous les sens et si on comprend bien que tout le monde soupçonne tout le monde, c’est assez répétitif. Cela s’améliore à mes yeux quand la pègre s’organise pour trouver le coupable (des criminels qui feraient mieux que la police… oui, c’est un peu dérangeant). La traque est aussi un modèle du genre (avec la fameuse scène du M). Le « casse » est long et bien fait, puis aboutit au final qui est magistral et effrayant à la fois. Cela dure presque deux heures (une version de 1960 dure 90mn apparemment) mais à part un petit coup de mou après l’ouverture, c’est du grand art et ce film tient largement sa place dans le top des films. Je ne vais rien dire d’extraordinaire : Peter Lorre est excellent ici (avec un jeu sans doute assez lié au muet). J’ai l’impression que dix ans après dans Casablanca, il aura bien maigri. Fritz Lang arrive à faire un film humaniste et désespéré, portrait d’une Allemagne qui va bientôt être gouvernée par les nazis, que le réalisateur quittera.

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    #142921
    R.Graymarch
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    Un pays qui se tient sage, film documentaire de David Dufresne.

    David Dufresne est un journaliste très « poil à gratter » qui a longuement recensé et documenté les manifestants victimes de violences ces dernières années. Il interpellait la « Place Beauvau » (ministère de l’intérieur) pour signaler ces cas. Son film mélange des images de manifestations (pro et amateur) sur les deux dernières années (donc beaucoup de gilets jaunes) qui sont entrecoupées par des « interviews » (en fait plutôt des mini débats de deux personnes regardant ces images) qui commentent les images brutes ou évoquent la philosophie politique (la violence, l’Etat, le contrat social, l’arrivée des caméras personnelles etc). Si le réalisateur ne se met pas en avant (on ne le voit jamais), c’est quand même très perturbant de ne pas savoir qui parle (c’est dévoilé lors du générique de fin). Connaissant un peu le dossier, j’ai dû en reconnaître un quart. C’est sans doute voulu mais je ne suis pas sûr que cela soit bénéfique au film. Les images mêlent des scènes connues (place de la Contrescarpe un 1er mai, ou assaut d’un Burger King), les débats sont à la fois pointus et didactiques.

    Il va de soi que le film est militant et j’imagine que ce sont surtout des convaincus qui iront le voir. En tant qu’état de la France en 2020, c’est un solide documentaire (hélas) qui sera très probablement regardé avec intérêt dans le futur. Mais en tant que film, sur le moment, j’ai eu un goût de trop peu, sans doute causé par le fait que images et débats s’intercalaient moyennement. Dur à définir mais je me dis qu’avec ce matériau là, je m’attendais à autre chose

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    #143519
    R.Graymarch
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    Yalda, la nuit du pardon film iranien de Massoud Bakhshi

    Plateau d’une émission de télé-réalité Le Plaisir du pardon à Téhéran pendant la fête multi-millénaire (car c’est l’Iran) de Yalda. Après 15 mois de prison, une jeune femme est amenée par la police : elle a tué accidentellement son vieux mari (mariage temporaire, car c’est l’Iran) et est condamnée à être pendue. La fille de son mari, en vertu de la loi du Talion (car c’est l’Iran) peut décider de lui pardonner (et lui éviter la pendaison) et récupérer le « prix du sang » (payé par les sponsors) ou pas. Au milieu de tout ça, on a des chansons de variété, des SMS surtaxés etc Et la question de l’héritage du mort

    C’est filmé en quasi temps réel, le sujet est fort mais je trouve qu’il y a trop de personnages, on met du temps à savoir qui est qui. Si vous aimez les films de Maïwenn où ça hurle beaucoup, courez-y. Je reste un peu mitigé sur le film, même s’il m’a appris des trucs sur le système judiciaire iranien. Ca fait un peu froid dans le dos d’ailleurs. Ca reste loin des meilleurs Fahradi, cela dit.

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    #147090
    FeyGirl
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    Pour patienter, en attendant la réouverture des salles : 42 références de films à trouver dans ce trailer revu et corrigé :

    #148255
    Aerolys
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    J’ai vu hier Soul de Pixar et Spiderman: New Generation hier et ils sont super cool.

    Pour Soul, j’avais vu la bande-annonce il y a un moment déjà et le postulat de base me plaisait bien. Sans doute le film Pixar qui m’a le plus marqué ces trois dernières années.

    Pour Spiderman: New Generation, je ne m’attendais à rien pour ce film. J’avais vu les bandes annonces passées mais le film ne m’intéressent pas plus que ça et finalement… passer à côté aurait été dommage. Même si on ne connait pas Spiderman (ou mal) tout est fait pour le spectateur ne soit pas perdu (et c’est le but d’un côté). J’ai adoré Peter B. Parker (le plus âgé des Spiderman) qui m’a fait penser à Twice de My Hero Academia. Donc, une bonne surprise. ^^

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #148263
    R.Graymarch
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    Spider-verse c’est magnifique. Je l’ai montré cet été à une petite de 9 ans qui ne connaissait pas du tout Spider-man. Elle a adoré (notamment Penny, et aussi le Rôdeur). Et j’ai jubilé quand elle m’a dit « t’as vu le découpage de l’image en colonnes avec des mots verticaux ? C’est comme dans une bande dessinée ».

    That’s all it is, Miles. A leap of faith

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    #148417
    Papadoc
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    Abus de l’abonnement Netflix pendant ces vacances confinées.

    • coup de coeur pour les Chroniques de Noël avec Snake Plissen Jack Burton Kurt Russel en barbe blanche. On peut (ou non?) regretter un formatage des producteurs (Chris Colombus, Mark Radcliffe) mais franchement un très bon divertissement familial que je mets (sans revisionnage) au même niveau que les « classiques » de ma jeunesse (vous avez dit Goonies?), sans atteindre le niveau de Gremlins ou d’ET.
    • j’ai aussi mis les enfants (sans pouvoir ce coup-ci voir les films avec eux) devant la suite (Les Chroniques de Noël 2 qui approfondit le Santaverse du 1) et le Pôle Express qu’ils ont bien aimé
    • les parents se sont reposés devant les comédies romantiques de saison. Noël à SnowFalls, Un Noël en Alaska, ChristmasLand, au bout d’un moment le schéma (déjà avec des ficelles qui font plutôt amarres) devient si transparent qu’on aurait envie de le subvertir. Ce que tente (mais avec un peu de maladresse) de faire The Holiday Calendar, mention honorable pour les idées mais rythme un peu bancal. Petit plus pour L’Ambassadrice de Noël avec une mise en place (avant/après) de décors bien sympathique. C’est que de la guimauve mais en fin 2020 cela fait du bien.

    "C'est d'une simplicité absurde, comme la plupart des énigmes quand on en voit la réponse."

    Hodor! [Casting 2019]

    #151223
    Nymphadora
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    Les Sept de Chicago, de Aaron Sorkin, avec notamment Sacha Baron Cohen, Joseph Gordon-Levitt, Eddie Redmayne et Mark Rylance

    Récit d’un procès qui fit suite à des manifestations en 1968 lors de la convention démocrate à Chicago, Sorkin nous raconte un simulacre de justice, triste visage d’une Amérique qui s’assoit sur le droit pour condamner ceux qui protestent la guerre du Vietnam. Avec des images fortes (le traitement de Bobby Seale, sidérant), des personnages très tangibles et bien interprétés (même si Redmayne et ses mimiques, ça m’a un peu lassée…) et, comme d’habitude avec Sorkin, des dialogues aux petits oignons, on se laisse happer par le film (surtout quand on est très client de Sorkin, comme moi ^^ The West Wing, meilleure série de tous les temps^^). Qu’est-ce que j’aurais voulu le voir au ciné !

    ~~ Always ~~

    #152363
    Crys
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    Raya et le dernier dragon. Franchement, je fais ce post par altruisme : fuyez ! J’ai eu l’impression de mater un cahier des charges avec une histoire qui ne cherche qu’à contenter le spectateur sans jamais se poser la question de sa cohérence d’univers. Bestiole mignonne qui cherche à manger : check ! Le lourdeau qui se révèle malin et attendrissant : check ! L’orphelin qui gère sa vie tout seul : check ! Une héroïne badass (parce qu’elle sait se battre, en revanche elle a un sens de l’anticipation proche du néant parce que ça arrange bien les scénaristes) : check ! Un méchant malgré lui : check !Une héroïne qui se marie pas et n’a pas d’histoire d’amour parce que comme ça on aura les féministes dans notre poche : check !

    En passant par les idées nulles dont on sent qu’elles ont pas été réfléchies : qu’est-ce qui ferait rire les enfants ? Un bébé qui fait du kung-fu ? OK, vendu ! Qu’est-ce qui ferait « djeuns » ? Des blagues d’ados ? ok vendu ! (et tant pis si c’est à côté de la plaque !). Sans parler des Dragons-Licornes tout en paillettes (dont le ballet final relève d’un épisode de Mon petit poney), la volonté de casser les codes du genre (eh si le dragon c’était en fait le nullos de la bande des dragons) tout en y cédant (mais c’est quand même l’élu, hein, faut pas déconner). Ah, si c’était joli (mais franchement aujourd’hui dans un film d’animation, c’est compliqué de faire moche avec ce type de budget). Parfois, mais c’était constamment ruiné par des effets de rupture : résultat on n’est pas dans la comédie d’action à humour potache (comme tous les dessins animés qui singent les trucs d’espionnage en ce moment) ni dans un truc un peu sérieux et travaillé (rendez-nous Frozen !…. putain je pensais pas dire ça un jour !).

    Bref, Disney tente le grand écart entre Mulan, Dragons et Les Gardiens de la Galaxie tout en lorgnant du côté de Vaiana mais en ratant absolument tout sur son passage. C’est pas compliqué, on dirait WW84 avec Pedro Pascal en moins (et c’était sans doute le seul truc intéressant de ce film-là). Bref, si le monde des blockbusters « familiaux » en streaming c’est le leur. Bouh, ben vivement la réouverture des cinémas, qu’on puisse voir de vrais films et pas des suites de check-lists absconses !

    Bref si vous voulez mettre des sous dans une place de ciné (quand ça rouvrira) pour un beau film d’animation qui cause de sororité et de personnages féminins forts, mieux vaut à mon avis lorgner du côté de WolfWalkers (Le Peuple Loup en VF, je crois ?).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par Crys.
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