Vos derniers films

  • Ce sujet contient 468 réponses, 65 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Corondar, le il y a 2 jours et 2 heures.
30 sujets de 421 à 450 (sur un total de 469)
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  • #129587
    Eridan
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    Vu hier le dernier Pixar : En avant,  réalisé par Dan Scanlon (Je résume en essayant de pas trop vous spoiler. ^^)

    Le film nous transporte dans un monde peuplé uniquement de créatures magiques, mais qui a choisi de se détourner progressivement de la magie et de son histoire, cédant à la facilité et au confort qu’apportent la technologie. Au sein d’une société, qui ressemble évidemment à notre Amérique moderne, on suit la quête initiatique de deux frères elfes. Barley est un rêveur marginal, amateur de jeux de rôle, d’histoire et de patrimoine antique. Ian, plus jeune, est un introverti angoissé, qui n’a jamais connu son père, mort apparemment avant sa naissance. Au jour de l’anniversaire des seize ans de Ian, leur mère leur offre un cadeau que leur père avait mis de côté : un bâton de magie et une incantation qui permettront de le faire revenir d’entre les morts pour une journée entière. Les deux frères partent donc en quête d’un ancien artefact pour réaliser complètement le sortilège.

    J’ai passé un bon moment : Pixar sait définitivement raconter des histoires. Foreshadowing dans tous les sens, création d’enjeux, moments d’humour et d’émotion. Tout y passe ! Niveau fond de l’histoire, on a bien sûr le droit à l’habituel quête initiatique « Ian doit apprendre à se faire confiance et apprendre à reconnaître les qualités de son frère perçu à l’origine comme un relou » … Mais là où le film m’a un peu surpris, c’est lorsqu’il se met à aborder les notions de deuil et de sacrifice : tour  à tour, les frères devront renoncer à des choses qui leur paraissent importantes, des choses qui leur tiennent à cœur pour réaliser leur quête, quitte à abandonner une partie de leurs rêves au passage (émotion garantie pour moi ^^). Le concept est poussé assez loin dans la limite du film pour enfant (mais je veux pas spoiler. ^^ )

    En passant, le film se permet aussi de glisser quelques petits messages idéologiques un peu plus poussé : la famille recomposée et « interraciale » (une maman elfe, ses deux petits elfons d’une première union et un beau-père centaure lourdeau) ou une allusion claire à une famille homoparentale … Et bien sûr, la traditionnelle et toujours très agréable égratignure de notre monde moderne : si la technologie a rendu le monde plus simple, plus confortable et objectivement moins dangereux, elle a aussi des effets néfastes sur le rêve, la magie et l’aventure, réduit au rang d’amusement cheap et clinquant, voire ringard, tout juste bons à alimenter des gogos et des investisseurs sans visage. Le personnage de La Manticore est à ce titre absolument jouissif … Mais je vous laisse découvrir ça. 😉

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 mois et 2 semaines par R.Graymarch. Raison: réal
    #129606
    R.Graymarch
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    Un divan à Tunis de Manele Labidi

    Selma Derwish installe son bureau de psychanalyste sur un toit de Tunis après la Révolution. Ce métier inhabituel et le côté très libéré de la praticienne provoquent pas mal d’incompréhensions de la part des voisins ou de la police.

    C’est un drôle de film : une comédie sociale un peu douce-amère (j’ai lu « à l’italienne » et c’est pas faux) sur la Tunisie après la Révolution où les gens ont probablement besoin de parler mais ne savent pas comment faire, où rien ne marche vraiment alors que tout est à refaire. Une société où la plupart des gens s’ennuient (y a pas d’avenir ici) mais font souvent de leur mieux. Le film est porté par l’impeccable Golshifteh Farahani (qui est iranienne, donc autant tunisienne que je suis estonien. Mais allez la voir dans A propos d’Elly de Farhadi, ce film est fabuleux) : cheveux en bataille, toujours en chemisier, vivant à 35 ans sans vouloir de mari ou d’enfants, elle incarne une certaine liberté et pas mal d’inconnu car tout le monde se demande pourquoi elle a quitté Paris pour revenir au bled où il n’y a rien à faire. Tout le monde veut mieux, tout le monde pense que ça ne peut se faire qu’ailleurs mais personne n’a les moyens de partir. Il y a une sorte de mélancolie dans ce film derrière l’humour des situations.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 mois et 2 semaines par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/ces-presentation-du-jeu/
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    #129630
    Aerolys
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    J’ai vu Jojo Rabbit également et, je n’ai rien de plus à dire que vous autres (très bon film, à la fois drôle et triste). Mais ça pourrait faire un arc de Jojo’s Bizarre Adventure chelou où un gosse de 10 ans a Hitler comme stand. 🤔

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #129766
    O’Cahan
    • Pas Trouillard
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    J’ai vu avec un peu de retard Portrait de la jeune fille en feu & je dois bien dire que je me suis copieusement ennuyée… Que ce soit au niveau de la réalisation, du montage, de la musique, genre… c’est un peu le néant, excepté la photographie et certains plans, notamment lorsqu’il y a peinture. Hormis cela, j’ai été très gênée par le niveau de langage entre tous ces personnages, le registre, également l’acting etc. J’ai trouvé ça « factice ». Oh et puis les dialogues-poncifs. Bruh. J’ai eu un peu l’impression de voir une histoire d’amour classiquement ennuyante du cinéma français, excepté le contexte.

    (HS : j’ai retenu la phrase du personnage joué par Adèle Haenel, « la colère l’emporte toujours ». )

    Je n’osais pas le dire, mais j’ai vu ton commentaire Gray, et pareil pour moi, il y a quelque chose qui ne marche pas chez moi – et qui m’a un peu dérangée pendant tout le film – avec le regard de Noémie Merlant.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 mois et 1 semaine par O'Cahan.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 mois et 1 semaine par O'Cahan.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    #129788
    no_one
    • Pisteur de Géants
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    Que ce soit au niveau de la réalisation, du montage, de la musique, genre… c’est un peu le néant, excepté la photographie et certains plans, notamment lorsqu’il y a peinture.

    via Imgflip Meme Generator

    Sinon moi en Février j’ai vu Les Filles du Docteur March (Little Women) de Greta Gerwig ; et L’Adieu (The Farewell de Lulu Wang. Le premier était top, Gerwig confirme après son Lady Bird, et n’aurait pas volé une nomination pour la réalisation – son chef opérateur (pour la photo), Yorick Le Saux, non plus d’ailleurs. Le remontage du récit faisant de l’enfance des analepses enjolivés d’une douce lumière orangée contrastant avec la froide réalité bleue de l’âge adulte marche du tonnerre et prend une signification inédite au regard de la fin, où Gerwig achève de brouiller doublement les lignes entre l’autrice et son héroïne, elle-même autrice s’inspirant de sa vie – et d’actualiser le propos féministe de l’œuvre, en prenant en compte le contexte économico-social de son écriture, dimension qui traverse déjà tout le film avec pertinence (le discours d’Amy dans l’atelier ; le dialogue Jo-Meg juste avant le mariage de celle-ci ; la confession de Jo dans le grenier…). Je vous renvoie au retour de notre Lady Commandante pour plus de détails, ou vous invite à jeter un œil à l’essai de Tom Nicholas sur le sujet ; Be Kind Rewind a également pondu une comparaison des 4 adaptations hollywoodiennes, et leur rapport à leurs époques respectives, qui pourrait vous intéresser. Je finis sur le casting, où se trouve peut-être la seule ombre à ce tableau : Garrel, un Pr Friedrich Bhaer très français. ^^’ J’ai aussi trouvé Watson un peu effacée par la force de Ronan & Pugh, même Scanlen en Beth, rôle qui aurait plutôt tendance à être celle « effacée ». Mais la sororie n’en reste pas moins incroyablement attachante, réunie sous l’étreinte d’une Dern qui m’a plus convaincu (ou plu ?) que dans Marriage Story. Les hommes sont en retrait mais pas en reste (Gerwig aime décidément jouer avec l’idée d’un couple Chalamet-Ronan 😛 ). Bref, du sacrément frais pour une énième adaptation !

    Je serai moins volubile pour L’Adieu (faut dire qu’il est aussi plus court) : le second film d’une réalisatrice également, mais pas vu le premier cette fois, d’inspiration autobiographique comme Lady Bird en revanche. J’arrête là les parallèles foireux… L’Adieu, c’est l’histoire de la fille d’immigrants chinois (aux États-Unis) qui apprend que sa grand-mère est mourante, et que, conformément à la tradition chinoise, elle n’en a pas été informée – et ne le sera pas – contrairement au reste de la famille qui « porte pour elle ce fardeau » et organise le mariage de son cousin, dont les parents avaient émigrés au Japon, pour se rassembler pour un adieu. Le choc, ou plutôt rencontre, des cultures et des générations devient évidemment au programme lorsque Billi (Awkwafina, radieuse) décide contre l’avis de ses parents d’être du voyage. C’est drôle, c’est touchant, enrichissant, sans prendre parti, ça rappelle aussi la force et l’importance des liens familiaux, malgré les difficultés de compréhension, inhérentes aux mondes différents dans lesquels grandissent chaque génération – particulièrement dans le cas de descendants de migrants – et il y a des plans bien classes (et aussi des longueurs). Le cast fait le taf, Zhao Shuzhen brillant particulièrement (mais les faux-airs de Xi Jinping de Tzi Ma m’ont troublé tout le film ^^’). Un petit film réussi, même s’il sent peut-être plus le début de filmographie que celui de Gerwig. 13 fois moins de budget, il faut dire.

    "It's both possible, and even necessary, to simultaneously enjoy media while also being critical of its more problematic or pernicious aspects."
    "Damsel in Distress: Part 1", Tropes vs. Women in Video Games, Anita Sarkeesian

    #129913
    Eridan
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    Vu Sonic, le Film. C’était pas très bon.

    #129928
    Aerolys
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    Vu Sonic, le Film. C’était pas très bon.

    Ça a le mérite d’être clair. XD

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #129931
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Vu Sonic, le Film. C’était pas très bon.

    Mais… comment t’es tu retrouvé là ? O.o

    #129951
    Jean Neige
    • Terreur des Spectres
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    Vu Sonic, le Film. C’était pas très bon.

    Mais… comment t’es tu retrouvé là ? O.o

    Il s’est sacrifié pour nos péchés.

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #129968
    Eridan
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    Ça a le mérite d’être clair. XD

    Ben, clairement, je pourrais écrire un pavé, mais ça mérite pas. ^^

    Mais… comment t’es tu retrouvé là ? O.o

    Longue histoire … On me l’avait vendu comme un « plaisir coupable » ; on dira que c’était qu’à moitié vrai.

    Il s’est sacrifié pour nos péchés.

    C’est ça. A présent, allez en paix voir des films de meilleure qualité. ^^

    #130011
    Amarei
    • Patrouilleur Expérimenté
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    J’ai vu l’État Sauvage réalisé par David Perrault et je n’ai pas aimé.

    Pour résumé : le film se passe pendant la guerre de sécession. Une famille française part à travers des étendues sauvages pour aller prendre un bateau pour l’Europe et fuir la guerre. Il y a des bandits qui vont les attaquer. On m’avait vendu un western français centré sur des personnages féminins, ça avait l’air sympa.

    Au final c’est joli à regarder mais je n’ai pas compris ce que ça racontait. Le scénario m’a paru terriblement vide. Pourtant, il y avait des idées : une histoire de trafic de parfum français, du vaudou, la guerre de sécession, des bandits, mais tout ça n’est que vaguement évoqué.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 mois et 1 semaine par R.Graymarch. Raison: réalisé par David Perrault

    “Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.” JR.

    [ spoiler=NOARLAAAK !!!][ img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/11/04//19110409503225014916493113.png[ /img][ /spoiler]

    #131716
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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    Avant le début du confinement j’ai été voir De Gaulle.

    Le film se consacre uniquement aux 2 mois précédant l’appel du 18 juin. Le film fait le choix de mélanger la grande histoire et le De Gaulle intime, présentant ainsi ses relations avec sa famille, notamment sa fille Anne, atteinte de trisomie, à une époque où on appelait pas encore ainsi cette anomalie génétique.

    Précision d’importance, je suis un grand admirateur devant l’éternel de la figure historique du général de Gaulle, et je suis un connaisseur très pointu de sa biographie et de ses écrits. Autant vous dire que j’attendais ce projet de film sur le personnage de pied ferme (en France, contrairement aux USA, on aime pas trop se lancer dans ce genre de biopics historiques sur nos grands hommes).

    Le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été fort désappointé par ce que j’ai vu. Le mélange des genres que j’évoquais en préambule ne fonctionne pas du tout. Aborder le De Gaulle intime n’était pas une mauvaise idée, mais juxtaposer la chose avec la grande histoire était une assez mauvaise idée, le film offrant une alternance très artificielle entre les deux points de vue.

    La partie grande histoire est totalement ratée. On y croit jamais, le film manque cruellement de moyens et de souffle, ce qui, vues les envolées lyriques du personnage, est un tour de force, hélas très négatif. Je veux bien qu’on nous présente la fin de la IIIe République dans des tons crépusculaires, mais ça ne justifie pas toutes ces réunions d’alcôves mal cadrées et mal éclairées. La reconstitution de l’exode de mai 1940 sur les routes de France sonne lui aussi très toc (on sent clairement que le réalisateur n’a aucune idée de ce à quoi devait ressembler une colonne de réfugiés mitraillée par l’aviation allemande).

    Du côté intime, c’est un poil mieux, mais ça a de très gros sabots. Le film m’a paru très longuet. La prestation de Lambert Wilson est correcte, sans plus. Bref, j’ai détesté.

    Invisible Man 

    Une jeune femme (brillamment interprétée par l’impeccable servante écarlate Elisabeth Moss) fuit son petit ami, homme riche mais ultra possessif, jaloux et abusif. Ce dernier meurt peu après. L’ex en fuite apprend avec stupeur qu’elle hérite du pactole. Mais peu à peu, elle sent comme une présence autour d’elle. S’enfonce t elle dans la folie, ou l’amant abusif est-il toujours présent mais invisible ?

    Variation très intéressante sur ce thème assez classique. Le film est diablement efficace, aussi bien dans la partie épouvante que dans la partie psychologique. Si ça ne réinvente pas le genre, c’est diablement efficace et bien ficelé.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois et 2 semaines par Corondar.
    #132228
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
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    On l’a pas vu au cinéma, mais vu qu’il était en salles avant le confinement, je pense que ça a sa place ici (et il me semble qu’il va sortir assez vite en VOD pour le coup), mais on a vu En avant !, dernier né des studios Pixar. Je crois que la formule commence à me lasser un peu, à titre perso. J’aimais beaucoup les émotions que me procuraient Pixar à ses débuts, quelque chose d’un peu unique pour le coup. Maintenant, je trouve la formule un peu répétitive et lassante. A titre perso, je le classerai avec Coco (même thématique, quasi). C’était très chouette visuellement et il y avait de bonnes idées (les rôlistes devraient se marrer). On a atteint le stade où le jeu de rôle est devenu assez populaire pour l’aborder comme sujet principal d’une œuvre et pas juste un truc marginal (merci Stranger Things). Mais tout ça a un goût malgré tout un peu réchauffé. Je crois que les cheminements individuels des personnages m’intéressent beaucoup moins que la dimension sociale (qui sert ici de cadre narratif tout au plus). Le pathos est un peu trop tire-larme à mon sens, on voit tout de suite qu’on veut te faire pleurer à la fin, ce qui a tendance à me procurer l’effet inverse. Ceci étant dit, les relations familiales étaient plutôt joliment construites, en dépit de l’application métaphorique du Héros au mille visagesEt ça m’a donné l’impression de voir La Reine des Neiges version garçon dans le déroulé et le cheminement des personnages. Enfin bref, avec toutes ces réflexions qui n’entament pas le bon moment passé devant, je me demande si je n’ai pas un peu trop grandi…

    #136151
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    The Internet’s Own Boy: The Story of Aaron Swartz (2014) réalisé par Brian Knappenberger. L’histoire d’Aaron Swartz génie d’internet désintéressé broyé par le système. Cela faisait longtemps que je voulais voir le film (à sa gloire, soyons honnêtes mais vu ce qu’il avait en face de lui…sous l’ère d’Obama, n’oublions pas). Co-fondateur de reddit, co-créateur des flux RSS et des licences creative commons, militant pour l’open access, pourfendeur de la loi SOPA. On n’aurait pas le même internet sans lui de nos jours. Et il faut toujours le défendre (pas uniquement en sa mémoire).

    Conformément aux vœux des producteurs du film, le film est sous licence libre et disponible sur peertube en VOST : https://peertube.mastodon.host/videos/watch/69bb6e90-ec0f-49a3-9e28-41792f4a7c5f

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #136994
    R.Graymarch
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    Retour en salles pour Certains l’aiment chaud (Some like it hot) de Billy Wilder (1959)

    J’ai vu ce film il y a une éternité et probablement pas en salle, j’en gardais un très bon souvenir (comme tout le monde) mais n’avais plus qu’une vague idée de l’intrigue (son point de départ… et sa conclusion, bien entendu). En plus c’était une version remasterisée tout ça tout ça.

    Si vous ne l’avez jamais vu, il n’est pas trop tard, c’est un grand film, en plus c’est drôle, et assez osé pour l’époque. 1929 Chicago, deux musiciens bas de gamme vivotent dans des orchestres de speakeasy (c’est la Prohibition) et, pour échapper à la mafia (une histoire de Saint Valentin), se font embaucher en tant que femmes pour faire des concerts en Floride. Le voyage se fait en train, et dans l’orchestre Tony Curtis et Jack Lemmon rencontrent la joueuse d’ukulele, Marilyn Monroe.

    Ce film est un éblouissement à tous les niveaux : les interprètes sont splendides, les situations hilarantes (j’avais complètement raté la surprise party dans le train), le rythme est impeccable et la fin est sans doute une des plus connues du cinéma.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 1 semaine par R.Graymarch.

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    #137016
    Crys
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Et soudain, je ne sais pas trop ce que je pouvais espérer d’un tel mouvement, j’ai regardé Artemis Fowl de Kenneth Branagh. Le long métrage qui devait sortir pendant le confinement au cinéma a fini sur Disney +, mais Disney ne savait pas trop quoi en faire depuis plus d’un an déjà. Et quand on voit l’engin on comprend pourquoi. Finalement terminer sur la plateforme, c’était ce qui pouvait arriver de mieux au film, sans quoi il aurait fait un four autant sur le plan critique que public. C’était d’un nul ! On est en face du Eragon/Percy Jackson/La Boussole d’or de 2020, je pense. Et aussi un peu d’Alex Ride : Stormbreaker, pas de bol pour l’auteur du bouquin qui est aussi à la base d’Artemis Fowl.

    Le film est extrêmement court, ne pose jamais ses enjeux clairement au début, n’arrive même pas à doser ses blagues correctement, et le rythme, bon sang. C’est pas parce qu’on coupe dix images au début et à la fin de chaque plan qu’on a quelque chose de pêchu (mais ça c’est un problème que je trouve de plus en plus récurrent, et si c’est frappant dans ce film-là, ça se traduit dans pas mal de longs-métrages à gros budgets qui cherchent à faire des économies). Le film m’a souvent fait l’impression d’avoir été pensé plus long et qu’on a rajouté une grosse narration dégueulasse en dernière instance pour expliquer au spectateur tout ce qu’il voit, histoire de pouvoir le raccourcir au maximum. Bref, 1h34 de purge pour voir Judy Dench dans une armure verte et Colin Farrell… en Colin Farrell. Même au rayon musique, Patrick Doyle donne la sensation de ne jamais savoir quoi faire… C’était vraiment moche…

    Du coup je m’interroge… Soit le film a été livré tel quel par Branagh et je comprends que Disney ait été réticent à le sortir (et il faut arrêter de demander à ce monsieur de faire des films), soit les producteurs l’ont charcuté dans son dos pour obtenir ce truc tout boursouflé et inintéressant.

    Enfin voilà, c’était encore un échec de lancement de licence…

     

    #137065
    R.Graymarch
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    Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder (1950)

    A Hollywood, un scénariste sans le sou (Joe Gillis) échappe à ses créanciers en garant sa voiture dans le garage d’une luxueuse maison abandonnée. Sauf qu’elle n’est pas abandonnée, Norma Desmond, ancienne gloire du muet vit là avec Max son majordome.

    Je n’avais jamais vu ce film, même si le titre et l’objet du film sont hyper connus et j’ai été complètement soufflé par ce film. C’est un film noir mais très atypique et qui peut se lire à plein de niveaux différents. Hollywood, son miroir aux alouettes et ses destins brisés sont forcément de la partie mais cela va au delà de ça. Le manoir de Norma est quasiment une maison à la Psychose, un piège qui se referme (mais une cage dorée). En parallèle, Joe retrouve un peu la vie au studio Paramount avec un scénario en cours d’écriture (très jolies scènes). La visite au studio dans la vieille bagnole pour retrouver Cecil B DeMille est extraordinaire : les plans, les idées de projecteur ou autres font mouche. Le chimpanzé, le majordome, le nouvel An, le bridge… c’est super travaillé, très discret et pourtant ultra efficace. Tout est calme en apparence mais sous le mince vernis, tout est passé, acide, corrompu. La fin corrobore cette impression. C’est sublime !

     

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    #137073
    Lapin rouge
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    Retour en salles pour Certains l’aiment chaud (Some like it hot) de Billy Wilder (1959)

    Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder (1950)

    Tu te fais un cycle Billy Wilder ? C’est un de mes réalisateurs préférés (Sept ans de réflexion, Témoin à charge, La vie privée de Sherlock Holmes). Il conjugue avec virtuosité ironie et mélancolie.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #137077
    R.Graymarch
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    A proximité, il y a un cycle Billy Wilder en effet. 😉

    J’ai vu il y a longtemps Sept ans de réflexion et je me souviens avoir trouvé ça assez moyen (enfin « OK mais sans plus »). J’ai un bon souvenir de Témoins à charge mais ne sais plus si je l’ai vu ou si j’ai trop lu à ce sujet. La vie privée de Sherlock Holmes m’intéresse beaucoup, je pense que j’irais le voir. Sinon y a aussi Sabrina (déjà vu dans le passé), La Garçonnière, Irma la douce, Embrasse moi idiot, Ariane, Assurance sur la mort, Le Poison. Trop de films à voir ^^

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    #137805
    R.Graymarch
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    Et donc La vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes) de Billy Wilder (1970)

    Cinquante ans après la mort de Watson, on ouvre son coffre testamentaire où il raconte une histoire de Sherlock Holmes qu’il n’a pas pu évoquer de son vivant car trop embarrassante. Retour en 1888 avec un passage à l’opéra puis une étrange inconnue amnésique avec l’adresse de Holmes dans la main.

    C’est un film sur la fin d’un monde, ou sur un monde fini. Wilder est vieillissant et Holmes est mort depuis longtemps quand l’intrigue commence. Le film se focalise plus sur Holmes et Watson que sur l’intrigue à proprement parler, il faut dire qu’elle met du temps à arriver (le film est assez long pour l’époque, 125 minutes). Mais après on part dans un voyage à la Tintin avec plein d’énigmes, de faux-semblants, espionnages et surprises (et l’explication pour laquelle Watson n’a pas voulu publier ça). Les acteurs sont bons (j’ai pas reconnu Christopher Lee en Mycroft), les situations sont bien écrits et les dialogues sont savoureux, avec un humour très british. Bon cru (1814, un an avant Waterloo)

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    #137897
    Lapin rouge
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    Et donc La vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes) de Billy Wilder (1970)

    Cinquante ans après la mort de Watson, on ouvre son coffre testamentaire où il raconte une histoire de Sherlock Holmes qu’il n’a pas pu évoquer de son vivant car trop embarrassante. Retour en 1888 avec un passage à l’opéra puis une étrange inconnue amnésique avec l’adresse de Holmes dans la main.

    […] Les acteurs sont bons (j’ai pas reconnu Christopher Lee en Mycroft), les situations sont bien écrits et les dialogues sont savoureux, avec un humour très british. Bon cru (1814, un an avant Waterloo)

    Et il y a cette touche discrète de tragique à la fin, qui donne une si belle mélancolie rétrospective à tout le film.

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    #138499
    R.Graymarch
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    On disait « deux salles, deux ambiances » ?

    Play d’Anthony Marciano (sorti en janvier 2020)

    Noël 1993, Max a 13 ans et reçoit un caméscope. Il va filmer énormément de choses. 25 ans plus tard, après bien des péripéties personnelles ou non, il décide de regarder et de monter le film de sa vie. Film sentimental, pas loin de feel-good doux amer où on voit un mec et ses amis (et de fait, surtout eux car lui tient la caméra) entre 13 et 38 ans. C’est agrémenté de parcours de vie, d’événements nationaux aussi. Le petit plus, ce sont les « tranches de vie », notamment car il a fallu une raison pour que Max prenne la caméra. On y retrouve un parfum à l’Auberge espagnole (déjà, le passage à Barcelone) mais 20 ans après. La musique (1/6e du budget du film) joue aussi une grande place, bref tout est là pour en faire un film générationnel, assez mimi, pas mal balisé. Pas sûr que ça vous plaise si vous êtes nés après 1990, ou avant 1970 (encore que là, le parcours de vie de Max pourrait faire écho à ce que vous avez vécu).

    Midsommar d’Ari Aster (2019). Film encensé l’an dernier mais peu d’échos sur ce forum (à part Usul en numéro 2 de son top). Par le réal qui a fait Hérédité (2018), pas vu. Pas du tout mon genre de film mais on m’en a dit du bien alors j’ai tenté, à reculons.
    Soyons clairs, c’est un film d’horreur, tendance angoisse. De 2h20. (ouch). Le sujet : 4 étudiants américains en anthropologie et 1 en psychologie suivent l’un d’entre eux pour se rendre en Suède dans son pays de naissance afin d’assister aux événements rituels autour du solstice d’été. Tout le monde est gentil, accueillant, avec plein de robes blanches et de couronnes de fleur.
    Et encore, je n’ai pas parlé du pré-générique qui est éprouvant et super bien amené. En fait, tout le film est comme ça : brillant (et un peu prétentieux). Le décor suédois ne fait pas du tout film d’horreur car il baigne dans un soleil éternel (il ne fait quasiment jamais nuit à cette époque de l’année) avec une communauté un peu new age sympa. Les héros sont des anthropologues donc intéressés par tout ça. Et le malaise s’installe petit à petit. J’ai trouvé le son super trop fort par moment. Y a du foreshadowing partout (dans les dessins, les runes….) et on se sent prisonnier de cet espace ouvert. Prenez ce film comme une expérience, un bad trip, avec un sentiment de nouveauté et un gars hyper habile derrière la caméra (un bon chef op’ aussi). Clairement un des films les plus atypiques, ambitieux et réussis de 2019. Même si je ne compte pas le revoir.

     

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    #138516
    Aerolys
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    J’ai vu Your Name de Makoto Shinkai sortie fin 2016.

    Le film m’intéressait depuis sa sortie mais je n’avais pas pu le voir au cinéma et aucune occasion ne s’était présenté pour que je le vois par la suite (jusqu’à maintenant).

    Plus le temps passé, plus j’avais peur que le film me déçoive (j’attendais beaucoup du film) et finalement je l’ai trouvé excellent. Le début peut rebuter beaucoup (deux personnes qui échangent leur corps, c’est déjà vu plusieurs fois et ça lassait assez vite) mais une fois l’intrigue mise en place, j’ai été happé par le récit. Je connais un film qui va rejoindre ma dvdthèque.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #138574
    Nymphadora
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    Retour dans les salles obscures avec Irresistible, un film de Jon Stewart avec Steve Carell dans le premier rôle.

    Le film dénonce les dérives du système électoral américain (le réalisateur du film, Jon Stewart, étant un ancien animateur de télévision et satiriste américain. Il a longtemps présenté The Daily Show, une parodie de journal télé, et connaît son propos sur le système électoral et les médias américains.). Le pitch est assez simple : Un « spin doctor« , un consultant politique, démocrate décide de venir aider un ancien colonel dans son élection à la mairie d’une ville du Wisconsin. On se retrouve donc face à un consultant de Washington déconnecté de l’Amérique profonde, mais le propos du film va bien plus loin que ça. Certaines scènes sont très bien senties, alliant le cynisme à l’absurde. Dans l’ensemble, le film m’a beaucoup plu. Steve Carell est au top de sa forme. Si vous ne savez pas quoi aller voir au ciné dans la disette actuelle, ça peut être une bonne pioche.

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    #138590
    Crys
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    Retour au cinéma pour un documentaire de mon côté, Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand (les cinés associatifs du coin ont repris le programme interrompu en mars et reprogramment leur grille avant de passer aux sorties actuelles). Le film commence là où son précédent film s’était arrêté (La Vallée des loups en 2016) avec une meute de loups au milieu des Alpes. Le réalisateur-randonneur part sur les traces d’un subadulte qui doit quitter sa meute suite aux nouvelles naissances (un loup atteint sa maturité sexuelle à deux ans il a donc un an pour trouver une compagne et fonder sa propre meute quelque part). Le film est un joli prétexte pour s’interroger sur les rapports à la faune sauvage dans son ensemble et constitue un joli périple.

    En tout cas les images sont à voir au cinéma, je ne regrette pas. Et on apprend quelques petites choses au passage, sans pour autant que ça traîne en longueur (1h28). Bref, si vous avez l’occasion c’est chouette ! 🙂

    #138592
    R.Graymarch
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    Le film commence là où son précédent film s’était arrêté (La Vallée des loups en 2016) avec une meute de loups au milieu des Alpes.

    Je l’avais vu. Le gars était quand même assez « passionné » (voire beaucoup plus…) pour passer des nuits sous la neige dans la tente à tenter de voir des trucs, à ramasser ses caméras etc…

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    #138843
    R.Graymarch
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    Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (1953)

    Dans un bled paumé d’Amérique Centrale (mais le tournage a eu lieu dans le sud de la France), tout le monde vivote en attendant de trouver un travail et passe le temps entre le bar miteux et les petits boulots pour survivre, sachant que personne n’a les moyens pour partir. Jusqu’au jour où on annonce que la société pétrolière du coin recrute 4 chauffeurs pour envoyer deux camions plein de nitroglycérine afin d’éteindre un puits en flamme à 500 (?) km de là. La paye est belle, le travail est quasi suicidaire

    Je me souviens que j’ai lu le livre qui a inspiré le film, mais que je n’avais probablement jamais vu le film car « trop long pour ce soir ». La version intégrale fait 2h36 tout de même. J’ai pu voir la version restaurée en 2017 avec plein de langues différentes (français, allemand, anglais, italien, espagnol). Le film prend son temps au début, on reste une bonne heure en ville à voir tout le monde vivoter (et Charles Vanel arriver). On ne s’ennuie pas vraiment et ça donne de l’épaisseur aux personnages mais quand même, ça fait long. J’imagine que c’est assez réaliste mais le sort des femmes est assez peu enviable. D’un autre côté, les amitiés viriles me paraissent très très marquées 😀 Que ce soit le copain de chambrée et les maillots de corps ultra échancrés.

    Je n’ai pas été toujours enthousiasmé par Montand (Mario… et y a un Luigi pas loin), y a des fois où je trouve qu’il joue faux. Toute la partie « voyage » est très bien filmée, la tension est là, rien à redire. Mais faut accepter une heure de balade en « ville » au début.

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    #139839
    R.Graymarch
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    Été 85 de François Ozon. (adaptation libre d’un roman). Côte normande pendant l’été 1985. Alexis, 16 ans, se cherche un peu et rencontre par hasard David un beau gosse de 18 ans de captivant.

    Je n’aime pas tous les films d’Ozon mais je reconnais que c’est sans doute un des réalisateurs français en vie les plus talentueux qui existent (regardez Frantz). Commençons par les défauts : le film m’a parfois paru un peu long alors qu’il ne dure qu’1h34. Aussi, le personnage de David est globalement assez détestable et l’acteur qui joue Alexis ne m’a pas paru toujours très juste (notamment en voix off).

    Mais si on met ces défauts de côté, le film a des tas de qualités : la finesse des seconds rôles (les parents d’Alexis, Kate, le prof de français) qui sont super bien écrits, certaines scènes sont magnifiques (les bateaux, la boîte de nuit et tant d’autres), la musique (même si là c’est assez facile de jouer la nostalgie avec la musique) et tout le rendu 1980s est très bien rendu.

    Ozon a fait de meilleurs films à mes yeux. Là, j’en suis sorti avec un goût de « pas mal mais bon » mais j’imagine que les personnages vont grandir dans mes souvenirs.

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    #139846
    Nymphadora
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    Je suis un peu comme toi @r-graymarch : un goût de « pas mal mais bon »… et encore… Comme toi, j’ai été charmée par quelques scènes vraiment très belles (les scènes en bateau ou à moto, la fameuse scène qui noue l’intrigue du film, et beaucoup d’autres)… et dans l’ensemble, ces scènes ont toutes un point commun : elles ne sont pas parlées. J’ai beaucoup aimé la musique du film, le charisme des premiers rôles (même si comme tu le dis, David est un personnage assez insupportable ^^)… mais j’ai trouvé que la plupart des dialogues sonnaient creux : je n’étais pas née en 85 donc si ça se trouve les gens communiquaient vraiment avec cet affect, mais cette façon de se parler m’a semblé complètement artificielle, il y avait quelque chose d’absolument pas naturel dans les dialogues à mes oreilles (heureusement pas dans la voix off). Tu soulignes la finesse de certains seconds rôles, mais moi, dans les seconds rôles, je retiens surtout le rôle de la mère de David m’a en plus semblé descendre de la Lune, et être complètement raté… Bref du coup, des instants vraiment magiques au milieu d’un film qui m’a paru très artificiel…

    ~~ Always ~~

    #139855
    R.Graymarch
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    J’ai lu quelque part qu’Ozon avait soigné sa pellicule, son éclairage et aussi ses dialogues (mots, mais aussi ton ?) pour faire comme si le film venait directement des années 1980 (et non comme un film de 2020 décrivant les années 1980). Je ne suis pas expert en la matière pour voir si c’est vrai. Cela dit pour la coiffure whamesque, le collier à dent de tigre (requin ?) ou autres vêtements, ça touche juste^^

    La mère de David est gentiment exaspérante (la voix de Valéria Bruni-Tedeschi n’aide pas), mais a une évolution qui me touche assez. Plus que le rapport à la mort qu’a Alexis qui me parait un peu « plaqué », artificiel d’ailleurs.

    Le début est assez hilarant et fin quand le protagoniste bien imprudent se voit sauvé par un héros dépoitraillé juché sur sa formidable monture avant de l’attirer vers son antre. Ce début de conte de fées très artificiel est assez savoureux.

    Pour les gros fans d’Ozon, il y a aussi probablement une référence à un de ses premiers courts-métrages (que j’avais vu du temps où ma salle de ciné proposait toujours des courts-métrages parfois bien, souvent pourris avant le film) Une robe d’été

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par R.Graymarch.

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