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  • #152535
    Papadoc
    • Pisteur de Géants
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    C’est marrant de passer après le commentaire de Crys. Puisque je vais vous parler de « The Last Unicorn », l’adaptation de 1982 du livre du même nom (mais paru en 1968). Ce n’est pas un Disney, mais il semble que la dernière licorne, comme dans le livre, puisse battre le dernier dragon sans peine…

    Le dessin animé date un peu, mais reste TRES beau. Pas du niveau d’un Miyazaki, mais fort joli quand même (la société Topcraft qui a participé a l’animation a d’ailleurs vu nombre de ses animateurs et artistes partir fonder les studios Ghibli), avec des inspirations de tapisseries médiévales.

    Il y a Arthur Rankin Jr et Jules Bass a la réalisation. Même si ce ne sont pas des génies de l’animation, ils sont ici plutôt en fin de carrière et cela se sent.

    Peter Soyer Beagle, auteur du livre est le scénariste du film, donc l’adaptation est extrêmement fidèle et bien pensée. Des raccourcis attendus car non indispensables à l’intrigue, parfois des enchaînements d’action surprenants (l’arrivée de la magie de Schmendrick), mais tout se tient vraiment bien.

    Le doublage français est très correct. Je ne l’ai pas encore écouté en anglais, mais il vent du rêve avec des poids lourds (Mia Farrow, Jeff Bridges, Alan Arkin, Christopher Lee).

    Le choix a été fait de laisser la musique à Jimmy Webb, jouée par le groupe America. Et c’est extrêmement efficace.

    Bref, quand même pas un chef d’oeuvre, mais un vrai bijou de dessin animé, que je recommande chaudement.

    Je l’ai vu ce week-end, en me laissant transporter par le choix de transposition de l’oeuvre, et ma fille de 7 ans a beaucoup aimé et m’a demandé le livre pour le lire.

    "C'est d'une simplicité absurde, comme la plupart des énigmes quand on en voit la réponse."

    Hodor! [Casting 2019]

    #152683
    Aerolys
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    J’ai vu Enola Holmes il y a quelques semaines.

    Je ne m’attendais pas à grand-chose et je n’ai pas été déçu. Le film est vraiment très bon.

    J’espère qu’il y aura une suite. ^^

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #152852
    no_one
    • Terreur des Spectres
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    J’avais également passé un drôlement bon moment devant Enola Holmes, pourtant porté par des acteurices que je ne connaissais pas / dont j’avais soupé, et le scénariste de L’Enfant maudit, ce qui me faisait craindre le pire. Or, si le film est un peu trop bavard (on reconnait bien le taf du réal de Fleabag), il est très appréciable et assez frais si ce n’est un peu brouillon sur la fin dans son féminisme – en espérant une suite qui développe le perso de Bonham Carter, et les suffragettes, si le Conan Doyle Estate cesse de faire iech. [Transition Cavill / Netflix / féminisme (?)] Pendant que tout le monde (?) s’extasiait devant Zack Snyder’s Justice League, je redonnais sa chance au DCEU en découvrant enfin Wonder Woman, ayant laissé tomber le « Snyderverse » au bout de 3 films et autant de ratés, de mal en pis en sus, en ce qui me concerne. Je me suis pas mal intéressé à l’héroïne ces dernières années – entre ses comics les plus reconnus et le sympathique (bien que fort romancé) biopic sur son créateur et son ménage polyamoureux. Qui plus est, le film était précédé d’une réception public et critique enthousiaste à ma connaissance, donc j’étais prêt à m’enjailler…
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    Non. Alors, certes, en dépit de maladresses dans les dialogues et le montage, d’un style visuel inévitablement « snyderesque », c’est sans doute le meilleur des 4 premiers films du DCEU, peut-être rien que parce que son scénario, aussi prévisible soit-il, est le seul à tenir un tant soit peu la route. Et c’est cool qu’un blockbuster sur une héroïne puisse enfin être réalisé sans sombrer dans les tréfonds d’un Catwoman ou d’un Elektra, même cartonner au box-office, et simplement être confié à une réalisatrice (même si l’équipe derrière l’écriture et la production reste quasi exclusivement masculine). Mais le prix à payer pour en arriver là me fait mal au cœur : Wonder Woman, historiquement icône féministe, BDSM, bisexuelle, héroïne politique luttant contre les inégalités en tout genre, avatar et ambassadrice d’une société utopique, censée inspirer le monde, aspirer à mieux, s’avère au final ici complètement vidée de sa substance.

    Peut-être fallait-il s’y attendre, sa première interprétation par Gadot sous l’égide (directe) de Snyder évoquant davantage Selina Kyle à la ville et Xéna au combat, en plus d’avoir connu le monde lors de la Grande Guerre pour l’avoir apparemment abandonné depuis – en somme, juste un autre héros cynique et incapable de faire usage d’autre chose que ses points à la Snyder, simplement séductrice en plus… Et de fait son histoire se révèle extirper autant que possible les idiosyncrasies de l’héroïne pour la faire rentrer dans le moule de monsieur.

    Les dieux et, surtout, les déesses de l’Olympe, qui ont traditionnellement insufflé sa vie – et ses pouvoirs – à l’enfant d’Hippolyte, et la guident (en particulier sa patronne, Athéna), sont éliminé-es du récit, afin de reproduire un mythe bien plus patriarcal, chrétien, où Zeus est le Père Très Haut, absent mais bienveillant, qui mit à bas Arès / Lucifer, jaloux de l’humanité, son corrupteur – et envoya à un peuple élu son enfant divin pour la sauver de la satanique figure. De même, la société amazone de Paradise Island est réduite à un strict minimum : des meufs badass. Leur art, leur magie, leur science, leur sororité, leurs amours n’apparaissent pas ou si peu (tout juste a-t-on droit à une amazone de second plan pour hurler particulièrement à la mort de l’une des leurs et une mention d’un livre considérant les hommes comme superflus pour le plaisir. « Par Sappho ! » comme dirait la vraie Diana.) Pire : une fois quitté le bercail, le film redevient aussi dominé par le masculin que n’importe quel blockbuster, nous accordant tout juste quelques scènes avec Etta Candy ou Dr Poison, dans des rôles tristement dispensables, reproduisant le scénario du premier film Captain America et offrant un traitement dépolitisé, superficiel au possible du sexisme rencontré par Diana, qui n’est jamais vraiment source de conflits, et trop souvent réduit à « Gal Gadot est tellement belle, pas un mec ne peut s’empêcher de le noter / en être distrait, mais elle est aussi super badass [et connait un tas de langues de nations dont elle ignorait l’existence, bizarrement] ! » Reste que c’est Steve Trevor qui mène systématiquement la danse durant la majorité du film, jusqu’à une fin évoquant l’autre Steve (le héros éponyme de son film), au point d’avoir parfois l’impression qu’elle n’est qu’acolyte surpuissante du véritable héros, régnant en déesse sur les scènes d’actions, mais dont la force est à diriger par lui…

    Quant au thème principal du film, si on peut l’apprécier sur le papier, qu’il est soutenu par petites touches (Sameer et Chief) et par un climax initialement réussi avant de sombrer dans le nanar, il est salement handicapé par une vision de la Grande Guerre restant à l’écran manichéenne, avec ses soldats allemands jamais humanisés, allègrement massacrés alors que civils et blessés de guerre de l’autre camp ont droit à du bon pathos, et dirigés par une paire de méchant-es de comics sauce cruauté gratuite et gros rires diaboliques. Il y a un franc déséquilibre qui, en sus du traitement d’Arès, nuit sévèrement au propos. Pour conclure sur un retour au temps présent n’expliquant rien.

    Je lui accorde un casting (secondaire) agréablement divers et un commentaire réussi sur le trope de « on met une paire de lunettes sur une actrice canon, et pouf, elle ne le serait plus ». Pour le reste, lisez plutôt le premier tome de Wonder Woman selon George Pérez.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 1 semaine par no_one.

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    #153354
    O’Cahan
    • Pas Trouillard
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    Vu Enola Holmes, je trouve que c’est un film assez oubliable, totalement lisse. J’ai quand même énormément tiqué devant Henry Cavill en Sherlock Holmes qui nous interprète un personnage totalement neurasthénique, absent.

    please mind the gap between your brain and the platform

    #153360
    no_one
    • Terreur des Spectres
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    J’ai quand même énormément tiqué devant Henry Cavill en Sherlock Holmes qui nous interprète un personnage totalement neurasthénique, absent.

    C’est marrant parce que la plainte du Conan Doyle Estate se base sur la caractérisation émotive du Holmes de Nancy Springer – qui ne serait entrée dans le domaine public parce qu’elle serait caractéristique des œuvres holmesiennes tardives, qui ne le sont elles-mêmes pas encore. Cela dit, oui, Cavill a l’air sympa mais j’ai toujours l’impression qu’il est constipé. ^^ Je l’ai préféré en Holmes qu’en Kent, toutefois.

    Pendant qu’on parle d’Enola Holmes, si le club de jujitsu féminin vous a paru incongru, l’Edith qui l’entraine est inspirée d’Edith Margareth Garrud – qui inspira aussi le personnage de Bonham Carter, ironie du casting, dans Les Suffragettes (Suffragette). Il y a eu une BD sur elle récemment, Jujitsuffragettes (il me semblait que quelqu’un-e – @DNDM peut-être ? – en avait déjà parlé sur ce forum ; mais je ne retrouve pas le message en question).

    BlacKkKlansman de Spike Lee, qui fut un jour (en 1989 ?) un grand cinéaste.

    Le film raconte comment à la fin des années 1970, un policier noir (le très bon John David Washington, fils de Denzel) infiltre le Ku Klux Klan en s’aidant de son collègue blanc (et juif) Flip Zimmerman (Adam Driver, impeccable). Comme d’habitude, le film est un peu long (2h16…. franchement faire des films de moins de deux heures, c’est pas un crime et le rythme peut vous remercier) et il jongle avec plein de genres. Car Spike Lee se moque surtout du KKK et le film flirte par moments avec le buddy movie, où en plus les antagonistes sont ridicules. Mais ils sont aussi dangereux, du coup, on ne sait pas sur quel pied danser. En plus, pas mal de clins d’oeils sur la situation actuelle aux Etats-Unis « prédisent » un futur pas évident pour la place des noirs

    Le dernier tiers opte pour un montage en parallèle très (trop) didactique et démonstratif sur Harry Belafonte (bon choix) narrant les horreurs qui ont servi à Birth of a nation (film de 1916 hautement raciste) tandis que le KKK de 1978 a une cérémonie en ville. Ensuite, on alterne entre de francs sourires moqueurs et un peu d’amertume.

    Jusqu’à ce que

    Spoiler:
    le final nous mène en 2017 à Charlotteville où des néo nazis défilent, foncent dans la foule en voiture et sont soutenus par Trump. Énorme douche froide, « Rest in power » et on sort du cinéma en n’ayant plus du tout envie de sourire face à des illuminés cagoulés. Qui jouent avec du C4 et des flingues quand même. On pensait le Spike Lee militant effacé et non c’était pour mieux revenir en plein dans notre face. J’ai lu certaines critiques se plaindre du côté trop démonstratif de son combat, au détriment du cinéma. Ca peut se comprendre

    Reste de forts jolis portraits éthérés (un peu comme des bulles) d’anonymes écoutant le discours d’un ex-Black Panthers au début. Cinématographiquement, c’était bien vu. Le reste est plus convenu, tient la route même si c’est moins impressionnant. Je ne sais pas ce que donne la VF mais la VO joue beaucoup sur les accents (supposés « noirs » ou « blancs »)

    Vu dimanche. Je n’avais plus vu un film de Lee depuis Inside Man – et je n’ai pas loupé grand-chose apparemment – mais là il est revenu en force. Partant de ce témoignage d’infiltration ubuesque – certes rendu plus cinématographique par des face à face plus courants qu’ils ne le furent réellement et un climax explosif supplantant la « simple » découverte de membres du Klan au NORAD – Lee relie l’enquête au mouvement pour les droits civiques, explorant le rapport conflictuel des milieux militants à la police, s’attarde considérablement sur l’antisémitisme également (Driver brille encore et toujours, notamment lors d’un interrogatoire par un membre négationniste, et lorsqu’il explore le rapport de son personnage à une judaïté qu’il n’avait jamais considérée comme une part importante de lui jusque-là), ainsi que sur le rôle des représentations culturelles des personnes noires (depuis Birth of a Nation à la « blaxploitation » en passant par Gone with the Wind). Le résultat apparaît passionnant (si vous n’êtes pas allergique aux films de plus de 2h :P) et terriblement pertinent (plus encore aujourd’hui qu’à sa sortie, notamment le montage parallèle si didactique mais malheureusement nécessaire au regard de certains débats contemporains), jusqu’à une fin soufflant le chaud et le froid – Lee abandonnant tout faux-semblant pour bien dénoncer ceux d’en face, et rendre hommage à Heather Heyer. Je suis quand même dubitatif sur un point qui m’a paru si naïf que je l’ai cru imaginé par le protagoniste :

    Spoiler:
    L’arrestation du flic raciste et sexiste, soudainement plus protégé par ses collègues/sa hiérarchie (qu’on voit pourtant enterrer l’affaire du Klan), au regard des difficultés encore aujourd’hui à punir les meurtriers en uniforme de son calibre

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    #153366
    DNDM
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    Edith Margareth Garrud – qui inspira aussi le personnage de Bonham Carter, ironie du casting, dans Les Suffragettes (Suffragette). Il y a eu une BD sur elle récemment, Jujitsuffragettes (il me semblait que quelqu’un-e – @DNDM peut-être ? – en avait déjà parlé sur ce forum ; mais je ne retrouve pas le message en question).

    Non, c’était pas moi – mais ça me rappelle qu’il faut que je lise cette BD. ^^

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #153578
    Nymphadora
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    Une pluie de visionnages plus ou moins récents.

    Une ode américaine (Hillbilly Elegy), de Ron Howard

    Chronique d’une Amérique profonde, déclassée, où règne une grande misère, on suit une famille, et en particulier J.D., qui, après avoir sué sang et eau en s’engageant dans l’armée pour payer ses études de droit à Yale, doit soutenir sa famille alors que sa mère a replongé dans la drogue, au milieu de flashbacks sur son histoire familiale.

    Le rêve américain côté face, où ce jeune, qui a tout fait pour s’élever, porte tout à bout de bras, après sa mère qui progressivement a abandonné et sombré, et sa grand-mère qui le pousse. Un film très américain, mais très touchant, notamment grace à ses acteurs (Amy Addams et Glenn Close sont fantastiques), qui me rappelle encore à quel point le cinéma me manque (c’est le genre de film qui, en salle, m’aurait surement plus touchée… j’ai plus de mal à rentrer dans des films depuis mon canapé). Un film aussi qui offre un regard sur ces fameuses familles blanches de l’Amérique profonde, qui vivent dans une misère tenace, sans assurance maladie, sans job stable, au milieu d’une violence familiale exacerbée, qu’on voyait souvent au moment des élections américaines depuis notre écran de télé de français en se disant « mais enfin pourquoi ne votent-ils pas pour ceux qui leur promettent des aides financières ? » Leur réponse, qui se résume par le bout de la lorgnette en « parce qu’on ne nous a jamais fait de cadeau et qu’on s’élève à force de volonté, et qu’on ne veut pas que les autres reçoivent de la charité alors que nous on ne nous a jamais fait de cadeau », s’illustre au travers du parcours de J.D., complètement décalé dans le monde de Yale, mais aussi dans sa famille, et qui doit apprendre à choisir entre s’élever et être là pour ses proches. Un joli film (même si ça lorgne parfois dans le misérabilisme).

    Mank, de David Fincher

    Film en noir et blanc qui retrace la création de Citizen Kane, au travers de la vie de son scénariste Herman J. Mankiewicz.
    Je suis un peu passée à côté faute d’avoir les références… Vous me direz, t’avais qu’à avoir vu Citizen Kane aussi ! Mais je pensais bêtement que le film serait compréhensible aussi pour le néophyte, lui donnant envie de voir le fameux classique et lui offrant un peu de couleur (huhu). Raté, j’étais perdue et j’ai mis un temps fou à m’intéresser un temps soit peu au film, qui était terriblement long.

    I Care a Lot, de J Blakeson

    Le pitch : Marla Grayson est une tutrice réputée spécialisée auprès d’individus âgés et riches. Aux dépens de ces derniers, elle mène une vie de luxe. Mais sa prochaine victime s’avère avoir de dangereux secrets.

    Comédie très cynique, j’ai trouvé le truc un peu too much. Rosamund Pike fait du Gone Girl, on assiste à une surenchère de truc qu’on veut sulfureux, au milieu d’une intrigue qui devient vite capillotractée… Bon ça se regarde mais je recommande moyen quand même.

    (Sinon j’ai pas aimé Enola Holmes, j’ai trouvé ça creux et lisse, je rejoins Oca. Et j’ai regardé Yes Day, une comédie familiale choupinette, très calibrée, façon comédie familiale quoi. C’est mimi mais complètement oubliable.)

    ~~ Always ~~

    #153845
    no_one
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    Trois premiers long-métrages de réalisatrices + scénaristes francophones portés par de jeunes actrices ces dernières semaines : La Fête est finie de la française Marie Garel-Weiss, Papicha de l’algérienne Mounia Meddour & Jumbo de la belge Zoé Wittock.

    Le premier accompagne en centre de désintoxication deux jeunes femmes, Sihem et Céleste (Zita Hanrot et Clémence Boisnard, récompensées pour ces rôles dans divers festivals), où elles vont se lier d’une amitié codépendante, entre béquille & handicap à leur rétablissement. Garel-Weiss livre leur portrait dans un style proche du documentaire, sans jugement, peignant le difficile travail de désintoxication en clinique et après, l’impact sur les relations, les inévitables rechutes, les groupes de paroles, jusqu’à une fin d’un côté tristement prévisible, de l’autre agréablement surprenante. Le tout est doux-amer, jamais trop lourd, parfaitement porté des actrices impeccables…

    (Et dans le genre film social porté par une paire d’actrices à l’amitié, la sororité au cœur, écrit et réalisé dans un style documentaire par une réalisatrice-scénariste, cette fois anglophone, Never Rarely Sometimes Always d’Eliza Hittman fit très fort l’an passé.)

    Gray vous parlait déjà du deuxième il y a 1 an et demi, je ne vous refais pas le pitch. On pouvait déjà apercevoir Lyna Khoudri dans La Fête est finie, elle obtint pour cette fois premier rôle puis César du meilleur espoir féminin pour ce César du meilleur premier film, amplement mérités. Meddour livre là un premier film d’une maîtrise et d’une richesse rares, qui souffle terriblement le chaud et le froid, ponctuant ses belles scènes de vie – filmées avec une attention particulière aux textures, une sensualité rappelant Sense8 – de coups d’éclats funestes : chapes de plombs (plombs parfois littéraux) s’abattant sur ses jeunes femmes éprises de liberté, que les figures patriarcales et islamistes œuvrent à ramener dans leur giron. Son récit se traverse également d’une subtile réflexion sur les normes vestimentaires et plus généralement les marqueurs (ou « effaceurs » de féminité), comme outils tantôt de contrôle, tantôt de libération, des corps – aux valeurs évoluant selon les cultures et les époques – à travers le haïk, à la fois étoffe culturellement polysémique, outil de libération quand évoquée dans le cadre de la décolonisation, de contrôle lorsque retourné contre nos héroïnes, enfin symbole d’une résistance, au-delà du deuil, dans la volonté de réinvention de son port par notre héroïne aspirante styliste. Et si cette résistance toute symbolique semble à chaque fois fauchée par la violence intraitable qui déferle sur Alger, elle persiste, avec la beauté, la sororité et la vie, sur lesquelles Meddour conclue, nous laissant espérer malgré tout pour l’avenir de ses femmes (jusqu’au bout élégamment filmées, en évitant les codes du « regard masculin »)…

    Quant au troisième… Après avoir réalisé son 2e court Shakira et avant un premier long, Noémie Merlant (Les Héritiers, Le Ciel attendra, Portrait de la jeune file en feu) a donc campé pour Wittock Jeanne, une drôle de jeune femme qui tombe amoureuse de… Jumbo, l’un des manèges dont elle s’occupe. Je ne sais pas trop quoi penser de ce film, au pitch surréaliste (inspiré de Erika Effeil), au fantastique ambigüe (qui a dit « réalisme magique » ?) et aux séquences tout droit sorties d’Under the Skin de Jonathan Glazer, dans un ton toutefois radicalement différent. Essayez si vous êtes en mal de romance atypique ou de féériques expérimentations visuelles.

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    #154712
    Aerolys
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    J’ai vu ce matin Les trois frères des Inconnus (enfin !). J’ai beaucoup aimé le film. J’avais déjà vu beaucoup de scènes sur youtube mais je suis content d’avoir enfin eu l’occasion de les voir dans l’ordre et comment elles sont reliées entre elles. Je comprends mieux le côté mythique de ce film.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

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    Spoiler:
    #154719
    Lapin rouge
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    C’est marrant, on vient de me citer une scène de ce film aujourd’hui même (apparemment, un chien qui passe un sale quart d’heure en jouant le rôle d’un ballon de rugby), et j’ai du confesser ne l’avoir jamais vu.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #154724
    Aerolys
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    C’est marrant, on vient de me citer une scène de ce film aujourd’hui même (apparemment, un chien qui passe un sale quart d’heure en jouant le rôle d’un ballon de rugby), et j’ai du confesser ne l’avoir jamais vu.

    Il n’y a aucune honte à ça. ^^ Il est en ce moment sur Netflix. 😉

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    #154727
    Pandémie
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    J’ai regardé Love and Monsters sur Netflix. Sympa. C’est la fin du monde, un ado est coincé dans un bunker et va sortir affronter les bêtes mutantes pour retrouver son 1er amour. Ce n’est volontairement pas à prendre au sérieux, ce n’est pas vraiment du grand spectacle, mais c’est divertissant, bon enfant et pas trop con quand même.

    #154739
    Amarei
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    J’ai vu Passion Van Gogh sur Netflix. L’histoire c’est un ami de Van Gogh qui, après la mort de celui-ci, demande à son fils d’aller porter un lettre de Van Gogh à son frère. Le héros part donc sur les traces de Van Gogh et enquête en particulier sur les circonstances de sa mort. Il s’agit d’un film d’animation qui est complètement basé sur les peintures de Van Gogh, c’est comme si on se promenait dans les tableaux.

    “Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.” JR.

    [ spoiler=NOARLAAAK !!!][ img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/11/04//19110409503225014916493113.png[ /img][ /spoiler]

    #155278
    R.Graymarch
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    De retour dans les salles (avec un peu d’appréhension), j’ai pu voir le multicésarisé Adieu les cons d’Albert Dupontel.

    En réalisateur, je trouve Dupontel un peu foutraque, mais généralement singulier et souvent proche des gens en bas de l’échelle (pas mal de points communs avec Kervern et Delépine). Avec des moments géniaux et d’autres complètement loupés. Du coup, en général j’aime plus (Le Créateur, Au revoir là haut, ce dernier à part car c’est le plus « grand public ») ou moyennement (Neuf mois ferme, Le vilain, Enfermés dehors) ces films.

    Si vous ne l’avez pas vu, le film parle de Suze (Virginie Effira), coiffeuse en fin de vie à cause d’inhalation de produits toxiques, qui veut retrouver l’enfant qu’elle a placé sous X il y a près de 30 ans et qui rencontre JB (Dupontel), un informaticien du ministère qui déprime.

    Le film n’est pas parfait, bien entendu, il y a quelques facilités et un petit moment de mou. « petit » car le film dure 1h27 et est bien rythmé. Il est super beau aussi, le plan de nuit dans le quartier d’affaires (y a tant de gens que ça qui bossent de nuit ?) est magnifique. Mais surtout, en plus de l’humour, il y a de l’émotion : le film dédié à Terry Jones, l’apparition de Terry Gilliam, une ville qui change, le personnage de Jackie Berroyer et surtout le destin de ce trio (oui car ils récupèrent un autre personnage haut en couleurs) brisé mais travaillant ensemble. Dupontel dépeint toujours la cruauté de notre monde (son administration, ses destins broyés) mais reprend un peu la main en utilisant l’informatique contre le système. Le film baigne dans une sorte de douce tristesse : on est plus fort ensemble, surtout si on a un but, mais que faire près du but ? Et surtout après ?

    Dupontel arrive à rester cohérent jusqu’au bout avec un point d’orgue qui restera sans doute longtemps dans nos têtes et dans nos coeurs. Drôle, désespérant, lumineux, touchant : pour moi, l’impression finale, c’est que c’est un quasi sans-faute.

    Et la Mano

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 4 semaines par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #155683
    Aerolys
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    Vu hier Les Michell contre les machines sur Netflix.

    Ca vaut clairement le détour. J’avais lu ici et là des avis positifs et c’est clairement mérité. C’est très drôle, les personnages sont attachants (surtout Monchi le chien ♥).

    Ok, il y a pas mal de trucs genre « la famille, c’est important, on a besoin des uns des autres » à la américaine mais certains passages s’en moquent également.

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    Spoiler:
    #155685
    Pandémie
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    Je suis retourné au cinéma, presque comme avant, bien que pas de pop-corn, mais est-ce un mal de ne pas entendre crunch crunch? Je suis allé voir Raya et le dernier dragon, le dernier Disney en date, avec mes enfants, une fille de 7 et un garçon de 9 ans. Grosse réussite auprès d’eux. Moi aussi j’ai été sous le charme, mais je reste quand même sur ma fin et il n’entrera pas dans mon panthéon des films d’animation.

    Le film est un mix de Mulan et de Vaiana. Dans le pays imaginaire de Kumandra, sorte d’Asie fantasy avec 5 ou 6 royaumes, les dragons ont dû se sacrifier pour sauver les humains du Druun, un démon pétrificateur. Sauf que voilà, les humains s’écharpent pour la pierre des dragons, la cassent et repartent avec un morceau, ce qui réveille le Druun. Raya, fille du gardien de la pierre, part à la recherche de Sisu, le dernier dragon, et des morceaux de la pierre.

    Bon, c’est très beau et imaginatif. Il n’y a pas de chansons (oui, c’est un point positif, pas de Libérééééée, Délivrééééee). L’héroïne, son antagoniste et la dragonne sont des filles hyper cool, même pour mon garçon de 9 ans qui gerbe sur les princesses Disney d’habitude. Elles se battent façon ninja, sont drôles et pas de mièvre histoire d’amour. Les sidekicks sont marrants. Il y a plein de combats et de poursuites, ça ne fait pas peur pour autant. Le message global est qu’il faut faire confiance et aller vers les autres, le mal naît de la suspicion et du repli sur soi. Bref, carton plein.

    En tant qu’adulte, je serais conspirationniste que je dirais que Disney a fait exprès de sortir un film avec un pangolin géant mignon (si je vous jure) poussant à la cohésion sociale et faisant la pub de l’Asie. Mais en fait, il tombe juste bien, c’est ce que j’avais envie de voir. Bon, c’est du Disney, c’est tiède et plein de bons sentiments. Le worldbuilding est un peu court, il manque un bon quart d’heure consacré aux différentes nations, il n’y a pas vraiment d’enjeu ni de méchant marquant, et le schéma est un peu toujours le même: aller dans la nation Truc du dragon, récupérer un morceau de pierre et gagner un nouveau compagnon au passage.

    Mais bon, pour un retour en salle, c’était un bon retour, bien que cela ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je crains malheureusement que pour la France, le film ne sorte qu’en streaming sur Disney+. Mais c’est un bon choix pour occuper un après-midi pluvieux de vos marmots.

    #155748
    Ser Damien Florent
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    Vu hier Les Michell contre les machines sur Netflix. Ca vaut clairement le détour. J’avais lu ici et là des avis positifs et c’est clairement mérité. C’est très drôle, les personnages sont attachants (surtout Monchi le chien ♥). Ok, il y a pas mal de trucs genre « la famille, c’est important, on a besoin des uns des autres » à la américaine mais certains passages s’en moquent également.

    Je plussoie fortement, mon fiston et moi avons passé un très bon moment avec beaucoup de rigolade. A voir lors du prochain we pluvieux 😉

     

    Dans un tout autre genre et avec 15 ans de retard, Lady Florent et moi avons découvert Le Prestige de Christopher Nolan. La rivalité sans limite entre deux illusionnistes anglais au début du XXe siècle.

    Film adapté du roman du même nom de Christopher Priest mais passé a la moulinette scénaristique des frères Nolan. Donc pour faire simple, ça peut être compliqué en cas de manque d’attention. Nous sommes resté scotché durant les 130 minutes, happé par l’histoire et l’envie de connaitre non pas les tours en eux mêmes, mais quels tours les rivaux vont bien pouvoir se jouer entre eux pour se nuire.

    Le casting est de très haut niveau, Christian Bale, Hugh Jackman, Michael Caine, Scarlett Johansson, Andy Serkis et David Bowie.

    Le film n’est pas monté de façon linéaire, les différentes époques de la vie des héros sont imbriqués, en revanche, il est structuré comme les trois étapes d’un tour de magie (étapes inventés pour le film) : La première étape se nomme la « promesse », où le magicien montre au public quelque chose qui semble ordinaire, mais ne l’est pas. La deuxième étape consiste en l’exécution, le « tour », où le magicien rend l’acte ordinaire extraordinaire. Le « prestige », titre du film donc, et étape finale de l’illusion, est la partie du tour de magie où l’imprévu se produit.

    You're gonna carry that weight

    #155780
    Aerolys
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    Dans un tout autre genre et avec 15 ans de retard, Lady Florent et moi avons découvert Le Prestige de Christopher Nolan. La rivalité sans limite entre deux illusionnistes anglais au début du XXe siècle.

    Ce film est une merveille !

    De mon côté, j’ai vu Oxygène de Alexandre Aja avec Mélane Laurent sur Netflix. J’ai beaucoup aimé pour changer. J’étais vraiment intrigué par ce qui a amené le personnage principal dans cette situation. J’ai peut-être grincé des dents à quelques moments mais j’ai passé un bon moment devant ce film. ^^

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #155781
    R.Graymarch
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    De mémoire que j’ai du Prestige, je l’ai trouvé poussif. Même si l’époque m’intéresse énormément avec cette science à la limite du spectacle, disons que c’est ça qui me fait porter un peu d’intérêt à ce film

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #155866
    R.Graymarch
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    Très mitigé devant Drunk de Thomas Vinterberg (qui a surtout fait Festen qui reste un bon gros coup de poing dans l’estomac)

    Bien joué, bien réalisé mais je m’interroge sur le propos du film et sur toutes les louanges reçues ici ou là.

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    #155877
    Liloo75
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    Dans un tout autre genre et avec 15 ans de retard, Lady Florent et moi avons découvert Le Prestige de Christopher Nolan. La rivalité sans limite entre deux illusionnistes anglais au début du XXe siècle.

    Ce film est une merveille !

    J’approuve sans retenue. La première fois que j’ai vu Le Prestige, j’en suis sortie époustouflée.

    Et je peux le revoir à nouveau sans éprouver le moindre ennui, car désormais je vois tous les rouages à l’œuvre et je suis totalement admirative.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #155987
    Mélusine
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    Très mitigé devant Drunk de Thomas Vinterberg (qui a surtout fait Festen qui reste un bon gros coup de poing dans l’estomac) Bien joué, bien réalisé mais je m’interroge sur le propos du film et sur toutes les louanges reçues ici ou là.

    Vu le temps de m…, je suis allée au cinéma voir Drunk, en vost (il existe en vf?) donc en danois sous-titré français.

    Ce que j’ai aimé, il n’y a pas de morale, chacun trouve ce qu’il veut dans le film … dans l’alcool. Car c’est bien de ça dont il est question, la place de l’alcool dans la société, au travers de 4 amis qui se lancent dans une pseudo expérience sur les effets de l’alcool sur le comportement, à petite dose puis à forte dose, voire plus. Ce que je trouve dommage c’est la représentation des femmes, on ne les voit uniquement que dans leur rôle de mère-épouse.

    J’ai passé un bon moment.

    J’avais hésité avec Adieu les cons mais il passait beaucoup plus tard.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par R.Graymarch.
    #155991
    Corondar
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    Le prestige est sans doute mon Nolan préféré. Le film a les qualités habituelles de ce réalisateur, sans ses défauts je trouve.

    Drunk, je l’avais vu avant le dernier confinement (en octobre ?), et j’avais beaucoup aimé. J’ai apprécié que le film ne soit pas moralisateur quant à son sujet, et qu’il laisse au spectateur le soin de se faire sa propre opinion. J’avais aussi trouvé que le sujet de l’alcool n’était au fond qu’un élément parmi d’autres, mais l’essentiel pour moi c’était plutôt un film sur des hommes entre la quarantaine et la cinquantaine en crise, qui cherchent leur place dans la société, dans leur famille, et même auprès de leurs amis. Et puis bon, il y a Mads Mikkelsen . La scène de fin suffisait à elle seule à faire mon bonheur.

    Le discours

    Un trentenaire vit mal que sa petite amie lui ait demandé de « faire une pause ». Il s’interroge sur sa vie et son avenir, et sur le sens réel de cette « pause ». Cette prise de conscience se fait lors d’un dîner de famille, où son futur beau-frère lui demande si il est d’accord pour faire un discours lors du repas du futur mariage de sa soeur.

    Apparemment c’est tiré d’un livre, que je n’ai pas lu. J’ai beaucoup aimé ce film, que j’ai trouvé extrêmement drôle, et extrêmement juste, aussi bien dans son écriture que son propos. Un film intelligent, drôle et émouvant, qui interroge sur les non-dits de notre vie familiale et sentimentale.

    Adieu les cons

    Pas grand chose à rajouter, c’est du Dupontel pur jus, et un bon cru. C’est toujours grinçant, drôle et émouvant, mais jamais pathos. Ça a aussi le petit grain de folie de Dupontel, tout en tapant au bon endroit dans ce qu’il dénonce. Virginie Effira est parfaite.

    OSS 117 : alerte rouge en Afrique Noire

    Troisième opus des aventures de Hubert Bonnisseur de la Bath, agent secret français beauf et bas du front, mais irrésistiblement drôle et déconnecté. On est désormais en 1981 (juste avant la victoire de Mitterrand ), et c’est Nicolas Bedos qui réalise (et plus Hazanavicius). Le film se paye donc la Françafrique et accentue encore la déconnexion de OSS 117, qui en plus de ne rien comprendre sur la situation géopolitique qui l’entoure, n’assume pas vraiment ce qu’il est réellement . Si vous avez aimé les deux premiers (c’est mon cas), vous aimerez celui là aussi. Dujardin est toujours aussi parfait dans le rôle de ce gros beauf, qui, joué par un autre, pourrait être détestable, mais avec lui on le trouve presque attendrissant. Au niveau humour c’est toujours aussi osé et irrévérencieux.
    Mais ça reste sans doute un humour et un genre qui ne plairont peut-être pas à tout le monde ?

    #155998
    Pandémie
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    J’ai vu Army oh the Dead. Film de Zack Snyder mêlant film de zombie et film de casse. Las Vegas est envahie par les zombies, elle va être atomisée, mais des millions dorment dans un coffre de casino. On a les classiques des deux genres, la formation d’une équipe de bras cassé et l’hémoglobine zombiesque qui coule à flot comme métaphore d’une critique de la société américaine. Comme souvent avec ce réalisateur, il y a du spectacle, de la bagarre, des CGI. Il aime les zombies, il aime les braqueurs, les genres se marient pas mal et il y a mis tout son cœur. Mais il confond bon film et film long (2h30…) et le scénario est pas des plus intelligents. Je ne sais pas trop si je me suis amusé ou ennuyé au final.

    #156001
    Corondar
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    J’ai vu Army oh the Dead. Film de Zack Snyder mêlant film de zombie et film de casse. Las Vegas est envahie par les zombies, elle va être atomisée, mais des millions dorment dans un coffre de casino. On a les classiques des deux genres, la formation d’une équipe de bras cassé et l’hémoglobine zombiesque qui coule à flot comme métaphore d’une critique de la société américaine. Comme souvent avec ce réalisateur, il y a du spectacle, de la bagarre, des CGI. Il aime les zombies, il aime les braqueurs, les genres se marient pas mal et il y a mis tout son coeur. Mais il confond bon film et film long (2h30…) et le scénario est pas des plus intelligents. Je ne sais pas trop si je me suis amusé ou ennuyé au final.

    Je suis moi même assez perplexe face à ce film. Au rayon points (très) négatifs j’ai un gros souci avec certains choix esthétiques :
    * sérieusement, c’est quoi ce délire avec la focale qui alterne les flous entre le premier plan et l’arrière plan ? Je n’ai pas souvenir que Snyder ait utilisé cette technique avant, et j’espère qu’il ne continuera pas, j’ai trouvé ça très moche et j’ai pas compris ce que ça apportait à part un rendu dégueulasse et un léger tournis face à des images floues.
    * personnellement au niveau des films de zombies, je suis de la vieille école, je préfère les prothèses et les maquillages, je suis moins fan des CGI. Mais c’est là personnel, au moins les CGI sont bons, c’est déjà ça.
    * le scénario est très léger, mais j’imagine que c’est pas vraiment ce qu’on recherche dans ce genre de film. Ceci étant, le film est beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et il y a un élément agaçant que l’on retrouve trop souvent dans les films de zombies.

    Spoiler:
    Le temps de transformation variable entre les infectés : certains se transforment très rapidement après la morsure, d’autres mettent plusieurs heures.

    Mais le film a aussi quelques qualités :
    * les acteurs sont plutôt bons, et on a quelques personnages assez badass ou drôles.
    * les scènes d’action sont top et très bien chorégraphiées
    * ça défouraille et il y a de l’hémoglobine à gogo
    * y a quelques idées sympas du côté des zombies

    Spoiler:
    Les alphas, le couple « royal » qui attend un bébé, le tigre zombie…

    * le mélange des genres zombies / braquage fonctionne bien (mieux que dans Peninsula, sur un thème assez proche).

    Bref, ça m’a globalement diverti mais c’est clairement pas le meilleur de la filmo de Snyder, et si on veut voir un excellent film de zombies je recommande plutôt Dawn of the dead, du même réalisateur. D’ailleurs, c’est surtout de la comparaison avec ce film là que souffre Army of the dead.

    #156030
    Nymphadora
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    Drunk, je l’avais vu avant le dernier confinement (en octobre ?), et j’avais beaucoup aimé. J’ai apprécié que le film ne soit pas moralisateur quant à son sujet, et qu’il laisse au spectateur le soin de se faire sa propre opinion. J’avais aussi trouvé que le sujet de l’alcool n’était au fond qu’un élément parmi d’autres, mais l’essentiel pour moi c’était plutôt un film sur des hommes entre la quarantaine et la cinquantaine en crise, qui cherchent leur place dans la société, dans leur famille, et même auprès de leurs amis. Et puis bon, il y a Mads Mikkelsen . La scène de fin suffisait à elle seule à faire mon bonheur.

    Je partage globalement l’avis de @corondar sur Drunk. Un beau film sur le mal-être de ces quatre amis, brisés par la routine et spectateurs de leur vie, qui ne savent plus trop où est leur place. L’alcool n’est finalement qu’un élément comme un autre pour se donner un coup de pouce, auquel on attribuera les quelques succès de désinhibition qui me semblent plus venir d’une camaraderie retrouvée et d’une volonté de « se prendre en main » (dans mon interprétation en tout cas ^^), outil malheureusement à double tranchant… Sans faire la morale, le film me semble plus montrer l’engrenage de la dépression. J’ai en tous cas passé un bon moment pour mon retour en salle (et puis Mads Mikkelsen quoi <3 ).

    ~~ Always ~~

    #156258
    Nymphadora
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    Promising Young Woman

    Comédie noire qui dénonce la culture du viol, Promising Young Woman met en scène Carrie (interprétée par la très charismatique Carey Mulligan qu’on n’a pas l’habitude de voir dans ce genre de rôles un peu grinçant), qui se lance dans une croisade pour venger son amie, dont la vie a été ruinée suite à une soirée trop arrosée (le parallèle étant assez évident avec l’affaire Brock Turner). Le film en apparence pop et léger, qui surfe avec le thriller, plein d’humour noir, déroute par son rythme et les codes qu’il détourne, et nous montre le parcours sombre et néanmoins déjanté de cette « jeune fille pleine de promesse » avec une fausse simplicité. J’ai trouvé ça assez réussi, ne sachant pas du tout à quoi m’attendre.

    ~~ Always ~~

    #156543
    R.Graymarch
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    The Father de Florian Zeller, adapté de sa pièce Le Père (pas vue). Apparemment la pièce a déjà été adaptée au cinéma avec Jean Rochefort (Floride, 2015 par Philippe le Guay)

    A Londres dans un appartement immense et cossu, Anthony (Anthony Hopkins) ressent les effets de l’âge. Sa fille, Anne (Olivia Colman), tente de gérer la situation au mieux, sachant que son père est « plutôt » dans le déni de sa condition et a un comportement très changeant et pas toujours agréable.

    La bande-annonce donne le ton et le film est assez conforme à ce qu’on attend. On suit presque toujours Anthony (je souligne qu’ils ont gardé le même prénom et la même date de naissance !! Je me demande si c’était aussi le cas pour Robert Hirsch au théâtre) et son environnement qu’il ne comprend pas/plus. Des choses changent, des souvenirs se mélangent, réapparaissent, la notion de temps devient compliquée. C’est pas super joyeux (on s’y attendait) et j’imagine que cela peut être dur à voir si cela vous rappelle des souvenirs personnels. Rien d’extraordinaire mais un scénario solide pour un film court (1h37) et une interprétation haut de gamme : Anthony Hopkins, Olivia Colman, Mark Gatiss, Olivia Williams (que je n’avais pas vue depuis Dollhouse).

    Attendez vous à vous poser beaucoup de questions pendant la projection

    Spoiler:
    En regardant la bande annonce, je m’étais demandé s’il n’y avait pas un côté polar, avec un vieux manipulé dans le but de lui voler son appartement… ou sa montre. Et en fait non

    Visuellement les petits détails qui changent sont assez géniaux car rien ne colle totalement, ce qui nous met vraiment à la place d’Anthony. Très bien foutu

     

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    #156551
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Préambule

    Je me méfie toujours de tout ce qui est nous est présenté comme excellent par les médias, que ce soit un film ou autre chose.
    D’autre part, je ne peux pas dire que je sois cinéphile : j’apprécie ou non un film, sans vraiment retenir son scénariste, son réalisateur…

    Cependant,  j’ai cédé aux sirènes en allant voir Adieu les cons.

    Clairement, ce n’est pas pour moi : je déteste voir évoluer quelques personnages crédibles dans un monde grotesque.

    Suze et J.B. vivent de véritables drames et, même si leur façon de les gérer est (presque) crédible, autour d’eux c’est un monde tristement foldingue et ce décalage fait que je décroche.
    J’ai trouvé particulièrement détestable le personnage de l’aveugle, tourné en dérision (pas malin, fait tomber, à grand bruit les poubelles qu’il ne voit pas….).
    Ce n’est pas le seul film dans ce cas : La Vie est un Long Fleuve Tranquille , Charlie et la Chocolaterie, La Bonne Epouse m’ont fait le même effet…
    J’ai vu également Villa Caprice qui est ce qu’on en attend : des échanges à la Tyrion et une vision désabusée qui renvoie dos à dos les hommes d’affaire et la justice…
    Cependant, j’ai apprécié les acteurs, surtout Niels Arestrup  … et la Villa, excellente actrice !

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par Obsidienne.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #156675
    R.Graymarch
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    Le discours

    Un trentenaire vit mal que sa petite amie lui ait demandé de « faire une pause ». Il s’interroge sur sa vie et son avenir, et sur le sens réel de cette « pause ». Cette prise de conscience se fait lors d’un dîner de famille, où son futur beau-frère lui demande si il est d’accord pour faire un discours lors du repas du futur mariage de sa soeur.

    J’ai vu aussi ce film de Laurent Tirard (films précédents, mouais). J’ai trouvé que ça allait mais faut être assez indulgent tout de même (ça dure 1h27 et c’est bien assez). C’est très très bavard avec un usage ultra fréquent de cassure du 4e mur. Au début c’est sympa mais c’est devenu un peu trop systématique pour moi à la fin. Le film repose quasi exclusivement sur Adrien (Benjamin Lavernhe très bon et on a du mal à imaginer qu’il ne puisse pas faire un discours en public) qui est quand même bien antipathique. Le concept de « pauses » est très très utilisé aussi. Les autres comédiens sont bons aussi (Sara Giraudeau et sa petite voix, j’ai un peu de mal, comme dans Le Bureau des légendes). Il y a des saynètes plus ou moins réussies. C’est vrai que cela dépeint de manière assez cruelle et réaliste les repas de famille plein de non-dits où tout se répète à chaque fois (au fait gâteau poire chocolat > gâteau au yaourt)

    Des passages plaisants mais pas indispensable, surtout au cinéma

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

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