Challenge de lecture "En attendant l'hiver"

Ce sujet a 103 réponses, 19 participants et a été mis à jour par  Nymphadora, il y a 1 jour et 11 heures.

30 sujets de 61 à 90 (sur un total de 104)
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  • #133900

    euzkadi de dorne
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    C’est moi où une partie des derniers romans du cycle de Ténébreuse n’ont pas été traduite car l’écrivaine aurait trempé dans les affaires de pédophilie de son mari?

    #133904

    FeyGirl
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    C’est moi où une partie des derniers romans du cycle de Ténébreuse n’ont pas été traduite car l’écrivaine aurait trempé dans les affaires de pédophilie de son mari?

    Alors pour tenter de répondre de la façon la plus complète possible :

    • Tous les romans du cycle écrits par Marion Zimmer Bradley ont été traduits (21 livres).
    • Après sa mort, son amie Deborah J. Ross a écrit 7 romans d’après les notes et les histoires imaginées par l’auteure. Ils n’ont pas été traduits, mais ils sont dans un anglais très facile.
    • 15 ans après la mort de Marion Zimmer Bradley, sa fille a déclaré aux médias qu’elle aurait été victime de son beau-père et que sa mère savait. Est-ce la réalité ? Personne ne peut savoir, et c’est bien le problème de ce genre d’affaires.
    • La non-traduction des romans de Deborah J. Ross n’a rien à voir avec les accusations, puisque la plupart ont été publiés bien avant que la fille de Marion Zimmer Bradley fasse cette déclaration aux médias.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par  FeyGirl.
    #133908

    Samyriana
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    De mon côté, je valide « Balerion : Un dragon ou un chat a une place centrale dans l’histoire » avec les Contes et récits du Paris des merveilles (des chats ayant des rôles de premier plan dans plusieurs des nouvelles). Je suis toujours charmée par l’univers.

    Je ne connaissais pas du tout, mais rien que le titre donne très envie! Beaucoup de découvertes de lecture en perspective grâce à vous, chers Frères et Soeurs jurés.

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #133911

    Nymphadora
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    Je ne connaissais pas du tout, mais rien que le titre donne très envie! Beaucoup de découvertes de lecture en perspective grâce à vous, chers Frères et Soeurs jurés.

    Pour le coup, je conseille vraiment d’avoir lu la trilogie du Paris des Merveilles, de Pierre Pevel, avant de se lancer dans le recueil 😉 (mais la trilogie est très chouette aussi ^^)

    ~~ Always ~~

    #133932

    O’Cahan
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    C’est moi où une partie des derniers romans du cycle de Ténébreuse n’ont pas été traduite car l’écrivaine aurait trempé dans les affaires de pédophilie de son mari?

    Alors pour tenter de répondre de la façon la plus complète possible :

    • Tous les romans du cycle écrits par Marion Zimmer Bradley ont été traduits (21 livres).
    • Après sa mort, son amie Deborah J. Ross a écrit 7 romans d’après les notes et les histoires imaginées par l’auteure. Ils n’ont pas été traduits, mais ils sont dans un anglais très facile.
    • 15 ans après la mort de Marion Zimmer Bradley, sa fille a déclaré aux médias qu’elle aurait été victime de son beau-père et que sa mère savait. Est-ce la réalité ? Personne ne peut savoir, et c’est bien le problème de ce genre d’affaires.
    • La non-traduction des romans de Deborah J. Ross n’a rien à voir avec les accusations, puisque la plupart ont été publiés bien avant que la fille de Marion Zimmer Bradley fasse cette déclaration aux médias.

    Merci beaucoup pour les éclaircissement.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    #133949

    euzkadi de dorne
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    Merci d’avoir corriger mes erreurs.

    #134197

    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Je valide le thème Cersei Lannister avec les Lames du Cardinal, tome I. Alors oui techniquement la grande méchante du livre n’est pas l’antagoniste ultime (comprenez qu’elle fait partie d’un groupe dont elle n’est pas à la tête). Mais elle est bien la principale ennemies désignée dans ce premier tome.

    Ça faisait un moment que j’avais envi de lire ce livre. Il faut dire qu’on me l’avait bien vendu, et que j’avais adoré la saga Téméraire, basé sur un principe similaire. Pour ceux qui ne connaissent pas, Les Lames du Cardinal est un roman de cape et d’épée, racontant les aventures d’un groupe d’agents au service de Richelieu, sous le règne de Louis XIII. Sauf que dans cet univers, les dragons existent et se mêlent à la politique. Notons toutefois que dans ce premier tome ils sont en réalité très discrets. Ils sont présents et font partie intégrante de l’univers, mais scénaristiquement ils ne présentent aucun intérêt réel. On aurait pu raconter quasi exactement la même histoire sans cet aspect draconique. C’est à la fois frustrant et intéressant.

    Heureusement le style est excellent et les personnages attachants. Je dis heureusement car pour le reste le livre épouse pleinement les clichés des romans de capes et d’épées.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #134230

    Jean Neige
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    Dans la catégorie « Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus » je vous propose :

    Le Tigre des Neiges de Akiko Higashimura, édition Le Lézard Noir

    Je viens de dévorer les deux premiers tomes. C’est une série de manga avec 5 tomes parus pour l’instant.

    La mangaka fait l’hypothèse qu’un seigneur de guerre japonais très connu ayant vécu à l’époque sengoku serait en réalité une femme. On découvre alors l’enfance de Kenshin Uesugi, fille de Tamekage Nagao, élevée comme un garçon pour prendre la suite de son père comme chef de guerre.

    Pour ceux qui sont intéressés par l’histoire du japon je le recommande vivement car le manga est bien documenté et explique beaucoup de chose sur les intérêts politiques et militaires de l’époque ainsi que sur la culture japonaise. Les personnages sont attachants et les dessins sont très agréables.

    Une jolie découverte.

    Wow, j’arrive après la guerre, mais il faut que je me jette sur ça! J’adore l’époque Sengoku, et m’intéresse pas mal à Uesugi Kenshin/Nagao Kagetora en ce moment suite à un jeu de rôle, sa rivalité avec Takeda et ses nombreux exploits. J’ai vu que sa représentation en tant que femme est assez courante suite à de nombreuses théories popularisées par le cinéma et le théâtre. J’essaierai de commencer ça et je te dirais ce que j’en ai pensé du coup. 🙂

    PS: Quitte à traîner ici, et si ce n’est pas trop tard, je m’inscris à tous les menus par défaut et on verra bien ce qui coche les cases. 🙂

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #134251

    Dagga
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    Catégorie « Jon Snow : You know nothing : Un roman d’apprentissage » validée avec L’enfant de poussière de Patrick Dewdney. On suit le jeune Syffe de 8 à 13 ans; au cours de ce récit on le voit changer plusieurs fois de statut mais il commence par être un orphelin du village de Corne Brune qui, suite à un choix malheureux, va voir son destin prendre un tournant imprévu. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire mais c’est essentiellement personnel dans la mesure où j’ai un peu de mal avec les récits d’enfants si jeunes. Syffe perd peu à peu de son innocence tout au long du récit et des épreuves qu’il traverse. J’ai vu ce que certains faisaient un rapprochement avec L’assassin royal de Robin Hobb. Mais alors que je n’ai pas réussi à finir ce dernier à cause du caractère de Fitz que je n’arrivais pas à supporter je lirai tout de même avec plaisir la suite de la saga de Dewdney. Le monde est bien décrit et riche. L’écriture est soignée. Les personnages secondaires sont aussi bien construits et attachants. On découvre plusieurs peuples et leurs traditions.

    Le récit évoque de façon subtile des problématiques telles que le racisme, la misogynie grâce à la façon dont les différents peuples traitent les femmes. Mais ces sujets ne sont abordés que par touches subtiles et ne sont pas les axes principaux du récit.

    "Celui qui vit par l’épée finit toujours par la recevoir dans le cul."

    #134295

    FeyGirl
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    On passera sur les couvertures kitsch et hors de propos des livres de poche SF et Fantasy d’une certaine époque…

    Je valide l’item « Val d’Arryn : Une intrigue qui se déroule dans les montagnes » avec Reine des Orages de Marion Zimmer Bradley, 2ème roman de la saga La Romance de Ténébreuse dans l’ordre chronologique, et l’un des meilleurs.

    Le principal arc narratif se déroule dans une région montagneuse de Ténébreuse, et certains protagonistes auront à affronter une violente tempête de neige.

    Sur la planète Ténébreuse, les humains ont oublié leurs origines et ont fondé une société médiévale basée sur la caste des Comyn, dont les membres sont dotés du laran. Pouvoir psychique qui varie selon les familles et les individus, le laran permet aux plus doués de construire de grands bâtiments, d’extraire du minerai ou de créer de l’énergie. En ces temps troublés, certains manipulent l’atome et fabriquent le terrible feuglu. Ces pouvoirs ont incité la caste à favoriser des mariages pour développer le laran dans la descendance, mariages dans lesquels les enjeux de pouvoirs restent très présents, et où les mariées ne sont que des pions.

    Dans ce contexte, la fille nedestro (illégitime) du Seigneur Alderan, Dorilys, naît un soir d’orage… or sa mère fait partie d’une famille qui avait le don de « voir » les orages, un laran qui ne suscitait pas d’intérêt. Il s’avère assez vite que la petite Dorilys provoque des orages et peut tuer d’un éclair si elle est paniquée. Enfant gâtée à laquelle personne n’ose s’opposer, pourra-t-elle grandir en maîtrisant son laran et survivre à la terrible maladie du seuil qui s’abat sur les adolescents ?

    Ce roman est l’un des plus intéressants du cycle. Se déroulant pendant « les Âges du Chaos », cette période où la planète est isolée, ignorante de son passé et ayant recréé une société avec sa mythologie, les Comyn s’engagent vers la voie de la guerre avec des armes obtenues grâce à la manipulation de l’atome. En parallèle, les Comyn ont fondé une société très inégalitaire — on est d’une famille qui a le laran, ou pas — mais le programme génétique mène à la consanguinité, et nombre d’enfants sont mort-nés ou meurent à l’adolescence. Le prix à payer pour le laran est très lourd.

    Dans ce contexte assez sombre, l’auteure met en scène plusieurs personnages assez marqués — Dorilys n’est que l’un d’entre eux — où les femmes sont en théorie le jouet des alliances, même si certaines arrivent à choisir leur destin. Mais Marion Zimmer Bradley est assez fine pour montrer que les hommes ne maîtrisent pas plus leur vie, car ils doivent se soumettre aux intérêts de leur famille ou se plier à la volonté de leur suzerain.

    Ce livre est sans doute l’une des meilleures entrées en matière pour ceux qui veulent découvrir la saga. Et la fin de l’histoire est très marquante !

    #134597

    Quintus Cularo
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    Je valide le thème « Sansa Stark » avec Belgravia de Julian Fellowes. Une histoire d’amour oui, bien qu’il ne s’agisse pas de la partie la plus intéressante du roman.

    Ce qui m’a donné envie de lire ce livre c’est principalement son auteur. Etant un grand (grand) fan de Downton Abbey j’y suis allé avec un mélange d’enthousiasme et de crainte. D’enthousiasme car j’avais confiance en Julian Fellowes et en son talent d’écriture (notamment au niveau des personnages). De l’autre au vu de la similitude des thèmes et environnement je craignais une grosse reprise de Downton Abbey. Mais au final le livre lorgne plus du coté de Jane Austen.

    Une histoire d’amour est bien au centre du récit, ainsi qu’une histoire d’héritage au sein de familles plus ou moins aristocratiques (mais toujours de la bonne société) anglaises, dans la première moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. La narration est extrêmement diluée. Quasiment tous les personnages ont droit à un passage en point de vue. Et ils sont nombreux les personnages. Il y a véritablement de quoi s’y perdre, et les débuts de la lecture sont un peu difficiles.

    Le style en lui-même se laisse lire, mais rien de véritablement fou. Quant à l’histoire, il y a véritablement tout ce à quoi on peut s’attendre. Amour dépassant les classes sociales, adultère, coureur de dot, serviteurs fourbes, secrets de familles, héritiers indignes… Bref le scénario ne surprendra en rien. En fait la principale qualité du livre viendra du potentiel attachant des personnages. Encore une fois rien d’une originalité folle, mais on prend du plaisir à suivre ses gens dans leurs histoires.

    Bref un livre qui ne brille pas par sa nouveauté, pas désagréable mais dans le genre préférez un roman de Jane Austen.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par  R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #134646

    FeyGirl
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    Je valide l’item « Robb Stark : Un mariage se passe mal » avec Les Voiles de Frédégonde, de Jean-Louis Fetjaine. Dans ce roman historique, Chilpéric répudie sa femme Audowère, puis délaisse sa seconde épouse qui finit assassinée. Son amante Frédégonde n’y est pas pour rien…

    J’ai apprécié de découvrir la société franque que je connais mal (l’histoire se passe à la fin du VIe siècle).

    Frédégonde et Brunehilde ont beaucoup été noircies par les historiens des siècles passés. Il fallait démontrer qu’une femme ne pouvait pas régner ! L’auteur ne se prive pas de nous décrire une société dure où la vie a peu de valeur. Des enfants meurent très jeunes, des peuples cruels déferlent à l’est, et surtout des frères se déchirent pour un royaume. Dans ce contexte, il est normal qu’une femme qui veuille régner se montre tout aussi impitoyable voire cruelle que les hommes.

    Mon plus beau plaidoyer pour l’égalité homme-femme^^.

    #134651

    Aerolys
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    Je valide l’item « Robb Stark : Un mariage se passe mal » avec Les Voiles de Frédégonde, de Jean-Louis Fetjaine. Dans ce roman historique, Chilpéric répudie sa femme Audowère, puis délaisse sa seconde épouse qui finit assassinée. Son amante Frédégonde n’y est pas pour rien… J’ai apprécié découvrir la société franque que je connais mal (l’histoire se passe à la fin du VIe siècle). Frédégonde et Brunehilde ont beaucoup été noircies par les historiens des siècles passés. Il fallait démontrer qu’une femme ne pouvait pas régner ! L’auteur ne se prive pas de nous décrire une société dure où la vie a peu de valeur. Des enfants meurent très jeunes, des peuples cruels déferlent à l’est, et surtout des frères se déchirent pour un royaume. Dans ce contexte, il est normal qu’une femme qui veuille régner se montre tout aussi impitoyable voire cruelle que les hommes. Mon plus beau plaidoyer pour l’égalité homme-femme^^.

    Je le rajoutes à ma PAL (et puis, le titre n’est pas sans rappeler les Noces Pourpres).

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #134780

    O’Cahan
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    Valide le thème « Val d’Arryn » avec Le Hobbit de Tolkien. Ma lecture (qui date un peu) du Seigneur des Anneaux m’avait laissée mitigée. J’avoue avoir largement préféré cette lecture. J’ai aimé la dichotomie entre le caractère de Bilbo(n?) et la teneur de ses folles aventures. Les péripéties étaient toutes réussies, j’ai trouvé. Néanmoins, ce qui fait que je n’adore pas non plus, et je crois que c’est une caractéristique de l’écriture de Tolkien, c’est ce côté « tout écrit à l’avance » / destin. Le mélange « conte » (avec un cadre très rigide émis par le narrateur)  et « roman », ce côté « épique », ne m’enthousiasme pas forcément beaucoup, à titre personnel.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    #134818

    Dagga
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    Je valide Samwell Tarly : Lire un essai pour vous préparer à étudier à la Citadelle avec le livre Dans la tête d’un chat de Jessica Serra. Jessica Serra est éthologue, spécialiste de la cognition animale. C’est un livre de vulgarisation scientifique. « Jessica Serra décrypte la manière dont notre compagnon apprend, perçoit le temps ou apprécie un certain type de musique. Elle dévoile ses talents insoupçonnés de thérapeute, ses facultés d’orientation phénoménales et … sa capacité à mener une double vie à l’insu de son propriétaire ». Je l’ai trouvé très intéressant mais je ne suis pas sûre que ce sera le cas de tout le monde. Vous ne trouverez pas dans ce livre des conseils d’éducation. Il y aussi de nombreuses infos sur d’autres animaux recueillis lors d’observations d’expériences éthologiques et qui servent à mettre en parallèle ou à extrapoler le comportement de nos félins, leur intelligence ainsi que ce qu’ils peuvent ressentent.

    "Celui qui vit par l’épée finit toujours par la recevoir dans le cul."

    #134889

    Jean Neige
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    Dans la catégorie « Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus » je vous propose :

    Le Tigre des Neiges de Akiko Higashimura, édition Le Lézard Noir

    Et je le valide à mon tour dans la catégorie « Daenerys Targaryen : Le héros ou l’héroïne prend le pouvoir », ou encore « Le Guerrier : Une guerre est en toile de fond ».

    Du coup, j’ai pu m’y mettre également ! Les détails ici. 🙂

    C’est à la hauteur de mes attentes et très agréable à lire, d’autant plus si l’on est curieux / intéressé par le(s) sujet(s)! Merci Lady!

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #135080

    FeyGirl
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    Je valide « Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus » avec Fille de L’Empire, de Raymond E. Feist et Janny Wurst, 1er tome de La Trilogie de l’Empire.

    Sur le monde imaginaire de Kelewan, la jeune Mara se destine à entrer dans les ordres religieux. Or son père et son frère sont tués grâce à une traîtrise lors d’une bataille sur le monde de Midkemia, et elle se voit contrainte de devenir la souveraine des Acoma. Mais sa famille est très affaiblie et sous la menace de clans ennemis, dont ceux qui ont entraîné la mort de ses proches.

    Les deux auteurs nous offrent un univers inspiré de l’Asie, et notamment le Japon médiéval. Toute la société des Tsurani est profondément imprégnée d’un sens de l’honneur poussé jusqu’au paroxysme, les faits et gestes du quotidien sont codifiés à l’extrême, le poids des traditions décide des destins. Certains personnages sont le reflet du Shogun, des Samouraïs ou encore des Ronins.

    Dans cette civilisation où l’apparence prime, les guerres peuvent être des combats réels, mais aussi être des complots en coulisse qui opposent les grandes familles dans le Jeu du Conseil, ce cénacle qui entoure le Seigneur de la Guerre. Les meurtres ne sont qu’une des nombreuses armes pour éliminer un rival.

    Dans ce contexte, la jeune Mara s’avère très intelligente et rusée, et malgré son inexpérience elle connaît suffisamment l’âme humaine pour jouer au périlleux Jeu du Conseil. Elle dépasse les traditions et utilise les règles codifiées à son profit, pour retourner des situations où son clan est en grand danger. Elle privilégiera la survie de sa famille à sa vie personnelle.

    Ce premier tome — où le surnaturel est peu présent, et n’intervient qu’à la fin — nous relate l’entrée dans le monde adulte de Mara. Ce pavé est un roman dense que j’ai dévoré, vive la suite de la saga !

    #135084

    Samyriana
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    Je termine la saga des Rois Maudits, et avec tous les tomes je pense que je pourrais cocher plusieurs cases… J’ai déjà coché « Theon Greyjoy » avec le premier tome, et je vais m’en tenir à « Bran Stark » avec le 6e tome, puisque l’histoire est assez resserrée autour de la figure de Robert d’Artois et nous offre donc une histoire de chevalier.

     

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #135137

    Nymphadora
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    J’avais adoré Fille de L’Empire, de Raymond E. Feist et Janny Wurst. Je l’ai lu il y a des années et la trilogie m’a laissé un super souvenir. J’avais peur que ma bonne impression soit en partie due à ma jeunesse au moment de ma lecture (je devais avoir 15 ans quand je l’ai lu^^) mais contente de voir qu’il reste lisible à l’âge adulte 🙂

    De mon côté, je valide deux catégories :

    Robb Stark : Un mariage se passe mal, avec Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille. Une petite comédie romantique légère, pour reposer mes neurones confinées, plutôt mignonne. On y suit deux héroïnes un peu paumées qui vont reprendre leur vie en main. Les héroïnes sont assez attachantes et pas trop nunuches (bon un peu quand même… mais c’est écrit avec suffisamment de second degré pour qu’on ne hausse pas le sourcil toutes les deux pages ^^), ça se lit tout seul… et à un moment il y a une scène de mariage raté assez fun, donc ça me valide Robb ^^

    Hodor : Un livre dont le titre n’a qu’un mot, avec Anasterry d’Isabelle Bauthian (qui est le premier tome de la saga des rhéteurs). J’avais adoré le second tome de la série, Grish-Mère (qui se lit indépendamment du premier tome, je savais pas que c’était une série^^) et j’ai beaucoup aimé également celui-ci. Anasterry est une baronnie qui a tout de l’utopie : progressiste, éclairée, tous les citoyens y sont instruits et on y accepte les « dilués » (des rejetons humains-créatures féeriques nés d’un grand métissage), contrairement à tout le reste du royaume qui vit dans un système féodal très dur. Renaldo, fils du baron d’une autre baronnie, est envoyé en mission diplomatique sur place, accompagné de son meilleur ami Thelban. Mis au défi pour les beaux yeux d’une demoiselle, ils se donnent pour but de trouver la faille d’Anasterry, le truc pourri sous le vernis utopique. Evidemment, l’enquête va les mener vers des surprises qu’ils n’avaient pas vues venir (malheureusement le lecteur lui voit un peu trop les intrigues venir par contre, c’est l’une des faiblesses du bouquin). Au milieu de tout ça, des flash-backs nous montrent la vie de Renaldo et Thelban avant leur aventure.
    Comme dans Grish-Mère, on est avant tout sur de la fantasy pleine d’introspection et de nuances, pas dans un bouquin bourré d’action. Si vous cherchez des combats épiques et des héros badass, passez votre chemin. On suit avant tout le héros dans son cheminement de pensées. Le héros a une vision du monde conditionnée par son éducation, mais se remet en question et se pose des questions, en évoluant tout au long de son enquête et au contact des personnages d’Anasterry. Pour le coup, j’ai quand même trouvé cela plus subtil dans Grish-Mère, qui est construit sur le même modèle mais qui est plus abouti et moins manichéen, probablement car l’autrice maîtrise mieux sa plume et ses personnages dans son second roman : j’aurais du commencer par le commencement, l’évolution aurait été plus favorable^^ Il n’empêche, le roman reste très sympathique, et j’ai passé un bon moment à Anasterry.

    ~~ Always ~~

    #135369

    Samyriana
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    Pour poursuivre dans la série des épopées historiques, je valide Robb Stark, un mariage se passe mal, avec Une colonne de feu de Ken Follett. Ce pavé, suite des Piliers de la Terre et d’Un monde sans fin, retrace l’histoire des guerres de religion qui déchirent l’Europe au XVIe siècle essentiellement à travers les yeux de Ned Willard, un jeune homme qui devient espion pour la reine Elizabeth Ière. On suit également de nombreux autres personnages, en Angleterre, en France, en Espagne et aux Pays-Bas. L’intrigue évoque notamment les noces de Marguerite de Valois et d’Henri de Navarre, qui débouchent sur le massacre des protestants lors de la Saint-Barthélemy: on peut donc dire que ce mariage se passe mal. Plus largement, il y d’autres mariages désastreux dans le livre.

    Pour être emporté dans une intrigue et se détendre, ce roman fait le boulot. Quand on a lu plusieurs livres de Ken Follett, il est néanmoins facile de voir où l’intrigue va nous mener, car l’auteur a tendance à utiliser les mêmes schémas narratifs dans ses romans. La manière dont ses personnages fictifs, qui se mêlent aux personnages historiques, deviennent des éléments clés de « la grande histoire » et sont donc présents à chaque grand évènement de la période est parfois un peu forcée: on suit donc des héros et héroïnes qui vont être présents lors de l’avènement d’Elizabeth Ière, de la Saint-Barthélémy, de la bataille de Gravelines, de l’exécution de Marie Stuart, de la mort du duc de Guise, de l’attentat de Coligny, de la conspiration des Poudres… Mais cet artifice permet en même temps de ressortie du roman en ayant bien révisé l’histoire des guerres de religion.

    Enfin, ce qui m’a bien plu avec ce roman, est qu’il pose la fracture religieuse non pas entre protestants et catholiques, mais entre partisans de la tolérance et extrémistes religieux des deux bords. Les personnages sont attachants, leurs motivations sont profondes et bien amenées. Un bon livre pour se changer les idées, si on ne cherche pas trop à déceler les intentions de l’auteur derrière.

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #135389

    O’Cahan
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    Je valide le thème « Conflans » avec Dans les veines de ce fleuve d’argent de Dario Franceschini. Un homme âgé part à la recherche d’un camarade de classe qui lui avait posé une question quarante ans plus tôt. S’ensuit une recherche le long du Pô faite de rencontres, d’histoires, de sentiments. C’est un roman qui ne paye pas de mine comme ça, mais qui est tout simplement magnifique et très poétique.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

    #135517

    DNDM
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    Une semaine à la campagne ça laisse l’opportunité de bouquiner. On va donc valider « Sansa Stark : Une histoire d’amour » avec L’Amant de Marguerite Duras, « Hodor : Un livre dont le titre n’a qu’un mot » avec Dune de Frank Herbert, et « Vieille Nan : Un vieux livre de votre bibliothèque » avec Des souris et des hommes de John Steinbeck (trouvé, donc, dans la biblio de campagne où il prenait la poussière)!

    Plus de détails plus tard dans les sujets concernés!

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #135567

    FeyGirl
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    Je valide « Jaime Lannister : Une couverture dans les tons jaune ou or » avec Arrowood, de Mick Finlay.

    Londres, fin du XIXe : Arrowood et son acolyte Barnett sont des détectives privés impécunieux qui naviguent dans les bas-fonds de la capitale. Arrowood en a développé une jalousie féroce contre son célèbre confrère Sherlock Holmes. Un jour, une jeune Française leur demande de retrouver son frère disparu. Commence alors une enquête pleine de rebondissements.

    Ce roman démarre une série policière, avec un Arrowood très marqué tandis que le narrateur, Barnett, est plus transparent. La misère de l’Angleterre de cette époque est bien retranscrite, ainsi que les bandes de féroces truands qui avaient mis en place le crime organisé.

    Je suis restée très mitigée sur ce livre, car après un démarrage intéressant il relate une succession d’événements où le hasard fait trop bien les choses. L’ambiance est intéressante et crédible, mais je ne suis jamais entrée totalement dans l’histoire, j’ai suivi les personnages avec beaucoup de détachement, car ils manquaient un peu de chair.

    Un point très désagréable est à souligner dans ce livre, du moins dans la version française : les règles de typographies n’ont pas été respectées, et souvent la narration est mélangée aux dialogues. C’est particulièrement marquant dans la première moitié du roman, et sans doute cette lecture pénible du texte a influencé ma vision de l’histoire. L’éditeur a laissé des didascalies autonomes dans les dialogues (phrases entières de narration); et d’autre part lors de long propos d’un personnage, un nouveau paragraphe commence et le lecteur ne réalise pas immédiatement qu’il s’agit toujours du dialogue, et non de la narration qui reprend. Le texte n’a pas été révisé. Maintenant je comprends à quoi sert le respect des règles de typographie !

    Exemples de didascalie autonome :
    — Nous sommes prêts à payer pour l’information. Il nous regarda tour à tour en se mordillant la lèvre.
    — Non, fit-il en tournant les talons. Je le retins.

    Exemple de dialogue à la ligne, comme si c’était une narration :
    — Vous étiez là ?
    — Elle nous avait demandé de la rejoindre devant l’église.
    Elle voulait nous dire quelque chose.
    Tout d’un coup, Harry se mit à parler très vite, tout bas (…).

    #135772

    Nymphadora
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    Je valide le thème « Arya Stark : Le personnage principal de l’histoire tue ou a tué quelqu’un » avec Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski 🙂

    ~~ Always ~~

    #135774

    Samyriana
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Je valide Jon Snow, un roman d’apprentissage, avec le roman Des impatientes de Sylvain Pattieu. Un roman que j’ai dévoré d’une traite hier, et qui raconte, dans un récit à plusieurs voix, l’exclusion de deux élèves aux profils très différents de leur lycée, et la manière dont elles évoluent après cela. Voila donc où j’en suis dans ce challenge:

    Menu « Personnages de glace et de feu » – 20 livres

    • Bran Stark : lire une histoire de chevaliers Les rois maudits (tome 6: Le Lis et le Lion) de Maurice Druon
    • Catelyn Stark : Une héroïne mère de famille
    • Daenerys Targaryen : Le héros ou l’héroïne prend le pouvoir
    • Eddard Stark : Un héros ou une héroïne au sens moral accru
    • Jon Snow : You know nothing : Un roman d’apprentissageDes impatientes de Sylvain Pattieu
    • Tyrion Lannister : Un héros ou une héroïne plus intelligent que tout le monde
    • Arya Stark : Le personnage principal de l’histoire tue ou a tué quelqu’un
    • Sansa Stark : Une histoire d’amour
    • Davos Mervault : Une lecture qui contient le mot « oignon »
    • Theon Greyjoy : Un personnage est torturé Les rois maudits (tome 1: Le roi de fer) de Maurice Druon
    • Jaime Lannister : Une couverture dans les tons jaune ou or
    • Samwell Tarly : Lire un essai pour vous préparer à étudier à la Citadelle
    • Cersei Lannister : Un livre avec une grande méchante
    • Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus
    • Hodor : Un livre dont le titre n’a qu’un mot
    • Balerion : Un dragon ou un chat a une place centrale dans l’histoire
    • Asha Greyjoy : Une histoire de pirates
    • Vieille Nan : Un vieux livre de votre bibliothèque
    • Robb Stark : Un mariage se passe mal Une colonne de feu de Ken Follett
    • Margaery Tyrell : Une rose sur la couverture

    Menu « Sept Couronnes » – 9 livres

    • Nord : Une intrigue qui se déroule dans le froid
    • Val d’Arryn : Une intrigue qui se déroule dans les montagnes
    • Terres de l’Ouest : Un héros ou une héroïne très riche
    • Bief : Un livre où l’agriculture joue un rôle important Les filles de Hallows Farm de Angela Huth
    • Terres de l’Orage : Une violente tempête fait basculer l’intrigue
    • Conflans : Une intrigue se passant sur un fleuve
    • Dorne : Un soleil sur la couverture
    • Îles de Fer : Un livre se passant sur une île
    • Terres de la Couronne : Le héros est un roi ou une reine

     

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #135981

    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Coup double pour moi.

    Déjà je valide Samwell Tarly avec Jules Verne & Hergé, d’un mythe à l’autre de Bob Garcia. En soit l’idée est intéressante. Les œuvres des deux auteurs présentant un grand nombre de similitude de base, une étude comparative peut présenter un certain intérêt. Le travail de l’auteur dans ce sens est assez impressionnant. Les corpus ne sont pas exhaustifs (surtout du coté Verne) mais déjà suffisamment complet. On peut toutefois noter un aspect très artificiel dans les parallèles entre les deux auteurs, ainsi qu’une illustration quasi inexistante concernant la partie Hergé.

     

    Je valide également Jon Snow avec L’île au trésor de Robert Louis Stevenson. Alors par pure franchise je suis obligé de dire que je ne me souvenais plus l’avoir déjà lu où pas. Mais comme la lecture ne m’a pas donné d’impression de « déjà vu » je le prends en compte. Difficile de présenter un tel classique. Je dirai simplement qu’il s’agit pour moi du roman de pirate par excellence. A partir de là le déroulé est tel qu’on peut se l’imaginer. Chasses au trésor, mutinerie, pirate à jambe de bois et perroquet sur l’épaule… Un roman initiatique aussi pour le jeune Jim Hawkins, un héros qui m’a surprit par ses compétences. Il réagit toujours vite et bien tout en restant parfaitement humain.

     

    Voilà voilà, je retourne à mes lecture.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #136090

    FeyGirl
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    Je valide l’item « Jon Snow : You know nothing : Un roman d’apprentissage » avec La Belle Fauconnière, de Marion Zimmer Bradley.

    Dans une région reculée de la planète Ténébreuse, la jeune Romilly vit dans une famille noble Comyn et a le laran qui permet de contrôler les animaux. Elle apprivoise un jeune faucon, grâce à son esprit elle a les mêmes sensations que l’oiseau et voit ce que l’animal perçoit quand il vole. Mais une jeune fille qui traîne dans les écuries et la fauconnerie, ce n’est pas convenable ! Son père aimant mais intransigeant, influencé par sa femme, confisque le faucon et fiance Romilly à l’héritier du grand domaine voisin, un homme libidineux qui a déjà enterré trois épouses. Révoltée contre cette injustice, notre héroïne se déguise en garçon et s’enfuit. Elle espère rejoindre son frère aîné qui a rejoint une Tour où travaillent d’autres Comyn doués de laran. Évidemment, le chemin de la jeune fille sera semé d’embûches, et son destin très différent de ce qu’elle envisageait.

    Ce roman est l’un des meilleurs de la saga, même si la trame de départ paraît usée jusqu’à la corde… Mais il faut se souvenir que le livre date du début des années 80, où le thème de la jeune fille qui échappe à sa famille était moins fréquent. Et comme on est chez Marion Zimmer Bradley, ce roman d’apprentissage ne sera pas cousu de fil blanc.

    L’auteure nous décrit un monde plus nuancé qu’il n’y paraît au premier abord. La société est profondément inégalitaire et machiste, certains hommes considèrent leurs compagnes comme des objets ou des reproductrices. Cependant Romilly va faire la rencontre de femmes qui ont gagné leur indépendance et qui sont respectées… au prix d’une mise à l’écart de la société. Têtue et susceptible quant aux réflexes sexistes, elle aura des difficultés à s’insérer dans une société qui reste féodale.

    La toile de fond du récit est la guerre, et surtout l’absurdité et la cruauté de la guerre, dans un univers où le laran permet de fabriquer des produits radioactifs. Chacun essaie de se convaincre qu’il faut bien combattre l’ennemi, pour ne pas disparaître soi-même.

    Une des histoires les plus marquantes du cycle !

    #136314

    FeyGirl
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    Je coche l’item « Îles de Fer : Un livre se passant sur une île » avec Un long voyage, de Claire Duvivier.

    La couverture de ce roman se déroulant dans un monde imaginaire est particulièrement belle, et promet du rêve. Il s’avère que les engagements sont tenus, et c’est un grand plaisir de découvrir une nouvelle plume féminine de la Fantasy française.

    Dans un univers prétechnologique, Liesse naît dans une famille de pêcheurs vivant sur un archipel d’une province éloignée de l’Empire. Après la mort de son père, sa mère est contrainte de le vendre à des fonctionnaires royaux. Ceux-ci, gênés par l’esclavage officiellement aboli, vont l’éduquer et pour certains, lui apporter de l’affection. Arrive la nouvelle gouverneuse Malvine, jeune femme talentueuse et visionnaire d’une lignée descendant des cousins des Empereurs.

    Liesse écrit ses mémoires, retraçant sa vie et par-là même le destin extraordinaire de Malvine, pendant que l’Empire vit ses derniers instants. Liesse la suivra lors de sa nouvelle affectation à Solmeri. Il est impossible d’en raconter plus sans divulgâcher des éléments importants de l’intrigue.

    Le parti-pris d’une longue lettre de Liesse relatant les événements personnels et politiques qu’il a vécus permet à l’auteure de nous offrir une plume littéraire qui reste très agréable à lire. Claire Duvivier a un pouvoir évocateur pour conter un monde imaginaire qui a son passé, ses paysages, ses coutumes et ses sociétés diverses. Liesse devient attachant au fil des pages, et si Malvine nous paraît parfois étrange, si nous ne comprenons pas toutes ses actions, c’est parce qu’elle cache ses vraies motivations. Le scénario est bien construit et cohérent, avec un aspect page turner bienvenu.

    Une belle Fantasy, dont le grand retournement du roman est… un thème de science-fiction, qui se marie très bien avec l’univers créé. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus sans vous gâcher le plaisir de la découverte, mais l’auteure a eu le talent de mêler harmonieusement cet élément science-fiction avec un monde où l’Histoire se transforme au fil des siècles en contes et légendes.

    Un très bon moment de lecture, et je suivrai la carrière de Claire Duvivier, si elle compte publier d’autres œuvres !

    Je remercie NetGalley et les Éditions Aux Forges de Vulcain pour l’envoi de ce livre.

    #136404

    Nymphadora
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    Je m’inscris au menu des Sept avec le dernier livre que j’ai lu, L’ensorceleur des choses menues de Régis Goddyn, qui me permet de valider « Le Ferrant : Le héros est artisan ».

    Dans ce roman de fantasy, on suit le parcours de Barnabéüs, ensorceleur des choses menues à la retraite, qui entreprend, accompagné de Prune, une jeune demoiselle tenace qui part sur les routes à la recherche de son fiancé disparu, le parcours initiatique qui lui a été refusé dans sa jeunesse pour devenir mage. Dans ce monde très hiérarchisé, un enfant succède à son aïeul mage après un voyage initiatique, pendant que ses frères et sœurs sont jetés hors des quartiers des mages pour devenir des « ensorceleurs des choses menues », des petits artisans de la magie qui réalisent de petits sorts de la vie quotidienne, dans les bas quartiers. Dans ce monde, on ne voyage pas, on ne va pas contre l’ordre établi… et Barnabéüs va découvrir que finalement, l’état de fait dans lequel on l’a laissé toute sa vie n’est peut-être pas si immuable et il va progressivement questionner ses croyances.

    Le roman est sympatoche et certains épisodes sont assez inventifs, la seconde partie amenant l’intrigue dans une direction très inattendue. J’ai toutefois eu beaucoup de mal à rentrer dedans, à cause des personnages auxquels je ne me suis pas vraiment attachée. Prune est pénible et boudeuse, Barnabéüs oscille entre le paternalisme lourdeau, la mélancolie qui jalouse la jeunesse, et le pervers creepy qui bave sur la jeunette de 17 ans… Des héros pas très glorieux qu’il est compliqué de suivre en s’attachant. Du coup, sans être un mauvais roman, pas du tout un coup de cœur pour moi.

    ~~ Always ~~

    #136531

    O’Cahan
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    Je valide l’entrée « Nord » avec Le Vertige d’Evguenia Ginzburg.

    Je suis juste… soufflée. C’était une lecture incroyable. J’étais hypnotisée de bout en bout.

    Il s’agit d’un récit autobiographique d’une professeure d’une trentaine d’années originaire de Kazan, fervente communiste, qui est arrêtée et condamnée pour de nombreuses années au Goulag. Le premier tome s’attache à retracer les origines de son arrestation. La narratrice se voit accusée de n’avoir pas dénoncé l’un de ses collègues qui tenait des propos « trotskistes » (oui, on la condamne pas pour ce qu’elle a fait, mais pour ce qu’elle n’aurait supposément pas fait… comme tous ceux d’ailleurs qui le lui reprochent). Elle cherche à prouver sa bonne foi et – avec un aplomb incroyable – ne cède pas aux interrogatoires à charge dans les cachots du NKVD. Très heureusement, son jugement se fait lors de la première moitié de l’année 1937, moment où la torture n’est pas encore (totalement) employée et où les condamnations dépassent rarement les vingt ans de goulag.

    Evguénia Guinzbourg fait preuve d’une invraisemblable ténacité et son humanité lui vaut l’amitié de nombreux prisonniers. Lorsqu’elle est emprisonnée lors de son « instruction » dans les cachots du NKVD, le Lac-Noir, elle s’emploie avec ses compagnes de cellules à comprendre les coups de leur voisin de cellule qui essaye de communiquer avec elles à l’aide d’un « alphabet des prisons » (un certain nombre de coups correspond à une lettre au sein d’un tableau mental) (le moment où les deux cellules arrivent à communiquer fait vraiment monter les larmes aux yeux). Après son instruction et sa condamnation, elle passe deux ans en cellule d’isolement dans une prison infernale. Pendant les premiers, une compagne de cellules la rejoint (le régime dépasse de loin les attentes et il y a surpopulation). Les conditions sont infâmes (il est tellement interdit d’ouvrir la fenêtre et de renouveler l’air que les prisonnières pourrissent … littéralement et autres joyeusetés), mais Evguénia trouve sa joie dans les livres qu’elle peut obtenir du centre pénitentiaire toutes les deux semaines. Les mots ne lui ont jamais semblé plus vivant (il y a tellement de belles phrases dans ce livres…). La dernière partie du récit détaille son départ de l’isolement vers la « Kolyma », du voyage d’un mois en wagon surpeuplé (tellement surpeuplé et les prisonnières sous-alimentées qu’un bon tiers d’entre elles en ressortent aveugles) jusqu’à Vladivostok, puis jusqu’à la Kolyma (camp Elguen, qui signifie « mort » en iakoute).

    Libérée en 1947, elle écrit ses mémoires à partir de 1959 et c’est grâce à des réseaux clandestins de diffusion (« samizdat ») que le livre peut être publié en France (en 1967) et dans d’autres pays.

    Il FAUT absolument que je lise la suite (le récit a été découpé en deux lors de sa diffusion en Occident) et je ne peux que recommander de lire le livre. Il est très facile d’accès, il est très prenant, il est plein de références historiques et culturelles à la Russie et constitue un témoignage vraiment intéressant, celui d’une femme, sur l’expérience concentrationnaire stalinienne.

    Update : J’en profite pour réécrire ma « to-read list » pour le challenge et voir à peu près où j’en suis.

    Menu « Sept Couronnes » – O’Cahan

    • Nord : Une intrigue qui se déroule dans le froid > Le vertige d’Evguenia Guinzbourg
    • Val d’Arryn : Une intrigue qui se déroule dans les montagnes > Le Hobbit de Tolkien 
    • Terres de l’Ouest : Un héros ou une héroïne très riche > Chez les heureux du monde d’Edith Wharton
    • Bief : Un livre où l’agriculture joue un rôle important/JOKER > Les jardins statuaires de Jacques Abeille
    • Terres de l’Orage : Une violente tempête fait basculer l’intrigue > Les raisins de la colère de Steinbeck
    • Conflans : Une intrigue se passant sur un fleuve > Dans les veines de ce fleuve d’argent de Dario Franceschini 
    • Dorne : Un soleil sur la couverture > L’aveuglement de José Saramago
    • Îles de Fer : Un livre se passant sur une île > Notes de chevet de Sei Shonagon
    • Terres de la Couronne : Le héros est un roi ou une reine >  Dune de Frank Herbert

    Pour l’instant, ce sont toutes de bonnes lectures. Gros coup de cœur pour Le Vertige. Mes prochaines lectures seront dans l’ordre Les jardins statuaires et L’aveuglement. J’ai hâte.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par  O'Cahan.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par  O'Cahan.

    "For someone who was never meant for this world, I must confess I'm suddenly having a hard time leaving it. Of course, they say every atom in our bodies was once part of a star. Maybe I'm not leaving... maybe I'm going home."

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