Challenge de lecture "En attendant l'hiver"

  • Ce sujet contient 126 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Quintus Cularo, le il y a 1 jour et 7 heures.
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  • #140818
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Je valide le thème Jaime Lannister avec Hyperborée et Poséidonis de Clark Ashton Smith, aux éditions Mnémos. Bon pour le doré on repassera, mais la couverture a bien des dominantes de jaune.

    Voici la preuve :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ouvrage constitue en réalité un assemblage de deux recueils de nouvelles.

    Le premier prend place sur le continent hyperboréen … d’Hyperborée. Censé se situer à l’emplacement du Groenland actuel et en des temps immémoriaux. Nous y retrouvons une humanité finalement pas si primitive et aux prises avec des « divinités » (ou en tout cas des forces que la dépasse largement). Pour l’amoureux d’H.P. Lovecraft que je suis tout cela a été fortement plaisant. Mais je préviens : les nouvelles se ressembles beaucoup, tant par l’ambiance que par l’histoire en elle-même. Donc il vaut peut-être mieux y aller par petit bouts.

    A l’inverse Poséidonis (Atlantide en réalité) se lit beaucoup plus facilement d’une traite. Les histoires sont moins sombres, mais plus désespérée. On y ressent beaucoup l’aspect « fin du monde » qui colle avec le thème, et les nouvelles sont beaucoup plus suivies, notamment par la récurrence d’au moins un personnage.

    Globalement cette lecture, à mis chemin entre Lovecraft et Howard, m’a charmé et à confirmé mon amour pour cette littérature issue des pulps américain.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #141065
    FeyGirl
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    Je valide l’item « L’Aïeule : Le héros est guidé par un vieux sage » avec Le Sorcier de Terremer (Cycle de Terremer, tome 1) d’Ursula Le Guin.

    Le héros suit l’initiation conduite par le Sorcier Ogion. Il ira ensuite à l’école des Sorciers, mais se rendra auprès d’Ogion quand les événements tourneront mal. Celui-ci le guide plus que les mages de l’école des sorciers, et lui apprend autre chose que la maîtrise de la magie. Il est un peu son mentor et le conseille sur les décisions à prendre.

    Un jeune garçon grandit sur Terremer, lieu étrange couvert d’îles habitées par des populations prétechnologiques et quelques sorciers qui aident leurs voisins avec leur magie. Vivant dans un village pauvre et reculé, l’enfant s’avère avoir le pouvoir des mots, ce don qui révèle et manipule la réalité. Après une première initiation, il se rendra sur l’île de Roke auprès des maîtres qui enseignent le contrôle de la magie si particulière de cet univers.

    Ce premier tome du cycle de Terremer a tous les aspects du roman d’apprentissage typique de la Fantasy. Le jeune Ged doit non seulement suivre l’instruction dispensée par des mages, mais aussi dominer son caractère arrogant. Par défi, il commettra l’irréparable qui marquera un tournant dans sa vie, et devra entamer une longue quête solitaire et dangereuse pour affronter l’Ombre qu’il a libérée.

    Ursula Le Guin a créé un univers qui ressemble peu à ce qui se publiait à cette époque (années 60), et visiblement son imagination a été inspirée par des cultures diverses et par le taoïsme, pour proposer un monde unique et cohérent. Le travail sur le texte transparaît assez vite, hissant ce roman au niveau des livres littéraires.

    J’ai nettement plus apprécié cette histoire que la précédente que j’avais lue, La Main gauche de la nuit, roman que j’avais trouvé intellectuel et froid. Le Sorcier de Terremer est moins cérébral tout en restant de grande envergure. J’ai eu davantage l’impression que les personnages étaient de chair et de sang, avec un peu de sentiments, même si susciter des émotions pas la qualité première de l’auteure. Ged, le héros, est complexe et intéressant à suivre.

    L’aventure n’est pas oubliée, parfois comme prétexte à exposer l’univers, parfois comme nécessaire à l’évolution de Ged, son caractère et son destin. Ses périples sont l’occasion de maintes péripéties, et elles permettent au protagoniste de découvrir un monde qu’il connaît si peu, car malgré ses pouvoirs il reste l’ancien enfant pauvre ayant grandi dans un village reculé.

    Même si ce n’est pas un coup de cœur, c’est avec intérêt que je lirai la suite du cycle.

    #141828
    FeyGirl
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    Je valide l’item « Cersei Lannister : Un livre avec une grande méchante », incarnée par Catherine de Médicis revue et corrigée par Alexandre Dumas avec La Reine Margot.

    L’histoire de Marguerite de Valois, réinventée par Alexandre Dumas, était déjà célèbre et a été remise en avant par le film de Patrice Chéreau. La fille de Henri II et de Catherine de Médicis épouse Henri de Navarre. Contrairement à la version cinématographique, dans le roman elle accepte ce mariage, même si elle n’a aucune inclinaison pour l’homme qu’on lui a choisi. Mais bientôt éclatent les massacres de la Saint-Barthélemy, Margot comprend qu’elle n’a été qu’un pion pour attirer les huguenots dans un piège.

    La Reine Margot, c’est une cour de France qui est le théâtre de la fin des Valois ; ce sont des suspicions, des duplicités, des conspirations, des empoisonnements, des meurtres, des trahisons, des renversements d’alliance et des adultères. C’est une Catherine de Médicis que Dumas a imaginée maître des complots, une âme noire séduite par l’alchimie et sans pitié, une ogresse qui mange ses propres enfants.

    La Reine Margot, ce sont des combats entrecoupés de duels où les batailles sont menées par les armes et par les mots. Ce sont des moments d’héroïsme où de jeunes hommes ne pensent pas à mourir, seulement prouver leur valeur et échapper à leurs ennemis.

    La Reine Margot, c’est une femme qui a le sens de la politique et qui est ambitieuse. Elle ne veut pas perdre la Navarre, et s’allie avec son mari Henri, ce qui la conduit à tromper son entourage. Il est aisé de deviner qu’elle ne pourra pas tout garder, l’amour et le royaume.

    La Reine Margot, c’est un Paris où le danger attend au détour d’une rue, ce sont des toits par lesquels s’échappent des gentilshommes, c’est un château du Louvre où les chambres mènent à des passages secrets, ce sont des adresses qui cachent les amours adultères, ce sont des gibets où croupissent les cadavres des condamnés.

    Un roman de Dumas est une fiction très éloignée de la réalité historique. Mais Alexandre Dumas a une plume si truculente qu’on lui pardonne ! Ses dialogues sont souvent théâtraux, parfois truffés de bons mots et de réparties. Je ne pouvais m’empêcher d’imaginer des comédiens déclamant avec saveur le texte. L’auteur sait apporter des pauses humoristiques qui égayent un tableau sombre, et il maintient l’équilibre entre l’Histoire — même s’il la remodèle — et les passions qui emportent les hommes.

    Un voyage sanglant et épique chez les derniers Valois !

    #141852
    Dagga
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    Je souhaite valider Brienne de Torth avec la BD « Peau d’homme » de Hubert et Zanzim. L’histoire se passe dans une Italie qui rappelle Florence à l’époque de Savonarole. Une jeune fille, Bianca, est sur le point de faire un mariage arrangé avec un homme qu’elle ne connait pas. C’est alors que sa marraine lui parle d’un secret : une peu d’homme, Lorenzo, qui permet de se transforme en homme lorsqu’on la vêt. Elle va donc décider de la porter afin de pouvoir rencontrer son futur mari afin de pouvoir le connaître. Elle va ainsi découvrir à quoi ressemble la vie pour homme à son époque. C’est une histoire que j’ai beaucoup aimé et dans laquelle il est question d’égalité entre les sexes, de tolérance et d’ouverture d’esprit ainsi que d’intégrisme religieux. Vraiment très intéressant. Je la conseille vivement.

    Je valide aussi la catégorie Arya Stark avec « Olangar – Bans et barricades » de Clément Bouhelier. Il y a 3 personnages principaux qui au cours de l’aventure tueront tous des ennemis. Tout d’abord il y a l’elfe Torgend : un elfe toujours très marqué par la guerre contre les orcs qui a eu lieu 17 ans plus tôt et ses répercutions sur sa vie. Puis il y a aussi Evyna d’Enguerrand : jeune noble du sud venue à Olangar afin d’enquêter sur la mort de son frère et qui va demander l’aide de Torgend. Enfin il y a Baldëk Istömin : un nain qui dirige l’officine de la Confrérie (sorte de syndicat des travailleurs) en charge des chantiers navals et qui est intrigué par certains événements qui ont lieu sur les chantiers et qui va aussi déclencher une grève afin d’améliorer les conditions de travail des ouvriers.
    Une histoire qui peut paraître très classique par ses personnages (elfes, orcs à la peau verte, nains) mais qui en fait ne l’est pas du tout. Le récit aborde des sujets très contemporains comme le racisme et l’intolérance mais aussi la misère, la drogue, l’injustice sociale (il  y est même question d’un homme politique qui parles des « sans-dents »), le profit à tous prix. Tous ne sont pas très fouillés mais sont quand même présent.

    Je trouve que le récit a quelques longueurs, mais malgré tout une fois commencé je n’ai plus réussi à lâcher le livre (ou plutôt les livres car l’histoire est divisée en 2 tomes). Pour ce qui est des personnages principaux ma préférence va à Baldëk. Les personnages secondaires sont, pour la plupart, intéressants et on a l’occasion d’avoir des chapitres placés du point de vue d’un certain nombre d’entre eux. Je lirai volontiers la suite.

     

     

    "Celui qui vit par l’épée finit toujours par la recevoir dans le cul."

    #141904
    Nymphadora
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    De mon côté je valide « Bran Stark : lire une histoire de chevaliers » avec Le serment de l’orage, de Gabriel Katz, « La Mère: Un personnage principal met au monde un enfant » avec le premier tome de Saga, de Brian K. Vaughan et Fiona Staples, et « Le Père: Un procès joue un rôle important dans l’intrigue » avec le premier tome de Wild Cards. J’ai donc officiellement complété le menu Sept 🙂

    ~~ Always ~~

    #141959
    Dagga
    • Éplucheur de Navets
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    Cette fois je valide Asha Greyjoy avec « Les nuages de Magellan » d’Estelle Faye. Il s’agit d’un space opera dans lequel nous suivons Dan, serveuse et chanteuse de blues, et Mary Reed dont on dit qu’elle a été pirate au cours de l’ère de la Grande Piraterie qui s’est révoltée contre les Compagnies car celles-ci ont confisqué toute liberté de voyager dans l’espace. Il est donc question ici de pirates de l’espace mais de pirates tels qu’on les conçoit dans l’imaginaire romantique.

    Globalement c’est une histoire sympathique mais du fait de ses 300 pages, tout se déroule trop vite. Dan, entre autre évolue beaucoup trop rapidement au vu des épreuves qu’elle traverse dans un laps de temps qui semble finalement assez bref. J’aurais aimé un plus grand approfondissement d’autant que les quelques planètes découvertes sont très prometteuses de part leur variété.

    En tout cas j’ai passé un moment très agréable en compagnie de ses femmes qui rêvent de liberté et de grands espaces

    "Celui qui vit par l’épée finit toujours par la recevoir dans le cul."

    #142061
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
    • Posts : 73

    Je valide le thème Balerion avec L’Univers est à eux de Fritz Leiber. Et puisque les dragons c’est surfait, cette nouvelle nous parle de chats. Et plus précisément d’un chaton, Gummitch, doté d’une intelligence considérable… mais persuadé qu’il se transformera en humain en grandissant. Le style est peu avenant je dois dire, et vue que l’histoire est racontée du point de vue du personnage principal il un peu difficile d’en comprendre pleinement les subtilités. Toutefois j’aime bien le résultat, et notamment ce personnage de chat doté d’une grande intelligence, mais aussi d’une arrogance et d’un mépris des autres perceptibles à chaque instant. En somme une lecture courte, pas forcément facile, mais intéressante.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

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