Challenge de lecture "En attendant l'hiver"

Ce sujet a 104 réponses, 19 participants et a été mis à jour par  FeyGirl, il y a 4 heures et 53 minutes.

15 sujets de 91 à 105 (sur un total de 105)
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  • #136660

    FeyGirl
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    Je valide l’item « Terres de la Couronne : Le héros est un roi ou une reine » avec le second et dernier tome des Reines Pourpres : Les Larmes de Brunehilde, de Jean-Louis Fetjaine.

    L’auteur continue son évocation de la guerre fratricide entre les rois mérovingiens, qui dura des décennies et contribua à leur affaiblissement, ainsi qu’à la prise d’autonomie des fidèles guerriers, annonçant l’aristocratie médiévale.

    Il s’agit évidemment d’histoire romancée. Il semblerait que l’auteur avait prévu à l’origine plusieurs tomes, mais devant l’insuccès relatif du premier opus, il avait décidé de n’écrire qu’un second livre pour clore la saga. Cela se ressent vers les dernières pages, et je suis restée sur ma faim en lisant l’épilogue qui relate trop rapidement les années 584 à 613 : chaque phrase mériterait un développement qui pourrait être génial.

    Il n’en reste pas moins que je suis contente d’avoir lu cette saga, j’en sais un peu plus sur la société franque qui est assez différente du Moyen-Age que nous voyons habituellement.

    Vu le sujet, j’aurais aimé un peu plus de sens épique et lire réellement une fresque. Parce qu’une guerre entre rois qui sont frères qui s’entre-tuent (et leurs descendants avec) sur des décennies, ce n’est pas commun.

    Par contre l’auteur montre bien que si les historiens avaient considérablement noirci les reines Frénégonde et Brunehilde (pour démontrer qu’une femme ne pouvait pas régner), en réalité c’est l’ensemble de la société de l’époque qui était cruelle, et la plupart des rois et grands guerriers n’avaient aucun scrupule à entraîner leurs proches et leurs peuples dans une guerre sanglante pour des motifs égoïstes.

    C’est typiquement le genre de livre qui est correct sans être parfait, et qui donne envie d’en savoir plus sur une période historique.

    #137023

    DNDM
    • Terreur des Spectres
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    Aller, je valide Jaime Lannister (Une couverture jaune et or) avec Je suis une légende, (merci Will Smith et les gros filtres jaunes de bourrin du cinéma hollywodien) et Tyrion Lannister (un héros plus intelligent que tout le monde) avec Le Voyage de Haviland Tuf. On va aussi caser Le monde inverti, sur la case Jon Snow – Un roman d’apprentissage, vu qu’à peu près tout le bouquin consiste, pour le héros comme pour le lecteur, à essayer de comprendre quel est ce monde autour de lui. Et ma dernière lecture récente (Les Aigles Endormis) ne correspond à aucune cases que ce soit pour le challenge Personnages ou pour les autres menus, même avec la plus mauvaise foi du monde, donc tant pis. ^^

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #137072

    Nymphadora
    • Fléau des Autres
    • Posts : 4584

    De mon côté, je valide « La Jouvencelle: Un roman classé Young Adult mettant en scène une héroïne » avec le dernier tome de la Passe-miroir.

    ~~ Always ~~

    #137212

    no_one
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1430

    Bon, j’attendais d’avoir fini Le Meilleur des mondes pour publier mon avancée ici, c’est enfin fait… des semaines plus tard. ^^’

    Menu « Personnages de glace et de feu » – 20 livres

    Bran Stark : lire une histoire de chevaliers Star Wars – Chevalier errant Tome 1. Ignition (Star Wars: Knight Errant Volume 1: Aflame) de John Jackson Miller, Ivan Rodriguez, Frédérico Dallochio et Michael Atiyeh
    Catelyn Stark : Une héroïne mère de famille
    Daenerys Targaryen : Le héros ou l’héroïne prend le pouvoir
    Eddard Stark : Un héros ou une héroïne au sens moral accru
    Jon Snow : You know nothing : Un roman d’apprentissage
    Tyrion Lannister : Un héros ou une héroïne plus intelligent que tout le monde Saboteur (Darth Maul: Saboteur) de James Luceno
    Arya Stark : Le personnage principal de l’histoire tue ou a tué quelqu’un Les Mouches de Jean-Paul Sartre
    Sansa Stark : Une histoire d’amour Protection From Nargles d’Arpad Hrunta
    Davos Mervault : Une lecture qui contient le mot « oignon » Aurora de Kim Stanley Robinson
    Theon Greyjoy : Un personnage est torturé Huis clos de Jean-Paul Sartre
    Jaime Lannister : Une couverture dans les tons jaune ou or
    Samwell Tarly : Lire un essai pour vous préparer à étudier à la Citadelle
    Cersei Lannister : Un livre avec une grande méchante
    Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus Mass Effect Redemption de Mac Walters, John Jackson Miller, Omar Francia et Michael Atiyeh
    Hodor : Un livre dont le titre n’a qu’un mot Entrave (Restraint) de James Luceno
    Balerion : Un dragon ou un chat a une place centrale dans l’histoire
    Asha Greyjoy : Une histoire de pirates
    Vieille Nan : Un vieux livre de votre bibliothèque Le Meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley
    Robb Stark : Un mariage se passe mal Jane Eyre de Charlotte Brontë
    Margaery Tyrell : Une rose sur la couverture

    Menu « Les Sept » – 7 livres

    Le Père: Un procès joue un rôle important dans l’intrigue
    La Mère: Un personnage principal met au monde un enfant Bethsabée ou l’Éloge de l’adultère de Marek Halter
    L’Aïeule : Le héros est guidé par un vieux sage
    Le Guerrier : Une guerre est en toile de fond
    Le Ferrant : Le héros est artisan
    La Jouvencelle: Un roman classé Young Adult mettant en scène une héroïne
    L’Étranger: Lire un roman d’horreur

    1 semaine, 1 oeuvre jusqu’ici (sans compter les à-côté) – 2 nouvelles, 2 pièces de théâtre, 3 romans, 2 comics et 1 fanfiction me font la moitié du premier menu + 1 roman court entame le deuxième. Commentaires (et liens pour les titres en libre accès) à suivre un autre soir.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 3 jours par  no_one.

    "It's both possible, and even necessary, to simultaneously enjoy media while also being critical of its more problematic or pernicious aspects."
    "Damsel in Distress: Part 1", Tropes vs. Women in Video Games, Anita Sarkeesian

    #137386

    Dagga
    • Éplucheur de Navets
    • Posts : 15

    Je valide Jaime Lannister : Une couverture dans les tons jaune ou or avec « Le Prieuré de l’Oranger » de Samantha Shannon : La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle…
    Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela.
    De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence.
    Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil… Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

    Une histoire sympathique qui se lit assez rapidement malgré la taille. Mais je l’ai trouvé peut-être un peu trop simpliste. On y trouve des intrigues de cours mais que je trouve assez téléphonées et sans réelles surprises. On y suit 4 personnages dont les histoires finissent par se rejoindre. Certains l’ont taxé de féministes du fait que l’ont retrouve des femmes dans des rôles qui sont plus souvent (même si ça devient moins le cas depuis quelques années) réservés à des hommes et aussi parce qu’on y parle de « reinaume ». Je ne suis pas sûre de partager cet avis car pour moi ce simple fait ne suffit pas à lui attribuer ce terme. Ceci dit peut-être que le jour où la simple présence de femmes à des postes de pouvoir (dans tous les sens du terme) ne marquera plus autant les esprits sera la preuve d’une plus grande égalité ^^.
    En tout cas c’est un livre plaisant et sympathique que j’ai pris plaisir à lire mais dont j’attendais peut-être un peu trop suite au battage médiatique et aux critiques souvent très positives.

     

    Je valide aussi Tyrion Lannister : Un héros ou une héroïne plus intelligent que tout le monde avec « Le comte de Monte-Cristo ». C’est l’histoire d’Edmond Dantès qui après avoir été emprisonné à tort réussi à s’évader et décide de se venger des responsables de son emprisonnement. C’est une histoire très connue et que j’ai vraiment beaucoup aimé. Edmond Dantès revient de très loin et met en place sa vengeance avec brio. Un classique à lire absolument

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 1 jour par  Dagga.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 1 jour par  Dagga.

    "Celui qui vit par l’épée finit toujours par la recevoir dans le cul."

    #137485

    DNDM
    • Terreur des Spectres
    • Posts : 1821

    Aller, je voulais pas compter les BD dans ce challenge, mais je vais quand même valider la case Ned Stark – Un héros au sens moral accru avec l’adaptation BD de Les enfants du Capitaine Grant, tellement bavarde que c’était quasiment le bouquin de base avec des illustrations. Comme c’est un Jules Verne, à peu près tous les héros sont des parangons de vertu, droit, loyaux, courageux, décidés, prêts à risquer leur fortune et à partir faire le tour du monde pour chercher un naufragé qu’ils ne connaissent pas et qui s’est perdu en Amérique du Sud, ou peut-être en Australie, ou peut-être ailleurs, juste parce que c’est la bonne chose à faire et que ses enfants sont gentils (et sont eux aussi des parangons de vertu, droit, loyaux, courageux, décidés, prêts à apprendre le métier de marin la journée et à réviser leurs leçons de géographie la nuit).

    Et entamons le menu Les Sept avec L’Aïeule : Le héros est guidé par un vieux sage, puisque dans La Tour du diable, le héros apprend à découvrir ses pouvoirs avec une femme à l’âge plus qu’incertain.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer – Les mots sont du vent": https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/
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    #137491

    Quintus Cularo
    • Frère Juré
    • Posts : 67

    Je valide le thème Hodor avec Sénéchal de Grégory Da Rosa. Je m’en veux un peu vis-à-vis de ce livre. Il m’a fallut plus d’un mois pour en venir à bout, alors qu’il dépasse de peu les trois cent pages. Et le pire c’est que j’ai le sentiment d’être un peu passé à coté. Après pour ma défense il faut dire que le livre est très dense et le style peu avenant. Pour la densité, dans ses trois cent pages, il nous introduit un univers riche et original sur plusieurs points, une situation géopolitique complexe (et qui n’est aidée par aucune carte en début d’ouvrage et des personnages relativement nombreux, avec des rapports précis entre eux et des jeux de pouvoirs avancés. Grégory Da Rosa a également fait le choix (tout à son honneur) d’opter pour un style relevé et vieilli, qui renforce le sentiment d’immersion, mais rendant la lecture d’autant plus difficile, surtout pour un lecteur distrait comme moi.

    Maintenant oui le résultat est bon. Les personnages sont tout en finesse, avec des psychologies travaillées, l’aspect géopolitiques et intrigues de cour est traité avec la subtilité nécessaire et l’univers est suffisamment (trop ?) original.

     

    Je valide également le thème Daenerys Targaryen avec Le roi de sang, tome 2 de la saga Les chroniques du nécromancien. Etant donné qu’il s’agit d’un tome 2 je ne vais pas rentrer dans le détail. Rien que le fait de le mettre dans ce thème compte comme un spoil. Au final mon avis sur ce livre est comparable à celui sur le premier tome. L’univers, les personnages, l’intrigue, tout cela est bien construit et ne souffre d’aucun défaut majeur (à part un sur lequel je vais revenir), mais manque de vrai souffle épique. Rien n’est mauvais, mais rien n’est réellement prenant. Ça se lit sans difficulté, mais une fois le livre refermé ça ne laisse pas un souvenir inoubliable. Et surtout l’histoire souffre d’un manichéisme douloureux. Aucune surprise de ce point de vue là. Les méchants sont clairement annoncés dès leur apparition, et sont très très méchants. Je lirai quand même la suite, car comme je l’ai dis, on passe un bon moment.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #137513

    no_one
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1430

    Aller, je voulais pas compter les BD dans ce challenge,

    Moi, je n’ai aucun scrupule ^^ : « Le Père: Un procès joue un rôle important dans l’intrigue » validé avec Le Pied-Tendre, acquis dans le cadre de l’opération « Cet été, on bulle » (30 albums à 3€), quarante-huitième histoire de la série Lucky Luke par Morris et René Goscinny. Je n’avais plus lu Lucky Luke depuis des années et jamais sérieusement suivi la série donc je ne savais trop à quoi m’attendre… et pas de regrets : grosse poilade devant cette peinture satirique du Far West et de sa « justice » face au flegme britannique.

    Retour à présent sur les 11 œuvres qui l’ont précédée, dans l’ordre de lecture, avant de conclure sur l’entame du Menu « Sept Couronnes » :

    Tyrion Lannister : Un héros ou une héroïne plus intelligent que tout le monde Saboteur (Darth Maul: Saboteur) de James Luceno

    Hodor : Un livre dont le titre n’a qu’un mot Entrave (Restraint) de James Luceno

    Deux nouvelles accompagnant une réédition augmentée de Dark Maul : L’Ombre du chasseur (Darth Maul: Shadow Hunter) par Michael Reaves. Un choix qui paraît initialement avisé, les trois œuvres mettant en scène le Zabrak au double sabre ; moins quand on les lit et qu’on réalise que la première tient plus d’un antépisode à Vent de trahison (Cloak of Deception) du même Luceno et la seconde complémente plutôt La Biographie de Dark Maul (The Wrath of Darth Maul) suite à The Clone Wars.

    Bref, des nouvelles privées du contexte ou de la suite qui en rehausserait l’intérêt, c’est dommage. Dans le cas de Saboteur, on a quand même un petit récit sympathique dans le sens où, surprenamment, on a un Maul qui – loin de la caractérisation entre Terminator et Xénomorphe de L’Ombre du chasseur – fait ici preuve de perspicacité, de patience, et d’intelligence afin de remplir discrètement sa mission, se jouant finalement de tous (sauf de Sidious évidemment, mais il n’a ici qu’un rôle de commanditaire) donc mention « Tyrion ».

    Pas grand-chose à tirer en revanche d’Entrave, sauf à vouloir absolument revoir Talzin et les Sœurs de la Nuit. Maul est crétin, la nouvelle ne tient guère toute seule et la traduction est aux fraises (Savage Opress est le nom d’1 perso, c’est pas Savage et Opress).

    Davos Mervault : Une lecture qui contient le mot « oignon » Aurora de Kim Stanley Robinson

    On passe au premier gros morceau avec ce roman d’anticipation par l’auteur de la Trilogie de Mars : histoire d’une tentative de colonisation dans les siècles à venir de planète extrasolaire (l’éponyme Aurora) suivant le vaisseau-générationnel qui y emmène les futurs colons. Le premier et le dernier chapitres sont narrés d’un point de vue différent du reste du roman – constituant à mon sens le point faible (malheureusement d’entrée) d’un récit autrement passionnant et enrichissant (exigeant aussi : gardez sous le coude accès à Wikipédia pour consulter quelques notions de mathématiques, d’astrophysique, d’écologie scientifique…). K.S.R. a fait son travail de recherches pour nous immerger dans un possible spéculatif mais techniquement vraisemblable – peut-être trop, en ceci que les siècles qui nous sépareraient de ce vaisseau ne semblent avoir servi qu’à réaliser ce qu’on conceptualise déjà. En outre le roman a une dimension de fable morale ; il peut alors être frustrant de voir les humains persister à se comporter comme nos contemporains – et tenter de résoudre des situations critiques avec des outils toujours usités de nos jours bien qu’on les sache déjà obsolètes (coucou le scrutin uninominal, oui c’est caca). En bon roman de S-F, Aurora dispose néanmoins d’une indéniable majesté (faisant ressentir le fameux « sentiment d’émerveillement » (Sense of wonder), en particulier sur la planète éponyme) empreinte toutefois d’une mélancolie que la réponse qu’il propose au Paradoxe de Fermi ne fait que renforcer. Loin de s’y complaire, Robinson – sans pour autant se voiler la face – en tire après avoir examiné les implications éthiques du voyage transgénérationnel un puissant constat sur l’importance de l’écologie politique, en sus de réflexions diverses sur l’intelligence humaine, artificielle ou encore l’acte narratif même. (Anecdote curieuse : c’est le 1er roman que je lis qui mentionne la non-binarité mais nullement les sexualités alternatives, dans un contexte qui s’y prête pourtant. ^^’)

    Theon Greyjoy : Un personnage est torturé Huis clos de Jean-Paul Sartre

    Arya Stark : Le personnage principal de l’histoire tue ou a tué quelqu’un Les Mouches de Jean-Paul Sartre

    Les deux premières pièces d’un Sartre libre, lues dans le cadre du ARTE Book Club lancé par Le Mock pendant le confinement (accessibles ici : https://la-philosophie.com/wp-content/uploads/2012/12/Sartre-Huis-clos-Texte-complet-pdf.pdf). Huis clos met en scène durant un acte unique 3 persos (+ le garçon d’étage) en enfer – et « l’enfer c’est les autres ! ». Enfin, ce peut l’être. C’est l’œuvre qui inspira certaine série finie récemment, ce qui au fond donne raison à Sarte qui croyait avoir écrit une pièce drôle, juste perçue comme une drôle de pièce (pardon).

    Les Mouches reprend, elle, en 5 actes, un épisode du mythe des Atrides, le retour d’Oreste, en lui donnant une nouvelle tournure : celle de l’épiphanie existentialiste. Oreste se libère, et libère les siens, en prenant conscience qu’il a toujours été libre, que Zeus est impuissant à lui imposer des chaînes qu’il n’aurait lui-même choisies, que « le pouvoir réside là où les gens se le figurent »… Ainsi il prend sur lui, dans une conclusion très christique, la culpabilité (incarnée par « les mouches » (les Érinyes)) pour libérer son peuple. Je fus déçu de la trajectoire du personnage d’Electre, instigatrice initiale de la révolte contre le jugement divin, et trouvé l’écriture d’Egisthe confuse, mais tout comme la précédente cela reste une pièce intéressante – surtout si vous êtes intéressé-e par sa philosophie.

    Robb Stark : Un mariage se passe mal Jane Eyre de Charlotte Brontë

    Classique proto-féministe dont je n’ai toutefois lu ici qu’une traduction tronquée pour la bibliothèque verte (la VO empruntée m’attend à présent), résultant une deuxième moitié de roman un peu brouillonne. Néanmoins apprécié cette autobiographie fictive de la vie de Ms Jane Eyre, depuis son enfance malheureuse d’orpheline recueillie à contrecœur à sa vie auprès de son seigneur et maître, Mr Ronchon Rochester, en passant par son temps en internat – et la perte de son unique amour amie, Helen Burns. Si certains aspects ont inévitablement vieilli (les glissements sémantiques qui donnent à certaines descriptions une dimension raciste, a priori infondée, le traitement de « l’antagoniste » du roman…), l’histoire résonne toutefois encore aujourd’hui avec succès, à travers la volonté d’indépendance et de traitement égalitaire (tant dans le rapport de genres que de classes) de son héroïne, et la force de l’amour qui finit par les lier, Rochester et elle, en dépit de tout – relation épicée par les traits d’esprit, en particulier sur leurs physiques respectifs, qui ne les séduit guère initialement, ce qu’ils n’hésitent pas à proclamer haut et fort. Ce faisant, le roman se fait drôle – et ladite relation d’autant plus touchante (et l’évolution des descriptions m’a ainsi rappelé notre bon Martin & les amours de Jon Snow).

    Bran Stark : lire une histoire de chevaliers Star Wars – Chevalier errant Tome 1. Ignition (Star Wars: Knight Errant Volume 1: Aflame) de John Jackson Miller, Ivan Rodriguez, Frédérico Dallochio et Michael Atiyeh

    Brienne de Torth : Une héroïne qui sort de sentiers battus Mass Effect Redemption de Mac Walters, John Jackson Miller, Omar Francia et Michael Atiyeh

    Double fournée de comics d’un des meilleurs auteurs de l’UE(L), John Jackson Miller, le premier pour ouvrir la voie au roman que vient de publier Pocket, le second parce que je n’avais jamais lu la suite de l’extrait obtenu avec l’édition collector de Mass Effect 2.

    Avec Knight Errant: Aflame, JJM entame une histoire de chevalier-es… Jedi, jeté-es en plein cœur de fiefs Sith, une génération avant que Bane nettoie tout ça – et d’une chevalière en particulier, Kerra Holt, qui deviendra l’éponyme « chevalier errant », isolée parmi les Sith, notamment deux frères mégalos qui se prennent pour l’Alpha et l’Oméga de l’univers respectivement. Et… c’est pas terrible. :/ Guère séduit par les couvertures, encore moins par le style de Dallochio et cette première histoire comme ses antagonistes sont bourrins. Cela dit, la relève par Rodriguez à partir du #3 (sur #5) relève (sic) le niveau et la fin prend également de l’ampleur, ouvrant les possibles derrière. A voir si ce fut exploité. Le comics n’ayant eu que 3 tomes, je crains que ce soit frustrant dans tous les cas…

    Mass Effect Redemption mettait également à l’honneur une héroïne, et pas n’importe laquelle : certaine archéologue asari – alien d’une espèce unigenre pansexuelle télékinétique – en mission de sauvetage de notre héros plutôt que l’inverse, pour changer. Une idée qui ne manquait pas de potentiel – d’autant plus qu’elle amène directement tant aux événements du jeu qu’à son meilleur DLC : Le Courtier de l’ombre. Et… non. Liara se contente de tabasser du violeur en puissance et du mercenaire tout en se faisant mener à la baguette par son indic tout du long. J’aurais peut-être dû m’y attendre vu que je n’ai pas aimé la direction prise par ME sous Walters… Au moins les couvertures sont stylées, en particulier celle du Galarien au service du Courtier. Mais ça fait peu à retirer d’une lecture.

    La Mère: Un personnage principal met au monde un enfant Bethsabée ou l’Éloge de l’adultère de Marek Halter

    Nouvelle/roman court réécrivant l’épisode de David et Bethsabée (chapitre 11 du Deuxième Livre de Samuel). C’est une réécriture curieuse, d’un point de vue féministe : d’un côté, on a là une réappropriation du mythe, s’intéressant au point de vue de Bethsabée, à la condition de la femme (adultère) à l’époque, et une franche critique qui devient un enjeu de l’intrigue ; de l’autre, la résolution, sans surprise, contourne ladite critique et le châtiment divin du crime de David (lors même que l’auteur, tout en peignant une Bethsabée amoureuse, nous montre clairement que ses options étaient limitées et qu’elle n’était complice) touche de fait autant les deux (quand bien même la fin se veut heureuse). Qui plus est, en dépit de cette approche du récit à travers les yeux de Bethsabée, de l’attention portée à son désir, les choix de description de Halter relèvent toujours d’un male gaze en contradiction : dès l’incipit, et tout au long du texte, nous sont présentés des paragraphes et des paragraphes de descriptions lascives du corps nu ou presque de Bethsabée quand, alors que son désir pour l’un puis l’autre sont les moteurs de l’histoire, je serais bien incapable de vous dire à quoi ressemble David si ce n’est qu’il est roux – et l’absence d’Urié se fait si littérale qu’il n’a même pas droit à ce minimum. Le fond et la forme me semblent ainsi discordants.

    Sansa Stark : Une histoire d’amour Protection From Nargles d’Arpad Hrunta

    Fanfiction Harry Potter disponible sur FF.Net – https://www.fanfiction.net/s/7352166/1/Protection-From-Nargles – se déroulant durant le mois de Janvier de la 5e année de Harry et partant d’une simple hypothèse : c’est Luna et non Cho qu’il retrouve sous le gui, à l’issue de la dernière réunion de l’AD avant Noël. S’ensuit le développement d’une chaste romance en 9 chapitres de pur fluff si on excepte le harcèlement scolaire. L’auteur a un très bon style, fait peu de fautes et croque excellemment ses personnages principaux comme secondaires (mention spéciale aux Jumeaux, hilarants). Il ne manque pas d’idées de mise en scène et ne sombre pas dans la caractérisation négative des rivales amoureuses par ricochet. Le tout est juste mignon et drôle comme tout, idéal si vous « shippez » Luna/Harry. Par contre c’est en anglais et certaines réf très canadiennes.

    Vieille Nan : Un vieux livre de votre bibliothèque Le Meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley

    Enfin, Le Meilleur des mondes. Des semaines pour finir un bouquin de 280 pages, c’est pas bon signe pour moi. Déjà sur la forme, plus d’une centaine de pages d’exposition, avant d’enfin rencontrer le vrai protagoniste… à qui ledit monde doit être exposé (!), avant enfin d’arriver au cœur du propos, dans les 40 dernières pages, la seule partie qui ne m’aura ennuyé tout compte fait. Et si le style est travaillé, avec quelques réussites comme un montage parallèle, les citations de Shakespeare à côté de la plaque de John – quand bien même ça fait partie du personnage – deviennent vite agaçantes. Quant au fond… il y a les intuitions prémonitoires de Huxley sur l’exposition fœtale à l’alcool, le clonage… et ses présupposés racistes et sexistes qui n’ont pas bien vieilli ; de même que sa vision d’une société supranationale étourdie de divertissement ayant mis fin à la lutte de classes en les institutionnalisant par l’eugénisme peut aujourd’hui encore refléter des risques réels (surtout la première partie)… mais son intégration de la liberté sexuelle dans sa dystopie – semblant moins critiquer (voire n’avoir pas conscience de) la domination patriarcale dans les rapports de force qu’une sexualité féminine libérée, mais toujours hétéronormée étonnamment – fait également réactionnaire. Et à ce titre il y a une occasion manquée dans le perso de Lenina, dont les signes initiaux d’une rébellion contre le système différente de celles de Bernard et Helmholtz, mais bien existante, sont coupés courts par la pudibonderie de John auquel elle devient strictement subordonnée jusqu’à, après l’excellent dialogue avec Mustapha Mond, la fin étrangement évocatrice (anachroniquement) de certaine scène de Sa Majesté des mouches (autre « classique » avec lequel je suis faché) franchement glaçante, ce que Huxley lui-même regretta + tard. Curieux de lire sa propre réponse utopique, Île, néanmoins.

    Et pour finir cette interminable mise à jour, je m’attaque donc aussi aux « Sept Couronnes » en ayant dévoré depuis mon dernier post La Nuit des temps de René Barjavel (dans la collection « les grands textes du XXe siècle ») : « Nord : Une intrigue qui se déroule dans le froid ». Le froid antarctique où une expédition française découvre un signal émis depuis une source mystérieuse, quelques 900+ mètres sous la surface. Manifeste universaliste empreint de poésie, reflet de la crainte de l’Apocalypse atomique pouvant aboutir de la guerre froide et appel à une révolte universitaire, étudiante, préfigurant de peu Mai 68, mais aussi ode à l’esprit de découverte scientifique et récit d’amour tragique évoquant des couples mythiques, c’est effectivement un « grand texte du XXe siècle ». J’y regrette toutefois une dimension racialiste jurant avec le propos, ainsi que le traitement des 2 seuls personnages féminins (nominatifs) : plus précisément, l’utilisation de Léonova en simple contrepoint de la satire américaine ambulante qu’est Hoover et qui est évidemment « la + belle femme de l’expédition » mais n’y contribue guère par ses compétences supposées ; et le rapport du Dr Simon, et par extension de la narration, à Eléa : le premier en plein « effet Florence Nightingale », jurant avec l’amour entre Eléa et Païkan, et paraissant plus malsain et non-professionnel qu’autre chose ; et la seconde portant systématiquement attention à sa beauté, souvent nue, à travers les yeux d’à-peu-près tous les mâles, en des circonstances parfois inappropriées, comme une crise post-traumatique. Si, à l’inverse de Huxley, Barjavel embrasse la sexualité, au sein de sa relation amoureuse, de son héroïne, et que le double standard de ce qui parait initialement une utopie y semble dénoncé, de par ses conséquences pour le plan de Coban (qui me laisse perplexe par d’autres aspects), reste que la chosification récurrente des femmes par la narration m’a posé problème, d’autant plus pour Eléa en dehors de la relation idyllique avec Païkan. Cela reste toutefois un grand texte.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 6 jours par  no_one.
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    #137528

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    Je valide l’item « Sansa Stark : Une histoire d’amour » avec Sauve-la, de Sylvain Forge.

    Ce polar se déroule principalement dans les Pyrénées. Alexis, quadragénaire sur le point de se marier, reçoit un message de son amour de jeunesse Clara. Celle-ci lui apprend qu’elle se meurt d’un cancer au Canada, et qu’elle a une fille qui a été déclarée morte, des années auparavant, dans un accident de bus. On apprend très vite qu’Alexis est le père biologique de la fille : un trope trop souvent utilisé dans les enquêtes. Mais l’intérêt de l’histoire n’est pas là.

    Au-delà d’une belle description de ces villages isolés dans les montagnes, de la vie de ces habitants loin de tout, de ses paysages où la nature est si belle et dangereuse (on s’y croirait), l’auteur, spécialiste en cybersécurité, évoque la présence de plus en plus grande du numérique dans nos vies.

    Et surtout, Alexis sera en lien constant avec une intelligence artificielle qui analyse ses messages et qui reproduit les phrases de son ancien amour. Même si Alexis sait que ce n’est pas Clara qui s’adresse à lui, il a du mal à s’éloigner de son téléphone portable, il est toujours attiré par les messages de « Clara », il s’adresse à elle comme une personne, il revit son ancien amour. Quelques réponses de la machine restent maladroites, mais l’illusion est souvent presque parfaite. Alexis s’accroche à ce fantôme grâce cette messagerie, au risque de perdre son amour du présent, bien réel.

    La technologie est déjà là. C’est glaçant.

    #138251

    Nymphadora
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    Du coup de mon côté je valide « Le Guerrier : Une guerre est en toile de fond » avec Je suis fille de rage de Jean-Laurent del Socorro.

    Et je valide également « Davos Mervault : Une lecture qui contient le mot « oignon » » avec La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille. Une lecture feel good dont le titre m’a interpellée (je dois vous avouer que j’ai un léger toc avec les chaussettes orphelines, je me fais un vrai plaisir de faire mes paires de chaussettes après les lessives… bref ^^). On suit Alice, une américaine qui s’installe à Paris et cherche à se reconstruire d’un passé qui se dévoile petit à petit sous nos yeux. Elle rejoint une start-up qui veut réunir les chaussettes orphelines. Le récit s’intercale avec son journal de quelques années avant, où on la suit dans ses démarches pour essayer d’avoir un bébé. C’est très girly, mais beaucoup moins neuneu qu’il n’y paraît, et au final j’ai trouvé le roman plein de charme. Je ne m’attendais pas à être autant touchée par l’histoire, qui est plus surprenante que ce à quoi je m’attendais.
    (Et à un moment elle commande un burger avec des oignon rings donc j’ai mon Davos ^^)

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    #138276

    FeyGirl
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    Je valide l’item : « Nord : Une intrigue qui se déroule dans le froid », avec La main gauche de la nuit, d’Ursula Le Guin.

    La planète Nivôse est très froide, et une pérégrination de protagonistes sur la calotte glaciaire est éprouvante.

    Mon commentaire est dans les recommandations mensuelles.

    #138295

    FeyGirl
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    Je valide l’item « Terres de l’Ouest : Un héros ou une héroïne très riche » avec Les demoiselles de Provence, de Patrick de Carolis : le comte de Provence avait une des plus belles terres, et ses filles seront mariées aux personnages les plus importants de leur époque. Même si le paiement de la dot est toujours un sujet difficile !

    Au début du XIIIe siècle, Raimon Béranger s’est acharné à reconstituer son comté qui lui avait été spolié durant son enfance, mais il n’a que quatre filles et pas d’héritier mâle. Sa grande crainte est de voir sa chère Provence passer sous la coupe d’un étranger, ou à nouveau démantelée. Le comte sera contraint de s’allier aux puissantes familles par le mariage de ses filles, tout en préparant un testament qui, espère-t-il, préservera l’unité de la Provence.

    Ses quatre filles, justement… Chacune deviendra reine, mais nous sommes très loin des histoires racontées aux enfants. Non seulement elles ont des personnalités opposées, mais leurs maris et les cours de France et d’Angleterre leur réservent des accueils divers. À l’époque d’un Saint Louis qui part en croisade, d’un Henri III en conflit avec les nobles anglais, des guerres incessantes entre les différentes puissances et des luttes intestines, la vie des épouses de rois est parsemée de nombreuses désillusions. Utilisées comme des outils d’alliance matrimoniale entre les grandes familles, certaines arrivent malgré tout à se faire une place et à influer sur la politique, mais encore faut-il en avoir le caractère et ne pas être confrontée à un entourage qui vous méprise.

    À partir des paysages de la Provence, cette biographie romancée nous fait voyager dans toute l’Europe de l’Ouest, mais aussi à travers la Méditerranée : les croisades de Saint Louis, lancées par un roi bigot, s’achèvent en désastre. Son alter ego le roi anglais voit son pouvoir maintes fois contesté par sa noblesse qui part en guerre contre lui. Au milieu de la grande histoire, la petite histoire relate le décès des enfants ou des petits-enfants pendant l’enfance.

    Des destins exceptionnels, à la fois grandioses et amers.

    #138479

    FeyGirl
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    Je valide l’item « Le Père: Un procès joue un rôle important dans l’intrigue » avec La seconde épouse, de Rebecca Fleet.

    2017. Une nuit en Angleterre. La maison d’Alex est la proie des flammes alors qu’il est à une soirée avec des clients. Quand il arrive sur le lieu de l’incendie, sa femme Natalie est à l’extérieur, effondrée, tandis que sa fille adolescente — enfant de son premier mariage — est sauvée in extremis par un pompier mais inconsciente. Alex ne peut s’empêcher d’en vouloir à sa seconde épouse de ne pas avoir mis Jade hors de danger. L’angoisse étreint Alex jusqu’à ce que sa fille se réveille à l’hôpital le lendemain. Elle lui confie qu’elle a vu un homme dans la maison la nuit de l’événement, et Alex doute de sa femme. Le couple se détériore lentement.

    1999. Rachel, jeune femme réservée, tente de protéger sa jeune sœur Sadie qui n’en fait qu’à sa tête, se drogue et plonge dans le monde interlope de la nuit. Celle-ci devient obsédée par un patron de boîte de nuit dont l’aînée Rachel se méfie immédiatement.

    Deux histoires temporelles avancent en parallèle et explorent le schéma classique du passé enfoui qui refait surface et qui poursuit les protagonistes. L’intérêt de ce polar réside dans le portrait de chacun des personnages, grâce à des chapitres consacrés à leurs points de vue. On plaint Rachel, qui s’oblige à jouer le rôle d’aînée réfléchie et protectrice, face à une sœur irresponsable et à la dérive. On souhaite que le couple Alex et Natalie surmonte cette épreuve.

    L’ambiance est aussi bien retranscrite, que ce soit Londres ou Brighton. L’écriture est fluide et les chapitres s’enchaînent en maintenant un rythme soutenu.

    Je n’ai pas vu venir le rebondissement final ! Ce roman s’avère être une lecture sympathique pour un bon moment de détente, sans être inoubliable.

    Je remercie NetGalley et les éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce livre.

    #138594

    Nymphadora
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    Mon dernier livre lu valide une catégorie, mais c’est déjà un spoiler de vous dire laquelle donc je le cache sous balise^^

    Spoiler:
    Cersei Lannister : Un livre avec une grande méchante

    ~~ Always ~~

    #138858

    FeyGirl
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    Je coche l’item « Samwell Tarly : Lire un essai pour vous préparer à étudier à la Citadelle » avec : L’intelligence artificielle, une révolution ? de Emmanuel et Jean-Michel Jakobowicz.

    Les deux auteurs (père et fils) connaissent bien l’intelligence artificielle grâce à leurs activités professionnelles. Cet ouvrage a pour objectif d’expliquer au grand public ce qu’est, et surtout ce que n’est pas, l’intelligence artificielle.

    Pari réussi !

    J’avais souvent songé que le terme « intelligence artificielle » était une formule marketing, et que la technologie d’aujourd’hui est encore très éloignée des robots de science-fiction qui ont une conscience autonome… comme un être humain. Ce livre le confirme, sans exclure l’idée que dans le futur un robot « pensant » et concurrençant l’humain serait possible, mais certains chercheurs n’y croient pas.

    Il est intéressant de voir retracer l’histoire des sciences qui ont amené aux technologies actuelles. C’est très instructif pour tous les amateurs d’Histoire.

    Surtout, les auteurs prennent le temps de décrire simplement comment fonctionnent les technologies existantes : les algorithmes, le big data, le machine learning et les modes d’apprentissage plus récents… Enfin des explications claires sur des processus qui envahissent nos vies quotidiennes, et qui vont bouleverser des secteurs entiers de l’économie… mais aussi la sécurité et l’armée. Les implications éthiques sont vertigineuses.

    Les auteurs n’éludent pas les dérives possibles, en listant précisément certaines orientations envisagées, voire testées. Des exemples concrets d’événements récents (moins de 10 ans) prouvent que les modifications profondes des sociétés sont réelles.

    Même nous sommes encore très loin des machines pensantes, il est perturbant de constater que l’intelligence artificielle se transforme parfois en boîte noire y compris pour les spécialistes, quand ils ont des difficultés à comprendre pourquoi un programme arrive à une conclusion inattendue.

    Un essai utile, et à recommander à tous ceux qui s’intéressent au sujet et qui aimeraient avoir une information complète sur l’état actuel des recherches et leurs implications. Terminator n’est pas pour demain, cependant les possibilités offertes aux gouvernements ou aux entreprises privées sont inquiétantes.

    Je remercie Babelio et les éditions Alisio pour l’envoi de ce livre.

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