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  • Ce sujet contient 643 réponses, 67 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sooyemds, le il y a 5 jours et 1 heure.
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  • #165546
    Nymphadora
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    De mon côté, j’ai vu Nightmare Alley. Visuellement, c’est très beau. C’est du Guillermo Del Toro, et sa photographie étudiée met sacrément en valeur les beaux yeux de Bradley Cooper, la froideur glacée de Cate Blanchett, la douce innocente de Rooney Mara… L’univers de foire des années 40 fonctionne forcément très très bien visuellement vu le bonhomme. Je n’en attendais pas moins. Mais là où le bât blesse, c’est sur le rythme de cette fable où l’on voit tout venir à des kilomètres. C’est molasson, avec une lenteur qui rate le « je prends le temps d’installer et de faire vivre mes personnages », pour rentrer dans le « je surligne toutes les ficelles au cas où le spectateur n’aurait pas compris où je vais ». L’esthétique ne fait pas tout. C’est dommage parce qu’en plus, l’histoire aurait pu vachement bien fonctionner sur moi.

    Et j’ai vu Les leçons persanes (de Vadim Perelman). Un jeune juif se fait passer pour un persan pour échapper à la mort. Dans un camp, il enseigne le farsi au directeur SS du camp. Sauf qu’il ne parle bien sûr pas farsi,.. comment inventer une langue, et la retenir ? J’ai des sentiments un peu ambivalents sur le film. L’acteur principal, Nahuel Pérez Biscayart, est excellent, certaines scènes sont très fortes (on ne peut pas ne pas être remué par un film qui vous place dans le quotidien d’un camp de concentration faut dire). Mais j’ai trouvé – sans vraiment mettre complètement le doigt sur les scènes qui m’ont gênée – certains trucs un peu bancals, ça m’a un peu sortie du film. Le scénario de base est tellement invraisemblable que l’on a du mal à suspendre son incrédulité. J’aurais aimé aimer plus.

    ~~ Always ~~

    #165581
    Tizun Thane
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    Dans le registre « contemplation, symbolique, sexualité et j’aurais préféré le voir en salle », j’ai également vu The Green Knight de David Lowery. J’ai vraiment beaucoup aimé mais c’est un genre. Je pense que ça se rapproche pas mal de l’approche de Rohmer de la légende arthurienne, plus que de Boorman même si ça emprunte un peu aux deux. La relecture de cette pierre angulaire de la littérature médiévale anglaise est intéressante, mais encore faut-il le connaître un peu, même si ça n’empêche pas d’apprécier. Toujours est-il qu’ici aussi, la musique est impeccable, les acteurs et la photographie aux petits oignons. Peut-être juste que Lowery est un peu trop explicite sur certains points, comme s’il avait peur que le spectateur ne comprenne pas. Un travers de ses commandes disneyennes, peut-être ? (Peter et le Dragon, bientôt Peter et Wendy… qu’est-ce qu’il a avec les Peter ?) Bref, y a même un moment méta où Gauvain (Dev Patel) parle à Gauvain (Joel Edgerton qui tenait le même rôle dans le film de Fuqua de 2004), et c’est sympa !

    J’ai aussi vu le Green Knight, en ayant l’avantage de connaître le conte d’origine.  Sans cela, je pense que j’aurai détesté. Avec cette connaissance, j’ai trouvé le film… intéressant?

    Le film est visuellement très beau, mais c’est un film artistique, à la narration et aux enjeux non conventionnels. Il est aussi très lent. Bref, c’est du cinéma expérimental.

    Le film « déconstruit » le genre tout en restant relativement fidèle. Je ne suis pas certain qu’il critique la masculinité toxique. Le Gauvain du film est surtout un raté. Je pense qu’il déconstruit le « voyage du héros » traditionnel. La fin ouverte est assez mystérieuse.

    Pour être franc, j’aurai préféré une approche sans déconstruction, qui aurait eu le mérite d’être paradoxalement plus originale en 2022.

    J’ai bien aimé, mais je crois qu’il n’est pas pour tout les publics, et que pire encore, le réalisateur ait raté ce qu’il voulait dire, notamment par l’ambiguïté de sa fin.

    #165715
    R.Graymarch
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    Belle (Ryū to sobakasu no hime) film d’animation de Mamoru Hosoda

    Dans un futur proche, Suzu est une adolescente assez timide. Mais sur une application universelle (5 milliards d’utilisateurs) de monde virtuel nommé U, elle est une méga-star (oui, comme dans Creamy)

    J’avais entendu du bien donc je me suis dit « pourquoi pas ? ». Sur le papier, reprendre un thème assez classique mais au gout du jour avec les réseaux sociaux et ce que ça entraîne comme torrent de réactions (positives et négatives), notre identité en ligne, tout ça sur un fond de conte ultra classique, ça pouvait marcher. Je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. C’est trop long (2 heures), décousu.. C’est pas mal fait, je le reconnais mais je me suis copieusement ennuyé. Peut-être que je ne suis pas la bonne cible

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #165975
    R.Graymarch
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    Madeleine Collins d’Antoine Barraud

    On suit le parcours d’une femme (Virginie Efira) prise entre son boulot et sa famille. (Je reste vague à dessein)

    J’avais entendu de bonnes critiques et le fait que c’était un thriller. Du coup, j’ai été un peu déçu car je m’attendais à mieux. L’entrée en matière est exemplaire et globalement le film ajoute brique par brique pour qu’on puisse avoir un aperçu de l’ensemble de la toile, ce qui est plutôt ambitieux et bien foutu. Reste qu’on est plus pour moi dans le drame psychologique que dans le thriller

    Ca reste un film à voir, notamment pour la qualité des interprètes (y compris la petite de 4 ans) mais j’aurais aimé plus aimer que ça sans doute car j’en attendais plus (ou trop)

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    #166082
    R.Graymarch
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    Enquête sur un scandale d’État de Thierry de Peretti, librement adapté de L’Infiltré d’Hubert Avoine et Emmanuel Fansten lui-même basé sur l’affaire François Thierry.

    Le film prévient d’emblée que ce n’est pas une histoire vraie, c’est bien, ça change des « inspirés de faits réels » trop flous à mon goût.

    L’histoire parle de trafic de cannabis que l’organisme policier censé lutter contre ce trafic laisse entrer et circuler sur le territoire français. Un journaliste de Libé (Pio Marmaï) reçoit l’histoire (les confessions ?) d’un indic (Roschdy Zem) et va tout faire pour que l’affaire éclate en posant la question de « jusqu’où aller pour combattre l’illégalité ? »

    Je m’attendais à un film dossier, solide et… mouaif. Le film dépasse les deux heures, c’est déjà bien long. Sans doute pour qu’on ait un peu « d’air », un peu plus de connaissance des personnages, on a beaucoup de « scènes de vie » (au bar, resto etc) et ça nuit complètement au film qui en plus est très brouillon dans ce qu’il montre. Accessoirement le « journal imprimé qui change tout », on a l’impression d’être en 1970 (le film se passe entre 2012 et 2018). C’est encore vrai de nos jours dans une certaine mesure mais je trouve bizarre qu’on ne donne pas d’infos sur la partie internet, réseau etc. Y a des qualités d’image, de son mais je n’ai pas été vraiment convaincu par le film en général.

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    #166250
    R.Graymarch
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    Un autre monde de Stéphane Brizé

    J’aime plutôt bien ce réalisateur qui fait des films sensibles, certes un peu conformistes si on est tatillon. Au firmament, je place Je ne suis pas là pour être aimé.

    Là, c’est la fin (?) de la trilogie du travail avec Vincent Lindon en chômeur (La Loi du marché, 2015), en syndicaliste (En guerre, 2018) et ici en directeur d’un site industriel de la filiale française d’un groupe américain. Le film s’ouvre sur une conciliation de divorce entre lui, sa femme (Sandrine Kiberlain, clin d’oeil à Mademoiselle Chambon ?) et leurs avocats. Car on découvre que la « formidable opportunité de carrière » a détruit leur couple : il gagne bien sa vie mais n’est jamais là, elle a dû arrêter sa carrière pour le suivre dans ses mutations de poste. Le coeur du film est pourtant sur la vie professionnelle du directeur. Après un plan social il y a deux ans, on demande à tous les directeurs de site de supprimer 10% des effectifs. Ses subordonnés sont contre car cela mettrait en jeu la qualité des produits ou de la vie des salariés, mais ses supérieurs veulent qu’on fasse bonne figure auprès de la maison mère et ne veulent rien entendre. Et lui est entre les deux, tentant de trouver un compromis

    Le film est court (1h36) et passionnant dans sa partie « entreprise ». Je déplore un peu la partie familiale, surtout le « fils à souci » (déjà de trop dans La Loi du marché) qui dilue le tout alors que ça n’était pas nécessaire. Le réalisateur a un parti pris, c’est assez évident (cela se voyait déjà dans les deux précédents films) mais là je trouve plus subtil de suivre un cadre dirigeant par rapport au chômeur ou syndicaliste d’avant. Pour avoir (de loin) approché ces sphères, j’ai été sidéré par certaines scènes qui sont très réalistes de violence au travail. Faut encaisser et c’est pas simple.

    Si le genre vous plait, je recommande vivement.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #166394
    Nymphadora
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    Mort sur le Nil (de et avec Kenneth Branagh, évidemment adapté du titre d’Agatha Christie)

    J’avais déjà peu gouté à la version Branagh du « Crime de l’Orient Express »… Mais alors là, quelle nullité ! C’est fou qu’avec un roman aussi efficace, on réussisse à faire un film sans le moindre enjeu… A vouloir faire un blockbuster plein de stars (qui ne sont clairement là que pour récupérer un chèque), on prend les spectateurs pour des abrutis pas capables de s’intéresser à un bon vieux mystère, et on vide de sa substance tout le roman.
    Le jeu, avec Agatha Christie, c’est de trouver le meurtrier parmi une galerie de personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, qui ont tous des haines cachés envers la victime et auraient donc tous pu être le meurtrier. Et là, Branagh réussit l’exploit de tellement vider le mystère de sa substance que le « whodunnit » fait plouf. Les personnages sont très mal définis, au profit d’une caractérisation bancale de Poirot (apparemment, il faut créer une histoire personnelle sombre et dépressive, et des doutes et atermoiements au personnage pour que l’audience l’accepte ? Le détective prétentieux et brillant ça ne marche plus faut croire… alors on nous sert une soupe à base d’amour perdu… errrrf) et du personnage de Gal Gadot (caractérisation qui ne marche pas du tout, puisqu’on n’arrive pas à réconcilier ce qu’on nous explique : une brillante jeune femme, requin des affaires, qui se conduit comme une neuneu pendant tout le film…). Du coup, on n’arrive pas à comprendre pourquoi les personnages lui en veulent (à part parce qu’elle est neuneu) et voudraient la tuer, et on a une grosse flèche rouge sur le meurtrier véritable qui est le seul dont on nous a introduit un motif…
    Le tout est en plus servi par une réalisation too-much, où les mouvements de caméra sont incessants et donnent la nausée.

    Bref, n’y allez pas.

    ~~ Always ~~

    #166506
    Aerolys
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    Mort sur le Nil (de et avec Kenneth Branagh, évidemment adapté du titre d’Agatha Christie) J’avais déjà peu gouté à la version Branagh du « Crime de l’Orient Express »… Mais alors là, quelle nullité ! C’est fou qu’avec un roman aussi efficace, on réussisse à faire un film sans le moindre enjeu… A vouloir faire un blockbuster plein de stars (qui ne sont clairement là que pour récupérer un chèque), on prend les spectateurs pour des abrutis pas capables de s’intéresser à un bon vieux mystère, et on vide de sa substance tout le roman. Le jeu, avec Agatha Christie, c’est de trouver le meurtrier parmi une galerie de personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, qui ont tous des haines cachés envers la victime et auraient donc tous pu être le meurtrier. Et là, Branagh réussit l’exploit de tellement vider le mystère de sa substance que le « whodunnit » fait plouf. Les personnages sont très mal définis, au profit d’une caractérisation bancale de Poirot (apparemment, il faut créer une histoire personnelle sombre et dépressive, et des doutes et atermoiements au personnage pour que l’audience l’accepte ? Le détective prétentieux et brillant ça ne marche plus faut croire… alors on nous sert une soupe à base d’amour perdu… errrrf) et du personnage de Gal Gadot (caractérisation qui ne marche pas du tout, puisqu’on n’arrive pas à réconcilier ce qu’on nous explique : une brillante jeune femme, requin des affaires, qui se conduit comme une neuneu pendant tout le film…). Du coup, on n’arrive pas à comprendre pourquoi les personnages lui en veulent (à part parce qu’elle est neuneu) et voudraient la tuer, et on a une grosse flèche rouge sur le meurtrier véritable qui est le seul dont on nous a introduit un motif… Le tout est en plus servi par une réalisation too-much, où les mouvements de caméra sont incessants et donnent la nausée. Bref, n’y allez pas.

    A la base, je comptais m’y rendre le week-end dernier mais finalement, je n’ai pas pu le voir. J’ai bien fait, on dirait. ^^’

    J’avais pourtant bien aimé Crime de l’Orient Express.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 3 semaines par Aerolys.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #166569
    Mélusine
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    J’avais déjà peu gouté à la version Branagh du « Crime de l’Orient Express »…

    Après avoir vu le « crime de l’orient express » je m’étais demandée si Kenneth Branagh avait déjà lu un Hercule Poirot. Poirot qui pique un sprint pour rattraper le tueur, c’est drôle, mais pas sérieux!

    Maintenant avec la critique de Nymphadora, déjà je n’irai pas le voir et je crois que je n’ai jamais aimé un film de Branagh, même pour « Cendrillon » je trouvais qu’il manquait un petit quelque chose pour que la sauce prenne.

    #166570
    R.Graymarch
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    J’ai beaucoup aimé Branagh, il y a longtemps. Henry V et surtout Beaucoup de bruit pour rien sont merveilleux. Dead again (qui lorgnait beaucoup sur Hitchcock) était un peu grandiloquent, Au beau milieu de l’hiver est très chouette et  Peter’s friends garde une place très haute dans mon panthéon personnel. Mais tout ça a plus de 20 ans, ça fait… loin.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #166624
    Crys
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    Faut voir pour Branagh, son Belfast a l’air cool, quand même je trouve 🙂
    J’avoue que c’est un acteur/réalisateur « plaisir coupable » de mon côté. Son Gilderoy Lockhart a marqué mon imaginaire de manière trop intense pour que je ne sois pas un minimum intéressé par ce qu’il fait, même si pour le coup, Mort sur le Nil a pas l’air fameux. Rien que le côté « un bateau et un fond vert dans tous les arrières plans » suffit à me détourner du truc.

    Et je viens de réaliser que j’ai vu 5 films en un mois au cinéma ! Pas des sorties de première main, mais je crois que c’est plus que dans tout 2021 !

    Du coup en bref, Moonfall de Roland Emmerich. Pas son meilleur film, mais on atteint quand même un stade où c’est difficile de croire que c’est du premier degré. Dans le genre Interstellar pour les teubés qui donne raison aux complotistes ça se pose là. J’ai plutôt passé une bonne séance à me marrer, mais je reconnais que c’était un nanar avec un pognon monstre. A noter que le film n’est absolument pas financé par les Ricains qui ont compris qu’il se foutait pas mal d’eux. Enfin bon, si vous voulez voir Samwell Tarly en mode Nerd… ouais comme d’hab mais dans le monde moderne, ça devrait vous satisfaire.

    Backflip pour enchaîner dans la même semaine avec Ouistreham, film d’Emmanuel Carrère sur ces invisibles précaires qui courent après les heures de ménage partout dans Caen. Alors je ne sais pas à quel point le film est adapté du livre, mais le postulat éventé au bout de deux minutes de « en fait Juliette Binoche est une bourge infiltrée » m’a mis mal à l’aise. Je comprends que ce soit la version romancée de ce que l’auteure du livre de base a vécu, mais je sais pas, j’ai eu du mal avec ce côté-là. Je trouve que ça amène un truc assez malsain au film qui se base dessus pour chercher du drama plutôt que s’intéresser aux destins brisés des personnages qu’elle côtoie. Donc moyen plus, j’aurais envie de dire, mais ce ressenti est vraiment très personnel.

    Rattrapage de janvier avec Nightmare Alley. Bon, Guillermo del Toro s’enfonce un peu plus dans le grand public mais n’arrive tellement pas à lui faire confiance qu’il te cale d’armurerie de Tchekov dans son récit. Résultat, ça n’est jamais surprenant et c’est bien dommage. J’ai plutôt préféré la première partie du film que la seconde. Pas vraiment un ratage intersidéral, mais mon ressenti à la sortie est assez terne.

    Zai Zai Zai Zai, adaptation de la BD éponyme avec Jean-Paul Rouve en tête. J’ai pas lu l’œuvre d’origine une fois de plus, malgré le grand barouf autour de sa sortie. Donc j’ai passé un bon moment, même si on ressent une adaptation très littéral de la chose. Somme toute, ça en fait un film de Quentin Dupieux mais en version accessible à tous. Pas mal, mais pas inoubliable non-plus !

    Les Vedettes de Jonathan Barré et du Palmashow. Bah la bonne surprise. Leur Folle Histoire de Max et Léon, si ça m’avait fait rire, m’avait laissé un peu sur ma faim à cause d’une impression de succession de sketchs, plus que d’un film à part entière. Ici le Palmashow et leur comparse de réalisateur réussissent à faire un vrai film qui évite les écueils du genre (de type « le passage à la télé est le climax émouvant du film »). Le regard porté sur la France des zones artisanales est assez touchant, jamais méprisant et plutôt sincère. Et les blagues m’ont quand même bien fait marrer. Donc finalement, j’y allais un peu à reculons, mais de tout ce que je viens de citer, c’est ce qui m’a le plus emballé XD

    #166626
    Nymphadora
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    Oui Branagh en soit je suis pas réfractaire (et comme Gray, je suis fan de son Beaucoup de bruit pour rien). Du coup, je lui laisse toujours sa chance, j’ai été voir Belfast.

    Récit d’enfance clairement autobiographique dans la Belfast de la fin des années 60, on suit Buddy, qui grandit au milieu des conflits qui déchirent catholiques et protestants, et des difficultés économiques de ses parents. Ce film à hauteur d’enfant porte un regard plein d’innocence et de beauté sur le monde (ce qui est d’autant magnifié par le noir et blanc dont use le réalisateur : nostalgie de l’enfance où le monde est simple, mais bourré d’émotions contrastées…). Il en ressort un côté très attendrissant, et beaucoup de sincérité. Des tranches de vie très tendres au milieu d’un contexte si dur.
    Néanmoins, il y a beaucoup de longueurs, et un je-ne-sais-quoi qui m’a manqué pour en faire un grand film (peut-être notamment le fait que je ne suis pas spécialement calée en histoire irlandaise : du coup un manque de contexte, que le réalisateur ne nous montre pas puisqu’on est à hauteur d’enfant, s’est fait sentir pour moi). Mais il en reste beaucoup de tendresse (et les acteurs sont bons).

    Sinon j’ai vu The Batman, de Matt Reeves, et je ne sais pas si j’ai aimé. Des discours grandiloquents m’ont totalement sortie du film, mais on retrouve quand même cette ambiance polar noir dans une ville corrompue qui marche pas mal. Pattinson tient la route (mais on sent que le real joue avec son image de vampire glamour pour en rajouter une couche, ce qui était pas forcément nécessaire ?). Bref… je sais pas trop. Mais dans l’ensemble, je ne me suis pas ennuyée en tous cas.

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    #166627
    Lapin rouge
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    Vu aussi Un autre monde. Je partage globalement l’avis de Gray, peut-être en un peu plus sévère. En effet, les problèmes rencontrés par le fils nuisent à mon avis à la dynamique, d’abord parce que je trouve que cela rajoute une couche excessive sur tout ce qui pèse déjà sur les épaules du personnage principal (un plan social et un divorce, ça aurait suffit), et ensuite parce que l’articulation avec l’intrigue principale est un peu lourdingue (le jeu avec la marionnette). Et puis, pour un cadre de direction qu’on nous montre hyper débordé et stressé par son boulot, on voit qu’il a quand même le temps d’aller voir son fils en pleine journée plusieurs fois. C’est accessoire, mais ça fait fausse note.

    Pour ce qui est de l’intrigue professionnelle en tant que telle, je suis également mitigé. C’est souvent très fort, c’est bien raconté (montage super efficace), les personnages ont de l’étoffe, mais, à part le personnage principal, il n’y a pas beaucoup d’évolution : les salauds sont des salauds du début à la fin, les victimes aussi. Mais c’est tout de même assez subtil : les salauds ont tous leurs raisons, et les autres directeurs, les homologues de Vincent Lindon, ont chacun une posture différente et qui peut évoluer.

    Sur l’histoire, c’est tellement violent que je me demande si c’est si fréquent que cela dans la vraie vie. Pas les plans sociaux, ils ne sont hélas pas rares, mais l’existence des rapports aussi durs, hypocrites et retors au sein d’un collectif de direction d’une multinationale. Je me demande comment un collectif de travail peut tenir dans de telles conditions, sans un minimum de confiance mutuelle et d’écoute.

    Pour en revenir au film, ça reste du très bon cinéma, avec notamment des interprètes excellents : Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, on a l’habitude, Marie Drucker (dont c’est le premier rôle au cinéma) est glaçante, et tous les autres acteurs sont très bons.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #167805
    R.Graymarch
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    En Corps de Cédric Klapisch

    Élise, 26 ans, est une danseuse de ballet avec une bonne position à Paris. Elle se blesse ce qui la contraint à envisager un changement de vie

    Ah, Cédric. Nous nous sommes tant aimés, (c’est encore plus beau en italien). Longtemps, j’ai mis ta filmographie dans mon panthéon personnel : Riens du tout était sympa, mais ensuite Le Péril jeune (film de commande !) et Un air de famille et L’Auberge espagnole m’ont emporté. Bien sûr, il y a eu des films entre « mouaif » et « mbof » : Chacun cherche son chat, Peut-être, ou les suites de l’auberge. Puis ça s’est un peu gâté. Paris ne m’a pas emballé mais tu m’as perdu à Ma part du gâteau que j’ai trouvé abject (et je crois pas que cela soit fait sciemment). Alors j’ai pris mes distances et les films que j’ai vus restent au niveau du « mouaif » voire « pas mal, si on est indulgent » : Ce qui nous lie, Deux moi. Néanmoins, je vais souvent voir tes films et pas que pour choper le moment où tu seras devant la caméra, et idem pour Zinedine Soualem.

    Alors, En Corps, qu’en penser ? Ca reste à un niveau de « pas mal » et ça pourrait grandir avec le temps. Je n’y connais pas grand chose à la danse mais force est de reconnaître que Klapisch filme ça très bien : le premier quart d’heure est un tour de force uniquement tourné au spectacle. Après, ça reste du Klapisch où on a une personne face à soi et à sa place dans le groupe (et quel groupe ?). C’est de bonne facture mais pas hyper poussé non plus, ni trop « malveillant » (très peu de concurrence entre les danseuses). Certains rôles sont moins réussis : du kiné François Civil au perso de Muriel Robin (que j’ai trouvée assez mal écrit, une sorte de bonne fée-fonction), voire la famille d’Élise un peu monolithique pendant les 3/4 du film. A l’opposé, j’ai bien aimé Pio Marmaï et surtout Souheila Yacoub sa compagne. Les danseurs jouent vraiment bien la comédie (même si la plupart font surtout des scènes de danse). Last but not least, on ne tressera pas assez de louanges pour la danseuse Marion Barbeau qui interprète Élise. Elle est de quasi tous les plans et porte le film sur sa cheville ses épaules. Elle est impeccable.

    Le film est donc gentiment positif, plein de bons sentiments (c’est mieux que l’inverse) sur ce parcours de vie(s) pendant deux heures (ça passe). Il a aussi le mérite de parler de danses (classique et contemporaine), d’en montrer également ce qui n’est pas si fréquent.

    Pas dans mon panthéon de ta filmographie mais plutôt un bon cru. A la prochaine, Cédric.

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    #167872
    R.Graymarch
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    Je suis allé à reculons voir The Batman, de Matt Reeves. Film de super héros et film ultra long (3 heures), ma motivation était basse. Mais j’ai entendu de bonnes critiques alors je tente. Globalement, ça va mais sans plus. C’est très bien fait, il y a une vraie patte de réalisation (surtout si vous aimez le sombre. Et la pluie). Mais à part ça, moui, sans plus

    A plein temps d’Éric Gravel

    Julie vit un peu au delà de l’Ile de France avec ses deux enfants. Elle travaille dans un grand hôtel parisien comme première femme de chambre. Quand une grève des transports éclate, cela complique « un peu » sa situation

    Le film dure 85 minutes et m’a épuisé pour une semaine « Que » du quotidien mais très réaliste. Laure Calamy est de tous les plans et est toujours impeccable. La musique électro joue un rôle fondamental dans l’usure qu’est ce quotidien où Julie doit affronter moult tracas. Si le genre vous intéresse, je recommande vivement. (Si les bouchons ou les transports en commun ultra bondés vous stressent, passez votre chemin^^). Sur ce sujet ou presque, une vidéo récente de Stupid economics sur la fin (?) de la maison individuelle

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

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    #167875
    Nymphadora
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    De mon côté, petit week-end blockbusters avec Ambulance (le dernier Mickael Bay). Bah c’est du Mickael Bay, ça explose, le scénario tient sur un mouchoir, mais on s’ennuie pas et les acteurs sont plutôt bons (Jack Gyllenhall je l’aime toujours, même quand c’est pour cachetonner ^^). Ca a ce petit goût suranné des blockbusters années 90 qu’on ne voit plus aujourd’hui (forcément, faut donner de la place aux super-héros), et rien que pour ça, je mets des points en plus.

    Et donc ensuite j’ai enchaîné sur le dernier Marvel en date : Morbius. Jared Leto est un vampire (on s’en doutait déjà depuis des années xD) sous amphètes, Matt Smith est un psychopathe flippant – mais moins que dans Last Night in Soho – et il a revêtu le masque des vampires de Buffy alors c’est rigolo… Vous avez déjà vu ce film 1000 fois, rien ne vous surprendra et vous soupirerez probablement beaucoup… m’enfin si vous avez rien à faire un aprem, ça passe. Batman fait clairement pas le poids niveau chauve-souris, en tous cas : là ça vole avec des effets spéciaux rigolos, ça tabasse, les mecs ont un sonar intégré et une force sur-humaine, on est vraiment sur de la chauve-souris de compèt

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    #168022
    R.Graymarch
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    En même temps de Gustave Kervern et Benoît Delépine

    Deux maires de bords opposés, Jonathan Cohen le mec de droite très décomplexée et Vincent Macaigne l’élu écolo (chacun étant bien caricatural) s’affronte au sujet d’une construction qui détruirait une forêt primaire. Jonathan Cohen va tenter de convaincre son rival au resto… et par la magie du scénario, ils se retrouvent « collés » l’un à l’autre.

    Comme écrit ici ou , j’ai pas mal de tendresse pour le cinéma de Kervern et Delépine. C’est foutraque, souvent vulgaire, mais assez unique. Pour une fois, ils parlent surtout de gens « puissants » (à leur échelle). C’est encore une fois très inégal pendant 1h25 avec des situations parfois rocambolesques, parfois embarrassantes mais surtout avec des petites touches qui sont hilarantes (le karaoké…) même si ça n’apporte rien à l’intrigue. Les vingt dernières minutes sont plus molles et vont vers une consensualité ouvrant sur de nouveaux combats de manière assez peu convaincante. Je finis donc sur une impression de « moins bien ». Et c’est dommage car le film avait de très bons moments avant. Loin d’être indispensable donc (mais nettement mieux que leur film précédent).

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    #168257
    Nymphadora
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    Allons enfants, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai
    Plongée au cœur du lycée Turgot à Paris, dans la section Hip Hop. On suit une dizaine d’élèves du lycée pour une année scolaire. C’est bourré de bienveillance (leur prof de danse est un saint xD), de belles images de danse, et ça vous montre des parcours de vie un peu compliqués de ces jeunes élèves hyper déterminés qui se retrouvent dans un environnement bien différent de leur ancien quotidien et qu’on essaye de sortir de l’échec scolaire. Le montage est toutefois assez effréné, et on aimerait avoir ne serait-ce qu’une scène de battle complète, pour mieux comprendre cet art qui du coup semble effleuré. Le cœur du film, c’est l’expérience sociale, avec du coup son côté très codifié (le pathos à la « documentaires sportifs netflix » un peu, en plus franchouillard et sincère) et on aimerait parfois que la danse reviennent au cœur du propos. N’empêche que c’est le genre de film qui vous remplissent d’humanité, ça fait jamais de mal.

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    #168379
    R.Graymarch
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    La Nuit du chasseur (The Night of the Hunter) réalisé par Charles Laughton (1955)

    Dans les années 1930, un meurtrier se faisant passer pour un pasteur tente d’arracher un secret à des enfants au sujet d’un magot enfoui.

    Ce film est un classique même s’il a été un flop complet à sa sortie (du coup, Charles Laughton n’a jamais rien réalisé d’autre). Je l’avais vu à la télé mais là au ciné, c’est mieux. C’est une ambiance bien étrange avec un noir et blanc très expressionniste et un récit qui fait dans le film noir mais aussi la fable, voire la parabole (rien que l’intro du film…), bref rien de réaliste. Je pense qu’il y a de quoi le disséquer pendant des heures.

    Cette histoire d’enfants innocents poursuivis par un ogre se faisant passer pour un homme d’église est digne des contes. Mitchum est grand, bien entendu avec ses LOVE et HATE tatoués sur les phalanges. Desproges parlait tellement bien de cet acteur. « il coule dans ses veines du sang indien et de l’alcool irlandais ». Mais il ne faut pas oublier Lilian Gish qui est extraordinaire en mamie pâtes de fruit tendance Ravella Petitbois^^

    Ca dure 1h33, c’est très atypique et c’est au firmament du 7e art

     

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    #168381
    Sooyemds
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    The Batman de Matt Reeves. J’y suis allé sans aprioris et attentes particulières. J’avais juste un peu peur de la longueur du film. Et bien j’ai passé un très bon moment. Ce n’est pas le film de l’année car il a des défauts mais c’est un bon divertissement. La réalisation est millimétrée. Un film sympathique et qui remplit bien son rôle.

    Les animaux fantastiques 3 : Les secrets de Dumbledore de David Yates. J’ai déjà commenté sur le topic dédié. Ce film représente bien les problèmes que j’ai avec la reprise de grosses franchises et sagas. Aucune personne qui a bossé sur ce film n’avait d’idées ou d’ambitions. Vide et sans intérêt pour moi.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par R.Graymarch.
    #168439
    DNDM
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    Vu deux Disney, Frozen II (2019) et En avant! (2020).

    Le premier, vous savez tous à peu près ce que c’est. Le second se passe dans un monde fantasy typique (Elfes, centaures et autres créatures magiques) mais modernisé (voitures, pavillons de banlieue…), et mets en scène deux frangins en quête d’un objet magique qui pourra faire revivre leur père décédé le temps d’une journée.

    Les deux ont ceci d’intéressant, quand on les regarde avec un œil d’adulte un peu intéressé par la narration, qu’ils respectent quasi scrupuleusement les schémas et différentes règles de narration du genre « comment faire un blockbuster jeunesse » / « comment écrire une histoire de fantasy » / « Comment écrire une histoire avec des personnages qui découvrent qui ils sont et qui à la fin ont ce dont ils ont besoin, mais pas ce qu’ils cherchaient ». Surtout « En avant! », qui peut quasiment servir de maitre-étalon pour illustrer ces règles. Mais Frozen II a aussi de gros sabots dans le genre, avec des paroles de chansons (Into the unknown, Show yourself, The next right things…) absolument transparentes à ce niveau, et des chansons quasiment faites pour illustrer les différentes étapes de « Ecrire un scénario pour les nuls ».

    Mais pas de chansons du niveau de « Let it go », par contre.

    Oui, j’ai écrit ce post juste pour vous remettre « let it go » dans la tête. 😀

    Bref, c’est à la fois très bon dans le sens où y’a de l’émotion et une histoire touchante, et dans le même temps très attendu, ça suit vraiment un rail narratif que désormais tout le monde connait ; et du coup, je me demande si c’est moi qui repère ça, désormais, parce que je m’y intéresse, ou si c’est en fait tout le monde commence à s’en lasser et que c’est un moment, une école de narration, qui a ainsi atteint son pic et qui va peu à peu tomber en désuétude pour laisser la place à de nouveaux modèles?

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #168605
    Corondar
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    Je me rattrape avec quelques avis des derniers films vus (pas tous quand même, faut trier…).

    The Batman

    Filer ce reboot-remake à Matt Reeves (réalisateur, entre autres, des excellents Cloverfield, et des deux derniers films du prequel de La planète des singes) était une excellente idée. Le gars montre tout son talent dans l’usage du clair obscur (la photo est top), et s’empare du personnage de Batman en axant tout sur une facette du héros très présente dans les Comics mais jamais vraiment montré dans les films, à savoir le Batman détective. Qui ici enquête dans les bas-fonds de Gotham en reprenant les codes du polar noir d’antan.
    J’ai beaucoup aimé cette approche (même si le film emprunte un peu trop ostensiblement à l’esthétique de David Fincher ?), avec une ambiance bien poisseuse et pluvieuse, dans une ville décadente où la pègre fait la loi. Le tout saupoudré d’une BO de Nirvana, tu prends pas trop de risque en même temps .
    L’autre gros point fort du film, c’est le casting. Robert Pattinson et Zoe Kravitz sont impeccables (comme souvent), Colin Farrell est absolument génial en Pingouin, et Paul Dano envoie du bois en Riddler. Et ce qu’on entrevoit fugacement du Joker donne très très envie.
    Seul bémol : même si je ne me suis pas ennuyé, le film est inutilement bien trop long, et aurait gagné à être plus concis (surtout sur sa dernière demie heure, qui est beaucoup plus classique dans la mouvance super-héros je trouve).

    Belfast

    Comme quoi, Kenneth Branagh peut alterner l’horrible (Mort sur le Nil, au secours…) et le très bon, avec ce film semi autobiographique sur l’enfance d’un gamin de Belfast en plein affrontement entre protestants et catholiques à la fin des années 1960. La grande histoire et la chronique familiale s’entremêlent joliment (avec un noir et blanc très classique mais très classieux), les acteurs sont très bons (les parents mais aussi et surtout le très jeune Jude Hill), et j’ai vraiment eu l’impression d’être emporté dans le Belfast de l’époque. Je me sentais presque Irlandais .

    Morbius

    C’est pas aussi nul que Venom 2, mais nom de Zeus que c’est mauvais quand même ! Encore un film mal monté (où il manque clairement des scènes) et un scénario aux fraises (qui introduit des éléments pour s’en désintéresser complètement par la suite). Au moins visuellement il y a 2 ou 3 effets pas dégueu, mais honnêtement le seul truc que je retiendrais de ce navet c’est comment fait Jared Leto pour avoir 51 ans et toujours ressembler à ça .

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par Corondar.
    #168612
    Nymphadora
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    le seul truc que je retiendrais de ce navet c’est comment fait Jared Leto pour avoir 51 ans et toujours ressembler à ça .

    Bah c’est ça d’être un vampire… Ils pouvaient pas trouver plus adapté au casting xD

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    #168842
    Crys
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    J’ai aussi vu le dernier Batman en date. Et du coup, ben j’ai plutôt bien aimé. J’ai passé une bonne séance sans trouver ça fou. Quelque part j’aurais sans doute aimé aimer mieux, mais c’était loin d’être parfait. Le film souffre principalement d’être le 10ème film Batman en 30 ans, donc son intrigue fait dans la redite, entre le choix des « méchants » (Pingouin/Catwoman/Riddler) et une intrigue qui emprunte au Long Halloween qui servait également de base à… The Dark Knight de Christopher Nolan. Donc bon, pour la nouveauté totale on repassera. Cela dit, le regard porté sur les personnages étant nouveau, j’ai trouvé ça intéressant. Graphiquement c’était très chouette (comme les autres films de Matt Reeves), la musique était une vraie bonne surprise à mon sens.
    Cela étant dit, on a l’impression qu’au vu de la densité du Gotham présenté pour l’enquête policière, il faut absolument tout expliquer et Gordon ne sert qu’à faire des « Bon sang, Batman, mais qu’est-ce que ça veut dire ? » et l’autre répond « Je sais pas » et part enquêter… en étant le plus mauvais détective du monde (le passage dans l’orphelinat, c’est un facepalm, quand même). Donc dommage. D’autant que l’intrigue revient tourner sur la paternité de Bruce Wayne et qui a tué ses parents et… et c’est comme l’araignée qui mord Spider-Man. On arrête avec ça. Tout simplement. Ah et je crois que j’aurais préféré qu’il n’y ait pas d’amourette Bat/Cat, je trouvais que les persos s’y prêtaient peu (d’autant que pendant une partie du film, j’ai cru comprendre, et je n’étais pas le seul que l’orientation sexuelle de Selina penchait plutôt pour les femmes).
    Mais sorti de ces petits ressentis plus post-séance que pendant le film, c’était plutôt pas mal. Le point de vue « darkweb du fascisme » était plutôt bien vu aussi. Donc j’espère qu’il y aura un 2 (a priori oui) qui sera mieux !

    #168853
    R.Graymarch
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    Bienvenue à Gattaca (Gattaca) d’Andrew Niccol (1997), réalisateur que j’aime aussi bien pour S1m0ne et Lord of War.

    Bienvenue à Gattaca fait partie de mon panthéon personnel depuis bien longtemps. Du coup, je craignais un peu de le revoir me disant que mon souvenir avait embelli le film. Pourtant, au fond de moi, je me disais que le thème restait très fort et que le choix d’une esthétique déjà « classique » (années 50 en gros) rendait le film intemporel et donc il n’allait pas vieillir. Profitant d’une occasion, je suis allé me forger ma propre opinion au cinéma

    Dans un futur « pas si lointain » (tu m’étonnes), les naissances sont génétiquement programmées pour limiter le nombre de défauts/tares. Les personnes nées « naturellement » sont mal perçues. Dans le centre de Gattaca, on envoie tous les jours des fusées dans l’espace. Jérôme y travaille et espère participer à l’expédition se rendant sur Titan. Sauf qu’un directeur a été assassiné dans le centre et que la police mène l’enquête. Et que « Jérome » ment tous les jours sur son patrimoine génétique car sans cela, il n’aurait jamais obtenu le poste. Sa couverture est donc en danger

    Allez, le seul défaut que j’ai trouvé, c’est l’abus de filtre jaune. Pour le reste, ça reste toujours très très bon (ouf). Courez le voir si ce n’est pas fait, je mets le reste en spoiler

    Spoiler:
    Bon sang que ce film est bon. Le propos, comme je m’y attendais, est toujours impeccable et encore plus juste qu’en 1997. Le fait de mêler une intrigue policière est aussi une bonne manière d’amener le scénario. On voit d’ailleurs 2 types d’enquête, celle se basant sur les preuves génétiques et l’autre sur le mobile. Vous avez noté que la personne ayant commis le meurtre n’a aucune prédisposition génétique à la violence ? Huhu

    Le propos du film sur la prédestination et le potentiel fait très plaisir. « Je ne pensais pas au retour » reste une phrase clé. Cela dit, ça a le mérite de montrer que la pression se porte aussi sur ceux à qui on a dit toute leur vie qu’ils sont au top et vont gagner

    Côte acteurs, ça reste très masculin (oui il y a Uma Thurman mais dans un rôle assez mineur). Le binôme entre Ethan Hawke et le somptueux Jude Law fonctionne très bien.

    Les petites touches comme les lettres GATC (superbe générique), « Eugene » le bien nommé, l’escalier en forme d’hélice ADN… c’est top

    La fin reste mémorable, et quand on connait le film, elle est annoncée tout au début lors du premier entretien médical « faudra que je vous parle de mon fils un jour ». Ce twist renforce l’impact de l’humain dans un système injuste, j’adore cette personne qui change tout alors qu’elle n’y a rien à gagner. De mon jour, je me demande si on pourrait si facilement bypasser le système cela dit.

    En résumé, toujours un chef d’œuvre de l’anticipation pour moi

    Ghost in the Shell (Gōsuto In Za Sheru/Kōkaku Kidōtai), anime de Mamoru Oshii (1995)

    Je connaissais de réputation mais n’avais jamais vu le film (et n’ai pas lu le manga). C’est un film autour du hacking et de cyborg. Rien à redire sur le fond ou sur la qualité de l’animation. Je comprends que ce soit un passage obligé si on aime le genre, mais je n’ai pas particulièrement adoré : ça se regarde très bien mais bon voilà^^

    Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika) de Hayao Miyazaki (1984)

    Un des Miyazaki que je n’avais pas vus et j’en avais entendu beaucoup de bien. Rien à redire, c’est très bien, et c’est intéressant de voir les grands thèmes de Miyazaki qui sont déjà là. Très solide, très attachant, très bien mené. Mérite largement sa réputation.

     

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    #168854
    Crys
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    Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika) de Hayao Miyazaki (1984)

    Un des Miyazaki que je n’avais pas vus et j’en avais entendu beaucoup de bien. Rien à redire, c’est très bien, et c’est intéressant de voir les grands thèmes de Miyazaki qui sont déjà là. Très solide, très attachant, très bien mené. Mérite largement sa réputation.

    Si tu as aimé, je te conseille la lecture du manga, entièrement dessiné par Miyazaki, qui est juste magnifique. De plus, le film n’adapte que les deux premiers tomes du manga (sur sept) et les intrigues et dénouements, de mémoire, sont bien différents et je crois que j’avais préféré l’histoire de la version papier à l’époque (outre le fait que j’avais vu le film en VO sous titré anglais sur un Divx de basse qualité mis sur VHS car le film était encore inédit en France). Mais bon, je te dis ça, ma lecture remonte à presque 20 ans ! 🙂

    #168907
    R.Graymarch
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    Merci, je mets ça dans un coin de ma tête au cas où.

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    #169208
    R.Graymarch
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    Hit The Road, film iranien de Panah Panahi premier film du fils de Panah Panahi, réalisateur qui ne peut plus tourner en Iran.

    Quatre personnes dans une voiture : un fils au volant, sa mère à côté et derrière le père (plâtré), un chien et le 2e fils, garçon turbulent. Ils vont… quelque part (on ne sait pas où) et on les suit

    J’avais entendu plein de bonnes critiques et vu que le film est court (1h36), je me suis dit « pourquoi pas ? ». Je suis passé complètement à côté. On ne sait pas grand chose, même si on a des indices au fur et à mesure. C’est donc dans le domaine de la fable un peu vaporeuse. Je suis persuadé que c’est passionnant à analyser (par exemple, vers la fin, il y a un plan fixe très éloigné avec des gens qui vont d’un endroit à l’autre, un autre qui crie etc… et globalement, il m’a semblé que quasi tous les plans de conversation sont très longs) mais je suis resté complètement en dehors du truc en m’ennuyant m’endormant poliment. Pas ma came, ça arrive

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    #169209
    Babar des Bois
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    Si tu as aimé, je te conseille la lecture du manga, entièrement dessiné par Miyazaki, qui est juste magnifique. De plus, le film n’adapte que les deux premiers tomes du manga (sur sept) et les intrigues et dénouements, de mémoire, sont bien différents et je crois que j’avais préféré l’histoire de la version papier à l’époque (outre le fait que j’avais vu le film en VO sous titré anglais sur un Divx de basse qualité mis sur VHS car le film était encore inédit en France). Mais bon, je te dis ça, ma lecture remonte à presque 20 ans !

    Je ne peux que plussoyer, le mange est très très fort dans ses thématiques. Ce sont presque deux œuvres différentes

    #hihihi
    Co-autrice de "Les Mystères du Trône de Fer II - La clarté de l'histoire, la brume des légendes" (inspirations historiques de George R.R. Martin)

    #169236
    R.Graymarch
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    Cette pression ^^

    Les Intranquilles de Joachim Lafosse sorti en France en septembre 2021

    La vie d’un couple (Leïla Bekhti, Damien Bonnard) et leur fils de 10 ans environ (Gabriel Merz Chammah) alors qu’un des membres a des troubles bipolaires ce qui rend la vie au quotidien parfois compliqué.

    Un film sans esbroufe mais très impressionnant. Je ne connais pas le sujet mais on y est amené par petites touches (^^). On se rend compte qu’il y a des passages étranges, que ce ne sont pas des cas isolés. On capte la souffrance de part et d’autres (pour l’entourage aussi) et l’usure qui s’installe, et la confiance qui se délite. La personne malade veut-elle se soigner, sachant qu’on ne guérit pas, et que ça la laisse amorphe. A quel point soutenir ? A quel point la croire quand elle dit avoir pris ses médicaments, qu’elle va faire attention alors que dans le passé, ça n’a pas vraiment été couronné de succès ?

    Des questions compliquées amenées très simplement (ce qui montre que le film est bien foutu). Rien de tonitruant ou d’hyper mélo… des situations ordinaires, mais éprouvantes néanmoins. Si ce style vous plait, je recommande grandement (ça m’a fait un peu penser, toutes proportions gardées à Jusqu’à la garde)

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