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  • Ce sujet contient 709 réponses, 72 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 8 heures et 55 minutes.
20 sujets de 691 à 710 (sur un total de 710)
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  • #185838
    R.Graymarch
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    Saint Omer d’Alice Diop, qui a reçu plein de prix (Louis Delluc, ou à Venise) et représentera la France aux Oscar

    Laurence Coly, est jugée aux assises de Saint Omer car elle a abandonné son bébé de 15 mois sur la plage de Berck-sur-mer. Le film puise son inspiration dans l’affaire Fabienne Kabou qui a tué son bébé en 2013 et a été condamnée. En parallèle, Rana, proffe et autrice, suit le procès.

    Film de procès sur un sujet qui peut être passionnant. Mais je suis passé complètement à côté. Les sorties du tribunal ne sont pas bien intéressantes, le lien avec Rana me parait ténu (faut l’imaginer, disons) et il y a plein de trucs qui sont bien nébuleuses et surtout mal amenées. Et en plus, ça dure plus de 2 heures. Bref, sans moi

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #185852
    Schrö-dinger
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    Le lycéen de Christophe Honoré. Je me faisais la réflexion que je ne savais pas trop quel était mon film préféré et puis voilà, je suis allé voir le dernier film de Christophe Honoré.

    C’est l’histoire de Lucas (Paul Kircher), 17 ans, dont la vie va être bouleversée par un terrible drame. On va suivre les conséquences de ce drame, pour le protagoniste et pour sa famille (Juliette Binoche, la mère, Vincent Lacoste, le frère), avec notamment un séjour à Paris pour les deux frères.

    J’aime profondément Christophe Honoré, sa sensibilité, son sens de l’esthétisme, de la photographie, son amour pour la musique, tout me touche chez lui, que ce soit au cinéma ou au théâtre. Tout est réussi dans ce film bouleversant, on est ému, souvent, et on rigole parfois un peu. Savoir que l’histoire est, en partie, je ne sais pas à quel point, autobiographique rend le tout encore plus émouvant (il parlait déjà de ce tragique épisode dans sa pièce de théâtre Le Ciel de Nantes que j’ai eu la chance de voir à l’Odéon). C’est beau visuellement, l’histoire est belle, les interprètes sont géniaux (Paul Kircher incroyable révélation, il ne peut pas ne pas recevoir le César du meilleur espoir masculin), et cette bande originale …

    Bref, allez voir Le lycéen.

    Je m’appelle Lucas. Je suis lycéen et ma vie est devenue une bête sauvage que je ne peux plus approcher sans qu’elle me morde.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #186105
    R.Graymarch
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    Annie Colère de Blandine Lenoir

    France, février 1974, l’avortement n’est pas un droit même si cela commence à être contesté.

    Dans une petite ville, Annie (Laure Calamy), ouvrière dans une usine à matelas pousse un soir la porte d’un magasin abritant une réunion clandestine qui aide les femmes à avorter si elle le souhaite.

    Le film est très ancré dans les années 1970 mais forcément résonne aussi beaucoup avec notre époque. Sans crier au génie, c’est très solide et très bien fait (sauf si vous êtes contre le droit à l’avortement, j’imagine). Le film pose plein de questions, bien entendu sur  la liberté de choix pour les femmes mais aussi sur l’exercice de la médecine (et le contrôle sur le patient), la place du militantisme qui empiète sur la vie privée, le but de ces activistes (faire bouger la loi ou aider les femmes qui veulent avorter). Le film dure près de deux heures mais je ne me suis pas ennuyé : on suit le parcours d’Annie, les femmes qu’elle croise et elles sont bien campées, sans oublier Delphine Seyrig en archives.

    Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller le voir (ou attendre un passage télé même si la reconstitution et le « grain » sont pas mal du tout)

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    #186209
    R.Graymarch
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    Le Petit Nicolas. Qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?, film d’animation de Benjamin Massoubre et Amandine Fredon

    Dans les années 1950, Goscinny et Sempé créent le petit Nicolas. Le film décrit cette création avec des aventures du petit Nicolas

    C’est un film bizarre, un pari ambitieux car ce ne sont pas vraiment des aventures du petit Nicolas mais sa genèse et la suite de sa création. Pour moi (mais j’aime beaucoup le petit Nicolas), c’est pleinement réussi. Sur le fond déjà car il entremêle l’histoire du personnage fictif et de ses créateurs, en détaillant leurs jeunesses sans cacher ce qui a été dur. Pour les enfants, cela permet de suivre plusieurs histoires et d’apprendre des choses. A côté de ça, on a des histoires du petit Nicolas, on sait comment elles sont amenées. Et on retrouve des dessins et le trait de Sempé. Sur la forme, cela alterne avec beaucoup de brio le trait de Sempé donc avec une animation très moderne (le dessin qui se « bâtit » en direct). C’est drôle et émouvant. Avoir Chabat et Laffite au doublage est aussi un énorme plus. Simon Faliu en Nicolas est aussi très convaincant.

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    #186702
    Nymphadora
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    Les Banshees d’Inisherin, de Martin McDonagh
    Sur une île au large de l’Irlande, Pádraic ne comprend pas : du jour au lendemain, son ami Colm ne veut plus rien à voir avec lui, sans la moindre explication. Un film sublime sur la solitude, sur la vacuité de l’existence, sur l’innocence, porté par deux acteurs exceptionnels dans leurs rôles (Colin Farrell et Brendan Gleeson). Les dialogues, cruels, un peu absurdes parfois, font mouche. On passe du rire noir aux larmes (certes j’ai la larme facile, mais j’ai chouiné beaucoup), on admire les paysages rudes irlandais (la photographie du film est somptueuse). Je commence l’année 2023 au ciné sous de sacrées auspices en tous cas !

    ~~ Always ~~

    #186707
    Altair
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    Avatar : The Way of Water, de James Cameron

    Vu en 3D HFR (high frame rate), c’est vraiment un spectacle extraordinaire (encore plus que le premier volet il y a 13 ans), que je conseille à tous tant qu’il est dispo en salle. Le scénario n’est pas très novateur mais reste divertissant, avec un message écolo.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 4 jours par R.Graymarch.
    #186813
    R.Graymarch
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    Les Banshees d’Inisherin, de Martin McDonagh

    J’avais été assez marqué par Bons Baisers de Bruges qui commence comme une comédie d’action avec humour british et part assez vite (merci le décor somptueux qu’est Bruges) dans des frasques beaucoup plus oniriques, fantastiques, mystérieuses. Ca ne plait pas à tout le monde, surtout que le virage est assez inattendu, et moi-même je ne suis pas totalement conquis mais en tout cas, c’est très atypique.

    J’avais aussi beaucoup aimé 3 billboards – les panneaux de la vengeance

    Là, on est plus proches de Bruges, mais en Irlande (en 1923) sur une île fictive qui pourrait être dans les îles d’Aran (ça a été tourné là bas). La météo a été très clémente pendant le tournage (ou sinon ils ont tourné sur 6 mois) mais on retrouve bien ces îles battues par les vents, avec ces murets partout. Et aussi l’immense falaise (Dún Aengus ?) qui fait très iles de fer…

    Je n’ai pas aimé autant que j’aurais voulu. On m’avait prévenu que c’était taiseux, allant vers un absurde à la Beckett. Un mec ne veut plus voir son ami, brutalement, sans vraie raison. Le point d’orgue du film pour moi est au milieu du film lors du monologue de l’ami délaissé (et ivre). Là, je trouve que le film aborde de supers thèmes sur le temps qui passe, le temps qui reste, et ce qu’il restera. Mais ensuite pour moi, j’ai trouvé que ça devenait moins bien. Je ne sais pas si j’ai raté un truc ou si je ne l’accepte pas mais il y a pour moi ce sentiment frustrant de ne pas être passé loin d’un grand film.

    Hormis les paysages, et les acteurs, je trouve que les intrigues secondaires (la soeur, le flic, l’idiot du village, la harpie du coin etc) ainsi que la guerre civile en arrière fond sur le continent apportent beaucoup au film.

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    #186819
    Schrö-dinger
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    Les Banshees d’Inisherin, de Martin McDonagh

    Je suis allé le voir cet après-midi eeet … je ne sais pas trop quoi en penser. Je n’ai pas complètement détesté mais je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé. Les interprètes sont bons, Colin Farrell est très touchant, les paysages sont magnifiques, mais l’histoire m’a laissé un peu circonspect, pour le coup je n’ai pas trouvé que cela disait grand chose … je suis globalement passé à côté

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #186942
    R.Graymarch
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    La conspiration du Caire de Tarik Saleh, réalisateur suédois d’origine egyptienne qui a des relations compliquées avec l’Egypte.

    En Egypte, Adams est un fils de pêcheur et est accepté à l’université al-Azhar, au Caire, qui est une institution sunnite prestigieuse. En arrivant, Adams va se retrouver dans des intrigues plus grandes que lui, qui impliquent l’Université, l’Etat mais aussi les Frères Musulmans. Un film impressionnant visuellement, j’ai trouvé ça très beau, la reconstitution de l’université et du Caire est remarquable (le film a été tourné en Turquie en raison des relations compliquées plus haut). Le scénario aussi m’a bien plu, même si je ne sais pas si je lui aurai donné le prix du scénario à Cannes comme cela a été le cas cette année. Et les acteurs sont très bons.

    J’ai enfin réussi à le voir (j’aurais pas dû attendre car les séances deviennent rares). Et je ne regrette pas, j’ai adoré. Apparemment (Le Masque), le réalisateur assume son lien avec Le Nom de la Rose et ça crève les yeux (en version musulmane contemporaine). On dirait aussi un film de prison (ça tombe bien y a des… cellules) avec ses clans, ses contacts, ses coups fourrés.

    Esthétiquement c’est aussi une tuerie (les décors sont magnifiques. OK j’y connais rien du tout et je sais que ça a été tourné à Istanbul au lieu du Caire mais franchement, chapeau), on a aussi une dichotomie entre l’université très calme, neutre en apparence, et la ville extérieure où ça grouille de vie. Le casting est extraordinaire aussi : moins Adam qui joue un personnage assez rentré, limite fade mais Ibrahim est magnifique.

    Le film a reçu le prix du scénario à Cannes et, s’il est bien écrit, je ne trouve pas que le scénario se démarque tant que ça (en même temps, je n’ai pas vu les autres films en compétition). Hiziel était déçu car il avait entendu parler d’un thriller mais pour moi c’est ça (en partie) : on se demande comment le héros va pouvoir se sortir de tous ses clans qui manoeuvrent en douce et on tremble pour lui. On voit les coups de billards à trois bandes, les éventuelles trahisons pour la bonne cause ou pour se protéger. Et le film résonne étonnamment quand différentes versions de l’Islam s’opposent pour prendre le contrôle. Et l’État qui met son grain de sel. Et le film va au delà du thriller avec ce décorticage des guerres de pouvoir (l’enquête en elle même n’est que la partie congrue et à raison pour moi). Grand grand film.

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    #186983
    Schrö-dinger
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    J’ai (enfin) pu voir As Bestas de Rodrigo Sorogoyen (cette semaine UGC rediffuse « les films qui ont marqué 2022 » [il y a qu’est-ce qu’on a tous fait au bon dieu dans la liste mais bref passons] ce qui m’arrange bien car je ne suis qu’humain et ne peut pas tout voir), un film hispano-français où l’on suit Antoine et Olga, ce sont Denis Menochet et Marina Foïs, qui se sont installés en Galice en Espagne pour vivre leur meilleure vie, ils cultivent des légumes et les vendent au marché. Le petit souci c’est que la relation avec leurs voisins, deux frères qui vivent avec leur mère, va vite se tendre. La tension ne va cesser de monter, mais jusqu’où ?

    Et bah j’ai adoré. Il y a 15 ans j’avais beaucoup aimé Eden Lake, un film d’horreur britannique où un jeune couple avait le malheur de provoquer une bande d’adolescents, et tout va dégénérer. Ici (dans As Bestas) on est sur un film moins horrifique et tient un peu plus du drame social mais il y a une tension tout au long du film, on a peur pour les deux protagonistes, c’est très réussi. J’ai aimé le scénario et son intelligence, les voisins sont effrayants, mais pas que. Quand vient l’heure des explications, autour d’une bouteille, on a matière à réfléchir. Le film évite tant que possible tout manichéisme et c’est tout à fait appréciable. Les interprètes sont très bons, (je suis pas forcément très objectif, j’aime énormément Marina Foïs), le couple mais également les voisins, Luis Zahera et Diego Anido, et puis la fille du couple aussi, Marie Colomb, qui a de belles scènes. Et puis évidemment la beauté du film, des paysages que l’on a la chance de voir.

    Du très bon !

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #186992
    R.Graymarch
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    Le Tourbillon de la vie d’Olivier Treiner

    En 1989, Julia, 17 ans, élève plutôt sage, décide de fuguer sur un coup de tête. Ou peut-être pas. Le film montre les futurs possibles en fonction des décisions ou des hasards du destin.

    Je suis assez fan de ce genre de film où on peut jouer à des « what if » avec le réalisateur. Le meilleur étant sans doute le diptyque Smoking / No Smoking d’Alain Resnais avec ces 6 fins par film.

    Là, déjà si vous n’aimez pas Lou de Laâge, n’y allez pas car elle est tout le temps à l’écran. Pour le reste, c’est plaisant mais un peu long (2h. Je crois que le film aurait gagné à avoir quinze minute de plus). Il ne faut pas s’endormir pour suivre les timelines car les repères sont d’abord visuels (une coupe de cheveux, une couleur de cheveux, un bijou, la présence de famille etc) avant de percevoir avec quelle Julia on est (carrière, vie de famille etc). Le mot « tourbillon » n’est pas galvaudé car il se passe énormément de trucs, sans doute trop pour deux heures, mais j’admets que pour plusieurs existences, sur des décennies chacune, c’est davantage envisageable.

    Honnêtement ce n’est pas un film extraordinaire, c’est sans doute un peu trop « gentil » mais je trouve que ça fonctionne surtout si on aime le concept.

    Quant à nos destins tout tracés (ou pas), je repense souvent à ce dessin

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #187161
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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    Nous sommes le 18 janvier, et pourtant j’ai déjà vu le meilleur film de l’année 2023…

    Babylon de Damien Chazelle

    Le film suit le destin de plusieurs personnages dans le Hollywood des années 1920-1930. Grandeurs et décadences de la Mecque hollywoodienne, avec un casting grand luxe (Margot Robbie, époustouflante, Brad Pitt, parfait, Tobey Maguire, court rôle mais intense, et tous les autres), le tout sous la direction d’un réalisateur qui sait raconter avec souffle et passion des histoires vibrantes et bouleversantes. Le tout avec des images sublimes et une BO qui donne envie de danser pieds nus sur le comptoir d’un bar jusqu’au petit matin.
    Les 5 dernières minutes du film m’ont fait rayonner au delà du raisonnable. Le meilleur film de 2023 c’est déjà acquis, certainement dans mon top 5 personnel, c’est bien parti.

    #187165
    R.Graymarch
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    3h09?? Si je me décide à y aller, il a intérêt à être mieux que bon….

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    #187166
    DNDM
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    Je suis pas allé au ciné depuis Mathusalem, mais depuis quelques jours je vois passer beaucoup  de retours de ce genre sur Babylon, qui font très envie (ce qui veut dire que je le regarderais 3 ans après tout le monde, comme d’habitude).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #187176
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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    3h09?? Si je me décide à y aller, il a intérêt à être mieux que bon….

    Personnellement j’ai pas vu passer les 3h. Après, j’ai une meilleure résistance que toi à ce genre d éléments. A part sur 95% de la filmo de Lynch et les Transformers j encaisse généralement très bien les films longs.

    Mais ce film ne m a paru n avoir aucune longueur.

    #187207
    Corondar
    • Pisteur de Géants
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    D’ailleurs, en parlant de films qui durent 3 heures…

    Avatar 2 : la voie de l’eau de James Cameron

    J’avais plutôt aimé le premier. L’aspect immersif et les qualités visuelles m’avaient largement emporté, et je n’avais pas été gêné plus que ça par le manichéisme et la simplicité de l’histoire.
    C’est toujours la même recette ici : visuellement c’est bluffant, la 3D et le HFR sont sublimes, l’immersion dans la faune et la flore de Pandora est forte. C’est clairement un film à voir au cinéma pour l’aspect divertissement et voyage. Par contre, c’est peut-être encore plus manichéen et caricatural que le premier, le scénario ne se foule pas du tout. J’ai tout de même été accroché par les Tulkun, mammifères marins géants et intelligents, qui m’ont presque paru plus humains et dignes d’empathie que les personnages incarnés en motion capture .

    Bref, si vous cherchez du grand spectacle pour vous en mettre plein les mirettes foncez, si les scénarios simplistes et manichéens vous rebutent, évitez.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 1 jour par Corondar.
    #187314
    R.Graymarch
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    Babylon de Damien Chazelle

    Corondar, j’espère que tu apprécies l’effort que j’ai fait, d’aller voir le film suite à ton message (et au fait que je trouve un certain talent à Chazelle. Même si Whiplash est surcôté selon moi.. Et La la land, j’en ai un bon souvenir mais je ne saurais pas vous dire exactement tout ce qui s’y passe)

    Le film est très long mais je ne l’ai pas trop senti (un peu vers les 2 heures, mais j’ai connu largement pire). Le réal prend son temps pour nous montrer une fresque et je pense qu’il en avait besoin pour qu’on voit tout ça. On entre dans une sorte de décadence grand-guignolesque. Le réal est très bon, les acteurs aussi (gros coup de coeur pour Lady Fay Zhu et Sid), et le propos (la période 1926-1932) est super intéressant (et déjà traité dans un autre film qui heureusement est cité !). Malgré le monde, la « joie », l’argent, tout est quand même bien triste et creux. La la land était un peu dans le même ton

    Il reste des scènes spectaculaires, des tournages « réalistes » (ça ne donne pas vraiment envie). Et en effet les cinq dernières minutes sont éblouissantes. Le box-office US n’a pas aimé (sans doute car Chazelle crache un peu dans la soupe et tend un miroir qui ne fait pas plaisir), c’est dommage car c’est vraiment un grand film. Oui, malgré la longueur ^^

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 jours et 6 heures par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #187339
    Jon
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    Je viens contre-balancer un peu les avis sur Babylon : pour moi, ça sera probablement plutôt le pire film de l’année 2023 :p
    En fait, je pense que c’est vraiment un film pour « cinéphiles » : comme le disent Gray et Coco, ce sont « des scènes spectaculaires », « des images sublimes », sûrement des plans très bien montés et impressionnants techniquement… Hélas, personnellement, ça ne me suffit pas dans un film. Tout comme lire une BD ça n’est pas parcourir un livre d’illustrations, regarder un film ça n’est pas observer une performance technique, pas pour moi en tout cas 🙂
    L’intrigue est creuse (« mais c’est juste un prétexte ! » -> oui ben ça se voit un peu trop :p ), les personnages n’évoluent pas (« mais les acteurs et actrices jouent super bien ! » -> oui ben au bout de trois heures à jouer la même chose, encore heureux :p ). Certains sujets, pour le coup super intéressants, en particulier le passage du muet au parlant et les contraintes d’organisation et les différences drastiques que ça impose à toute une chaîne de métiers qui doivent tout réapprendre, sont expédiés en quelques scènes (probablement les meilleures scènes du film, et qui sont vraiment super pour le coup, mais bon c’est expédié en dix minutes). L’humour est très pipi-caca-bite (ça a beaucoup fait rire dans ma séance, hein, mais moi j’avoue que quand au bout de cinq minutes de film y’a déjà eu une blague de caca et une blague de pipi, je sais que je vais pas beaucoup m’amuser…). Les scènes de fête-décadence sont à côte de la plaque (et pourtant j’aime la fête, mais j’ai vu plus réussi dans des séries comme Elite…), avec un voyeurisme glauque et malsain qu’on retrouvera à plusieurs reprises (avec une volonté tellement évidente de « choquer », d' »être transgressif », « oh woawhoo » [à prononcer avec un accent snob] j’avais l’impression de littéralement voir les critiques impressionnées que les scènes étaient censées susciter…) ; avec un message pas clair tout au long du film, je n’ai même pas réussi à savoir si j’étais censé être nostalgique de ces scènes et de cette époque (mais vu que c’était loupé et que ça ne donnait pas envie… 😐 ), ou si c’était censé être une critique (ce que j’ai cru au début du coup, mais comme toute la suite a l’air plutôt axée en « c’était mieux avant », c’est pas évident…).
    Et quand la fin arrive et qu’on pense enfin qu’on va être libérés (après plusieurs faux espoirs), il faut encore se taper ces fameuses dernières minutes, quand ça arrête finalement de persister à faire semblant d’être un film et que ça assume enfin d’être juste une énorme masturbation collective sur « oh woawhoo le cinéma-uh, je m’inscris trop dans une lignée de chefs-d’œuvres-uh », et j’avais juste envie de m’éclater le crâne sur le siège de devant tellement ça m’a rendu fou de foutage de gueule.
    Bref, c’est la première fois que je sors d’un film en regrettant de ne pas pouvoir annuler ma séance pour ne pas compter dans les chiffres et ne pas participer à la réussite d’un film tellement j’ai trouvé ça cancer et tellement j’aimerais décourager d’autres « grands réalisateurs » de faire le même genre, mais j’imagine que je n’étais juste pas le public cible 0:)

    #187422
    R.Graymarch
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    Je te rejoins sur le fait que l’aspect « pipi caca » (ou autres liquides corporels car on est « servi ») est un gros point faible du film. Je trouve aussi que le film est « too much » : c’est un choix conscient qu’on peut ne pas cautionner. (Et je me demande pourquoi je n’ai pas supporté ça pour Moulin Rouge de Baz Luhrmann alors que ça là, ça passe. Ah oui, sans doute car Chazelle ne massacre pas les œuvres musicales qu’il reprend^^) . Si on aime la finesse, faut chercher ailleurs. Pour autant, je ne trouve pas que l’intrigue soit creuse. « attendue », oui (rise and fall) mais déployée correctement. Idem pour les personnages qui évoluent aussi vers ce qu’on imagine (grosso modo). Je ne me suis pas ennuyé pour autant car il y a plein de trucs à voir (les plans sont ultra fournis et très détaillés)

    A part ça

    Last Dance de Delphine Lehericey. Pas trouvé de date de sortie en salles en France.

    Germain (François Berléand), 75 ans, se voit plus ou moins contraint (je reste vague car c’est mieux de le découvrir par soi-même) de rejoindre un spectacle de danse contemporaine (la chorégraphe La Ribot joue son propre rôle dans le film) mêlant amateurs et professionnels.

    C’est un film court qui est « pas mal » (le voir au cinéma n’apporte pas grand chose, je crois). Je suis assez hermétique à la danse contemporaine et le suis toujours. Mais néanmoins, cela touche des points intéressants sur l’âge, le corps, le rapport aux autres, le tout dans un aspect comédie (pas évident à traiter). Germain a un entourage très présent et il veut juste avoir la paix ! Encore une fois, si tout le monde se parlait, on aurait moins de soucis mais admettons.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #187494
    R.Graymarch
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    Divertimento de Marie-Castille Mention-Schaar

    En 1995, Zahia et Fettouma Ziouani (Oulaya Amamra et Lina El Arabi) intègrent le lycée Racine en terminale. Elles veulent faire de la musique au sein de cet établissement prestigieux alors qu’elles viennent de Seine-Saint-Denis (vous voyez où ça va ?), et Zahia tient à diriger un orchestre un jour

    « Inspiré d’une histoire vraie » (soupir), le film n’est pas désagréable même si très balisé et assez scolaire, surtout sur le début. C’est très bienveillant (et vaut mieux ça que le contraire). Cela dit, elles font quand même énormément de trucs (lycée, conservatoire, orchestre, cours privé…), c’est pas facile à suivre. Les interprètes sont impeccables et le final est joli.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

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