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  • Ce sujet contient 688 réponses, 72 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 2 jours et 16 heures.
29 sujets de 661 à 689 (sur un total de 689)
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  • #177761
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    On se retrouve assez ^^

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #177917
    Lapin rouge
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    On se retrouve assez ^^

    Tiens, en effet ! J’avais oublié ta critique quand j’ai écrit la mienne, et on a pas mal de convergences, c’est marrant.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #178069
    JN
    • Terreur des Spectres
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    Dans le registre « contemplation, symbolique, sexualité et j’aurais préféré le voir en salle », j’ai également vu The Green Knight de David Lowery. J’ai vraiment beaucoup aimé mais c’est un genre. Je pense que ça se rapproche pas mal de l’approche de Rohmer de la légende arthurienne, plus que de Boorman même si ça emprunte un peu aux deux. La relecture de cette pierre angulaire de la littérature médiévale anglaise est intéressante, mais encore faut-il le connaître un peu, même si ça n’empêche pas d’apprécier. Toujours est-il qu’ici aussi, la musique est impeccable, les acteurs et la photographie aux petits oignons. Peut-être juste que Lowery est un peu trop explicite sur certains points, comme s’il avait peur que le spectateur ne comprenne pas. Un travers de ses commandes disneyennes, peut-être ? (Peter et le Dragon, bientôt Peter et Wendy… qu’est-ce qu’il a avec les Peter ?) Bref, y a même un moment méta où Gauvain (Dev Patel) parle à Gauvain (Joel Edgerton qui tenait le même rôle dans le film de Fuqua de 2004), et c’est sympa !

    J’ai aussi vu le Green Knight, en ayant l’avantage de connaître le conte d’origine. Sans cela, je pense que j’aurai détesté. Avec cette connaissance, j’ai trouvé le film… intéressant?

    Le film est visuellement très beau, mais c’est un film artistique, à la narration et aux enjeux non conventionnels. Il est aussi très lent. Bref, c’est du cinéma expérimental.

    Le film « déconstruit » le genre tout en restant relativement fidèle. Je ne suis pas certain qu’il critique la masculinité toxique. Le Gauvain du film est surtout un raté. Je pense qu’il déconstruit le « voyage du héros » traditionnel. La fin ouverte est assez mystérieuse.

    Pour être franc, j’aurai préféré une approche sans déconstruction, qui aurait eu le mérite d’être paradoxalement plus originale en 2022.

    J’ai bien aimé, mais je crois qu’il n’est pas pour tout les publics, et que pire encore, le réalisateur ait raté ce qu’il voulait dire, notamment par l’ambiguïté de sa fin.

    Je l’ai vu également. Je pense que mon avis rejoint celui de Tizun, j’ai apprécié car familier avec la légende et les personnages (et sans dire que c’est essentiel, loin de là, je pense que c’est un bon plus), mais pas convaincu par tout les choix. Curieux, intrigué, mais pas convaincu sur tout.

    Si le film s’essaye vraiment à critiquer masculinité toxique (une possibilité qui m’a traversé l’esprit durant le film, certaines scènes ayant un symbolisme pour le moins intriguant et sans oublier la « fin »), il ne semble pas aller jusqu’au bout à mon sens. Je trouve que certaines tournures narratives donnent limitent des messages contradictoires. La « morale » du conte d’origine vis à vis de l’honnêteté ne me semble pas la valeur la plus intéressante à véhiculer ici (si tant est que le film aie réellement une morale, ce dont je ne suis même pas sûr vu à quel point la conclusion m’a confus).

    Spoiler:
    Si on analyse le film à travers une lecture remettant en question des pratiques masculinistes toxiques, partons du principe que toute cette quête vide de sens en serait l’apogée amha. C’est une quête de gloire avec un risque de mort certain, et présenté comme un… jeu. Il n’y a rien d’héroïque en soit, de notre point de vue moderne en tout cas, à part regarder la mort en face juste parce qu’il peut le faire. On pousse juste Gauvain à y aller pour se faire un nom, pour qu’il puisse atteindre la grandeur à son tour, et c’est tout.

    Du coup, que Gauvain, au dernier moment, fuie parce qu’il ne peut pas se faire à l’idée de mourir… je trouve ça relativement compréhensible. Et que ça s’oppose justement à cette pratique, cette culture, qui le pousse à y aller sans qu’il aie vraiment son mot à dire, ou en tout cas, sans qu’il n’ose le dire, et qu’il se laisse influencer tout du long. Quand il se casse, c’est un choix qu’il fait par lui-même.

    Alors certes, j’imagine que c’est « l’après » (la « fausse » fin) qui constitue la véritable morale (comment il délaisse la mère de son fils, etc). Et le fait qu’il soit couvert de gloire à son retour laisse sous-entendre qu’il a menti (?) et prétendu avoir vaincu le Chevalier Vert? Peut-être?? Du coup on revient à la morale du conte d’origine sur l’honnêteté, et la véritable conclusion où il retire la ceinture laisse sous-entendre ça aussi… Mais du coup ben je suis pas super convaincu. Si le film essaie réellement, comme le conte, de nous donner une morale – et j’imagine qu’il le fait, puisque c’est un peu tout le coeur de ce conte – je ne vois pas trop quelle leçon en tirer… ou en tout cas, j’en voyais quelques unes (notamment vis à vis de la masculinité toxique), jusqu’à la conclusion qui semble soudainement se concentrer sur une notion ma foi ambiguë au mieux, trop cryptique au pire. Oui, peut-être que sa ceinture ne le protège de rien, que ce n’est qu’un faire-valoir pour s’affirmer et pallier à ses craintes et manque de confiance, mais je ne sais pas si offrir sa tête au Chevalier Vert est forcément une morale que je trouve judicieuse ou censée. L’honnêteté au-dessus de… risquer sa vie pour rien? Et oui, il est vrai qu’on lui répète que « ce n’est qu’un jeu », mais quand le grand type vert avec une hache géante te dit qu’il va te trancher la tête, bon, voilà quoi, normal de se poser des questions sur le sens de ce serment.

    Comme Tizun je trouve que le réalisateur a raté ce qu’il voulait dire… quelque soit ce qu’il voulait dire, d’ailleurs, vu que c’est peu clair.

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #178103
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Everything Everywhere All At Once réalisé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert

    Evelyn (Michelle Yeoh) tient une laverie et doit faire face à un business compliqué, un mari un peu relou, une fille avec qui elle s’entend mal, un père pas commode, et des problèmes de fisc. Et c’est justement là, dans les bureaux de l’IRS, que tout bascule

    Je n’en dis pas plus car je n’en savais pas plus en entrant dans la salle et je vous conseille de faire comme moi.

    C’est… foisonnant (c’est rien de l’écrire), des fois très fatigant voire un peu vain. Mais il y a une générosité énorme, des trucs très osés (dont les pires qui sont vraiment des OVNIs pour un film américain), des acteurs splendides (en même temps quel pied de changer autant à l’intérieur d’un même film), des références à plein de trucs allant du pointu au grand public.

    Alors oui c’est un peu long (2h20 dont un tunnel de baston qui quand même est… long), la morale se veut plus « film indé » que « blockbuster » (ce qui est à la fois cohérent et surprenant). Ca reste une expérience assez unique, et décoiffante. Ca fait aussi plaisir de voir un film multiculturel (sino-américain ici) avec une actrice pas si jeune en tête d’affiche. Idem pour Jonathan Ke Quan et Jamie Lee Curtis

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #178105
    Schrö-dinger
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Everything Everywhere All At Once

    Vu également, cela m’a beaucoup plu. J’en ai pris pleins les yeux pendant tout le film, Michelle Yeoh est vraiment une actrice formidable. Et puis j’ai été très ému sur la fin.

    Sinon j’ai vu Trois mille ans à t’attendre, réalisé par George Miller. La rencontre entre une narratologue (j’avoue que je ne connaissais pas cette discipline), jouée par Tilda Swinton, et un Djinn, joué par Idris Elba, qui lui accorde 3 voeux. Et en attendant qu’elle trouve l’inspiration, il lui raconte son histoire (et ça commence par une plongée au royaume de la Reine de Saba).

    C’était génial. Inventif, poétique, touchant. Très grande surprise pour ce film.

    Et puis le week-end dernier j’ai vu Nope réalisé par Jordan Peele, avec Daniel Kaluuya, Keke Palmer, Steven Yeun. C’est un mix entre un film de SF, un western et un film d’horreur. Un OVNI quoi Beaucoup de choses positives, les acteurs, la beauté des plans, la BO. Petit bémol sur les messages du film, qui m’ont semblé un peu trop cryptique. Mais je reste très admiratif et suis très reconnaissant aux réalisateurs / réalisatrices qui réinventent complètement le cinéma d’horreur, qui était bien trop sous-coté et qui créent des œuvres de haut niveau et bousculent les codes.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #178106
    JN
    • Terreur des Spectres
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    Everything Everywhere All At Once réalisé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert

    Vu également et pas grand-chose à rajouter, allez le voir rien que pour la nature assez unique de cette expérience. Du A24 au format aussi grand public c’est un mix intéressant et, sans dire que le film est parfait (loin de là), j’ai trouvé son imperfection attachante. On sent qu’il y a 20 idées qui fusent à la minute, certaines tombent à l’eau (globalement peu), d’autres non, mais malgré la longueur du film je trouve qu’il y a peu de temps où l’on s’attarde sur des effets qui ne marchent pas, ça s’enchaîne bien et c’est très créatif. Et dégager une telle émotion et bienveillance à travers ce beau bordel, c’est ce qui donne à mon sens une grande valeur à ce visionnage et ce film, la conclusion a fait pleurer beaucoup de monde et je n’en étais pas exempt, c’est un film empli d’une grande empathie.

    Mention spéciale au travail de chorégraphie incroyable, aux acteurs principaux, et à la composition musicale très puissante.

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #178107
    Eridan
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    En trois jours, j’ai regardé trois films célèbres de gangsters. Ca a été une expérience surprenante, car en les voyant aussi rapprochés, la comparaison est d’autant plus frappante et la perception de chaque film est modifiée. Je vais pas me lancer dans de longues critiques, des gens plus compétents que moi l’ont déjà fait, mais voilà ce que j’en retiens :

    Les Affranchis (1990, Martin Scorsese) Je connaissais déjà, j’aime énormément. Autant pour le montage que pour l’histoire ou les acteurs, c’est du tout bon. Je me suis quand même dit en cours de route que je préférai Casino (1995), mais ça reste un chef d’œuvre du genre.

    The Irishman (2019, Martin Scorsese) On prend les mêmes et on recommence … Sauf que tout le monde s’est pris trente ans dans la tronche, et que ça se voit. Autant, certaines scènes restent touchantes et efficaces (forcément, les scènes où on les voit vraiment vieux sur la fin, ça fonctionne très bien). Il y a énormément de bonnes idées … Mais tout ça est assez léthargique : le rythme est lent et le film long (3h et quelques). Les acteurs restent très bon, mais ils n’ont plus le physique ou l’énergie qu’ils pouvaient avoir dans les années 90. Les scènes où on essaie de faire croire qu’ils ont trente ou quarante ans ont particulièrement mal marché sur moi. Mention spéciale toutefois à Al Pacino, en syndicaliste buté, qui en met quand même plein la vue … Et tiens, puisqu’on parle de lui !

    Scarface (1983, Brian de Palma) autant le précédent m’avait laissé l’impression d’un film lent et assez ennuyeux, autant là, c’est tout l’inverse. Ce film-là aurait plutôt tendance à ne pas se poser. L’ascension vertigineuse et la chute fracassante de Tony Montana sont incroyablement rapide. Le personnage de Tony est abject au possible mais pas complètement inhumain … C’est d’ailleurs à partir d’un sursaut d’humanité qu’il se condamne ; je le range personnellement dans la catégorie des personnages iconiques toxiques. Par moment, le film emprunte aux films d’horreur, ce qui accentue l’ambiance poisseuse et dangereuse que les dorures et l’argent facile ont du mal à masquer. Au milieu de cette violence et de cette vulgarité, la seule personne qui se tire apparemment indemne de l’épopée de Tony Montana … c’est son banquier. Tout un symbole ! ^^

    L’expérience a été étonnante, en tous cas, avec des récits et des ambiances très marqués et très différents les uns des autres, finalement.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par R.Graymarch.
    #178109
    R.Graymarch
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    J’ai pas revu Les Affranchis depuis fort longtemps mais je crois que c’est mon Scorsese préféré. La première demi-heure est fabuleuse : on envie sa vie : il a 25 ans, une femme, plein d’amis, un placard avec plein de costumes les uns contre les autres… la réussite quoi

    Mais comme souvent chez Scorsese, tout a un prix et la descente est brutale : drogue, paranoïa, violence (le déjeuner avec de Niro où ils se sont compris alors qu’ils n’ont dit que des banalités est édifiante), prison (Paul Sorvino, RIP qui coupe de l’ail à la lame de rasoir, tellement fin que ça fond direct dans la poêle), trahison. Et à la fin, un sentiment de gâchis, de paradis perdu (paradis de mafieux, hein ?^^). Des nouilles au ketchup, pouah.

    Jamais vu Scarface, ni de de Palma, ni l’original (Hawks, 1932)

    En plus récent et plus exotique, je recommande vivement Gangs of Wasseypur I et II d’Anurag Kashyap. Vous partez pour 5h et 50 ans en Inde mais ça vaut le détour. Et il a vu ses classiques

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par R.Graymarch.

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    #179813
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    C’est un peu la misère au ciné mais ça faisait trop longtemps..

    Du coup

    Chronique d’une liaison passagère d’Emmanuel Mouret

    Je n’ai jamais vu aucun film de lui (le précédent est très bon il paraît) car le côté « rohmerien » qu’il traine m’effraie beaucoup. Mais c’est vache maigre alors tentons. Le film parle d’une liaison entre Charlotte (Sandrine Kiberlain) et Simon (Vincent Macaigne). Elle est divorcée, lui est marié. Elle est fonceuse, lui n’arrête pas de dire « ça va vite ». Le film montre leurs rencontres pendant le temps de leur liaison (avec de petits cartons indiquant la date). Le film repose énormément sur les deux acteurs qui sont très bons et les dialogues qui sont très écrits (donc savoureux mais un peu artificiels quand même). Mais il y a aussi pas mal de mise en scène, je pense notamment à la scène dans un musée où les oeuvres exposées ont un rôle dans la narration. Le dernier tiers change un peu tout et relance la machine. Mouret filme très bien l’embarras, la gêne. Au final, c’est un film plutôt drôle sur une situation assez triste, ce qui n’est pas si fréquent

    Un peu dans la même ambiance

    Tout le monde aime Jeanne, premier film de Céline Devaux

    Jeanne (Blanche Gardin) est la risée d’internet depuis que son projet de boulot a fait un flop en direct. Comme elle a en plus des dettes, elle part à Lisbonne pour ranger et vendre l’appartement de sa mère, morte récemment. Elle y retrouve des gens qu’elle connaissait.

    Premier film très solide et très frais grâce à l’ajout d’une partie « intérieure » qui est hilarante. Blanche Gardin porte le film à bout de bras et s’en sort très bien. Elle est bien entourée de Laurent Lafitte, et de la ville de Lisbonne. J’ai quand même trouvé un dernier quart moins intéressant comme si ça tournait à vide. Dommage car le reste est très enlevé et le film parle élégamment de choses graves ou tristes.

     

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    #180461
    Lau
    • Éplucheur de Navets
    • Posts : 17

    Nobody has to know de et avec Bouli Lanners et avec Michelle FAIRLEY

    Phil s’est exilé dans une petite communauté presbytérienne sur l’île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Un AVC lui fait perdre la mémoire. Alors qu’il cherche à retrouver ses souvenirs,  Millie, une femme de la communauté, lui fait croire qu’ils s’aimaient en secret avant son accident…

    Trop rare au cinéma, Michelle Fairley porte tout le film sur ses épaules avec un jeu tout en nuances, sensibilité et jeu de regards, elle est fantastique…

    Un ardennais dans ce genre de communauté….ce n’est bien sûr pas un film bavard mais plutôt de non-dits touchants, c’est un film d’amour avec des paysages majestueux. Malgré son air bourru, Bouli Lanners est quelqu’un d’une hyper-sensibilité à fleur de peau qui aiment avant tout les gens et la vie…et c’est bien le thème du film (le gars a tout de même préféré rester à Liège pour aider les sinistrés des inondations que d’aller présenter son film à Cannes, cela donne une idée d’où sont ses priorités).

    La bande originale est également fantastique.

    Ce n’est pas un film que vous verrez sur une plate-forme ou dans un gros complexe ciné mais s’il passe dans un cinéma près de chez vous et que vous avez un petit coeur de beurre…n’hésitez pas !

    #180575
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Idem ce week end

    La Dérive des continents (au sud) de Lionel Baier

    Lionel continue son tour de l’Europe, c’est son troisième film à ce sujet mais je n’ai vu que Les Grandes Ondes (à l’ouest) un film sympathique où une équipe de la radio suisse est au Portugal pour faire la pub un reportage sur l’aide au développement apportée par la confédération alors que la Révolution des oeillets explose.

    Ici, on est en février 2020 près de Catane en Sicile. Nathalie Adler (Isabelle Carré) bosse pour l’Union Européenne et doit préparer la visite surprise (hum) d’Emmanuel Macron et Angela Merkel qui vont visiter un camp de réfugiés. Mais d’autres relations personnelles vont influer sur tout ça

    J’ai adoré le début que j’ai trouvé très fin et très ironique. Le souci de l’image pour le JT, du storytelling pour les actions de l’exécutif est ultra grinçant. Village Potemkine, petites manipulations et autres sont au rendez-vous. Avec bien entendu, une entente franco-allemande un peu caricaturale mais assez réaliste (le représentant du « PR » est d’une arrogance extrême). Mais le film ne se contente pas de ça et ça m’a déçu car je n’ai compris les parallèles (pourtant pas bien fins comme quoi ce n’était pas vraiment ce sujet qui m’intéressait) qu’en écoutant/lisant des critiques. Au final, je ne sais pas trop quoi en penser, je ne vois pas vraiment ce que le film a voulu dire. Reste Isabelle Carré, impériale (Théodore Pellerin qui ressemble à Adam Driver jeune). Mais moi qui connais bien la Sicile (mais n’aime pas vraiment Catane), j’ai découvert Gibellina qui est un lieu extraordinaire.

     

    Revoir Paris d’Alice Winocour

    Mia (Virginie Efira) survit à un attentat dans une brasserie et tente de se rappeler ce qu’il s’est passé. Il y a de très bons moments dans ce film, peuplé de fantômes, réels ou pas, de personnages en quête ou qui se trompent. Et une communauté étrange de rescapés pour qui tout a changé et qui se sentent étrangers par rapport à la ville, leur vie, leur famille. Le film se tient très bien mais j’émets un léger bémol : je trouve qu’un axe important fait un peu remplissage

    Spoiler:
    Le mec qu’elle cherche est un clandestin donc sans papier, donc c’est dur de le trouver. J’ai eu l’impression qu’on ajoutait des éléments à la quête du PJ pour que ce soit plus long. Cela aurait été plus banal (et plus court), j’aurais davantage accroché

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #181397
    R.Graymarch
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    et re-idem

    Un beau matin de Mia Hansen-Løve

    Un film qui raconte l’histoire de Sandra (Léa Seydoux) qui doit s’occuper de son père (Pascal Greggory), prof de philo à la retraite atteint d’une lourde maladie neuro-dégénérative, et aussi de la rencontre de Sandra avec Clément (Melvil Poupaud) un ancien ami d’enfance avec qui elle renoue.

    Premier film pour moi de cette réalisatrice. Globalement c’est pas mal, mais bon, se déplacer pour ça.. mouais (sauf si le sujet vous touche ou vous intéresse). Ça reste dans un milieu très parisien mais on voit les réalités de certains EHPAD (en masquant quand même ce qui est bien moche)

    Les Enfants des autres de Rebecca Zlotowski

    Rachel (Virginie Efira car oui il n’y a pas de film français sans Virgine Efira.. ou Léa Seydoux), 40 ans, enseigne en lycée et tombe amoureuse d’Ali (Roschdy Zem) qui vient de se séparer d’Alice (Chiara Mastroianni) et qui a la garde partielle de leur petite fille de 4 ans et demi.

    Pas un grand film non plus mais ça reste des personnages dignes. Rachel s’attache à sa « nouvelle » famille tout en sachant qu’elle est une pièce rapportée. C’est la « nouvelle compagne du père », rôle souvent ingrat mais comme j’écrivais plus haut, personne n’est caricaturalement méchant. Les relations sont plutôt apaisées avec Alice (qu’on voit peu) mais pourtant il y a des moments difficiles car c’est la vie ^^ Et côtoyer une famille fait que Rachel se rend compte (crée ?) un vide en elle. Ce n’est pas super novateur même si je crois que quelque chose de « normal » n’est pas si fréquent. Plutôt pas mal, donc. Mais je trouve l’épilogue très fort quand on pense aux différents types de filiations

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    #181510
    Schrö-dinger
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    Sans filtre / Triangle of Sadness de Ruben Östlund, qui a reçu la Palme d’Or à Cannes cette année.

    C’est l’histoire d’un jeune couple d’influenceurs qui partent en croisière de luxe pour sceller leur amour. Tout se passe bien, ils tombent follement amoureux et ont plein d’enfants. Bon ok c’est pas ça l’histoire mais je vais pas tout raconter non plus.

    C’est une satire très grotesque, acerbe, cynique, avec un regard assez sombre sur la société, et cela m’a beaucoup plu. Ce n’est clairement pas un film pour tout le monde, mais j’ai été surpris, en bien

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #182957
    R.Graymarch
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    Festival sur les mondes parallèles, j’ai vu la plupart des films, sauf Jumanji (1995) de Joe Johnston. Du coup, ça se tente (sans beaucoup d’attente)

    Rappel du synopsis (comment ça tout le monde a déjà vu le film ?) : dans une petite ville américaine, Alan met la main sur un vieux jeu de société qui fait venir des créatures (ou autres phénomènes naturels) de la jungle vers la pièce où l’on joue.

    J’avais entendu parler du film et j’imaginais une comédie d’action familiale. Sauf que pour les petits, le film doit être assez effrayant : les irruptions sont nombreuses et assez terrifiantes (moustiques géants, crocodile, lion, plantes carnivores géantes etc). A la fin, ça devient quand même too much dans l’accumulation pour avoir vraiment peur mais avant d’arriver là… C’est donc un jeu de massacre de la petite ville qui est assez méthodique. Reste sur le fond (et comme souvent avec les films où il y a Robin Williams) un petit moment sur la famille ou l’enfance. Parmi les autres acteurs, la jeune Kirsten Dunst (impeccable).

    Ca ne reste pas un monument du cinéma mais vu que j’étais le seul au monde à ne pas l’avoir vu… Oui, il y a des suites (récentes) mais je ne m’y risquerai pas 😀

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #182961
    DNDM
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    J’ai tenté les suites y’a quelques mois. ^^

    C’est loin d’être du grand cinéma mais pour du divertissement principalement ciblé enfants, ça se regarde. Le Jumanji est ici décliné en Jeu Vidéo, on est donc dans ce sous-sous-genre d’histoire où des persos se retrouvent envoyés dans un monde parrallèle de jeu / film /…

    Ce qui est fun ici, c’est le jeu d’acteur, avec notamment Dwayne Johnson qui « joue » un ado qui se retrouve dans son corps de baroudeur (et il est plutôt bon dans le genre, comme je crois dans la plupart de sa filmo récente, il est en fait très doué dans le registre action/humour).

    Pas du grand cinéma, mais côté détente en famille ça peut le faire.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #183344
    Jon
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    Moi j’avais beaucoup aimé le « premier nouveau » Jumanji 🙂 J’avais trouvé l’humour réussi et les acteurs convaincants dans ce concept de « des personnes s’incarnent dans des personnages qui ne leur correspondent (à première vue) pas » 🙂

    #183934
    R.Graymarch
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    Je note, merci mais ne suis pas sûr de franchir le pas bientôt ^^

    J’ai enfin pu voir La Loi de Téhéran de Saeed Roustaee. J’en attendais beaucoup et j’ai été un petit peu déçu. Mais ça reste un thriller très solide et avec plein de nuances de gris : le film a plusieurs phases et suivant le focus, on change d’avis sur les personnages principaux. C’est étouffant, crado, très sombre (et très masculin) et on nous balance énormément d’informations en très peu de temps, mais ça m’a permis d’en apprendre bien plus sur la société iranienne (6,5 millions de drogués au crack ???). Le tout dans un régime très autoritaire et pas mal corrompu (notez tout de même que par rapport à d’autres films iraniens, celui ci n’a pas été interdit par les autorités, bien au contraire). Payman Maadi (qu’on a souvent vu chez Fahradi) est encore une fois très bon. C’est pas le meilleur film de l’année (dernière) mais ça reste assez haut. 2h10 bien rudes

    L’innocent de Louis Garrel.

    Abel (Louis Garrel) voit sa mère (Anouck Grinberg), qui donne des cours de théâtre en prison, se marier avec Michel (Roschdy Zem… ENCORE !), un prisonnier (et apparemment ce n’est pas le premier). Il est mif-mouf à cette idée mais doit faire avec

    Longtemps, Louis Garrel m’a donné des boutons, mais au vu des critiques et du thème, j’ai tenté. Il faut savoir que la mère de Louis Garrel a vraiment épousé un prisonnier (est-ce qu’engager un psy c’est pas mieux qu’en faire un long métrage ? Peut-être). La première moitié est pas désagréable mais un peu poussive/balisée. La deuxième moitié est plus enlevée, vu qu’on part dans une autre direction, mais ça doit beaucoup au personnage de Noémie Merlant qui tire le tout vers le haut. Plus généralement, les scènes de théâtre sont vraiment très bonnes. Au final, je reste perplexe sur le classement en « comédie » car ce n’est pas tout le temps ça. Et je mettrai un classement en « pas mal » (mais rien d’indispensable à voir) ce qui est moins pire que ce à quoi je m’attendais.

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    #183950
    R.Graymarch
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    Le Sixième Enfant réalisé par Léopold Legrand et adapté du roman Pleurer des rivières d’Alain Jaspard (pas lu)

    Un couple d’avocats (Sara Giraudeau et Benjamin Lavernhe) fait la rencontre de Franck et Meriem (Damien Bonnard et Judith Chemla) qui vivent dans une caravane avec leurs cinq enfants. Meriem est enceinte et vu que sa situation matérielle est compliquée et que l’autre couple n’arrive pas à avoir un enfant, pourquoi ne pas leur passer ? Que pourrait-il mal se passer après tout ?

    Alors certes ce genre de situations peut arriver, mais c’est quand même très particulier… J’étais moyennement emballé en entrant dans la salle mais globalement ça tient la route. La bonne idée c’est de ne pas opposer les couples mais voir que tout n’est pas si simple. Ensuite, la situation est très expliquée, assez lentement, ce qui est bien car ça permet de bien développer les personnages. Mais du coup, je trouve que la fin est trop rapidement expédiée alors que pour moi c’est la partie qui aurait nécessité le plus de temps/scènes.

    Bref, ça se tient, y a plein de trucs pas mal faits et moins clichés que ça n’en a l’air (si on accepte les prémisses parce que l’idée parait tout de même saugrenue si on y réfléchit trente secondes)

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    #184261
    R.Graymarch
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    Les Miens de Roschdy Zem (sortie le 23 novembre)

    Dans une famille française d’origine marocaine, Moussa a un gros souci de santé qui change complètement son comportement et laisse ses proches démunis.

    C’est un récit très autobiographique qui est amené ici. En effet, un des frères (ici joué par Samy Bouajila) de Roschdy Zem a eu ce souci de santé et cela a complètement changé les rapports entre les gens de la famille (frères, soeur, enfants, neveux, nièces…). Je reste un peu étonné qu’il ait voulu en faire un film (et son frère en fait un livre) en étant à la fois proche et loin de la réalité. Proche car c’est en gros ce qu’il s’est passé, loin car il a changé des trucs et notamment ce sont des acteurs qui incarnent la famille. Roschdy Zem joue son propre rôle mais sous les traits d’un animateur télé d’émission sur le foot. Il ne sort pas vraiment grandi du film (et encore je me retiens car j’ai vraiment pensé pire de lui pendant le film^^). Pendant pas mal de temps, je me demandais où le film nous emmenait ou surtout ce qu’il voulait dire. C’est court (moins d’1h30), sans temps mort mais j’étais tout de même un peu perplexe en voyant cette parenthèse, cette tranche de vie. Il y a deux scènes qui sont très bien faites, ce sont deux repas de famille, un au début et un vers la fin où tout paraît naturel : les gens (une dizaine) parlent dans leur coin ou au groupe, on s’apostrophe, on répond et c’est vraiment très bien. Les acteurs sont très bons, mention spéciale à la soeur (Meriem Serbah). Au final, pas si mal, mais si vous n’allez pas souvent au ciné, ça peut largement attendre un passage télé

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    #184262
    Schrö-dinger
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    Close de Lukas Dhont (dans les salles depuis mardi 1er novembre)

    Après Girl, on suit ici Léo et Rémi, deux garçons inséparables, proches comme des frères, ou peut-être plus, autrement, on ne sait pas, mais est-ce vraiment important ? Ca l’est, visiblement, pour les nouveaux camarades de classe qui ne lésinent pas sur les remarques déplacées, les questions intrusives, et pour les deux petits gars tout va se compliquer.

    Un film bouleversant qui ne laisse pas indemne, il y a peu de dialogue, le film repose beaucoup sur les silences, sur la justesse des interprètes.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #184322
    R.Graymarch
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    J’attends qu’il sorte ici pour vraisemblablement aller le voir

    Fire of Love, documentaire de Sara Dosa

    Ce film canado-américain raconte l’histoire de Katia et Maurice Krafft, volcanologues réputés pour être souvent les premiers lors d’explosions volcaniques afin de photographier/filmer ça. Cela leur a coûté la vie en 1991

    Le film s’appuie quasi exclusivement sur les films et photographies des Krafft, ainsi que leurs passages télé. Aucune idée si c’est vrai (ça fait très storytelling quand même) mais il y a une narration, montrant comment ils ont évolué et comment cela les a fait aller vers leur fin, mais une fin qui a « servi » car ça a changé les mentalités etc etc A part ces pincettes, c’est court (1h33) et on ne s’ennuie pas. On souligne bien leur côté « hors normes » et un peu fêlés, surtout Maurice (naviguer en canot pneumatique sur un lac d’acide… et pourquoi pas sur un autre canot pour descendre une coulée de lave). Le tout évidemment avec des moyens technologiques dérisoires par rapport à ce qu’on a maintenant (rien que pour filmer, ou pour être alertés). Ca change un peu, et c’est un couple vraiment atypique et bien marquant dans les médias pour ceux qui ont connus ces années là

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    #184651
    R.Graymarch
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    Du coup, j’ai aussi vu Close de Lukas Dhont mais n’ai pas été vraiment emballé (tout le monde préfère Girl, que je n’ai pas vu)

    Filmer les silences, les regards, les moments de vie, c’est difficile car au mieux on est dans des « moments de grâce » et au pire dans « du vide ». Ici, je trouve qu’on est plus proche du deuxième, avec en prime de jolis décors dans la nature et des scènes qui se répètent (allons courir au milieu des fleurs ou faire du vélo à fond… ou tomber en patins à glace). J’ai pas accroché, je trouve que c’est trop vide ou trop laissé au spectateur pour se faire une idée. Pas convaincu non plus de mettre Léo tellement en avant, partout tout le temps. Les mères respectives sont bien campées et je me dis qu’ouvrir un peu le film vers elles aurait été probablement un atout.

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    #184661
    Altair
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    Dans les derniers films que j’ai vus, j’ai été agréablement surpris par Top Gun: Maverick. Tout est juste : le casting, le scénario, les effets visuels… Une réussite, bien meilleur que le premier !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 3 jours par R.Graymarch.
    #184728
    Nymphadora
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    Filmer les silences, les regards, les moments de vie, c’est difficile car au mieux on est dans des « moments de grâce » et au pire dans « du vide ».

    J’ai vu Close également, et pour le coup, je suis plutôt dans la team « moments de grâce » personnellement. J’ai passé la moitié du film à pleurer. C’était bouleversant, beau et j’ai trouvé ça hyper juste.

    Sinon j’ai vu Amsterdam, de David O. Russell avec un casting mille étoiles. ah, un long moment de mouais. Ca aurait pu être cool, le sujet en plus est très engageant (un complot, avec des meurtres, des histoires de guerre, de corruption des puissants…) mais ça s’agite beaucoup et il se passe pas grand chose à l’écran. C’est pas scandaleux non plus hein, ça se laisse voir, le temps passe un peu lentement (mais c’est rien à côté de Black Panther que j’ai vu la veille et qui était interminable, et dont je n’ai rien à dire xD), mais ça n’a pas grand intérêt.

    ~~ Always ~~

    #185201
    R.Graymarch
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    R.M.N. de Cristian Mungiu, cinéaste roumain multi-récompensé mais c’est mon premier film de lui

    Matthias quitte, de manière houleuse, abattoir allemand où il travaille pour retourner dans son village de Transylvanie car il a une urgence familiale. Enfin, deux ou trois plutôt. Et dans ce village, au moment des Fêtes, tout ne va pas bien

    Le réalisateur prend son temps pour nous présenter le village et sa situation. C’est un peu long (le film dure 2h06) mais d’un autre côté la Transylvanie, c’est très complexe. Province roumaine (avec des velléités autonomistes) avec des minorités hongroise et allemande. Et aussi des gitans. La mine a fermé (et a tout pollué), la forêt n’est plus exploitée (en plus, y a des ours… qu’une ONG française compte consciencieusement) et la plupart des gens sont partis travailler à l’étranger donc la boulangerie industrielle du coin ne trouve personne et fait venir de la main d’oeuvre étrangère pour toucher des subventions européennes. Et là, c’est le drame !

    Un peu long, un peu confus mais au final, le voyage vaut plutôt le coup, car on apprend des trucs (sur la relation avec l’UE et le village qui ne veut pas juste être un parc d’attraction naturel des occidentaux, par exemple). C’est moyennement optimiste (euphémisme) et il y a des personnages qui n’ont rien à faire ensemble (pourquoi la seule nana un peu intelligente serait liée à Matthias qui est… bourru tendance réactionnaire ?). Mais il y a un plan vers la fin d’une audace folle, un tour de force qui est en plus magnifiquement joué. C’est vraiment là que je suis passé du « mouaif » au « ah oui, chapeau ! ». Du coup, même si la toute fin est un peu mi-figue mi-raisin à mon goût, je comprends que c’est un film marquant, parlant d’une situation complexe (et qui ne devrait pas l’être si les gens étaient un peu moins craintifs) avec beaucoup de personnages dont des féminins qui se distinguent du reste.

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    #185310
    Schrö-dinger
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    La conspiration du Caire de Tarik Saleh, réalisateur suédois d’origine egyptienne qui a des relations compliquées avec l’Egypte.

    En Egypte, Adams est un fils de pêcheur et est accepté à l’université al-Azhar, au Caire, qui est une institution sunnite prestigieuse. En arrivant, Adams va se retrouver dans des intrigues plus grandes que lui, qui impliquent l’Université, l’Etat mais aussi les Frères Musulmans.

    Un film impressionnant visuellement, j’ai trouvé ça très beau, la reconstitution de l’université et du Caire est remarquable (le film a été tourné en Turquie en raison des relations compliquées plus haut). Le scénario aussi m’a bien plu, même si je ne sais pas si je lui aurai donné le prix du scénario à Cannes comme cela a été le cas cette année. Et les acteurs sont très bons.

    Dans un tout autre registre, je suis allé voir Le Menu de Mark Mylod. Je suis allé voir le voir quasi exclusivement pour Anya Taylor-Joy (The Queen’s Gambit, The Witch) et Nicholas Hoult (Skins ), et j’étais un peu déçu d’avoir vu la bande annonce la semaine précédente au cinéma car je l’ai trouvé (comme toujours) beaucoup trop longue et semblant dévoiler beaucoup trop de choses.

    Finalement j’ai été assez surpris car le film est assez différent de ce que je pensais et cela m’a bien plu, il ne se prend pas au sérieux et j’ai bien ri.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #185311
    Nymphadora
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    She said, de Maria Schrader avec Carey Mulligan et Zoe Kazan
    Une plongée dans l’enquête du New York Times menée par les journalistes Megan Twohey et Jodi Kantor autour des agissements d’Harvey Weinstein. Leur article (qui leur elles a valu en 2018 un Prix Pulitzer), puis un second article publié dans le New Yorker quelques jours après par Ronan Farrow, ont déclenché le mouvement #metoo. Le film est adapté du livre de Twohey et Kantor, où elles racontent les mois d’enquêtes, la difficulté de faire parler les victimes, les menaces qu’elles ont reçues… Le film retranscrit tout ça dans une approche assez clinique, sans fioritures. Les deux actrices sont impeccables dans leur rôle, et je salue le côté journalistique, qui s’éloigne du voyeurisme (à l’exception de flash-backs un peu bof) et n’enlève pourtant pas l’émotion, quand à la fin on voit le courage de ces femmes qui acceptent de parler à visage découvert contre un système. Il y a toutefois quelques longueurs, mais bon – comme on pourrait s’en douter si on me connaît – j’ai aimé le film.

    ~~ Always ~~

    #185557
    Hizieł
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    J’ai aussi vu dernièrement La conspiration du Caire et même si j’ai bien aimé l’ambiance du film, ses personnages et surtout son sujet ; le gros point faible pour moi est le scénario qui me semble bourré d’incohérences et de facilités. Comme il a justement reçu le prix du scénario à Cannes et que les critiques sont globalement très positives, je me demande si c’est moi qui suis vraiment passé à côté (j’étais un peu fatigué – le vendredi soir était pas forcément le meilleur créneau je vous l’accorde), mais en tout cas j’en garde un petit sentiment de déception. Il est décrit comme un thriller mais je n’ai jamais eu l’impression d’en regarder un et les enjeux de l’enquête m’ont paru assez secondaires.

    Il faudrait sans doute que je le re-regarde à l’occasion pour voir si mon avis sera toujours aussi sévère …

    #185582
    R.Graymarch
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    Il y a des films qu’on connaît sans les avoir vus. C’est le cas pour Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe (Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb) de Stanley Kubrick (1964)

    On connait tous l’image de Peter Sellers en savant fou à lunettes fumées, et de la bombe H chevauchée par un homme. Sauf que jusqu’à hier, je pensais que c’était la même scène, alors que non. Ce n’est même pas le même personnage d’ailleurs. Du coup, j’avais dans l’idée que c’était une sorte de savant fou, vu le titre, qui jouait avec des bombes H (EDIT le tout dans un technicolor où ça pète de partout /EDIT). Alors que pas du tout.. (EDIT en plus, c’est en noir et blanc… /EDIT).

    L’histoire, tirée d’un roman (120 minutes pour sauver le monde, écrit par Peter George sous le pseudonyme de Peter Bryant) raconte comment un général américain fou envoie à ses bombardiers l’ordre de lâcher des bombes H sur l’URSS, sans possibilité de revenir ou d’entendre le contre-ordre. Le film suit 3 endroits : un de ses avions, la base du général, et le Pentagone, mis au courant tardivement

    C’est court pour nos standards (à l’époque, on savait faire des films en moins d’1h40…) et c’est bien grinçant. Un panneau au début nous dit qu’un tel scénario est impossible dans la réalité (huhu). Comme vous le savez sans doute, Peter Sellers incarne trois rôles (il aurait dû aussi faire le pilote de l’avion), mais on voit finalement très peu le Docteur Folamour.

    Le film tient carrément la route et tout le monde en prend pour son grade (Folamour à la fin lorgne énormément vers le too much^^). Le général parano tient limite du complotiste, l’autre au Pentagone (qui se prend un « don’t fight in the war room!! » haha) est anti-communiste à fond. A la limite, il n’y a que le président qui est dépassé mais veut faire au mieux. Quant aux rôles féminins, enfin au rôle féminin, il est très caricatural.

    Fun fact, je me souviens, sur le même thème avoir vu Point limite (2000), un remake du Point limite de Sidney Lumet en 1964 qui reprend de manière sérieuse une intrigue similaire (au point que Kubrick a fait un procès et que la sortie du Lumet a été repoussée)

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 15 heures par R.Graymarch.

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