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  • #156986
    R.Graymarch
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    Les 2 Alfred de Bruno Podalydès

    Alexandre (Denis Podalydès) est un chômeur de longue durée qui a été sommé par sa femme de trouver un boulot et de s’occuper des enfants pendant un mois pendant qu’elle part en mer (elle travaille dans la marine nationale). Il trouve un job (dont il ne comprend pas bien l’intitulé) chez « The Box », une start-up parisienne filiale d’un groupe londonien.

    En général, j’aime bien les films de Podalydès sans être ultra fan. Mais il y a un côté enfantin, voire bon enfant qui est assez unique. Et puis des personnages atypiques et des dialogues très bien écrits. J’ai adoré ce film car il coche toutes les cases que j’ai mises là dessus tout en se moquant des start-ups avec slogan en anglais au mur (genre « be the warrior, not the worrier »), les tables de ping-pong et trampolines, bref une ambiance sympathique qui cache, derrière son franglais, son tutoiement et ses loisirs « offerts » beaucoup de faux-semblant, de violence et de mal être.

    Les objets sont au coeur du film, on n’est pas loin d’un Tati, sauf que le réalisateur a voulu les humaniser (ils s’embrassent par exemple). Les drones jonchent les trottoirs, les voitures autonomes sont récalcitrantes ou font prendre des détours. Il y a un côté bordélique doux mais aussi toute une société précarisée, que ce soit par le personnage de Bruno Podalydès qui mélange plein de petits boulots 2.0 (dont le manifestant), le livreur à vélo, le chauffeur de VTC à son compte etc

    Et pourtant il reste de l’espoir, la force du collectif, l’audace de changer ça tranquillement, si on ose s’y opposer. Je crois que c’est rare que Bruno Podalydès aille (autant) dans cette veine et, en plus des personnages, dialogues et situations aux petits oignons, ça m’a épaté. Je ne m’y attendais pas et ai été complètement séduit par ce film alors qu’il m’arrive parfois de faire un peu la fine bouche devant ses films.

    Y a même un mini clin d’oeil pour nous^^

    Spoiler:

    J’ai pas dit que la société est « no child » alors qu’Alexandre a des enfants en bas âge, ni comment il rencontre Arcimboldo et ses mille métiers. On a les inamovibles Vuillermoz et Brouté en apparition. Kiberlain en big chief est très bien aussi. Le film est bourré de burlesque et je trouve que ça permet de masquer le côté sérieux, voire aliénant de notre société.Le mec viré car « il s’y connait trop en dinosaures », c’est rigolo et effrayant. Quand on apprend que son fils au téléphone a répondu « c’est mon papa » en se faisant passer pour son père, c’est plus que poignant quand on y pense.

    Pourtant, la jeune génération semble moins soumise. Et tout le monde a quelque chose à cacher. C’est plutôt une belle morale même si la toute fin n’est pas non plus le monde des bisounours (et quelque part heureusement)

    Côté musique, j’ai bien cru reconnaitre Daft Punk mais dans une version banjo. Ainsi que Veridis Quo.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par R.Graymarch.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #157002
    Crys
    • Pisteur de Géants
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    De notre côté, retour en salle avec Vers la bataille, petit film réalisé par Aurélien Vernhes-Lermusiaux. Le film raconte le périple d’un des précurseurs de la photographie (fictif), Louis, à la recherche de l’armée française pendant la Guerre du Mexique en 1863 afin de prendre des photographies de la guerre comme on ne l’a jamais vu.

    Le sujet était chouette, le réalisateur signe un espèce de western humide dans la veine de Herzog, avec un Malik Zidi inspiré pour tirer le cortège des acteurs. Pour un premier long-métrage, la maîtrise est franchement impressionnante. Le film est tourné en 6 semaines en Colombie et franchement chapeau. Oui, je suis peut-être un peu emphatique parce que j’ai eu droit au débrief du réalisateur après le film, et qu’il a supprimé les scènes les plus chères de son film (une scène incluant un puma et une reconstitution de Paris au XIXème dans une ancienne gare de Boyaca) pour des raisons de narration donc je suis un peu admiratif, mais franchement si vous avez l’occasion n’hésitez pas, c’est rafraîchissant de se dire que la France produit aussi des choses comme ça 🙂

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par Crys.
    #157604
    R.Graymarch
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    Dans le cadre d’une programmation consacrée à des films des années 1980

    Retour vers le futur (Back to the future) de Robert Zemeckis (1985)

    J’imagine que tout le monde connait (sinon ruez vous pour le voir) mais dans le doute : En 1985, Marty est un ado avec quelques soucis dans sa famille. Par mégarde, son ami « Doc » Emmet Brown l’envoie en 1955. Comment revenir à son époque ??

    J’ai vu plein de fois ce film mais la dernière remontait à longtemps. Du coup, j’étais en terrain très connu et ai pu balader mon regard sur autre chose.
    Premier constat : le film fonctionne toujours très bien ! Et apparemment ce n’est pas que la nostalgie qui parle car j’ai entendu des gens qui l’ont montré à des enfants de 7 ans nés au XXIe siècle et ça leur plaisait aussi. J’imagine que l’idée de voir comment étaient nos parents jeunes nous a toujours titillés. En plus de l’enjeu de « ne pas disparaître » (voire sauver Doc de la mort), tout en apprenant les paradoxes temporels. Tout ça dans un film grand public, chapeau.
    Deuxième constat : le film est super bien construit. Le générique du début est une merveille. Chez Doc (absent), l’espace est couvert d’horloges (on se demande pourquoi en avoir autant, sauf pour montrer que Doc a « un peu » une idée en tête) et on a un traveling qui se promène sur des choses anodines. Une télé allumée où un flash infos nous apprend qu’une organisation dément avoir perdu du plutonium, un article de journal punaisé au mur, évoquant la vente du manoir Brown, puis en allant vers une table (où pullulent des horloges), on peut voir une grosse caisse jaune placée dessous avec la mention « plutonium ». On ne remarque pas ça au premier visionnage mais c’est là. Idem on a des bribes d’infos (plus visibles) sur la rencontre entre les parents de Marty et autres éléments qui seront utiles plus tard (je me dis tout de même que Marty se réveille après 10h du matin et il croise ses frère et soeur au petit déjeuner avant le travail). En arrivant en 1955, on voit une affiche de cinéma avec le nom de Reagan, ce qui va servir après. Plus évident, Marty et Jennifer sont interrompus dans leur baiser (un running gag) par une vieille dame (pour eux) faisant la quête pour rénover l’horloge de la mairie. Marty paye pour s’en débarrasser et prend le tract qui lui sera utile plus tard (et il a des raisons de le garder car Jennifer a mis son numéro de téléphone au dos).
    Dernier constat : le scénario est parfaitement fluide et les acteurs sont au top. Doc et Marty, bien entendu. Mais aussi Biff qui est un excellent méchant

    En grandissant, on voit quand même la grosse pub bien lourdingue mais intégrée au film pour Toyota ou Pepsi. Comme indiqué plus haut, tout s’enchaine bien et pour moi le moment de gloire reste la poursuite en voiture en 1955 quand Marty « invente » le skate board : la musique est fabuleuse et la bataille de « David » Marty contre « Goliath » Biff et ses potes est assez homérique. J’avais zappé que la chute (voiture cabossée) faisait écho au début où Biff rapporte la voiture de George complètement cassée. Oui je parle de la voiture qui est l’enjeu de la vie de Marty vu qu’il doit emmener Jennifer au lac avec !!

    « Bizarrement », les parents de Marty ont enjolivé leurs faits et gestes de leur jeunesse. George ne regardait pas les oiseaux et Lorraine n’est pas aussi prude qu’elle veut que sa fille soit (en revanche, la boisson). Le tonton adore être derrière les barreaux, le gamin noir rêve de devenir maire. Mais heureusement pour Marty, Doc est là et le croit bien vite. Même il aide pour le faire revenir chez lui. Et tant mieux car jusqu’à la dernière minute, tout pouvait foirer ! Cela dit, il refuse de connaître le futur car cela pourrait engendrer des catastrophes. Sauf que…

    La fin amorce la suite. Suite qui apparemment n’était pas prévue (pourtant maîtriser la fusion nucléaire et faire le plein avec des déchets en 2015, ça aurait été chouette). J’apprends qu’il y avait une fin alternative avec moins d’éclair et plus de bombe nucléaire.

    J’avais peur que le film ait beaucoup vieilli et j’ai eu énormément de plaisir à le re(rererere)voir.

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    #157620
    Aerolys
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    La fin amorce la suite. Suite qui apparemment n’était pas prévue (pourtant maîtriser la fusion nucléaire et faire le plein avec des déchets en 2015, ça aurait été chouette). J’apprends qu’il y avait une fin alternative avec moins d’éclair et plus de bombe nucléaire.

    J’ai appris l’existence de cette fin alternative et de quoi il en retournait il y a quelques mois et heureusement qu’elle ne sait pas faite. Je trouve la fin du premier film bien meilleure que ce qui était prévue à la base.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #157932
    Nymphadora
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    Un espion ordinaire (film de Dominic Cooke avec Benedict Cumberbatch)
    Nous suivons un représentant de commerce (interprété par Cumberbatch) plongé au cœur de la guerre froide. Sur demande du MI-6 et de la CIA, il doit servir de coursier entre l’Angleterre et le colonel soviétique Oleg Penkovsky, qui espionne pour leur compte.
    Récit très classique sur la forme, le film est porté par ses acteurs et se laisse suivre avec intérêt. C’est clairement pas le film de l’année, mais suivre une jolie histoire de courage pas si ordinaire, c’est toujours agréable.

    Black widow (de Cate Shortland, avec Scarlett Johansson, Florence Pugh)
    On retrouve les ingrédients Marvel, mais sans scénario (des fois y a quand même une histoire… là on fait même plus semblant), sans méchant charismatique, sans cohérence au récit… et c’est très long… Je crois que c’est un des pires films Marvel que j’ai subis.

    Cruella (Craig Gillespie, avec Emma Stone, Emma Thompson)
    J’ai été agréablement surprise. Je ne m’attendais pas à grand chose mais ce gros bonbon à l’imagerie mode, punk rock, était bien fun. Emma Stone est assez réjouissante en timbrée, et Emma Thompson hilarante. Je ne m’attendais pas à passer un si bon moment avec ce film.

    ~~ Always ~~

    #158175
    Nymphadora
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    Désigné coupable, film de Kevin Macdonald avec Tahar Rahim, Shailene Woodley, Jodie Foster

    Mohamedou Ould Slahi est détenu depuis des années à Guantánamo, sans jugement ni inculpation. Il est soupçonné d’avoir été recruteur pour Al Quaïda, et d’avoir activement entraîné les attentats du 11 septembre. Sa famille le met en contact avec une avocate, Nancy Hollander, et sa collaboratrice Teri Duncan, afin de faire valoir ses droits civiques.

    Un très joli film. Tahar Rahim y est magistral, mais Jodie Foster, Woodley et même Cumberbatch, sont aussi très très bons. Dans cette charge contre le gouvernement américain, on explore bien des choses : comment en arrive-t’on à une justice expéditive, voire pas de justice du tout, avec des accusés enfermés et torturés, sans preuves ni procès ? Le terroriste a-t’il le droit à une justice (certaines scènes, qui nous montrent le malaise de la jeune associée à défendre son client quand elle le pense coupable sont très bien fichues) ? Comment se battre contre un système opaque et à charge et faire respecter le Droit (l’intrigue du personnage de Cumberbatch en ce sens est assez belle) ? Et comment, par la Foi, Slahi a-t’il réussi à ne pas perdre son âme dans de telles circonstance, pardonnant à ses bourreaux. Le spectateur est vite plongé dans une vraie sidération face à ce que Mohamedou Ould Slahi (qui a réellement existé, le film est tiré d’une histoire vraie, ce que l’on nous rappelle dés le début du film. C’est l’adaptation du livre « Journal de Guantanamo » de Mohamedou Ould Slahi.) subit. Le film ne fait pas forcément dans la dentelle, et est en soit assez balisé et classique, mais, notamment grace à l’interprétation de Rahim, il prend aux tripes.

    (Bon sinon j’ai aussi vu F9, c’est très mauvais, c’est mon gros plaisir coupable thuné, j’adore rigoler devant ce gros n’importe quoi)

    ~~ Always ~~

    #158569
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Merci à R.Graymarch pour cette critique qui m’a, bien davantage que la bande annonce, décidée à aller voir le film !

    Les 2 Alfred de Bruno Podalydès Alexandre (Denis Podalydès) est un chômeur de longue durée qui a été sommé par sa femme de trouver un boulot et de s’occuper des enfants pendant un mois pendant qu’elle part en mer (elle travaille dans la marine nationale). Il trouve un job (dont il ne comprend pas bien l’intitulé) chez « The Box », une start-up parisienne filiale d’un groupe londonien. En général, j’aime bien les films de Podalydès sans être ultra fan. Mais il y a un côté enfantin, voire bon enfant qui est assez unique. Et puis des personnages atypiques et des dialogues très bien écrits. J’ai adoré ce film car il coche toutes les cases que j’ai mises là dessus tout en se moquant des start-ups avec slogan en anglais au mur (genre « be the warrior, not the worrier »), les tables de ping-pong et trampolines, bref une ambiance sympathique qui cache, derrière son franglais, son tutoiement et ses loisirs « offerts » beaucoup de faux-semblant, de violence et de mal être. Les objets sont au coeur du film, on n’est pas loin d’un Tati, sauf que le réalisateur a voulu les humaniser (ils s’embrassent par exemple). Les drones jonchent les trottoirs, les voitures autonomes sont récalcitrantes ou font prendre des détours. Il y a un côté bordélique doux mais aussi toute une société précarisée, que ce soit par le personnage de Bruno Podalydès qui mélange plein de petits boulots 2.0 (dont le manifestant), le livreur à vélo, le chauffeur de VTC à son compte etc Et pourtant il reste de l’espoir, la force du collectif, l’audace de changer ça tranquillement, si on ose s’y opposer. Je crois que c’est rare que Bruno Podalydès aille (autant) dans cette veine et, en plus des personnages, dialogues et situations aux petits oignons, ça m’a épaté. Je ne m’y attendais pas et ai été complètement séduit par ce film alors qu’il m’arrive parfois de faire un peu la fine bouche devant ses films. Y a même un mini clin d’oeil pour nous^^

    Spoiler:
    J’ai pas dit que la société est « no child » alors qu’Alexandre a des enfants en bas âge, ni comment il rencontre Arcimboldo et ses mille métiers. On a les inamovibles Vuillermoz et Brouté en apparition. Kiberlain en big chief est très bien aussi. Le film est bourré de burlesque et je trouve que ça permet de masquer le côté sérieux, voire aliénant de notre société.Le mec viré car « il s’y connait trop en dinosaures », c’est rigolo et effrayant. Quand on apprend que son fils au téléphone a répondu « c’est mon papa » en se faisant passer pour son père, c’est plus que poignant quand on y pense. Pourtant, la jeune génération semble moins soumise. Et tout le monde a quelque chose à cacher. C’est plutôt une belle morale même si la toute fin n’est pas non plus le monde des bisounours (et quelque part heureusement)

    Côté musique, j’ai bien cru reconnaitre Daft Punk mais dans une version banjo. Ainsi que Veridis Quo.

    Je ne suis pas assez cinéphile pour émettre une opinion sur les frères Podalydès mais j’ai beaucoup aimé ce mélange de réalisme et d’éléments « déjantés » , la folie douce d’ « Archimboldo » , la critique, toujours dans l’humour  (et sans dérive vers le ridicule, contrairement à Adieu les Cons…) ainsi que la tendresse sous-jacente.
    Un excellent moment !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 jours et 8 heures par R.Graymarch.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 jours et 7 heures par Nymphadora.
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    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 jours et 7 heures par Nymphadora.

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #158599
    Pandémie
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    J’ai vu The Tomorrow War, sur Amazon. Ca part assez bien, des humains du futurs viennent chercher des renforts pour une guerre perdue d’avance contre des aliens. Ca commence avec de bonnes idées, comme surgir au milieu de la finale de coupe du monde pour une audience maximale, ça parle paradoxe temporel avec des jeunes qui viennent et des vieux qui partent, sans doute pour ne par croiser leur double temporel. Et le film a la bonne idée de prendre son temps pour montrer les horribles aliens. Je commençais à me dire que j’allais avoir une bonne surprise de petit film SF, comme avec The edge of Tomorrow avec Tom Cruise qui faisait le job. Raté, ça se transforme très vie en gros nanard d’action sur le thème de la famille, avec une résolution interminable et sans queue ni tête de l’intrigue, à se taper le front tel un moucheron sur le pare-brise d’une voiture sur l’autoroute. Y a mieux pour perdre son temps.

    #158608
    Nymphadora
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    Raté, ça se transforme très vie en gros nanard d’action sur le thème de la famille, avec une résolution interminable et sans queue ni tête de l’intrigue, à se taper le front tel un moucheron sur le pare-brise d’une voiture sur l’autoroute. Y a mieux pour perdre son temps.

    Je n’aurais pas trouvé une aussi belle métaphore mais je te rejoins sur le constat. Un très gros nanard, sans le second degré appréciable de certains des films du genre. Je ne recommande pas.

    En revanche, j’ai vu Old et bien aimé. Je suis généralement très cliente du cinéma de M. Night Shyamalan et je suis allé voir le film sans rien en savoir à part avoir vu l’affiche. Et je pense que c’était une bonne chose, donc je ne vous dirai rien sur l’intrigue (en plus apparemment, la bande-annonce révèle beaucoup d’éléments du film, donc évitez là). Mais comme souvent avec Shyamalan, sous couvert d’une histoire un peu cauchemardesque, on pose des questions sur l’humain et sa folie. Et ça a plutôt touché juste avec moi. Certaines scènes sont clairement too much, mais dans l’ensemble j’ai aimé l’expérience.

    J’ai également vu Bloody Milkshake, film d’action avec Karen Gillan et Lena Headey. Bah c’est vraiment très très très mauvais. Pas de scénario, on sent l’inspi Tarantino sans le talent, c’est vraiment une purge.

    ~~ Always ~~

    #158616
    R.Graymarch
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    Dans le cadre d’une programmation consacrée à des films des années 1980

    Je vous fais un lot car j’ai fini mon tour dans les années 1980

    Retour vers le futur 2 (1989) / Retour vers le futur 3 (1990) de Robert Zemeckis

    J’avais déjà vu ses films et dans ma tête, ils étaient en dessous du premier, surtout le troisième volet (le far west et la locomotive qui volent, meh)
    Je maintiens que le premier est le meilleur et se suffit à lui-même. Mais on peut quand même voir la suite
    Le 2 est séduisant à nous montrer un futur (2015 !!!) et à jouer avec les lignes temporelles. Quand on y regarde d’un peu plus près, il y a quand même des failles béantes dans le scénario : 1/si le futur se modifie quand on change le passé, pourquoi quelqu’un peut revenir en 2015 après avoir changé 1955 ? 2/ Parfois quand on « se rencontre soi même » on s’évanouit et il faut éviter ça à tout prix (Jennifer, Marty), parfois non (Biff)
    N’empêche que le « 1985 dystopique » est assez bien foutu (ah la scène sur le toit, et sa conclusion) et qu’on s’amuse à retourner en 1955 en ajoutant une couche de plus à la narration. Le final se dirige directement vers un troisième film

    A ma grande surprise, le troisième film tient largement la route. Certes, il faut accepter que les créateurs se soient mis dans un « trip western nostalgie » (évoqué dès le premier film par Doc, apparemment par hasard). Mais une fois quelques facilités avalées (ils sont vachement sédentaires sur un siècle les Mc Fly, Strickland et Tannen tout de même), ça se déroule super bien. Je note qu’on a un nouveau rôle féminin intéressant incarné par Mary Steenburgen. Et un énorme hommage à Jules Verne, mais aussi à Clint Eastwood, à Taxi Driver etc. La saga peut même se permettre de l’auto-référence qui marche à fond : Marty qui s’évanouit et se réveillé pomponné par sa « mère » et qui croit au début que tout ça n’a été qu’un mauvais rêve, la poursuite de Marty par Biff et ses sbires, le fumier, le poncho blindé (écho à la fin du premier et au film vu par Biff dans le 2), Strickland qui fait sa loi… en bref, tous ses gens qu’on aime retrouver après tout ce temps.
    On sent que les derniers volets ont été écrits en même temps car on termine sur Needles et le fait que tout ce qu’on a vu ne va pas arriver. Le futur reste à écrire, le héros a grandi et c’est rondement mené car c’est « en arrière plan » et pas un truc asséné.
    Franchement avec la De Lorean détruite, ça terminait admirablement la série.
    Et puis on a un retour avec une machine improbable et pour moi, ça plombe la saga. Certes, « en route vers de nouvelles aventures » mais à quoi bon, on a déjà fait le tour et on sait que c’est dangereux. La fin partiellement douce-amère (mais surtout douce) m’allait bien mieux. Je m’étonne que ça ait entaché ma vision du film pendant toutes ces années

    Le bilan de la trilogie est qu’elle vaut le coup d’œil, surtout pour le premier film. Le deuxième est plus bancal que dans mes souvenirs (mais ça va) et le troisième est très bien tenu (même si je regrette l’ultime fin). Je bénis Robert Zemeckis d’avoir toujours refusé de faire une suite (ou prequel ou autre).

    Sinon j’ai vu aussi
    The Breakfast club de John Hughes (1985)
    J’en avais beaucoup entendu parler mais jamais vu. C’est « le premier teen movie » apparemment.
    Samedi matin tôt au lycée, 5 élèves sont collés pour toute la journée. Ils doivent rédiger une dissertation sur le thème « Qui pensez-vous être ? » sous la (molle) supervision du proviseur (et après du Simple Minds dans le générique^^).
    Chaque élève est un archétype : la fille à papa, la détraquée, l’intello, le rebelle, le sportif. On va donc les suivre toute la journée.
    Franchement, c’est un peu longuet et c’est cousu de fil blanc (faut dire que d’autres teenmovies sont passés par là). Bref, c’est pas extraordinaire même si la deuxième moitié fonctionne mieux. Ce qu’il reste, c’est le fait que chacun à leur manière, ils ont subi une pression familiale souvent qui les a amenés à déconner et donc à être puni(e). Faut pas beaucoup gratter le vernis pour voir que cette Amérique a des soucis d’adaptation, que le monde n’est pas tendre. Et qu’il suffirait de s’ouvrir pour que ça aille mieux. Grand film, sans doute pas. Marqueur d’une époque, indubitablement

    La folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller’s Day Off) de John Hugues (1986)
    Film ultra connu dont je n’avais jamais entendu parler !
    Ferris Bueller est un lycéen ultra populaire qui se fait porter pâle pour s’amuser en ville avec sa copine et un pote (à qui il a emprunté la voiture de sport de son père)
    C’est beaucoup plus léger et rythmé que le film précédent. J’ai lu que ça a très fortement inspiré la série Parker Lewis ne perd jamais que je n’ai jamais vue. En revanche, j’ai vu Sauvés par le gong et j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un épisode rallongé de la série. Du coup, c’est juste trois ados qui prennent du bon temps en ville, tandis que le proviseur essaye de coincer Ferris. Matthew Broderick est impeccable, Mia Sara est mimi comme tout, les parents sont à l’ouest, Jeffrey Jones joue un très bon méchant qui se fait ridiculiser. Voilà, c’est pas mal fait mais ce n’est pas inoubliable.
    Quelques points sympathiques tout de même : le running gag des donations pour soigner Ferris est très ingénieux, une parade endiablée dans les rues de Chicago (mais les Beatles, ça marche toujours), Ferris fait preuve de beaucoup de créativité pour échapper au collège, sa soeur le déteste et le couvre en même temps, Charlie Sheen en bad boy qui a des problèmes de drogue (!!). Et aussi un peu Cameron qui doit s’émanciper par rapport à son père (on suppose qu’il est toujours malade pour ça)

    Ca peut paraître beaucoup de films mais j’ai raté ET, Robocop, Gremlins, Terminator, Il était une fois en Amérique, Flashdance, les Goonies, Les Aventuriers de l’arche perdue, Blade Runner, Tootsie, Scarface etc

    EDIT Blue Velvet, Stand by me, Amadeus, 9 semaines et demi, Shining

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 14 heures par R.Graymarch.

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    #158617
    Lapin rouge
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    Ca peut paraître beaucoup de films mais j’ai raté ET, Robocop, Gremlins, Terminator, Il était une fois en Amérique, Flashdance, les Goonies, Les Aventuriers de l’arche perdue, Blade Runner, Tootsie, Scarface etc

    J’espère que tu as déjà eu l’occasion d’en voir certains par ailleurs (notamment Blade Runner, bien sûr, mais aussi Tootsie, un film que j’aime beaucoup).

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #158618
    R.Graymarch
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    Je crois les avoir tous vus à un moment ou un autre sauf Scarface (et Wall Street que j’avais oubliés, sans doute parmi d’autres)

    J’ai un excellent souvenir de Tootsie mais je ne sais pas si le film a bien vieilli (j’ai bien peur que non). Quant à Blade Runner, je l’ai vu il y a longtemps et me souviens surtout m’être énormément ennuyé (ce qui fait que je n’ai pas eu non plus la motivation pour voir la suite de 163 minutes…)

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #158667
    Aerolys
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    Je veux manger ton pancréas : un film dont j’avais beaucoup entendu parler et dont je me suis fin décidé à regarder. Un bon film. Il ne m’aura pas autant marquer que Your Name ou d’autres films d’animation japonais hors Ghibli mais il vaut clairement le détour même si j’ai trouvé la fin abrupte.

    Black widow : le dernier Marvel au cinéma. Pas mauvais mais ça reste dans la lignée du MCU. Ça reste un très bon divertissement mais je ne pense pas que j’en garderais un grand souvenir contrairement à d’autres films du MCU.

    Kaamelott, première partie : j’ai adoré. Pas parfait mais j’ai adoré et j’aimerai le revoir en salle. Je pense que certains défauts du film seront résolus dans les suivants.

    My Beautiful Boy : j’ai regardé ce film sur un coup de tête et je ne regrette pas de l’avoir vu. Je ne m’attendais pas à voir Steve Carell dans un tel rôle (pour l’avoir vu dans le peu d’épisodes de The Office que j’ai regardé et dans Space Force). Le sujet étant l’addiction à la drogue d’un ado, assurez-vous d’avoir un bon moral au moment du visionnage.

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