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  • Ce sujet contient 884 réponses, 74 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par R.Graymarch, le il y a 3 jours et 16 heures.
30 sujets de 781 à 810 (sur un total de 885)
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  • #193395
    Nymphadora
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    Dans le genre thriller écologique, j’ai également vu How to blow up a pipeline, de Daniel Goldhaber (Sabotage dans les cinés français). Un thriller efficace, une esthétique très adaptée… mais je me serais attendue à une vraie réflexion sur la légitimité de la violence, vu le sujet du film, et là, on se contente d’un film d’action efficace. Quitte à faire, aller plutôt voir les Algues vertes si vous voulez un truc sur l’écologie.

    ~~ Always ~~

    #193454
    Lapin rouge
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    Par contre, Oppenheimer de Nolan : lui je n’avais pas spécialement d’attentes (j’ai aimé certains Nolan, d’autre pas du tout), mais j’ai adoré ! C’est impressionnant de maîtrise narrative : en 3h, on réussit à mettre de la tension dans toutes les scènes, sans temps mort. C’est dense, pleins de réflexions hyper intéressantes, le casting est fabuleux (Cillian Murphy of course, mais Robert Downey Junior est aussi à saluer notamment), tout a un sens dans la grande histoire qu’on nous raconte, tout est au service de l’histoire, et mis en cohérence par le montage et la narration. J’ai vraiment été bluffée.

    Vu aussi Oppenheimer. Je serai moins dithyrambique que Nympha. J’ai trouvé que le film abusait un peu des effets sonores faciles (un peu comme chez Alan Parker). Et puis, j’ai eu du mal à ressentir les enjeux de la période des années 50, qui font pâle figure à côté de ceux des années 40 : entre la création de l’arme atomique et le renouvellement de l’habilitation de sécurité d’Oppenheimer, on n’est pas tout à fait dans le même registre.

    Ceci étant dit, cela reste un très bon film, avec une excellente interprétation (notamment un Einstein très convaincant), une narration éclatée mais lisible (du pur Nolan), et une reconstitution plutôt fidèle des faits historiques, de ce que j’ai pu en lire rapidement.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #193618
    Nymphadora
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    J’ai vu La Voie royale, de Frédéric Mermoud.
    J’étais curieuse, étant passée par une prépa. Mais j’avoue avoir été assez déçue par le film : je n’ai pas trouvé le film très fidèle à la réalité de ce que j’ai vécu. Il y a quelques trucs très justes, mais dans l’ensemble, j’ai noté beaucoup de trucs pas top. Déjà j’ai trouvé que le rôle qu’ils donnaient à la prof de physique ne fonctionnait pas : elle passe de peau de vache à prof qui te pousse pour ton bien, et c’est très mal fichu dans la narration. Ensuite, j’ai trouvé le propos autour des transfuges de classe (l’héroïne étant fille d’éleveurs) assez caricaturale :

    Spoiler:
    Globalement, on nous montre tous les élèves comme des gosses de riches obsédés par l’argent. Ce qui est peu conforme à une réalité d’enfants certes très privilégiés, mais pas tant par l’argent que par leur milieu culturel extrêmement favorisé. Souvent ce sont des fils de profs et d’ingénieurs, des classes moyennes + qui n’ont pas ce côté versaillais obsédé par l’argent, avec des particules et des prénoms de snobs. Ils n’en sont pas moins déconnectés par certains aspects, et oui, un discours autour des transfuges de classe en prépa aurait énormément de sens… mais encore faut-il savoir du coup de quelle classe on parle xD

    Enfin, la fin est nulle pour toute personne qui a un tant soit peu de familiarité avec le système des prépas et grandes écoles :

    Spoiler:
    L’héroïne quitte la prépa après sa MPSI, moyenne dans sa classe, et intègre l’X par la FAC en une année par concours parallèle. LOL c’est Noël.

    Après, mention spéciale quand même à Suzanne Jouannet, l’actrice principale, qui fait un travail dingue. Elle est sur tous les plans et est excellente.

    ~~ Always ~~

    #193622
    Sooyemds
    • Éplucheur avec un Économe
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    Barbie de Greta Gerwig. Film qui m’avait attiré grâce au matraquage des publicités sur internet avant même son explosion à sa sortie en salle. J’ai bien aimé ma séance de cinéma. Le film est assez drôle. Je ne me suis pas ennuyé. Les acteurs sont vraiment bons. J’ai aimé découvrir Ryan Gosling dans ce film.

    Mais à côté de ça, il y a quelques loupés. La relation entre la mère et la fille n’existe quasiment pas, sacrifié pour plus d’humour ou d’impact sentimental. Le message du film m’ait totalement passé à côté. Entre les gros sabots et les dissonances au sein du film, je ne me suis pas spécialement cassé la tête.

     

    #193817
    R.Graymarch
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    Zone(s) de turbulence (Northern Comfort) de Hafsteinn Gunnar Sigurðsson

    Un groupe de gens qui ont peur de l’avion suivent un cours pour passer outre ce souci. L’épreuve finale, c’est de faire un petit vol aller-retour. Bien entendu, tout ne va pas se passer comme prévu

    Film islandais mais qui fait assez british (faut dire qu’on part de Londres et qu’il y a pas mal de Britanniques au casting). Honnêtement, ça passe mais c’est un peu poussif quand même. Rien à redire sur les acteurs, ils sont tous bons. C’est juste que le scénario est à mes yeux un peu mince et ça tiiiire pour atteindre 1h40 en alternant des saynètes. A vous de voir. En tout cas, ça rafraichit bien et par ces chaleurs, c’est agréable

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #193959
    FeyGirl
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    ce côté versaillais obsédé par l’argent, avec des particules et des prénoms de snobs.

    [Début du HS] Pour avoir vécu à Versailles durant mon enfance et mon adolescence, jusqu’à la prépa, ce n’est pas du tout ça (mais ce cliché a la vie dure). Il reste très peu de nobles à Versailles, car ils ont perdu leur appartement ou leur maison au fil des générations Je n’ai quasiment jamais eu de camarades au nom à particule. Versailles, c’est aujourd’hui 25% d’HLM (c’était déjà le cas avant que la loi exige ce taux), et le reste est plutôt classe moyenne. Quelques vrais riches dans les belles maisons du quartier de Glatiny, mais ça ne représente pas grand monde.

    Quant à la prépa à Versailles, c’est comme les autres prépas : on bosse, on bosse, on bosse. Jamais croisé de snob en prépa (quelques-uns au lycée, mais une minorité).

    Versailles n’a rien à voir avec Neuilly, mais est souvent confondu avec cette dernière (je connais bien aussi cette ville pour y avoir travaillé, et je ne l’ai pas aimée du tout. Là, c’est snob. Très snob même.).[Fin du HS]

    #194003
    R.Graymarch
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    Anatomie d’une chute de Justine Triet

    Dans une maison isolée près de Grenoble, une autrice vit avec son mari et leur fils de 11 ans. Mais très vite, le mari est retrouvé mort, il a chuté d’un étage. Que s’est-il passé ?

    J’avais déjà vu La Bataille de Solferino (2013), et avait trouvé ça « sympa pour un premier film ». Puis Victoria (2016) qui est « sympa mais bon là c’est déjà le 2e film » (le Victoria de Sebastian Schipper sorti la même année est tellement mieux). J’ai pas vu Sibyl, et là 2023 bam palme d’or. Film de 2h30 (pourquoi ?), la salle était pleine.

    Mon avis est mitigé : ce n’est pas un mauvais film du tout mais il est trop long et puis ça fait téléfilm de France 2. Donc, palme d’or… y avait vraiment rien de mieux au programme ?

    Allez si on est généreux, on peut trouver que cela traite assez finement du couple et de ses compromis (où chacun pense y perdre), et que le fait de jouer sur les langues est assez malin. Le casting est bon et je retiens surtout Antoine Reinartz en avocat général.

    Pour moi, pas de quoi se relever la nuit

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    #194007
    Liloo75
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    Comme certains d’entre vous, j’ai vu Oppenheimer de Christopher Nolan.

    Je n’avais lu aucune critique, aucune interview. Je n’avais fait aucune recherche sur la vie d’Oppenheimer. J’y suis donc allée sans a priori (sauf à me dire que 3 heures, c’est long !)

    Eh bien, je n’ai pas été déçue. J’ai été immergée à 100 % dans le film. A la fois dans la période de la course à la bombe atomique et dans celle postérieure du simulacre de procès.

    J’aime beaucoup ce type de narration sur deux plans. C’est Steven Sodergergh qui est coutumier du fait également, et qui maîtrise cet art.

    Cela n’a pas gêné ma compréhension de l’histoire. J’avais même deviné un des ressorts du « procès ». C’est dire si j’étais dans l’action (et la réflexion) avec les protagonistes.

    Le casting est impeccable. Et le film confirme tout le bien que je pense de Nolan 😉

    Les 3 h, je ne les ai pas vues passées.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #194020
    Nymphadora
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    Petit retour ciné :

    Persepolis (de 2007, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud) : J’ai profité d’une séance de rattrapage pour voir au ciné ce film d’animation que je n’avais jamais vu. J’avais beaucoup aimé la BD, mais je crois que j’ai encore plus aimé le film qui, grâce à son animation et son jeu avec les noirs et blancs, ajoute une vraie poésie à l’histoire bouleversante de Marjane Satrapi. A voir si vous étiez passé à côté comme moi !

    Reality (de Tina Satter). Je ne savais rien sur le film. La bande-annonce m’avait intriguée mais je crois que je n’avais pas dû tout à fait la comprendre parce que je n’ai pas vu du tout le film que je pensais que je verrais… et c’était très très intrigant et hyper bien fichu ! Je recommande de faire comme moi et de le voir sans rien savoir du film, l’expérience est hyper prenante.

    Hypnotic (de Robert Rodriguez). Un navet qui rappelle les films d’action nazes de Netflix. J’en attendais rien, mais j’ai dormi devant, et quand je dormais pas, je grognais tellement c’était mauvais.

    Ninja Turtles: Teenage Years (Jeff Rowe et Kyler Spears) : j’ai beaucoup aimé ! C’était fun, l’animation est géniale, il y a plein de références pop-culture qui marchent très bien, la BO est très cool, et ça ne se prend jamais au sérieux, pour offrir un super divertissement qui était très fidèle à l’esprit des tortues (que je kiffais quand j’étais petite). Il se rapproche pas mal du Spiderman Across the Spider-Verse (avec des ambitions et un budget bien moindres) et honnêtement, je pense l’avoir préféré – j’avais trouvé le rythme du Spiderman très raté, avec un côté « regardez comme on fait un super objet culturel » mais sans réussir à mes yeux à faire vivre le scénario et le fun… là ça se prend pas au sérieux, il y a une fraîcheur appréciable)

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    #194021
    R.Graymarch
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    Persepolis est un bijou à l’écran en effet. Ce n’est pas une BD filmée mais un film qui utilise le support pour augmenter les émotions : la fumée de cigarette qui devient un phylactère/flash back, la chanson Eye of the tiger pour se reprendre en main, y a plein de bonnes idées. Et un excellent casting.

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    #194064
    R.Graymarch
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    Le Livre des solutions de Michel Gondry (sortie le 13 septembre)

    Marc (Pierre Niney) réalise un film mais a des conflits avec son financeur qui veut arrêter les frais. Il part donc avec sa monteuse (Blanche Gardin) et son assistante dans les Cévennes chez sa tante pour monter le film à l’insu de tout le monde.

    On est assez dans du Gondry (8 ans après son dernier film) c’est plutôt rigolo et très bricolo-foutraque. Cela dit, je ne saute pas au plafond pour autant. C’est sympa mais pas inoubliable à mes yeux.

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    #194285
    Aerolys
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    Persepolis (de 2007, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud) : J’ai profité d’une séance de rattrapage pour voir au ciné ce film d’animation que je n’avais jamais vu. J’avais beaucoup aimé la BD, mais je crois que j’ai encore plus aimé le film qui, grâce à son animation et son jeu avec les noirs et blancs, ajoute une vraie poésie à l’histoire bouleversante de Marjane Satrapi. A voir si vous étiez passé à côté comme moi !

    Persepolis est un bijou à l’écran en effet. Ce n’est pas une BD filmée mais un film qui utilise le support pour augmenter les émotions : la fumée de cigarette qui devient un phylactère/flash back, la chanson Eye of the tiger pour se reprendre en main, y a plein de bonnes idées. Et un excellent casting.

    Je l’avais vu vers 2008-2009. Il m’avait beaucoup marqué. ^^

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #194523
    R.Graymarch
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    Comme Nymphadora, j’ai vu La Voie royale de Frédéric Mermoud

    Le souci c’est que je m’attendais à un film sur une prépa (oui, vaut mieux connaitre le système français) avec tous les passages un peu obligés, mais le film est plutôt sur une fille de petits éleveurs qui intègre une prépa prestigieuse (avec donc discours de classe etc). Du coup, le film parle de cas plutôt rares (loin de la norme on va dire).

    C’est assez balisé même s’il y a quelques surprises

    Spoiler:
    Je pensais qu’on allait dans le « elle a du mal mais au final grâce au pouvoir de l’amitié elle s’en sort et intègre au plus haut niveau ». Au final non, elle abandonne, comme d’autres avant, dont la nana la plus douée du lot mais qui veut faire du théâââââtre. (je m’attendais aussi à un suicide et ouf on l’a pas eu). Et en effet, elle revient par la bande avec un sacré coup de bol quand même (Polytechnique via la fac, c’est chaud en effet). Donc pas balisé tout du long même si on passe par pas mal de passages obligés

    Sinon « marcher ou courir sous la pluie ? », la réponse est compliquée

    Côté matières, on dirait qu’ils ne font que de la physique comme matière (sérieux en 2023, on utilise encore des tableaux noirs avec des craies ?). Je comprends le rôle de la « prof-gourou » mais son évolution est trop rapide. Je trouve le film assez cruel avec les parents riches lyonnais qui sont maladroits mais plutôt ouverts tout de même (on peut trouver bien pire, disons). Le final est en effet « un peu » too much mais la scène de l’oral est très bien menée

    Le casting est très bien, et je dois dire que les lieux sont assez magnifiques et bien mis en valeur aussi. Ca se laisse voir

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    #195049
    R.Graymarch
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    Dans la série « films sur l’école (plus ou moins) », partie 2

    Toni en famille de Nathan Ambrosioni

    Toni (Camille Cottin) s’occupe seule de ses 5 enfants, tous dans l’adolescence. Cela lui prend tout son temps mais elle aimerait bien recommencer sa vie professionnelle.

    Evacuons le point faible du film : j’ai trouvé que le rythme s’enlisait (et l’intrigue devenait très prévisible) alors qu’on se dirige vers la fin. Pour un film court (1h36) c’est dommage. Et pourtant ce film a plein de qualités : la première, je dirais que ce sont les personnages. Chacun des six est bien caractérisé et on croit vraiment que c’est une famille : ça se chamaille, ça gueule, ça se soutient, parfois ça fait beaucoup de bruit. Personne n’est parfait, tout le monde est humain. C’est porté par un casting impeccable, notamment Camille Cottin. La première scène du film est impressionnante à ce titre pour sa mise en scène, son écriture et le jeu des comédiennes et comédiens. Le film distille petit à petit des infos sur le passé de Toni, sur sa famille, ses moyens financiers.

    Pas le meilleur film de l’année, mais ça se laisse carrément voir si vous aimez le style. Surtout que c’est le 2e film, je crois, d’un réalisateur de 24 ans. Chapeau

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    #195153
    Nymphadora
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    J’ai retrouvé le chemin du ciné ^^

    Un métier sérieux, de Thomas Lilti : Une jeune prof de maths remplaçant fait sa première rentrée au collège. On suit toute la vie scolaire qui va avec. Le tout sonne très juste, et c’est charmant. Mais désolant sur l’état de l’éducation nationale 🙁

    Anatomie d’une chute, de Justine Triet : Contrairement à Gray, j’ai beaucoup aimé, et je trouve le propos autour des biais qui sont en œuvre lors du procès passionnant. Culpabilité ou innocence, c’est tellement plus intéressant d’imaginer une autrice tordue qui tue son mari plutôt qu’un suicide qu’on (et ça inclue le spectateur) remplit les blancs. J’ai été happée et ça m’a laissée avec plein de réflexions. Les acteurs sont en plus excellents, la musique est très bien utilisée. Donc bon cru cannois !

    The Creator, de Gareth Edwards : Là par contre j’ai détesté. J’avais envie d’aimer le projet : un film original et une vraie vision graphique en SF, hors franchise, c’est rare… Mais un scénario c’est mieux. Là le propos est grandiloquant, le tout est bourré de ficelles énormes et rien n’est convainquant. Un gros raté !

    ~~ Always ~~

    #195195
    R.Graymarch
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    Dans la série « films sur l’école (plus ou moins) », partie 3

    Un métier sérieux de Thomas Lilti.

    J’aime plutôt bien, sans sauter au plafond, ce qu’a fait Lilti au ciné et en séries. Là, j’ai trouvé ça sincère mais poussif. Le réal a dit qu’il aime bien filmer que la solidarité, le collectif est important pour s’en sortir : il l’a déjà fait pour ses films/série « médicaux » et a dit qu’il sait bien que pour ce film c’est sans doute plus exceptionnel que la norme. Je comprends ce qu’il a voulu faire mais je trouve ça très caricatural d’imaginer que les profs sont une bande quasi toujours ensemble (dans la même bagnole, en soirée tout ça). La partie à la plage, je me demande pourquoi, le prof qui ne parle plus à son fils pour une raison étrange, la prof qui s’approche du burn-out, le prof sympa mais bien nul… Ca veut sans doute brosser un portrait de situations mais j’ai trouvé que ça faisait « plaqué », limite factice. Encore une fois, je pense que le réalisateur est sincère dans le fait d’avoir pris un collège banal et montré ce qui fait le quotidien de beaucoup de classes. Mais pour moi, ça reste un coup dans l’eau.

    Côté casting, je retiens Adèle Exarchopoulos qui est encore une fois impeccable. Et en bonnes scènes, celles avec Enzo où on s’attarde sur un cas qui vaut le coup. Mais pour le reste, meh hélas

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    #195223
    Schrö-dinger
    • Patrouilleur Expérimenté
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    L’Amour et les forêts, de Valérie Donzelli adapté du livre d’Éric Reinhardt

    Vu également, j’aime bien Valérie Donzelli (La guerre est déclarée ) et ici on est sur un tout autre registre, c’est assez glaçant et perturbant donc pas vraiment un film agréable et pas le genre de film que j’aimerai revisionner mais je l’ai trouvé réussi et pour le coup je me suis dit que c’était assez subtil et crédible donc j’ai sûrement un peu plus aimé que toi Gray ! Et j’ai beaucoup aimé Virginie Efira et Melvil Poupaud dans leurs rôles.

    Sinon, j’ai découvert et visionné tout au long de l’été la trilogie de Richard Linklater : Before Sunrise (1995), Before Sunset (2004) et Before Midnight (2013), avec Julie Delpy et Ethan Hawke et j’y repense assez souvent.

    J’ai commencé Before Sunrise dans un avion, on suit la rencontre de Céline (Julie Delpy), une française, avec Jesse (Ethan Hawke), un américain, dans un train. Ils vont décider, sur un coup de tête, de passer ensemble une nuit blanche à Vienne, jusqu’au petit matin où ils devront se séparer. Je me suis endormi devant dans l’avion (cela arrive ) mais le film m’a fait une forte impression alors je me suis empressé de le reprendre une fois rentré, et j’ai bien fait car c’est un très beau film. On a l’impression d’un long plan séquence où l’on va suivre les deux personnages déambuler dans Vienne, ils vont faire connaissance, se découvrir, peut-être s’aimer, c’est simple, sur le principe, très bavard, et cela m’a touché en plein cœur.

    Difficile de parler des suites sans spoiler (bon en même temps on est pas sur des films à intrigue vous l’aurez compris) mais je dirai que c’est très réussi, après Vienne on est à Paris puis en Grèce, les suites sont sorties respectivement 9 ans et 18 ans après le premier film donc les personnages ont vieilli mais les acteurs aussi et c’est assez émouvant de retrouver le duo aussi longtemps après. Pas étonnant que Linklater ait réalisé Boyhood.

    Isn’t everything we do in life a way to be loved a little more ?

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #195487
    R.Graymarch
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    Le Règne animal de Thomas Cailley (9 ans après le singulier Les Combattants, c’est trop long)

    Émile (Paul Kircher) et son père François (Romain Duris) déménagent dans le sud-ouest pour suivre leur mère (ou épouse) qui a des soucis de santé.

    Je vais rester vague même si je pense que vous savez de quoi ça parle

    J’en ai entendu beaucoup de bien et je reste un peu sur ma faim. C’est un film de genre ou fantastique, ce qui est rare. Il y a plein de points positifs : de beaux plans (il aime bien la forêt landaise, Thomas), une chouette musique, de très bons acteurs, des dialogues plutôt bien et une complexité assez plaisante. C’est plus sur le plan de l’intrigue que ça pèche pour moi. C’est progressif, soigné et donc un peu longuet car on voit assez vite dans quelle direction ça va. A défaut de la surprise, on s’attarde sur les autres points du film et comme je l’ai écrit plus haut, il y en a plein de bien (beaucoup de douceur dans le regard aussi). Mais j’aurais aimé être davantage emporté

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 8 mois et 1 semaine par R.Graymarch.

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    #195501
    Nymphadora
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    J’en ai entendu beaucoup de bien et je reste un peu sur ma faim. C’est un film de genre ou fantastique, ce qui est rare. Il y a plein de points positifs : de beaux plans (il aime bien la forêt landaise, Thomas), une chouette musique, de très bons acteurs, des dialogues plutôt bien et une complexité assez plaisante. C’est plus sur le plan de l’intrigue que ça pèche pour moi. C’est progressif, soigné et donc un peu longuet car on voit assez vite dans quelle direction ça va. A défaut de la surprise, on s’attarde sur les autres points du film et comme je l’ai écrit plus haut, il y en a plein de bien (beaucoup de douceur dans le regard aussi). Mais j’aurais aimé être davantage emporté

    Mon avis rejoint le tien Gray ! En fait, j’ai trouvé qu’on pouvait projeter énormément de ressentis et de philosophie sur ce film, mais je ne sais pas ce qu’il a voulu me dire, et du coup, j’ai été un poil déconcertée. La réalisation est sublime, les acteurs sont excellents, il y a une forme de fascination qui s’est opérée. J’étais dedans. Mais quelques longueurs et une impression globale de bizarrerie sans vraiment savoir ce qu’on voulait me dire.

    ~~ Always ~~

    #195505
    Crys
    • Terreur des Spectres
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    Pour le coup, j’ai pas vu le film, mais le ressenti dont vous parlez je l’avais eu sur le précédent film du réalisateur (Les Combattants, que je recommande également). Donc j’imagine que c’est plus propre à son cinéma qu’autre chose.
    Après je ne sais pas si ça a eu une influence sur le scénario du film, mais les décors ont brûlé lors du tournage l’an dernier (incendie de la forêt des Landes). J’imagine que derrière, pour tenir le planning, quelques trucs sont passés à la trappe ou ont été modifié de ce fait (même si ils ont eu une rallonge d’un mois).

    #195566
    R.Graymarch
    • Barral
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    Ah ben on se retrouve, je m’y attendais pas (ni que y avait quelqu’un d’autre sur Terre qui a vu Les Combattants 😀 )

    Le Procès Goldman de Cédric Kahn (qui a fait pas mal de bons films)

    Le titre ne ment pas, c’est le 2e procès Goldman en 1976, point barre. En quasi huis-clos, sans musique. C’est assez éprouvant car c’est très tendu. On est à la limite du théâtre mais pourtant la mise en scène fait la différence. Les acteurs sont merveilleux, Arieh Worthalter en tête. Pierre Goldman est un personnage fascinant (j’ai cru lire que tout n’est parfaitement identique à la réalité) car il assume certains méfaits, mais pas les meurtres, il n’est pas aimable, il se défend, il joue sans doute contre son camp, au grand dam de son avocat. Un grand crû si vous aimez les films de procès (à voir en étant moins fatigué que moi)

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    #195577
    Schrö-dinger
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    R.Graymarch wrote:
    J’en ai entendu beaucoup de bien et je reste un peu sur ma faim. C’est un film de genre ou fantastique, ce qui est rare. Il y a plein de points positifs : de beaux plans (il aime bien la forêt landaise, Thomas), une chouette musique, de très bons acteurs, des dialogues plutôt bien et une complexité assez plaisante. C’est plus sur le plan de l’intrigue que ça pèche pour moi. C’est progressif, soigné et donc un peu longuet car on voit assez vite dans quelle direction ça va. A défaut de la surprise, on s’attarde sur les autres points du film et comme je l’ai écrit plus haut, il y en a plein de bien (beaucoup de douceur dans le regard aussi). Mais j’aurais aimé être davantage emporté

    Mon avis rejoint le tien Gray ! En fait, j’ai trouvé qu’on pouvait projeter énormément de ressentis et de philosophie sur ce film, mais je ne sais pas ce qu’il a voulu me dire, et du coup, j’ai été un poil déconcertée. La réalisation est sublime, les acteurs sont excellents, il y a une forme de fascination qui s’est opérée. J’étais dedans. Mais quelques longueurs et une impression globale de bizarrerie sans vraiment savoir ce qu’on voulait me dire.

    Pour faire original, je suis également aller voir Le règne animal de Thomas Cailley (j’étais passé à côté de son premier film, Les Combattants et je n’en ai gardé que bien peu de souvenirs) et j’ai tout simplement adoré. Déjà, j’ai été ravi de retrouver Paul Kircher, révélé dans le film de Christophe Honoré Le lycéen, qui était mon coup de coeur de 2022, et encore une fois je l’ai trouvé bouleversant, ici dans le rôle d’Emile. Le duo qu’il forme avec Romain Duris marche à merveille et les deux m’ont beaucoup ému. J’ai également beaucoup apprécié la relation d’Emile avec un autre personnage (mais je ne vais pas trop en dire). Ce n’est évidemment plus une surprise mais Adèle Exarchopolous est très bien également, elle peut vraiment jouer tous les rôles. Le film fonctionne sur plein de registres, il est angoissant, perturbant, parfois drôle, mais également émouvant et beau. La BO signée Andrea Laszlo De Simone (dont on retrouvait déjà un titre dans le film de Christophe Honoré, la boucle est bouclée) est géniale. Bref je recommande.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #195694
    Schrö-dinger
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    Je suis allé voir Bernadette de Léa Domenach, vrai/faux biopic consacré à Bernadette Chirac. J’y suis allé sans trop d’attente et j’ai passé un bon moment, cela ne se prend pas vraiment au sérieux, mais réussit tout de même à toucher dans les moments plus profond. Le reste du temps c’est plutôt une satire, on se moque allègrement de ces politiques masculins obnubilés par le pouvoir, et c’est bien drôle.  Catherine Deneuve est très bien dans le rôle, Michel Vuillermoz (anciennement de la Comédie Française) également ainsi que Denis Podalydès. Une bonne surprise donc.

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #195775
    R.Graymarch
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    Une année difficile de Toledano et Nakache

    Albert (Pio Marmaï) et Bruno (Jonathan Cohen) sont dans la galère financière et peu de temps après s’être rencontrés intègrent une réunion de militants écologistes, surtout pour profiter de la bouffe gratuite ou pour draguer sa cheffe (Noémie Merlant)

    Les films de Toledano et Nakache sont souvent plaisants à voir (sans pour autant trouver ça génial) même si je les trouve assez consensuels quand ils parlent de social. Il n’y a pas vraiment de contestation (et oui on peut être là « pour rigoler » mais ça a tout de même un sens).

    Là c’est pareil. Un peu long (2 heures quand même) mais on s’ennuie peu, c’est bien joué, il y a des passages drôles et parfois même de chouettes chansons (Jimi). Mais le propos… Ca se moque pas mal des militants écologistes qui veulent agir ou faire connaître l’état du monde (et comment changer ça) : ahah ils sont tous riches, ont des pseudos à la con et se font infiltrer comme des glands.
    C’est très documenté sur le surendettement (c’est bien) tout en brocardant une personne qui les aide qui a ses propres addictions et essaye piteusement de les assouvir (était-ce vraiment nécessaire ?). Et ce final…. lunaire.

    Le même sujet aurait sans doute été traité de manière fort différente si Dupontel avait été le réalisateur. Ou Delépine/Kervern.

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    #195808
    R.Graymarch
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    Le Chateau solitaire dans le miroir (かがみの孤城 Kagami no kojô) réalisé par Keiichi Hara, adapté du livre écrit par Mizuki Tsujimura.

    Kokoro est une collégienne qui a des problèmes à l’école et préfère rester à la maison. Un jour, dans sa chambre, son miroir se met à luire et l’attire pour la téléporter dans un château où elle retrouve six autres adolescents. Et une enfant avec un masque de loup qui leur annonce qu’ils peuvent être là de 9h à 17h (mais pas plus tard sous peine d’être mangé.e) et que s’ils trouvent la clé du château magique, un de leurs souhaits sera exaucé au prix de leur mémoire de l’endroit et de chacun.e d’entre eux.

    C’est un film d’animation qui prend son temps. Pendant une bonne partie du film, je me suis demandé vers où on allait voire si cela avait du sens. On voit bien le gros thème du harcèlement scolaire poindre mais c’est plus étendu que cela. Et tout s’explique dans la dernière demi-heure : le film prend une ampleur et une émotion bienvenues. Et comme on sort sur cette bonne impression, ça reste en tête. Faut être patient mais ça vaut le voyage. J’espère que vous chavirerez aussi

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    #195811
    Liloo75
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    J’ai vu Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese.

    Au début du XXème siècle, les indiens de la tribu Osage font fortune grâce au pétrole qui se trouve sur leurs terres.

    Cette manne financière ne va pas sans provoquer la jalousie de leurs voisins. Et notamment celle de William Hale (Robert De Niro) un propriétaire terrien, éleveur, qui voudrait bien récupérer les terres et la fortune des indiens.

    Le retour de son neveu Ernest (Leonardo Dicaprio) va lui donner l’idée d’un plan. Profitant de la naïveté de ce dernier, Hale lui suggère de séduire Mollie (Lily Gladstone), une jeune et riche indienne. Puis il va faire en sorte d’éliminer tous ceux qui pourraient se mettre en travers de son plan.

    Le film est basé sur des faits réels. Il y a bien eu des meurtres chez les Osage et le FBI a enquêté. L’idée d’en faire une adaptation cinématographique était très bonne. Mais pas ce genre de film. Déjà, je n’ai pas compris la nécessité d’une durée de 3h27. Il y avait une heure de trop, largement. De même pour les dialogues, au bout d’un moment cela fait beaucoup de discussions pour une histoire qui avance au ralenti (et des personnages qui n’évoluent guère).

    Les acteurs sont très bon. Une mention spéciale à Lily Gladstone, très émouvante dans son rôle d’épouse dévouée, à la fois forte et fragile.

    Mais j’attendais mieux de Scorsese.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #195825
    Nymphadora
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    Une année difficile de Toledano et Nakache

    Albert (Pio Marmaï) et Bruno (Jonathan Cohen) sont dans la galère financière et peu de temps après s’être rencontrés intègrent une réunion de militants écologistes, surtout pour profiter de la bouffe gratuite ou pour draguer sa cheffe (Noémie Merlant)

    Les films de Toledano et Nakache sont souvent plaisants à voir (sans pour autant trouver ça génial) même si je les trouve assez consensuels quand ils parlent de social. Il n’y a pas vraiment de contestation (et oui on peut être là « pour rigoler » mais ça a tout de même un sens).

    Là c’est pareil. Un peu long (2 heures quand même) mais on s’ennuie peu, c’est bien joué, il y a des passages drôles et parfois même de chouettes chansons (Jimi). Mais le propos… Ca se moque pas mal des militants écologistes qui veulent agir ou faire connaître l’état du monde (et comment changer ça) : ahah ils sont tous riches, ont des pseudos à la con et se font infiltrer comme des glands.
    C’est très documenté sur le surendettement (c’est bien) tout en brocardant une personne qui les aide qui a ses propres addictions et essaye piteusement de les assouvir (était-ce vraiment nécessaire ?). Et ce final…. lunaire.

    Le même sujet aurait sans doute été traité de manière fort différente si Dupontel avait été le réalisateur. Ou Delépine/Kervern.

    Je crois que je serai encore plus critique que toi, Gray, sur Une année difficile.

    Oui, on s’ennuie peu, c’est bien joué, il y a des passages drôles et parfois même de chouettes chansons, comme tu dis.. mais comme tu dis… le propos… C’est au mieux creux et vide parce que à trop vouloir faire bienveillant potache sans dénoncer, le message est brouillé… et au pire du film, c’est juste nauséabond. A trop vouloir rendre les deux héros losers sympathiques sans les faire évoluer, on fait donc un portrait de militants éco vaguement tendre mais surtout un portrait de gens risibles, tous fils à papa déconnectés du monde qui ont des surnoms débiles, en héroïsant des mecs qui manipulent, n’apprennent pas de leurs erreurs et ne finiront jamais vraiment convaincus par leur combat (oui ils y participent, et pas une fois on ne les voit croire ouvertement aux combats écologiste, et soit c’est pour profiter égoïstement ou à la fin, par « amour ». On peut éventuellement supposer que peut être à la fin ils ont été sensibilisés au message, mais ce n’est jamais montré clairement et c’est à l’interprétation du spectateur… et pour moi, c’est donc totalement insuffisant, cette dénonciation molle du film). Tantôt on essaye de nous les montrer victimes du système, mais tantôt ils ont des actes d’un cynisme et d’un égoïsme abyssal en étant toujours excusés par le récit car ils sont marrants, c’est potache.

    Ajoutez à cela un discours hyper chelou autour des agressions à caractère sexuel (une scène méga gênante d’agressions, où ça finit par « non mais arrête c’est border une agression là ».. c’est pas juste « border » : c’est une agression, et ça fait 5 min qu’on voit ça à l’écran et qu’on est sensés rire parce que « ahaha c’est une meuf et elle harcèle un mec » ?!)

    Et surtout la fin ?!!!!!

    Spoiler:
    On est sensés trouver ça beau ?! Vraiment ?! Un type qui manipule une meuf sortie du coma en lui disant « regarde tu as gagné tes luttes sont finies, maintenant tu peux me ken », en se servant du confinement ?! C’est bien connu ouais le confinement c’était le paradis de la déconsommation c’est sûr… pas du tout une épidémie, des dépressions, des boulots perdues, des burn-out de soignants… mais allez c’est romantique un mec qui manipule une nana en lui faisant croire que ses rêves sont à portée de doigt, ils dansent la valse c’est beau non ?

    Bref, un film qui sous couvert du rire, est très manipulateur.

    ~~ Always ~~

    #195932
    R.Graymarch
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    Je me pensais trop dur donc j’y suis allé mollo, pardon

    The Old Oak de Ken Loach

    En 2016, près de Durham dans le nord de l’Angleterre, des réfugiés syriens arrivent dans un petit village qui est en déclin alors qu’autrefois il abritait une mine de charbon très vivante, fermée depuis.

    Alors c’est du Ken Loach, en mode « pas trop dur pour le bide ». Donc on sait ce qu’on va voir : les petits qui se font broyer, la force du collectif etc… Après tout il est communiste et a toujours parlé de ça depuis 50 ans (il a 87 ans). Ce qui change un peu ici par rapport au précédent, c’est qu’on n’a pas « les gentils pauvres contre les méchants capitalistes ». Ici c’est pire, le mal ronge le pays et certains pauvres se tournent contre ceux qui sont plus pauvres qu’eux. Le fond fait un peu forcé, faux et pourtant tout sonne sincère (les acteurs sont merveilleux) à un point que c’est très émouvant comme souvent chez Ken Loach. Ce qui réchauffe le coeur dans ce film c’est que ce genre est très rare. Reste toujours cette question

    Mais quand Loach ne sera plus là, qui fera ces films ?

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    #195966
    R.Graymarch
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    Marie-Line et son juge réalisé par Jean-Pierre Améris (de lui je crois que je n’ai vu que Les Émotifs anonymes), adapté du roman Changer le sens des rivières de Murielle Magellan, paru en 2019

    Au Havre, Marie-Line (Louane Emera) est serveuse dans un café. Elle vient d’un milieu populaire et ça se voit. Elle s’éprend d’un client, l’étudiant fan de cinéma Alexandre (Victor Belmondo). La vie va lui faire croiser aussi un juge (Michel Blanc) et ils vont se côtoyer.

    C’est un « petit » film dans le sens que ça peut se voir en dehors des salles de cinéma. C’est assez balisé, propret, avec une bonne interprétation et un joli message (et un regard assez tendre sur les petites gens). Pas beaucoup d’attente, j’ai pas été vraiment déçu. Ca reste un film « sympa », sans beaucoup plus de choses

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    #195996
    Eridan
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    Le « dernier » Miyazaki, Le garçon et le héron.

    Mahito a 11 ans quand sa mère meurt durant la guerre. Son père se remarie avec sa tante, et la famille s’installe dans l’ancienne demeure où les deux sœurs ont grandi. Mahito peine à s’intégrer et très vite, les problèmes et phénomènes étranges vont s’accumuler : le héron cendré lui parle et sa tante-belle-mère disparait dans l’antique tour interdite au fond du bois. Mahito va devoir vivre une aventure initiatique dans un monde onirique pour la retrouver … et se découvrir lui-même.

    Quand on parle de Miyazaki, l’affect n’est jamais très loin. Et j’avais été très déçu de son « dernier » Le vent se lève … Cette fois, j’ai bien aimé car il renoue avec une narration et des thèmes qui me parlent davantage que dans son précédent film : onirisme et créatures étranges, protagoniste jeunes et quête initiatique. Et bien sûr, le deuil ! La frontière floue entre le bien et le mal est rapidement traitée et petite nouveauté : la question de la famille recomposée est abordée. L’inventivité et les paysages sont toujours aussi délectable, l’animation est simplement sublime. Pour autant, je ne parlerai pas de chef d’œuvre, car ce ne sera pas mon film préféré de Miyazaki. L’onirisme laisse souvent la place au cauchemar (et vraiment !! N’y allez pas avec des jeunes enfants ! C’est pas du tout le bon public !!). L’intrigue met du temps à se lancer. On peine un peu à s’attacher au protagoniste, trop froid, trop dans sa tête. L’œuvre se veut complexe et avec différents niveaux de lecture, mais pour autant, je ne suis pas convaincu qu’elle nécessite plusieurs visionnages comme on le lit si souvent sur internet … Rien de rédhibitoire, très franchement ; juste qu’il y a des petits défauts. 😉

    Si vous êtes fan de Miyazaki, foncez le voir ! Si vous n’êtes pas (encore) fan de Miyazaki, par contre, voyez d’abord Mononoke et Chihiro … et après, allez le voir ! ^^

    "Si l'enfer est éternel, le paradis est un leurre !"

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