ASOS 57 – Bran IV

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    Worgen Stone
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    ASOS 57 – Bran IV
    Au fil des pages – liste des sujets

    ASOS 56, Jon VII ASOS 58, Daenerys V

    Fort NoxJon, Samwell et Bran convergent vers le Mur alors qu’Arya est sous le coup des Noces Pourpres où ont péri Robb et Catelyn. Ce manquement infâme aux lois de l’hospitalité sera évoqué à travers de nombreuses histoires qui se seraient déroulées dans le premier château construit par la Garde de Nuit, célèbre et sinistre, abandonné et en ruines : Fort Nox.

    Ces légendes se répètent avec des variations à travers les siècles, car :

    « Archimestre Rigney a écrit un jour que l’histoire tourne comme une roue, vu que la nature humaine est fondamentalement immuable. D’après lui, ce qui s’est déjà produit se reproduira forcément encore. »

    (A Feast for Crows, Chapitre 12, La Fille de la Seiche)

    Résumé

    Après des heures et des heures de marche, Bran et compagnie (Jojen, Meera et Hodor) arrivent à Fort Nox, jalon notable de leur voyage. Bran, qui a rêvé de la mort de Robb et de Vent Gris, en reste traumatisé. Le nom en VO est Nightfort, le Fort de la (garde de) nuit ou du Roi de la Nuit ? Une sombre histoire, en tout cas.

    Cannibalisme, meurtres, malédictions…

    Les histoires les plus sinistres de Vieille Nan dont l’enfance a été bercée se sont développées pendant des millénaires dans ce château aussi ancien que le Mur.

    Bran les confronte cette fois encore aux dénis de Mestre Luwin, et tente de faire la part des choses grâce à un troisième avis, celui de Benjen Stark. Hélas, le Premier Patrouilleur, disparu depuis un moment, n’a pas pu – ou voulu – donner plus d’informations que ce que tout un chacun peut constater de ses propres yeux : la forteresse a été abandonnée depuis très longtemps.

    Tout ce que voit ou entend Bran est sinistre, et les remugles qu’il perçoit via Eté ne sont pas plus agréables. Autant s’en aller au plus vite ! Mais par quel moyen ? Jojen prétend, grâce à un de ses rêves verts que la porte est encore fonctionnelle. Bran sait qu’elle a été scellée lors de l’abandon de l’endroit. Meera (se) propose d’en apprendre davantage en escaladant le Mur pendant que Jojen suggère d’explorer les ruines. Cette exploration leur prend des heures, et la description des différentes parties donne au lecteur la sensation du gigantisme et de la décrépitude du lieu.

    Rien de ce qu’ils découvrent ne rassure Bran : encore des rats, encore des ténèbres… et des arbres qui s’entrelacent dans les ruines et envahissent les lieux, dans une évocation des vervoyants qui se joignent aux arbres.

    « Telles de véritables petites forêts, les cours étaient hérissées d’arbres grêles entrechoquant leurs branches nues et jonchées de plaques de neige pourrie où les feuilles mortes filaient comme des cafards. Des arbres poussaient dans les décombres de ce qui avait été les écuries, et un barral blême se contorsionnait dans les cuisines octogonales pour émerger tant bien que mal de leur voûte en coupole crevée. « 

    Il narre à son compère l’histoire du délaissement de la forteresse, et comment la bonne Reine Alysanne avait financé la construction d’un nouveau château, Noirlac, délaissé à son tour. Ce qui confirme une fois de plus que les effectifs de la Garde fondent plus vite que le Mur par un jour ensoleillé d’été.

    Après les rongeurs, Bran se préoccupe des fantômes qui hantent le château… hanté. 

    En premier lieu, 79 déserteurs emmurés vivants au sommet du Mur, auxquels se joint, lors de la visite, un tueur en série : Hache-en-folie.

    Meera revient de son exploration alors que la nuit tombe. Le moment est bien choisi pour évoquer des histoires plus sombres, telle celle du Roi de la Nuit. Ce 13ème Lord Commandant de la Garde rompit un à un ses vœux. Il se proclama Roi et offrit des sacrifices aux oooooootres, et ce après avoir pris femme. Et quelle femme ! Si les Targaryens sont réputés être d’une beauté divine avec leurs cheveux argentés et leurs yeux violets, sa Reine à la peau blanche comme la lune et aux yeux semblables à des étoiles bleues devait être une beauté.  Mais quel est le lien avec la peur que tout homme doit connaître ?

    Bran est de plus en plus anxieux. Coincé dans les cuisines, il entend la progéniture du Rat Coq s’agiter, la nuit est tombée et le Roi de la Nuit risque de débarquer à tout moment.

    Heureusement, un curieux barral va le protéger. De quoi ? Peut-être d’un puits sans fond qui horrifie l’enfant plus que tout. Tyrion et Roose Bolton ont pris la peine de nous informer que les enfants non désirés sont jetés dans les puits. Qu’en advient-t-il ? D’après Cersei, ils ne restent pas silencieux.

    L’inquiétude de Bran ne semble partagée ni par Hodor, ni par les Reed. Il n’arrive pas à s’endormir et implore les Anciens Dieux de ne pas lui envoyer de cauchemars. Le barral, auparavant rassurant, semble à présent sinistre.

    Bran s’efforce de ne penser ni au Rat Coq, ni à Hache-en-folie ni à la chose qui vient la nuit, ce qui est le meilleur moyen de s’en affoler. Il commence alors à entendre des bruits en provenance du puits. Quelle créature de cauchemar en sortira-t-elle ? Bran hésite à réveiller ses amis. Outre qu’il n’a pas le contrôle de ses mouvements, il est presque un homme fait, quand même ! Il finit par réveiller Meera qui, silencieuse comme une ombre un chat, prend les choses et les armes en main. Bran se refuse à la laisser combattre la chose seule (Meera serait donc une demoiselle en détresse ?). Mais comment ? Il décide de prendre, une nouvelle fois, le contrôle de Hodor. La résistance de celui-ci devrait pourtant alerter Bran sur l’effet qu’a son intrusion sur sa victime. La première prise de contrôle du grand palefrenier, effrayante pour les deux protagonistes, avait eu lieu à Reine-Couronne dans le chapitre précédent. Abomination !

    On en oublie que la chose qui venait la nuit est en train de venir la nuit. En miaulant, puisque le château est infesté par les rats. En outre, il est connu que quand une jeune femme en détresse s’approche d’un escalier sinistre, c’est pour en voir surgir soit un chat, soit un tueur.

    Et c’est effectivement l’Égorgeur qui émerge du puits.

    Jojen entreprend de faire la lumière sur cette histoire en rallumant le feu : c’est un Frère de la Garde, Samwell Tarly, accompagné de Vère et d’un bébé, qui se présente pour leur servir de guide. Les nouveaux arrivants expliquent qu’ils ont voyagé avec un patrouilleur, qu’ils surnomment Mains-Froides.

    Celui-ci, après les avoir sauvés, les a emmenés à Fort Nox (sur son orignac). Sam doit y rencontrer Bran et lui faire traverser la Porte Noire, afin qu’il soit pris en charge de l’autre côté du Mur.

    Après une interminable descente dans le puits, Bran et ses compagnons sont conduits par Sam à une porte dérobée, aussi ancienne que le Mur. Cet artefact magique réagit au serment de la Garde de Nuit, qui sert ici de mot de passe si il est énoncé par un frère juré qui a prononcé ses vœux.

    C’est par cette porte que Bran et ses camarades quittent le château, les sept couronnes et ASOS.

    Analyse

    Le Mur, Fort Nox et la Porte Noire

    Fort Nox, seule forteresse de taille suffisante, sera la résidence prochaine du Roi Stannis, de la Reine Selyse et de leur cercle. La céder au Roi Stannis aggravera cependant les tensions entre le Lord Commandant Snow et ses opposants au sein de la Garde.

    Dès que le château a été exploré, l’action se déroule dans les cuisines. L’élément central de celles-ci est le puits. Il en sort quelque chose :

    « un barral blême se contorsionnait dans les cuisines octogonales pour émerger tant bien que mal de leur voûte en coupole crevée. »

    « Les Reed décidèrent que l’on coucherait dans les cuisines, qui leur paraissaient devoir offrir un meilleur abri que la plupart des autres bâtiments, malgré leur coupole crevée vers laquelle, assoiffé de lumière, se déhanchait, blanchâtre et contrefait, le barral surgi d’entre le dallage d’ardoise, auprès de l’immense puits central. Un drôle de barral, à la vérité. Le plus squelettique d’abord qu’eût jamais vu Bran, puis sans face, en plus. « 

    C’est donc plutôt une branche de barral. Où est l’arbre ?

    Au fond du puits, ils trouvent la Porte Noire qui  » était de barral bien blanc, et elle portait une face  » et, puisque c’est un puits, de l’eau :  » Tout proches étaient désormais les tumultes d’eau« .

    Dès que l’on s’approche du Mur, et encore plus au-delà de celui-ci, il est intéressant de se pencher sur la culture scandinave. Le puits rappelle Ginnungagap, un profond abîme dont le fond est inconcevable.

    « « Peut-être qu’il n’a pas de fond », supposa Bran d’une voix pas très assurée. » « 

    Il séparait les mondes Muspellheim (où il fait chaud) et Niflheim (où il fait froid). La température y est si basse qu’elle aurait gelé un homme instantanément. Ginnunga est généralement interprété comme dérivant d’un verbe signifiant « gape » ou « bâillement ».

     Vous n’avez rien de plus chaud à vous mettre sur le dos ? Il fait froid, à la porte Noire, et encore plus froid de l’autre côté du Mur. »

    La Porte Noire soulève également des questions :

    • quelle magie l’anime ?
    • quelle était sa fonction première ?
    • quel est son lien avec le barral de la cuisine ?
    • comment a-t-elle été conçue ? A-t-elle été sculptée en prenant le visage d’un homme de la Garde de Nuit comme modèle ? Est-t-elle seulement sculptée ? Et si non, de qui est-t-elle le visage ? Se pourrait-t-il qu’il s’agisse de celui de Bran le Bâtisseur ?
    • quelle est son apparence, vue depuis l’autre côté du Mur ? Un autre visage ?
    • pourquoi luit-t-elle comme la lune ?
    • la larme est-t-elle l’expression d’une émotion ou s’agit-t-il plus prosaïquement d’eau venant du puits ?
    • si la Reine Selyse ou Melisandre la découvrent, seront-t-elles tentées de la détruire, peut-être par le feu ? Qu’adviendra-t-il dans ce cas ? Le bois vivant a des pouvoirs, selon Jojen. Le feu aussi. Quelle magie gagnera ?

    Dans la mythologie nordique, une tête énorme, vivante, celle d’un Dieu selon certains, vit au fond d’un puits, préservée de la mort et de la décomposition par des sortilèges. Rien ne dit qu’elle ne subit pas le passage du temps.

    « Les mestres te diront que les barrals sont sacrés pour les anciens dieux. Les chanteurs croient que ce sont les anciens dieux. « . Ceux-ci sont dépositaires de la sagesse, de la connaissance et pour eux, «passé, présent et futur ne font qu’un. »

    Pour les Scandinaves, Mímir est un dieu réputé pour sa connaissance et sa profonde sagesse. Décapité pendant une guerre, sa tête coupée est devenue la source de connaissances de tous les temps, passés, présents et futurs car elle repose sur la source de la sagesse et de la connaissance qui jaillit de l’Arbre-Monde, Yggdrasil. L’une des racines d’Yggdrasil s’étend jusqu’à la cheminée (la coupole ?) et en dessous se trouve le puits de Mímir.

    « Au-delà des portes vivent les monstres et les géants et les goules » , Vieille Nan, Bran 57

    C’est aussi évidemment, un lieu de passage :

    • géographiquement, le Mur marque la frontière entre les royaumes des Sept Couronnes, donc la « civilisation », et les terres sauvages : d’un côté le savoir (la médecine, l’histoire, par exemple),… de l’autre, la superstition (les sorcières des bois, les légendes,…) ; d’un côtén ce qui est connu (jusqu’au Mur, Bran est en mesure de se repérer dans le Don et le Neuf Don) et de l’autre, ce que l’on ne peut qu’imaginer : la corneille à trois yeux, les Autres…
    • il s’élève pour protéger les humains des créatures hostiles que sont les tarasques, les géants, les goules, et surtout les Autres…
    • l’envoi de Main-Froides par la Corneille marque le changement de mentor annoncé par Jojen.
    • Le passage de la porte Noire constitue le point culminant du parcours initiatique de Bran. Est-ce sur la fin de son enfance et de son innocence qu’elle verse une larme ? Sur une nouvelle identité ? Sa renaissance sous une autre forme ?

    « Ce garçon-là est mort. », dit Jojen à Sam.

    En justifiant la prise de contrôle du corps de Hodor par un prétexte assez léger, Bran franchit une limite qui le change irrémédiablement. Ce qui jusqu’à présent avait été un incident isolé et involontaire, est maintenant le fruit d’une décision qui ajoute de la noirceur à son personnage.

    s’emparer du corps d’un autre homme, la pire des abominations ” (A Dance with Dragons, Chapitre 01, Prologue)

    Bien que confronté à l’inconnu et l’étrange, Bran sera paradoxalement plus en sécurité au-delà du Mur, où personne ne pourra le reconnaître et où il sera protégé par les habitants de la caverne qu’il finira par atteindre et par leur magie. Au Sud, il continuera à passer pour mort : même Jon ignorera qu’il est envie.

    D’autre part, on l’a vu, le château est envahi par la végétation, faisant écho à l’état du vieillard que Bran rejoindra finalement :

    « Des arbres poussaient dans les décombres de ce qui avait été les écuries, et un barral blême se contorsionnait dans les cuisines octogonales pour émerger tant bien que mal de leur voûte en coupole crevée. »

    « Face à eux, un lord pâle (…) Son corps était tellement squelettique et ses vêtements si décomposés qu’au premier coup d’œil Bran le prit pour un cadavre de plus, un mort dressé tout droit depuis si longtemps que les racines avaient poussé sur lui, sous lui, et à travers lui. »

    (A Dance with Dragons, Chapitre 14, Bran)

    Chroniques et chansons des Sept Couronnes

    Un barde chante

    Les contes cimentent l’univers. Ils tissent des liens avec les autres chapitres, en particulier celui des Noces Pourpres, et du massacre chez Craster mais aussi avec celui de Theon dans A Dance with Dragons, Chapitre 38, qui porte, comme Bran, le titre de « Prince de Winterfell  » … Plus largement, ils rappellent les lois des dieux et des hommes, et en particulier les droits de l’hôte :

    • diverses formes de meurtres (kingslayer, kinslayer, …);
    • la vengeance, les sacrifices et les malédictions
    • la loyauté et la trahison

    Le chapitre aborde également

    • des références à la royauté
    • et ce qui échappe à nos yeux (ce que voit Symeon, l’identité cachée de Danny Flint…)..

     Les 79 sentinelles : loyauté, amour filial, droits de l’hôte et sacrifice

    Depuis le tout début de la saga, nous savons que la sanction de la désertion est la mort, plus précisément par décapitation, les têtes étant renvoyées au Mur ;

    « On se f’ra une barque, et puis on rentrera chez nous. »

    Et vous serez, chez vous, reconnus déserteurs, et on fera valser vos têtes d’étourneaux, songea Chett. Quitter la Garde de Nuit était impossible, une fois que vous aviez prononcé vos vœux. On vous attraperait partout, dans les Sept Couronnes, et partout pour vous mettre à mort. »

    (Chett, ASOS, prélude)

    Avant la Conquête, 79 Frères de la Garde désertèrent pour se faire bandits dans le Sud.. Quand il arrivèrent dans la région des Tertres, Lord Ryswell les renvoya à Fort Nox bien que l’un d’eux fut son fils. Procéder à leur décapitation aurait fait de Lord Ryswell un tueur des siens. Il s’est donc défaussé de sa responsabilité en laissant au Lord Commandant le soin de choisir et d’exécuter la sentence. Les traitres furent installés dans des trous creusés au sommet du Mur pour monter la garde éternellement. Au-delà de sa fonction exemplative, ce compromis entre l’exécution et l’emprisonnement à vie se révèle au final plus cruel, les condamnés étant emmurés vivants dans la glace, peut-être en sacrifice, ainsi que Lord Ryswell qui les rejoignit par la suite.

    « T’y connais rien, Jon Snow. Ce Mur est fait de sang. » (A Storm of Swords, Chapitre 31, Jon)

    Une sentence proche est prononcée à l’encontre de Jon Snow, emmuré temporairement dans les cellules de glace de Château Noir pour prix de sa désertion. Selon une légende qui n’est pas contée dans ce chapitre, le peuple de Gendel, ayant tenté de le traverser, est resté enfermé sous le Mur. Ainsi qu’Arson Briseglace:

    « Arson Briseglace avait déjà foré la moitié du Mur quand son tunnel fut découvert par des patrouilleurs de Fort-Nox. Lesquels, au lieu de s’embêter à le déranger dans son travail de taupe, lui bloquèrent tout bonnement la retraite avec un mortier de neige, de glace et de pierre.»

    (A Storm of Swords, Chapitre 27, Jon)

    « C’était le matin même, après quatre jours à croupir dans la glace, qu’on l’avait extrait de sa cellule »

    (A Storm of Swords, Chapitre 74, Jon)

    Pourquoi Lord Ryswell a-t-il pris le Noir ?

    D’après le conte,

    « Il ne l’avait (son fils) jadis renvoyé au Mur que pour satisfaire à l’honneur, mais, l’aimant encore comme au premier jour, il venait maintenant partager sa garde » .

    Le dilemme amour versus honneur est récurrent dans la saga, en particulier au sein de la Garde.

    « L’amour est la mort du devoir» (AGOT – Jon VIII)

    Les sentinelles arrivent au château de Lord Ryswell sans avoir été interceptées en chemin, contrairement à Cregan Karstark qui, à la poursuite de sa prétendue promise Alys, se fait stopper par Jon Snow.

    « Jon Snow les avait attendus sur la route Royale, à une demi-lieue au sud de La Mole, avant qu’ils puissent se présenter à Châteaunoir, se prévaloir des droits de l’hôte ou exiger des pourparlers. »

    (A Dance with Dragons, Chapitre 50, Jon)

    Karstark, enfermé dans une cellule de glace, se réclame des droits de l’hôte. Jon Snow le contredit en ces termes :

    « Vous n’avez aucun droit de me retenir. Les lois de l’hospitalité…

    — Vous n’êtes pas mon hôte. Vous êtes venu au Mur sans mon consentement, armé, pour emporter votre nièce contre son gré. Lady Alys a reçu le pain et le sel. Elle est une invitée. Vous êtes un prisonnier. »

    (A Dance with Dragons, Chapitre 50, Jon)

    Etre parvenus chez Lord Ryswell fait donc des 79 déserteurs ses hôtes. En les renvoyant, Lord Ryswell contrevient aux lois de l’hospitalité. C’est peut-être pour expier ce crime qu’il choisit de partager leur supplice.

    Le Rat Coq : hospitalité, vengeance, et régicide

    Par vengeance (pour une raison non précisée), le cuisinier de Fort Nox aurait servi à un roi Andal non identifié son fils (de quel âge ?) cuisiné dans une tourte, accompagnée d’un rouge de Dorne. Ce dernier en réclama une seconde part.

    « Ne jamais faire confiance à un cuisinier, my lord. Ils vous tailleront en pièces quand vous vous y attendrez le moins.« 
    (A Dance with Dragons, Chapitre 04, Jon)

    le rat coq et un de ses enfantsPour avoir violé les lois de l’hospitalité en assassinant un hôte, le cuistot fut condamné par les dieux à être perpétuellement affamé et à ne plus pouvoir consommer que ses propres petits, après avoir été transformé en un rat blanc de la taille d’une truie. Un animal impressionnant, mais qui n’est pas le seul à être d’une taille démesurée au nord du Mur : les loups des Starks, l’orignac de Mains-Froides, le sanglier de Borroq…

    Ce conte est peut-être inspiré du festin des Atrides. Atrée se vengea de Thyeste en l’invitant à dîner chez lui, puis il tua secrètement ses fils, les cuisina et les servit à Thyeste à son insu. 

    https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/thyeste-de-seneque/

    Le Rat sera de plus en plus maudit puisqu’il commettra, à cause de la malédiction qui le frappe, de plus en plus de meurtres, d’infanticides et d’actes de cannibalisme. Pour les liens entre le Rat et la Porte Noire, je vous invite à consulter le raisonnement d’Eridan ici : https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/fort-nox-et-sa-porte-noire/#post-159400

    Danny Flint (le rebelle ?)

    En VO : brave young Danny Flint.

    Le conte et la chanson qui en a été tirée racontent l’histoire d’une jeune fille qui a rejoint la Garde de Nuit, et a ensuite été abusée et assassinée par ses Frères. Des abus répétés dans un contexte de confiance entre proches.

    La branche de la maison Flint en question n’est pas précisée, mais il pourrait s’agir de la Maison Flint des montagnes. En effet, pourquoi avoir rejoint Fort Nox ?

    On sait qu’au Mur

    «  il y a du pain et des navets » (A Clash of Kings, Chapitre 26, Tyrion) et qu’«un homme est  toujours le bienvenu au Mur (A Feast for Crows, Chapitre 45, Jaime).

    La Maison Flint des montagnes souffre particulièrement de l’hiver; Jon narre à leur propos à Alys Karstark dans A Dance with Dragons, Chapitre 50, que

    « Lorsque les neiges tombent et que la nourriture se fait rare, leurs jeunes doivent voyager jusqu’à la ville d’hiver ou se faire engager au service de l’un ou l’autre château.» .

    Fort Nox est un château, le plus grand de la Garde de Nuit, que Danny Flint pourrait avoir rejoint à l’occasion d’un hiver particulièrement rude, afin d’y trouver du feu et des vivres. A l’instar de chacun, elle y trouve également des Frères, et leur accorde probablement sa confiance.  Jeor Mormont aurait pu lui dire que ce n’est pas une bonne idée :

    «  Le lord Commandant Mormont… 

     — … est mort. Et pas des mains des sauvageons, mais de celles de ses Frères jurés, des hommes en qui il avait confiance. 

    (A Dance with Dragons, Chapitre 22, Jon)

    Dans Bran 57, la victime est Hodor, incapable de se défendre contre l’appropriation de son corps par Bran, dont il est très proche. Un acte abominable, minimisé par son auteur, qui va se voir répété à plusieurs reprises dans ADWD, et dont nous ignorons encore les conséquences

    Dans ADWD I, Bran se justifie en ces termes :

    «  Le doux géant geignait en percevant sa présence et agitait sa tête hirsute d’un côté à l’autre, mais pas aussi violemment qu’il l’avait fait la première fois, à Reine-Couronne. Il sait que c’est moi, aimait à se répéter le garçon. Il s’est habitué à moi, maintenant

    Tout en étant conscient de leur portée : ADWD II

    « Le grand garçon d’écurie ne lui résistait plus comme il l’avait fait la première fois, dans la tour du lac, pendant l’orage. Comme un chien dont on a maté toute l’agressivité à coups de fouet, Hodor se roulait en boule et se cachait chaque fois que Bran se joignait à lui. Sa tanière se situait dans les profondeurs de son être, un puits où même Bran ne pouvait l’atteindre. Personne ne te veut de mal, Hodor, dit-il en silence, à l’homme enfant dont il avait endossé la chair. Je veux juste être de nouveau fort un moment. Je te la rendrai, comme je le fais toujours .»

     « Hodor errait à travers d’obscurs tunnels, une épée dans la main droite, une torche dans la gauche. Ou était-ce Bran qui errait ainsi ?
     Nul ne doit jamais savoir.» 

    Personne ne semble se rendre compte de ce qui se passe et ces actes restent sans conséquences, il n’y a pas de punition divine.

     Symeon Prunelles étoilées l’aveugle et les chiens infernaux

    Symeon et les chiensCe chevalier prompt à secourir les demoiselles en détresse (selon Cersei, A Clash of Kings, Chapitre 61, Sansa) vécut durant l’Âge des Héros (de -12 000 à -6 000).

    Il est d’autres choses dissimulées à Fort Knox que l’identité de Danny Flint ou la prise de contrôle de Hodor.

    Ainsi, personne n’y a vu de chiens infernaux se battre, à l’exception de Symeon l’aveugle. Nous savons peu de choses à son sujet et encore moins concernant ces chiens. Le seul endroit où nous pouvons les croiser (V.O. : hellhound) n’est pas Fort Nox, mais Peyredragon où ils font partie de l’armée de grotesques qui ornent le château.

    Si les dragons de Peyredragon peuvent être (r)amenés à la vie, les autres gargouilles -parmi lesquelles ces chiens de pierre- le peuvent-t-elles également ?

     

     Le Roi de la Nuit

    A l’instar de Symeon, la Reine formant avec le 13ème Lord Commandant le couple le plus célèbre de Fort Nox a les yeux aussi bleus que des étoiles.

    Le Lord Commandant, qui ne connaissait ni la peur (ni la myopie), repéra donc, du haut du Mur, une femme à la peau aussi froide que la glace, aussi blanche que la lune et aux yeux semblables à des étoiles bleues. Elle reçut donc le surnom de reine cadavre, « corpse queen » . Lequel pourrait être une insulte en référence à la pâleur naturelle de sa peau.

    Ignorant la peur, il la prit pour épouse selon le rite sauvageon en la capturant, se proclama Roi, et, en offrant des sacrifices aux autres, il se retourna contre le royaume des humains. Cela lui valut la damnatio memoriae : son nom fut effacé, afin que nul n’en garde souvenir.

    Me mur

    Le mur, à l’échelle

    Seul Craster offre des sacrifices aux Autres : ses fils.

    On peut s’étonner que le Roi de la Nuit ait été en mesure de procréer avec son épouse froide comme la glace.

    « Et lui qui ne craignait rien au monde, il la poursuivit, la rattrapa, l’aima, bien qu’elle eût la peau aussi froide que la glace, et, en lui donnant sa semence, il lui donna son âme aussi. »

    Dans le conte d’Andersen intitulé « la Reine des neiges  », celle-ci donne à Kay un baiser (parfois nommé « baiser de la mort ») qui lui permet de ne plus ressentir le froid. Ainsi, par un tel baiser, le Roi de la Nuit pourrait être en mesure d’aimer et d’enfanter, bien que cela soit interdit par ses voeux.

    des maléfices étranges. Prompt : A long time ago, a man dressed in black crowned a beautiful dead woman with skin as white as snow and whose blue eyes were like stars, in front of an assembly of warriors dressed in black in a medieval castle.S’il offre ses propres enfants aux Autres, à l’instar de Craster, le Roi de la Nuit rompt tous ses vœux et commet une transgression supplémentaire, l’infanticide.

    Il est dit également que la Garde avait été asservie à sa volonté par des maléfices étranges. Ceux-ci étaient-ils un pouvoir de sa Reine, une capacité qu’il possédait déjà avant de la rencontrer, ou en a-t-il obtenu la capacité en échange des sacrifices en question ? Quel a été le prix pour acquérir cette magie ou à tout le moins cette connaissance ?

    Pour mettre fin à cette situation, le Sauvageon Joramun et le « Stark de Winterfell» s’associèrent, une collaboration entre un Stark et un Sauvageon, telle celles qu’Ygrid et Sam en rapportent. L’histoire se répète.

    Selon Vieille Nan, le Lord Commandant inique était un Stark, ce qui fait de son assassin un fratricide et un régicide.

    Hypothèses à propos de la « Corpse Queen »

    La Reine de la Nuit ne semble pas affectée par la magie du Mur. Sa nature est incertaine, et il est possible de trouver des arguments pour et contre les hypothèses qui suivent :

    • une Dame Autre
    • une morte réanimée
    • une femme albinos
    • une sauvageonne pratiquant la sorcellerie
    • la fille d’un roi des Tertres…

    On ne sait pas si elle a été vue au nord ou au sud du Mur. Toujours est-il que nombre de créatures vivent au-delà du Mur, et il en est certainement qui ne nous sont pas encore connues. Il pourrait s’agir d’une race encore à découvrir qui possèderait certaines des caractéristiques des succubes.

    En effet, le succube provoque également le désir sous l’apparence d’une femme défunte redoutable. Or, le 13ème Lord Commandant ne connaît pas la peur. L’union sexuelle avec un succube est nocturne, la nuit est donc leur royaume. Le couple veut peut-être provoquer une Longue Nuit pour étendre son territoire ?

    Certains traits de la reine de la nuit pourraient être inspirés des Valkyries, en particulier Brynhildr (qui dans certaines versions devient reine). Enfermée derrière un mur, elle ne peut être libérée que par un homme qui ne connaît pas la peur. Elle recueille l’âme des héros défunts ; celle de son Roi lui est offerte en même temps que sa semence. Une autre Valkyrie, Svanhvita, est « blanche comme un cygne« , une caractéristique partagée par toutes.

     Hache en Folie : meurtres et trahisons

    Hache-en-folie était un membre de la Garde de Nuit connu pour assassiner ses frères la nuit, silencieusement, dans les couloirs de Fort Nox après avoir enlevé ses bottes. On n’entendait sur son passage que le bruit du sang qui dégouttait de sa barbe, ses coudes et sa hache.

    Ce silence n’est pas sans rappeler les meurtres silencieux et impunis de Jaquen H’ghar à Harrenhal.

    « Semelle de cuir sur pierre chante aussi fort que cor de guerre à l’oreille d’un homme attentif. »

    (A Clash of Kings, Chapitre 39, Arya)

    Nous ne savons pas qui était Hache-en-Folie ni pourquoi il s’est retourné contre ses frères noirs. Cependant, la hache et la mutinerie rappellent les circonstances de la mort du Vieil Ours (A Storm of Swords, Chapitre 34, Samwell).

    Le Lord Commandant Mormont avait offert une hache superbe à Craster pour le remercier pour son hospitalité.

    « Il exhiba l’arme de Mormont, une hache de guerre à court manche et sur l’acier ténébreux de laquelle folâtraient des filigranes d’or. »

    (A Clash of Kings, Chapitre 24, Jon)

    Elle servit finalement à assassiner celui-ci, lors d’un nouvel épisode de violation des lois de l’hospitalité.

    « Le lord Commandant se dressa, noir de rage, au-dessus du cadavre de Craster. « Les dieux vont nous maudire, gueula-t-il. Il n’est crime plus ignoble de la part d’un hôte que de commettre un meurtre chez qui le reçoit. Au nom des lois de l’hospitalité, nous… » «

    (A Storm of Swords, Chapitre 34, Samwell

    La hache de guerre est également l’emblème de la maison Cerwyn et c’est à la hache que les Frey terminent de massacrer leurs hôtes dans la grande salle lors des Noces Pourpres.

    « Une quinzaine d’hommes d’armes Frey bouchaient l’issue derrière lui. Et ils portaient tous des haches massives à long manche. »

    (A Storm of Swords, Chapitre 52, Catelyn)

    La hache de jet est une arme de prédilection des Fer-Nés. Ils en font d’ailleurs un jeu qu’il appellent la danse du doigt.

    Et bien entendu, la hache est l’outil indispensable pour les sentinelles. En version originelle, sentinel désigne l’arbre – le vigier – qui apparaît en trois exemplaires sur le blason de la maison Tallhart.

    Les haches comme les sentinelles ne servent pas qu’au combat.

     Reprendrez-vous une seconde portion de théories ?

    L’histoire se répète, et on retrouve des éléments de certains contes à Château Noir, un des derniers châteaux de la Garde de Nuit, ou à Winterfell, le plus grand château du Nord.

     Les morts montent la garde

    «  Peux pas dire que l’idée m’emballe. Une fois qu’on aura trouvé le moyen d’utiliser les chevaux morts, ça sera notre tour après. Moi le premier, je vois ça d’ici. 

     “Edd, qu’on dira, c’est pas une excuse, mort, pour rester tout le temps couché ; alors, debout, prends cette pique, faut nous monter la garde cette nuit.” 

     Enfin…, pas la peine que je broie du noir. Peut-être que je serai mort avant qu’on ait mis ça au point. »

    (ASOS II, Chapitre 34, Samwell)

    Ensuite, Mestre Aemon place des sentinelles factices sur le mur, qui sont ensuite baptisées en mémoire des Frères disparus.

    «Les sentinelles épouvantails «

    «  De quelque nom qu’on les affublât, les soldats de paille étaient une invention de mestre Aemon. Puisqu’on avait dans les magasins plus de braies, de justaucorps et de tuniques que d’hommes pour les emplir, pourquoi ne pas bourrer de paille un certain nombre de mannequins, leur draper un manteau aux épaules et leur faire monter la garde ? Noye en avait disposé sur toutes les tours et à la moitié des fenêtres. D’aucuns même étreignaient une pique ou portaient, coincée sous l’aisselle, une arbalète

    (A Storm of Swords, Chapitre 56, Jon)

    « À Pyp revenait aussi l’initiative de donner aux épouvantails le nom des frères disparus. « Ça fera l’effet qu’on est plus nombreux, comme ça, prétendit-il. »

    (ASOS IV, A Storm of Swords, Chapitre 70, Jon)

    Le Lord Coq

    La colère des Anciens Dieux s’abat avec une violence toute particulière dans le Nord sur celui qui a assassiné un hôte sous son propre toit. Le cuisinier qui deviendra le Rat Coq n’est pas puni pour meurtre, incitation au cannibalisme, régicide (si la victime n’est que prince, il est cependant fils de roi), ou infanticide éventuel. Il est transformé en un animal énorme (de la taille d’une truie), connu pour son cycle de reproduction rapide, condamné à connaître la faim à perpétuité et se reproduire continuellement.

    Les hommes de la maison Manderly qui partagent des caractéristiques physiques correspondantes – gigantisme et moustache – semblent perpétuellement affamés.

    «  Tout goinfre et gourmand qu’il était (Wendel), son ventre lui tenait tout de même moins à cœur que l’honneur .» (A Game of Thrones, Chapitre 60, Catelyn)

    «  Nul ne rachetait les hommes du Nord, en revanche. Inlassablement en quête d’un bout de gras, un patapouf de nobliau hantait les cuisines, l’avisa Tourte ; il avait une moustache tellement fourrée qu’elle lui masquait la bouche,  «

    (A Clash of Kings, Chapitre 31, Arya)

    «  Vu qu’un des prisonniers n’arrêtait pas de réclamer de la nourriture, admit Rafford, alors, Ser a dit de lui donner de la chèvre rôtie. »

    (A Feast for Crows, Chapitre 28, Jaime).

    Il est quasiment admis que Lord Manderly a assassiné trois hommes de la maison Frey afin de se venger du meurtre de son fils Wendel. A l’occasion du mariage de Ramsay Bolton, il fournit trois énormes tourtes.

    Il n’est pas dit si le cuisinier-rat goûte à son propre plat, mais en ce qui concerne Lord Manderly, il s’efforce de manger deux portions de chacune des tourtes. Lady Walda Bolton, née Frey, en prend trois parts et déguste donc probablement chacun des membres de sa famille. Son grand’père parle d’elle comme d’une « truie vêtue de soie » (A Storm of Swords – Epilogue) alors que les autres Frey ont la réputation de ressembler à des fouines.

    Les cuisiniers

    Leur patriarche peut sembler sous le coup d’une condamnation divine. Lord Walder semble quasiment immortel quoique bien gaillard pour son âge avancé, malgré sa cacochymie. Alor que le rat Coq est condamné à manger sa progéniture, celle de Lord Walder, que personne ne semble disposé à accueillir, envahit son château alors qu’il ne sait plus comment s’en défaire.

    « Eh bien non, lord Hoster a fait la sourde oreille. En me régalant de paroles sucrées, d’échappatoires, quand tout ce que je voulais, moi, c’était me débarrasser d’une fille. » (A Game of Thrones, Chapitre 60, Catelyn)

    « À l’entendre, on l’a constamment abreuvé de couleuvres du même genre. Jon Arryn répugnait à prendre pour pupilles ses petits-fils, et mon père a refusé l’une de ses filles pour Edmure. »

    (A Storm of Swords, Chapitre 15, Catelyn)

    Les Dieux connaissent le gland comme la souche, le passé comme le futur.

    «Un barral vivra à jamais, si on le laisse en paix. Pour eux, les saisons s’écoulent en un battement d’aile de papillon, et passé, présent et futur ne font qu’un. »

    (A Dance with Dragons, Chapitre 35, Bran)

    Walder Frey le Tardif expierait-il sa propre malédiction pour les Noces Pourpres avant que celles-ci n’aient eu lieu, en étant envahi par ses innombrables enfants et petits-enfants ?

    Dans la mythologie Nordique, le dieu Frey(r) est associé à la prospérité, et surtout à la fertilité. La résidence du Seigneur du Pont se nomme Alfheim, « le pays entre les rivières« .

    Dany Flint à Winterfell

    Lord Manderly réclame cette chanson à Abel le Barde, laissant entendre qu’il n’est pas dupe de la substitution d’identité entre Arya Stark et Jeyne Pool.

    (A Dance with Dragons, Chapitre 38, Le prince de Winterfel)

    Avec Brienne en particulier, l’auteur nous rappelle continuellement le risque de viol (collectif) qui plane sur les femmes au sein d’un ordre ou d’une compagnie d’hommes. C’est le sort qu’a connu la belle Meris.

    Cependant, nul besoin de se trouver au sein d’une compagnie libre ou d’un ordre masculin. Les exemples foisonnent : Lollys, Tysha, les victimes de la première nuit et bien entendu celles de Ramsay Bolton, dont Lady Corbray et Jeyne Pool, sa dernière épouse.

     Le Roi de la Nuit de Noces

    Le guerrier qui ne connaît pas la peur nous est présenté peu avant les Noces Pourpres :

    « il est un rude combattant, aussi astucieux qu’intrépide.» dit Roose Bolton à Catelyn

    (A Storm of Swords, Chapitre 50, Catelyn)

    Et peut-être sera-t-il Roi du Nord, s’il hérite de ce titre, puisque son père en est déjà gouverneur et veut davantage.

    « À parler franchement, poursuivit-elle, lord Bolton aspire à plus qu’une simple seigneurie. Pourquoi pas roi du Nord ? »

    Sa reine nous est présentée le soir de leurs noces :

    « Un cadavre enseveli sous la neige.» , «  Elle avait la face blême, exsangue. Un visage taillé dans la glace»

    Bien que ses yeux ne soient pas de la bonne couleur.

    Après la lecture de la lettre rose, Jon, le presque Stark de Winterfell, s’allie au Roi d’au-delà du Mur, Mance pour reprendre celle qu’ils croient être Arya Stark et à travers elle, Winterfell et défaire les Bolton,

    «  Pliez le genou et jurez-moi votre épée bâtarde, et vous vous relèverez Jon Stark, sire de Winterfell et gouverneur du Nord.  «

    (A Dance with Dragons, Chapitre 18, Jon)

    «  Cette créature qui taille des capes dans des peaux de femmes a juré de m’arracher le cœur, et j’ai l’intention de lui faire répondre de ces paroles… mais je ne demanderai pas à mes frères de rompre leurs vœux.  »

    (A Dance with Dragons, Chapitre 70, Jon)

    Quand Jeyne fuit avec Theon, ils sautent depuis les murailles dans la neige, ce qui fait de Jeyne « une femme entr’aperçue du sommet du Mur  » .

    Ramsay, qui souhaite son retour, va certainement la poursuivre et la rattraper afin de l’aimer la violer.

    Si Jeyne n’est pas (encore) assassinée, c’est certainement le sort qui l’attend, à l’instar de la malheureuse Lady Corbois, la précédente épouse.

     Miroir, ô miroir, qui est la plus belle Reine de la Nuit ?

    Une autre théorie fait de la «corpse queen » et du Roi de la Nuit un couple miroir de Melisandre et Stannis.

    Celle-ci s’appuie sur une constatation : Melisandre est devenue la vraie reine de Stannis.

    «  Dame Melisandre ne portait nulle couronne, mais chaque homme ici présent savait qu’elle était la véritable reine de Stannis Baratheon  » (Jon III, tome 5 A Dance with Dragons)

    Elle en a les caractéristiques inversées : les yeux rouges, la peau chaude (brûlante même).

    Stannis et elle obtiennent du Lord Commandant d’occuper le Château le plus grand du Mur : précisément Fort Nox. Par quel moyen ? (Des maléfices étranges ? Coïncidence ?)

    Et Stannis, son roi ? Il joue le rôle du cadavre dans le couple.

    « Maintenant que Stannis Baratheon avait recouvré sa puissance, les gentillâtres lui bourdonnaient autour comme les mouches sur un cadavre. Il a d’ailleurs une mine de déterré. »

    (Davos II, tome 2 A Clash of Kings)

    « Les yeux du roi semblaient des ecchymoses bleues, profondément enfoncées dans un visage cave. »

    (Jon III, tome 5 A Dance with Dragons)

    Enfin, Stannis est un homme qui ne connait pas la peur, contrairement aux hommes qui l’entourent :

    «J’ai des bateaux…, et je l’ai, elle. La femme rouge. La moitié de mes chevaliers tremblent même à l’idée de prononcer son nom, sais-tu ? »

    (Stannis à Davos, Davos I, tome 2 A Clash of Kings)

    L’histoire se répétant, il en existe une version où.la Reine de la nuit tiendrait la couleur blanche de sa peau d’unr mutation connue sous le nom d’albinisme. Dans certains cas, l’individu touché a les yeux bleus. Dans une autre version en miroir, ce serait le Lord Commandant qui serait albinos. Il s’agirait de Freuxsanglant, qui justement a occupé ce poste pendant treize ans.

    Je vous invite à consulter le blog d’Emmalaure où j’ai trouvé la théorie mettant en scène Stannis et Melisandre.

    Outre la légende du Roi de la Nuit, on peut trouver, pour ce seul chapitre de Bran, celle des chiens infernaux, de la chose qui venait la nuit (que je n’ai pas du tout abordée)… et bien d’autres.

    https://sous-le-trone-de-fer.blog4ever.com/blog/fort-nox-la-legende-devient-realite-1

    Toutes les illustrations (sauf celle du murn qui vient du wiki, ont été générées par intelligende artificielle avec plus ou moins de bonheur)

    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 mois et 3 semaines par Worgen Stone.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 mois et 3 semaines par R.Graymarch.
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    I look inside myself and see my heart is black
    I see my red door, I must have it painted black

    #182197
    R.Graymarch
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    Loin (un peu mais pas trop) de Châteaunoir, Bran et compagnie arrivent au Mur. Je pense qu’en primolecture, je n’avais pas du tout anticipé que Bran croiserait Sam pour traverser le Mur. Et qu’il éviterait Jon par la même occasion. Si loin, si proche.

    A la relecture, on apprend des tas de choses (réelles ou légendaires) sur Fort-Nox, puis la jonction se fait. Et le passage ! (et après ?)

    Oh le lien avec les Noces Pourpres

    The dream he’d had . . . the dream Summer had had . . . No, I mustn’t think about that dream. He had not even told the Reeds, though Meera at least seemed to sense that something was wrong. If he never talked of it maybe he could forget he ever dreamed it, and then it wouldn’t have happened and Robb and Grey Wind would still be . . .

    Bienvenue à Fort-Nox, brrr

    The Nightfort had figured in some of Old Nan’s scariest stories. It was here that Night’s King had reigned, before his name was wiped from the memory of man. This was where the Rat Cook had served the Andal king his prince-and-bacon pie, where the seventy-nine sentinels stood their watch, where brave young Danny Flint had been raped and murdered. This was the castle where King Sherrit had called down his curse on the Andals of old, where the ’prentice boys had faced the thing that came in the night, where blind Symeon Star-Eyes had seen the hellhounds fighting. Mad Axe had once walked these yards and climbed these towers, butchering his brothers in the dark.

    All that had happened hundreds and thousands of years ago, to be sure, and some maybe never happened at all. Maester Luwin always said that Old Nan’s stories shouldn’t be swallowed whole. But once his uncle came to see Father, and Bran asked about the Nightfort. Benjen Stark never said the tales were true, but he never said they weren’t; he only shrugged and said, “We left the Nightfort two hundred years ago,” as if that was an answer.

    Bran ronchonne car il sait bien qu’il n’y a aucun passage ouvert ici. Et il voulait voir Jon. On a un flashback d’un ancien chapitre, mais côté Bran/Summer

    “We should have followed Jon,” Bran said when he saw it. He thought of his bastard brother often, since the night that Summer had watched him ride off through the storm. “We should have found the kingsroad and gone to Castle Black.”

    “We dare not, my prince,” Jojen said. “I’ve told you why.”

    “But there are wildlings. They killed some man and they wanted to kill Jon too. Jojen, there were a hundred of them.”

    “So you said. We are four. You helped your brother, if that was him in truth, but it almost cost you Summer.”

    “I know,” said Bran miserably. The direwolf had killed three of them, maybe more, but there had been too many. When they formed a tight ring around the tall earless man, he had tried to slip away through the rain, but one of their arrows had come flashing after him, and the sudden stab of pain had driven Bran out of the wolf’s skin and back into his own. After the storm finally died, they had huddled in the dark without a fire, talking in whispers if they talked at all, listening to Hodor’s heavy breathing and wondering if the wildlings might try and cross the lake in the morning. Bran had reached out for Summer time and time again, but the pain he found drove him back, the way a red-hot kettle makes you pull your hand back even when you mean to grab it. Only Hodor slept that night, muttering “Hodor, hodor,” as he tossed and turned. Bran was terrified that Summer was off dying in the darkness. Please, you old gods, he prayed, you took Winterfell, and my father, and my legs, please don’t take Summer too. And watch over Jon Snow too, and make the wildlings go away.

    No weirwoods grew on that stony island in the lake, yet somehow the old gods must have heard. The wildlings took their sweet time about departing the next morning, stripping the bodies of their dead and the old man they’d killed, even pulling a few fish from the lake, and there was a scary moment when three of them found the causeway and started to walk out . . . but the path turned and they didn’t, and two of them nearly drowned before the others pulled them out. The tall bald man yelled at them, his words echoing across the water in some tongue that even Jojen did not know, and a little while later they gathered up their shields and spears and marched off north by east, the same way Jon had gone. Bran wanted to leave too, to look for Summer, but the Reeds said no. “We will stay another night,” said Jojen, “put some leagues between us and the wildlings. You don’t want to meet them again, do you?” Late that afternoon Summer returned from wherever he’d been hiding, dragging his back leg. He ate parts of the bodies in the inn, driving off the crows, then swam out to the island. Meera had drawn the broken arrow from his leg and rubbed the wound with the juice of some plants she found growing around the base of the tower. The direwolf was still limping, but a little less each day, it seemed to Bran. The gods had heard.

    Meera monte le Mur et ce n’est pas du tout une partie de plaisir. On voit le Mur comme une entité qui « mange » les marches qui ont été faites. Bran reste tout de même bien silencieux et ne se confie qu’au lectorat

    “When will she come down?” Bran asked Jojen.

    “When she is ready. She will want to have a good look . . . at the Wall and what’s beyond. We should do the same down here.”

    “Hodor?” said Hodor, doubtfully.

    “We might find something,” Jojen insisted.

    Or something might find us. Bran couldn’t say it, though; he did not want Jojen to think he was craven.

    Bran nous détaille donc beaucoup d’histoires sur ce fort. Légendaires, bien sûr mais pas seulement.

    They spent half the day poking through the castle. (…) . Sometimes Summer would hear sounds that Bran seemed deaf to, or bare his teeth at nothing, the fur on the back of his neck bristling . . . but the Rat Cook never put in an appearance, nor the seventy-nine sentinels, nor Mad Axe. Bran was much relieved. Maybe it is only a ruined empty castle.

    Meera redescend (tiens, on n’a pas eu de détails alors que cela devait être plus compliqué). Oh, elle a vu un aigle ^^

    “I saw the haunted forest,” she said in a wistful tone. “Hills rising wild as far as the eye can see, covered with trees that no axe has ever touched. I saw the sunlight glinting off a lake, and clouds sweeping in from the west. I saw patches of old snow, and icicles long as pikes. I even saw an eagle circling. I think he saw me too. I waved at him.”

    Ahhh, le retour du mayhaps !!!

    “He was a Stark of Winterfell, and who can say? Mayhaps his name was Brandon. Mayhaps he slept in this very bed in this very room.”

    Ils dorment dans la cuisine où il y a un puits et Hodor se la joue hobbit dans la Moria….

    Tout le monde s’endort mais Bran entend quelque chose. Comme dans un bon film d’angoisse (et GRRM a écrit beaucoup de récits de ce genre), il n’y a rien. Enfin, on ne voit rien mais on sait qu’il y a quelque chose. Sans doute. Probablement….

    Effrayé, Bran réveille Meera qui est très vite alerte. Bran veut l’aider… et hum

    Bran was watching her all the while, and even he could barely see the faint sheen of her spear. I can’t let her fight the thing alone, he thought. Summer was far away, but . . .

    . . . he slipped his skin, and reached for Hodor.

    It was not like sliding into Summer. That was so easy now that Bran hardly thought about it. This was harder, like trying to pull a left boot on your right foot. It fit all wrong, and the boot was scared too, the boot didn’t know what was happening, the boot was pushing the foot away. He tasted vomit in the back of Hodor’s throat, and that was almost enough to make him flee. Instead he squirmed and shoved, sat up, gathered his legs under him—his huge strong legs—and rose. I’m standing. He took a step. I’m walking. It was such a strange feeling that he almost fell. He could see himself on the cold stone floor, a little broken thing, but he wasn’t broken now.

    Et là, c’est … Sam ! C’est un corbeau mais pas la corneille à trois yeux. Un corbeau englué dans le filet de Meera.

    Et là on a le fin mot de l’histoire, il y a une porte noire qui ne s’ouvre que pour les gens de la Garde (du coup, le serment doit être connu et n’importe qui peut le prononcer ?)

    Du coup, on s’approche d’une comédie des années 1930

    “This . . . Coldhands?”

    “That wasn’t his true name,” said Gilly, rocking. “We only called him that, Sam and me. His hands were cold as ice, but he saved us from the dead men, him and his ravens, and he brought us here on his elk.”

    “His elk?” said Bran, wonderstruck.

    “His elk?” said Meera, startled.

    “His ravens?” said Jojen.

    “Hodor?” said Hodor.

    “Was he green?” Bran wanted to know. “Did he have antlers?”

    The fat man was confused. “The elk?”

    Coldhands,” said Bran impatiently. “The green men ride on elks, Old Nan used to say. Sometimes they have antlers too.”

    Ce Mains-froides est bien étrange quand même…

    “He wasn’t a green man. He wore blacks, like a brother of the Watch, but he was pale as a wight, with hands so cold that at first I was afraid. The wights have blue eyes, though, and they don’t have tongues, or they’ve forgotten how to use them.” The fat man turned to Jojen. “He’ll be waiting. We should go. Do you have anything warmer to wear? The Black Gate is cold, and the other side of the Wall is even colder. You—”

    “Why didn’t he come with you?” Meera gestured toward Gilly and her babe. “They came with you, why not him? Why didn’t you bring him through this Black Gate too?”

    “He . . . he can’t.”

    “Why not?”

    “The Wall. The Wall is more than just ice and stone, he said. There are spells woven into it . . . old ones, and strong. He cannot pass beyond the Wall.”

    Et là, Sam « reconnaît » Bran

    Sam looked confused for a moment, but finally he said, “I . . . I can keep a secret. Gilly too.” When he looked at her, the girl nodded. “Jon . . . Jon was my brother too. He was the best friend I ever had, but he went off with Qhorin Halfhand to scout the Frostfangs and never came back. We were waiting for him on the Fist when . . . when . . .”

    “Jon’s here,” Bran said. “Summer saw him. He was with some wildlings, but they killed a man and Jon took his horse and escaped. I bet he went to Castle Black.”

    Sam turned big eyes on Meera. “You’re certain it was Jon? You saw him?”

    Ah, le joli lien avec le chapitre d’avant. Sam et Jon vont se retrouver !! Enfin si c’est autant que Catelyn et Arya… méfiance

    Oh le lien avec Ygrid…

    Gilly looked around. “Craster used to tell us tales of castles, but I never knew they’d be so big.”

    It’s only the kitchens. Bran wondered what she’d think when she saw Winterfell, if she ever did.

    Ils descendent dans le puits et la porte noire est blanche (barralesquement blanche) avec un visage qui ouvre les yeux. Oui je sais, il y a eu des théories sur le fait que les enfants de la Première nuit étaient donnés ici aux Autres et que suite à la fin de la coutume, ils ont dû chercher ailleurs. Ca va loin mais n’empêche que ce visage blanc au fond d’un fort lugubre, c’est louche.

    Hodor ducked, but not low enough. The door’s upper lip brushed softly against the top of Bran’s head, and a drop of water fell on him and ran slowly down his nose. It was strangely warm, and salty as a tear.

    Très bon chapitre, très intriguant et avec plein de clés et de promesses.

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
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    #182203
    Eridan
    • Vervoyant
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    Bonjour ! Je passe en coup de vent pour signaler que pour moi, si Mélisandre peut-être vue (et sera sûrement vue) comme une réitération / réincarnation de la corpse queen ou reine cadavre, alors je pense que ce n’est pas Stannis qui assumera le rôle de nouveau Night King / Roi de la Nuit des livres, mais bien Jon Snow. ^^ Il fait déjà partie de la Garde de Nuit, il est déjà lord Commandant, il a déjà « trahi » la Garde … Ne va-t-elle pas, maintenant, lui donner l’ultime baiser ? ou le ressusciter par d’autres moyens qu’on ignore ? N’y aurait-il pas une belle ironie, toute martinèsque, à retrouver dans un même personnage la réincarnation et du prince qui fut promis, et du roi de la Nuit ? ^^ Martin reproduit les contes et les légendes de son propre univers, mais toujours de manière déformée (suffit de voir ce qu’il fait de La Belle et l’Ours, à travers les personnages de Brienne et Daenerys, ou les personnages de Florian et Jonquil à travers Sansa et Dontos, dans cette intégrale : l’évocation est là, mais à aucun moment ça ne se passe comme dans l’histoire d’origine).

    J’en profite pour signaler que Crys avait consacré un article de blog au personnage du roi de la Nuit lors de la saison 8 😉

    #182233
    Liloo75
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    Merci Worgen pour ce commentaire très détaillé du chapitre de Bran.

    J’ai apprécié le passage en revue de toutes les histoires qui se racontent au sujet de Fort Nox et de la Garde de Nuit. Certaines ne sont probablement que des contes, Bran les ayant apprises de la bouche de Vieille Nan.

    Mais ces histoires font sens quand on les compare à d’autres chapitres de la saga. Le Roi Coq et sa punition pour avoir brisé les droits de l’hôte renvoie à Walder Frey et aux Noces Pourpres. J’aime bien ton idée selon laquelle il serait puni par anticipation, ne sachant plus que faire de sa progéniture, cherchant un moyen de caser ses filles à tout prix. Pour ma part, j’attends une vraie sanction, avec la mort de ses héritiers. La vengeance est déjà en marche avec LCP.

    Je me souviens qu’à la première lecture je m’attendais à voir sortir un tueur du puits. Pas Samwell (il est l’égorgeur, c’est vrai). Et Mains Froides qui attend dehors, c’est qui celui-là ? Au début, je pensais retrouver Benjen Stark. Cela fait deux chapitres où l’on nous parle de lui. Oncle Benjen revenu (d’entre les morts ?) pour sauver Bran. En fait, on ignore qui il est. Si ce n’est que la Corneille l’a envoyé chercher Brandon.

    J’ai bien rit à ta remarque au sujet de Cersei, et de ce qu’il peut sortir du puits. C’est la fille dont j’oublie toujours le nom 😉 (Melara Cuillêtre).

    Pour la Porte Noire, avec sa face blanche, je ne sais pas comment l’interpréter. Il s’agit de magie liée aux anciens dieux puisqu’un barral sert de passage. Est-ce les enfants de la forêt qui l’ont créée ? Seul un homme de la Garde de Nuit peut l’ouvrir. Un homme qui a prêté serment de défendre les royaumes humains. Un homme qui tient le Mur, c’est logique.

    Ha, ce fameux 13ème lord Commandant, le roi de la Nuit et sa reine de glace. Va-t-il réapparaître, se réincarner en quelque sorte ?

    Jon Snow ferait un bon candidat. Il est presque mort, et il est un Stark. Mais je le vois mal s’unir à une femme maléfique et faire du mal à ses frères. Le fantôme de son père le pourchasserait jusqu’au Mur pour l’empêcher de nuire. De mon point de vue Jon Snow est la belle endormie, sous la glace, qui attend un baiser pour se réveiller. Mélisandre pourrait le lui donner. Lady Coeurdepierre aussi 🥲. J’espère que Martin va revisiter le mythe de la belle au bois dormant, et nous surprendre…

    Pour en revenir à Bran, il est vrai qu’il prend désormais possession du corps d’Hodor sans trop de difficultés, et sans se poser de question. Etant donné qu’il n’a jamais rencontré Varamyr, il ne sait ce qu’est une abomination.

    Nous apprenons également qu’Été a été blessé à Reine Couronne, en venant en aide à Jon. Maintenant, le loup va mieux. Et grâce à Bran, Sam sait que Jon est en vie.

    Edit. Très belles illustrations. Ce sont tes créations je suppose

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 3 semaines par Liloo75.
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    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #182238
    Samyriana
    • Pas Trouillard
    • Posts : 607

    Je n’ai rien à dire pour le moment à part merci pour cette analyse tout à fait passionnante !

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #182293
    Worgen Stone
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1114

    Merci pour vos remarques.  C’est un chapitre sur lequel il  y a tellement à dire… que je pense que beaucoup a déjà été dit dans d’autres sujets comme l’a fait remarquer Eridan d’ailleurs.  Je vais juste répondre à Liloo pour le moment :

    Edit. Très belles illustrations. Ce sont tes créations je suppose

    En effet, vu la longueur de mon article, je souhaitais l’aérer (bien que peu d’illustrations soient exactement conformes à mes désirs).  Raison pour laquelle je remercie @biatchdeluxe pour son interprétation du Rat Coq « avant/après » qui est juste superbe et que j’ai ajoutée aujourd’hui (si elle n’apparaît pas, videz la cache de votre navigateur, elle devrait logiquement apparaître dans le paragraphe intitulé « Le Lord Coq ».  Encore merci pour m’avoir permis de l’utiliser.

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    #182312
    DJC
    • Patrouilleur Expérimenté
    • Posts : 330

    Yes chapitre riche merci beaucoup pour vos contributions 🙂

    En primo lecture, c’est bizarrement un chapitre qui m’avait énormément hypé dans la partie atmosphère/angoisse/surprise de la rencontre, puis totalement perdu avec cette histoire de porte noire (TGCM…).

    A la relecture et avec un peu de recul sur l’oeuvre, on mesure davantage l’importance de ce chapitre et de ce « passage » pour Bran vers « l’autre monde », et la richesse des contes. Du coup, j’ai relu tous les chapitres suivants de Bran dans la foulée hihi

    #182411
    Yfos
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1427

    Bravo pour cette première relecture d’un chapitre très dense.

    Beaucoup d’histoires sont évoquées en effet dans ce chapitre, plus ou moins crédibles et, en effet, il y a ou il y aura des liens avec les événements actuels.

    La seule 100% vraie: l’abandon au profit de Noirlac car, trop vaste, son entretien était devenu trop onéreux. Pas à cause de fantômes. Pour le reste, difficile de savoir mais certaines peuvent être vérifiées.

    Etre parvenus chez Lord Ryswell fait donc des 79 déserteurs ses hôtes. En les renvoyant, Lord Ryswell contrevient aux lois de l’hospitalité. C’est peut-être pour expier ce crime qu’il choisit de partager leur supplice.

    Pas évident: le simple fait d’être sur ses terres n’a pas fait d’eux ses hôtes. Sinon, un seigneur ne pourrait jamais punir des bandits pillant ses domaines.

    Certaines contiennent a priori du vrai: un Roi Coq aurait réellement existé (certains frères donnent même des noms pour le roi andal).

    D’autres histoires on ne saura quasi rien: Hache en Folie, voire rien: le roi Sherrit.

    Peut-être dans un tome à venir.

    Il décide de prendre, une nouvelle fois, le contrôle de Hodor. La résistance de celui-ci devrait pourtant alerter Bran sur l’effet qu’a son intrusion sur sa victime. La première prise de contrôle du grand palefrenier, effrayante pour les deux protagonistes, avait eu lieu à Reine-Couronne dans le chapitre précédent. Abomination !

    Pour en revenir à Bran, il est vrai qu’il prend désormais possession du corps d’Hodor sans trop de difficultés, et sans se poser de question. Etant donné qu’il n’a jamais rencontré Varamyr, il ne sait ce qu’est une abomination.

    En outre, la première fois, à Reine Couronne, il ne l’avait pas fait volontairement, et sous le coup de la nécessité. Là, c’est uniquement parce qu’il est inquiet. De plus, il ne prend pas le contrôle d’Été, il est juste passager dans l’esprit de son loup alors qu’il essaie de contrôler Hodor.

     

     

    #182418
    Worgen Stone
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1114

    Merci à tous pour vos commentaires.  C’est un chapitre qui s’est révélé plus long à traiter que je ne pensais, avec énormément de liens, d’implications… et aussi de discussions, déjà,  dans le forum car on touche à énormément de thèmes : Benjen Stark, le Roi de la Nuit, les Autres, etc.

    Pas évident: le simple fait d’être sur ses terres n’a pas fait d’eux ses hôtes. Sinon, un seigneur ne pourrait jamais punir des bandits pillant ses domaines.

    Moi j’avais compris qu’ils étaient arrivés chez le papa :

    L’un d’entre eux était le plus jeune fils de lord Ryswell, alors, quand ils arrivèrent dans le coin des tertres, ils coururent chercher refuge dans son château, mais lord Ryswell les mit au cachot puis les renvoya à Fort Nox.

    En outre, la première fois, à Reine Couronne, il ne l’avait pas fait volontairement, et sous le coup de la nécessité. Là, c’est uniquement parce qu’il est inquiet. De plus, il ne prend pas le contrôle d’Été, il est juste passager dans l’esprit de son loup alors qu’il essaie de contrôler Hodor.

    Il y arrive plutôt bien ! Je m’inquiète beaucoup pour Hodor.  Si Bran ne sait pas ce qu’est une abomination, le relecteur le sait.  Ceci dit, le seul bon sens devrait l’alerter. On pourrait faire un fil sur le sujet tellement il y a à dire à ce propos.  Et sur tous les autres d’ailleurs.

    Pour le Roi de  la Nuit, il y a aussi une discussion déjà bien longue dans le forum (je ne sais même plus si je l’ai lue) ?

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    #182431
    Eridan
    • Vervoyant
    • Posts : 5476

    Moi j’avais compris qu’ils étaient arrivés chez le papa : L’un d’entre eux était le plus jeune fils de lord Ryswell, alors, quand ils arrivèrent dans le coin des tertres, ils coururent chercher refuge dans son château, mais lord Ryswell les mit au cachot puis les renvoya à Fort Nox.

    Ce n’est pas le critère déterminant, sinon, en effet, aucun seigneur ne pourrait jamais exercer la justice sur ses terres ou dans son château, et Joffrey enfreindrait les droits de l’hôte du seul fait d’avoir massacrer les Stark dans son propre château. Il faut avoir partagé le pain et le sel pour que les droits de l’hôte s’appliquent, et rien ne dit que lord Ryswell leur a bien offert de la nourriture à leur arrivée, au contraire. Par ailleurs, si tu héberges un criminel à ton insu, tu peux te retourner contre lui quand tu apprends qu’il est en fait recherché ou qu’il a commis un crime : le droit de l’hôte n’est pas un devoir d’asile absolu, qui supplanterait toutes les autres lois. Tout dépend de celle que tu veux favoriser. C’était rappelé dans un chapitre de Jon, où Mance le mettait en balance avec la condamnation à mort qui pèse contre les déserteurs de la GdN :

    – Et si l’on vous avait découvert… capturé…
    – Ton père m’aurait tranché la tête. » Il haussa les épaules. « Encore qu’après avoir mangé à sa table, les lois de l’hospitalité m’auraient servi d’égide. Elles sont aussi anciennes que les Premiers Hommes et aussi sacrées qu’un arbre-cœur. » Il désigna d’un geste la table qui les séparait, le pain rompu, les os de volaille. « Ici, tu es l’hôte, et tu n’as rien à redouter de moi…, cette nuit du moins.

    La dernière réflexion de Mance et la mésaventure de certains Frey de ma connaissance nous rappelle que les droits de l’hôte ne sont d’ailleurs pas éternels. ^^ Il y a moyen de filouter pour y mettre fin au moment opportun.

    Il y arrive plutôt bien ! Je m’inquiète beaucoup pour Hodor. Si Bran ne sait pas ce qu’est une abomination, le relecteur le sait. Ceci dit, le seul bon sens devrait l’alerter. On pourrait faire un fil sur le sujet tellement il y a à dire à ce propos. Et sur tous les autres d’ailleurs.

    Bran sait parfaitement que ce qu’il fait est mal ^^ Il dit comme Hodor souffre, il essaie de se persuader que ce n’est pas si grave que ça, mais dans le même temps, il se rend compte qu’il ne faut surtout pas que quelqu’un remarque qu’il est à l’intérieur d’Hodor (il n’en parle pas à Brynden, aux enfants ou aux Reed et plusieurs fois que personne ne doit jamais savoir). Je n’aime vraiment pas le dire, mais c’est malheureusement le cas : tout jeune et gentil qu’il soit, Bran adopte des comportements vis-à-vis d’Hodor qui sont ceux d’un violeur (mental, pas physique, entendons nous bien).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 3 semaines par R.Graymarch.
    #182497
    Worgen Stone
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1114

    rien ne dit que lord Ryswell leur a bien offert de la nourriture à leur arrivée

    Ma foi tu as raison.  Je suis bien triste, j’aimais tellement cette théorie.

    tout jeune et gentil qu’il soit, Bran adopte des comportements vis-à-vis d’Hodor qui sont ceux d’un violeur (mental, pas physique, entendons nous bien).

    En effet. Sale gosse, hein…

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    #185520
    Tybalt Ouestrelin
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 249

    Merci Worgen pour cette sacrée analyse. J’ai hâte de lire les prochaines !

    Avec cette relecture j’apprécie particulièrement de m’attarder sur des détails pour ensuite en rêver un peu.

    À l’évocation des Noces Pourpres, Bran dit qu’il a rêvé et qu’il a également vu le rêve d’Eté. J’ai trouvé ça étrange. Qu’il rêve, bon. Que lors de son endormissement il change de peau, bon. Mais qu’il rêve d’un rêve d’un autre ?

    On voit que lorsqu’il change de peau, son loup ou Hodor ne disparaissent pas, mais je n’avais pas trouvé un partage de quelque chose d’aussi intime qu’une pensée, un rêve. Hodor se réfugie et empêche ce partage, avec son loup il ressentait, mais delà à rêver avec, j’ai l’impression que c’est autre chose.

    Ensuite le rêve. On a l’impression qu’en fait Bran a vu par les yeux de Robb et Été par ceux de Vent Gris. Alors ? Les zomans de la famille sont connectés entre eux comme des barrals ? Après tout, ils ont des racines communes.

    DOH 8 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

    #185522
    Eridan
    • Vervoyant
    • Posts : 5476

    Ensuite le rêve. On a l’impression qu’en fait Bran a vu par les yeux de Robb et Été par ceux de Vent Gris. Alors ? Les zomans de la famille sont connectés entre eux comme des barrals ? Après tout, ils ont des racines communes.

    Pour le coup, il est difficile de tracer la limite exacte du pouvoir des zoman Stark, et ce qu’ils peuvent faire dans les « rêves » ou pas. Comme Varamyr, ils ne semblent pas limité à un seul « familier » et comme lui, le lien de Bran avec Hodor et Eté perdure qu’il soit en sommeil ou en éveil. On sait que les loups géants « sentent » ceux de leur meute même à des kilomètres de distance (Jon dans ADWD perçoit ses frères de meutes survivants). Dans ACOK (cf. ici), on avait déjà un moment où tout s’entremêlait, où les connexions entre les personnages allaient très loin dans le surnaturel : Jon, en plein rêve de loup à l’intérieur de Fantôme, percevait Bran (qui lui même devait rêver)  à travers un barral, lequel lui offrait ensuite une vision du camp sauvageon de Mance Rayder. Difficile dès lors de définir la limite du pouvoir des zomans et des vervoyants, surtout à l’intérieur des rêves. Brynden dit à Bran qu’il est « impossible » d’influer le passé par exemple, car il a essayé et toujours échoué, mais même ça, ce n’est pas une preuve absolue : il a échoué et renoncé, ça ne veut pas dire que personne n’a jamais réussi et ne réussira jamais. 😉

    #185524
    Tybalt Ouestrelin
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 249

    Ha ! Merci Eridan de ta science sur tous les sujets ! Il faudra que je fasse aussi la relecture du tome 2 en suivant les commentaires d’alors. C’est vrai que le pouvoir est particulièrement puissant chez certains et moi chez d’autres. Et je finirai par rêver d’un pourquoi une prochaine fois.

    DOH 8 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
    DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.

    #185527
    Worgen Stone
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1114

    Pour ma part, je pense à ce que Varamyr décrit dans A Dance with Dragons, Chapitre 01, Prologue lors de son agonie.  Vu que Vent Gris et Robb Stark sont assassinés, il me semble plausible qu’il soient en train de fusionner à ce moment précis avec la nature (raccourci de langage) et c’est peut-être ce que captent Bran ou Eté.  Ou pas.

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    #185542
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
    • Posts : 915

    …  il me semble plausible qu’il soient en train de fusionner à ce moment précis avec la nature (raccourci de langage) et c’est peut-être ce que captent Bran ou Eté …

    Une idée bien intéressante : les change-peau ont-ils un destin particulier après leur mort ?
    De même, si on admet que les Loups-Garous des Starks ne doivent leur existence qu’à  Freux Sanglant, leur esprit reviennent-ils, post mortem, à ce dernier ?

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #185544
    Eridan
    • Vervoyant
    • Posts : 5476

    Une idée bien intéressante : les change-peau ont-ils un destin particulier après leur mort ? De même, si on admet que les Loups-Garous des Starks ne doivent leur existence qu’à Freux Sanglant, leur esprit reviennent-ils, post mortem, à ce dernier ?

    Difficile de savoir ce qu’il y a après la mort dans cette saga et si le sort des change-peaux est vraiment différent de celui du tout-venant, au delà de la Seconde-Vie (qui ne marche que si le « familier » est toujours vivant et lié à son change-peau). L’expérience de mort de Varmyr et les croyances des enfants de la forêt laissent penser qu’il y aurait une persistance de l’âme au-delà de la mort (sans compter le nombre conséquent dans la saga d’évocation de fantômes ou d’ombres, plus ou moins fantasmés). Mais ce n’est peut-être pas valable pour tout le monde ?

    Un lecteur vit mille vies avant de mourir, expliqua Jojen. L’homme qui ne lit pas n’en vit qu’une. Les chanteurs de la forêt n’avaient pas de livres. Ni encre, ni parchemin, ni langage écrit. À la place, ils avaient les arbres et, par-dessus tout, les barrals. Quand ils mouraient, ils entraient dans le bois, dans la feuille, la branche et la racine, et les arbres se souvenaient. Tous leurs chants et leurs sortilèges, leurs histoires et leurs prières, tout ce qu’ils savaient de ce monde. Les mestres te diront que les barrals sont sacrés pour les anciens dieux. Les chanteurs croient que ce sont les anciens dieux. Quand les chanteurs meurent, ils rejoignent cette divinité.

    ADWD, Bran III.

    Pour rappel, on a une conversation spécifique sur ce sujet 😉

    #185545
    Liloo75
    • Fléau des Autres
    • Posts : 2925

    Chez les sauvageons, il y des exemples de change-peaux qui ont investi le corps de leur animal au moment de leur mort.

    Orell prend possession de son aigle lorsque Jon Snow le tue. C’est la raison pour laquelle l’aigle poursuit Jon avec une férocité vindicative.

    Il y a aussi Varamyr Sixpeaux qui sait qu’il va mourir et cherche à prendre le corps de Cirse, une femme sauvageonne. Ce serait une abomination, mais il est prêt à tout pour avoir une Seconde Vie. Finalement, sa victime se rebelle contre cette intrusion et Varamyr est obligé de se rabattre sur un de ses loups, le borgne.

    Après l’assassinat de Jon Snow, certains ont théorisé qu’il pourrait trouver refuge dans le corps de Fantôme, en attendant une résurrection.

    Edit. J’ai posté avant de voir la réponse d’Eridan 😉

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

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