Challenge de lecture « En attendant l’hiver » (2021)

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  • Ce sujet contient 96 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par FeyGirl, le il y a 14 heures.
30 sujets de 61 à 90 (sur un total de 97)
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  • #158101
    FeyGirl
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    Oui j’avais regardé avant d’écrire mon message, c’est pas trop loin de la VO, tout en étant ultra proche d’un autre titre VF connu

    Le titre VF lorgne beaucoup vers Le Rôdeur devant le seuil (Derleth/Lovecraft), tout de même

    Sans penser à un titre en particulier, je me suis dit que ça sonnait très Lovecraft en le lisant, en effet. ^^

    Alors que de mon côté, comme je n’ai jamais lu de Lovecraft (pour le moment), ça ne m’a rien évoqué

    #158130
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Je valide le thème « Robb » avec Dune de Franck Herbert.

    Pour ceux qui ne connaissent pas, cela raconte une histoire de lutte de pouvoir entre familles nobles d’un empire de science-fiction, avec comme objet central la planète Arrakis (également nommée Dune), d’importance majeure pour l’économie impériale.

     Bon vous l’aurez compris je simplifie un chouïa l’intrigue avec l’histoire de vengeance, le livre parle de beaucoup d’autres choses (complots politiques, corruptions et magouilles économiques, prophéties messianiques…). Mais au milieu de tout ça le personnage principal, Paul Atréide doit, entre autres choses, venger sa famille (et notamment son père) des Harkonnen. Alors oui là je révèle un point important de l’intrigue, mais cela est annoncé quasiment dès le début et honnêtement, ça se voit venir de loin.

    Pour le reste, c’est toujours difficile de donner un avis sur un monument de ce genre. Personnellement je n’ai développé que très peu d’empathie pour les personnages. De fait, cela tient tant à la nature de l’histoire qu’au style très grave de Frank Herbert, j’ai trouvé une portée véritablement mythologique au récit. Cette sensation va avec l’aspect messianique de l’histoire de Paul, donc j’en déduit qu’elle est voulue de la part de l’auteur (d’autant que le style est parfaitement maitrisé).

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Eddard, Catelyne (puisque Jessica, la mère de Paul joue un rôle majeur dans l’intrigue, en plus d’être un des personnages point de vue les plus récurrents), Vent Gris et Grand-Tour de Villevieille.

     

    Je continue en validant le thème « Robert » avec La Main de l’Empereur d’Olivier Gay.

    Dans un Empire Romain qui ne dit pas son nom, Rekk, un enfant illégitime devenue gladiateur se voit interdit de se battre dans l’arène car trop compétent (dans le contexte ça a du sens) et rejoint l’armée, en guerre contre des tribus « barbares » (on y reviendra).

    Bon, comment mieux rendre hommage à Robert Baratheon qu’avec l’histoire d’un guerrier très fort à la bagarre, et  dont la première réaction face à l’adversité sera toujours de dégainer et de foncer dans le tas ? Sur plusieurs aspects, Rekk m’a rappelé Conan le Cimmérien, notamment dans le fait que son aspect invincible au combat est le postulat de base de l’histoire. Et là Olivier Gay a fait preuve d’intelligence, en l’opposant principalement à des adversaires qui ne rentrent pas dans son jeu. Adversaires pratiquant la guérilla, politiciens adeptes des coups fourrés…

    Après vous vous doutez que dans cette catégorie, la finesse n’est pas la qualité principale du roman. En soit l’univers est intéressant, mais se drape dans ses stéréotypes (l’empire ultra hiérarchisé à la noblesse arrogante face aux tribus barbares divisées et ne respectant que la force). Au niveau personnages la multiplication des points de vue fonctionne globalement bien, notamment pour donner de l’épaisseur aux secondaires (notamment les antagonistes).  Le récit compte toutefois un nombre important de personnage, et beaucoup disparaissent brutalement sans qu’on ne connaisse leur sort. A ce sujet l’auteur parvient assez bien à traiter les morts, entretenant ce sentiment que le décès peut frapper n’importe quand, et surtout sans fioritures. Pas que les morts ne soient pas prévisibles, c’est surtout le moment et la manière dont les personnages trépassent qui peut surprendre. L’intrigue n’a rien de fou, et est même souvent franchement prévisible, mais fonctionne tant dans son aspect histoire de guerre que dans celui de parcours initiatique.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Benjen, Vents gris, Broussaille, Tywin, Jaime et Accalmie.

     

    Enfin je valide le thème « Renly » avec La Chroniques des Bridgerton, tome 1  & 2  de Julia Quinn.

    Pour le scénario, si j’étais un mauvais publicitaire je qualifierai ça de croisement entre Gossip Girl et les romans de Janes Austen. Pour faire simple, chaque tome suit, dans l’Angleterre de la Régence, l’histoire du mariage d’un des enfants Bridgerton (et ils sont huit les bougres), une famille de la haute-société londonienne, le tout commenté par Lady Whisltedown, une mystérieuse chroniqueuse mondaine à l’identité inconnue.

    Je mets le livre dans cette catégorie car la série Netflix qui en est adaptée a beaucoup joué dans sa notoriété, mais que je doute grandement que cette saga ne reste dans les mémoires. Car ça ne vole vraiment pas plus haut qu’on ne peut le penser, et ma comparaison avec Jane Austen est injuste pour cette dernière.

    Pour être tout à fait honnête, ces chroniques ne proposent rien de vraiment captivant. Au contraire les histoires sont entendues, prévisibles et l’alchimie entre les personnages est inégales (quasiment absente pour la première histoire, déjà un peu plus présente dans la seconde). Le style de Julia Quinn n’aide pas, composé en bonne partie de dialogues interminables, d’autant plus frustrants qu’ils se terminent souvent sans avoir fait avancer l’intrigue ou même la psychologie des personnages. Les personnages secondaires sont également assez lisses, représentant majoritairement un vague cœur d’ensemble en arrière fonds (bien que là encore, les choses s’arranges dans la seconde histoire). De plus, l’histoire mettant surtout en avant les situations de conflits, les relations entre personnages (même issus de la même famille, même présentés comme des meilleur(e)s ami(e)s) semblent surtout reposer sur des reproches et des menaces de mort (je ne plaisante pas, ces gens passent leur temps à se menacer de s’étrangler mutuellement).

    Je terminerai, sans vouloir lancer de polémique, par la tendance de l’auteure à beaucoup pardonner à ses personnages masculins. Bon ça ne devient jamais réellement malsains ou dangereux comme message, mais on retrouve une idée latente qu’il est normal qu’un homme se comporte de façon injurieuse (et alcoolique) lorsque sa fierté est blessé.

    Après comme je l’ai dit, la majorité des défauts s’atténue dans le second récit. Donc je n’exclus pas la possibilité de lire les tomes suivant. Mais très honnêtement pour l’instant ça ne va plus loin qu’un roman de plage.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Lady et Castral Roc.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #158131
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Bon vous l’aurez compris je simplifie un chouïa l’intrigue avec l’histoire de vengeance, le livre parle de beaucoup d’autres choses

    Et c’est rien par rapport au reste de la saga, si ma mémoire est bonne

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #158146
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Loups / Lady : une romance
    • Avec Les Casseurs de Mondes (La romance de Ténébreuse, Tome 18), de Marion Zimmer Bradley

    Dans ce roman se nouent deux relations romantiques humain / Chieri.

    Quelque part dans la Galaxie, Andrea Colson dirige « Les Casseurs de Mondes », organisation illégale qui détruit les écosystèmes et les sociétés de planètes refusant l’intégration dans l’Empire Terrien, pour le compte d’investisseurs souhaitant contraindre l’entrée de ladite planète dans l’économie galactique.

    Sur Ténébreuse, les Comyn sont victimes d’assassinats et les incendies criminels se multiplient dans les fragiles forêts des montagnes. Regis Hastur, héritier de la principale famille des Comyn, décide de sortir Ténébreuse de l’isolement et propose aux Terriens de former les télépathes de l’Empire.

    Le récit démarre sur les chapeaux de roues, avec les nombreux dangers que doivent affronter Ténébreuse et les Comyn, et des télépathes non-ténébrans qui découvrent la portée de leur don, pas toujours facile à assumer. Écrit au début des années 70, le lecteur y trouvera quelques scènes de sexe étranges (surtout une vers la fin). Sans doute l’époque qui voulait ça. C’est le seul roman de la saga qui décrit (un peu) le mystérieux peuple des Chieri et qui offre une vision de la préhistoire de la planète.

    Si certains éléments biographiques de personnages ne sont pas toujours cohérents avec des livres publiés ultérieurement, on peut surtout regretter quelques événements dans le scénario mal expliqués ou justifiés, comme la raison pour laquelle Régis propose à l’Empire de former des télépathes, et une conclusion très naïve.

    #158329
    Nymphadora
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    Je valide Tyrion : un héros qui a toujours raison, pour le menu Lannister, grâce à Holden, le héros de la saga The Expanse, qui n’est pas le héros le plus intéressant à suivre (euphémisme… il est terriblement lisse) mais qui a toujours raison dans ses décisions qui sauvent l’humanité.

    J’en suis au tome 4, Les feux de Cibola. Un tome que j’ai trouvé un cran en dessous des trois autres. Cette fois-ci, Holden est envoyé pour jouer les médiateurs entre un groupe de colons qui se sont appropriés une planète, et des scientifiques qui veulent explorer la-dite planète pour le compte d’une firme privée. Le début du roman était prometteur, et certains thèmes sont vraiment sympa à suivre… puis il se passe un enchaînement de désastres, et là, j’ai été sortie du roman : l’intrigue était terriblement artificielle, les problèmes s’enchaînent, on en résout un in-extremis et pouf un nouveau se présente, dans une mécanique très peu crédible où les personnages principaux ont une armure scénaristique en béton armé, le tout avec une résolution foireuse qui ne m’a pas du tout convaincue.

    Néanmoins, le roman reste agréable à lire, les pages se tournent toutes seules. J’espère que le prochain tome me plaira plus, mais je vais continuer !

    ~~ Always ~~

    #158334
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Stark / Sansa : une jeune fille dans un environnement hostile
    • avec Latium (tome ) de Romain Lucazeau

    Les IA sont esseulées dans cet univers où l’Homme a disparu. L’une des sous-IA de Plautine crée un être semi-biologique proche de l’Homme, mais sans ADN humain puisqu’il y en a plus. Cette « création », baptisée aussi Plautine, a un corps proche d’une jeune femme, et se retrouve dans un univers où les IA se manipulent voire luttent entre eux, alors qu’une invasion de « barbares » menace.

    J’ai longtemps hésité avant d’aborder ce roman en deux tomes classé en « SF philosophique », courant littéraire que je ne connais pas et qui me paraissait ardu. Et alors ? Dès les premières pages, j’ai été époustouflée par l’univers créé et j’ai rarement autant ressenti le sens of wonder qu’offre parfois la science-fiction.

    Endormies dans une Nef voguant au sein de la galaxie, des Intelligences Artificielles se réveillent suite à la détection d’un mystérieux signal non naturel… Des milliers d’années après l’Hécatombe qui a vu la fin de l’espèce humaine, les Intelligences ont évolué mais espèrent encore le retour de l’Homme. Soumises au Carcan, ce principe implanté en elles et qui les contraint à servir un Homme qui n’existe plus, elles ont adopté diverses stratégies de survie pour affronter le temps qui passe et repousser la sénescence, tout en se livrant à des luttes de pouvoirs plus ou moins subtiles. Le lecteur est plongé dans un univers captivant par sa complexité et les questions soulevées.

    Ce même Carcan, principe fortement inspiré des lois de la robotique d’Isaac Asimov, leur interdit de tuer tout ce qui est biologique. Comment faire quand une autre civilisation biologique progresse inexorablement de siècle en siècle et menace de s’emparer des espaces autrefois occupés par l’Homme et que protègent les Intelligences en vue de son hypothétique retour ?

    Ce roman est tellement foisonnant qu’il est impossible de résumer en quelques lignes les thématiques : l’évolution des Intelligences laissées à elles-mêmes, la hiérarchie des principes et des rôles au sein de sociétés complexes, le pouvoir et le savoir, les thèmes philosophiques inspirés de la Grèce Antique, le vivant et l’artificiel, l’intelligence et parfois des passions proprement humaines… Parce que ces Intelligences sont sensibles et représentent des allégories des volontés qui animent les hommes.

    Le tout mêlé à une imagination créative au service d’un récit qui ne manque pas d’aventure et d’enjeux. J’ai particulièrement aimé la scène d’introduction des hommes-chiens, et maintes autres descriptions de micro-univers éblouissants. Même les descriptions des technologies sont fascinantes, grâce à une plume travaillée et fluide qui n’oublie pas la poésie.

    Ce space-opera brosse un passé de milliers d’années qui donne une grande profondeur au récit, et une uchronie se mariant avec la culture gréco-latine et inspirant les personnages et les concepts décrits.

    À la fin du tome 1 est posée une question… et j’espère que la suite apportera des réponses aux nombreuses interrogations soulevées.

    #158337
    DNDM
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    Content de voir que tu t’es lancé dans Latium. ^^

    À la fin du tome 1 est posée une question… et j’espère que la suite apportera des réponses aux nombreuses interrogations soulevées.

    Yep, autant que je m’en souvienne tout trouve réponse. Bonne lecture du tome 2 !

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #158350
    FeyGirl
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    Bonne lecture du tome 2 !

    Je viens de le commencer : ça démarre sur les chapeaux de roue !

    #158353
    Liloo75
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    Content de voir que tu t’es lancé dans Latium. ^^

    À la fin du tome 1 est posée une question… et j’espère que la suite apportera des réponses aux nombreuses interrogations soulevées.

    Ce soir en sortant du boulot, je suis passée à la librairie. Et je tombe sur Latium…

    J’avais lu vos posts peu de temps avant. Cela me tentait bien. Alors, je l’ai acheté 😊

    Cela me fera de la lecture pour mes vacances, le mois prochain.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #158418
    FeyGirl
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    Ce soir en sortant du boulot, je suis passée à la librairie. Et je tombe sur Latium… J’avais lu vos posts peu de temps avant. Cela me tentait bien. Alors, je l’ai acheté 😊 Cela me fera de la lecture pour mes vacances, le mois prochain.

    Bonne lecture^^ (même si je ne suis pas sûre que ce soit une lecture « vacances »)

    #158420
    Nymphadora
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    [Menu Châteaux] Castral Roc : un héros très riche -> Crazy rich asians, tome 3 : Rich People Problems, par Kevin Kwan
    Troisième et dernier tome de la saga Crazy rich asians, le croustillant soap-opéra complétement caricatural et hilarant reste dans la lignée des tomes précédents. Une lecture un peu plaisir coupable qui détend ^^

    ~~ Always ~~

    #158636
    FeyGirl
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    Je reviens avec :

    • Menu Châteaux / Grand-Tour de Villevieille : un classique, digne des plus grandes bibliothèques
    • Latium (tome 2) de Romain Lucazeau

    Ce roman en deux tomes s’est très bien vendu depuis sa sortie, et à mon avis il mérite de figurer parmi les classiques, dans la veine Space-Opera et Science-Fiction philosophique.

    Ce tome est la suite directe du précédent : en réalité, il s’agit d’un roman découpé en deux. Je m’efforce d’éviter tout divulgâchage concernant la fin du tome précédent, d’où un flou sur certains sujets. Mais ne vous y trompez pas : quand vous êtes dans la lecture de cette deuxième partie, vous êtes happé tellement les enjeux sont grands.

    Nous avions quitté le tome 1 avec beaucoup de questions concernant l’Hécatombe qui avait marqué la fin de l’humanité, tout en nous demandant si Plautine et ses alliés verront l’aboutissement de leur quête.

    Le tome 2 démarre sur les chapeaux de roue, quand un des protagonistes arrive dans l’Urbs, la « capitale » des Intelligences. Dans cet univers très inspiré de la culture grecque et romaine, ce monde artificiel fait inévitablement penser à une Rome centre du monde qui cache de multiples pièges pour le non-initié. Ou pour celui qui est parti si longtemps qu’il n’est plus au fait des intrigues politiques et des luttes pour le pouvoir dans la ville. Très vite, le lecteur est pris dans une succession de rebondissements mettant en jeu la survie — si on peut dire — de ces Intelligences, qui se déchirent et dont les motivations complexes s’entrechoquent.

    Embrigadées dans un Carcan qui les incite à protéger un Homme qui n’existe plus, les Intelligences se sont lentement enfoncées dans la sénescence et sont devenues terriblement humaines : si certaines sont capables d’attachement, d’autres sombrent dans le désir du pouvoir. En parallèle, ce Carcan semble être une allégorie de l’absence de ce libre arbitre que des Intelligences cherchent à conquérir, chacune à sa façon. Le thème de la liberté de choisir — ou pas — son destin revient fréquemment.

    Les Hommes-Chiens, eux aussi, aimeraient s’émanciper mais ils découvrent que l’avenir de leur espèce est étroitement lié aux Intelligences. Une autre vision de la contrainte se dessine : quand on bénéficie de l’intelligence « humaine », on ne veut plus la perdre. Tout comme le premier tome, ce livre offre des sources de réflexion sur ce qui fonde une civilisation, et la visite du satellite de Jupiter Europe est particulièrement glaçante. Dans un univers où les frontières entre le vivant et le mécanique s’effritent, la question de la survie surgit pour ces Intelligences confrontées à la menace d’une autre espèce biologique conquérante venant des confins de la galaxie.

    Plus on avance, plus les enjeux sont prenants : la recherche de traces de l’Humain, les conflits entre Intelligences, la compréhension du passé qui recèlerait des clefs pour le présent, ou les réactions face à une menace extérieure. Et régulièrement, des descriptions excitent émerveillent, grâce à un sens of wonder de très haut niveau, une imagination fascinante et une mise en scène des technologies qui sait être poétique et surprenante.

    Car au-delà de questions philosophiques incarnées dans l’organisation des Intelligences ou les événements qu’ils affrontent, l’auteur nous raconte un récit bigger than life et nous fait voyager avec Plautine qui reste fidèle à sa quête et s’interroge sur sa raison d’être.

    #158675
    FeyGirl
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    Hello,

    Je reviens avec un lecture plus légère (ce qui n’est pas difficile) :

    • Menu Garde de Nuit / Corbeaux errants : un corbeau en couverture
    • La chanson de l’exil (Romance de Ténébreuse), de Marion Zimmer Bradley

    On va supposer que c’est un corbeau sur la couverture, car il n’y en a pas dans ce tome (cherchez pas, c’était encore l’époque où les couvertures n’étaient pas toujours liées aux romans dans la SFFF), par contre des corbeaux sont présents dans le tome suivant qui en est la suite directe.

    Deux décennies après la rébellion de Sharra, Margarida Alton — la fille de Lew — arrive sur ténébreuse dans le cadre de ses recherches universitaires sur les musiques traditionnelles. Ayant de mauvaises relations avec son père qu’elle n’a pas vu depuis des années, elle se retrouve sur une planète natale qu’elle connaît mal et où tout le monde la considère avec déférence à cause de son nom, ce qui la met mal à l’aise.

    Très rapidement, elle est l’objet des attentions et des calculs des Comyn, à son corps défendant, puisqu’elle est l’héritière Alton. Ayant grandi dans l’Empire Terrien, elle est indépendante et n’entend pas laisser ces inconnus — tous des parents à des degrés divers — lui dicter sa conduite et décider de son avenir. Elle ne souhaite même pas rester sur ténébreuse ; quand soudain elle est victime d’une maladie virulente.

    Ce volume introduit la saga de Margarida Alton, tout en faisant le lien avec les tomes précédents et en clôturant quelques points restés en suspens. Par les yeux de la protagoniste, le lecteur mesure l’écart avec la civilisation terrienne, notamment le poids des traditions aristocratiques et la misogynie de cet univers contraint de s’adapter au contact des Terriens. Dans une période charnière de la planète, Margarida, au fort caractère, redécouvre sa famille et sa culture, tout en bénéficiant des libertés et de l’instruction refusée à la plupart des Ténébrans.

    Ce roman se lit avec beaucoup de plaisir, même si la conclusion est un peu trop positive, comme d’autres romans de l’auteure. Je regrette surtout le revirement apparent du caractère de Lew et des relations avec sa fille : le changement est radical et sans nuance.

    Malgré tout, un bon moment de lecture, et un roman qui reste sur quelques questions et incite à découvrir très vite la suite.

    #158695
    FeyGirl
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    J’enchaîne avec :

    • Menu Baratheon / Robert : un bouquin jouissif mais pas très intelligent, genre plaisir coupable
    • Rendez-vous avec le mal (Les détective du Yorkshire, tome 2), de Julia Chapman

    Et j’ai validé le menu Baratheon ! (le moins copieux, donc le plus facile à avaler^^).

    Dans ce deuxième tome de la série des Détectives du Yorkshire, nous retrouvons Samson et Delilah (oui) dans cette campagne du nord de l’Angleterre, empêtrés dans leurs problèmes personnels et se laçant dans des enquêtes a priori dignes des chiens écrasés, sauf quand le fil des écheveaux se révèle plus complexe.

    Dans une atmosphère évoquant certains téléfilms britanniques mettant en scène les petites villes verdoyantes, nos deux protagonistes vont passer une grande partie de leur temps dans une résidence pour personnes âgées, avec évidemment des personnages hauts en couleur. Vol de bétail ou mort suspecte, Delilah se mêle des enquêtes de Samson et les relations initialement tendues entre eux évoluent. Il n’est pas sorcier de deviner quelle sera la fin de la saga à ce sujet.

    Même si cette enquête n’a rien d’exceptionnel pour qui lit régulièrement des romans policiers, elle se laisse découvrir grâce à une atmosphère si anglaise et quelques caractères rarement vus dans les récits de cosy mystery, comme les fermiers revêches et sales (jusqu’à la caricature ; je doute que cette caricature d’agriculteur existe encore aujourd’hui).

    Le roman est rythmé, même si j’ai regretté que quelquefois l’auteure fasse exprès de cacher ce qu’un des protagonistes lisait ou s’apprêtait à faire. Heureusement, le suspens ne dure que quelques pages : ici nous sommes proches d’une facilité d’écriture adaptée aux séries télévisées, mais pas à un roman.
    Malgré tout, un roman agréable à lire, typique du livre à amener sur la plage.

    #158795
    FeyGirl
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    Je reviens avec :

    • Menu Stark / Arya : une héroïne qui refuse les stéréotypes de genre
    • La matrice fantôme (Romance de ténébreuse, tome 20), de Marion Zimmer Bradley

    Margarida, qui a grandi dans l’Empire Terrien, ne se plie pas (du tout) à ce qu’on attend d’une femme sur Ténébreuse.

    Peu de temps après les événements de La chanson de l’exil, Mikael est envoyé au Domaine Elhalyn pour évaluer si un des enfants de la famille pourrait devenir Régent, alors même que les Elhalyn sont connus pour leur instabilité mentale. Il découvre, effaré, une mère sous emprise d’une fausse leronis et vraie sorcière, tandis que les enfants sont maltraités — l’aîné devenu handicapé mental et le second cruel et dangereux — dans un château délabré et une atmosphère malsaine. Mikael lui-même comprend lentement que son esprit est manipulé par la sorcière, qui réussit à amplifier ses doutes naturels pour l’empêcher de prendre les bonnes décisions.

    Pendant ce temps, Margarida s’astreint à maîtriser son laran dans une Tour, alors qu’à Thendara les conflits entre familles perdurent et que certains s’opposent à son mariage.

    Ce récit est l’occasion de mieux connaître Mikael, et laisse se développer la relation entre Margarida et Mikael. Le premier et surtout le dernier tiers sont empreints de plus de fantastique qu’habituellement dans la saga. Le couple va découvrir une facette oubliée de Ténébreuse, et se retrouver au cœur d’une très ancienne guerre où les limites morales n’existaient pas.

    Ce tome n’est pas exempt de bavardage, mais il offre des arcs narratifs plus fournis qu’habituellement dans la saga — c’est l’un des derniers écrits par l’auteure, et on sent une expérience plus affirmée — il se lit avec plaisir grâce à des enjeux parfois inattendus dans des ambiances dangereuses.

    #158874
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Nouveau triplet de mon coté.

    Je valide le thème « Cersei » avec Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton.

    Bon c’est très difficile d’en parler plus longuement sans trop en révéler sur l’intrigue, mais afin d’attiser votre curiosité voici la base de l’histoire : un homme, amnésique, se réveille en tenue de soirée, à proximité d’une riche demeure dans laquelle est organisée une réception mondaine. Il va revivre la même journée huit fois, à chaque fois dans la peau d’un invité différent et a une mission : découvrir qui va assassiner Evelyn Hardcastle, la fille des mtres des lieux.

    Alors comme je l’ai dit je peux difficilement en révéler plus. Disons simplement que le livre gère assez bien ses (très) nombreuses intrigues et ses différents personnages, arrivant notamment à rendre vivant les différents avatars du narrateur.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Eddard, Vent Gris et Jaime.

    Je valide également le thème « Premier Patrouilleur » avec Les Aventures d’Arthur Gordon Pym, d’Edgar Allan Poe.

    Un jeune américain aussi aisé qu’oisif part en aventure avec son meilleur amis. S’en suit mutinerie, naufrage, exploration des terres australes et même cannibalisme.

    Un roman très fondateur, qui annonce autant Jules Verne que H.P. Lovecraft (mes deux auteurs préférés). La base scénaristique est d’une efficace simplicité, mais le rythme s’avère trop irrégulier. Si Poe met en scène des passages d’une puissance évocatrice hors du commun (le vaisseau fantôme par exemple), le récit dans son ensemble manque d’une ossature solide. L’inaction globale du personnage principal renforce se sentiment et le style de Poe, plus adapté à la nouvelle qu’au roman, peine à nous prendre dans la longueur.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Rickon, Vent Gris, Lord Intendant (le manque de nourriture en fait), Grand-Tour de Villevieille et Pyk.

    Enfin, je valide le thème « Stannis » avec Le Nom de la Rose d’Umberto Ecco.

    Dans une abbaye médiévale, sur fond d’une situation politico-religieuse hautement complexe, Guillaume de Baskerville (dont le nom indique une fusion entre Guillaume d’Ockham et Sherlock Holmes), un moine à l’esprit vif et ouvert doit enquêter sur une mort mystérieuse.

    Aussi lourds sur la forme que riche sur le fond, le roman parvient tout à la fois à raconter une histoire policière très bien pensée, à dresser un contexte historique hautement complexe et à proposer des études de personnages poussées. Le prix de tout cela est un style parfois étouffant, un rythme irrégulier et une profusions de pistes d’intrigues parfois sans conséquences. L’érudition d’Umberto Eco pèche également par excès, notamment avec la multiplication des paroles latines non traduites, compréhensibles uniquement par le contexte et avec une inévitable perte de subtilité.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Eddard, Vent Gris, Tyrion, Grand-Tour de Villevieille et Donjon-Rouge (pour mon édition).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Quintus Cularo.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #158876
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Lis son Apostille au nom de la rose pour le making-of. Il dit notamment qu’il a fait 100 premières éprouvantes pour se débarrasser des moins motivés 😉

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #158881
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Lis son Apostille au nom de la rose pour le making-of. Il dit notamment qu’il a fait 100 premières éprouvantes pour se débarrasser des moins motivés

    Je ne connaissait pas, mais venant d’Eco je ne suis pas surpris qu’un tel ouvrage existe. En tout cas merci pour le tuyaux, je vais essayer de trouver ça.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #158895
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Lannister / Tyrion : un héros qui a toujours raison
    • avec Seul sur Mars, d’Andy Weir

    Le héros trouve toujours des solutions et a même raison contre les plus grands scientifiques de la Nasa (genre, facile).

    Après avoir vu et apprécié le film, j’ai eu envie de découvrir le roman qui a donné lieu à cette adaptation cinématographique.

    Une violente tempête de sable oblige une équipe d’astronautes à quitter précipitamment Mars. Pendant l’évacuation, Mark est frappé par la parabole, et ses coéquipiers ne parviennent pas à le repérer tant la visibilité a disparu. le croyant mort, ils abandonnent dans l’urgence la planète rouge. Mark revient à lui peu après, seul, sans communication, et sans suffisamment de nourriture pour attendre la mission suivante.

    Présenté principalement comme le journal de bord de Mark, le roman est à la fois de la hard science-fiction et bourré d’humour. le protagoniste ne baisse jamais les bras et réalise l’impossible grâce à des connaissances scientifiques et une mentalité de bricoleur hors-norme, occasion pour le lecteur de se remémorer quelques bases de la biologie, de la chimie ou de la physique. Mais le récit est croustillant grâce à aux remarques humoristiques de Mark qui égayaient le journal de bord et en rendent la lecture très plaisante.

    En parallèle, l’auteure nous décrit les réactions des scientifiques et des politiques quand ils découvrent que Mark est toujours vivant, seul sur Mars. Une formidable énergie collective va se lever pour aider Mark, parfois mis à mal par des considérations manquant d’empathie.

    Le roman est aussi un hymne à l’esprit humain, celui qui ne s’avoue pas vaincu et qui cherche des solutions en dehors des cadres, qui s’appuie sur la science et l’inventivité, et qui puise au fond de lui-même pour s’en sortir dans les situations les plus difficiles. On termine le livre le sourire aux lèvres !

    #158920
    DNDM
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    Bon, j’en étais où?

    Menu Stark 

    • Jon : un héros qui a du mal à trouver sa place dans sa famille -> Je vais valider celui-là avec Le Patient, de Timothé Le boucher, puisque notre protagoniste fait un peu figure d’intello dans une famille de cas sociaux (dirons-nous). Mais j’aurais aussi pu l’utiliser pour l’item « un corbeau sur la couverture » (déjà validé, mais si ça peut vous sonner une idée de lecture ^^ ).
    • Sansa : une jeune fille dans un environnement hostile -> validé sans problème avec Les maîtres enlumineurs – Sancia, l’héroïne, est beaucoup plus une Arya qu’une Sansa, mais elle est clairement en environnement hostile tout le bouquin.

    Menu Baratheon

    • Robert : un bouquin jouissif mais pas forcément très intelligent, genre plaisir coupable – > Disons Redshirts, même si la dernière partie pourrait faire sortir ce livre de cette catégorie.

    Menu Garde de Nuit- 7 livres

    • Lord commandant : un personnage qui gagne une élection -> La bombe, puisque Franklin Delano Roosevelt est réélu président des USA dedans.

    Menu châteaux – 10 livres

    • Lancehélion : un soleil sur la couverture -> Disons Undertaker même si je n’ai lu que le tome 1 pour l’instant, je prévois de lire la suite rapidement.

    Me reste donc:

    • Peyredragon : un livre avec des dragons
    • Premier Patrouilleur : un roman d’aventure
    • Arya : une héroïne qui refuse les stéréotypes de genre
    • Robb : un héros doit venger son père
    • Bran : un héros handicapé
    • Renly : un bouquin à la mode mais qui sera assez vite oublié

     

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #158981
    R.Graymarch
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    Je ne connaissais pas, mais venant d’Eco je ne suis pas surpris qu’un tel ouvrage existe. En tout cas merci pour le tuyau, je vais essayer de trouver ça.

    C’est court et facile à lire

    En furetant dans des coins cachés ici, j’ai retrouvé cette citation (merci M Bickel) que je copie

    « Après avoir lu le manuscrit, mes amis de la maison d’édition me suggérèrent de raccourcir les cent premières pages, qu’ils trouvaient trop absorbantes et fatigantes. Je n’eus aucune hésitation, je refusai. Je soutenais que si quelqu’un voulait entrer dans l’abbaye et y vivre sept jours, il devait en accepter le rythme. S’il n’y arrivait pas, il ne réussirait jamais à lire le livre dans son entier. Donc, les cent premières pages avaient une fonction pénitentielle et initiatique. Tant pis pour qui n’aimerait pas : il resterait au flanc de la colline […]

    Que signifie penser à un lecteur capable de surmonter l’écueil pénitentiel des cent premières pages ? Cela veut dire écrire cent pages dans le but de construire un lecteur adéquat pour celles qui suivront […]

    La différence […] peut résider entre le texte qui veut produire un lecteur nouveau et celui qui cherche à aller à la rencontre des désirs des lecteurs de la rue. Dans le second cas, nous avons un livre écrit et construit selon une recette pour produits de série, l’auteur faisant une sorte d’analyse de marché et s’y adaptant. Ce travail à coups de formule se révèle à l’analyse sur une longue distance : on examine les différents romans écrits et l’on remarque que dans tous, après avoir changé les noms, les lieux et les physionomies, l’auteur raconte toujours la même histoire. Celle que le public demandait déjà.

    Mais quand l’écrivain opte pour le nouveau et projette un lecteur différent, il ne se veut pas analyste de marché faisant la liste des demandes exprimées, mais philosophe qui entrevoit intuitivement les trames du Zeitgeist. Il veut révéler à son public ce que celui-ci devrait vouloir, même s’il ne le sait pas. Il veut révéler le lecteur à lui-même…

    Quel lecteur modèle voulais-je quand j’écrivais ? Un complice, bien sûr, qui joue mon jeu […] Tu crois vouloir du sexe, des trames criminelles où à la fin on découvre le coupable, et beaucoup d’action, mais en même temps tu aurais honte d’accepter une vénérable pacotille faite du Fiacre n°13 et du Forgeron de la Cour-Dieu. Eh bien moi, je te donnerai du latin, et peu de femmes, et de la théologie à gogo et du sang par litres comme au grand Guignol […] Et puis, si tu es doué, tu t’apercevras de la façon dont je t’ai attiré dans le piège. »

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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    #159012
    Nymphadora
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    Je valide « Nymeria : une héroïne badass » du menu Loups, avec The Binding Tempest de Steven Rudy, un livre auto-publié que j’ai lu en VO (par un concours de circonstance où l’auteur a mis des exemplaire en ligne sur Netgalley, j’ai cliqué sans faire gaffe et je me suis retrouvée avec une copie à lire).

    Bah c’était pas si mal, malgré de nombreuses fautes d’édition qui rendent la lecture fastidieuse. En particulier, j’ai aimé le personnage d’Ellaria, une dame qui prend de l’âge, mais qui a mené une guerre il y a quarante ans et qui est toujours super badass. Un tel personnage est rare dans les livres de fantasy, où l’on rencontre des jeunes garçons et filles naïfs, ou des mentors sages avec de grandes barbes, mais rarement des femmes qui ont mené une vie bien remplie.

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    #159305
    Nymphadora
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    Je valide « Eté : une histoire qui se passe en été » dans le menu loups avec Beach read, d’Emily Henry (traduit en France sous le titre Comme dans un roman d’été a priori). Une romance mignonne où l’on suit une autrice de romance en pleins doutes après la révélation de secrets de famille à la mort de son père. Elle emménage à côté d’un auteur de romans « sérieux », lui aussi en plein doutes existentiels, et ils se lancent un défi : chacun doit écrire un roman dans le style de l’autre. Evidemment ils tombent amoureux. Comme le titre VO le suggère, une petite lecture de plage mimi.

    ~~ Always ~~

    #159518
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Loups / Nymeria : une héroïne badass
    • avec Contes de Terremer (Cycle de Terremer, tome 5), d’Ursula Le Guin

    Dans la cinquième et dernière nouvelle de ce tome (qui n’est donc exceptionnellement pas un roman), Libellule évolue et devient méga-badass, badass de chez badass, et ça finit en apothéose

    Près de 10 ans après Tehanu, Ursula Le Guin se replonge dans Terremer pour imaginer des récits approfondissant d’autres facettes de son univers. Elle nous propose dans ce tome (le cinquième de la saga, et non le troisième comme le suggèrent des éditeurs qui ont « fusionné » les trois premiers romans) cinq nouvelles où on retrouve cette ambiance unique rappelant les contes d’antan, regorgeants de symbolique. Cinq histoires de magiciens découvrant ou explorant leurs pouvoirs.

    Le trouvier : 600 ans avant la saga qu’on connaît, le monde de Terremer est bien différent et la magie, détournée pour se mettre au service des seigneurs de la guerre, est mal vue par la population. Dans ce contexte défavorable, Loutre est un fils d’une famille de charpentiers et possède un don qu’il doit cacher… Personnage modeste né à une époque où la formation des mages n’était pas formalisée, son parcours — qui marquera l’histoire de la magie à Terremer — commence dans un climat très sombre : ainsi on pénètre dans des mines de mercure où de jeunes esclaves meurent empoisonnés par le métal qu’ils extraient.

    Rosenoire et Diamant : Diamant est le fils d’un riche marchand ambitieux. Mais son père découvre qu’il a des dons, et se demande quel grand avenir préparer pour son fils, alors que celui-ci, de tempérament plus modeste, se lie avec Rosenoire, la fille d’une sorcière. Courte nouvelle qui met en lumière les choix à assumer pour ceux qui veulent devenir mages, la magie ne se mariant pas avec la musique ou les affaires, et un mage ne s’alliant pas avec une sorcière.

    Les Os de la terre : Dulce, le vieux magicien de Re Albi qui a des relations faussement distantes avec le jeune sorcier Silence, recherche où sera l’épicentre du prochain tremblement de terre de l’île.

    Dans le grand marais : dans une région isolée et humide en hiver, le bétail tombe malade. Un guérisseur vient proposer son aide, mais cet homme semble hors du monde et de la société.

    Libellule : une jeune fille d’une ancienne famille puissante grandit à l’écart avec son père, homme amer sur la perte des richesses et du pouvoir de ses ancêtres. Naïve, ignorante et pataude, elle attire l’attention d’un jeune magicien qui souhaite la séduire. Pourtant, Libellule sait qu’elle un a talent, sans savoir lequel, et elle veut aller à Roke pour le découvrir.

    Dans ces nouvelles, nous rencontrons parfois des personnages ou des principes déjà dévoilés dans les tomes précédents : même si elles sont indépendantes, il est préférable de les lire après les quatre premiers volumes du cycle. Elles raviront ceux qui apprécient la plume évocatrice de l’auteure et ses récits empreints de symbolique à décrypter.

    #159617
    FeyGirl
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    Me revoici avec:

    • Menu Châteaux / Winterfell : une histoire qui se passe en hiver
    • avec « Rendez-vous avec le mystère (Les Détectives du Yorkshire, tome 3), de Julia Chapman

    Pour le troisième volume de cette série policière, nous retrouvons Samson et Delilah à Bruncliffe en hiver. Matty, le notaire de la ville, demande de l’aide aux deux compères : Marian rédigé un testament un mois avant sa mort dans lequel elle laisse la moitié de ses biens à son fils, et l’autre moitié à sa fille morte depuis plus de vingt ans. Matty ne trouve pas le certificat de décès de Livvy et engage l’agence de détectives pour faire les recherches.

    Ce cosy mystery est fidèle aux précédents, entre la description de la campagne du nord de l’Angleterre, boueuse et glaciale en hiver, la petite ville de Bruncliffe où tout le monde se connaît et sait tout sur ces voisins — croit-on — et les relations entre Samson et Delilah qui évoluent très lentement, mais sont pleines de charme. En arrière-plan — et autre fil conducteur entre les tomes — les problèmes de Samson avec l’enquête de sa hiérarchie londonienne ne bougent pas, mais laissent planer une épée de Damocles sur le policier suspendu, qui marque sa relation avec les autres.

    Même si on se doute assez rapidement de la résolution des énigmes — comment Samson va réussir à aider Delilah à garder le chien, ou ce qui est arrivé à Livvy — c’est un roman léger, comme tout cosy mystery qui se respecte, agréable à lire, idéal pour la plage ou pour un moment de détente.

    #159618
    Papadoc
    • Pisteur de Géants
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    Tiens, il faudrait que je vois ce qui dans mes lectures rentre dans les cases, mais je ne peux m’empêcher de signaler pour

    Lancehélion : un soleil sur la couverture

    Antigone de Cocteau suivi des Mariés de la Tour Eiffel

     

    Récupéré des archives familiales suite à déménagements.

    C’est court mais très percutant (et drôle pour la seconde pièce)

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 4 jours par Papadoc.

    "C'est d'une simplicité absurde, comme la plupart des énigmes quand on en voit la réponse."

    Hodor! [Casting 2019]

    #159774
    FeyGirl
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    Je reviens avec :

    • Menu Loups / Fantôme : une histoire avec un fantôme
    • avec Le Vent d’ailleurs (cycle de Terremer, tome 6) d’Ursula Le Guin

    Le pauvre Aulne se retrouve confronté aux morts.

    Pour ce dernier volume du cycle de Terremer (le sixième et non le quatrième, même si certains éditeurs ont fusionné les romans de la trilogie originelle), nous découvrons Aulne, sorcier raccommodeur, qui arrive de Roke à la recherche de Ged. Après avoir perdu sa femme, le jeune homme fait des rêves terrifiants où il marche dans le pays des morts : ceux-ci s’approchent dangereusement de lui et s’apprêtent à franchir le mur qui les sépare des vivants. Aucun d’eux ne réagit à sa présence, sauf sa femme Lys, mais Aulne se réveille avant que la frontière entre les vivants et les morts n’ait été détruite.

    Aulne n’ose plus dormir. Il est allé à Roke pour demander de l’aide aux Mages qui ont tenté de le secourir en vain, puis lui ont recommandé de solliciter Ged. Celui-ci décide de se tourner vers Tenar qui est auprès du roi Lebannen.

    S’en suit un long voyage vers Havnor où ils rencontreront des personnages marquants de Terremer, alors même que les dragons attaquent les fermes des Hommes aux confins du pays. Aulne n’est pas le seul à faire des rêves terrifiants sur les morts ; et c’est tout l’univers de Terremer qui est perturbé par le déséquilibre de la magie. Tehanu et Iren, les femmes-dragons, les accompagneront dans un périple à la recherche de la clef de ce mystère.

    Conte chargé en symbolique, explorant les mythes sur l’origine des peuples de Terremer, l’incompréhension entre les populations, le conflit entre les hommes et les dragons, les croyances, la magie et la puissance des mots, ce récit clôt le cycle de l’auteure et les chemins entamés par Ged, Tenar et Tehanu.

    On retrouve la plume évocatrice et ciselée de Ursula le Guin, qu’on lit pour la richesse d’un monde qu’on ne quittera pas complètement… puisque l’auteure a écrit deux dernières nouvelles de Terremer peu de temps avant sa mort.

    #159800
    Nymphadora
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    De mon côté, je valide : [Menu châteaux] Peyredragon : un livre avec des dragons, avec Le feu et la glace : La science dans Game of Thrones, de Rebecca C. Thompson. Et je valide également [Menu Garde de Nuit] Lord Intendant : la nourriture joue un rôle important dans l’intrigue, avec Le Voyage de Haviland Tuf, de G.R.R. Martin.

    ~~ Always ~~

    #159863
    FeyGirl
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    Je reviens pour valider :

    • Menu Stark / Catelyn : une héroïne mère de famille
    • avec Le soleil du traitre (Romance de Ténébreuse, tome 21), de Marion Zimmer Bradley

    Ce tome marque non seulement la fin du cycle écrit par l’auteure, mais aussi celle de la trilogie de Margarida Alton, devenue mère d’adolescents dans ce roman.

    Dix-sept ans après les événements relatés dans La matrice fantôme, le Régent Régis Hastur meurt soudainement. La légitimité de son successeur Mikael est contestée depuis des années par une partie des Comyn, car Margarida et lui suscitent jalousie et rancœur. C’est à ce moment-là que la Fédération Terrienne se durcit sous l’influence des Expansionnistes, et que le représentant de Ténébreuse Hermes Aldaran revient en catastrophe avec sa famille pour éviter d’être arrêté par ce qui se transforme en dictature galactique.

    La Fédération décide d’abandonner les Protectorats comme Ténébreuse, mais Dominic, le fils aîné de Mikael et Margarida, surprend des Terriens discutant d’un complot contre les Comyn.

    Le dernier volume proposé par l’auteure, peu avant sa mort, est d’un très bon niveau, grâce à de nombreux personnages attachants et plus d’intrigues qu’à l’accoutumée. On sent que son écriture atteint une belle maturité, pour nous offrir un roman mouvementé, riche en aventures et en instants plus intimes. J’ai apprécié de découvrir Hermes, Katherine, Dominic et Illona, de suivre l’évolution de Mikael, Margarida et Lew, de vivre des moments dangereux dans le Château Comyn ou sur les routes de Ténébreuse. Les relations entre les personnages sont croustillantes, même les personnages secondaires sont dignes d’un grand intérêt, et les arcs narratifs s’entremêlent avec dextérité.

    Certains rebondissements et réflexions des protagonistes sont plus empreints de politique ou de considérations sur les sociétés humaines, signe d’une vision de l’auteure sur le monde qui l’entoure. À plusieurs reprises, on ne peut que penser à des situations réelles et ces passages ajoutent de la profondeur au récit.

    À n’en pas douter, l’auteure s’est beaucoup affirmée entre ses premiers et ses derniers romans, et j’aurais aimé d’autres tomes dans la même veine que celui-là.

    Alors Ténébreuse, est-ce fini ?

    Non.

    Car la saga a été reprise — avec l’accord des ayants-droits — par Deborah J. Ross, amie de Marion Zimmer Bradley et auteure de Fantasy elle-même. Elle a écrit d’autres romans grâce aux notes laissées par MZB, et ses récits sont considérés comme intégrant le « canon » de l’œuvre. À l’heure où j’écris ces lignes, elle a déjà publié sept romans (non traduits, mais dans un anglais très facile d’accès), et elle a annoncé sur son blog qu’elle prévoyait une nouvelle publication en 2022 et une autre en 2023. You known what? I’m happy!

    #159867
    Nymphadora
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    Je valide « Simple patrouilleur : un héros en bas de l’échelle de la société » dans le Menu Garde de Nuit avec Hôtel Parallell d’Alexis Flamand

    Will veut trouver un job d’été, et se retrouve à l’hôtel Parallell. Sur le papier, tout est normal… sauf que l’hotel Parallell est tout sauf normal : il est aux confluents d’univers multiples et accueille des clients venus de Terres toutes plus différentes les unes que les autres. S’en suit une aventure déjantée où Will va accompagner le détective de l’hôtel dans sa quête pour réparer la robinetterie de l’hôtel.
    Un roman bourré d’inventivité : j’admire l’imagination de l’auteur qui est vraiment truculente. Néanmoins, l’univers ne fait pas tout, et, si j’ai apprécié nombre de trouvailles (mon élément préféré : les personnages de légende sont en fait réels dans d’autres mondes voisins, et les écrivains n’ont pas vraiment d’imagination, ils reçoivent juste des infos d’un monde parallèle où son héros existe), je me suis peu intéressée à l’intrigue. Les personnages sont assez creux, et l’intrigue manque de liant, passant d’un rebondissement à un autre sans qu’on ait vraiment d’intérêt pour un fil global. Du coup, sans avoir passé un mauvais moment, grâce à l’humour de l’ensemble et l’inventivité de l’auteur, je suis sortie un peu mitigée.

    ~~ Always ~~

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