Challenge de lecture « En attendant l’hiver » (2021)

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12 sujets de 31 à 42 (sur un total de 42)
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  • #156245
    DNDM
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    Mise à jour avec les dernières lectures.

    Menu Stark – 9 livres

    • Rickon : un perso présenté comme le héros mais qui en fait ne fait pas grand-chose -> Retour sur Titan marche pas mal, le perso, présenté comme une fripouille qui pourrait avoir un bon potentiel en tant que personnage, brille en fait surtout par son inutilité…
    • Benjen : un personnage disparaît mystérieusement ->Disons Issa Elohim, vu que ça arrive à la fois de façon temporaire chaque jour, et permanente ^^

    Menu Garde de Nuit- 7 livres

    • Premier Ingénieur : un héros ingénieur ou bâtisseur -> Je vais placer ici le recueil de nouvelles La Ménagerie de Papier, plusieurs nouvelles ont des héros ingénieurs / programmeur
    • Simple patrouilleur : un héros en bas de l’échelle de la société -> Disons Frantz, vu que le héros de la première partie est un taulard envoyé là sans trop lui laisser le choix

    Menu châteaux – 10 livres

    Pense-bête perso pour garder trace des cases qui me restent à remplir:

    Spoiler:

    Menu Stark – 9 livres

    • Catelyn : une héroïne mère de famille ->
    • Robb : un héros doit venger son père ->
    • Jon : un héros qui a du mal à trouver sa place dans sa famille ->
    • Sansa : une jeune fille dans un environnement hostile ->
    • Arya : une héroïne qui refuse les stéréotypes de genre ->
    • Bran : un héros handicapé ->

    Menu Lannister – 4 livres

    • Cersei : une héroïne qui est en fait la méchante ->

    Menu Baratheon- 3 livres

    • Robert : un bouquin jouissif mais pas forcément très intelligent, genre plaisir coupable ->
    • Renly : un bouquin à la mode mais qui sera assez vite oublié ->
    • Stannis : un bouquin qui peut être difficile à aborder mais qui se révèle profond et marquant sur le long terme ->

    Menu Garde de Nuit- 7 livres

    • Lord commandant : un personnage qui gagne une élection ->
    • Lord Intendant : la nourriture joue un rôle important dans l’intrigue ->
    • Premier Patrouilleur : un roman d’aventure ->
    • Corbeaux errants : un corbeau en couverture ->

    Menu châteaux – 10 livres

    • Peyredragon : un livre avec des dragons ->
    • Lancehélion : un soleil sur la couverture ->

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #156299
    FeyGirl
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    Hello,

    Je reviens avec :

    • Menu « châteaux / Peyredragon : un livre avec des dragons »
    • L’ultime Rivage (Terremer, tome 3), d’Ursula Le Guin

    Le troisième tome du Cycle de Terremer est étrange, et indépendant des romans précédents. En le lisant, j’ai eu l’impression d’écouter un conte, et j’imaginais un barde réciter les phrases un soir devant des spectateurs. Tout, dans l’ambiance, les thèmes, la prose ou les scènes, fait penser à un long poème antique.

    Ged, le magicien que nous avons connu jeune au début de la saga, est maintenant l’Archimage de Terremer, le « chef » puissant des mages. Un jour, Arren, fils d’un roi d’une région éloignée et descendant du mythique Morred, annonce que chez lui la magie disparaît car les sorciers oublient les mots. Dans un monde où la magie est créée par les mots, la nouvelle est terrible. Ged partira enquêter sur ce mystère, amenant avec lui Arren.

    Toute l’histoire est présentée du point de vue d’Arren, qui ne comprend pas toujours les décisions du vieux sage et s’interroge sur sa présence dans ce voyage. Le lecteur est entraîné à travers les mers de Terremer, découvre des villes qui semblent au premier abord magnifiques, mais cachent des recoins dangereux, des peuples aux modes de vie et aux cultures étonnantes, et des contrées désolées où la magie s’évanouit et les chants sont oubliés.

    Ce récit a des allures de conte initiatique pour Arren, même si à certains moments s’il n’est pas toujours aisé de deviner la leçon qu’a voulu suggérer l’auteure. On est dans un roman où il faut se laisser porter par la prose, suivre Arren accompagner Ged pour découvrir avec lui ce qui détruit la magie dans Terremer. Et rencontrer des dragons !

    J’ai un bémol : j’ai trouvé la solution de Ged pour contrer « le mal » proche du TGCM (Ta Gueule C’est Magique), comme si l’auteure n’avait pas su proposer une méthode satisfaisante avec ce qui précède et s’est rabattue sur un geste « trop facile ». C’est dommage, même si la fin offerte aux deux protagonistes est à la hauteur.

    Il n’en reste pas moins un roman à part de la production habituelle de Fantasy, très intéressant à découvrir.

    #156448
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
    • Posts : 92

    Je valide le thème « Fantôme », avec Le fantôme locataire, d’Henry James. Une histoire de fantôme donc (j’ai beaucoup trop utilisé ce mot), sous forme d’une nouvelle assez rapide mais intéressante. Pour le résumé, tout est dans le titre. Un narrateur, étudiant en théologie par une ancienne bâtisse qui a tout les aspects d’une maison hanté. En se renseignant dessus, et en interrogeant l’ancien propriétaire, il découvre qu’elle l’est bien, mais contre un loyer sonnant et trébuchant !

    L’auteur fait preuve de beaucoup de talent dans la mise en place de l’ambiance de son récit. Mais si si le début laisse s’attendre à une nouvelle assez classique, l’auteur réserve à son lecteur quelques retournements, pas forcément les plus spectaculaires mais qui donne du relief et un intérêt supplémentaire au récit.

     

    Je valide également le thème « Été » avec Les dents de la mer, de Peter Benchley. Le livre qui a inspiré le film donc. L’histoire est connue mais petit rappel (et parce que c’est en lien avec le thème) : en pleine saison estivale (à l’approche du 4 juillet), un requin mangeur d’homme attaque plusieurs personnes dans une petite station balnéaire, dont l’économie dépend de la fréquentation en cette période. Le chef de la police doit donc assurer la sécurité des baigneurs, tout en composant avec un maire bien décidé à ne pas sacrifier l’économie.

    Si je laisse de coté le plongeur (et le passionné de requin) que je suis, il demeure un roman d’aventure/horreur (aucun de ces qualificatif ne vaut plus qu’à moitié, donc je met les deux) pas inintéressant, mais sans éclat particulier. L’histoire principale bénéficie de la simplicité, et d’un commentaire social pertinent, mais toute l’intrigue autour des histoires de couple du personnage principal s’égare beaucoup et ne mène strictement nulle part. Les personnages justement sont tous bien établis, mais les dialogues manquent souvent de vie ou de personnalité. Les narrations en revanche sont plus efficaces, notamment celles qui prennent le point de vue du requin.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Jon (le personnage principal a des problèmes dans son couple), Benjen, Vent Gris, Tywin (sans même parler du requin, qui ne tue que pour se nourrir, les arguments du maire peuvent s’entendre, voir même se défendre), Premier Patrouilleur (plus ou moins), Harrenhall (idem) et Pyk.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines par Quintus Cularo.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines par Quintus Cularo.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #156506
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    [Menu Garde de Nuit] Lord commandant : un personnage qui gagne une élection : Je valide cet item avec Red, White & Royal Blue de Casey McQuiston. Une petite romance choupi où le fils de la présidente des Etats Unis et un prince d’Angleterre, ennemis jurés, se découvrent. Evidemment, vu leurs positions respectives, et alors que la campagne de réélection américaine bat son plein (je vous dirai pas qui gagne à la fin, mais du coup ça me permet de valider le thème^^), une romance gay, c’est compliqué. L’histoire est cousue de fil blanc mais c’est gentil et mignon. Ca a un petit côté « West wing » rencontre « Love, Simon » ^^ Le genre de lecture détente mimi parfait pour débrancher ses neuronnes.

    ~~ Always ~~

    #156577
    DNDM
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    Je termine mon Menu Lannister (spécial BD) en validant « Cersei : une héroïne qui est en fait la méchante » avec Isabelle, la Louve de France – qui comme tous les persos historiques est un peu une gentille, un peu une méchante, un peu une victime, un peu une tortionnaire, selon comment on la regarde. Comme le personnage historique a de plus inspirée Cersei Lannister, la boucle est bouclée !

    Et dans le même post j’ai aussi enfin pris le temps de parler un peu de Gung Ho, que j’avais utilisé pour valider l’item « une histoire qui se passe en été ».

    Je ne compte pas Les pirates de Barataria, dont je parle également, j’avais déjà utilisé le tome 1 pour finir le challenge précédent, et j’ai décidé de ne considérer les séries de BD que comme une unique oeuvre, et non pas comme 1 tome = 1 livre (mais c’est juste moi, hein, vous êtes pas obligés de faire pareil).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #156723
    FeyGirl
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    Hello,

    Je reviens avec :

    • « Menu Loups / Broussaille : un héros peu sociable »
    • Émissaires des morts (Andrea Cort, Tome 1), d’Adam-Troy Castro

    Andrea Cort est une avocate du futur, propriété du Corps Diplomatique qui l’envoie de planète en planète s’assurer que les humains meurtriers d’un membre d’une autre espèce bénéficient d’un juste respect des lois, même si celles-ci impliquent la peine de mort. Dans une autre mission d’importance que nous découvrirons, son employeur lui demande de démasquer l’assassin. Revêche aux relations humaines, elle ressasse le génocide qui a marqué son enfance et auquel elle a participé, ainsi que sa jeunesse en prison. Un personnage a priori antipathique et froid, mais qui dévoile peu à peu au lecteur une grande intelligence et une sensibilité.

    Ce premier tome en VF, publié début 2021, regroupe quatre nouvelles et un roman retraçant les enquêtes de l’héroïne. Ma critique suit l’ordre choisi par l’éditeur, et le plus gros morceau est pour la fin !

    1. Les nouvelles :

    Avec du sang sur les mains (With Unclean Hands, 2011) : ma première rencontre avec Andrea Cort, et coup de cœur ! L’avocate est chargée d’accompagner un criminel humain « offert » en échange de connaissances à une espèce pacifique en voie d’extinction, mais très avancée technologiquement. Andrea enquête pour comprendre le surprenant intérêt des Zinn pour cet assassin. Au-delà de la variation sur le thème des différences culturelles, ou plutôt ici des différences psychologiques entre espèces intelligentes, j’ai été impressionnée par la capacité de l’auteur à nous émouvoir pour une enfant si différente de nous. Les « sacs » qui gonflent, se dégonflent ou perdent du sang sont une magnifique allégorie des sentiments.

    Une défense infaillible (Tasha’s Fail-Safe, 2015) : Andrea est appelée à la rescousse suite à la tentative de meurtre contre une collègue qu’elle n’apprécie guère (mais qui apprécie-t-elle ?), Tasha Coombs. C’est l’occasion de découvrir Nouvelle Londres, le monde-cylindre où elle vit et travaille, ses rapports avec son supérieur qu’elle déteste, des détails sur les technologies de ce futur et leur utilisation. Andrea est une personnalité complexe de plus en plus intéressante, qui maîtrise l’art des enquêtes fouillées et des interrogatoires.

    Les lâches n’ont pas de secret, (The Coward’s Option, 2016) : Andrea est envoyée sur une planète glacée et inhospitalière pour s’assurer qu’un meurtrier humain, l’image même du « pauvre type », a été correctement jugé selon les lois, alors qu’il est condamné à mort par l’espèce indigène intelligente mais méprisante envers les humains. Le sadisme des Caiths atteint une échelle très élevée ! Le court récit est dense et offre beaucoup de surprises. Une plongée dans les arcanes juridiques de cet univers, accompagnée d’une réflexion sur les dérives possibles des moyens de contrôle des esprits déviants.

    Démons invisibles (Unseen Demons, 2002) : Andrea se rend sur une planète où un humain a torturé et massacré des représentants de l’espèce locale. Problème ? Les Catarkhans sont incapables de communication avec les autres, au point de ne pas se rendre compte de la présence d’étrangers sur leur planète. Dans ce cadre, comment leur demander de constituer un jury et de désigner un juge pour traiter l’affaire ? Découverte d’une espèce étrange qu’on a envie de protéger en dépit de son indifférence, cette nouvelle explore aussi les limites de lois qui ne peuvent s’appliquer à tous les êtres intelligents si ces derniers vivent dans un univers qui leur est propre et auquel nous n’avons pas accès. La justification finale du titre suggère des perspectives vertigineuses.

    2. Le roman :

    Émissaires des morts, (Emissaries from the Dead, 2008) : suite des nouvelles précédentes, Andrea rejoint une mission sur – ou plutôt dans — un monde créé par les IA (Intelligences Artificielles), qui y ont même façonné une espèce intelligente : les Brachiens, proches de grands singes mais plus évolués, et se déplaçant dans des branches au-dessus d’une mer acide qui condamne à mort quiconque tombe. Au milieu d’une nature étrange où les repères habituels sont remis en cause, une femme humaine a été tuée. À son arrivée, Andrea apprend qu’un deuxième meurtre a été commis, mais pour des raisons politiques elle reçoit l’ordre de ne pas désigner les suspects les plus évidents, à savoir les IA. Car dans le Corps Diplomatique auquel appartient Andrea, la politique écrase parfois la justice, et les IA sont une « espèce » à part entière qu’il convient de ménager dans l’univers créé par l’auteur.

    En parallèle de l’enquête sur les crimes, Andrea s’interroge sur le comportement des IA : pourquoi ont-ils révélé aux autres espèces intelligentes l’existence de ce monde — en réalité une immense construction qui protège des vies artificiellement créées — alors qu’elles auraient pu le cacher indéfiniment, tout en refusant la présence d’une vraie ambassade ?

    Ce roman met encore plus en lumière ce qu’on ressentait à la lecture des nouvelles précédentes : un mélange de Space-Opera très inventif mêlé à des enquêtes poussées, une imagination débordante de l’auteur pour nous offrir des mondes et des espèces fascinants, un sens du dialogue qui confine parfois à la boxe entre deux protagonistes, des personnages divers et hauts en couleur, sans compter un scénario qui n’est pas cousu de fil blanc mais reste cohérent. Et c’est un grand plaisir d’avoir une héroïne qui possède une grande part d’ombre, à cause de son enfance, et qui peu à peu évolue. Andrea bénéficie d’une grande intelligence, une capacité de déduction hors norme, et, malgré sa misanthropie, elle apparaît plus humaine que maints de ses congénères.

    Ce huis clos de l’espace est très addictif grâce à l’enquête dont le lecteur veut connaître le fin mot, tout en proposant des réflexions sur un futur avec des systèmes politiques qui offrent peu voire pas de libertés et qui sont pilotés par des entreprises, à tel point que les années se comptent en « système mercantile ». Dans ce contexte, les comportements humains sont poussés par des besoins basiques : survivre et durer. Une certaine vision de l’évolution de la civilisation qui déshumaniserait.

    Andrea poursuit sa quête personnelle entamée lors de la dernière nouvelle : retrouver les Démons Invisibles. C’est la seule petite critique que je ferais à l’auteur : tenter d’expliquer l’inexplicable, parce que nous refusons d’admettre que la folie peut s’emparer des hommes… sans qu’ils aient besoin d’être poussés par des forces extérieures. Mais je chipote !

    Des nouvelles et un roman hautement recommandables, et je suis ravie d’avoir découvert cet auteur.

    #156728
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    [Menu Loups] Fantôme : une histoire avec un fantôme, avec Les rivières de Londres, de Ben Aaronovitch

    L’agent Peter Grant intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme enquête policière pour débusquer un tueur surnaturel au milieu de Londres. Et donc des fantômes, entre autres créatures.
    Je dois avouer que je ne suis pas rentrée dans l’histoire. Je me suis beaucoup ennuyée à suivre Peter et son entourage, je ne me suis pas attachée à lui, je me fichais royalement de la résolution de l’intrigue, de ses découvertes de la magie… C’est pas que c’est mal écrit, ni que l’intrigue n’était pas originale mais il m’a manqué un peu de folie. Dans le même genre, j’ai nettement préféré le premier tome des affaires Dresden, plus grinçant et avec un personnage principal plus charismatique.

    [Menu Garde de Nuit] Premier Patrouilleur : un roman d’aventure, avec Les héritiers de Brisaine, tome 1 : La malédiction du Bois d’Ombres, de David Bry

    J’avais découvert David Bry avec Que passe l’hiver, que j’avais adoré. Aujourd’hui, je découvre une saga jeunesse de l’auteur (grâce aux masses critiques de Babelio, chouette initiative qui m’a donné l’occasion de lire ce bouquin pour enfants que, sinon, je n’aurais jamais acheté de moi-même, n’étant évidemment pas la cible de choix^^ Le livre est destiné à des enfants d’une petite dizaine d’années) avec son premier tome : Les héritiers de Brisaine. Il n’y a pas d’âge pour commencer la fantasy, et dans cette charmante aventure, on plonge dans un univers de fantasy assez classique, aux accents médiévaux, fait de chevaliers, de magie disparue, de créatures magiques exilées, de légendes… Une guerre a récemment fait rage, et a vu la disparition de la magie, mettant au pouvoir les inquiétants chevaliers de l’Ordre, tandis que le « vieux monde » n’est peut-être pas si loin qu’on ne le pense. Un univers de conte finalement assez dense pour un si petit livre, raconté à hauteur d’enfant.
    Dans cet univers, le livre nous narre les aventures d’un petit groupe d’enfants. Trois jeunes héros, Aliénor, Enguerrand et Grégoire, aux personnalités aussi vives qu’attachantes et complémentaires, vont vivre des aventures dans le Bois d’Ombre, pour aider Brisaine, la guérisseuse du village, à sauver ce qu’il reste de magie. Chacun a son caractère : Aliénor, c’est la petite fille qui n’a pas froid aux yeux et veut sauver tous les animaux. Enguerrand, c’est le grand frère protecteur qui rêve de devenir chevalier. Et Grégoire, c’est le petit rêveur que l’on devine magicien. Un trio mignon tout plein, où l’on reconnaît des archétypes classiques mais toujours efficaces.

    Rythmé, joliment illustré par Noëmie Chevalier, plein de magie, je pense que, petite fille, j’aurais adoré cette introduction aux mondes de fantasy des grands. Je pense que c’est une jolie escapade qui plaira aux parents qui veulent faire de leur progéniture des fanatiques de Tolkien et autres GRRM quand ils seront plus grands (oui, le prosélytisme c’est important, et il faut commencer tôt ^^). Je ne sais pas combien de tomes sont prévus, mais en tous cas c’est un premier livre mignon comme tout. (Après, en toute transparence, je ne suis pas une grande connaisseuse de la littérature des 8-10 ans actuelle ^^ Il y a probablement plein de livres tout aussi choupi à mettre entre les mains de vos rejetons ^^ Mais, de mon temps qui commence à être un peu reculé, la fantasy se faisait rare au delà des contes disneys, et je suis contente de voir qu’il y a une place aussi pour de la bébé-fantasy pour enfants aujourd’hui).

    ~~ Always ~~

    #156729
    DNDM
    • Fléau des Autres
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    Émissaires des morts (Andrea Cort, Tome 1), d’Adam-Troy Castro

    Ajouté à ma to-read-list, tu sais donner envie.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #156755
    Samyriana
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Je reviens avec le Menu Loups avec Vent Gris: un gentil tué dans des circonstances horribles, avec Vivre et mentir à Téhéran de Ramita Navai.

    C’est un ensemble de nouvelles portant chacune le nom de son personnage principal, un ou une habitante de Téhéran. Riches, pauvres, femmes divorcées, homme du régime, prostituée, homme de main, personnages qui oscillent entre tradition et modernité, bref, une sorte de tableau de bas en haut de la société téhéranaise. Et on y croise, inévitablement, celles et ceux qui ont été ou sont tués par le régime pour avoir enfreint une de ses lois. Une bonne lecture.

    "Des chefs de guerre, y en a de toutes sortes. Mais une fois de temps en temps, il en sort un, exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, y en a presque jamais. Et tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."

    #156762
    FeyGirl
    • Fléau des Autres
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    Émissaires des morts (Andrea Cort, Tome 1), d’Adam-Troy Castro

    Ajouté à ma to-read-list, tu sais donner envie.

    Et le Tome 2 vient de sortir (ce sont des histoires indépendantes, mais qui se suivent car l’héroïne évolue) !

    #156868
    Quintus Cularo
    • Frère Juré
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    Je valide le thème « Tyrion » avec Le Loup des Cordelier de Henri Loevenbruck. Le livre se déroule entre mai et juillet 1789, entre Versailles et Paris (clin d’œil clin d’œil).

    L’histoire (celle du roman) suit un jeune journaliste de province, Gabriel Joly, fraîchement débarqué à Paris qui enquête sur un individu masqué, armé d’un sabre et accompagné d’un loup, qui assassine des hommes en train d’agresser des femmes.

    Lorsque je dis que notre bon Gabriel a toujours raison, je ne parle pas forcément de l’intrigue principal, encore que ses rares erreurs n’en sont généralement qu’à moitié, mais sur l’ensemble, et notamment le monde qui l’entoure. Comme tout le monde dans ce roman, il est infiniment lucide sur les évènements en cours et leur portée historique. C’est d’ailleurs le gros point noir du roman. Entendre les gens de 1789 annoncer de but en blanc la fin de la monarchie, l’égalité pour tous et la perte d’influence de l’église nuit grandement au réalisme et surtout diffuse une image biaisée historiquement des débuts de la Révolution et de la mentalité des premiers révolutionnaires (le vrai tournant étant l’affaire de Varennes en 1791). Pour continuer sur les points noirs il faut mentionner la fin, ou tout du moins prévenir qu’elle est particulièrement abrupte et n’apporte que peu de réponses (on espère les avoirs dans la suite).

    Bon il y a aussi (et surtout) des points positifs. Si le personnage principal ne brille pas spécialement, les secondaires (historiques comme fictifs) sont beaucoup plus réussis. Le style est également très bon, notamment les dialogues, vivants et dynamiques. Et l’intrigue (chose importante dans un roman policier) fonctionne très bien, avec un tueur hautement charismatique et des évolutions du récit qui maintiennent l’intérêt du lecteur.

    En somme un bon roman policier dans un contexte historique passionnant, qui nous fait en partie fermer les yeux sur les arrangements avec les faits réels. Les seuls réels points noirs sont l’anachronisme des mentalités (ainsi que la lucidité surnaturelle des personnages sur les évènements) ainsi que la fin beaucoup trop abrupte.

    Et je salue Loevenbruck pour avoir réussi à nous offrir une intrigue tournant en partie autour de la Corse, en 1789, sans jamais être tenté de faire allusion à un certain officier d’artillerie, alors parfaitement inconnue et loin de Paris.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Eddard, Arya (Gabriel partage l’affiche avec Theroigne de Mericourt, personnage pour le coup historique, même si pas mal de changement ont été effectué), Été (une bonne partie du roman, notamment autours du 14 juillet), Tywin (oui parce que très honnêtement, on a du mal à complètement condamner les actes du Loup des Cordeliers). Bon techniquement ça rentrerai dans une autre catégorie, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas révéler la fin.

    Je valide également le thème « Premier Ingénieur » avec Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac. 


    Trois héros, dont une ingénieure, dans un futur post-apocalyptique où les derniers survivants de l’humanité vivent 

    dans une gigantesque bulle protectrice régie par le Processeur, une intelligence artificielle sensée protéger les habitants. Et bien évidemment un beau jour, apparemment sans raison, le Processeur s’arrête de fonctionner.

    Les trois personnages principaux, Sean l’artiste, Gina l’ingénieure et Ange la soldat, apportent tous un point de vue intéressant, tant sur l’univers que sur l’intrigue : l’aspect quotidien et social, l’aspect technique et politique et enfin la découverte du monde extérieur à la bulle. Chacun à sa manière fera avancer l’intrigue, tandis que leur parcours se croiseront, sur fond d’une humanité qui réapprend à vivre par elle-même. La plume de Raphaël Granier de Cassagnac est plutôt plaisante et la structure du roman est réussie. Le seul bémol consiste dans les différents points de vue. Chaque chapitre est écrit à la première personne, la narration étant assurée par l’un des personnages. Or le nouveau narrateur n’est jamais directement annoncé, ce qui peut être perturbant (bon pour être honnête on se rend rapidement compte que les chapitres suivent toujours le même ordre).

    En somme un bon récit qui, je trouve, offre une certaine originalité sur son sujet.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Benjen (le Processeur peut être considéré comme un personnage à part entière) et Vent gris.

    Je valide enfin le thème « Lord Intendant » avec Food Wars, l’étoile – tome 1 de Michiko Itō et Mitsuyuki Sakuma.

    Je lit très peu de manga, et je ne regarde pas beaucoup plus d’anime, mais j’ai beaucoup accroché au délire de Food Wars (dont je n’ai pas lut le manga je précise). Aussi une série dérivée sur un des personnages majeurs de la saga avait de quoi attirer. On suit donc Kojirô Shinomiya, jeune cuisinier fraîchement diplômé de l’académie la plus plus prestigieuse du Japon, qui débarque à Paris, bien décidé à connaître le succès en France.

    Le manga reprend l’ambiance de Food Wars, mais avec un changement de contexte bien venu. Pour ce qui ne connaisse pas, ça veut surtout dire une démesure totale et assumée, notamment des réactions des personnages face à la moindre tomate farcie, des protagonistes excentriques et surtout un univers fabuleux où la cuisine règle tout les problèmes. Bon ceci dit la mayonnaise ne prend pas aussi bien que dans la série principale. Tout passe trop vite, les excès sont moins appuyés et Shinomiya n’est pas un aussi bon protagoniste que Sôma.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Brousaille, Tyrion, Jaime et Robert (ce point vaut pour la série principale également).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 10 heures par Quintus Cularo.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #156905
    DNDM
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    Allez hop, je valide Menu Baratheon / Stannis : un bouquin qui peut être difficile à aborder mais qui se révèle profond et marquant sur le long terme avec Latium, de Romain Lucazeau.

    SF philosophique, vocabulaire complexe et usage, parfois, de langues mortes, référence à l’antiquité, au théâtre antique, volonté affichée de l’auteur, dans ses interviews (si j’ai bonne mémoire), de faire une SF pas forcément facile d’accès… On est clairement sur une incarnation de Stannis en livre.

    Et même si je viens tout juste de le finir, je pense qu’il me marquera sur le long terme, ne serait-ce que par la poésie scientifique de son début (le réveil d’une gigantesque nef spatiale autonome, composée de multiples sous-personnalités, dans un monde privé de sens, puisque les êtres humains, que les Intelligences Artificielles sont censées protéger, ont disparu) et la radicalité de ses postulats de base (les extraterrestres « barbares » doivent, selon les calculs, arriver d’ici quelques centaines d’années ;  la programmation des AI fait qu’à la fois elles ne peuvent pas faire de mal aux créatures pensantes, et qu’en même temps elles doivent protéger les humains, et donc leur lieu de vie, même s’il ne sont plus là ; bref, leur situation est inextricable, leur existence non seulement dénuée de sens, mais aussi maudite d’avance).

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

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