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  • Ce sujet contient 492 réponses, 74 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Schrö-dinger, le il y a 1 jour et 8 heures.
30 sujets de 451 à 480 (sur un total de 493)
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  • #166383
    Wylla
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Merci beaucoup Nympha <3

    #166397
    DNDM
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    @wylla : Je n’ai pas encore lu le tome 2, mais c’est prévu ! (et assez vite, je pense, mais je sens qu’ensuite l’attente pour le tome 3 risque d’être longue). Je pense aussi lire d’autres livres de Timothée de Fombelle (je pensais commencer par Tobie Lolness, mais si tu as un avis sur le sujet n’hésite pas).

    @nymphadora: bonne lecture 😉

    Au passage, s’il y a des gens ici qui cherchent encore à cocher la case « roman d’aventure » du Challenge Lecture, c’est un livre qui fait parfaitement le job, et il entre probablement dans d’autres cases aussi).

    Et je précise aussi que même si c’est un roman de 400 pages, et le tome 1 d’une trilogie, ça se lit très vite et très bien, j’ai avalé le livre en 3 ou 4 jours je crois. Ca reste 400 pages écrites en gros et bien espacé, et avec une image par chapitre, aussi, donc en nombre de signes ça ne doit pas être si immense que ça.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #166401
    Wylla
    • Patrouilleur du Dimanche
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    @DNDM Oui il y a effectivement le problème de l’attente ahah.

    Tobie Lolness (la trilogie) est son oeuvre la plus connue donc c’est effectivement une bonne idée de lecture si tu veux continuer à découvrir sa plume. J’ai lu le tome 1 il y a fort longtemps mais j’avoue que mes souvenirs sont assez flous. Sinon il y a aussi Le livre de Perle qui est dans ma liste de titres à lire depuis une éternité et dont j’ai entendu beaucoup, beaucoup de bien. En plus c’est un one-shot ce qui peut être appréciable.

    Pour Alma je te rejoins complètement, vrai roman d’aventure et facile/rapide à lire.

    Sinon je découvre (1000 ans après la bataille, on ne se refait pas) le Challenge lecture. Comme il se finit le 31 Mars ça me paraît un peu tard pour m’y mettre mais je me demandais s’il y aurait une nouvelle édition dans le courant de l’année ? 🙂

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 4 semaines par Wylla.
    #166404
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    Comme il se finit le 31 Mars ça me paraît un peu tard pour m’y mettre mais je me demandais s’il y aurait une nouvelle édition dans le courant de l’année ?

    Oh bah vraisemblablement 🙂 Je m’en vais de ce pas aborder la question dans le topic du challenge, pour papoter de vos envies pour l’an prochain !

    ~~ Always ~~

    #166726
    FeyGirl
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    J’espère que mon post ne sera pas trop maladroit, c’est la première fois que j’ose poster ici.

    Il est excellent ce post, et vous m’avez tous les deux sacrément donné envie de lire ces livres ^^ Faut pas avoir peur de poster <3 Et ça vaut pour tous ceux qui me lisent ^^ Ne vous autocensurez pas : posts courts, passionnés, longs et érudits, posts de réaction, d’appréciation,… on est sur un forum de discussion, on n’est pas là pour juger d’un style ou d’un fond méga érudit, et pour froncer du sourcil en buvant notre tasse de thé le petit doigt en l’air, on est là pour papoter et échanger sur des sujets qui nous passionnent sans pression !

    Entièrement d’accord avec @Nymphadora : partagez avec nous vos découvertes, car tous les commentaires sont intéressants ! On est pas là pour juger les critiques, mais pour piocher des envies de futures lectures.

    #167235
    DNDM
    • Fléau des Autres
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    Chanson Douce, de Leïla Slimani

    Glaçant bouquin qui s’ouvre avec le meurtre de deux enfants par leur nounou, et qui ensuite revient sur la vie de cette nounou trop parfaite pour faire son portrait.

    C’est dur et flippant (surtout si vous êtes parents), et très réaliste. C’est un constat assez bien troussé de la solitude qui peut enfermer peu à peu dans la folie, des violences de classe qui ne disent pas leur nom, des gens qui s’enferment dans leur tête et sont oubliés du monde. Très bien écrit, même si le moteur du livre, ce qui nous fait avancer dans la lecture, est un genre de fascination morbide pour la folie meurtrière.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #167243
    FeyGirl
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    Je n’avais jamais lu de romans de la grande Agatha Christie, même si j’ai vu et revu les films adaptés de son œuvre, c’est pourquoi j’ai été tentée quand j’ai eu l’occasion de découvrir Mort sur le Nil dans le cadre d’un service presse.

    La trame est connue, mais rappelons-la : pendant les années 30, divers personnages partent en croisière sur le Nil. Un meurtre est commis, mais le célèbre détective Hercule Poirot est un des voyageurs et va mener l’enquête.

    La lecture est un vrai plaisir : bien avant la croisière, nous rencontrons plusieurs personnalités marquantes que l’auteure sait dessiner avec des dialogues et des descriptions savoureuses, nous continuons le long du Nil avec des personnages secondaires tout aussi intéressants que les protagonistes, réunissant une galerie de caractères fascinante. L’ironie n’est jamais oubliée, accompagnée d’une écriture alerte voire parfois piquante au service d’une trame qui se tisse au fil et à mesure de scènes courtes et dynamiques.

    Hercule Poirot se révèle à la fois humaniste, fin psychologue et méticuleux. Nous plongeons dans le monde suranné d’une société privilégiée entourée de quelques domestiques — même les appauvris de ce milieu vivent mieux que la plupart de leurs contemporains — où les passions ordinaires animent ces êtres qui cachent avec soin leurs passés ou leurs objectifs.

    Même si vous connaissez l’histoire de Mort sur le Nil grâce aux adaptations, je ne peux que vous encourager à lire le roman pour vous régaler de la narration et des piques d’Agatha Christie. Pour ma part, je n’hésiterai pas à découvrir d’autres œuvres de l’auteure.

    Cette chronique a été écrite dans le cadre d’un service presse.

    #167250
    R.Graymarch
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    Oui c’est un classique d’Agatha Christie mais pas le meilleur à mon avis.

    Le Meurtre de Roger Ackroyd est un monument du genre. Il a fait scandale et a marqué son époque et je ne vous dirai pas pourquoi car ce serait spoiler. Le Crime de l’Orient Express est aussi un must. Et une autre ambiance, beaucoup plus stressante pour Ils étaient dix/Dix petits nègres qui est aussi un incontournable à mon avis

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #167252
    FeyGirl
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    Oui c’est un classique d’Agatha Christie mais pas le meilleur à mon avis.

    Le Meurtre de Roger Ackroyd est un monument du genre. Il a fait scandale et a marqué son époque et je ne vous dirai pas pourquoi car ce serait spoiler. Le Crime de l’Orient Express est aussi un must. Et une autre ambiance, beaucoup plus stressante pour Ils étaient dix/Dix petits nègres qui est aussi un incontournable à mon avis

    Merci pour ces recommandations de lecture !

    #167273
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Oui c’est un classique d’Agatha Christie mais pas le meilleur à mon avis. Le Meurtre de Roger Ackroyd est un monument du genre. Il a fait scandale et a marqué son époque et je ne vous dirai pas pourquoi car ce serait spoiler. Le Crime de l’Orient Express est aussi un must. Et une autre ambiance, beaucoup plus stressante pour Ils étaient dix/Dix petits nègres qui est aussi un incontournable à mon avis

    Tout-à-fait d’accord !

    Le crime de Roger Ackroyd ne pourra jamais, de par son scénario même, être égalé !

     Le Crime de l’Orient Express et Dix petits nègres sont également mes numéros deux et trois !
    Personnellement, je ne raffole pas d’Hercule Poirot auquel je préfère Miss Marple, beaucoup plus … atypique !

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #167284
    Lapin rouge
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    Quand on évoque l’écriture d’Agatha Christie, on mentionne souvent la qualité de ses intrigues policières, ou la caractérisation très réussie de ses personnages. Tout cela est vrai, mais ce qui n’est pas toujours mis en avant, c’est aussi, dans certains de ses romans, sa capacité à mettre le lecteur mal à l’aise, voire à l’angoisser. Ce n’est pas du Stephen King, c’est moins flagrant (ou plus subtil, comme on voudra), mais c’est une facette plutôt inattendue (pour moi en tout cas). Ils étaient dix/Dix petits nègres est particulièrement emblématique de ce point de vue.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #167286
    DJC
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Je me lance 🙂

    J’ai craqué pour les 2 tomes Harry Potter parus chez aux éditions graphiques Minalima, un plaisir de se replonger dedans, à travers ces pages et pliages magnifiques 🙂

    Pour ceux qui connaissent pas et qui veulent voir à quoi ça ressemble, petit feuilletage ici.. https://youtu.be/q3mIHaWtcCA?t=158

    J’ai pris aussi une bonne partie de la collec illustrée Minalima, pour l’instant j’ai relu avec plaisir Le Magicien d’Oz et Pinocchio, et là je suis dans Le Livre de la Jungle 🙂

    Je me surprends à imaginer Le Trone de Fer adapté par ces éditions..

    #167468
    FeyGirl
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    Morwenna, de Jo Walton.

    1979 : Morwenna, jeune adolescente handicapée à cause de l’accident qui a tué sa sœur, arrive dans le pensionnat où l’a envoyée son père rencontré pour la première fois peu de temps auparavant. Morwenna demeure à part au milieu de ses camarades. Grande lectrice assouvissant sa passion de la SF et de la Fantasy pendant les heures où les autres élèves font du sport, elle tient un journal intime dans lequel elle décrit ses journées, ses lectures, mais aussi ses rencontres avec les fées.

    Car Morwenna voit les fées. Pas les fées de contes d’enfants, mais des êtres énigmatiques qui vivent dans la nature, et que peu d’autres personnes voient. On les voit si on y croit, d’après Morwenna, qui par ailleurs a peur de sa mère — décrite comme une sorcière — et qui s’interroge sur la magie.

    Pendant presque la totalité du roman, je me suis demandé les fées de Morwenna sont réelles ou le fruit de son imagination, et si les éléments qu’elle cite ne sont pas arrivés par hasard plutôt que par incantation. La frontière entre le réel et le rêve est tenue, et le souvenir de sa sœur décédée plane sur Morwenna.

    Texte littéraire (amateurs d’action, passez votre tour), hommage aux auteurs de science-fiction et de Fantasy, journal intime introspectif d’une jeune fille qui grandit entre deux univers, récit d’un apprentissage, ce roman vaut le détour !

    #167572
    Amarei
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    J’avais lu Mes vrais enfants de la même auteure qui aussi un très bon roman.

    Dans celui-ci, une femme âgée et confuse se souvient de deux versions de son existence qui ont divergées à partir d’un choix de vie. Dans les deux versions, elle a vécu en couple avec une personne différente (un homme d’un côté, une femme de l’autre), a eu une carrière professionnelle différente et des enfants (forcément) différents. Laquelle des deux versions est réelle ? Le roman nous fait traverser le 20e siècle et son histoire avec deux parcours de femme très différents (l’héroïne est née dans les années 20, elle a l’âge de mes grands-mères).

    “Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.” JR.

    [ spoiler=NOARLAAAK !!!][ img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/11/04//19110409503225014916493113.png[ /img][ /spoiler]

    #167575
    FeyGirl
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    Je pense effectivement lire d’autres romans de l’auteure, et j’avais entendu parler de celui-ci.

    #167889
    DNDM
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    Les vertus de l’enfer, de Pierre Boulle

    Amazon.fr - Les vertus de l'enfer - Pierre Boulle - Livres

    Pierre Boulle est resté dans l’histoire comme auteur du Pont sur la Rivière Kwaï (1952) et de la Planète des Singes (1963), mais ce ne sont pas ses seuls oeuvres. Les vertus de l’enfer (1974) est largement postérieur à ces deux chefs-d’oeuvres, et objectivement moins marquant.

    Mais sans être génial, il reste sympatoche, avec un personnage principal marquant et un projet littéraire précis.

    Le seul problème c’est qu’on spoile pas mal si on décide d’en dire plus. :-/

    Version spoiler-free: en gros c’est une histoire de trafic de drogue qui rappelle pas mal Breaking Bad (mais sans atteindre le génie et les nombreux niveaux de nuance de Breaking Bad), et qui va nous emmener dans les différents étapes du trafic à travers le monde. Et au cœur du livre, il y a une évolution de personnage intéressante et inattendue.

    Version Spoiler, pour qui n’ira pas lire ce livre (c’est sympa mais pas forcément un must-read):

    Spoiler:

    C’est l’histoire de John Butler, qui dès les premiers chapitres nous est présenté comme un looser total, tombé dans la drogue parce qu’il était de caractère faible, paresseux et lâche devant la vie en général, et qui contre toute attente va se révéler à travers le trafic de drogue, trouvant dans les différentes étapes de ce trafic (et dans la confiance que ses chefs lui accorde peu à peu) une source d’épanouissement qui le sort de son apathie. Ca commence avec le petit commerce (revendeur de drogue), ça continue avec la production quand ses employeurs en manque de chimistes se rendent compte qu’il a fait des études dans cette branche (coucou Walter White), et ça se finit avec la production puis le convoyage d’un chargement absolument démentiel, d’une valeur de 3 milliards de dollars, à dos de 120 mules qui passent par de petits sentiers bourrés de dangers en Birmanie. L’idée générale étant que le lâche et paresseux John Butler, plongé dans l’enfer de la drogue, y trouve paradoxalement une manière de se révéler, une place dans le monde, qui le fait devenir un employé modèle et hyper-consciencieux, un innovateur, et même une légende de guerre sur les sentiers birmans.

    Comme le résume un personnage à la fin du livre: « Quoi que vous en pensiez, toute l’histoire est profondément morale. »

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Nymphadora. Raison: réduction de la couverture

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #168296
    DNDM
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    Couverture Derniers jours d'un monde oublié

    Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vuklisevic

    Plus de trois siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au milieu du Désert Mouillé.
    Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux.

    Premier roman d’une jeune autrice (que je connais un peu, donc je ne suis pas forcément la meilleure personne pour parler de ce livre), qui a gagné le concours organisé par Folio SF pour ses 20 ans. Roman étonnant, qui se cherche, prend des influences dans des registres de l’imaginaire très différents, tente des trucs, et au final est assez inclassable.

    Pêle-mêle, on peut y voir des bouts de Trône de Fer, d’Avatar le dernier maître de l’air, de lointains contes pour enfants, de récits de pirates. Ça donne un objet étrange, où des passages quasi enfantins cohabitent avec des scènes d’une violence extrême. Où parfois on nage en plein imaginaire et d’autres fois on se retrouve dans une intrigue qui se veut très réaliste. Où la magie est à la fois très présente dans le monde mais peu exploitée question narration. Où les personnages sont à la fois très bien campés mais ont parfois du mal à nous happer. Bref, un roman qui ne coche aucune case mais qui est un peu partout à la fois, et qui surprend régulièrement par son étrangeté, sa façon de mélanger les choses.

    J’avais lu pas mal de chroniques de blogs dessus ; j’ai l’impression que la plupart des chroniqueurs ont beaucoup plus appréciés ce livre que moi.

    Amazon.fr - Les abysses - Solomon, Rivers, Guévremont, Francis - Livres

    Les Abysses, de Rivers Solomon

    Je cherche un peu les ennuis : je n’avais pas vraiment aimé le premier livre de Rivers Solomon, et j’ai quand même tenté le second. Et sans surprise, bof (voir pire?). La quatrième de couverture raconte un peu tout, en fait.

    Lors du commerce triangulaire des esclaves, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à la mer. Mais en fait, toutes ces femmes ne mouraient pas. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles, Yetu, va leur rappeler.

    Du coup, pourquoi faire 200 pages alors que tout tient en quatre phrases ? Pour le voyage plus que pour la destination, diront ceux qui ont aimé. Et comme pour le premier livre, j’aurais voulu faire partie de cette catégorie. J’aurais beaucoup aimé aimer. Y’a un vrai sujet (les traumas générationnels, les souvenirs d’un peuple martyrisé), des typologies de personnages peu vus… Mais au final, on n’accroche jamais vraiment à ces personnages autistes (l’autrice elle-même est autiste) qui se plaignent tout le temps de ne pas réussir à se lier au monde, l’histoire en elle-même est tout sauf marquante et tout aussi vite oubliée (encore plus que dans le tome 1, là Rivers Solomon n’essaye même pas de faire une intrigue)… Bref, on est sur de la littérature qui, pour moi, veut faire de grandes choses mais oublie son lecteur. Dommage.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #168298
    Aerolys
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    Couverture Derniers jours d’un monde oublié Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vuklisevic Plus de trois siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au milieu du Désert Mouillé. Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux. Premier roman d’une jeune autrice (que je connais un peu, donc je ne suis pas forcément la meilleure personne pour parler de ce livre), qui a gagné le concours organisé par Folio SF pour ses 20 ans. Roman étonnant, qui se cherche, prend des influences dans des registres de l’imaginaire très différents, tente des trucs, et au final est assez inclassable. Pêle-mêle, on peut y voir des bouts de Trône de Fer, d’Avatar le dernier maître de l’air, de lointains contes pour enfants, de récits de pirates. Ça donne un objet étrange, où des passages quasi enfantins cohabitent avec des scènes d’une violence extrême. Où parfois on nage en plein imaginaire et d’autres fois on se retrouve dans une intrigue qui se veut très réaliste. Où la magie est à la fois très présente dans le monde mais peu exploitée question narration. Où les personnages sont à la fois très bien campés mais ont parfois du mal à nous happer. Bref, un roman qui ne coche aucune case mais qui est un peu partout à la fois, et qui surprend régulièrement par son étrangeté, sa façon de mélanger les choses. J’avais lu pas mal de chroniques de blogs dessus ; j’ai l’impression que la plupart des chroniqueurs ont beaucoup plus appréciés ce livre que moi.

    Je l’ai acheté le jour même de sa sortie (mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire). La couverture et le titre m’ont beaucoup tapé à l’œil (le titre a fait vibrer ma passion pour les mythes et légendes sur des cités et pays (voire continent) disparus).

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #168300
    Nymphadora
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    Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vuklisevic

    Une interview de l’autrice est d’ailleurs disponible sur le site si vous voulez en savoir plus sur ce qu’elle dit de son bouquin :

    Entretien avec… Chris Vuklisevic

    ~~ Always ~~

    #168616
    DNDM
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    Texto, de Dmitry Glukhovsky

    Texto par Glukhovsky

    L’histoire (très réussie) d’un type qui prend le téléphone portable d’un autre et qui se fait passer pour lui, et en creux un portrait dévastateur de la Russie contemporaine.

    Difficile de parler de ce livre sans spoiler jusqu’à la page 70 (sur 400), où l’histoire commence vraiment, donc spoilons juste le début, c’est pour donner envie.

    Ilya sort de 7 ans de prison, à purger une peine dont il était innocent: un flic à qui il a tenu tête lui a mis de la drogue dans la poche. Il va directement dans la banlieue de Moscou, où l’attend sa mère, la seule personne au monde qui en a encore quelque chose à faire de lui. En arrivant, il découvre que quelques heures plus tôt, elle est décédée d’un arrêt cardiaque.

    Ilya s’achète deux bouteilles de vodka, et traque sur les réseaux sociaux Petia, le flic qui l’a envoyé en prison pour rien. Ivre et armé du couteau à saucisson qui se trouvait sur la table de la cuisine de sa mère, il le confronte. Et évidemment, Petia meurt. Mais avant de mourir, il tente de débloquer son portable pour appeler des secours, Ilya voit son code, et sans trop savoir pourquoi, il s’empare du portable.

    Sur l’écran sale apparut une notification WhatsApp:
    « Est-ce que tu vas bien? Je m’inquiète. Maman. »
    Le monde se contracta.
    Ilya gratta la fine croûte qui recouvrait le bouton d’accueil avec son ongle, puis avec l’aplomb de l’ivrogne composa le code qu’il avait vu taper ; d’abord la ligne supérieur des chiffres puis la ligne inférieure, les deux dans l’ordre. Le téléphone se déverrouilla directement sur le message. Lentement, du pouce, il composa une réponse: « Salut m’man. Tu me manques. »
    Sur l’écran tombaient des gouttes salées, qui dissolvaient le sang séché.

    Le roman commence vraiment là, page 70. La suite, évidemment, c’est Ilya qui fouille dans le portable de Petia, et qui peu à peu découvre toute sa vie, ses amours, ses parents, ses combines louches, ses secrets inavouables… et se fait passer pour lui auprès de ses différents contacts, jusqu’à parfois ne plus trop savoir qui il est.

    Ce livre attendait depuis trois ans sur ma pile à lire. Mais comme l’idée était proche d’un (les participants au premier Nanowrimo s’en souviennent peut-être…) ou deux de mes projets d’écriture, je n’avais je crois pas osé le lire avant aujourd’hui, je crois…

    Au final, j’ai découvert un polar social très réussi et très humain, avec des personnages complets et complexes, et dans lequel même le pire des salauds finit par nous émouvoir, quand on plonge dans sa vie. Mais comme souvent avec Dmitry Glukhovsky, Texto est aussi et surtout un roman qui fait le portrait sans concession de la Russie contemporaine. De lui, j’avais déjà lus ses livres de SF (Métro 2033, Métro 2034, Métro 2035). J’avais adoré le premier et beaucoup moins aimé les deux suivants, mais les trois, sous prétexte d’anticipation et parfois de fantastique léger, dressaient le portrait de la Russie (passé et présente) et de ses démons. Là, avec un polar contemporain, l’auteur peut montrer très crûment la Russie, sa corruption, et ses habitants emprisonnés par un système qui, qu’ils collaborent ou se rebellent, fini par les broyer d’une façon ou d’une autre.

    Au passage, Dmitry Glukhovsky dénonce depuis longtemps le pouvoir en place en Russie, et il a écrit dès le début de la guerre en Ukraine des tribunes dans Libération, dont celle-ci, qu’on pourrait qualifier de visionnaire (mais bon, la prophétie était facile à faire…).

    « Ceux qui gobent aujourd’hui la propagande doivent avoir à l’esprit que les Russes sont déjà considérés comme des envahisseurs dans le monde entier. Bientôt, nous serons également considérés comme des criminels de guerre. »

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #168621
    Sooyemds
    • Éplucheur de Patates
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    Chronique : Nevernight, tome 1- N’oublie jamais, de Jay ...

    Nevernight tome 1 et 2  de Jay Kristoff. L’histoire d’une jeune femme, Mia, qui souhaite suivre la voie « classique » de la vengeance. On découvre un monde où 3 soleils se succèdent, où la « vrai » nuit ne survient que très rarement. L’univers s’inspire grandement de l’empire romain et ce n’est pas pour me déplaire. La magie est également présente dans l’œuvre.  Mia, le personnage principal de l’œuvre, comme toute fille qui a survécu à un drame familiale, recherche une manière de se venger définitivement des personnes qui lui ont fait du tort. Sa route va l’amener à intégrer une école d’assassin et à devenir plus léthale que jamais.

    Le livre 1 est vraiment très bon selon moi. Le monde est sympathique même si on se perd un peu dans la tonne d’explication qui nous tombe dessus rapidement. Découvrir une école d’assassin avec ses règles et ses matières, c’est un régal. Les divers personnages sont plutôt bien écrits, en tout cas ils me plaisent. Le dernier tiers du livre m’a très fortement impliqué. Impossible de décrocher.

    Le livre 2 est un peu plus classique. On continue d’explorer ce monde, de voir le développement de certains personnages, de dévoiler enfin certains mystères et en créer de nouveaux. Une fin de tome à suspens également.

    J’attends le tome 3 et la conclusion de cette trilogie et vous recommande fortement cette dernière !

    #169155
    DNDM
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    Silbermann (1922), de Jacques de Lacretelle

    Silbermann - Jacques de Lacretelle

    Roman court (novella, diraient les américains) disséquant l’amitié entre un lycéen protestant plutôt effacé et en recherche d’une cause, et un lycéen juif brillant et arrogant, dans une France pas vraiment datée (un peu avant 1922, donc) mais où l’antisémitisme à le vent en poupe.

    Roman qui arrive à caser un nombre assez hallucinant de thèmes en 124 pages: antisémitisme, évidemment, mais aussi harcèlement scolaire, amitiés adolescentes, relations interfamiliales, études des mentalités protestantes, catholiques, juives… pour ce qui est évident ; et en ce qui concerne le message plus global du roman, recherche de pureté et de missions typiques de l’adolescence, mise à mal de ces aspirations par la réalité, petites compromissions et lâchetés ordinaire de tout un chacun qui permettent de vivre confortablement plutôt que contre le monde…

    Bref, une grosse densité de thèmes, pour la plupart toujours d’actualité même 100 ans après, et pour la plupart traités avec une intelligence rare – et aussi une bonne part de cynisme. Il n’y a guère que la question de l’homosexualité sur laquelle le roman peut paraitre honteusement daté, et encore, on peut sans problème mettre ça sur le dos du narrateur plutôt que de l’auteur.

    Au final, personne ne sort grandit de ce livre, dans lequel tout le monde est à la fois grand et ridicule, admirable et vénale, mélange de grandes aspirations et de petites compromissions honteuses.

    C’est un grand livre, écrit brillamment, avec une économie de mots bienvenue, et qui analyse de façon rare les dynamiques sociales et les mentalités. Et en même temps, c’est un livre qui peut paraître trop travaillé, trop académique. C’est surtout un livre qui n’offre à aucun moment un plaisir de lecture, et dont je suis même ressorti un peu nauséeux. Grand livre, donc, mais grand livre parce qu’il dévoile la face sombre de l’humanité qu’on a pas du tout envie de regarder.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #169240
    DNDM
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    Charlotte, de David Foenkinos

    Charlotte eBook : Foenkinos, David: Amazon.fr: Boutique Kindle

    Livre qui retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre allemande et juive (1917-1943), et aussi « l’enquête » que David Foenkinos, qui est fasciné par elle, fait en se rendant sur les lieux où elle a vécu.

    Livre écrit en revenant à la ligne à chaque phrase, et en faisant des phrases très courtes (il est rare qu’elles entament une seconde ligne, même dans mon format poche.) Ca m’a un peu fait penser à À la ligne – feuillets d’usine de Joseph Ponthus, pour la forme, pour la volonté de faire un peu de poésie sans trop l’avouer. L’idée de l’auteur, ici, est la suivante:

    J’ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.

    J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois.

    Mais comment?

    Devais-je être présent?

    Devais-je romancer son histoire?

    Quelle forme mon obsession devait-elle prendre?

    Je commençais, j’essayais, puis j’abandonnais.

    Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.

    Je me sentais à l’arrête à chaque point.

    Impossible d’avancer.

    C’était une sensation physique, une oppression.

    J’éprouvais la nécessité d’aller à la ligne pour respirer.

     

    Alors j’ai compris qu’il fallait l’écrire ainsi.

     

    Livre qui de par sa forme se lit très vite et très facilement, mais qui je pense s’oubliera relativement vite aussi. Pour qui n’est pas ultra fan de Charlotte Salomon, voir ne connaissait même pas son existence avant d’ouvrir le livre et n’avait jamais vu ses oeuvres (c’était mon cas), l’adoration de David Foenikos pour ces peintures et leur peintre est sans grand intérêt. La vie de Charlotte Salomon, sa famille marquée de façon assez hallucinante par les dépressions suicidaires, son amour fantasmé avec un homme qu’elle verra très peu, ses relations avec les grands-parents, sa fuite de l’Allemagne nazie, sa probable folie, sa frénésie créatrice, sa vie en France jusqu’à être finalement rattrapée par l’horreur… Oui, tout cela ne manque pas d’intérêt, pour qui s’intéresse à l’artiste, ou tout simplement à l’histoire. Mais en fait, l’autobiographie de Charlotte Salomon « Vie? ou théâtre? » , principale source de David Foenikos, n’est-elle pas plus indiquée?

    Là, David Foenikos n’arrive jamais vraiment à communiquer la passion qu’il ressent pour son oeuvre, il nous laisse spectateur de tout cela. Le récit est suffisamment court pour qu’on ne s’ennuie pas, mais en tant que lecteur, je suis resté plus ou moins absent pendant cette lecture.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #169263
    Jon
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    Trois mois après mon dernier bilan des livres rapportés des Imaginales, et à quelques jours de la prochaine édition, il est temps pour un dernier débrief !
    (Retours écrits au fil des mois, vous excuserez le manque des cohérence stylistique 😉 )

    La ville sans vent, d’Eléonore Devillepoix : j’ai bien aimé 🙂 Je m’attendais à un truc moyen au vu des critiques d’autres membres l’ayant lu, et j’ai été agréablement surpris 🙂
    L’univers construit tient debout, l’intrigue est bien menée, l’écriture est fluide – même si je l’ai trouvée un peu « simple » par moments, surtout au début -, j’avais hâte de lire la fin et maintenant j’ai hâte de lire le second tome 😀
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    Ru, de Camille Leboulanger. Roman très étrange qui nous présente un inventaire de nombre de problématiques de société par le spectre des habitants de Ru, une sorte de gros dragon à six pattes échoué au bord de la mer. Oui, vous avez bien lu : toute une société habite dans le dragon – qui fait une taille faramineuse, probablement l’équivalent d’un département. Des villes sont donc construites dans la Tête, dans les Reins, les Cuisses, les Coeurs, etc. Mais cette situation – étrange – n’est presque qu’un prétexte pour aborder tous ces sujets de société (en vrac et de façon non exhaustive : immigration, équivalent Gilets Jaunes, justice, éducation, constitution, etc), sous les yeux de trois personnages qui sont parfois plus spectateurs qu’acteurs.
    Au final, un livre très intéressant, bien écrit (j’ai largement préféré le style que dans Le chien du forgeron que j’avais lu il y a quelques mois), mais quand même un peu perturbant : on a parfois un peu de mal à visualiser où on va, quel est l’objectif global. Mais probablement n’y en a-t-il volontairement pas, et est-on plutôt dans du témoignage et des pistes de réflexion que dans une volonté d’apporter des réponses à des sujets qui dépassent nos individualités – un peu comme Ru dépasse largement ses habitants et leurs problématiques.

    Le chant des Fenjicks, de Luce Basseterre. Roman de SF (ça change de la fantasy, et même des dystopies/uchronies/etc : là on est vraiment dans de la SF, de la vraie, avec empire galactique, diverses races sur diverses planètes, voyage spatial et tout le tintouin), j’étais content de m’y attaquer, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre de trucs, mais au final j’en ressors avec un avis assez mitigé… :/
    Le pitch en bref : on suit deux individus à deux bouts de la galaxie, un Imbtu (une sorte de félidé vivant dans une société matriarcale) et un.e Chaleck (sorte de camélénoïde hermaphrodite, la race dominant l’Empire), aux prises avec des problématiques qui leur sont propres (au départ) mais qui conernent, de près ou de loin, des cybersquales : des Fenjicks (sortes de grosses baleines de l’espace capables de sauter en hyperespace) modifiés, trépanés, dirigés par des IA, et servant de vaisseaux spatiaux.
    J’ai pas mal accroché à la première partie du roman : les problématiques à niveau « humain » des protagonistes, les thèmes abordés (en gros, l’Empire Chaleck essaie plus ou moins d’imposer l’hermaphrodisme sur les planètes qu’il domine, ce qui donne lieu à plein de réflexions intéressantes, surtout sur une planète violemment matriarcale comme celle des Imbtus, avec un questionnement sur le genre (une bonne partie du boquin est écrite au neutre), sur le libre-arbitre, et sur tout un tas de trucs). J’ai bien aimé également une petite partie vers la fin qui revenait sur des thèmes intéressants comme la participation à la société, la mémoire, ce genre de trucs. En revanche, assez vite, on passe à des enjeux beaucoup plus énormes, qui sont mal amenés, tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, enlèvent tout intérêt à ce qu’il s’était passé jusque là, et sont en plus plutôt mal traités à mon goût. Le caractère « extra » de tout ce qui arrive est très mal transmis, j’ai ressenti très peu d’impact et d’émotion alors que certains passages auraient dû être épiques. La faute peut-être à une distance dans la narration, ou à un rythme trop rapide et morcelé – avec en plus des difficultés à suivre la notion du temps qui passe.
    Bref, c’est plutôt loupé pour moi, et c’est dommage, car beaucoup de thèmes abordés m’intéressent pourtant beaucoup…

    Le garçon et la ville qui ne souriait plus, de David Bry. Si je devais résumer le livre en un mot : gentillet.
    À Paris, dans un 19ème siècle uchronique, les Lois de la Norme, inspirée par l’Eglise, interdisent les « anormalités », c’est-à-dire les différences physiques ou mentales, au motif qu’il faut être semblables pour faire société. Tous les anormaux sont rejetés sur une île sur la Seine, et y forment la Cour des Miracles. Romain, fils du chef de la police et d’une aristocrate, secrètement gay, étouffe dans le carcan de sa bonne famille et va en secret la nuit épier les anormaux qui font la fête sur leur île miséreuse. Je ne vous raconte pas la suite, d’une part car c’est le livre et que ce serait du spoil, d’autre part car vous l’avez probablement immédiatement imaginée et que vous avez probablement raison, au moins dans les grandes lignes. Clairement, on n’est pas sur un scénario surprenant ; il y a un message dans le livre, et ce message n’est pas caché x) Ce n’est pas forcément dérangeant, d’autant plus que le livre est assez court et se lit vite, on suit les péripéties de Romain et ses ami-e-s sans jamais vraiment s’inquiéter mais sans déplaisir. Le tout laisse quand même une impression très « jeunesse » – y compris dans le style. On est quand même bien lui de la poésie et de la mélancolie de Quand passe l’hiver – et j’ai été assez surpris de voir que ce dernier avait été écrit avant, j’aurais pensé l’inverse après ma lecture…
    Bref, comme je le disais : gentillet :p

    Zone Tampon, d’Isabelle Bauthian
    Dans un monde post apocalypse climatique (donc dans une cinquantaine d’années, quoi 9_9), une ville a trouvé un moyen de s’en sortir, à base de recyclage et d’optimisation technologique des matériaux etc. Évidemment, tout cela repose sur un équilibre très calculé, et donc tou•te•s les habitant•e•s doivent faire leur part et respecter les consignes, et la ville est protégée par de très larges murs derrière lesquels on laisse tranquillement mourir les Déplacés climatiques, dans ce qu’on appelle la Zone Tampon. Bien sûr, un beau jour, tout cela va basculer, et notre héroïne va se retrouver bon gré mal gré en excursion dans la fameuse Zone Tampon.
    Disons-le tout de suite : j’aime toujours autant le style d’Isabelle Bauthian. C’est rapide, efficace, agréable à lire.
    Les sujets abordés sont intéressants, et le sont intelligemment. Toute la réflexion sur la ville technologique à moitié progressiste et à moitié dictatoriale m’a beaucoup plu, les réflexions sur les modes de vie et les gouvernances alternatives qu’on va croiser en Zone Tampon sont intéressantes également, et le tout est approché de façon plutôt nuancée, sans qu’une solution ne soit présentée comme la bonne ou la mauvaise, sans que le trio de personnages principaux ne soient parfaitement d’accord (on sent un accord de principe sur le volet social de la chose, hein, mais disons qu’il existe des points de divergence).
    Deux petits bémols toutefois : j’ai trouvé qu’on ressentait assez peu la chaleur, alors que la Zone Tampon est globalement un désert (et, globalement, qu’on ressentait assez peu la difficulté du trajet) ; et j’ai trouvé la fin un peu abrupte, avec une conclusion très ouverte et peu satisfaisante de tout l’arc narratif. C’est probablement au moins en partie à dessein – l’autrice n’apporte pas des réponses, mais ouvre des pistes de réflexion -, mais j’ai quand même trouvé ça un peu rapide, et pas forcément très cohérent pour tous les personnages (ou alors, je n’ai pas eu le temps de trouver et comprendre la cohérence car c’était soudain déjà fini…)
    Une lecture quand même très agréable et intéressante dans l’ensemble 🙂

    Le recueil « Nos futurs », dont le concept est de proposer dix paires de textes, l’un scientifique, l’autre une nouvelle, chacune basée sur un « ODD » (Objectif de Développement Durable) et un levier d’action qui lui est associé.
    Le résultat est assez inégal, surtout pour moi qui ne suis pas spécialement fan de nouvelles ^^ j’aurais probablement mieux fait de les lire espacées plutôt que de tout enchaîner ^^’ au final, j’ai eu beaucoup de mal avec les trois premières, ce qui m’a bien refroidi ; les cinq suivantes pourtant étaient plutôt très sympas ! Et les deux dernières un peu plus neutres…
    Et voilà un énorme pavé de mes avis rédigés au fur et à mesure pour chaque nouvelle, je vous le mets sous balise spoiler parce que franchement je suis pas sûr que ça mérite d’être lu 😬

    Spoiler:
    Le premier texte scientifique est très intéressant, à propos de l’enjeu des sols, que ce soit pour nourrir une population grandissante ou pour servir de puits de carbone. Les problématique sont clairement exposées, sur un sujet évident et pourtant peu abordé (il me semble).
    La nouvelle (de Raphaël Granier de Cassagnac), en revanche, est décevante – ou plutôt, sans intérêt. La problématique des sols est très brièvement abordée à travers une idée de sortes de panneaux solaires dans le Sahara qui permettraient, en réduisant le gradient de température, d’abriter une végétalisation (en gros), mais c’est très mineur au sein de l’histoire, qui est globalement un papi dans une communauté post-apo qui raconte des anecdotes de sa vie d’avant.

    Le second texte scientifique m’a paru un peu plus brouillon (ou un peu moins bien vulgarisé ^^’), ça parlait des enjeux de l’évolution génétique des plantes, des microbes, des virus, d’immunologie et de plein d’autres trucs auxquels j’ai pas tout à fait tout compris ^^’
    Dans la lignée, la nouvelle (de Claude Ecken) est un peu complexe mais quand même assez intéressante, proposant des solutions à base de pluri cultures et de mélanges génétiques basés sur autres chose que la seule productivité pure pour résister à un futur dans lequel les plantations meurent de nouvelles maladies en pagaille, d’eaux polluées, de sécheresses, etc ; à travers le personnage sympathique d’une agronome rendant visite à de nombreux agriculteurs pour leur proposer sa solution alternative.

    Troisième texte scientifique, on est plus sur un petit bilan de l’écoféminisme, ce que c’est et pourquoi ça existe – en gros. J’ai trouvé ça assez clair et efficace.
    La troisième nouvelle (de Sylvie Lainé) se passe au Congo, la société se divise entre procréants mâles, procréants femelles, et non procréants ; et le langage est devenue exclusif : les procréants mâles sont genrés dans un nouveau masculin qui consiste globalement en des terminaisons en ï, tandis que les non procréants sont genrés au neutre, notre actuel masculin. Le concept est intéressant, mais je suis en train de me rendre compte que le genre « nouvelle » n’est probablement pas fait pour moi, je trouve toujours ça trop rapide, un peu superficiel, et du coup très artificiel : « tenez regardez cette situation potentielle, hop je mets mes concepts et c’est fini » ^^’

    Quatrième texte, sur l’eau, très intéressant. C’est un peu de la chimie au début, et c’est parfois un peu rude à suivre, mais même en comprenant un mot sur deux c’était intéressant 🤣
    La quatrième nouvelle (d’Estelle Faye) quant à elle est très belle, poétique, efficace. Le décor est posé efficacement, l’enjeu n’est pas trop ambitieux, bref une nouvelle réussie 🙂

    Cinquième texte parle d’économie c’était un peu compliqué à suivre, des histoires de croissance et de prix du pétrole j’ai pas tout compris ^^’
    La cinquième nouvelle (de Laurent Genefort) réfléchissait à un outil de suivi/surveillance des habitudes individuelles et de comment clarifier les impacts de chaque action quotidienne sur l’empreinte écologique, c’était assez intéressant comme réflexion et fait efficacement !

    Le sixième texte est assez clair, écrit par une meuf du Shift Project, il explique le principe et les enjeux d’une « carte carbone » (en gros : répartir le budget carbone national sur les individus et leur décompter pour chaque dépense carbonée en transport / logement, + une réflexion sur les enjeux sociaux que ça implique). C’était plutôt intéressant 🙂
    La nouvelle (de Chloé Chevalier) associée est très sympa, probablement ma préférée pour le moment ! Le mise en place de la dystopie n’est pas trop ambitieuse, c’est justement une application de la carte carbone, l’enjeu principal est individuel, ce qui rend ça plus facile à suivre et à conclure sur une nouvelle, et c’est bien écrit et intéressant 🙂

    Le septième texte expliquait globalement les enjeux d’adapter les villes au changement climatique. C’était intéressant sur les raisons pour le faire, mais ça manquait peut-être un peu de propositions ^^’
    La nouvelle (de Catherine Dufour) associée se plaçait dans un Paris futur, inondé, qu’on découvre via un garçon qui va chercher sa grand-mère super riche dans son appartement de riche du vieux monde dans La Défense transformée en bunker pour riches pas écolos ; c’était court mais efficace, le décor est bien posé et c’est intéressant à regarder 🙂

    Le huitième texte réfléchit à la problématique de la recherche éperdue de croissance à tout prix, au mythe de la croissance verte, et à des manières de mettre en place un peu de sobriété alors que la surproduction est un enjeu majeur. Pas mal de chiffres évocateurs et de propositions productives, c’était intéressant !
    La huitième nouvelle (de Jeanne-A Debats) présente une société post apocalyptique intéressante, avec une partie des humains qui sont dans une sorte de « matrice » et les autres qui vivent dans des cavernes et luttent contre les rudesses du monde. L’histoire est intéressante, et le final féministe inattendu était une petite cerise sur le gâteau très agréable 🙂

    Le neuvième texte décrit le principe et le fonctionnement de l’enfouissement de CO2 (puits de carbone géologiques). J’avoue que ça ne m’a pas passionné ^^’
    Et j’ai trouvé la nouvelle (de Jean-Marc Ligny) associée assez mauvaise ; on a d’abord des extraits de blog d’un mec travaillant sur un de ces puits de carbone justement, qui globalement nous résume ce que l’article racontait déjà ; puis on a un saut de 300 ans et une vieille qui raconte au village comment elle s’est enfuie de son ancien village car tout le monde y tombait asphyxié ; ça n’a aucun intérêt, on voit exactement où le récit va malgré un faux suspense, et c’est en plus un peu étrange d’avoir une telle nouvelle après l’article qui essayait justement d’expliquer que c’était une méthode globalement sans danger et sans risque…

    Le dernier texte parle de biodiversité, sous un angle plutôt philosophique et éthique.
    La nouvelle (de Pierre Bordage) associée est très courte, deux adolescents en ~2100 se rendent dans un « sanctuaire », une zone biologique préservée ; ça n’a pas grand intérêt mais c’est mignonnet ^^

    Le sang de la cité, de Guillaume Chamanadjian (le premier tome de la double trilogie, s’il y en a qui n’ont pas tout suivi 😉 )
    C’était très sympa 🙂 l’écriture est très fluide, très agréable ; les personnages sont sympathiques ; l’intrigue met un peu de temps à démarrer, mais il finit par se passer des trucs 😱😱😱
    C’est marrant parce qu’au final ça m’a pas mal fait penser à Un long voyage, je sais pas si j’ai été influencé par le fait de savoir que Chamandjian et Duvivier sont en couple, mais j’y ai retrouvé un quelque chose, dans le rythme assez tranquille, dans l’introduction progressive du fantastique et d’éléments inexpliqués dans une histoire qui n’en contenait au départ pas, dans l’ambiance générale… ^^
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    After, d’Auriane Velten
    Que dire de ce livre, plébiscite de la Garde lors des dernières Imaginales, ayant depuis reçu le prix Utopiales, mais que l’autrice elle-même admet ne pas savoir pitcher sans spoiler ?
    Je me contenterai de m’ajouter à celles et ceux ayant aimé cette lecture : le scénario est bien construit, les réflexions amenées sont intéressantes, et le style est très agréable 🙂 (et le système de narration est bien compris, ça paraît évident mais après certaines de mes lectures ça me frappe de nouveau à chaque fois que c’est bien fait 😬)

    Et cela conclut mon auto-challenge de lire tout ce que j’avais acheté avant la prochaine édition ! 😀

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par Jon.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par Jon.
    #169408
    Yoda Bor
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    Prisme de Noha D. Charles

    Un livre dont il est un peu compliqué à parler parce que les débuts sont (volontairement) confus et qu’après j’ai peur de spoiler. Mais on suit un personnage qui navigue entre trois réalités parallèles qui se mettent en pause quand il en quitte une pour aller dans l’autre.
    Ca fait longtemps qu’il vit comme ça et il aurait pu continuer encore longtemps jusqu’à ce que les membres d’une organisation qu’il trouve louche essaient de lui mettre la main dessus dans toutes les réalités.
    Il va alors se rendre compte qu’il est un Vagabond et qu’il a une mission donnée par le Prisme qui consiste à retrouver des éléments dans chacune des dimensions avant qu’elles ne s’effondrent.
    J’essaie de rester la plus vague possible possible parce que j’ai peur d’en dire un peu trop, et il y a beaucoup de révélations qui s’enchainent.
    J’ai bien aimé ce livre, qui se lit très vite et qui est très entrainant. Je regrette juste un début un peu trop rapide à mon gout parce que, dès le premier chapitre, Valence rencontre les gens qu’il trouve ça louche et j’aurai préféré qu’on passe un peu de temps à le voir tourner dans les différents dimensions pour mieux les connaitre.

    #169411
    Jon
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    Lore, Alexandra BrackenLore, d’Alexandra Bracken.
    Il y a des siècles, Zeus a puni neuf dieux en les bannissant de l’Olympe et en les condamnant tous les sept ans à devenir mortels pendant sept jours. Et il a créé l’Agon, une compétition entre les descendants de neuf héros antiques : pendant ces sept jours, quiconque parvient à tuer un dieu prend ses pouvoirs et devient dieu à sa place (jusqu’à se faire tuer à son tour…).
    De nos jours, on suit Lore, la dernière des Perséides, qui cherche à s’affranchir de l’Agon et de ses violences, mais qui s’y retrouve embarquée une nouvelle fois malgré elle.
    J’ai bien aimé ce livre ; j’ai trouvé le concept intéressant, et entre les neuf dieux, les neuf familles de héros, et les personnages tous élevés dans cet univers de tradition « grecque antique », il y a pas mal de références à la mythologie que j’ai appréciées 🙂
    Il y a quelques rebondissements auxquels je ne m’étais pas attendu, et quelques réflexions intéressantes sur le sexisme mythique – en particulier avec Lore, qui reproche par exemple aux déesses d’avoir participé au système patriarcal de Zeus au lieu d’avoir tenté de s’y opposer, avec des héros toujours hommes et des femmes toujours victimes et/ou monstres ; une remise en question intéressante et pertinente !

    #169507
    Nymphadora
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    Je pose ça là :

    [Imaginales 2022] Quels sont les livres qui ont fini dans nos valises ?

    Vous verrez probablement un certain nombre de ces bouquins passer sur le forum ^^ Je ne sais pas si certains d’entre vous ont lu des pépites de notre pile mais hésitez pas à nous donner vos avis !

    ~~ Always ~~

    #169540
    FeyGirl
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    Dans votre liste :

    • J’ai lu
      • Un long voyage, de Claire Duvivier : j’avais beaucoup apprécié la plume et l’ambiance de cet univers imaginaire. Lecture que je recommande.
      • Widjigo, d’Estelle Faye : pareil, j’ai beaucoup apprécié ce roman fantastique et historique. Lecture que je recommande aussi.
      • Boudicca, de Jean-Laurent del Socorro : beaucoup de lecteurs ont adoré, je fais partie des déçus (j’avais beaucoup d’attente car je connaissais ce personnage historique, ça a dû jouer. Ne jamais mettre trop d’attentes dans une lecture). On m’a conseillé d’insister avec ses romans plus récents.
    • Je suis en train de lire
      • Sous la lune brisée, Anne-Claire Doly : dystopie avec une plume littéraire. J’aime bien la plume très travaillée de l’auteure, mais ce n’est pas léger-léger.
    • Je compte lire un jour (huhu)
      • Le Bâtard de Kosigan, de Fabien Cerutti
      • Capitale du Sud, de Guillaume Chamanadjian – Capitale du Nord, de Claire Duvivier
      • Les Dieux sauvages, de Lionel Davoust
      • Les Jardins de la lune, de Steven Erikson
      • L’héritage des rois passeurs, de Manon Fargetton
      • L’enterrement des étoiles, de Christophe Guillemain
      • Qui a peur de la mort ?, de Nnedi Okorafor
      • Les sentiers des astres, de Stefan Platteau
    #169636
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    J’ai terminé le second tome du sentier des astres de Stefan Platteau : Shakti. J’avais adoré Manesh, le premier tome, et j’ai encore adoré Shakti !

    Pour tout avouer, j’ai tout de même eu du mal à rentrer dans l’histoire : j’ai regretté d’avoir autant attendu entre les deux tomes, car, avec son atmosphère si particulière, lente et poétique, le livre prend du temps à apprivoiser, et le rythme déroutant demande une certaine immersion. Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans l’état d’esprit de Manesh, alors que, je pense, si j’avais moins attendu, ça serait venu plus naturellement. Mais bref.

    On est dans la continuité du premier tome, et l’on découvre un peu plus Shakti, et son récit poignant est tout en nuance et en subtilité. Une vraie réussite. La première partie du livre, qui met en scène un combat, est, elle, haletante et prenante. J’ai maintenant hâte de lire la suite (même si j’ai aussi très peur de ce que ça va donner, le personnage titre étant assez détestable… et en dédicaces, Platteau m’a prévenue : ça sera le tome le plus sombre ! Bref, je ne ferai pas l’erreur d’attendre autant entre les deux tomes, mais je ne m’y attaquerai pas dans une période de déprime xD).

    En tous cas, je recommande toujours la saga, pour le moment 🙂

    ~~ Always ~~

    #169658
    Prydain
    • Frère Juré
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    Les chroniques de Majipoor de Robert Silverberg, dont j’ai lu les deux premiers tomes et dont je compte bien lire la suite. C’est une saga-monde, qui dépeint les soubresauts politiques d’une planète géante habitable, dirigée par de singulières puissances capables de s’insinuer dans les rêves de ses citoyens, pour réguler les tensions sociales et leur adresser des messages personnalisés, afin de les guider dans leur vie. La paix et la concorde règnent depuis des milliers d’années, en apparence du moins..

    On découvre avec le personnage principal, Valentin et ses compagnons de route, ce monde gigantesque, sa faune et sa flore terrible, ses coutumes et ses peuples. C’est un récit initiatique pour Valentin, qui va découvrir en lui des pans insoupçonnés, mais aussi des secrets menaçants la paix civile et l’ordonnancement de ce monde. Ce n’est pas de la fantasy, mais ce n’est pas tout à fait de la sf, je dirais que c’est à rapprocher de la Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, ou de Tshai de Jack Vance, ou bien encore de Anne Mac Caffrey, le cycle de Pern.

    Cet auteur a écrit  pas mal d’uchronies et de romans dystopiques. Quelques titres que j’ai lu, Roma Aeterna, ou les Monades Urbaines.. j’en ai lu d’autres comme les déportés du cambrien, l’homme dans le labyrinthe, le livre des crânes, l’homme stochastique, Tom O’Bedlam. Il en a écrit bien d’autres, que je lirais aussi j’espère avec intérêt.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 6 jours par R.Graymarch.
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