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    DNDM
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    Plateforme, Michel Houellebecq. Un type médiocre, très conscient de l’être et qui ne fait rien pour s’en sortir, rencontre par coup de chance une nana qui bosse dans le tourisme, la convertit mollement à l’idée que le tourisme sexuel est non seulement l’avenir du tourisme mais aussi l’avenir de l’humanité, et ça se termine mal. Une très bonne lecture pour se gâcher l’été (et pour se donner envie de se jeter du haut d’un pont, en hiver). Houellebecq est très doué pour inventer des vies qui sont des sommets de nullité, et pour en plus par effet de miroir pervers, nous donner l’impression que la notre est encore pire, que tout est vain, que rien ne compte. Il joue aussi très bien avec les différents tabous et fantasmes occidentaux, arrive à nous faire considérer comme normaux, banals voir rationnels le racisme, la sexualité marchande ou l’alcoolisme. Conséquence, évidemment, tout le monde à un avis, tout le monde le donne, ça fait parler. Côté style, Houellebecq fait dans le mélange de descriptif, de rapports économico-social et de style le plus basique et épuré possible. Une volonté en adéquation avec le fond, une « forme romanesque (…) conçue pour peindre l’indifférence, le néant ; (…) plate, concise et morne. », si j’en crois sa page wikipédia. Il joue aussi à l’occasion avec les concepts de pensée moderne préfabriqués, les « abus de language économiques et politique » contre lesquel Orwell s’insurgeait – il lui suffit de les signaler en les mettant en italique dans le texte: « En un mot, j’avais travaillé dans le tertiaire« , « je ne m’étais pas éclaté dans mon job » ou « Peut-être est-ce que je cherchais, dans une certaine mesure, à faire le malin« . Au final, que ce soit sur le fond ou sur la forme, Houellebecq a parfaitement identifié, conceptualisé, figé et disséqué notre moment de l’histoire, et les maladies de nos sociétés. C’est pour ça qu’il est de la littérature, sans conteste. Ce qui n’est pas antinomique avec le fait que ses bouquins sont particulièrement déprimants, et sont plus des symptômes que des remèdes. A chacun de doser, à chacun de décider comment voir le monde. Perso, je crois que je vais me refaire quelque pages de Becky Chambers histoire que cette journée reparte du bon pied.

    Les particules élémentaires - Michel Houellebecq - Livraphone - CD Audio -  Le Hall du Livre NANCY

    J’ai terminé aujourd’hui Les Particules élémentaires, qui est le second livre de Michel Houellebecq en ordre de parution, et celui qui l’a propulsé sur le devant de la scène. Pour ma part c’est le troisième roman que je lis de lui (après La Carte et le Territoire, et Plateforme, chroniqué ci-dessus), et j’ai également lu un recueil de poésie (très réussi) qu’il signait.

    La Carte et le Territoire m’a laissé un souvenir diffus. Plateforme m’avait grandement déprimé. On retrouve dans Les particules élémentaires pas mal de choses qui sont toujours dans Plateforme: du cul triste et marchand, des personnages de loosers dépressifs, des relations humaines tristes et / ou impossibles. Chez Houellebecq, les hommes sont des incels / obsédés sexuels / asexuels sans passions, les femmes des gamines naïves puis de pauvres choses à la vie vide, les enfants sont des petites merdes ingrates, les parents sont catastrophiques et démissionaires… bref, ne cherchez pas de héros là-dedans, tout le monde est pathétique. Mais ça raconte quelque chose de notre époque, on va dire.

    Dans ce livre, on suit deux demi-frères, de leur naissance (Houellebecq nous raconte même longuement leur terreau familliale avant leur naissance) jusqu’à leur mort. L’un est un scientifique spécialisé en biologie moléculaire, et l’on nous dit dès le début qu’il va marquer l’époque, mais sa vie est d’un vide et d’une tristesse sans nom. L’autre est un looser pathétique du début à la fin, qui a droit à une parenthèse que l’on qualifiera d’heureuse dans sa vie, quand il rencontre une femme de 40 ans qui lui fait découvrir l’échangisme. Le tout nous balade dans le XXe siècle sans qu’on ne saisisse trop pourquoi, nous entrecoupe des scènes de partouze ou de branlettes avec des discours scientifiques ou philosophiques tellement poussés que même l’auteur ne sait très probablement pas ce qu’il dit, et on se demande bien ce que l’on nous raconte là. L’épilogue, qui lève le voile sur le contexte dans lequel le narrateur nous raconte cette histoire, décentre le propos et donne un sens au tout, non seulement par rapport à ce que ça raconte du XXe siècle, mais aussi en transformant l’oeuvre en réel roman, et pas seulement en biographie de frustrés sexuels randoms.

    Au final, je suis mitigé. je découvre ce livre qui date de 1998 hors contexte, après d’autres livres de l’auteur, donc mon impression est faussée. Je peux voir ce qu’il avait de révolutionnaire ou de choquant à l’époque, tout en le trouvant relativement pompeux et gonflant aujourd’hui.

    En fait, si je l’avais vraiment lu, je l’aurais probablement lu en diagonale sur bon nombre de passages. Mais je l’ai audiolu. Et ça a je pense pas mal changé mon impression sur la chose: le lecteur, Guy Moign, lit ça avec un petit ton pince-sans-rire qui a lui seul rend la chose très drôle, il fait totalement vivre le mélange de cynisme et d’ironie du livre, en y ajoutant son propre grain de sel qui fait que même si on n’accroche pas au livre, on accroche étrangement à la façon un peu burlesque dont il est narré.

    Au final, plutôt une bonne lecture, en fait – l’épilogue donnant vraiment du sens à ce qui, sans lui, serait un simple patchork pornodépressif nihiliste.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #185177
    Schrö-dinger
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    J’ai lu Mexican Gothic de Silvia Moreno-Garcia et c’était pas mal.

    On suit une héroïne, jeune mondaine de Mexico, qui va se retrouver dans un manoir paumé et inquiétant, à vous de découvrir dans quelles circonstances, pourquoi, comment, dans quel but, etc etc.

    L’originalité du récit tient surtout du cadre, le Mexique, parce que sinon c’est assez classique, on pense aux Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë, à Rebecca de Daphné du Maurié, avec quand même de bonnes touches d’horreur.

    Le rythme est assez lent et quand vient enfin l’action et le cœur de l’histoire j’ai trouvé ça un peu en deçà de ce que j’espérais ! Mais ça reste assez court, 300 pages, et j’ai passé un bon moment

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #185178
    Obsidienne
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    J’ai lu Mexican Gothic de Silvia Moreno-Garcia ] …[L’originalité du récit tient surtout du cadre, le Mexique, parce que sinon c’est assez classique, on pense aux Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë, à Rebecca de Daphné du Maurié …

    Là, tu me fais saliver frère Schrö-dinger ! Peux-tu préciser les ressemblances avec ces deux Monuments du Roman ?

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #185184
    Schrö-dinger
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    Là, tu me fais saliver frère Schrö-dinger ! Peux-tu préciser les ressemblances avec ces deux Monuments du Roman ?

    Avec plaisir. Je pense que Mexican Gothic s’inspire clairement de ces deux-là donc à peu près tout y fait penser ; ou en tout cas, étant donné qu’il se place dans le style gothique et que les deux dont on parle sont aussi de ce style, forcément …

    Sans trop spoiler, je dirai : le cadre, évidement, un manoir lugubre, peut-être hanté, dans lequel vit une famille avec de lourds secrets, un aristocrate séduisant dont on ne sait s’il est un allié ou bien un ennemi (Ah, Maximilien de Winter, … :)), une héroïne qui enquête, des domestiques intriguant (voire inquiétants)

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #185401
    FeyGirl
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    France, 2035. Esther est archécologue : elle reconstruit les paysages pollués pour leur redonner une apparence de nature, à partir de photographies-souvenirs qu’ont laissées les internautes sur les réseaux sociaux. Un des réseaux lui envoie une notification : l’anniversaire d’une photographie qu’elle avait enregistrée pendant le confinement de 2020. Elle ne réalisera pas tout de suite que la photographie est modifiée, et même pire que cela : c’est une autre photographie qui a remplacé la sienne. Insensiblement, son comportement avec son compagnon change, elle se sent plus sereine et comprend que son couple est fini, sans tristesse.

    Vincent est policier. Fils d’un meurtrier, il passe ses journées avec ses Chéries, des intelligences artificielles qui simulent des jeunes enfants sur les réseaux sociaux pour attirer et détecter les pédophiles. Esther l’a repéré dans les arcanes du monde virtuel et lui apprend qu’une photographie de ses souvenirs a été remplacée, une photographie qui comptait beaucoup pour lui. Sa disparition le changera, tout comme Esther a été changée.

    Pendant ce temps, la France est en proie à des manifestations violentes, exacerbées par un internaute anonyme : « D. ». Une colère monte dans le pays, menaçant la Première ministre Adélaïde qui est la cible d’une haine que D attise. Ou plutôt, semble attiser.

    Ce récit d’anticipation ne se contente pas d’imaginer la manipulation des données que nous laissons dans l’informatique en nuage (le cloud). Il pousse plus loin et va jusqu’à s’interroger sur les intelligences artificielles qui, peut-être, agiraient de concert. On retrouve ici une thématique déjà abordée dans le précédent roman de l’auteur, Les Machines Fantômes, mais étudiée de manière très différente, puisque ces machines modifient les souvenirs et par-là même les comportements des humains. En bien ? En mal ? Quel est le but ? Les dernières dizaines de pages offrent un grand moment de tension, je n’ai pas pu fermer le livre avant de l’avoir terminé !

    J’ajouterai une autre qualité à ce roman : cette manière de capter l’air du temps. La vie quotidienne d’Esther, au début du récit, est formidablement évocatrice et réaliste ; la description de villes moyennes nous plonge dans une province qu’on a tous traversée ; mais surtout la peinture d’un pays où la colère gronde est saisissante, l’emballement de citoyens normaux qui franchissent la ligne rouge est effrayant… et terriblement crédible, si on pense à l’actualité.

    Pour terminer, l’auteur nous offre une plume soignée qui sait rester fluide et sert le texte, et choisit d’imaginer un espoir à ses personnages.

    Roman dense utilisant les IA comme prétexte à une réflexion sur l’impact de nos souvenirs, sur la construction de nos caractères et nos actes, sur la manipulation et l’emballement collectif, ce livre est avant tout un très bon moment de lecture.

    #185404
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Je viens de voir passer une annonce pour une séance de dédicaces de cet éditeur Les Mondes Mutants à proximité de chez moi dans Le Perche.
    Qui aurait lu certains de ses titres ?
    Le nom me dit un vague quelque chose comme si on en avait déjà parlé par ici mais je n’ai rien retrouvé …

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #185410
    Yunyuns
    • Terreur des Spectres
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    Ton retour me donne très envie de tester ce livre Feygirl. Il faut que je le note quelque part.

    Fan n°1 de Victarion Greyjoy, futur Roi des Sept Couronnes.

    #185437
    FeyGirl
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    @obsidienne : je viens de regarder le site de l’éditeur, qui n’a édité… qu’un seul auteur, ici une autrice.

    On a certains auteurs auto-édités qui créent leur structure pour vendre leurs livres, mais ça n’en fait pas une maison d’édition. D’ailleurs, elle indique en bas de son site être éditée par 5 sens éditions, en réalité une plateforme suisse pour auteurs auto-édités.

    Attention : ça ne veut pas dire que ce n’est pas bon ! Peut-être que tu aimeras (jette un coup d’œil sur les critiques Babelio de l’autrice pour te faire une idée).

    @yunyuns : j’avais aussi aimé le précédent roman de l’auteur, là encore une anticipation.

    #185440
    Liloo75
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    Ton retour me donne très envie de tester ce livre Feygirl. Il faut que je le note quelque part.

    +1

    Edit. J’avais écouté un podcast avec une interview commune d’Olivier Paquet et Aurane Velten. Déjà, cela m’avait donné l’idée de tester l’un de ses romans.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 jour et 9 heures par Liloo75.

    - De quels diables de dieux parlez-vous, lady Catelyn ? (…) S’il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d’iniquité ?
    - Grâce aux êtres de votre espèce.
    - Il n’y a pas d’êtres de mon espèce. Je suis unique.

    #185446
    Dohaeris07
    • Frère Juré
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     couverture

    Trilogie Hussite : Tome II « Les Guerriers de Dieu »

    4e de couverture :

    Printemps 1427. Le pape Martin V  lance une nouvelle croisade contre les hérétiques tchèques, menée par le cardinal et légat Henri Beaufort. Quant aux Guerriers de Dieu, leurs troupes ne laissent sur leur passage que deuil et désolation.
    Reynevan, médecin de formation, prend part à ces sanglants combats. Arrêté et enfermé à plusieurs reprises, il est poursuivi par tous : l’Inquisition, le sinistre Grimpereau, les Raubritter convaincus d’avoir été volés et le seigneur de Stolz, particulièrement rancunier, qui l’accuse d’avoir enlevé et déshonoré sa fille… Reynevan, qui cultive jusqu’ici le don de sortir indemne des situations les plus critiques, saura-t-il s’échapper une fois de plus ?

    Avec ce deuxième tome  Andrzej Sapkowski devient incontestablement un grand auteur du genre Historique et Imaginaire et à n’en point douter, je le préfère dans le premier genre.  Sans compter que, dès l’instant où j’ai lu la mention des enlumineurs « Les Frères Limbourg »moi qui suit obsédé par leurs techniques, leurs arts, leurs vies d’artistes, leur histoire,  le roman pouvait bien parler de fientes médiévales polonaises comme de la pluie et du beau temps que j’aurais pris grant joie à lire ! Plus aucune objectivité…

    Plus sérieusement, le premier tome m’avait déjà conquis dès les premières pages ! Et tous les petits éléments concernant l’écriture, le rythme, les arcs et la mises en page que je considérais comme susceptible de déplaire aux lecteurs peut familiarisés  avec le genre sont mettent ici pleinement en valeur l’écriture de ce second opus avec lequel l’auteur prouve indéniablement et ce, avec de nombreux clins d’œils qu’il s’adresse à un public sensible à la période du Bas Moyen-âge et aux ar’s qui l’accompagne.Ce qui peut ne pas plaire à tout le monde…

    Et puis, chose méga appréciable, la dimension historique emprunte de magie et de folklore, ce qui n’est pas franchement commun. D’ailleurs, dans nombreuses librairies d’Angers, les livres ne se trouvaient pas dans le rayon fantasy mais romans historiques.  Dans le premier tome, j’avais un peu de mal avec l’approche de la magie que je considérais comme trop original. Alors que là, pas du tout, c’est tout l’inverse en étant en totale adéquation avec la dimension historique de l’histoire. Cela ressemble davantage à de la magie d’Alchimiste que du folklore lubrique païens même si, un certain personnage à la peau verte à l’odeur de fruit fait son apparition pour mon plus grand plaisir mais aucunement pour celui de Reynevan 🙂

    Tome III à paraître pour mai 2023 après quoi, j’en profiterai pour faire écrire une longue analyse  générale sur la trilogie.

    Au plaisir de lire

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 jour et 6 heures par R.Graymarch.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 jour et 5 heures par Dohaeris07.
    #185466
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    Anergique, de Célia Flaux

    Une aventure steampunk pour changer ! L’intrigue se situe en partie dans une Angleterre victorienne et en partie aux Indes. Le monde est divisé entre les Denas, qui produisent de l’énergie, et les Lynes, qui boivent cette énergie et peuvent s’en servir pour faire de la magie (genre recharger des lampes et créer des boules et boucliers d’énergie). Les Denas sont réputés faibles, malléables, à protéger par les Lynes, leur servant de réserve d’énergie à domicile, et ils sont donc assez en retrait dans la société. Bref, vous l’aurez compris : sous couvert d’aventure dans ce monde, le message est fort et on y lit une remise à plat des préjugés et discriminations. Cet aspect-là, même si un peu gros sabot parfois, est plutôt sympa, et dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé l’univers dans lequel nous place l’autrice.

    Là où le bât blesse, c’est que j’ai eu peu d’affect pour les personnages. Nous suivons Amiya, un Dena au passé traumatisant : il s’est fait violer dans son enfance (ie : une dame lui a volé toute son énergie de Dena). Depuis, il était anergique, il ne produisait pas d’énergie, et récemment, il s’est remis à produire de l’énergie, mais il est trop traumatisé pour la partager avec un Lyne. Dans le même temps, nous suivons Liliana, une Lyne d’une riche famille anglaise (*insérez problématiques de lutte des classes et racisme entre cet indien dena trauma pas très bien né et cette lyne rebelle de bonne famille dont le père est très à cheval sur les conventions sociales*), qui est également anergique (côté Lyne, ça se traduit globalement comme de l’anorexie, sauf que c’est l’énergie qu’elle ne boit pas et pas de la nourriture). Au début de l’histoire, un évènement va se produire qui va les rapprocher, et ils vont enquêter ensemble pour retrouver la violeuse d’Amiya qui a reparu et commet des meurtres en série. Sur le papier, ça pourrait hyper bien marcher, mais les deux personnages sont très unidimensionnels, et, alors qu’on est dans de la narration à la première personne, ils n’ont que très peu de profondeur émotionnelle. En plus, leur relation, qui mériterait pas mal d’approfondissement, est mise sous la forme d’un bizarre coup de foudre et basta. A aucun moment je n’ai « cru » aux personnages et donc je n’avais aucun intérêt pour leur histoire. Ajoutons à cela qu’en plus, leur enquête est pas passionnante (globalement, toutes les rencontres avec la tueuse qu’ils recherchent activement se font… parce que la tueuse est venue les voir… gros boulot d’enquête xD).

    Bref, un livre que je ne recommande pas spécialement malgré une sublime couverture ^^ Toutefois il est court et divertissant, ça se lit tout de même très bien. @jon avait plus aimé que moi d’ailleurs.

    ~~ Always ~~

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