Dothrakis

De La Garde de Nuit
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Les Dothrakis sont un peuple de fiers cavaliers nomades d'Essos vivant dans l'immense plaine connue sous le nom de mer Dothrak. Surnommés « les seigneurs du cheval », ils sont caractérisés par un teint cuivré, des yeux bridés et des cheveux tressés. Ils sont par ailleurs redoutés dans tout le continent pour leurs talents de guerriers et leurs expéditions de pillage. Le nom dothraki vient du verbe dothralat qui signifie « chevaucher, monter à cheval »[N 1].

Histoire

Les origines historiques du peuple des Dothrakis sont mal connues. Cependant, les noms de deux de leurs lieux sacrés, le Nombril du Monde et la Mère des Montagnes, semblent indiquer qu'ils sont originaires de l'actuelle région de Vaes Dothrak. Leur forte ressemblance physique avec les Lhazaréens semble suggérer une origine commune avec ce peuple pastoral du nord-est de la baie des Serfs[1].

Les premiers événements historiques liés à ce peuple sont liés à leurs expéditions de pillages à l'ouest de la mer Dothrak. En effet, il semblerait que les premiers raids aient commencé peu après la disparition de Valyria, au cours du Siècle de Sang (les cent ans séparant le Fléau de la Conquête), alors que la guerre entre Volantis et ses rivales parmi les autres cités libres font rage[2]. Les Dothrakis attaquèrent et détruisirent les cités-États du royaume de Sarnor[N 2]. C'est également à cette époque que se déroule la célèbre bataille des Trois Mille, qui oppose pour la première fois les Dothrakis aux garnisons mercenaires de Qohor[3]. Il est probable que les dragons des Possessions aient constitué un obstacle significatif à l'expansion des Dothrakis. Ceci est appuyé par certaines de nos connaissances sur leur culture qui montrent que les dragons ont une image très négative[4], renforcée par le prestige lié à la possession d'un arc en os de dragon[5]. Quoi qu'il en soit, ces invasions provoquent la ruine de la région située entre la forêt de Qohor et les sources de la Selhoru[2].

Organisation et mode de vie

Les Dothrakis sont organisés en hordes, appelées khalasars, qui sont menées par un khal. L’épouse du khal est nommée khaleesi, et son fils premier-né, héritier, le khalakka[1]. Le khal possède une garde d'élite d'hommes appelés sang-coureurs, qui ne sont pas seulement des gardes du corps, mais de véritables frères de sang avec lesquels il partage tout (sauf son cheval et, malgré les anciennes coutumes, son épouse) et qui le suivront dans la mort. Le khal peut désigner parmi ses guerriers des officiers appelés kos[6], à qui il pourra confier des commandements subalternes[7].

Ils vivent dans une immense prairie appelée la mer Dothrak mais n’hésitent pas à piller les régions voisines (dont Lhazar) et à vendre leurs habitants comme esclaves dans les cités de la baie des Serfs[8]. Lorsque qu'il se déplace, le khalasar est précédé d'éclaireurs, qui repèrent les pâtures, le gibier et les éventuels ennemis[9].

Les Dothrakis se réunissent pour les grands événements à Vaes Dothrak, leur cité sacrée, à l’ombre de la Mère des Montagnes, où il est interdit de porter les armes et de faire couler le sang. Vaes Dothrak est la résidence du dosh khaleen, un conseil formé d’anciennes khaleesis qui lisent les présages, qui constitue le pouvoir spirituel du peuple dothrak.

En matière de médecine, les Dothrakis connaissent deux sortes de guérisseurs : les femmes stériles, expertes en herbes, potions et sorts, et les esclaves eunuques, au crâne rasé, qui recousent les blessures et cautérisent les plaies par le feu[1].

En l'absence d'eau, les Dothrakis se nettoient avec du sable[10].

Ils affectionnent tout particulièrement la viande de cheval à laquelle ils prêtent de nombreuses vertus[11], et boivent un alcool à base de lait de jument fermenté[12], le kéfir[N 3].

Langue

Icone loupe.png Voir article détaillé : Dothraki (langue).

Coutumes et croyances

Les Dothrakis sont un peuple nomade, vivant donc beaucoup à l'air libre. De ce fait, ils estiment que tous les événements importants dans la vie d'un homme (naissance, mariage, accouplement, mort etc. ) doivent avoir lieu sous le ciel[13]. Ils voient d'ailleurs dans les étoiles, les âmes des preux défunts[14]. Ils n'ont pas les pudeurs de peuples plus urbanisés pour le sexe, ni de culpabilité liée à la notion de « péché » ; ainsi, ils peuvent s'accoupler dehors, au vu des autres membres du khalasar, sans honte ni gêne[13].

Ils pensent que toucher un mort porte malheur, sauf pour celui qui l'a tué[15], et que les hommes commettant des actes d'anthropophagie sont maudits[16]. Ils considèrent le chiffre treize comme néfaste[8].

Le cheval

En tant que peuple nomade se déplaçant à cheval, ce dernier est au centre de leur vie. Le cheval est donc leur principale divinité, mais la Lune et le Soleil font également partie de leur panthéon[4]. Les étoiles sont pour eux des chevaux de feu issus des âmes des défunts[14], galopant la nuit dans les prairies du firmament[12]. Ceux qui meurent avant d'avoir pu chevaucher sont condamnés à attendre une nouvelle renaissance sans pouvoir connaître le paradis des chevauchées célestes[17].

En conséquence, ils estiment qu'un homme digne de ce nom ne doit se déplacer qu'à cheval : être contraint à marcher est la pire des humiliations[11], et tomber de selle est le signe de la déchéance[18]. Les déplacements en chariot sont réservés aux femmes, aux eunuques, aux très jeunes enfants et aux vieillards[11]. Ils ne donnent pas de nom à leurs montures, trouvant cela trop « sentimental »[4].

Les eaux salées

En rapport avec ce lien privilégié avec le cheval, les Dothrakis craignent toutes les eaux qui ne sont pas consommées par leurs montures. De ce fait, ils ont une phobie culturelle des eaux maritimes qu'ils refusent de franchir. Ils se méfient par extension de tous ceux qui se déplacent sur les mers, et n'abordent les marins qu'avec la plus grande méfiance[19][3].

Le khal

En tant que chefs militaires, les khals dothraks sont les personnages clefs de chaque khalasar. Un grand nombre de coutumes leurs sont donc liées.

Naissance

Lorsqu'une khaleesi est enceinte, elle se présente de nuit devant le dosh khaleen et l'ensemble du khalasar de son mari. Là, elle doit dévorer le cœur cru d'un étalon sauvage tout juste abattu (avec des couteaux de pierre, les armes en métal étant interdites à Vaes Dothrak) uniquement à l'aide de ses dents et de ses mains nues. Si elle y parvient, cette nourriture rendra son fils fort, rapide et intrépide. Elle s'écrie alors « Khalakka dothrae mr'anha ! », ce qui signifie « Un prince chevauche en mon sein ! ». Et les veuves du dosh kaleen répondent « Khalakka dothrae ! Rakh ! Rakh haj ! » (« Le prince chevauche ! Un mâle ! Un solide mâle ! »). Mais si elle échoue, alors son enfant risque d'être mort-né, faible, infirme, ou femelle.

Puis des herbes sèches et parfumées sont brûlées, et la plus ancienne du dosh kaleen lit l'avenir de l'enfant à naître dans la fumée qui s'élève vers les étoiles. La future mère révèle alors le nom de son enfant. Ensuite, toute l'assistance se rend sur la rive d'un lac appelé le Nombril du Monde, le dosh kaleen en tête. Là, la khaleesi se dévêt et se purifie, elle et son enfant, dans les eaux du lac. Enfin, elle est séchée et habillée, et tous se rendent dans la demeure de son khal pour un grand festin[12].

Mariage

Le mariage d'un khal est célébré devant tout le khalasar assemblé. Un gigantesque festin est servi à tous, du lever au coucher du soleil. Le khal et la future khaleesi y participent aux places d'honneur, entourés des sang-coureurs du khal et des invités. Des duels à mort ponctuent la journée (un mariage sans au moins trois duels est considéré comme mal vu par les dieux). Au coucher du soleil, la promise reçoit des cadeaux des invités. Les sang-coureurs de son mari doivent rituellement lui offrir des armes, qu'elle est censée refuser, n'étant qu'une faible femme, et remettre à son mari (qui reçoit ainsi également des cadeaux). Enfin, le khal offre un ultime cadeau à son épouse, avant de consommer l'union. La nouvelle khaleesi doit ensuite être présentée au dosh khaleen, à Vaes Dothrak[13].

Dans les anciennes coutumes, le khal partage tout avec ses sang-coureurs, y compris son épouse, mais à l'exception de sa monture. Cette coutume est cependant en voie de disparition.

Mort

Lorsqu'un khal meurt, son corps est placé sur un grand bûcher funéraire, avec ses possessions personnelles, et sur lequel est égorgée sa monture, afin que tous deux soient ensemble dans les prairies célestes. Puis ses sang-coureurs attendent la nuit et guettent la première étoile, qui représente le défunt commençant sa chevauchée. Plus grande est la renommée du khal et plus brillante l'étoile[6]. Alors le brasier est allumé. Une fois le corps consumé, les sang-coureurs escortent la khaleesi veuve jusqu'au dosh khaleen[18], puis ils vont éventuellement venger leur khal en tuant son meurtrier. Enfin, leur devoir accompli, ils mettent fin à leurs jours pour aller chevaucher tous ensemble pour l'éternité[11].

Guerre

L'arme favorite des Dothrakis est l'arakh, à mi-chemin entre l’épée et la faux, mais ce sont également d'excellents archers (ils savent travailler les os de dragon pour faire les meilleurs arcs connus[5] et sont capables de décocher des flèches avec une grande précision tout en chevauchant), et, bien sûr, des cavaliers hors pair. Ils utilisent également le fouet. Ils ne portent pas d'armure, seuls les lâches se couvrant de fer au combat[1].

Les compétences martiales des guerriers dothraks sont supérieures à celles de bien des combattants d'autres armées, qui ne sont en général que des conscrits rassemblés autour d'un noyau dur de combattants de métier. Cette grande efficacité au combat allié à leur nombre fait d'eux des ennemis redoutables lors de batailles en terrain découvert, puisqu'ils peuvent aisément déborder et harceler les lignes de leurs adversaires grâce à leur mobilité. Cependant, face à une infanterie disciplinée et bien entrainée, leurs techniques de combat atteignent leurs limites[3]. De plus, leur mépris pour la guerre de siège, leur phobie de la mer (voir ci-dessus « Les eaux salées ») et leur code de l'honneur qui les pousse à chercher le combat à tout prix, constituent d'autres freins à la menace qu'ils sont susceptible de faire peser[N 4][11]. Enfin, leur intérêt peut les pousser à épargner des cités vulnérables, mais dont les notables leur paient tribut (sous forme de cadeaux et de festins), et qui par ailleurs leur permettent d'écouler les masses d'esclaves et de butin que leurs pillages leur ont procurées ; c'est notamment le cas de Myr, Norvos, Pentos[20] et Astapor[21].

Les Dothrakis ont pour coutume d’attacher une clochette dans leur chevelure pour chaque victoire remportée. En revanche, ils se rasent la tête après toute défaite. Si un khal en vainc un autre, il ajoute les clochettes du vaincu aux siennes[1].

Après une bataille, des hommes armés de lourdes haches, nommés jaqqa rhan, décapitent morts et blessés pour dresser des pyramides de têtes en l'honneur du vainqueur[1].

Notes et références

Notes

  1. Cette information n'est pas issue des romans, mais du travail effectué par le linguiste David J. Petersen pour la série télévisée. L'ensemble des apports de monsieur Petersen à la langue dothraki ayant eu l'aval de George R. R. Martin, elle peut être considérée comme canon (cf. Site de la LCS).
  2. Ces informations sont issues de l'application George R. R. Martin’s A World of Ice and Fire – A Game of Thrones Guide pour iPhone, iPad et Android et créée en partie par Ran et Linda, administrateurs de Westeros.org et co-auteurs avec George R.R. Martin de l'encyclopédie Les origines de la saga.
  3. Ce breuvage existe bel et bien (cf. kéfir sur fr.wikipedia.org).
  4. Sur les valeurs comparées des Dothrakis et des forces de Westeros en cas d'affrontement, voir la conversation entre Daenerys et ser Jorah Mormont (cf. A Game of Thrones, Chapitre 37, Daenerys).

Références