Pentos

De La Garde de Nuit
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Pentos
Informations
V.O. Pentos
Nature ville
Localisation
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Pentos est l'une des plus peuplées des neuf cités libres. Elle est située dans la baie de Pentos, au nord de Tyrosh et de Myr et au sud de Braavos, sur la côte occidentale d'Essos[1]. Elle est proche de Port-Réal, et des navires marchands relient les deux cités quotidiennement[2]. Contrairement à Myr, Lys et Volantis, Pentos ne connaît pas de chaleurs constantes ; à l'approche de l'hiver, la température baisse considérablement et les feuilles des arbres tombent[3][4]. Les habitants de Pentos sont nommés les Pentoshis[N 1].

Histoire[modifier]

Comme la plupart des autres cités libres, Pentos est une ancienne colonie marchande valyrienne fondée lors de l’expansion des Possessions, bien que le chroniqueur pentoshi Gessio Haratis, dans son ouvrage Avant les Dragons, affirme qu'elle existait avant l'arrivée des Valyriens sur les côtes[5][6]. Elle commerce très tôt avec Westeros (y compris avec les sauvageons de Durlieu avant sa ruine[7]). Une cinquantaine d'années après le Fléau de Valyria, au cours du Siècle de Sang, elle s'allie avec Tyrosh et le roi de l'Orage contre Volantis, qui a déjà annexé Lys et Myr. Volantis finit par s'écrouler après un siècle de conflit[8].

Au tout début du second siècle après la Conquête, le prince Daemon Targaryen visite plusieurs fois la cité et s'y lie d'amitié avec de nombreuses personnalités importantes. En l'an 116, il séjourne à Pentos avec son épouse, Laena Velaryon, qui y donne naissance à deux filles jumelles, Baela et Rhaena. Quelques années plus tard, lors de la Danse des Dragons, en l'an 129, le prince Jacaerys Velaryon demande au prince de Pentos de prendre comme pupilles ses jeunes demi-frères Aegon et Viserys, afin de les mettre à l'abri durant le conflit qui oppose leur mère Rhaenyra à Aegon II Targaryen. Le prince de Pentos consent mais le navire qui devait mener les deux jeunes princes à bon port est arraisonné par la flotte du royaume des Trois Filles[9]. Pentos s'alliera ensuite brièvement avec Braavos et Lorath pour mettre fin à la Triarchie[10].

Durant plus d'un siècle, des guerres virent Pentos et Braavos s'affronter sur la question de l'esclavage et du contrôle des terres et mers les séparant. Vers l'an 200, après une nouvelle défaite de la ville, le prince Nevio Narratys réussit à convaincre les magistrats de proposer la paix et de signer l'accord instituant l'abolition de l'esclavage et, par conséquent, de la traite[11][2].

Vers l'an 280, le Trésor, une galéasse marchande braavienne, fit escale à Pentos de retour de la mer de Jade. Une épidémie de peste grise s'étant déclarée à bord, les rameurs sont rapidement mis à mort et le navire incendié à l'ancre. Toutefois, les rats réussissent à le quitter et provoquent une épidémie qui fait deux mille morts avant de s'éteindre[4].

Description[modifier]

Port commercial important, Pentos est bâtie de maisons aux toits tuilés serrées autour de l'anse du port. Celle-ci est sillonnée par les bateaux de pêche, et les vaisseaux plus importants stationnent le long de la côte. La cité compte un imposant temple rouge[11] dédié à R'hllor[12][11]. Ce dernier semble figurer sur les pièces de monnaie de la ville[13]. Cernée de remparts flanqués de tours carrées de briques, la cité s'ouvre sur les Basses Landes par la porte du Levant, laquelle donne sur l'ancienne route valyrienne se dirigeant vers l'orient et les cités de Ghoyan Drohe, Norvos et Qohor[14][12]. Son influence s’étend sur tout l’arrière-pays, des collines de Velours et la petite Rhoyne à la mer, incluant une grande partie d’Andalos[2].

Les plus riches demeures sont pourvues de hautes murailles de briques[3][12] surmontées de piques en fer, et de nombreuses tours; elles peuvent dominer la baie. Leur intérieur est luxueux : les murs sont ornés de mosaïques, les portes en arceaux sont décorées de palmes sculptées dans la pierre et les galeries, ainsi que les cours dallées, comprennent des colonnades. Elles peuvent comporter de vastes caves de pierre aux plafonds voûtés, abritant de grandes quantités de vin et de bière. Le mobilier est raffiné : tapis de Myr, literie en plumes d'oie, coffres de cèdres marquetés de lapis-lazuli et de nacre, banquettes rembourrées, coussins moelleux... Les jardins abritent des arbres fruitiers, des potagers et des fontaines aux bassins en marbre[12][3][4].

Institutions[modifier]

Durant l’époque valyrienne, la ville était dirigée par un prince, choisi parmi les seigneurs Dragons (exclusivement des hommes) et nommé à vie. À sa mort, un prince d’une autre famille lui succédait. Au cours des siècles, le pouvoir des princes pentoshis s’éroda lentement au profit des magistrats qui forment son conseil, et cette charge est désormais purement honorifique. Le prince officie lors des différentes cérémonies et bals de la ville, précédé de trois hérauts qui portent la balance d'or du commerce, l'épée de fer de la guerre et le fléau d'argent de la justice.

Chaque année le prince doit effectuer un ancien rituel (remontant probablement à la période pré-valyrienne de la ville) censé apporter prospérité à la cité, en déflorant deux jouvencelles : la vierge des champs et la vierge des mers, symboles des deux sources de la richesse de la ville.

Le statut du prince est très précaire puisqu'en cas de défaite à la guerre ou de mauvaise récolte, il est sacrifié aux dieux et sa gorge est tranchée. Il est ensuite remplacé par un nouveau prince choisi parmi les grandes familles de Pentos. Dans sa jeunesse, le prince en Guenilles fut choisi pour devenir le nouveau prince de Pentos mais il s’enfuit et intégra une compagnie de mercenaires[11][2].

Économie[modifier]

Pentos est un port commercial important qui a des relations avec de nombreux ports d'Essos ( l'ensemble des cités libres et Port-Ibben ), de Westeros, y compris Fort-Levant[15], et des Îles d’Été. Sa prospérité vient également des Basses Landes, situées à l'est de ses murailles, et riches en vergers, fermes et mines exploitées par des serfs pour les riches pentoshis[14]. Nombre de notables sont des négociants enrichis par le commerce d'épices et autres denrées précieuses[12]. Des caravanes en provenance de Pentos sillonnent d'ailleurs le continent est pour aller échanger des biens à Vaes Dothrak[16].

La cité est réputée pour sa production de vins pâles ambrés[3].

Société[modifier]

Même si l'esclavage reste toujours proscrit[12], de nombreux navires pentoshis contournent l’interdiction en naviguant sous bannière lysienne ou myrienne, alors qu'en ville des milliers de serviteurs sont contraints au service à vie pour dette[2][N 2]. De même, les notables emploient des Immaculés pour garder leurs demeures, et leur domesticité comprend des esclaves - parfois offerts par les Dothrakis - , notamment des esclaves de lit, souvent en provenance de Lys[12][3][14][17]. De plus, les Basses Landes, l'arrière-pays de la cité comprenant mines et terres cultivées, sont exploitées par une population servile[4].

L’accord de paix négocié avec Braavos stipulait également l’interdiction de recourir au mercenariat, d’entretenir une armée autre que le guet de la ville et de maintenir plus de vingt navires de guerre. Pour cette raison, Pentos, moins belliqueuse que ses voisines, est souvent perçue comme la plus vulnérable des cités libres[2]. Ces conditions sont parfois contournées puisqu'en cas de menace, les édiles font appel aux épées-louées et aux spadassins[18]. Certains d'entre eux sont d’ailleurs originaires de la cité[12]. Comme Myr et Norvos, Pentos parvient à éviter les raids des Dothrakis en payant un tribut aux khals de passage. Ces derniers se voient parfois offrir de somptueuses demeures par les patrices pour prévenir leurs incursions et sont traités comme des hôtes de marque, susceptibles d'être reçus et d'accueillir les personnages les plus prestigieux de passage dans la cité[12][14][2].

Les notables revendiquent l’héritage culturel valyrien, cela se manifeste notamment par la représentation de l'histoire glorieuse du défunt empire dans certaines œuvres d'art[12].

La religion dominante de la cité semble être le culte de R'hllor[12][11]. Les pièces de monnaies pentoshies semblent d'ailleurs frappées de son image[13].

Les Pentoshis, à l'instar des Tyroshis, ont pour coutume de porter des barbes fourchues, colorées à l'aide de diverses teintures vives[12]. Comme les Braaviens ou les Myriens, ils sont férus de musique[19].

Pentos dans la saga[modifier]

Avant AGOT[modifier]

Pentos connaît une épidémie de peste grise propagée par des rats en provenance d'un navire braavien de retour de la mer de Jade. L'épouse de maître Illyrio Mopatis, Serra, trouve la mort à cette occasion[4].

Dans AGOT[modifier]

Dans l'attente de son mariage avec Daenerys Targaryen, Khal Drogo campe devant la cité avec son khalasar de quarante mille Dothrakis. Leur présence alarme la population, et les édiles sont tenus de doubler les postes de garde en engageant mercenaires et spadassins. Les noces, organisées par le riche magistrat Illyrio Mopatis, ont lieu devant les murs de la ville, au milieu du khalasar au grand complet et de prestigieux invités[18].

Dans ACOK[modifier]

Arstan Barbe-Blanche et Belwas appareillent depuis la ville en direction de la Nouvelle-Ghis, puis de Qarth[20] avec trois navires, pour y ramener Daenerys et son khalasar[21].

Dans ASOS[modifier]

Daenerys embarque pour Pentos à bord du Balerion avec sa suite. Ser Jorah Mormont la convainc de détourner les navires et de faire voile vers Astapor[22].

Dans ADWD[modifier]

Tyrion Lannister arrive dans la ville, caché dans un tonneau. Il est accueilli dans la demeure d'Illyrio Mopatis[11].

Pyat Pree fait voile vers Pentos, qu'il croit être la destination de Daenerys, en compagnie de trois autres Conjurateurs[23].

Une galère de commerce de Pentos faisant escale à Fort-Levant est réquisitionnée par la Garde de Nuit pour porter secours aux sauvageons qui ont suivi la mère Taupe jusqu'à Durlieu[15].

À Meereen, le Prince en Guenilles cherche à obtenir la conquête de Pentos pour prix de ses services : il propose d'abord à la reine Daenerys son ralliement en échange, mais sans succès[24]. Il fait la même proposition au prince de Dorne Quentyn Martell en contrepartie de son aide pour voler les dragons[25].

Voir aussi[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. . On peut donc supposer que la langue parlée à Pentos est le pentoshi.
  2. Ces "ilotes", ni citoyens ni esclaves, sont sans doute inspirés des ilotes, serfs de la cité de Sparte.

Références[modifier]