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  • Ce sujet contient 567 réponses, 77 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Wylla, le il y a 2 jours et 5 heures.
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  • #178112
    Jon
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    AnasterryAnasterry, premier tome des Rhéteurs, de Isabelle Bauthian.
    J’avais déjà lu (et beaucoup aimé) Grish-Mère, deuxième tome de la série, et quand j’avais découvert cette erreur horrible, tout le monde (y compris Bauthian) m’a dit que c’était pas grave, que les deux étaient indépendants, que ça ne posait pas de problème… Mensonges ! Car si en effet, Grish-Mère peut se lire et se comprendre sans avoir lu Anasterry, lire le premier après le deuxième est quand même fort embêtant à mon sens, vu que deux des personnages principaux d’Anasterry sont présents dans Grish-Mère… Ce qui fait qu’on connait, au moins à grosses mailles, des éléments de leur destin, dont la résolution d’un triangle amoureux qui n’est conclus que dans l’épilogue d’Anasterry ! Du coup ça m’a quand même pas mal dérangé, et je pense que ça a nui à mon implication émotionnelle dans les personnages :/
    Malgré ça, c’était quand même très bien 🙂 L’écriture de Bauthian est vraiment agréable, son univers est intéressant, avec différentes couronnes rassemblées mais ayant chacune ses caractéristiques propres. On sent bien l’autrice de L’esprit critique, c’est marrant, avec une focalisation sur les débats, les techniques oratoires ^^ L’intrigue en elle-même n’est pas des plus passionnantes, et on devine plusieurs retournements en amont – il y a en particulière un passage que j’ai trouvé un peu lent… C’est presque plus tout ce qui l’entoure qui est le plus intéressant 😀
    J’ai quand même hâte de lire les prochains tomes 🙂

    The Memory of SoulsThe Memory of Souls, troisième tome de A Chorus of Dragons, de Jenn Lyons. J’avais adoré les deux premiers tomes, on retrouve ici les personnages qui continuent à évoluer dans cet univers épique. J’avoue que j’ai été un peu moins emballé par ce troisième tome. On reste sur une lecture très très agréable, l’écriture est vraiment fluide, avec un mélange de palpitant et d’humour, mais j’ai trouvé l’intrigue un peu plus brouillée sur ce tome, les objectifs des personnages peu clairs et pas toujours en phase avec les enjeux globaux, et beaucoup de péripéties intermédiaires qui, bien que très agréable à lire, paraissent au final un peu vaines une fois le livre regardé dans son entièreté. Ce qui ne fera pas sortir cette série de sa place de « meilleure série que j’aie lue depuis fort longtemps », et qui ne m’empêchera pas de me jeter sur le tome 4 incessamment sous peu 😀

    #178292
    Obsidienne
    • Exterminateur de Sauvageons
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      Je n’aurais pas pensé à vous parler de ce livre sans l’article de Babar sur le système d’écriture de Feu et Sang et la façon dont on écrit l’histoire .
    Ce livre est en deux parties : d’une part  le récit de Dumas, datant de 1832, d’autre part la comparaison avec la réalité du terrain datant de l’édition du bouquin, en 1980.
    Dumas agit parfois comme un vrai reporter en particulier sur les premières ascensions du Mont Blanc ( on se demande comment les « alpinistes » d’alors ont résisté sans autre équipement que des guêtres sur leurs gros souliers, un piolet, un quinon de pain – et de la gnôle ! ) mais la deuxième partie rectifie certains pans du récit !
    On y compare aussi la réalité géographique du début du XIX° et de la fin du XX° siècle ce qui, vu de notre XXI° siècle déjà bien entamé, ne manque pas d’intérêt !

    "Vé ! " (Frédéric Mistral, 1830-1914)
    " Ouinshinshoin, ouinshinshishoin " ( Donald Duck, 1934)

    #178491
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Magie vaudou par MastertonBonjour à tous,

    Le week-end dernier, j’ai trié ma bibliothèque, l’occasion de dépoussiérer mes vieux Chair de Poule, Peur bleue et Fleuve Noir et Pocket Terreur. Prise de nostalgie, je me suis lancée dans la relecture d’une saga de Graham Masterton que je me souviens avoir beaucoup aimé : Jim Rook.

    En commençant par le tome 1, Magie Vaudou, je me suis décidée à relire les 6 tomes dans la saison. Je vais commencé par le résumé :

    Nous suivons Jim Rook, enseignant en littérature dans un lycée et responsable d’une classe en particulier : la Spéciale II, une classe qui réunit les cas désespérés, les dyslexiques, les étrangers, les cas sociaux, etc. Il aime son travail, même si à 37 ans, il se sent un peu seul. Tout bascule après le meurtre d’un de ses élèves de 112 coups de couteau au lycée par un homme habillé de noir et portant un grand chapeau et que Jim semble être le seul à avoir vu. Après une série d’étranges rencontres, Jim se rend compte que son élève à été tué par La Fumée, une sorte de punition créée par magie vaudou. Etant le seul à pouvoir voir l’esprit de l’homme responsable de ce massacre, Jim décide d’arrêter le coupable avant qu’il ne prenne un autre de ses gamins pour cible.

    Ce n’est pas la première fois que je relis un livre que j’ai lu il y a plusieurs années et que je me rends compte que les souvenirs, et bien, ça déforme pas mal la réalité (voir la lecture commune d’Ewilan). Ou alors je me rends compte aujourd’hui de certaines choses qui me passaient au-dessus de la tête il y a 20 ans, c’est possible aussi.

    L’histoire est plaisante, un peu comme un épisode de Buffy, 256 pages qui se lisent rapidement. Par contre, aujourd’hui, je sens que l’auteur ne s’est pas foulé pour la rédaction. Facilités scénaristiques, décisions idiotes et parfois limite morales, j’ai froncé le nez régulièrement. Décrit comme un homme intelligent (ça, pour citer du Keats ou du Malcom X, il est très doué), Jim Rook prend pourtant des décisions très connes (comme gueuler sur un homme visible seulement par lui au milieu de sa classe et passer pour un fou) et même terriblement stupides (il a un sac poubelle plein de poudre qui peut rendre visible un esprit invisible et il en jette les 9/10 à la mer avant de s’en souvenir – du coup il lui reste l’équivalent d’un verre d’eau).

    Le pire et je pense que je dois spoiler parce que c’est presque un warning

    Spoiler:
    il entre en possession d’une poudre-souvenir, une poudre que l’on peut faire respirer à quelqu’un pour lui implanter un faux souvenir, un souvenir qui semblera si vivant que même un détecteur de mensonge ne pourrait pas faire la différence. Il décide de l’essayer sur lui d’abord (déjà c’est con) et de se donner comme souvenir qu’une de ses collègues pour qui il a le béguin lui a déclaré son amour et l’a embrassé (très con) le tout sans noter sur une feuille « le souvenir de Susan qui t’embrasse et se déclare est bidon » pour ne pas passer pour un pervers quand il la reverra (très très con). Donc, après il pense que ça n’a pas marché et embrasse le lendemain la nana en l’appelant ma chérie devant tout le monde comme s’ils étaient en couple (toujours con).

    Le pire, c’est qu’à la fin, il se souvient qu’il s’est implanté ce souvenir tout en sentant le souvenir toujours aussi vivace dans son esprit et décide de faire respirer la poudre à la fille pour qu’elle se souvienne qu’elle l’aime aussi. INSANE ! c’est de la coercition et du viol ! Il lui enlève son libre-arbitre. C’est impardonnable.

    Je comprends pas comment ils ont pu laisser passer ça, que ce soit l’éditeur ou l’auteur. C’est vraiment un très mauvais exemple à montrer aux adolescents. Le gars est une figure d’autorité et presque paternelle pour les ados de la Spéciale II et pour les lecteurs et il fait ça ! Le truc le pire que tu puisses faire à un être humain.

    Comme je suis masochiste, je vais lire au moins les tomes 2 et 3 (Magie indienne et Magie maya) parce que tout de même, ça parle (très en surface quand même) de différentes magies à chaque tome et je n’ai aucun souvenir de ces deux-là.

    Quelqu’un a-t-il aussi fait l’expérience d’un livre apprécié il y a longtemps qui une fois relu, est beaucoup moins apprécié voire détesté ?

    MELT527
    La lecture est une invitation à l'oisiveté ; l'oisiveté, la mère de tous les vices. Donc, la lecture est un vice. J'étais très vicieux. Robert Brisebois

    #178502
    DNDM
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    C’est malheureusement assez courant, la société évolue, les livres et films de notre jeunesse restent bloqués à leur époque. Ceux qui transcendent le temps sont rares.

    Et nous aussi on évolue. On se détesterait probablement si on rencontrait notre alter ego de 1996. 😉

    Et outre l’aspect sociétal, lors d’une relecture on voit davantage les ficelles, alors que lors d’une première lecture on est souvent tellement focalisé sur l’intrigue que les faiblesses d’écriture passent sans problème.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 5 jours par DNDM.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #178506
    MELT527
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    lors d’une relecture on voit davantage les ficelles, alors que lors d’une première lecture on est souvent tellement focalisé sur l’intrigue que les faiblesses d’écriture passent sans problème

    Très vrai. Dans ce cas, doit-on en conclure que nous devrions proscrire les relectures pour ne garder que de bons souvenirs ? Ou les encourager pour mettre en lumière le chemin parcouru par notre psyché ?

    Autant avec Ewilan, je continue à voir les grandes qualités de l’auteur et l’impact positif que ce genre de lecture peut avoir sur les jeunes esprits, autant ces romans écrits au kilomètre sans travail poussé ou réflexion sur les tenants et les aboutissants me défrisent.

    Seul avantage, après relecture, il finiront dans mon panier de vente et laisseront une place pour de nouvelles découvertes !

     

    Sleepy Hollow par LerangisEt toujours dans le but de vider mes étagères d’il y a 20 ans, je viens de terminer Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête de Peter Lerangis.

    C’est une novellisation du film de Tim Burton avec Johnny Depp et Cristina Ricci, je ne vous ferais donc pas l’affront de résumer le livre. L’originalité tient surtout du fait qu’après le roman, il y a la nouvelle à l’origine du film, qui n’a presque rien à voir avec le film au final dans son ton et la caractérisation des personnages mais c’est intéressant de voir d’où l’idée est partie.

    Le roman, assez court, est scène par scène le film, aucun écart ou développement qui ne serait pas dans le film, sauf pour le point de vue d’Ichabod Crane, parce qu’on a accès à ses pensées mais cela reste très proche du film.

    J’ai bien aimé le livre, cela m’a surtout donné envie de revoir le film et à chaque fois, je souriais en imaginant Johnny Depp dans les scènes. Une bonne expérience dans l’ensemble, je ne pense pas avoir déjà lu des novellisations d’œuvres visuelles, si vous en avez à me recommander, je suis preneuse.

    MELT527
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    #178765
    Yoda Bor
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    2016 – Roman court : Binti par Nnedi Okorafor

    La traduction vient d’être publiée chez ActuSF en fin de mois dernier en regroupant les 3 nouvelles, dont la première avait reçu le prix.
    C’est de la SF assez simple, sans doute plutôt tournée adolescent, avec une héroïne jeune.
    A ce niveau là, ce n’est pas révolutionnaire, même si le rapport humains et méduses m’a bien bien plu. Mais si le roman démarre très vite, il s’enlise aussi assez vite et ne tourne qu’autour de deux personnages et on ignore à peu près tout de l’un d’entre eux.

    C’est bien plus intéressant d’un point de vue culturel, même si je n’emploie sans doute pas le bon mot.
    L’écrivaine est d’origine nigériane, son héroïne est Himba (pas compris pourquoi ça a été traduit Hambi en français) et c’est sur tout l’aspect des différences culturelles, de la volonté de Binti de trouver une vie en dehors de son peuple sans renier ses origines, du regard que les autres lui porte, que ce livre est vraiment intéressant.

    J’ai lu le tome 2 et j’y trouve exactement les mêmes défauts et les mêmes qualités qu’au premier tome. Du coup je suppose que si vous avez aimé le premier, vous aimerez celui-là, et que sinon, ce n’est pas la peine d’insister.
    C’est la suite directe du tome 1, et ça gère donc les conséquences du retour de Binti parmi son peuple, qui en son absence pendant qu’elle était dans le désert, a subi les attaques des Koushs qui sont à la recherche de son pote méduse.
    C’est ultra intéressant d’un point de vue culturel, avec cette héroïne qui continue à devoir vivre sur plusieurs cultures à la fois (et on lui en rajoute encore dans ce tome d’ailleurs) et gérer des traditions qui rentrent parfois en conflit. Et Mwinyi est chou.
    Mais l’histoire est giga confuse, on comprend pas toujours ce qu’il se passe, le début est une succession de phases où Binti fait des arborescences mathématiques sans arrêt parce qu’elle a peur et c’est très long. Et puis tous les trucs un peu choquants qui lui permettent d’avancer finissent par se résoudre très facilement, c’est un peu décevant et la conclusion d’ne des intrigues tombe tellement à plat qu’elle même le dit.

    Qu’as-tu apporté depuis que tu es revenue sur Terre, Binti ?

    Arys du Rouvre 💜

    #178879
    DNDM
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    Bon, ça fait un mois que je suis sur « Le Dalhia noir  » de James Ellroy, j’ai pas du dépasser les 50 premières pages et j’ai aucune envie d’aller plus loin (j’accroche à rien, ni l’univers Los Angeles – flics story – Boxe, ni la narration, ni le style d’écriture), on est d’accord que ça vaut pas le coup que je m’obstine?

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #178880
    R.Graymarch
    • Vervoyant
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    Ah, j’ai beaucoup aimé mais c’est particulier (et coeur sur Le grand nulle part qui est le suivant). Le truc c’est qu’à mi-chemin, on s’éloigne totalement de l’enquête pour aller vers les démons de l’un des deux (ice ou fire, je ne sais plus… quasi a song^^).

    Mais si t’as pas « croché » jusqu’ici, je ne sais pas si Ellroy est pour toi car c’est toujours comme ça dans le LA quartet (White jazz est quasi illisible pour moi)

    Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
    MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
    DOH. #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais

    #178887
    DNDM
    • Fléau des Autres
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    (ice ou fire, je ne sais plus… quasi a song^^)

    Haha oui, c’est bien le seul truc qui m’a fait marrer jusqu’à maintenant ^^

    Sinon je sais pas si c’est pas pour moi ou pas le moment, mais je laisse ça de côté pour l’instant, j’y reviendrai peut-être un jour…

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #178905
    JN
    • Terreur des Spectres
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    Bon, ça fait un mois que je suis sur « Le Dalhia noir » de James Ellroy, j’ai pas du dépasser les 50 premières pages et j’ai aucune envie d’aller plus loin (j’accroche à rien, ni l’univers Los Angeles – flics story – Boxe, ni la narration, ni le style d’écriture), on est d’accord que ça vaut pas le coup que je m’obstine?

    C’est très particulier et on est à fond dans le roman noir morbide et crasseux; la plupart des personnages sont détestables (je n’ai eu de l’empathie que pour Bucky et Kay, bien qu’ils soient loin d’être parfaits mais ils restent attachants) et les événements sont souvent frustrants, pessimistes, dérangeants. L’intérêt passe par le style, la narration et une sorte de fascination un peu morbide je pense. Si tu ne te retrouve pas là-dedans, ça ne vaut sans doute pas la peine.

    Une envie spécifique de découvrir Ellroy et/ou ce classique, ou tu voulais juste te lancer dans un polar?

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #178925
    DNDM
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    Une envie spécifique de découvrir Ellroy et/ou ce classique, ou tu voulais juste te lancer dans un polar?

    J’avais récupéré le bouquin dans une boite à livres et je l’ai embarqué pour un road trip en pensant le terminer rapidement et l’abandonner quelque part. ^^

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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    #178932
    JN
    • Terreur des Spectres
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    J’avais récupéré le bouquin dans une boite à livres et je l’ai embarqué pour un road trip en pensant le terminer rapidement et l’abandonner quelque part. ^^

    M’est avis que tu n’aimeras pas la suite alors, surtout que c’est un gros pavé si je me souviens bien (ça fait 3 ans que je l’ai lu donc mon souvenir n’est pas tout frais).

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #179264
    Nymphadora
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    Note de modération : j’ai déplacé les derniers messages de la discussion dans un topic dédié à Agatha Christie.

    J’ai lu récemment The Atlas Six, d’Olivia Blake. Il s’agit du premier tome d’une saga d’un genre que l’on qualifie apparemment de « Dark Académie ». La librairie d’Alexandrie n’a pas brûlé : elle a été, dans le plus grand secret, déplacée pour mettre à l’abri les connaissances loin des regards indiscrets, et, tous les dix ans, six magiciens d’exception – beaux, glamours et mystérieux – sont amenés à suivre un cursus de magie avancée pour devenir les curateurs de la librairie. A la fin, il n’en restera que cinq…

    Vous trouvez qu’on dirait le pitch d’une série Netflix ? Moi en tous cas, j’ai eu cette impression pendant tout le début de ma lecture, et j’avoue que ça m’a énormément diverti xD Les personnages sont assez complexes, chacun son petit secret un peu dark, ils sont sexys, ils sont brillants… Il y a trois filles, trois mecs, et un paquet de possibilités… C’est un peu too much, mais diablement efficace.

    Puis, vers le milieu du livre, j’avoue avoir commencé à trouver que le livre se perdait. Parce que, voyez-vous, nos érudits étudient la magie, mais pas façon Harry Potter… nan ils sont des scientifiques de la magie, ils cherchent à relier magie et particules élémentaires, à base de théorie de la relativité et physique quantique, on parle métaphysique et philosophie de la magie… Et là, je crois que c’était trop, même pour moi ^^ J’ai eu l’impression que l’autrice délayait avec sa pseudo-science sans faire avancer un brin son intrigue, c’était loooong. Puis arrive un twist de fin, parce qu’il en fallait bien un, mais il tombe totalement de nulle part et m’a prodigieusement déçue.

    Bref, une lecture en demi-teinte, qui m’aura beaucoup amusée au début, mais m’aura complètement perdue à la fin. Je recommande pas forcément. (Si vous voulez taper dans la Dark Académie, perso, j’avais préféré Ninth House de Leigh Bardugo.)

    ~~ Always ~~

    #179278
    MELT527
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    Si vous voulez taper dans la Dark Académie, perso, j’avais préféré Ninth House de Leigh Bardugo.

    Je n’ai pas lu beaucoup de Dark Académie, mais en plus de La neuvième maison j’ai sur ma liste Education meurtrière tome 1 de Naomi Novik et Vita nostra livre 1 de Marina et Sergueï Diatchenko. J’en ai entendu beaucoup de bien (beaucoup et partout) et c’est pile dans le thème.

     

    L'été de la sorcière par NashikiDe mon côté, j’ai lu Un été de sorcière de Kaho Nashiki, qui n’a rien à voir. Une lecture de saison pour le Pumpkin Autmun Challenge sur la famille, la transmission et les plaisirs non coupables.

    C’est une histoire assez courte sur une jeune adolescente japonaise de 15 ans Mai, qui apprend le décès de sa grand-mère d’origine anglaise. La quasi-totalité du roman se concentre sur un flashback des quelques semaines que Mai a passé avec sa grand-mère l’année où elle entrait au collège (vers 12 ans donc) et avait développé une très grosse anxiété à l’idée d’aller à l’école (elle se faisait tourmenter par ses camarades à cause de son 1/4 de sang non japonais). Plutôt que de l’obliger à retourner en cours, ses parents l’envoient chez sa grand-mère pour prendre l’air à la campagne et en espérant que la grand-mère puisse aider Mai avec ses problèmes.

    Comme je le dis c’est très court et très japonais, donc il y a sans doute des choses qui me sont passé au-dessus de la tête mais c’était léger (malgré le deuil) et poétique (sur la nature, les gens, la mort…). Je recommande la lecture pour ceux qui aiment les petits voyages et les jolies histoires de tranche de vie.

    Petit plus, il y a des scènes coupées à la fin, des sortes de mini-histoires sur des événements ou des personnages survolés pendant le roman, ajoutés lors de la réédition du livre. C’est toujours plaisant, mais c’est assez déroutant de l’avoir à la fin. ça coupe un peu son effet à l’histoire principale.

    J’ai découvert les éditions Picquier récemment, ils sont apparemment spécialisés dans les travaux fiction et non-fiction d’Extrême-Orient (Japon, Chine Inde, Vietnam…) et on une charte graphique assez reconnaissable. je pense lire la prochaine fois des romans d’Ito Ogawa de la même maison d’édition, nous verrons bien.

    MELT527
    La lecture est une invitation à l'oisiveté ; l'oisiveté, la mère de tous les vices. Donc, la lecture est un vice. J'étais très vicieux. Robert Brisebois

    #179353
    MELT527
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    Salut à tous, je fais un peu de pub pour un mini-challenge d’halloween que nous avons créé avec @quentin-tournon. ça se passe du 26/09 au 06/11 et nous l’avons nommé « Le mois de l’Horreur ». ça se passe par ici !

    MELT527
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    #179447
    Nymphadora
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    J’ai lu le dernier tome de la saga « Une braise sous la cendre » : A Sky beyond the Storm, de Sabaa Tahir.

    La saga contient tous les éléments classiques de la saga Young-adult pop-corn : des jeunes émo au possible, des triangles amoureux, des méchants méchants, de grands dramas amoureux qui prennent plein de place alors qu’on doit sauver le monde… Et au milieu de ça, je ne saurais trop dire pourquoi, beaucoup de charme. Les héros sont choupis et torturés, mais on veut savoir comment ils vont s’en sortir (et le destin ne les épargne pas ! on n’est pas dans un monde bisounours !). Le monde, fait de djinns, de caravanes en plein désert, de conteurs, de villes aux effluves d’épices… est très chouette, et nous change de notre fantasy classique. L’écriture est fluide et jolie. La conclusion est cohérente et satisfaisante avec le chemin. C’est absolument pas la saga du siècle, mais j’en garderai un chouette souvenir je pense. Clairement, si vous êtes allergiques à la YA, c’est pas pour vous, mais pour les amateurs du style, je pense qu’on est plutôt dans le haut du panier en terme d’écriture et d’ambiance. Un petit bout de chemin distrayant, parfois touchant, et dépaysant.

    ~~ Always ~~

    #180032
    Nymphadora
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    Je recommande vraiment ce titre et la collection en général, qui pour l’instant me donne de bonnes expériences de lecture.

    La collection Heure Lumière du Belial est excellente oui ! Je tire mon chapeau à l’éditeur en chef de la collection, qui a un goût hyper sûr dans les titres. Même si tout n’a pas été un coup de cœur, les titres que j’ai lus de la collection sont toujours dans le haut du panier : bien écrits, des thématiques fortes, des traductions solides… Franchement, c’est du super boulot. Il y a effectivement pas mal d’avis sur des titres éparpillés sur le forum, ça peut tout à fait valoir le coup d’en faire un topic dédié ^^

    ~~ Always ~~

    #180058
    MELT527
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Il y a effectivement pas mal d’avis sur des titres éparpillés sur le forum, ça peut tout à fait valoir le coup d’en faire un topic dédié ^^

    Je n’ai pas résisté, c’est fait !

    MELT527
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    #180253
    Nymphadora
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    Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vuklisevic

    Court roman de fantasy qui a notamment remporté le prix Elbakin en 2021, je ne vous en raconterai rien. Je pense qu’il est plus sympa de découvrir l’intrigue sans savoir de quoi le livre parle ^^ Mais en tous cas, ce que je peux vous dire, c’est que j’ai beaucoup aimé la lecture ! L’écriture est fluide, le rythme très dynamique avec des chapitres courts et percutants, des scènes marquantes où coexistent violence, mystère et une certaine poésie. L’ambiance est assez déroutante, poisseuse et fascinante. Honnêtement, je ne suis pas sûre d’avoir lu beaucoup de livres qui ressemblent à celui-ci. Les personnages que l’on suit – sous un format de chapitres point de vue – sont en plus très bien dessinés en peu de pages, avec une complexité qui les éloigne de purs archétypes et nous les rend sympathiques et laids à la fois. Pour un premier roman, c’est très impressionnant.

    (Nous avions interviewé l’autrice en 2020 pour les curieux.)

    ~~ Always ~~

    #180269
    DNDM
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    Ha j’en parlais ici. Content de voir que tu as apprécié ta lecture!

    Par contre, « court roman »? De mémoire on est quand même sur un 500 pages écrit petit non? (le format natif poche n’aide pas)

    Mais je suppose que ça veut dire que tu n’as pas vu le temps passer. ^^

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #180271
    Nymphadora
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    Par contre, « court roman »? De mémoire on est quand même sur un 500 pages écrit petit non? (le format natif poche n’aide pas)

    350 pages, dont pas mal de pages « graphiques » (des genres d’extraits de journaux, de chansons…). Du coup non vraiment je le mets pas du tout dans la case des pavasses xD

    ~~ Always ~~

    #180273
    Jon
    • Patrouilleur Expérimenté
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    CathédraleCathédrale, de Hermine Lefebvre.
    On suit, globalement, un jeune homme prolétaire ayant un talent magique qui rentre dans une école magique principalement fréquentée par de la haute noblesse, et qui y entreprend la recherche d’un artefact mythique censé avoir de grands pouvoirs, sur un fond de crise politique entre les différents duchés qui composent le royaume.
    C’est assez compliqué de résumer mon avis sur ce livre sans spoiler, car une grande partie de sa force réside dans sa construction, qui est grandement liée à des points d’intrigue. Globalement, vers le tiers ou la moitié, il y a eu un moment assez long pendant lequel j’ai hésité à arrêter, j’en avais marre de certains éléments et de certains personnages ; ma lecture était devenue assez pesante. Mais cette sensation assez désagréable était je pense volontaire de la part de l’autrice, et suffisamment bien dosée, en tout cas pour moi, pour que la bascule et la progression dans le livre arrivent avant ma bascule à moi, et mon abandon ^^ Et après ça, le rythme s’est peu à peu accéléré, et la dernière partie (dernier quart peut-être ?) m’a complètement accroché, jusqu’aux ~dix derniers chapitres que j’ai lus d’une traite. Du coup, au final, j’ai trouvé que c’était un très bon livre, et quand je regarde a posteriori les passages qui me dérangeaient pendant ma lecture, je les trouve plutôt réussis ^^’
    Par contre en effet on n’est pas du tout dans un mood « école de sorciers » avec des cours et des étudiants et compagnie ^^’

    ChromatopiaPuis j’ai fini Chromatopia, de Betty Piccioli. Dans une cité-royaume organisée par castes-couleurs, on suit un jeune teinturier devenu aveugle aux couleurs, la princesse devant choisir un fiancé parmi ses prétendants, et une jeune Bleue (la nuance la plus pauvre) qui vole pour se nourrir.
    J’ai beaucoup aimé 🙂
    On est sur un roman rapide, ça se lit tout seul, le style est fluide ; j’ai eu un peu peur au début de trouver ça trop jeunesse, mais une fois passée la mise en place des premiers chapitres je me suis laissé embarquer.
    Le système de castes par nuances de couleurs est intelligent, et la métaphore de la perte de vision des couleurs qui permet de voir « au-delà » est intéressante – même si je trouve que ça aurait pu être encore plus poussé. Et en effet, si on est dans une critique assez claire de la société hiérarchisée, de l’aveuglement des élites à la réalité de la vie des classes populaires, de la course à la promotion sociale (avec derrière pas mal de réflexions intéressantes, outre la vision des couleurs/classes, par exemple sur l’amour hors-classe, sur la nécessité de la violence, etc), on n’est pas non plus dans un livre au militantisme asséné (ça ne m’aurait pas dérangé, mais ça n’est pas le cas) : tout cela reste plutôt subtilement amené, par le contexte de l’histoire, et par le scénario et les personnages.
    Le tout, je l’ai dit, dans un style rapide et efficace, qui m’a fait m’attacher aux personnages et enchaîner les chapitres pour dérouler tout ce chapitre de leur histoire.
    Seul petit bémol : la résolution m’a laissé un peu sur ma faim, avec un épilogue un peu rapide pour des gens comme moi qui aiment bien connaître en détail toutes les conséquences et les suites de l’histoire qu’ils viennent de lire 😃 Il parait que ce qui compte c’est le chemin, pas la destination, mais moi j’aime bien y passer quand même du temps une fois arrivé, même si en plus dans le contexte et l’idée de ce livre ça se comprend plutôt bien ^^’

    L'épée la famine et la pesteEt enfin, L’épée, la famine et la peste, de Aurélie Wellenstein.
    C’est le premier Wellenstein que je lis, reçu par une masse critique Babelio ; j’appréhendais un peu, car je sais que l’autrice a tendance à écrire des livres beaucoup plus dark que ce dont j’ai l’habitude (elle m’avait d’ailleurs elle-même regardé avec des grands yeux aux Imaginales quand je lui avais dit que je voulais quand même lui prendre quelque chose XD).
    Dans ce premier tome (sur deux, c’est un diptyque), on se retrouve dans un royaume dépressif ; en gros, il est envahi d’araignées, qui tissent des toiles partout, jusqu’à chasser de chez eux les habitants. Certaines pourraient même entrer dans les têtes des gens pour y tisser leurs toiles et les mettre dans un état plus ou moins végétatif, tandis que d’autres pourraient conférer des pouvoirs. Les femmes ainsi mordues deviennent des tarentas, chassées par l’inquisition et pendues, métaphore assumée de la chasse aux sorcières, et des croisades sont montées contre le pays d’origine supposée des araignées. On est donc dans une ambiance sombre et pesante, certes (en plus il fait tout le temps pluvieux ou brumeux), avec des plages de mélancolie entrecoupées de poussées de violence ; cependant, bien moins que ce que je craignais, et je pense que cette appréhension initiale a un peu retenu et ralenti mon immersion – à tort.
    Pour l’histoire, et sans en dire trop, on suit trois personnages qui, globalement, errent dans le royaume : une jeune fille accusée d’être une tarenta, un jeune homme qui semble habité par l’esprit malin d’un loup et qui est accusé de lycanthropie, et un ancien membre de l’inquisition revenu des croisades. L’évolution et les oscillations de leurs relations est assez intéressante, on est loin d’un groupe soudé et aimant, on tourne plutôt autour de la méfiance et de la violence.
    Au final, le style est extrêmement maitrisé, tout contribue à cette ambiance un peu molle-mélancolique de déliquescence (brume + toiles d’araignées ça donne vraiment bien l’idée de l’ambiance du livre je trouve), avec des éruptions de folie furieuse. On n’est pas dans un page-turner, les scènes d’action sont rares (mais efficaces), c’est vraiment plus une lecture d’immersion et de psychologie – et ça a plutôt bien marché sur moi, même si j’ai pris mon temps, j’ai beaucoup aimé au final cette lecture. 🙂

    #180556
    Wylla
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    Je viens de terminer L’ancelot s’avançait en armes d’Alex Nikolavitch, paru chez Les Moutons électriques , court roman consacré sansL'ancelot avançait en armes par Nikolavitch surprise au personnage de Lancelot du Lac avant qu’il devienne le légendaire chevalier que l’on connaît tous. J’aime beaucoup tout ce qui se rapporte au cycle arthurien, tout en ayant des connaissances passablement médiocres sur le sujet, je suis donc généralement assez bon public pour les oeuvres qui s’en inspirent. J’ai donc passé un bon moment de lecture même si je n’ai pas été subjuguée.
    Le style est fluide su roman et agréable, empruntant à la chanson de geste et à son côté poétique et assez codifié tout en y intégrant une pointe de modernité et un côté « intimiste » bienvenus.

    L’ancelot s’avançait en armes est clairement un roman initiatique : on suit Lancelot à une période de sa vie où il n’est pas encore chevalier (on l’appelle L’ancelot, « le petit serviteur ») et s’apprête à accomplir les premiers faits d’armes qui vont nourrir sa réputation future.
    Fraîchement arrivé en Bretagne après le décès du couple de fermiers qui l’a élevé, il cherche sa place dans le monde tout en s’efforçant de comprendre qui il est.
    On découvre un jeune homme tiraillé entre différentes influences et aspirations et taraudé de questionnements intérieurs, en quête de son identité. On sent aussi chez lui les germes du futur Lancelot du Lac. L’ancelot s’efforce d’être honorable tout en commettant son lot d’erreurs, sa part d’ombre et est parfois antipathique.
    J’ai aimé qu’on s’intéresse à cette partie de la vie de Lancelot et le portrait nuancé et très humain du « jeune homme avant le mythe ». Je l’ai trouvé vraiment réussi et c’est à mon sens un des points fort du roman.

    Comme un reflet des troubles intérieurs de L’ancelot, la Bretagne où il chemine est elle aussi tiraillée entre plusieurs mondes et en pleine mutation. Différents peuples s’affrontent encore mais on commence à entendre parler de l’influence fédératrice du  nouveau roi le « fils d’Uther »; la présence de l’Empire romain récemment déchu est encore vivace mais s’efface peu à peu ; les croyances anciennes et le culte des fées viennent se heurter aux prémisses du christianisme en terre bretonne.
    Il y a une dimension « fin d’un monde » qui, mêlée à l’évocation d’une magie presque oubliée et à la part d’impénétrable propres aux légendes, confère une dimension mélancolique au roman.

    J’ai malgré tout eu le sentiment que ces « points forts » étaient juste esquissés et si j’ai apprécié ma lecture je ne me suis pas sentie très investie dans le roman. Peut-être parce qu’il est assez court, qu’on passe rapidement sur les évènements et que la plupart des personnages sont des « archétypes » sur lesquels on s’attarde peu. Les relations qu’ils entretiennent entre eux semblent donc assez superficielles. La narration en elle-même est assez classique et l’intrigue très « linéaire ». Petit bémol aussi sur certains dialogues, en particulier ceux entre L’ancelot et un des personnages féminins que j’ai trouvé assez peu naturels voire parfois fades ou maladroits.
    En même temps je me sens injuste de reprocher ça au roman car ça me semble tout à fait adapté à l’objet du récit, c’est même ce à quoi je m’attendais.
    Par contre j’ai remarqué plusieurs fautes, répétitions et autres coquilles sans doute liées à des problèmes de relectures. Sur un titre aussi court ça se remarque d’autant plus et ça m’a parfois sortie de la lecture.  J’ai trouvé ça un peu dommage.

    Je ne peux pas finir mon retour de lecture sans parler de la chienne noire qu’on peut voir sur la couverture et qui suit fidèlement L’ancelot dans son périple. Elle est mon coup de coeur du roman. Je n’en dis pas plus à son sujet pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte mais elle m’a rappelé à elle seule ce que j’ai tant aimé dans le mythe arthurien quand je l’ai découvert dans mon enfance.

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 9 heures par Wylla.
    #180576
    Aerolys
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    Je viens de terminer L’ancelot s’avançait en armes d’Alex Nikolavitch, paru chez Les Moutons électriques , court roman consacré sansL’ancelot avançait en armes par Nikolavitch surprise au personnage de Lancelot du Lac avant qu’il devienne le légendaire chevalier que l’on connaît tous.

    Étant aussi passionné par les légendes arthuriennes, je lui donnerais sa chance malgré les points négatifs que tu as souligné. Ce roman m’intrigue.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #180579
    Wylla
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    Si tu le lis je serais vraiment curieuse de connaître ton avis ! D’autant que comme je le disais dans mon post mes connaissances du cycle arthurien sont modestes, ce serait intéressant d’avoir un retour de quelqu’un qui maîtrise mieux le sujet 🙂

    #180582
    JN
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    Je viens de terminer L’ancelot s’avançait en armes d’Alex Nikolavitch, paru chez Les Moutons électriques

    Intéressant, merci beaucoup pour ton avis. J’avais commencé son autre livre inspiré de la Légende Arthurienne (Trois coracles cinglaient vers le couchant) mais jamais terminé (pas parce que je n’aimais pas, mais j’avais envie de lire autre chose).

    « Edmond Dantès. Nice name. It’d look great in print, you know? Although ‘Le Comte de Monte-Cristo’ would make a better title for a novel. » - Dumas, Fate/strange fake

    #180584
    Aerolys
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    Si tu le lis je serais vraiment curieuse de connaître ton avis ! D’autant que comme je le disais dans mon post mes connaissances du cycle arthurien sont modestes, ce serait intéressant d’avoir un retour de quelqu’un qui maîtrise mieux le sujet 🙂

    Je ne manquerais pas à partager mon avis. 😉

    Intéressant, merci beaucoup pour ton avis. J’avais commencé son autre livre inspiré de la Légende Arthurienne (Trois coracles cinglaient vers le couchant) mais jamais terminé (pas parce que je n’aimais pas, mais j’avais envie de lire autre chose).

    Je rajoute ça également à ma PAL. ^^

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 6 heures par Aerolys.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 6 heures par Aerolys.

    Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.

    Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.

    Spoiler:
    #180603
    Wylla
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Intéressant, merci beaucoup pour ton avis. J’avais commencé son autre livre inspiré de la Légende Arthurienne (Trois coracles cinglaient vers le couchant) mais jamais terminé (pas parce que je n’aimais pas, mais j’avais envie de lire autre chose).

    Merci :). J’étais passée à côté de cet autre titre, je pense que je me laisserai tenter ne serait-ce que pour comparer, merci !
    Ça m’arrive régulièrement d’abandonner un livre parce qu’il ne correspond pas à mon envie du moment. Parfois on est pas dans les bonnes dispositions pour le titre qu’on choisit et la connexion indispensable à la lecture ne se fait pas. Depuis que je ne m’acharne plus à essayer de continuer à tout prix j’ai moins de passages à vide niveau lecture :’).

     

    Je ne manquerais pas à partager mon avis. 😉

    Merci ! 🙂

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