Challenge de lecture « En attendant l’hiver » (2022)

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  • Ce sujet contient 430 réponses, 19 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par FeyGirl, le il y a 1 semaine et 1 jour.
11 sujets de 421 à 431 (sur un total de 431)
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  • #186756
    Fitz
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    Je valide le thème Aussi haute qu’Honneur : un livre qui se déroule en hauteur (montagne, tour d’immeuble, espace, etc) avec Honor Harrington 3, The Short Victorious War de David Weber.

    Huit mois après avoir terminé le tome 2, j’ai enfin lu le tome 3 d’Honor Harrington ! Alors qu’Honor, 1 an après les événements du tome 2, se voit enfin accorder le droit de commander un nouveau vaisseau, la République du Peuple de Haven, Empire en perpétuelle expansion, et ennemi juré de Manticore depuis les attaques sur Basilic et Yeltsin, se décide enfin à rentrer en guerre. Ce sera via une offensive massive et fulgurante, une « short victorious war »…

    J’ai mis une bonne quarantaine de page pour rentrer dedans, mais ce fut une lecture très agréable une fois qu’on est lancé . Un de ces livres où tu sais globalement à quoi t’attendre en rentrant dedans, vu que la formule est toujours la même (dans les 3 premiers tomes en tout cas) : une situation difficile voire impossible, qui finira par être brillamment surmontée par Honor et le royaume de Manticore, le tout agrémenté d’une bonne dose de batailles spatiales et de politiques intérieures de tant le royaume de Manticore que de son ennemi, la république de Haven, et enfin une bonne dose de bureaucratie et de protocole militaire). Mais ce schéma répété ne rend pas le livre moins intéressant, parce que même en connaissant la fin dès le début le trajet reste très plaisant.

    Par contre, vu les événements de la fin du livre, la structure du tome 4 risque d’être très différente, et ce n’est pas pour me déplaire ! En contraste aux deux premiers tomes qui traitaient de conflits plutôt isolés, bien que pouvant avoir de grosses répercussions futures, on agrandit l’échelle de l’intrigue cette fois, et, même si il n’y a pas tant de batailles que ça, c’est plus éclaté dans différents points de l’univers. De plus, l’auteur a un véritable talent pour caractériser rapidement ses personnages (et il y en a au moins cinquante nouveaux à chaque livre donc c’est important pour un livre de seulement 400 pages).J’ai été notamment assez surpris de ressentir pas mal de tristesse pour la mort d’un personnage qui nous avait été introduit à peine 3 pages avant . (Pour être totalement honnête la musique dramatique que j’écoutais à ce moment là y est aussi pour quelque chose xD).

    Il nous montre aussi les deux côtés des conflits (même si Honor reste la POV principale) et a le mérite d’avoir créé un antagoniste assez crédible (la République du Peuple de Haven) et qui a des raisons plutôt très valables de vouloir continuer à s’étendre comme il le fait, (en gros c’est pour éviter que son système économique ne s’effondre ou qu’ils soient forcés de réduire le haut standard de vie auxquels sont habitués leurs citoyens).

    En bref, c’est un livre qui ressemble beaucoup aux deux premiers, mais qui réussit à nous faire nous intéresser aux personnages et à l’histoire malgré cela. De plus, la fin du livre nous promet une nouvelle direction pour le tome 4.

    Du coup, j’ai complété le challenge de lecture !

    #186759
    Jon
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    Dragons et mécanismesDans le menu Devises, je valide Je rugis (un livre avec un animal dangereux sur la couverture), avec Dragons et mécanismes d’Adrien Tomas, une lecture que j’ai beaucoup appréciée, et dont la couverture comporte…des dragons 😀

    #186801
    Schrö-dinger
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    Du coup, j’ai complété le challenge de lecture !

    Félicitations !

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #186802
    Yoda Bor
    • Exterminateur de Sauvageons
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    Bravo Fitz, félicitations !

    Arys du Rouvre 💜

    #186889
    Nymphadora
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    Je valide « L’Imbrûlée : un livre dont le titre comporte un terme associé au feu » dans le menu Daenerys avec Cendres, de Johanna Marines. J’ai pas aimé mais au moins, il m’avance dans le challenge

    ~~ Always ~~

    #186948
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Essos / Yi Ti : un livre d’un.e auteur.rice d’origine asiatique
    • avec Terre errante, de Cixin Liu

    400 ans avant le début de cette nouvelle, les scientifiques ont découvert que le Soleil se transformerait en géante rouge, absorbant et détruisant la Terre. L’humanité n’a pas eu le choix : pour survivre, elle a dû préparer son départ du système solaire. La solution des vaisseaux ne fut pas considérée comme viable, par impossibilité de conserver des écosystèmes dans des espaces restreints : on décida donc de déplacer la Terre elle-même vers l’étoile Proxima du Centaure. Rien que ça.

    L’histoire retrace la vie d’un Chinois depuis son enfance, alors que des propulseurs géants — qu’on a mis des siècles à concevoir et à construire — s’activent pour supprimer la rotation de la Terre, prélude indispensable avant son départ vers l’espace. L’auteur, connu pour ses récits de hard-SF, décrit de manière crédible les conséquences sur l’environnement terrestre du voyage dans le froid de l’espace, tout en s’interrogeant sur l’évolution de la psychologie avec de tels bouleversements. En effet, tout le monde vit dans les villes souterraines, terrifié par ce soleil mortel : la mentalité de l’humanité est profondément modifiée.

    Sur une trame a priori simple, l’auteur prend l’hypothèse que la psychologie de groupe est un élément fondamental de toute évolution majeure, thème qu’il avait déjà exploité dans sa trilogie la plus connue, le Problème à trois corps.

    Une nouvelle relativement courte qui part d’un principe osé — on fait voyager la Terre plutôt que des vaisseaux qui ne dureraient pas des millénaires — et qui se lit d’une traite.

    #187026
    Nymphadora
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    Je valide « Le Val d’Arryn : un livre avec des montagnes sur la couverture » dans le menu Westeros avec Mort aux geais, de Claire Duvivier, quatrième tome de la saga de la Tour de Garde.

    ~~ Always ~~

    #187030
    Schrö-dinger
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    Je valide « Le Val d’Arryn : un livre avec des montagnes sur la couverture » dans le menu Westeros avec Mort aux geais, de Claire Duvivier, quatrième tome de la saga de la Tour de Garde.

    Tu vas donc finir avec les dragons, c’est beau !

    Le Kraken à la plage (ah-ouh, cha cha cha)

    #187236
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Garde de Nuit / Le veilleur aux remparts : un livre issu des recommandations de la Garde de Nuit
    • avec Terreur, de Dan Simmons que je commente par ici. Un pavé qui se lit tout seul !
    #187363
    Quintus Cularo
    • Patrouilleur du Dimanche
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    Bonne année à tous avec du retard, et après une trop longue absence je reviens avec « quelques » entrées.

    Déjà je valide le thème Lannister (Menu Grandes Familles) avec La Cour des Ténèbres de Victor Dixen.

    Dans une France mêlant uchronie et fantastique, Louis XIV, à la fin de sa vie est transmuté en vampire. Avec lui c’est tout le royaume et l’Europe qui sont transformés. Trois siècles plus tard, le roi règne toujours. Jeanne Froidelac, fille d’opposants au régime se retrouve, suite au massacre de sa famille et à un quiproquo, à prendre l’identité de la fille d’un baron local et à intégrer une prestigieuse université pouvant lui ouvrir les portes de la cour.

    En soit j’aime beaucoup l’histoire, qui mélange le classicisme d’une quête de vengeance, une introduction intelligente de l’univers et quelques surprises, notamment dans les retournements de situations. On suit avec assez de plaisir l’héroïne, sa colère étant légitime et compréhensible, tout en présentant le risque de l’aveuglement qui risque de la pousser à aller « trop loin ». Les personnages qui gravitent autour d’elles sont assez réussis également, et si certains sont vraiment intéressants, d’autre tombent malheureusement trop dans le cliché. De ce point de vue le roman souffre par moment d’un excès de stéréotypes (la japonaise qui porte des kimonos et maîtrise les arts martiaux) ou de proximité avec notre propre monde (la mode américaine à base de jeans et de chewing-gum). Cela nous amène d’ailleurs à mon plus gros point noir : le livre n’a aucune subtilité sur la représentation de l’univers. On a donc une noblesse décadente et cruelle qui, du fait de sa vampirisation, se nourrit très littéralement du peuple, considéré comme du bétail (avec toute une distinction entre l’élevage en plein air et l’élevage en batterie). Sur le papier pourquoi pas, mais l’absence de subtilité à ce stade est vraiment pesante. Je modère toutefois grandement mon propos grâce à la fin, dont l’ouverture confirme que tout ce tome ne servait que d’introduction à la saga. J’attends donc beaucoup (trop?) de la suite. En outre le style de Victor Dixen m’a profondément accroché et si on peut regretter des simplicités qui trahissent l’aspect littérature jeunesse, il permet à la lecture de passer très agréablement et sans édulcorer le propos.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Les Terres de la Couronne, Greyjoy, Targaryen, L’hiver vient, Famille, Devoir, Honneur et Nôtre est la fureur.

    Je valide également le thème Martell (Menu Grandes Familles) avec Sapientia de Cassandre Lambert.

    Dans l’Empire de Sapientia, les hommes sont réduits en esclavage, obligés de servir les femmes, qui dominent la société. Adona, fille d’une figure importante de l’Empire, va bientôt choisir son Géniteur, un esclave masculin devant lui donner des enfants. Elle alors tombe amoureuse d’Elios, un esclave, cherchant secrètement à renverser l’ordre établi.

    L’idée est très intéressante, et le roman s’en sert de façon assez intelligente par moment, mais l’univers souffre de ne pas dépasser le propos de base. Rien n’est développé en dehors des rapports hommes/femmes. Religion, politique, société, économie, tout cela n’est vu qu’autour de la question des sexes, ce qui donne à l’ensemble un aspect terriblement artificiel. Très franchement je ne crois pas qu’il y ait la moindre discution entre personnage qui aborde un autre sujet. A partir de là, l’implication dans le récit et l’univers est très limitée et l’on suit le tout de loin, d’autant que l’ensemble manque de vraie surprise. Au final on a donc une histoire qui se déroule avec très peu de naturel, dans un univers manquant cruellement de profondeur. Une fois ce constat posé le roman ne décolle pas très haut, sans être honteux pour autant. Il relève surtout de la fantasy classique, avec un bon point sur les personnages qui, malgré des clichés utilisés sans recul, sont dans l’ensemble un minimum attachants. Le style est parfois efficace, mais se perd occasionnellement dans ses effets, et à plusieurs moments aurait gagné à plus de sobriété. En somme un roman intéressant dans son contexte mais qui manque d’envergure par rapport à la simplicité des personnages et des intrigues proposées.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Mhysa, Les Terres de la Couronne, Greyjoy et Famille, Devoir, Honneur.


    Je continue en validant le thème Nôtre est la fureur (Menu Devises), avec N’oublie jamais de Jay Kristoff.

    Dans un monde où trois soleils provoquent des jours quasiment ininterrompus, Mia Corvete, dernière survivante d’une famille suite à l’exécution de son père pour trahison, est recrutée par une secte d’assassins. Elle rejoint alors leur académie, où elle va apprendre leurs méthodes ainsi que leur religion, le tout dans l’espoir de se venger des responsables de la mort de sa famille.

    La base du scénario relevant d’un classicisme consommé (avec même un air de déjà vu), l’intérêt se trouvera dans ses spécificités, notamment de l’univers. Et si certaines sont bien développées, d’autres semblent principalement superficielles. L’aspect journée permanente par exemple se ressent assez peu, voire s’oublie à plusieurs moments de la lecture. Les personnages ne proposent pas beaucoup plus, étant dans l’ensemble assez passables mais sans plus. La narration fait aussi preuve d’une certaine confusion, notamment dans la première partie où deux lignes temporaires s’imbriquent dans chaque chapitre. Enfin pour terminer avec les points négatifs, le style se fait volontairement vulgaire, comme dans une volonté de faire plus « adulte » et « sombre » mais qui finit par ressembler aux propos d’un adolescent provocateur. Paradoxalement, cela s’imbrique avec une relative naïveté ambiante (Comment ça une secte d’assassins qui vénèrent le meurtre va à un moment te demander de tuer quelqu’un?). Il y a toutefois des points positifs. Déjà l’univers lié à cette organisation d’assassins, avec son aspect profondément religieux est plutôt plaisant, et apporte un certain nombre de bonnes idées. Il faut également reconnaître la grande qualité des dialogues, en faisant abstraction de la vulgarité souvent superflue, qui apporte une vraie identité aux personnages, malgré quelques effets faciles (par exemple le personnage qui ne parle d’elle-même qu’à la troisième personne), et offre des échanges très savoureux. Cela ajoute à l’empathie que l’on ressent pour les personnages, autre point très réussi, sauf lorsque le stéréotype et le manichéisme prennent le dessus. En bref il y a du bon et du moins bon, et le livre aurait probablement gagné à être plus épuré.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Greyjoy, Targaryen, Famille, Devoir, Honneur et Nous ne semons pas, Nôtre est la fureur et Asshaï.

    Ensuite je valide le thème La Lumière qui ravive l’aube (Menu Garde de Nuit) avec Que passe l’hiver, de David Bry (recommandé par Nymphadora).

    A l’approche du solstice d’hiver, différents clans se rassemblent sur une montagne sacrée où vit leur souverain, Le Roi de la Clairière. Stig, second fils du chef du clan Feyren accompagne pour la première fois son père et son fils à ce rassemblement. Mais rapidement de sombres présages, et une série de morts mystérieuses assombrissent les festivités.

    Roman qui mêle fantasy et huis-clos policier avec un certain talent. L’univers fonctionne assez bien, suffisamment classique pour s’introduire facilement, mais suffisamment original pour ne pas donner d’impression de réchauffé. Les inspirations nordiques sont discrètes mais réelles et semble bien correspondre à une volonté créative et pas simplement à un habillage. Beaucoup d’aspects évoquent un univers de contes, ce qui s’inscrit également dans le déroulement de l’histoire, relativement simple en elle-même mais racontée de façon efficace. Les différents enjeux sont clairement présentés ainsi que les rapports de force et les relations entre les différents personnages. De ce point de vue-là, il y a du bon et du moins bon. Stig en lui-même est un bon protagoniste, attachant et plaisant à suivre. Même les maladresses dues à son âge sont parfaitement compréhensibles et il ne paraît jamais être un boulet. Autour de lui évoluent différents personnages, souvent assez simple, mais fonctionnant parfaitement dans cette ambiance de conte. Au final mon seul point noir dans ce roman concerne le style de Bry lui-même, que j’ai trouvé parfois un peu froid (même s’il demeure des passages émotionnellement forts) ce qui donne une distance avec le récit qui rend la lecture certes agréable, mais finalement pas assez prenante.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Au-delà du Mur, Greyjoy, Targaryen Baratheon, Famille, Devoir, Honneur et Asshaï.

    Je valide aussi le thème Au-delà du Mur (Menu Westeros) avec Shining de Stephen King.

    Jack Torrance, ancien professeur d’université et ancien alcoolique, est embauché comme gardien d’un hôtel de luxe pour la saison hivernale. Enfermé avec sa famille pendant plusieurs mois, et finalement coupé du monde par les chutes de neige. Cet isolement fait ressurgir de nombreux fantômes, tant ceux de la famille que ceux de l’hôtel.

    J’avais beaucoup entendu parlé de ce roman, et malgré mon aversion de base pour Stephen King (vaste sujet) il y avait de quoi piquer ma curiosité. Le résultat est plutôt intéressant, bien que loin d’être exempt de défauts. Je commencerai par le plus gros défaut : le roman compte un grand nombre de longueurs. Sur le papier elles ne sont pas forcements dérangeantes, bien qu’elles cassent le rythme de l’histoire, car elles permettent théoriquement un développement tout en finesse de la psychologie des personnages. Sauf que ce développement se fait finalement de façon assez frontale, perdant la subtilité que cette lenteur devait permettre. Cela nous amène donc à parler des personnages. Là encore la théorie a de quoi faire rêver. Une cellule familiale réduite, dans un environnement de huis-clos, dont l’enfermement va faire ressurgir les démons et les failles. Malheureusement là encore tout est trop frontal. Le plus gênant de ce point de vue concerne le personnage de Jack, pour censé être le pivot de l’histoire, qui semble simplement passer d’une personnalité à l’autre sans transition, et avec à peine une influence extérieure. L’aspect psychologique n’est donc selon moi que partiellement réussi, ce qui nous laisse surtout avec l’aspect horrifique du récit. Et de ce point de vue là aussi la subtilité manque souvent, ce qui renforcé avec le peu de détails sur la mythologie de l’histoire, donne à certains moments un simple aspect de train fantôme. Au final le roman est loin d’être mauvais, mais on retrouve trop les défauts que je déplore habituellement chez King pour avoir réussi à pleinement l’apprécié, un roman plus court, avec des évolutions de personnages plus progressives et des éléments horrifiques mieux dosés auraient effectivement donné une très grande histoire, là il faut se contenter d’un bon roman, qui divertit mais sans plus.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Les Terres de l’Orage, Stark, Arryn, Famille, Devoir, Honneur, Aussi haute qu’Honneur et Nôtre est la fureur.

    Enfin je termine en validant le thème Le Bouclier protecteur des royaumes humains (Menu Garde de Nuit) avec Derniers jours d’un monde oublié de Chris Vuklisevic.

    Au centre d’un monde ayant connu La Grande Nuit (un cataclysme de nature non-détaillée), l’île Sheltel vit isolée, considérée comme disparue dans les autres continents. Mais un jour, un navire apparaît à l’horizon. Cet évènement va déclencher une série d’évènements, entraînant dans son sillage Erika, une pirate rêvant de s’enfuir, Arthur, un commerçant âgé et sans scrupule et la Main, une sorcière distribuant la vie et la mort.

    Sur un ton qui évoque plus le conte que le roman directement, ce livre nous propose une histoire assez intéressante, dans un univers à la fois post et pré-apocalyptique. J’ai beaucoup apprécié la façon dont ce second aspect est amené, nous amener progressivement à comprendre que ce monde est sur le point de s’effondrer, par petites touches, tout en étant de plus en plus inévitable. L’aspect post-apocalyptique est lui toutefois moins fin, se contentant d’être annoncé mais se ressentant assez mal au final. Et l’histoire globale est, avec le recul, assez prenante, avec des enjeux sociétaux et politiques clairs, riches et très bien amenés. Le vrai point noir au milieu de tout cela concerne les personnages. En soit ils ne sont pas mauvais en eux-mêmes, encore que j’avoue avoir beaucoup de difficultés avec Erika, dont le côté « je sais tout mieux que tout le monde » aurait gagné à être remis en question par le roman). Malheureusement je les ai trouvés au final peu attachants, et même si cela sert à la fin, tout au long du récit, ils peinent à impliquer le lecteur dans leurs histoires. On se consolera toutefois avec le style de Chris Vuklisevic qui, bien qu’un peu haché et nébuleux pour les dialogues, se déroule avec beaucoup de fluidité et d’élégance, nous faisant avaler sans difficultés les quelques clichés et simplicités qui émaillent le récit.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Mhysa, Les Iles de Fer, Les terres de l’Ouest, Les Terres de la Couronne et Targaryen.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 2 jours par Quintus Cularo.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 2 jours par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #187399
    FeyGirl
    • Fléau des Autres
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    Je valide :

    • Menu Garde de Nuit / Le cor qui secoue les dormeurs : un livre dont la lecture t’a été inspirée par l’avis d’un autre challenger
    • avec Déracinée, de Naomi Novik, dont je parle par ici

    Lu par @quentin-tournon et @MELT527

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