Challenge de lecture « En attendant l’hiver » (2022)

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  • Ce sujet contient 152 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Yoda Bor, le il y a 7 heures et 3 minutes.
30 sujets de 31 à 60 (sur un total de 153)
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  • #167980
    loups
    • Éplucheur de Navets
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    Également pour le menu Essos en commençant par le début avec Braavos. Une auteure qui n’est ni anglaise, ni américaine, ni française mais Islandaise!

    Kristín Marja Baldursdóttir avec « L’esquisse d’un rêve, Karitas livre 1 »

    C’est donc l’histoire d’une artiste peintre. Le livre couvre la période de sa vie de 1900 à 1939. On la suit depuis son enfance dans la ferme familiale au fin fond d’un fjord d’Islande. Sa famille est pauvre et vie du salage des harengs mais sa mère a l’ambition d’éduquer ses nombreux enfants. Karitas nous montre la vie difficile des habitants de ce pays à la fois magnifique mais dangereux et éloigné de tout. Elle tente de faire vivre sa passion pour l’art dans un monde très terre à terre qui lutte pour sa survie.

    C’est un livre contemplatif mais passionnant, on s’attache vite à l’héroïne. Le sujet m’a personnellement touché et  ce livre nous fait également  découvrir la vie sur cette île reculée avec ses croyances et modes de vies… du coup j’y vais un mois! ^^

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par Crys.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par Crys.
    #167991
    Lapin rouge
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3139

    on sent que l’auteur avait plein plein de trucs à conclure, pour plein de personnages, et qu’il se presse pour finir.

    Ca me rappelle quelqu’un, mais qui ne se presse pas pour finir pour autant.

    They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.
    #167992
    Nymphadora
    • Vervoyant
    • Posts : 6217

    Ca me rappelle quelqu’un, mais qui ne se presse pas pour finir pour autant.

    Ouais alors on est quand même dans un niveau de complexité d’intrigue pas totalement comparable Ca reste une dystopie young-adult xD

    ~~ Always ~~

    #167993
    Quintus Cularo
    • Patrouilleur du Dimanche
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    J’attaque mon nouveau challenge en validant le thème Insoumis, Invaincus, Intacts (Menu Devises) avec Le Lion de Macédoine – Intégral 1, de David Gemmell.

    Dans ce récit mêlant (avec plus ou moins de pertinence) histoire et fiction tout autant que réalisme et fantasy, nous suivons Parménion, personnage tout à fait historique, bien que mal connu, notamment général de Philippe II de Macédoine et d’Alexandre le Grand, dans une version imaginaire de son histoire. Il est ici présenté comme le fils d’un spartiate et d’une macédonienne, ayant grandi en paria à Sparte. A partir de là, le roman nous présente sa carrière de mercenaire, profitant du contexte géopolitique complexe de la Grèce pré-hellenistique, chemin qui le mène à rencontrer Philippe II de Macédoine et à se mettre à son service.

    Plutôt bien construit dans l’ensemble, le récit tombe parfois dans une forme un chouïa répétitive (mise en place de la situation, réflexions et état d’âme de Parménion, bataille…) mais est servi par des dialogues dynamiques et une multiplication des points de vue qui permet de pleinement apprécier l’environnement antique. De ce point de vue, il y a du bon et moins bon. Certes Gemmell a bien compris (et utilise tout aussi bien) les rapports de force entre les différentes cités, les alliances et les trahison et l’ambiance de guerre quasi-permanente de l’époque, autant sa volonté première est de faire un roman lorgnant du coté de la fantasy. C’est par exemple visible concernant la représentation de Sparte, qui correspond en tout point à l’image de la cité dans l’imaginaire collectif (avec bien entendu les inévitables référence à la bataille des Thermopyles), mais d’un autre coté, les causes historiques de son effondrement sont également bien détaillées, et même un des moteurs du récit. Nous avons donc un bain historique réussi qui sert, au prix de quelques arrangements, l’histoire et la narration. Coté personnages il y en a beaucoup, souvent secondaire, voire tertiaire, mais on retrouve là encore une volonté de citation historique (Xénophone, Épaminondas…) et de réalisme qui pousse souvent l’auteur à en mettre plusieurs là où un seul aurait suffi, mais aussi à passer rapidement de l’un à l’autre. Cette multiplication, et les ellipses importantes que compte le récit (parfois dix ans entre deux tomes) fait que régulièrement on apprend la mort d’un personnage important au hasard. Il en ressort une sensation d’assister à une grande fresque historique. Cette sensation est toutefois légèrement atténuée par le rôle attribué à Parménion. Récit de fantasy oblige, il est au centre, et le moteur de tous les grands évènements présentés (notamment la bataille de Leuctres). Alors c’est logique dans le cadre du roman, mais d’un point de vue historique c’est un peu excessif.

    Bref il s’agit d’un roman de fantasy dans un contexte historique, avec d’ailleurs des éléments de surnaturel un peu lourd et trop manichéen dans leur principe pour s’inscrire correctement dans le contexte d’Antiquité grecque, plutôt bien écrit et mené, plaisant à lire, et porté par la plume experte de David Gemmell.

    Et puis pour un spécialiste d’histoire antique, des phrases comme «  Il n’y avait rien à redouter de Philippe de Macédoine. » sont un vrai plaisir.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Khalessi, Le Conflans, Le Val d’Arryn, Targaryen, Tyrell, L’hiver vient, Nous ne semons pas, Nôtre est la fureur et Asshaï.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par Quintus Cularo.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168005
    FeyGirl
    • Fléau des Autres
    • Posts : 3569

    Le Lion de Macédoine – Intégral 1, de David Gemmell.

    Ta critique m’a donné envie (car tous les Gemmell ne sont pas exceptionnels, loin de là : c’est un auteur qui s’est grandement amélioré au fil du temps). J’ai l’impression que dans l’ambiance, on n’est pas très loin de sa dernière trilogie, Troie (qui m’avait enthousiasmée).

    #168032
    Crys
    • Pisteur de Géants
    • Posts : 1256

    J’avais plutôt bien aimé le Lion de Macédoine dans sa première partie, mais la magie et le surnaturel chez Gemmel j’ai toujours trouvé que ça pêchait. Même si le système de magie/religion au final est commun à toutes ses œuvres et qu’elles se déroulent « dans le même univers » (je ne sais plus quel bouquin de sa bibliographie permet de savoir ça).

    De mon côté donc, je valide le Stark du menu Grandes Familles (un personnage important est un enfant) avec Galeux de Stephen Graham-Jones. Le personnage principal (jamais nommé) y est un enfant qui vit dans une famille de loups-garous. Alors oubliez le côté roman gothique, on est plus sur la misère américaine des personnages contraints de bouger dès que l’un d’eux les met dans la panade. On a donc un récit d’une tranche de vie qui nous plonge dans l’Amérique profonde, suffocante et ensoleillée(beh oui, les traces de loup dans la neige, ça se voit moins bien sur le sable que dans la neige). Bref, si vous cherchez du loup-garou qui change, un peu à l’image de Skin Trade (GRRM est d’ailleurs remercié à la fin mais on ne sait pas pour quelle influence, peut-être celle-ci), c’est plutôt cool. Mais attendez-vous plus au côté journal intime et contemplatif, plus qu’un récit avec un début, un milieu et une fin. Le premier chapitre est une belle baffe dans tronche en tout cas, on sent que monsieur est nouvelliste. Et le reste est très bon aussi. Après attendez-vous quand même à quelque chose de… très saignant ! 🙂

    Et j’entame le tome 3 du Cycle de Syffe, Les chiens et la charrue, de Patrick K. Dewdney. Je trouve son écriture toujours aussi magique. Et ça se passe sur une rivière cette fois-ci, j’ai l’impression. Donc à moi les Tully !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par Crys.
    #168051
    Quintus Cularo
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 120

    J’ai l’impression que dans l’ambiance, on n’est pas très loin de sa dernière trilogie, Troie (qui m’avait enthousiasmée).

    Je prends la recommandation, car si effectivement le ton est similaire, il y a moyen avec un thème pareil d’avoir une œuvre de grande qualité.

    J’avais plutôt bien aimé le Lion de Macédoine dans sa première partie, mais la magie et le surnaturel chez Gemmel j’ai toujours trouvé que ça pêchait.

    C’est en effet le gros point noir du livre. Je trouve que ça s’imbrique mal, ça n’a que peu d’impact dans le déroulé de l’histoire et ça s’incorpore mal à l’univers. Après si c’est filé dans les différentes œuvres de Gemmell je comprend mieux la démarche.

    Je valide le thème Les Terre de l’Ouest (Menu Westeros) avec le Pays des fourrures de Jules Verne (oui je suis physiquement incapable de réaliser un challenge de ce genre sans mettre au moins une de ses œuvres).

    Le roman suit l’expédition d’un groupe de soldats travaillant pour la Compagnie de la Baie d’Hudson, spécialisée dans le commerce des fourrures dans le grand nord canadien, sont chargés d’aller établir un fort au-delà du cercle polaire. Ils sont accompagnés dans leur expédition par une aventurière et sa suivante, ainsi que par un astronome excentrique décidé à assister à un éclipse solaire.

    Après vérification, la chasse compte bien dans l’exploitation des ressources naturelles. Je précise au passage que dans ce domaine, le roman n’épargne rien au lecteur. Verne dresse le détail exhaustif des chasses des personnages, et ces derniers s’y adonnent à la moindre occasion.

    Mais comme souvent chez lui, on peut percevoir une certaine, bien que discrète ambivalence. Ainsi au détour d’une ou deux répliques, Verne se permet de rappeler qu’une chasse trop intensive peut finir par mener à la disparition des espèces concernées. Alors oui ça peut paraître léger, mais pour un livre écrit dans les années 1870, c’est déjà une forme de conscience écologique.

    Bon passé cela, que nous propose ce livre ? Rien que de très classique pour du Jules Verne. Des héros courageux et habiles, qui triomphent de l’adversité (et surtout des menaces naturelles) par leurs qualités et leur ingéniosité. L’histoire est d’avantage constituée d’une série de péripéties que d’une réelle intrigue suivie. Ce modèle peut être efficace, surtout avec la plume de Jules Verne comme liant, mais dans le cas présent le livre se révèle un peu long pour manquer à ce point de fil narratif. Il en va un peu de même pour les personnages. Très nombreux, la majorité se révèlent être principalement des figurants, les rôles scénaristiques importants se limitant à une demi-douzaine d’entre eux (sur une vingtaine au total).

    En somme loin des meilleurs œuvres de Verne, mais un récit d’aventure plutôt plaisant, digne du talent du maître.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Au-delà du Mur, Les Iles de Fer, Les Terres de l’Orage, L’Hiver vient et Famille, Devoir, Honneur.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168053
    Tybalt Ouestrelin
    • Éplucheur de Navets
    • Posts : 23

    Je veux bien m’inscrire !

    Je recommande Le dernier stade de la soif de Frederick Exley dans la catégorie Baratheon évidemment…

    Un livre génial, dont le titre original est « A Fan’s Note » qui raconte dans une sorte d’autobiographie romanesque les déboires et la magnificence d’un fan de baseball mais surtout d’un être torturé.

     

    Et je viens juste de fermer une BD que je peux classer dans les Devises, Famille, Devoir, Honneur : « Les mauvaises gens » d’Etienne Davodeau, qui raconte le parcours de deux militant.e.s, habitant.e.s des Mauges, sa région natale, des années d’après-guerre qui les ont vu naitre jusqu’à l’élection de 1981. On découvre leurs débuts à l’usine et les débuts du syndicalisme dans cette région très marquée par le catholicisme qui leur permettra aussi de s’émanciper, de lutter.

    #168057
    Yoda Bor
    • Pas Trouillard
    • Posts : 629

    Je valide Feu et Sang avec le premier tome de Bloody Harry, une bande dessinée parodique assez amusante où l’auteur appuie sur quelques trucs un peu bancals dans la saga Harry Potter. C’est un brin vulgaire mais pas méchant. C’est un format 4 cases par pages, ça permet de passer un bon petit moment et c’était en promo pour les 48 H de la BD.

     

     

     

     

     

     

    Le tome 5 de Dans le sens du vent me permet de valider La Typhon née, même si je pense que j’aurai pu m’en servir pour un bon nombre d’items un peu compliqués (avec un peu de chance le tome 6 sortira cette année ^^).
    J’avais fait un petit retour dans le topic des lectures graphiques ici, et je continue à beaucoup apprécier ce titre.

     

     

     

     

     

     

    Du roi je serai l’assassin pour valider Le bouclier protecteur des royaumes humains.
    J’en ferai quelques lignes dans le topic sur Del Socorro dans les prochains jours.

    #168097
    FeyGirl
    • Fléau des Autres
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    Je valide :

    Le bonheur de découvrir un texte merveilleusement bien écrit !

    #168156
    Quintus Cularo
    • Patrouilleur du Dimanche
    • Posts : 120

    Je valide le thème Le Nord (menu Westeros) avec La fureur de Frédégonde, d’Eric Fouassier.

    Au sein des royaumes francs mérovingiens, tandis que les luttes de pouvoir et d’influences (ainsi que les assassinats politiques) se multiplient, Arsenius, filleul de l’évêque Grégoire de Tour, et Wintrude, une ancienne esclave, enquêtent sur la mort mystérieuse d’une moniale. Mort qui bien entendu se révèle rapidement lié aux luttes politiques déjà évoquées.

    Si le roman rentre dans la catégorie du polar historique, on sent ici que l’aspect historique est privilégié à l’aspect polar. L’intrigue est suivie mollement, le vrai intérêt de la narration étant le déroulé des intrigues politiques diverses et variées. Le problème qui en découle est simple mais majeur, l’attention du lecteur se disperse, tandis que le nombre de personnages impliqués augmente considérablement. Au final, seul un tiers du roman se concentre sur l’intrigue de base, le reste servant surtout à dresser les enjeux historico-politique. Alors de deux choses l’une. Déjà personnellement mettre en avant un tel contexte ne me dérange pas, au contraire. Ensuite il est évident que l’intrigue policière ne sert qu’à s’insérer dans ce contexte, qui est le véritable sujet du roman. Le problème étant que sur la forme et dans le dosage, cette insertion se passe mal. Le contexte historique est trop fouillis, et se repose trop sur le fait de lancer des noms par paquet de dix (et ceux qui connaissent les noms mérovingiens savent à quel point ils peuvent être indigestes) pour être pleinement lisible. L’intrigue policière elle est trop secondaire, trop en retrait, et finalement assez simple, ce qui fait que la suivre est peu prenant. Enfin les chapitres s’enchainent mal, passant à autre chose dès qu’une des intrigues commence à être prenante et faisant retomber tout ses effets comme un soufflet.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Khalessi, Greyjoy, Targaryen, Martell, Je rugis et Nôtre est la fureur.

     

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168177
    Jon
    • Patrouilleur Expérimenté
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    Je valide Nous ne semons pas du menu Devises (un livre avec des délinquants ou des criminels), avec le premier tome de Yuyu Hakusho.

    Je suis en train de relire cette série de mangas de Togashi (qui fait maintenant Hunter X Hunter), que j’aime beaucoup (je les ai lus pour la première fois quand j’étais au collège, et relus plusieurs fois depuis déjà). On suit Yusuke Urameshi qui est très clairement un délinquant, et qui va mourir, devenir un esprit, faire des trucs d’esprit, rencontrer des gens, faire de la bagarre, etc 😀 Bref, un shônen quoi, mais dont je garde de très très bons souvenirs donc j’ai très hâte de cette relecture 🙂 qui commence d’ailleurs bien car j’avais un souvenir très mitigé des deux premiers tomes (qui sont très différents de la suite), et pour l’instant j’ai pris plaisir à me replonger dedans malgré mon appréhension 🙂

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Jon.
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    #168201
    Fitz
    • Patrouilleur du Dimanche
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                                                                                            Je valide Les Terres de la Couronne, un livre qui se déroule (en grande partie) dans une capitale avec Le Tome 5 du Malazan Book of the Fallen, Les Marées de Minuit de Steven Erikson.Midnight Tides Cover

    Bien que globalement une expérience positive, ma lecture de ce livre à été divisée en deux parties, j’ai même mis en pause ma lecture pendant un mois après avoir lu le premier quart du livre.  Cela est probablement dû à plusieurs raisons. Tout d’abord, le fait de changer complètement changer d’endroit (on est sur un autre continent sans presque aucun lien apparent aux deux visités depuis le début de la saga), de ne garder aucun personnage par rapport aux livres précédents (sauf un mineur du tome 4, et le fait qu’il se déroule avant les 4 premiers tomes m’a énormément perturbé, même si je le savais avant d’attaquer la lecture de ce livre. J’avais du mal à m’attacher aux personnages, et certains chapitres manipulaient des concepts différents de ceux déjà explorés dans la série, que j’avais du mal à les saisir. De plus, je faisais sans doute une légère overdose de Malazan, vu que j’avais enchainé les 4 premiers tomes de la série juste avant.

    Heureusement, après une pause d’un mois, j’ai beaucoup ce que le reste du livre (les ¾ en fait) avaient à m’offrir. Une fois la mise en place en place du décor terminée, les évènements se sont enchainés de manières beaucoup plus fluides et j’ai eu quelques réponses aux questions que je me posais au début du livre.

    Pour citer quelques-unes des qualités principales de ce livre, vous pourrez y trouver, une guerre, des batailles, de la magie, une très bonne intrigue politique, une critique vraiment bien développée du système capitaliste. Également beaucoup d’humour, bien plus que dans les 4 premiers tomes, et qui m’a vraiment fait rire, plutôt que sourire (Tehol et Bugg mais pas que). Mais ce livre (et Malazan en général) c’est surtout énormément de figures tragiques et des personnages qui m’ont énormément touché dans leur humanité et leur inhumanité, et dont les réflexions m’ont poussé à m’interroger sur plein de sujets comme très peu de livres ont réussi à le faire auparavant.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Khaleesi, Le Conflans, Les Terres de l’Ouest, Arryn, Greyjoy, Targaryen, Famille-Devoir-Honneur, Feu et Sang, Nôtre est la fureur, Insoumis-Invaincus-Intacts, Asshai

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Fitz.
    #168204
    Nymphadora
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    @fitz Si tu veux papoter plus des Malazéens, on a un topic dédié : https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/livre-des-martyrs-malazan-book-of-the-fallen/. N’hésite pas 😉

    ~~ Always ~~

    #168223
    Yoda Bor
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    Désolée, j’avais posté un joli pavé mais tout s’est effacé et j’avoue que j’ai un peu la flemme de recommencer.
    Mais j’ai validé quatre lectures cette semaine :

    Les Chevaliers du Tintamarre Nous ne semons pas, un livre avec des délinquants. Un trio de hors la loi tente de résoudre le mystère de la disparition de jeunes prostituées en croisant une enquête de la milice qui cherche à savoir pourquoi des sirènes boursouflées viennent s’échouer sur la plage.
    Le style est assez spécial, un brin décalé, à l’image des trois personnages principaux un peu simplets qui sont rapidement dépassés mais qui refusent de rester sur le côté.
    J’ai trouvé ça plutôt sympathique même si ça ne restera pas ma lecture du siècle. A noter qu’il y a une suite mais que ce tome se boucle complètement.

     

     

     

    Nightrunner – Tome 1 – Asshai, un livre avec des magiciens. Une relecture parce que je voulais poster un billet sur le tome 2 mais que j’ai tout mélangé sur le déroulement des évènements.
    C’est assez typique des publications de Bragelonne à une époque qui sortaient pas mal de saga de fantasy aventurière.
    Il faut réussir à passer une première partie assez longuette où tout le background de l’univers est balancé dans des dialogues insipides mais une fois que les deux personnages (pourchassés par un vilain qui veut récupérer une pièce qu’ils lui ont volée) arrivent en ville, ça devient bien plus intéressant et on se rend compte que ce fameux background pourra peut-être un jour servir à quelque chose.

     

     

     

    Ninn, tome 1 – Le Nord, un animal à fourrure sur la couverture – Je comptais l’offrir à ma nièce après l’avoir lu mais en fait je l’aime bien et du coup j’hésite .
    L’histoire d’une petite fille trouvée bébé dans le métro parisien qui cherche à connaitre ses origines et qui tombe sur l’histoire d’une ligne oubliée et d’une station désaffectée.
    Le personnage principal est très attachant et l’histoire prenante même si ce n’est qu’une grosse introduction.

     

     

     

    Cemetery BoysMeereen, un livre militant avec un auteur transgenre queer latinx qui nous raconte une histoire fantastique plutôt prenante qui nous raconte celle de Yadriel, qui fait parti des brujx, une grande famille où les hommes sont chargés de s’occuper es âmes des morts et les femmes sont des soigneuses. Ce qui complique la vie de Yadriel qui est transgenre.
    C’est tourné plutôt jeunesse mais c’est impeccable au niveau représentativité, le personnage de Yadriel est très attachant et sa relation avec Julian est toute mignonne.

    #168234
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Essos / Quarth : un livre avec une cité ancienne
    • avec Les ruines d’Isis (Unité, tome 3), de Marion Zimmer Bradley

    Ce dernier tome de la trilogie Unité met en scène des personnages différents des deux premiers opus : Cendri, jeune anthropologue, mariée à Dal, archéologue. Cendri avait accepté de laisser entre parenthèses sa carrière universitaire l’année suivant son mariage, tandis que Dal avait obtenu le diplôme le plus élevé. Mais jamais ne lecteur ne saura pourquoi Cendri a renoncé à sa propre carrière. Le couple atterrit sur Isis, planète n’appartenant pas à l’Unité (Fédération de planètes), car pour la première fois la dirigeante d’Isis autorise une mission archéologique sur des ruines qui, dit-on, dateraient d’une très vieille civilisation antérieure aux humains.

    Mais Isis est une société matriarcale, fondée par des femmes fuyant une planète patriarcale : Dal ne peut pas y gérer une équipe, et Cendri joue le rôle de chef. L’auteure décrit non seulement un déséquilibre marqué entre les sexes, mais aussi un profond mépris des hommes qui sont mis à l’écart, dans une société où la technologie a peu de place, l’organisation du pouvoir sommaire, les croyances et les tabous très puissants.

    Dal, venant d’une planète qui a un passé patriarcal, vit mal de n’être officiellement qu’un assistant déconsidéré par ses hôtesses sur Isis. Inévitablement, des conflits éclatent avec Cendri, qui de son côté explore et se lie d’amitié avec les femmes d’Isis. Anthropologue, elle découvre avec fascination une société jusque-là fermée à l’Unité et qui va ébranler ses certitudes.

    Je regrette particulièrement le caractère de Dal, trop caricatural dans sa misogynie qui ressort lors de ses humiliations sur Isis, conduisant à des rapports peu nuancés avec les autres personnages. Quant à Cendri, on retrouve une des habitudes de MZB : une femme intelligente qui, malgré tout, subit l’influence de son compagnon.

    Ce roman se lit sans déplaisir, car l’auteure a un talent de conteuse, mais l’intrigue est cousue de fil blanc. Même les retournements de situation ne changent pas fondamentalement la trame, et c’est bien dommage.

    #168277
    Nymphadora
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    Je valide, dans le menu devises « Nous ne semons pas » : un livre avec des délinquants ou des criminels, avec Les maîtres enlumineurs de Robert Jackson Bennett, une chouette lecture.

    Et je valide également dans le menu Grandes Familles les Tyrell (un livre avec un mariage) avec People we meet on vacation de Emily Henry, une romance gentillette qui donne des envies de voyage (une blogueuse voyages revient sur ses vacances avec son meilleur ami dont – oh surprise – en fait elle réalise qu’elle est amoureuse, et elle se rend avec lui au mariage de son frère). Rien de révolutionnaire mais c’est mimi.

    ~~ Always ~~

    #168278
    Quintus Cularo
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    Je valide le thème Briseuse de Fer (Menu Daenerys Targaryen) avec La Ballade de Black Tom, de Victor Lavalle.

    Dans le New York des années 20, Charles Thomas Tester, jeune noir de Harlem, mauvais musicien mais bon escroc, est embauché par un riche occultiste excentrique blanc pour jouer à une soirée mystérieuse contre une forte somme d’argent. Une affaire louche, d’autant que l’occultiste en question est étroitement surveillé par des policiers peu avenants. Mais Charles Thomas accepte, notamment car dans sa situation, une telle somme en se refuse pas.

    Réécriture intéressante, bien qu’un peu trop libre d’Horreur à Red Hook de Lovecraft (vu le produit final, il aurait été presque plus intéressant de proposer un récit parallèle à celui d’HPL). Le centre du récit est donc d’opposer au racisme du Maitre de Providence l’histoire d’un jeune afro-américain face à la violence de la société à son égard, au point que les horreurs cosmiques paraissent moins monstrueuses qu’un simple policier. L’approche est compréhensible, et fortement évocatrice de la part d’un auteur lui-même afro-américain, bien que l’on puisse y voir une légère entorse au registre de l’horreur cosmique. Toutefois comparée à d’autres œuvres qui cherchent à proposer des récits lovecraftiens en s’opposant au racisme de l’auteur, La Ballade de Black Tom est une franche réussite, qui n’hésite pas à frapper frontalement sur les aspects les détestables de Lovecraft, sans toutefois renier son œuvre ou tomber dans le simplement marketing (oui Matt Ruff c’est toi que je regarde).
    Bon mais passé le propos de la novella, qu’est ce que ça vaut ? Franchement c’est également une réussite. L’histoire est somme tout un peu attendue, d’autant que le thème impose certains passages obligés, mais le style de Victor LaValle nous la vend avec talent, d’autant que les personnages ont suffisamment de subtilités pour compenser cette prévisibilité. La construction en deux parties (suivant chacune un personnage) permet de changer de point de vue au cours de l’histoire, ce qui permet de conserver le mystère avec efficacité. Enfin la fin prend une dimension mythologique, certes finalement peu lovecraftienne, mais fortement évocatrice.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Famille, Devoir, Honneur, Nous ne semons pas et Nôtre est la fureur.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168313
    DNDM
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    Allez, je picore au hasard des menus et des envies:

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #168355
    FeyGirl
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    Je valide :

    • Menu Westeros / Les Terres de l’Orage : un livre où un personnage affronte le mauvais temps
    • avec Widjigo, d’Estelle Faye

    (convient aussi à Mhysa (écrit par une autrice) et Au-delà du mur (froid) )

    #168410
    Yoda Bor
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    Petit point du dimanche, semaine de vacances avec pas mal de lectures du coup !

    Sasaki et Miyano, tome 2 de Shou Harusano pour Le Bief, un livre avec des fleurs sur la couverture.
    Petit manga mignon de chez Akata sur la rencontre et l’amitié et plus que ça entre Sasaki et Miyano, comme le titre l’indique. Le premier tome était assez confus, avec des flashbacks mal foutus, le deuxième tome est mieux construit. Ce n’est pas renversant (et ça ne le sera sans doute jamais), mais c’est chou et très léger.

     

     

     

    Hexworld, tome 2 de Jordan L. Hawk – Tyrell, un livre avec un mariage. C’est une saga avec des tomes assez indépendants entre eux même s’il y a un fil rouge dans le fond. C’est à New York, fin XIXème, dans un univers où il y a une police avec des sorciers et des familiers qui les aident à faire de la magie. Ce tome là se centre sur un dessinateur légiste et un voleur sur fond d’un cambriolage qui a mal tourné.
    Là aussi c’est léger, mais ça fait passer un bon petit moment avec de la romance et donc un mariage (mais pas celui qui est attendu). C’est exactement ce que j’aime lire pour me détendre.

     

     

     

    Hexworld, tome 2.5 de Jordan L. Hawk – Terres de la couronne, un livre qui se déroule dans une capitale.
    Nouvelle dans le même univers que précédemment, c’est encore plus léger que d’habitude, mais j’ai apprécié qu’on sorte un peu du cadre de la police des sorciers qu’on avait croisée dans tous les autres tomes puisque cette fois il y a un détective privé et un auteur qui est un familier un peu particulier. L’enquête ne pose absolument aucun problème, c’est surtout intéressant pour l’ambiance de Noël.

     

     

     

    & And, tome 7 de Mari Okazaki – Baratheon, un livre où on boit et mange.
    Avant dernier tome de ce titre assez intéressant dans lequel on suit une jeune femme intérimaire secrétaire médicale en journée qui ouvre un salon de manucure le soir.
    C’est un manga que j’aimais beaucoup au départ avec son héroïne assez représentative d’une jeunesse un brin perdue qui a en plus comme caractéristique de ne pas aimer être touchée.
    Le problème c’est que je n’ai jamais accroché au couple principal que je trouve assez glauque (à mon gout) et que les personnages s’enferrent dans ce que je trouve être des erreurs.
    Ce tome est à mon sens mieux géré que les précédents parce que plus léger et il y a notamment un barbecue qui me valide ce point qui est assez drôle (sauf pour les personnages concernés). J’ai quand même hâte d’en voir arriver le bout parce que c’est particulièrement pesant.

     

     

    Nightrunner, tome 2 de Lynn Flewelling – L’hiver vient, le livre se déroule sur au moins deux saisons
    Suite de ma relecture avec un deuxième tome que j’ai trouvé plus équilibré que le précédent même si tout le background de l’univers me semble encore beaucoup trop chargé, ce qui est dommage car il influe quand même directement sur l’intrigue.
    L’intrigue justement m’a beaucoup plus plu, et j’ai trouvé que les personnages évoluaient plutôt bien. Ca marque un peu la fin d’un cycle et s’il y a encore 5 tomes derrière, ça peut clôturer la saga pour ceux qui ne veulent pas aller plus loin.

     

     

     

     

    Kowloon Generic Romance, tome 3 – Aussi haute qu’honneur, un livre qui se déroule en hauteur.
    Pour qui a connu le quartier de Kowloon avant sa destruction, c’était assez facile à valider.
    J’étais persuadée d’avoir déjà parlé de ce manga sur le forum mais pas du tout, du coup pour faire rapide, on est donc à Kowloon, dans une temporalité assez floue et on suit deux agents immobiliers dans ce qui est tout d’abord un titre assez tranquille, dans lequel on se dit qu’il ne se passe pas grand chose, mais marqué avec un grand sentiment de nostalgie et des personnages qui refusent de quitter leur quartier, sans qu’on comprenne bien ce qui les retient.
    Et puis à un moment on a l’introduction d’une petite pointe d’étrangeté, un des personnages se rend compte qu’elle a été précédemment en couple avec l’autre mais qu’elle ne s’en rappelle pas et si on continue avec cette atmosphère étrange, on se plait à aller chercher tous ces détails qui clochent un peu.
    C’est ultra efficace et tout à fait à mon gout, et ce troisième tome commence à nous apporter quelques réponses tout en posant encore d’autres questions.

    Frieren, tome 2 de Kanehito Yamada et Tsukasa Abe – Yi-Ti, un livre d’un auteur asiatique.
    Un nouveau manga intéressant dans lequel, au lieu de partir sur un groupe de héros qui viennent sauver le monde, on suit sa dernière représentante une fois que le combat est terminé et que ses anciens compagnons sont morts.
    Il y a un joli travail sur l’idée de mémoire, sur la trace qu’on laisse derrière nous, sur la transmission aussi. Frieren est un chouette personnage et ce deuxième tome permet d’agrandir un peu son nouveau groupe et de lui fixer un objectif plus précis.

    #168435
    Nymphadora
    • Vervoyant
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    Je valide Daenerys du Typhon de la Maison Targaryen, première du nom, Reine des Andals, de Rhoynar et des Premiers Hommes […] : un livre avec un titre à rallonge (plus de 6 mots) avec Les grandes oubliées : Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes, de Titiou Lecoq.

    Comme beaucoup, j’avais une vision assez linéaire des droits des femmes, m’imaginant que petit à petit, on grapillait des droits, passant d’une période obscure où les femmes étaient invisibles à un monde où elles prenaient de plus en plus de pouvoir (avec encore du chemin à parcourir). Le tout en grande partie parce qu’on n’a jamais vraiment entendu parler de figures féminines dans nos livres d’histoire. Pourtant, dans cet essai très documenté, Titiou Lecoq redonne leur place dans l’histoire aux femmes, nous démontrant que nos ancêtres ont vu leurs droits refluer à certaines périodes, et que de fortes figures de femmes auraient leur place dans nos manuels. En nous montrant l’histoire de la domination patriarcale, de l’agentivité des femmes qui ont participé à bien des mouvements pour en être ensuite occultées par les livres d’histoire, et en nous présentant des portraits de quelques figures marquantes, Titiou Lecoq met à mal un certain nombre d’idées reçues, avec un ton très fluide (je suis déjà une grande fan de ses articles faut dire, et dans ce livre, elle ne perd rien de son mordant), tout en vulgarisant des études récentes avec force sources et méthode. Non, le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin, oui, les femmes ont créé, écrit, peint, sculpté, ont eu du pouvoir, ont participé aux mouvements de société… mais on les oublie, on les efface, on minimise leur place pour les cantonner à la cuisine. Un mécanisme de domination déconstruit sous nos yeux avec pédagogie, et un livre qui devrait être lu par tous et toutes !

    Et je valide Arryn : un livre avec un personnage faible ou qui n’a pas toute sa tête, avec La Princesse au visage de nuit, de David Bry

    David Bry (dont j’ai adoré Que passe l’hiver) s’essaye au thriller fantastique, dans un roman sombre à l’atmosphère pesante et désespérée.

    Notre histoire se passe dans un village français somme toute assez banal, et notre héros, Hugo, qui n’est pas revenu depuis son enfance après un évènement mystérieux et la disparition de ses deux meilleurs amis, se retrouve englué dans de sales affaires alors qu’il est contraint de retrouver le village car ses parents (qui le martyrisaient) sont morts dans de drôles de circonstances.

    On s’attache assez vite au héros et à sa comparses, et on est curieux de dénouer les fils sordides de cette intrigue (même si plus ça va, et plus on découvre des trucs tristes) pour comprendre ce qu’il s’est passé 20 ans plus tôt et ce qui se trame autour de la légende de la princesse au visage de nuit. Le roman va très vite, on tourne les pages à toute vitesse.

    Néanmoins, plusieurs choses m’ont empêché de totalement adhérer au récit. D’une part, j’ai trouvé la partie « parisienne » du récit, où l’on voit la vie d’Hugo et ses amis aujourd’hui, un peu faiblarde. Les personnages de ses amis sont très peu esquissés, au point d’être des clichés ambulants, et on se demande un peu ce qu’ils apportent au récit. Par ailleurs, certains dialogues m’ont semblé complètement manquer de naturel. Alors que j’avais adoré la prose de Bry, là j’ai été un peu déçue par des tournures un peu bizarres. Et l’accumulation de trucs sordides m’a un peu fait l’effet de trop plein : on avait l’impression de cocher des cases dans la liste des trucs glauques qui peuvent arriver à des gosses dans un village paumé. J’ai également été gênée par de nombreuses coquilles dans le texte (j’ai lu le livre en ebook, que j’avais acheté lors d’une opération spéciale, et je me demande si mon ebook n’était pas buggué :/ ). Donc bref, une lecture en demi-teinte pour moi. J’en attendais peut-être un peu trop, et en plus ne suis pas forcément très friande de fantastique donc rien ne dit que vous, vous détesterez, mais en tous cas, le livre ne restera pas dans mon panthéon personnel ^^

    ~~ Always ~~

    #168441
    DNDM
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    Allez, je valide Asshaï : un livre avec des magiciens avec la BD L’heure du Dragon, une aventure de Conan dans laquelle on croise un gros méchant magicien ramené d’entre les morts, un autre méchant magicien bien puissant qui lui pique un truc important, un troisième méchant magicien pas très doué mais qui invoque des combattants-magiciens qui sont eux bien badass, une gentille sorcière, un gentil prêtre-magicien, et un gros loup géant qui est soudain apparut dans une page sans que je comprenne qui il était ni d’où il venait, mais vu comment les autres parlaient de lui il était probablement magicien aussi.

    Bref, la BD est confuse et dispensable mais si vous voulez des magiciens, y’en a ! Ne vous attendez pas, par contre, à un système de magie compréhensible comme ça se fait souvent dans les romans actuels. On est dans de la fantasy à ambiance qui ne cherche nullement à établir des règles de magie ou à lui donner une logique narrative autre que « j’ai besoin que X soit plus puissant que Y alors on va dire que c’est comme ça ». Du TGCM pur de chez pur, quoi.

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
    Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/

    #168445
    Quintus Cularo
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    Je valide le thème Dorne (Menu Westeros) avec Cuits à point d’Elodie Serrano.

    Au début de l’époque victorienne, dans une atmosphère vaguement steampunk, deux spécialistes de la démystification de phénomènes paranormaux sont convoqués à Londres pour résoudre un mystère : alors que le pays entier est sous des chutes de neiges normales pour l’hiver, la ville est frappée d’une canicule sans précédent.

    Bon, le pitch est alléchant, et le début du roman semble promettre une enquête, mettant en parallèle les tenants de l’explication « rationnelle » et ceux de la thèse surnaturelle. Et en fait non. D’enquête point, la première piste et la bonne, et le reste du récit est dramatique linéaire. Que ça soit pour les personnages ou le lecteur, point de fausse piste, point d’hésitation, point d’hypothèses différentes à départager. Bref sur le plan narratif c’est assez simple, d’aucun dirait pauvre, d’autant que l’explication finale (qui est surnaturelle le ton du roman nous fait rapidement comprendre que cette idée est la bonne) frôle le grand-guignolesque.

    La construction d’univers est également très bancale, et ceux sur deux aspects principaux. Déjà concernant l’aspect vaguement steampunk dont j’ai déjà parlé, il semble surtout venir d’une volonté de ne pas s’encombrer à devoir respecter une réalité historique quelconque. Comme je l’ai dit, l’histoire se place au début de l’ère victorienne (Victoria elle-même est qualifié de jeune). Sauf que l’on voyage entre la France et l’Angleterre par dirigeable et que Londres est déjà muni d’un réseau de métro. En soit l’auteure a le droit de créer son propre univers, mais quand on voit les dialogues et les mentalités des personnages, l’anachronisme est flagrant.

    L’autre problème dans la construction d’univers est le rapport au paranormal. Car oui dans un univers où le paranormal est aussi répandu qu’il s’avère être, il est difficile de croire que des spécialistes de la démystification puissent nier fortement son existence. Et d’ailleurs là aussi le tout est assez cohérent, car le livre par du principe qu’il est assez ridicule de douter des légendes, mais qu’il est tout aussi ridicule de leur faire confiance au point d’ignorer que Merlin était en réalité une femme.

    Enfin les personnages correspondent bien à cet ensemble déjà maladroit. Pas qu’ils soient mauvais en soit, mais, conséquence inévitable de la platitude narrative, sont tous finalement unidimensionnels. Aucune révélation, aucune véritable évolution, bref, là aussi quelque chose de très plat. Le pire étant qu’avec un peu plus de profondeur ou de développement ils auraient pu marcher.

    Bref, même si ce n’est pas vraiment désagréable à lire, il n’y a rien de franchement réussi dans le résultat, ce qui est assez dommage, car la base avait un potentiel indéniable.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Khaleesi, Mhysa, Les Terres de la Couronne et Asshaï.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168453
    Fitz
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    @fitz Si tu veux papoter plus des Malazéens, on a un topic dédié : https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/livre-des-martyrs-malazan-book-of-the-fallen/. N’hésite pas 😉

    Merci pour le lien, je parlerais peut-être plus de la série sur ce sujet quand je l’aurai terminée  !

    En attendant, je valide le thème le Conflans, un livre avec des batailles, avec Honor Harrington tome 2 , Pour l’honneur de la reine de David Weber.

    Honor Harrington T2 Cover (Wikipedia)Deux ans et demi après les évènements de Mission Basilic (le premier tome), la capitaine Honor Harrington se retrouve à la tête de l’escorte protégeant une mission diplomatique du royaume de Manticore vers la planète Grayson, dans le but de conclure une alliance avec eux pour éviter que la République du Peuple de Haven (les antagonistes du Tome 1) n’en fasse une base avancée dans la guerre qui risque d’éclater contre Manticore. Problème, les habitants de Grayson sont des fondamentalistes religieux qui ne considèrent pas la femme comme égale à l’homme dans leur société et le fait que Honor, une femme commande l’escorte militaire cause bien des tensions. De plus, Grayson est sous la menace d’une planète voisine, Masada qui est peuplée par des anciens habitants de Grayson qui ont été expulsés à la suite d’un schisme entre les « modérés » de Grayson et les fondamentalistes de Masada. Plusieurs siècles plus tard, Masada ressasse ses griefs et pourrait obtenir l’aide d’un puissant allié pour reconquérir Grayson.

    Globalement, j’ai apprécié ce livre, il est meilleur que le tome 1,le rythme est soutenu sans être effréné, on alterne les batailles et de la politique assez complexe pour un livre de 350 pages, on a durant pas mal de temps le point de vue des antagonistes, ce qui permet de bien comprendre leurs motivations, à défaut d’être capable de sympathiser avec tous. Un autre point positif du livre est son personnage principal.                                                                                                                                                      Pourtant, Honor correspond bien à l’archétype de la Mary Sue, ces personnages trop parfaits, que ce soit moralement ou dans leurs actions, des personnages irréalistes que je n’apprécie généralement pas . Mais il y a quelque chose qui chez Honor qui m’attire particulièrement, j’ai du mal à définir quoi exactement, peut-être le fait que contrairement à beaucoup de Mary-Sue elle m’a l’air humaine , elle a des réactions réalistes dans les situations difficiles, des réactions qui m’ont beaucoup touchés.

    Maintenant, en ce qui concerne les points négatifs du livre, le jargon utilisé durant les batailles est parfois un peu trop technique pour que je comprenne tout ce qui se passe, et surtout, si les antagonistes sont plus ou moins bien caractérisés, de même qu’une poignée de personnages secondaires , il n’y a quasiment pas eu de développement pour eux dans ce livre , les personnages secondaires qui avaient évolué dans le livre précédent n’ont pas changé dans ce livre et les autres personnages non plus, même Honor. Mais bon, comme le focus n’est pas vraiment sur les personnages mais plutôt sur les batailles et la politique, ce n’est pas trop dérangeant.

    En résumé, une bonne lecture, meilleure que le tome 1, j’ai passé un bon moment et je lirais certainement le tome 3 mais rien non plus de transcendant.

    Aurait également pu rentrer dans les thèmes Greyjoy et Aussi Haute qu’Honneur.

    #168456
    Jon
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    Je valide Les Terres de l’Ouest du menu Westeros (un livre où il est question de l’exploitation des ressources naturelles) avec Nos Futurs, un recueil de 10 paires d’articles scientifiques + nouvelles, autour de différentes thématiques écologiques (chaque paire est basée sur un ODD (Objectif de Développement Durable), et une approche pour s’en saisir).
    De manière assez évidente, l’exploitation des ressources naturelles est assez fréquemment abordée ^^’

    Je mettrai un récapitulatif plus complet dans le topic des dernières lectures, mais globalement – et c’est probablement normal pour un recueil de nouvelles ^^’ – j’ai un avis mitigé. Certains articles sont très intéressants, d’autres totalement indigestes ; certaines nouvelles sont très belles, d’autres n’ont absolument aucun intérêt. En gros, sur les dix nouvelles, il y en a cinq que j’ai vraiment aimées, deux que j’ai trouvées vraiment nulles, et trois qui s’étalent sur du « plus ou moins moyen ».

    #168534
    Fitz
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    Je valide le thème Stark, un livre où au moins un personnage important est un enfant, avec Eighty-Six Tome 2 : Run Through The Battlefront (Finish) de Asato Asato.

     

    Eighty-Six T3 Cover (Bol)Ce livre, qui est en fait la seconde partie du tome 2 , m’a globalement un peu déçu, je trouve que l’adaptation en anime a globalement magnifié cette partie là de la série et m’a sans donné des attentes déraisonnables pour ce bouquin qui est pourtant plutôt bon. Forcément comme, c’est une seconde partie, on plonge directement dans l’action et, malheureusement, les batailles de cette série commencent à se ressembler un peu à mes yeux, ce qui fait que pendant la première moitié du livre (100 pages) , je n’étais pas dedans et j’avais envie de lire en diagonale . En plus, l’ennemi affronté si il n’est pas du tout le même que celui du tome 1, lui ressemble quand même énormément dans son essence profonde, (même si c’est probablement réalisé intentionnellement par l’autrice pour qu’on puisse établir des parallèles) .

    Heureusement, la fin du livre vient sauver le tout, en étant à la fois mémorable et émotionnelle pour moi, même si je la connaissais déjà, étant donné que c’est aussi la fin de l’adaptation en anime.

    En résumé, un livre qui ressemble beaucoup au tomes précédents mais qui est sauvé par sa fin, qui donne vraiment envie de lire la suite. Je lirais bientôt le tome 4.

     

    Aurait aussi pu rentrer dans les thèmes Braavos,Insoumis-Invaincus-Intacts, Nôtre est la fureur et Mhysa.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 4 semaines par Fitz.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 4 semaines par Fitz.
    #168594
    Yoda Bor
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    King of Scars, tome 2 : Le règne des loups de Leigh Bardugo – Mère des dragons, un dragon dans la couverture (en haut à droite, je suis pas sure que ce soit hyper visible sur la miniature)
    Pas facile de parler de ce tome là sans spoiler puisque c’est la conclusion d’une duologie qui prend elle-même place dans tout un univers, le Grishaverse.
    La première trilogie Grisha était intéressante, tournée plutôt jeunesse mais avec pas mal de mort, j’avais eu un coup de mou dans le tome 2 mais le 3 était cool.
    La duologie Six of Crows m’avait énormément plu, avec un ton un peu plus adulte et des personnages auxquels j’avais beaucoup accroché.
    Ces deux sagas ont été mixées pour la série Shadow and Bone sur Netflix, saison 2 à venir.
    Pour revenir à King of Scars, elle se déroule un peu plus tard et nécessite d’avoir lu les deux précédentes car on y retrouve des personnages et on s’appuie sur une situation politique qui était restée très instable. Le premier tome m’avait plutôt plu, celui là est dans la lancée même si un petit peu en dessous à mon gout avec pas mal de fan service un brin inutile (et pourtant, je ne dis jamais non à du fan service) et des intrigues qui ont du mal à se raccorder entre elles.
    Ca laisse la porte ouverte à une nouvelle saga dans le même univers et comme je suis faible, je sais que j’y succomberai si elle voit le jour.

    #168600
    Quintus Cularo
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    Je valide le thème Nous ne semons pas (Menu Devises) avec Le Mystère de la Main Rouge, d’Henri Loevenbruck, suite du Loup des Cordeliers, qui figurait déjà dans mon challenge de l’an passé.

    Alors que la Révolution Française en est à son commencement (la Bastille vient de tomber), Gabriel Joly, jeune journaliste autoproclamé enquêteur suit la piste d’un mystérieux trésor, qui semble lié à une étrange société secrète. Cette enquête le pousse à s’intéresser à une histoire ayant eu lieu des années plus tôt, en Corse.

    On retrouve dans cet ouvrage les qualités et les défauts du premier tome. Pour les qualités, il faut déjà saluer le style de Loevenbruck, vivant et efficace, notamment servi par des dialogues riches et dynamiques. Ce style permet notamment de dépeindre avec talent ce Paris insurrectionnel, qu’il s’agisse des intrigues politiques qui l’accompagnent ou des mouvements populaires (avec la violence qui en découle). On appréciera également les personnages, bien qu’ils commencent à souffrir de compétences exagérées. Certes il est normal que les personnages principaux sortent du lot, mais dans le cas présent ils se battent mieux que des militaires expérimentés, s’y connaissent mieux en médecine que les médecins, connaissent parfaitement l’histoire, l’étymologie, les langues (vivantes ou mortes), les sciences, la philosophie et j’en passe. Un peu plus de limitations aurait permis de les étoffer. Dans la même ligne, on retrouve cette tendance aux personnages à avoir une vision très large de la Révolution et de ses conséquences. Encore une fois entendre les révolutionnaires de juillet 89 parler ouvertement (et majoritairement) de renverser purement et simplement la monarchie, c’est un peu fort. Bref des petits défauts, qu’un peu plus de retenue aurait facilement pu compenser, mais qui ne gâche que peu le plaisir de lecture.

    Et encore bravo à Loevenbruck pour nous avoir offert un tome sur ce sujet, et avec la Corse comme sujet central de l’enquête, sans jamais évoquer le moindre officier d’artillerie.

    Aurait également pu rentrer dans les catégories Les Îles de Fer, Les Terres de la Couronne, Targaryen et Nôtre est la fureur.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 3 semaines par R.Graymarch.

    N'est pas mort ce qui à jamais dort, mais en d'étranges ères peut mourir même la mort.

    #168617
    DNDM
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    Je valide Braavos : un livre dont l’auteur n’est ni américain, ni anglais, ni français avec Texto, très bon polar social de l’auteur russe Dmitry Glukhovsky.

    Un livre que je vous encourage à lire, et qui aurait également pu rentrer dans les catégories suivantes:

    • Au-delà du mur : un livre où on a froid [On se les pèle en permanence dans le livre]
    • Meereen : un livre militant [c’est un livre engagé politiquement, qui dresse le portrait de la Russie telle qu’elle est pour mieux en dénoncer le système]
    • Nôtre est la fureur : un livre où un personnage est en colère
    • Les Terres de la Couronne : un livre qui se déroule dans une capitale
    • Et même Je rugis : un livre avec un animal dangereux sur la couverture ou Le Nord : un livre avec un animal à fourrure sur la couverture (loup, chien, chat, ours, souris, etc), vu qu’on a la partie supérieure de la tête d’un loup sur la couverture (mais ne le cherchez pas dans le roman, c’est à prendre de façon métaphorique)

    Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
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