Fléau de Valyria

De La Garde de Nuit
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V.O. : the Doom of Valyria

Le Fléau de Valyria[N 1] est le nom donné au cataclysme qui brisa environ cent ans avant la Conquête[N 2] la péninsule anciennement occupée par le cœur des Possessions de Valyria, ne laissant qu'un archipel d'îles et la mer Fumeuse [1]. Cet événement marque la fin de l'empire valyrien et l'installation définitive des membres de la maison Targaryen à Peyredragon[2]. C'est aussi à partir de là que les cités libres, anciennes colonies, sont devenues pleinement indépendantes[3] (à l'exception de Braavos, qui l'était depuis sa fondation).

Avant le Fléau[modifier]

Le vaste empire progressivement conquis par Valyria se trouvait au sud-ouest d'Essos. À son apogée, Valyria était la plus grande cité du monde[4], et ses Possessions s'étendaient depuis les montages des Os[5], jusqu'au détroit (et même au-delà, avec l'île de Peyredragon, limite occidentale de l'empire depuis deux cents ans[6][5]). Son contrôle reposait sur la suprématie militaire des seigneurs Dragons valyriens, qui chevauchaient des dragons et qui, dit-on, manipulaient différentes magies, sur un réseau d'importantes cités reliées par un système de routes, sur la fondation de colonies et avant-postes militaires ou commerciaux plus ou moins autonomes (Volantis, Volon Therys, Valysar, Selhorys, Pentos, Essaria, Tyrosh, Myr, Lys, Norvos, Qohor, Lorath, etc.), ainsi que sur l'esclavage pour l'exploitation de leurs mines de métaux (cuivre, étain, fer, argent et or).

Douze ans avant le Fléau, Daenys Targaryen aurait prophétisé la chute de Valyria. Son père, le seigneur Dragon Aenar Targaryen, chef de sa maison, aurait alors choisi de quitter les Possessions et de s'installer à Peyredragon, avant-poste valyrien dans le détroit[5]

Le cataclysme[modifier]

En quelques heures seulement, Valyria est intégralement anéantie et la péninsule valyrienne est brisée, la transformant en un réseau d'îles désormais entourées par la mer Fumeuse. Constructions, collines et montagnes sont pulvérisées. Les mers, les lacs et rivières se mettent à bouillir, et le ciel s'emplit de cendres, de fumées, de nuées ardentes, de pluies de sang noir et de verredragon, et d'un feu tellement brûlant que même les dragons n'y survivent pas. Les terres jusque loin au nord de Valyria sont entièrement brûlées[5].

Le cataclysme touche aussi les côtes situées au sud-ouest du Pays de Ghis, et certaines îles situées à l'entrée de la baie des Serfs, notamment l'île des Cèdres, sont frappées par une vague de près de trois cents pieds[N 3] de haut qui ne laisse que des ruines derrière elle[7].

Les causes du Fléau[modifier]

Personne ne sait précisément ce qui a déclenché le Fléau, et les facteurs ont pu être multiples. Au cours des siècles qui ont suivi, plusieurs hypothèses ont été formulées[5] :

  • La plus courante est que le Fléau fut causé par l'éruption simultanée des Quatorze Flammes, une chaîne de volcans qui se trouvait au cœur de Valyria.
  • Certains mestres, influencés par l'avis du septon Barth, ont proposé que cette violente éruption volcanique aurait été causée par l'affaiblissement de divers sortilèges, dont seuls les Valyriens avaient le secret, et qui leur auraient permis, des siècles durant, de dominer les Quatorze Flammes. Selon cette explication, l’appétit insatiable des Valyriens en esclaves et en richesses servaient autant à alimenter le pouvoir de ces sortilèges qu'à accroître le pouvoir de Valyria sur le reste du monde.
  • D'autres ont dit que les constantes trahisons et conflits internes aux Valyriens et leurs luttes politiques ont conduit à l'assassinat d'un trop grand nombre de mages qui contrôlaient les Quatorze Flammes, et que ceux qui sont restés n'ont pas pu contenir leurs feux[5].
  • Les septons, quant à eux, y voient une punition divine à l'encontre des Valyriens, de leur arrogance, et de leur indifférence religieuse[5].
  • D'autres évoquent les prêtres rouges de R'hllor qui auraient réalisé d'étranges rituels visant à invoquer les feux divins[5].
  • Certains interprètent le Fléau comme une résultante de la malédiction de Garin le Prodigieux[5], un prince rhoynar qui fut vaincu par les Valyriens lors des guerres rhoynaises, mais qui les maudit en retour[8].

Les conséquences[modifier]

Valyria disparait, et ses colonies prennent leur indépendance. Le Fléau provoque la disparition de la grande majorité des dragons dressés par les Seigneurs Dragons. Seuls quelques Valyriens survivent, dont les Targaryen, qui ne se trouvaient pas à Valyria au moment du cataclysme, certains archontes valyriens qui étaient à Lys et Tyrosh, et le seigneur Aurion, qui était en visite à Qohor. Mais les archontes sont tués par la population en même temps que leurs dragons, et Aurion tente de retourner dans les Possessions et de revendiquer Valyria, mais il disparaît mystérieusement avec son dragon et son armée. Finalement, seuls les dragons des Targaryen survivent durablement[5]. Le savoir des Valyriens, notamment en termes de magie, d'arts ou d'artisanat, comme la forge de l'acier valyrien, est également perdu en même temps que les archives des Possessions[9].

Les Ghiscaris, qui étaient jusqu'alors sous domination valyrienne, en sont libérés et rétablissent le commerce d'esclaves[9].

Près de quatre cents ans après, la région est toujours considérée comme hantée par des démons et la plupart des gens évitent de s'y rendre[1]. Le ciel de Valyria demeure perpétuellement rouge depuis, et les marins refusent de s'approcher de ses côtes[10].

La chute de Valyria est le sujet d'une mosaïque de verre coloré ornant le vestibule du palais de Pentos mis à la disposition de Khal Drogo par les magistrats de la ville[11].

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. George R. R. Martin a plusieurs fois déclaré s'être inspiré à la fois de la disparition de l'Atlantide et de la chute de l'Empire romain pour la chute de Valyria (So Spake Martin : (en) Chat met George R.R. Martin sur westeros.org).
  2. Les origines de la saga, l'encyclopédie écrite par mestre Yandel, est légèrement ambiguë sur la date du Fléau : "Douze ans avant le Fléau de Valyria (114 av-C), Aenar Targaryen [...] partit [...] s’établir à Peyredragon [...]." ( cf. Les origines de la saga, La Conquête.). La formulation de la phrase ne permet pas de trancher de manière définitive si 114 av.-C. correspond à l'exil des Targaryen (ce qui ferait que le cataclysme serait à dater de 102 av.-C.), ou bien au Fléau lui-même (ce qui ferait que l'exil des Targaryen serait à dater de 126 av.-C.). La première hypothèse est celle qui est généralement admise.
  3. Soit plus de quatre-vingt-dix mètres.

Références[modifier]