Thoros de Myr

De La Garde de Nuit
Aller à : navigation, rechercher
Thoros de Myr
Image by Amok©

Identité
V.O. Thoros of Myr
Surnom Le Prêtre Rouge
Apparence
Cheveux crâne rasé
hirsutes (ASOS)
Poids gras
maigre (ASOS)
Statut
Rang prêtre rouge de R'hllor

Thoros, dit Thoros de Myr du fait de son origine, est un prêtre rouge présent à la cour du roi Robert Baratheon à Port-Réal. Malgré sa fonction, Thoros est davantage intéressé par le combat, les tournois, les banquets et la boisson que par la religion qu'il sert (il raconte qu'il est devenu prêtre rouge parce que la couleur de ses robes dissimulait mieux les taches de vin)[1]. Arborant les robes rouges de son ordre, c'est un homme gras et poupin au crâne rasé et huileux[2]. Plutôt arrogant mais d'une intrépidité totale[3], il aime à combattre dans les mêlées avec une épée enflammée au feu grégeois. Avec Jalabhar Xho, il fait partie des personnalités les plus hautes en couleurs de la cour du roi Robert avec lequel il entretient des relations cordiales[4].

Avant AGOT[modifier]

Dernier-né de huit enfants, Thoros est très tôt placé par son père au Temple Rouge de Myr, bien qu'il n'ait montré aucun goût pour la prêtrise. Lors de sa formation, il mène une vie dissolue, faite de ripailles, de beuveries et de coucheries. Cependant, ses dons pour les langues étrangères et sa capacité à lire les flammes amènent ses supérieurs à se débarrasser de lui en l'envoyant auprès du roi Aerys II Targaryen, dont le goût pour le feu fait espérer une conversion possible à la religion de R'hllor. Mais le roi est plus impressionné par les tours de ses favoris de la Guilde des Alchimistes[5]. Thoros n'en demeure pas moins à la cour et, après le sac de Port-Réal et l'arrivée de Robert Baratheon au Donjon Rouge, assiste à la présentation par lord Tywin Lannister des corps mutilés des enfants du prince Rhaegar Targaryen au nouveau souverain[2].

Après l'accession au trône de Robert Baratheon, Thoros, qui partage la passion du nouveau roi pour la ripaille et la mêlée, se lie d'amitié avec lui et reste à la cour. Le prêtre rouge passe alors pour être l'un des rares à tenir tête au roi un verre à la main. Pour faire rire le souverain, il lui confie être devenu prêtre rouge parce que ses robes rendent invisibles les taches de vin[1]. Il participe par ailleurs volontiers aux tournois, plus particulièrement aux mêlées lors lesquelles il exhibe une épée enflammée à l'aide de feu grégeois. Il désarçonne notamment ainsi ser Kevan Lannister, provoquant l'hilarité du roi[5], et parvient à renverser Sandor Clegane par trois fois[2]. Ses épées, renouvelées à chaque fois car irrémédiablement abîmées par le grégeois, sont achetées auprès du maître armurier Tobho Mott qui en profite pour gonfler ses prix[5][4].

Cette truculence n'empêche pas Thoros de montrer de la vaillance au combat, comme il en fait preuve lors de la rébellion des Greyjoy, où il est le premier à atteindre les remparts de Pyk, embrasant un Fer-né à chaque estocade de son épée de feu[4].

Dans AGOT[modifier]

Thoros participe au tournoi donné à Port-Réal par le roi Robert Baratheon en l'honneur des douze ans du prince héritier Joffrey. Lors de la mêlée, il est assommé d'un coup de masse par lord Yohn Royce[6].

Près de sept mois plus tard[7], Thoros participe au tournoi de la Main, démonte lord Béric Dondarrion lors des joutes[8] et remporte la mêlée grâce à son épée de feu[3]. Suite à l'arrestation de Tyrion Lannister par lady Catelyn Stark et aux premiers troubles dans le Conflans, il est envoyé, sous les ordres de lord Béric, pour rendre la justice du roi et punir ser Gregor Clegane pour ses crimes, sur ordre de lord Eddard Stark[9]. Alors qu'ils traversent la Néra au Gué-Cabot, ils sont pris en embuscade par un fort parti de Lannister mené par ser Gregor Clegane, constituant l'avant-garde de l'armée de lord Tywin Lannister qui s'apprête à envahir le Conflans[N 1][10]. Le combat est inégal et seule une quarantaine d'hommes arrivent à échapper au massacre, sous la direction de Thoros et d'Alyn de Winterfell[10]. Ser Raymun Darry, lord Lothar Mallery et ser Gladden Wylde[10] sont tués, alors que lord Béric lui-même est extirpé du champ de bataille grièvement blessé, ser Gregor lui ayant percé la poitrine d'un coup de lance[11].

Alors que les rescapés s'attendent à voir mourir lord Béric de sa blessure, il passe la nuit en prière avec Thoros, et recouvre rapidement la santé[10]. Alors que l'armée de lord Tywin progresse dans le Conflans vers Harrenhal et le gué des Rubis[11], Thoros et lord Béric décident de harceler ses arrières[12]. Ainsi nait la Fraternité sans Bannière.

Dans ACOK[modifier]

Lord Béric Dondarrion et Thoros sont les deux fondateurs de la Fraternité sans Bannière[1], groupe de « hors-la-loi » qui s'emploie à harceler les troupes Lannister sans relâche à travers le Conflans. Cette bande bénéficie du soutien des populations locales en échange de la protection qu'elle leur apporte. Thoros ramène à la vie lord Béric plusieurs fois grâce à la magie de son ordre.

Dans ASOS[modifier]

Les mois de vie loin des conforts de la cour ont transformé le prêtre adipeux au crâne luisant en un homme maigre, au visage fripé, et à la tignasse grise hirsute. Moralement, Thoros a renié ses années frivoles et a retrouvé la foi en R'hllor. Il a converti lord Béric et les membres de la Fraternité sans Bannière qui le suivent[2], mais il montre une grande tolérance envers les adeptes de la religion des Sept et il en respecte le culte. Comme lord Béric, il utilise au combat une épée enflammée[N 2][13].

Thoros assiste au procès de Sandor Clegane après que la Fraternité sans Bannière l'a capturé et emmené à la colline creuse. Il use à nouveau de sa magie pour ramener à la vie lord Béric, défait lors du duel judiciaire l'opposant au Limier[2]. Mais ces résurrections successives rendent lord Béric de plus en plus étranger à sa propre vie. Alors qu'ils font route vers Vivesaigues pour y rendre Arya Stark contre rançon à sa mère, Thoros voit dans les flammes d'un feu de camp que la forteresse va être assiégée par les Lannister, mais que ni le roi Robb, ni lady Catelyn ne s'y trouvent. Lord Béric décide alors de séjourner à La Glandée, le temps d'y voir plus clair. Furieuse de ce contretemps, Arya s'échappe sans pouvoir être retrouvée…[5].

Lorsque la Fraternité sans Bannière découvre le corps de lady Catelyn Stark dans l'eau après les Noces Pourpres, Thoros refuse de la ramener à la vie comme il l'a fait avec lord Béric, au vu de l'état de décomposition avancée du corps. Béric décide alors de donner lui-même l'ultime baiser qui ramènera Catelyn à la vie.

Dans AFFC[modifier]

Thoros de Myr est attristé que le dessein de la Fraternité sans Bannière ne soit plus le même depuis que lord Béric Dondarrion n’en est plus le chef. Toutefois, bien qu'il désapprouve les méthodes de Lady Cœurdepierre, la nouvelle meneuse de la confrérie, et sa quête de vengeance, il se soumet à son commandement. Il soigne et nourrit Brienne de Torth lorsque celle-ci est capturée par la Fraternité, respectueux des risques qu'elle a pris pour défendre les occupants de l'auberge du carrefour lors de la survenue de Rorge et de ses hommes. Il réprimande Lim, venu chercher Brienne pour la mener devant lady Cœurdepierre, pour s'être approprié le heaume de Sandor Clegane dont Rorge s'était coiffé[14].

Dans la série télévisée[modifier]

Icone serieTV.png Thoros de Myr est interprété par l'acteur Paule Kaye dans la série télévisée adaptée du Trône de fer.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. L'objectif initial de lord Tywin Lannister était aussi de capturer lord Eddard Stark qui aurait dû se trouver à la tête des forces royales, mais qui, blessé lors d'une altercation avec ser Jaime Lannister à Port-Réal, s'est vu forcé de déléguer le commandement ainsi que l'exécution (cf. A Storm of Swords, Chapitre 18, Arya).
  2. Si l'épée de lord Béric s'enflamme grâce à la magie, on ignore s'il en est de même pour celle de Thoros, ou si ce dernier utilise encore du feu grégeois. Sa foi retrouvée et les difficultés à s'approvisionner en feu grégeois rendent cependant probable la première hypothèse.

Références[modifier]